République du Tchad
Rassemblement pour la Démocratie
et le Progrès (RDP)
Dignité - Justice - Travail
PRESIDENCE NATIONALE
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N° 002 /RDP/PN/09
N’Djamena, le 21 mai 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
Dans le cadre de l’opération de Recensement Général de la
Population et de l’Habitat (RGPH) qui vient de démarrer sur
l’ensemble du Territoire national, le Président National du
Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP) tient à
appeler l’attention de tous les Tchadiens et Tchadiennes
sur l’importance que revêt cette opération pour l’avenir
économique, social et politique de notre pays.
Ce recensement qui devrait fournir des données de base
fiables pour le développement socio – économique du Tchad.
Concerne tous les Tchadiens sans exceptions.
En conséquence, j’appelle l’ensemble de la population
Tchadienne et tous nos militants et militantes à se sentir
pleinement concernés et à se faire recenser partout où ils
se trouvent.
J’invite toutes les Fédérations, Comités et Sections du RDP
sur l’ensemble du territoire à prêter leurs concours à
toutes les structures de recensement mises en place au
niveau régional, préfectoral et sous – préfectoral ainsi
qu’aux superviseurs, agents recenseurs et contrôleurs de
recensement pour la pleine réussite de cette opération
d’intérêt national qui doit s’étaler jusqu’au 20 juin 2009.
Le
Président National du RDP
LOL
MAHAMAT CHOUA
 Question
:
Excellence Monsieur le Président de la République, malgré
les preuves palpables présentées ce matin à la Place de
l’Indépendance, certains journaux en ligne à la solde du
Soudan affirment que les mercenaires sont en territoire
tchadien. Vous, en tant que Chef Suprême des armes,
qu’avez-vous à dire à ces journalistes électroniques?
[Présidence de la
République du Tchad]
| 20/05/2009 |
IDRISS
DEBY ITNO :
Ce n’est pas la première fois que certains
médias désinforment quand il s’agit du Tchad et des
mercenaires. Vous êtes témoins. C’est la troisième fois que
nous montrons des preuves de l’agression soudanaise à cette
place de l’Indépendance. Nous demandons à ces journalistes
qui désinforment quand il s’agit du Tchad de dire tout
simplement la vérité en leur âme et conscience. On parle des
rebelles, mais quelle rébellion peut avoir autant d’armes
que nous? En tant qu’Etat, nous ne possédons pas beaucoup de
ces armes là. Ces armes ne tombent pas du ciel. Je prends
encore pour la énième fois à témoin l’opinion africaine et
internationale. Le Tchad subit sous leurs yeux une agression
qui nous coûte chère. Une agression programmée pour
déstabiliser et détruire le Tchad. L’opinion internationale
peut facilement à travers des experts, identifier la
provenance de ces armes. Ce n’est pas
très difficile. Ils détermineront en moins d’une heure
l’origine de ces armes. Qu’ils nous disent en leur âme et
conscience que ces armes là viennent d’où? Et de quel pays?
Certaines, le Soudan en fabrique, d’autres non.
Pour l’opinion nationale, je dis: voilà les
preuves du soutien du gouvernement de Khartoum aux
mercenaires pour détruire notre pays. Je demande à cette
opinion d’être vigilante. Ils doivent compter sur eux-mêmes
pour la défense de la patrie. Les Tchadiens doivent appuyer
les efforts du gouvernement, être aux côtés de leurs forces
de défense et de sécurité qui consentent des sacrifices
suprêmes pour permettre aux autres de vaquer normalement à
leurs occupations.
Ceux qui déforment la réalité veulent-ils le
départ du Président DEBY?
Ils ne l’obtiendront pas! Ils se trompent! Veulent-ils
changer ce régime? Ils ne l’obtiendront pas aussi ! Ils se
trompent. Le changement du régime ne s’obtiendra que par les
urnes, mais pas par les armes. S’ils continuent à soutenir
ces mercenaires, je leur dirais qu’ils ont fait un mauvais
choix et doivent avoir un problème de conscience aussi. Ceci
est trop flagrant.
Nous disons à ces journalistes en ligne que
tout ce qu’ils disent, ont été toujours démentis par la
réalité du terrain. Où sont leurs mercenaires? Voilà leur
matériel! Voilà les prisonniers! Le Tchad ne peut pas être
changé par les armes.
Site
Officiel de la Présidence de la République du Tchad
http://www.presidencetchad.org
 Tchad
: Secours aux démocrates en péril
Communiqué, le 15 mai 2009
Il y a quinze jours Survie envoyait au ministère des
Affaires étrangères, à la secrétaire aux droits de l’Homme
Rama Yade et au ministre Bernard Kouchner la lettre
ci-jointe. Cette lettre appelait l’attention des autorités
françaises sur l’état de santé inquiétant du député de
l’opposition tchadienne Ngarjely Yorongar, nécessitant son
évacuation sanitaire pour d’évidentes raisons d’efficacité
et de sécurité.
Nous considérons en effet qu’il est du devoir de la France
de porter secours, dans les situations critiques qu’ils
peuvent vivre, aux élus, opposants démocrates des pouvoirs
dictatoriaux. C’est le minimum qu’on peut faire en faveur
des droits de l’Homme, notamment en Afrique. Au Tchad la
France assume l’évacuation sanitaire des blessés de l’armée
tchadienne engagés dans une guerre civile contre les
différentes rébellions. Elle ne peut faire moins pour les
représentants légitimes de la société civile tchadienne.
Notre lettre n’a reçu aucune réponse à ce jour, même pas une
fin de non recevoir. Cela traduit plus que tout l’abîme qui
sépare les rodomontades publiques de la réalité d’une
attitude cynique de mépris.
Nous réitérons donc publiquement notre requête. Dans le cas
de Ngarjély Yorongar comme dans celui de tout défenseur de
la liberté en péril, nous demandons que la France fasse ce
qu’il lui est facile de faire. Bruno Ossébi (citoyen
franco-congolais) vient de mourir à Brazzaville, faute
d’avoir été mis rapidement à l’abri de la vindicte du
pouvoir congolais. Ibni Oumar Mahamat Saleh, autre opposant
démocratique tchadien, n’a pas donné signe de vie depuis
plus d’un an, alors qu’il se trouvait aux mains du pouvoir
tchadien. Dans chaque cas le pouvoir français pouvait faire
quelque chose et n’a rien fait ni pour prévenir ces
disparitions, ni pour les éclaircir par souci de justice.
Si cette passivité amenait une issue funeste pour Ngarjély
Yorongar, on constaterait une fois de plus que le sort des
défenseurs de la liberté et des droits de l’Homme laisse la
France indifférente lorsque cela se passe dans les pays des
dictateurs qu’elle soutient.
Contact presse
:
Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication
stéphanieduboisdeprisque@survie.org
Tél. : 01
Communique de presse
Le
Tchad est à nouveau le théâtre de dramatiques événements. La
comptabilité macabre faite de ces événements m’exaspère.
L’état de guerre quasi permanent qui endeuille mon pays
m’horripile. Cinquante années d’hostilités, c’est beaucoup
de deuils, d’appauvrissement, de perspectives bouchées. Le
Tchad s’enlise dans des conflits sans véritable espoir de
résolution. Il s’enfonce dans la misère, dans le désespoir.
Le
pouvoir en place et les chefs rebelles, radicalisent leurs
positions, chacun continue à s’approvisionner en armes et en
munitions de plus en plus sophistiquées, au grand dam des
populations civiles prises non seulement en otage, mais
paient les factures. Ainsi, un drame humain se joue dans une
presque indifférence.
Sans
tenir compte des intérêts véritables des populations, les
responsables politiques des grandes puissances qui mènent le
monde poussent à l’adoption de solutions boiteuses porteuses
de risques.
Un tel
constat devrait inciter tout homme politique tchadien se
sentant responsable, à s’exercer à une réflexion approfondie
sur les moyens d’y remédier afin de parvenir à instaurer une
paix durable.
La
première idée élémentaire à comprendre tant elle est simple,
c’est que pour faire la paix, il faut le vouloir de part et
d’autre et qu’il est indispensable de s’entendre sur les
conditions d’y parvenir. Il est indispensable d’organiser un
dialogue qui donnera à toutes les parties, l’occasion de
s’exprimer et permettra en outre une analyse approfondie des
problèmes récurrents qui bouleversent le Tchad et risquent,
si on n’y prend garde, de basculer d’un moment à l’autre
vers un conflit qui embrasera toute la sous région. Cela ne
se fera pas sans difficulté et il semble évident que ce
rassemblement risque de dégénérer en discussions stériles ou
même en empoignades. C’est une crainte que nous devons
pourtant outrepasser tant l’enjeu de la paix est important.
La survie de notre pays vaut bien un effort de tous, quels
que soient les griefs et les rancœurs des uns et des autres.
Ce forum, regroupera sans exclusion les délégués du régime
en place, tous les représentants qualifiés des mouvements
politico-militaires et des partis et mouvements de
l’opposition, les représentants des organisations de la
société civile et les personnes ressources permettrait de
débattre l’ensemble des causes qui ont amené ces
déchirements et ces affrontements qui meurtrissent le Tchad.
Tous les régimes successifs au pouvoir ont essayé à maintes
reprises des politiques dites de réconciliation, toutes
vouées à l’échec, car aucun ne s’est remis en cause, n’a
pris en compte les moteurs des rébellions, leurs origines,
leurs profondes motivations qui, selon leurs chefs, se
justifiaient par des sentiments d’injustice, la coercition
et les abus du pouvoir.
Tant
que ne sera pas respectée une répartition équilibrée des
responsabilités entre les diverses communautés nationales
qui composent la population du Tchad et qu’on ne s’attellera
pas à développer de manière équitable toutes les régions du
Tchad, on sèmera les germes de la discorde, on générera les
révoltes et les affrontements.
Aujourd’hui plus que jamais, l’heure est au dialogue. A ma
qualité d’ancien président du Tchad et président du groupe
de Libreville, Messager de la paix, tout en déplorant les
événements douloureux et regrettables qui se déroulent
depuis quelques jours et endeuillent de nombreuses familles
tchadiennes, je lance un appel solennel à tous les
belligérants pour observer un cessez-le-feu immédiat sur
tout le territoire national afin d’organiser un dialogue
politique inclusif comme l’unique voie de sortir
définitivement de la crise tchadienne.
Certes,
c’est à nous Tchadiens et à nous seuls, que reviennent le
devoir et la tâche de rétablir la paix au Tchad et
l’harmonie entre les différentes composantes nationales,
mais en ce moment sombre de notre histoire, je voudrais
lancer un pathétique appel à nos amis, aux pays voisins, à
l’Union africaine et à la communauté internationale de nous
aider dans notre recherche de la paix nationale.
Fait à
Alger, le 08 mai 2009
Goukouni Weddeye
Ancien président du Tchad,
Président du Groupe De Libreville.
Communiqué
de presse
N°011/UFR/BE/09
Dès
les premières heures (8h heure GMT) de ce jour, de violents
combats opposant les irréductibles troupes de l'UFR à la
milice sanguinaire de Deby ont repris à
Houaich prés de
prés de la localité d’Am Dam. Plusieurs chars
(BMP et AML), ainsi que des véhicules armés et de
ravitaillement du camp du dictateur ont été détruits. Nos
vaillantes forces ont pu récupérer plusieurs véhicules
équipes de mitrailleuses et canons
De même, le camp adverse enregistre plusieurs
dizaines de morts et blessés, et ainsi que plusieurs
officiers et soldats faits prisonniers. Actuellement, les
défectifs ennemis ont fui en direction de Mongo, pris en
chasse par les intrépides combattants de la résistance. A
suivre.
Fait à Modeïna, le 08 mai
2009
Pour le Bureau Exécutif
(BE) de l’UFR,
Le Délégué à la communication, Porte-parole Adjoint,
Ali Ordjo Hemchi
Delegationcomufr@yahoo.fr
Bataille
d’Am-dam, issue incertaine
[IP]
| 07/05/2009 |
Commencé
aux environs de 10h heure locale, la bataille d’Am-dam a été
d’une férocité rare, elle serait tournée à l’avantage des
soldats gouvernementaux. Le calme n’est revenu qu’à la
faveur du crépuscule.
En effet, la bataille a eu lieu à dix kilomètres à l’Est de
la ville d’Am-dam, le bilan serait lourd pour les deux
camps, mais beaucoup spécule sur un possible revers pour les
rebelles, ils auraient subit une importante perte en vie
humaine. Des informations qui restent à confirmer font état
des plusieurs officiers rebelles qui manquent à l’appel et
qu’au moins un des haut responsables de l’Etat-major de la
rébellion serait tué.
Selon des sources indépendantes, les forces rebelles ont été
pris en tenaille par deux unités mobiles de l’Armée
Nationale Tchadienne qui ont quitté vingt heures plutôt les
garnisons d’Abéché et celle de Mongo au centre du pays, et
surtout par une aviation militaire omniprésente.
Selon les mêmes sources, l’Union des Forces Rebelles
auraient laissé dans la ville d’Am-dam plusieurs blessés de
ces deux derniers jours de bombardements aériens. Des
blessés qui seraient en attente d’évacuation vers Aldjinéné
au Soudan.
La
troisième colonne rebelle qui opérait plus au Sud-est du
pays et qui serait dirigé par Adoum Yacoub, garderait
toujours ses positions.
Officiellement, le régime de N’djamena par la voix de son
ministre de la défense par intérim Adoum Younousmi crie à la
victoire,
« On est arrivés à mettre
fin à la balade des mercenaires. Ceux qui ont fui seront
rattrapés », a dit le ministre. Les rebelles quand à eux
prétendent avoir repoussé les assauts des forces
gouvernementales. Les prochains jours nous enseigneront plus
sur ces déclarations définitivement contradictoires.
Nous reviendrons plus en détails sur cette énième bataille
dans nos autres rubriques consacrées à l’actualité.
Ialtchad
Presse

DÉCLARATION DE L’ACTUS/PRPE SUR LA PERCÉE MILITAIRE
VICTORIEUSE DES PATRIOTES RESISTANTS DE L’UFR SUR LE
FRONT DE L’EST.
Depuis 72 heures, les
dépêches de presse font état d’une percée militaire des
lignes de défenses de l’Armée gouvernementale du dictateur
Idriss Déby par les vaillantes Forces de l’Union des Forces
de la Résistance (UFR) dirigée par Timane Erdimi.
Notre Parti, l’Action
Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme / Parti
Révolutionnaire Populaire et Écologique (ACTUS / PRPE)
exprime sa grande satisfaction et son soutien total à ce
début de la libération des Masses populaires tchadiennes
embastillées depuis 19 années par le tyran du palais rose.
Nous réaffirmons par ailleurs notre
adhésion à l’UFR.
La misère incommensurable dans laquelle notre
pays est plongé par le Général-Président Déby et ce malgré
plus de 1.500 milliards de FCFA de revenus de pétrole
encaissés en moins de cinq années, des milliers des
Tchadiens assassinés par ses soins (plus de 25000 selon les
rapports des Associations des Droits de l’Homme)…, sont
autant de raisons justifiées et justifiables pour notre
Peuple et son bras armé, l’UFR de recourir à la lutte armée
afin de mettre hors d’état de nuire le dictateur. La
légitime défense reconnue aux autres peuples du monde doit
aussi l’être pour les
Tchadiens.
En Avril 2006 le Front Uni pour le Changement
(FUC) du Capitaine Mahamat Nour et en Février 2008 le Comité
Militaire Unifié (CMU) dirigé par le Général Mahamat Nouri
alors bras armés de notre peuple étaient arrivés dans la
capitale N’Djaména. Le pouvoir chancelant du dictateur Déby
a été à deux reprises sauvé in extremis par les
interventions militaires de l’Armées françaises (Cf.
La Croix du 07 février 2008).
Nous exprimons de
sérieuses doutes et scepticisme sur les déclarations du
Porte-parole du Ministère français des Affaires Etrangères,
Mr.Eric Chevallier :
« Il n'est pas du tout prévu dans ces accords qu'il y ait
intervention opérationnel des forces françaises» (Source :
Rfi du 06.05.2009). En effet, le Ministre Bernard Kouchner
en visite à Abidjan en 2008 avait tenu les mêmes propos
pendant la progression des troupes du CMU vers N’Djaména.
Quelques jours plus tard selon La Croix, ce fut
l’intervention du Commando d’opérations spéciales(COS) de
l’Armée française qui décima la colonne des résistants
tchadiens. Un crime supplémentaire de l’impérialisme
français contre notre peuple en lui imposant une des plus
cruelles dictatures du continent africain.
Selon le Porte-parole Adjoint de la
Communication de l’UFR, le Dr Ali Ordjo Hemchi les
patriotes résistants évoluent favorablement : « Les
forces de l’UFR continuent d’ailleurs de poursuivre ces
fuyards vers Am-Timan. Les forces de l’UFR continuent leur
progression pour le contrôle total des principales villes du
Tchad.
L’objectif qui est clairement énoncé est de
prendre N’Djaména.
Compte tenu de ce qui
précède, notre Parti, l’ACTUS-PRPE demande instamment :
1-
au gouvernement français de s’abstenir de toute intervention
militaire directe comme à l’accoutumée par l’opération
épervier forte de 1150 hommes basés au Tchad ou par une
ingérence indirecte par le truchement de la
Mission de l’Onu au Tchad et en
Centrafrique (Minurcat)
dont la
France fournit à elle seule 800 hommes. La présence des
troupes françaises au Tchad, qui ont toujours servi de
bouclier aux régimes dictatoriaux contre la volonté de notre
Peuple a conduit notre Parti, l’ACTUS-PRPE d’exiger depuis
de nombreuses années la fermeture inconditionnelle de toutes
les bases militaires françaises du Tchad. Cette présence des
bases françaises au Tchad n’a jamais contribué à
l’instauration d’un début de véritable démocratie.
2-
à la communauté internationale (UA, UE et l’ONU) de ne pas
éluder le vrai problème récurrent à la lutte armée au Tchad
au détriment de celui du Darfour. L’UFR est une émanation et
le bras armé de la révolte d’un peuple contre la dictature
du Général-Président Déby.
La résistance contre le tyran de N’Djaména a
éclaté dans les années 90 par la création de plusieurs
mouvements armés (MOSONAT, FARF, MDJT, MDD, MDRP, TELSSI...)
dirigés par des Tchadiens dont plusieurs avaient été il y a
encore peu de temps des Cadres civiles, Diplomates ou
Officiers de l’Armée tchadienne. Contrairement aux arguments
fallacieux du dictateur Déby, les Combattants des Forces de
résistance nationale de l’UFR ne sont pas des mercenaires
soudanais mais des patriotes tchadiens. En revanche, il est
de notoriété publique que le MJE, le mouvement rebelle
soudanais du Darfour dirigé par le Dr Khalil Ibrahim a été
crée en 2003 par le dictateur Déby afin d’agresser le Soudan
(Cf. interview de ce
mercenaire à RFI le 20 octobre 200).
3-
à la communauté internationale de reconnaître la dangerosité
du régime dictatorial du Général-Président Déby pour le
Peuple tchadien, pour cette sous-région d’Afrique et
notamment de son implication et de l’aggravation du conflit
dans le Darfour.
L’antériorité de la résistance tchadienne et la récente
création du MJE en sont des preuves irréfutables.
Notre Parti, l’ACTUS-PRPE ne
ménagera aucun effort afin d’apporter sa modeste
contribution à la lutte engagée par l’UFR pour libérer
notre Peuple de la tyrannie de Déby.
Hommage aux héroïques
combattants de l’UFR pour que vive un Tchad libre,
démocratique, prospère et de justice sociale.
Le 07 Mars2009
Pour l’Action
Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme
Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique (ACTUS / PRPE)
Le Secrétaire Général
Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum
Incursion
rebelle, le début d’une offensive attendue
[IP]
| 06/05/2009 |
Regroupées sous la bannière de l’UFR,
les rebelles ont entamé une nouvelle incursion dans la nuit
du dimanche 3 mai au 4 mai. Selon des sources indépendantes,
les rebelles seraient divisés en trois colonnes. La première
serait positionnée au nord-est de la ville de Goz Beïda, la
seconde colonne se trouverait sur la route de Goz Beïda en
direction d’Amtiman. La troisième et la plus importante
colonne rebelle se trouverait toujours à Hadjar marfaine, la
ville d’Adré serait sa cible.
On ne signal aucun affrontement direct entre rebelles et forces
gouvernementales. Mais selon nos mêmes sources, deux avions
sukhoi
de l’aviation militaire tchadienne auraient pilonné les
positions de la première colonne rebelle campée à une
trentaine de kilomètres à l’Est de la ville de Goz Beïda.
Des sources proches de la rebellions comme du gouvernement
confirment les bombardements des positions rebelles par
l’aviation gouvernementale. Aucun bilan n’est encore disponible
dans la nuit du 5 mai.
De l’avis de certains spécialistes de la question
tchadienne, les actuelles incursions rebelles restent encore
des provocations tactiques, l’offensive proprement dite est
à venir, les rebelles n’ont pas autre choix que de mener une
offensive décisive contre le régime de N’djamena. Se
morceler en plusieurs colonnes affecterait la force de
frappe des rebelles, surtout que la capitale se trouve à
près 800 kms. N’djamena serait-il conscient de cet handicap
rebelle ? N'djamena considère t-il comme des incursions de
diversions ? Pour l’heure, l’armée tchadienne ne
semble pas s’empresser à repousser les offensives rebelles.
On sait que l’imminente saison de pluies et le ballet
diplomatique entre N’djamena et Khartoum semblent presser
les rebelles à agir. Tout répit permettrai au régime de
N’djamena à renforcer son arsenal militaire, et pour les
rebelles le temps qui passe est une corrosion très
conséquente, il faut l’éviter à tout prix. Tout porte à
croire que c’est le début d’une nouvelle phase d’une guerre
dont les préparatifs de deux camps cachent mal les vies
humaines qu’elle pourrait coûter.
Ialtchad Presse
A propos de N’djamena Capitale
Africaine de la Culture Islamique :
Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de la Culture
Cher Ministre ;
N’djamena a eu l’honneur d’être
Capitale africaine de la Culture Islamique pour l’année
2009, cet honneur fait au Tchad et à tous les tchadiens,
mérite un peu de dynamisme et d’organisation afin que
N’djamena soit réellement Capitale Africaine de la Culture
Islamique. mais malheureusement ce n’est pas le cas,ne serait ce que dans l’état
actuel des choses, qui se caractérise franchement par l’anarchie,la
désinformation,la mise en écart involontaire et/ou délibérée
de ceux qui sont censés être la vraie incarnation de la
culture tchadienne dans toutes ses formes et ses
dimensions..Et la liste peut s’allonger.
Immobilisme et désinformation
Voila Cinq mois se sont écoulés
sans que votre Département s’active sérieusement afin de
faire réussir cette importante festivité d’une part, et
montrer les valeurs culturelles, historiques, spirituelles
et religieuses de notre pays d’autre part. A l’exception,bien
entendu,de quelques modestes festivités organisées ça et là,
et qui reflètent en aucun cas les capacités
financières,organisationnelles, humaines voire
intellectuelles de tout un Ministère de la Culture, de la
jeunesse et du sport. !!!!
Nous constatons avec amertume
l’incapacité de notre honorable Ministère de la Culture à
mettre sur pied un sérieux plan de communication visant à
faire circuler toute information relative aux festivités,
puisque personne, à part ceux de la Direction de la Culture,
ne peut savoir quand et où se tient telle ou telle
cérémonie, ni de ce qui est présenté comme programmes.
Marginalisation et mise en écart
Monsieur le Ministre ; j’ai du mal
à digérer que votre respectueux Ministère n’est même pas en
mesure de montrer aux tchadiens ainsi qu’aux honorables
invités du Tchad, les vraies et multiples cultures
tchadiennes qui ne se limitent pas seulement au fameux
Ballet Nationale qui, malgré sa valeur culturelle, ne peut
remplacer les autres aspects de nos riches cultures,
oubliées et non valorisées depuis toujours. Helas, certains
de nos hauts responsables se sont mis dans la tête que tout
ce qui est arabo-islamique est l’affaire des arabophones et
arabophiles, c’est comme si la loi fondamentale du Tchad
stipulait que « le Tchad avait deux langues officielles :à
savoir le français,pas l’arabe mais Le CHINOIS !!! ». Alors
dans ce cas, soit on écarte systématiquement tous ceux qui
sont censés être les vrais représentants de la culture aussi
bien islamique que tchadienne, soit on les marginalise, en
faisant fi des tous ce qu’ils consentissent comme efforts.
Cependant, où sont les associations de la société civile,
les marabouts, le patrimoine matériel et immatériel de nos
Empires islamiques, les écoles coraniques, les activités
religieuses telles que les chansons et les éloges
religieuses, la culture vestimentaire, les arts
culinaires,les us islamiques chez les musulumants du
Tchad…etc. ?. Tout cela n’est pas considéré par le comité
d’organisation et même par le Ministère tutelle.
Il n’est pas honteux de reconnaître
les limites de ses savoirs et de ses créativités en matière
culturelle, car nul n’est parfait et que toute œuvre
humaine n’est pas aussi parfaite que cela. Il n’est pas
honteux non plus de montrer au monde entier la culture
islamique du Tchad (entre autres ), mais ce qui est honteux
à mon humble avis, c’est de marginaliser les intellectuels,
de se mettre en dehors du contexte des festivités (
N’djamena Capitale Africaine de la Culture Islamique) et de
présenter des choses qui n’ont rien à avoir avec les
festivités, de ne pas donner l’occasion ni les moyens aux
intellectuels de bien organiser et de gérer, en
collaboration avec le Ministère de la Culture, cette
importante occasion d’honneur offerte au Tchad, qui est
membre à part entière de l’Organisation de la Conférence
Islamique.
Honteuse cérémonie au B.P.N
Il est certain que les hôtes du Tchad
lors de la cérémonie du 15 avril 2009, tenue dans la salle
des Conférences du Ministères des Relations Extérieures, se
poseront ultérieurement, beaucoup des questions sur
l’utilité même de leurs déplacement jusqu’à N’djamena, afin
d’assister à une vraie mascarade qui à fait mal à la culture
tchadienne et a prouvé l’incapacité et l’irresponsabilité de
certains responsables à organiser une telle activité,alors
que la plus part d’entre eux( mais pas tous) sont chevronnés
dans le domaine de la collecte et le détournement de fonds
publics.
Suivez bien Lecteurs !!!!
On vous invite à prendre part à une
cérémonie marquant le début officielle d’une grande et
importante festivité dénommée N’djamena Capitale africaine
de la culture islamique, sous le haut patronage du président
de la République, représenté par son premier ministre, en
présence de plusieurs diplomates et délégations venues de
l’étranger, la cérémonie commence et se termine par un
simple folklore du Ballet Nationale. Ensuite on ne se gène
pas à inviter nos illustres hôtes d’ assister à une autre
parodie : celle de montrer à tous ces invités d’honneur,
l’excellente exposition minutieusement présentée et qui ne
se compose que de quelques ardoises coraniques« Lihans »,
d’une photo de la ville historique de Ouara et d’une autre
du Sultan Doud Mourra…ensuite, n’en parlons plus de coupures
répétitives du courant,avant et pendant cette misérable
cérémonie au B.P.N, sans pour autant évoquer l’incapacité
des nos aptes organisateurs à vérifier, avant
distribution, si la partie Arabe du Magasine intitulé
«Culture Islamique » est bien imprimée « la partie en Arabe
de ce magasine était illisible parce qu’ils ont cru que
l’écriture arabe commence elle aussi du gauche à droite
comme dans la langue de Molière !!! ».
Bref, je suis très désolé, Monsieur le
Ministre, que cette occasion ne soit pas bien exploitée afin
d’améliorer l’image politique et culturelle de notre beau
pays, voire de valoriser la culture tchadienne. Je suis
persuadé que vous prendrez en considération mes modestes
observations, car vous aussi, étiez étudiant comme moi en
Algérie et peut être ailleurs, et nous ne pensons pas que
Kuala lampur en Malaisie, Tlemcen en Algérie et Kairouan en
Tunisie, organisent la même festivité culturelle de cette
manier. Reste à savoir si nous pouvons, le temps qui nous
reste (250 et quelques jours), de sauver la face et être un
peu à la hauteur de cette distinction offerte au Tchad. A
bon entendeur Salut
ABELSEMI AHMAD
Diplômé de l’Université d’Alger
Email : abdelsemi@yahoo.fr
CAMAN BEDAOU OUMAR N’djaména,
le 26 novembre 2008
Démographe – Géographe
-----------------------
BP 5163 –
N’djaména
Tél : 631.56.00
E-mail :
obcaman@yahoo.fr
Aux Honorables Parlementaires
Assemblée Nationale du Tchad
N’djaména
– République du Tchad
Objet : Remarques
sur le quotidien des Tchadiens vu par un électeur
Honorables Parlementaires,
Mesdames, Messieurs,
J’ai l’honneur de vous faire parvenir la présente
correspondance au seuil du 50ème anniversaire de
la Proclamation de la République du Tchad et au crépuscule
de votre long mandat, pour émettre quelques remarques qui me
tiennent à cœur. Que celles-ci ne vous mettent en émoi et
n’interprétez point mes propos comme un outrage à votre
Honorabilité, chaque détail, aussi incisif soit-il, a son
importance. Je demanderais par conséquent votre indulgence
et votre attention, étant un de vos électeurs.
Dans sa parution n° 2541 du vendredi 31 octobre 2008, le
quotidien pro-gouvernemental «Le Progrès» a relaté ce qui
suit : «Charbon, bois de chauffe et gaz se raréfient
davantage… Après la flambée vertigineuse du prix du sac de
charbon, la population n’djaménoise fait face, depuis deux
semaines, à l’augmentation du prix du bois de chauffe. Même
les consommateurs du gaz butane se plaignent de la rareté de
cette énergie à N’djaména… Les habitants des quartiers
Atrone, Gassi, Kamnda, Boutalbagara, entre autres, peinent à
trouver une solution de rechange pour préparer à manger.
Certaines personnes se rabattent sur les samaras usés,
bouses d‘animaux, morceaux de planches et autres matériaux
combustibles pour préparer les repas. Mais selon les
spécialistes de la santé, ces objets sont nuisibles pour le
corps humain. En attendant qu’une meilleure solution soit
trouvée, certains habitants ont commencé à couper les
branches de leurs arbres, sous prétexte de les tailler, pour
se procurer l’énergie nécessaire à la cuisson de repas… « Si
la situation continue, nous allons commencer par abattre nos
arbres, parce que nous n’allons pas rester les bras croisés
et voir nos enfants mourir de faim » annonce un chef de
ménage… «Pour moi, ces gens veulent prouver au gouvernement
qu’aucune décision ne pourra leur être appliquée sans leur
consentement. Sinon pourquoi chaque fois que le gouvernement
prend une décision pour fixer le prix d‘un produit, la
situation ne fait qu’empirer ?» se demande un vendeur de
thé».
Mesdames, Messieurs les Députés, à la lecture de ce texte,
on ne peut rester insensible à une telle vie infernale, de
surcroît, les quartiers cités étant dans la capitale.
Qu’advient-il des personnes sur lesquelles aucun regard
humain n’est jeté et qui meurent sous les sables de l’oubli
? La vie est très difficile dans notre pays mais pas au
point où je l’avais imaginée. J’en suis encore tout
palpitant quand bien même, à maintes occasions, j’ai
parcouru la quasi-totalité du pays. A Bucarest (Roumanie),
la mairie vient de prendre une mesure selon laquelle avant
de se marier, il faut apporter la preuve qu’on a planté un
arbre. Chez nous, des corridors d’arbres sont rasés sans
aucune forme de procès.
La difficulté d’avoir accès à l’énergie est sensiblement
aussi vieille que le régime actuel. Les carburants (essence,
gasoil) sont au prix fort. Le pétrole lampant, combustible
du pauvre est inaccessible. Tous ces trois combustibles
coûtent à l’heure actuelle 750 frs CFA (1,14 euros) le
litre, c’est-à-dire parmi les plus chers au monde. Le
client, content ou pas content, paie comptant. Quant au gaz
naturel d’usage encore embryonnaire dans le pays pour cause
de non vulgarisation, il continue de brûler majestueusement
à longueur du temps sous les cieux de Komé.
Depuis 1997, des donateurs de bonne volonté entre autres la
Libye, la France, la Banque Mondiale, la Banque Islamique de
Développement, ont accouru au chevet de la Société
Tchadienne d’Eau et d’Electricité (STEE) en piteux état,
mais rien n’y est fait : la crise est restée de marbre. Plus
ça change, plus c’est la même chose : kilowatt/heure le plus
cher au monde, délestages chroniques et sans préavis, deux
obstacles qui jugulent, entre autres, la floraison des
petites et moyennes entreprises. Combien d’appareils
électriques, électroniques, électroménagers endommagés,
combien de cérémonies onéreuses gâchées, combien de domaines
cambriolés ou de personnes agressées dans le noir, dans un
pays où chaque matin, des coins de rue sont jonchés de
flaques de sang ? Il n’est pas rare de subir des délestages
au cours des fêtes nationales, religieuses, civiles, ou
encore au cours des opérations chirurgicales. Comment
comprendre que le discours du Président de l’Assemblée
Nationale du Tchad (2ème personnalité du pays)
lors de l’ouverture de la Conférence des Présidents des
Parlements Africains tenue à N’djaména en mai 2005, soit
interrompu par suite de délestage ? Idem au cours des
travaux de ladite Conférence, les groupes électrogènes du
Palais du 15 Janvier étant détraqués ! Pourtant, la Société
n’a jamais été vertement tancée pour ses pratiques
insolites. Vis-à-vis des abonnés, en amont comme en aval, la
raison de la STEE l’emporte, ce qui fait croire que quelque
part, le délestage, véritable fonds de commerce, arrangerait
le politique. Décidemment, le manque de volonté politique
est la cause première de la contreperformance de la Société.
N’eurent été le dévouement et l’abnégation des agents de
ladite société, le pays tout entier broierait du noir. A
Dakar par exemple, une coupure d’électricité de quelques
heures a fait descendre dans les rues, la population.
L’Assemblée Nationale, caisse de résonnance du peuple,
devrait s’y investir pour donner satisfaction à la
population en aidant la Société à se relever de ce marasme.
Une Association de consommateurs d’eau et d’électricité
serait un plus.
Le Tchad est en passe de disposer d’une raffinerie avec la
pose de la première pierre, un événement sans éclats ni
jubilation en comparaison aux festivités carnavalesques
ayant agrémenté l’entrée du Tchad dans le club envié des
pays producteurs de pétrole ce 10 octobre 2003, et pour
cause : tout produit « made in Chad » coûte les yeux
de la tête. Avec l’avènement de la raffinerie, ne nous
leurrons point, si d’aucuns prétendent voir de la lumière au
bout du tunnel, ils devraient envisager la possibilité que
cette lumière soit simplement celle des phares d’un train
qui vient en sens inverse. Le gouvernement promet la lune
mais ses échecs le ramènent toujours sur terre. Nous devons
disposer des ressources énergétiques conventionnelles et
accessibles à tous et ce, avec l’aide des Elus du peuple, ce
peuple réduit à sa plus simple expression et vivant dans un
environnement où l’état de droit est toujours à établir.
Décidemment, le silence est le meilleur allié à
l’oppression.
Auparavant connu pour ses prix cassés et pour la qualité de
ses produits, un des premiers pays exportateurs de la
région, le Tchad excelle aujourd'hui dans sa capacité
d’importer les produits de consommation, même les plus
élémentaires, frôlant le ridicule, à l’instar des barres de
glace, à partir de la ville camerounaise de Kousséri, pour
alimenter la capitale tchadienne. Pis encore, la majeure
partie de la population n’djaménoise déboursent des sommes
considérables pour se faire soigner à Kousséri.
Si les règles sont faites pour être appliquées, au Tchad,
elles sont faites pour être contournées. Pour preuve, les
mesures tendant à baisser les prix des matériaux de
construction ou autres biens sont purement et simplement
foulées au pied, à l’instar du ciment où le prix a été
doublé par des commerçants véreux, le prix du sac de charbon
quadruplé. Même si le régime vieillit et que l’autorité de
l’Etat mollit, même s’il faut de la souplesse dans la
fermeté, il va falloir néanmoins plus de gestes et non de
gesticulations, promouvoir les entrepreneurs et non les
spéculateurs. En plus une politique économique doit
minimiser les risques. Ailleurs, la crise financière
actuelle a fait chuter les prix puisqu’il s’agit d’une crise
de liquidité et de baisse de pouvoir d’achat, alors que chez
nous, elle est interprétée à l’envers. Résultat : envolée
vertigineuse des prix des denrées de premières
nécessités telles que le mil, le maïs, le riz, la viande… A
titre d’exemple, le sac de riz de 50 kg coûtant à peine
10.000 frs au Cameroun et initialement 16.000 frs au Tchad
est passé à 25.000 frs. Les appels téléphoniques ne sont pas
du reste et leurs coûts oscillent parmi les plus onéreux
d’Afrique.
Outre son instabilité chronique, le Tchad s’est reconverti
en une caverne de déprédateurs, de corrompus, de
corrupteurs, de cleptomanes, de criminels, un sanctuaire de
véhicules cambriolés provenant de tous horizons, une plaque
tournante de trafic de drogues, d’armes, de contrefaçon des
billets de banque, etc. Le pays est infesté d’individus peu
recommandables à l’affût de la moindre opportunité perfide
pour mettre les citoyens au pain sec et tout ceci, parce
nous nous sommes nourris de violence et de guerre. La
corruption demeure la cause majeure de la pauvreté ainsi
qu’un obstacle pour la contrer. Ces deux fléaux (corruption
et pauvreté) s’alimentent réciproquement, enfermant les
populations dans le cycle de la misère. Depuis plus d’un
quinquennat, le Tchad n’a cessé d’être primé par
Transparency International comme faisant partie des sept (7)
pays les plus corrompus du monde dont deux fois le plus
corrompu, tandis que les Nations Unies le classent parmi les
cinq pays les plus pauvres du monde malgré l’exploitation du
pétrole. Le pays souffre de difficultés de croissance malgré
un PIB mirobolant, de difficultés de compétitivité, de
difficultés sociales, une économie en recul constant, une
corruption endémique, un népotisme rampant condamnant de
millions de Tchadiens à la pauvreté. Bref, des plaies loin
de se refermer.
Des sentiments d’incertitudes et de fragilité déstabilisent
les économies des pays développés au regard de l’ambiance
crépusculaire du libéralisme. Frappés de plein fouet par les
crises financière et économique découlant de la crise des
crédits immobiliers, nos principaux bailleurs, les pays
européens, entrent au fur et à mesure en récession et par
conséquent, réduiront drastiquement leurs aides vis-à-vis
des pays en développement. Ces derniers se doivent d’être
préventifs parce que les conséquences de la crise pourraient
se faire pleinement sentir et il faut s’attendre à des
difficultés plus aigües. Même passée, la crise actuelle
conservera un magma incandescent pour quelques années
encore. Les pays en développement hésitent d’anticiper sur
l’ouragan à venir alors qu’avec davantage de perspicacité en
ces temps de marée basse, ils retourneraient cette situation
en leur faveur. Le Tchad, un des pays sous perfusion voit
ses «perfuseurs» en passe d’être hospitalisés. CitiGroup, ex
n°1 du secteur bancaire aux USA (aujourd’hui second) dont
une des succursales, la CitiBank de Londres abrite les
recettes du pétrole du Tchad, est en train de péricliter.
CitiGroup qui a perdu près de 3 milliards de dollars au 3ème
trimestre 2008 et 20 milliards $US en un an, va supprimer
50.000 emplois (15% de ses effectifs) dans les
prochains mois, conséquences de la crise des crédits
immobiliers. Pour lui donner un peu de souffle, l’Etat
américain vient de lui accorder une aide de 25 milliards de
dollars dans le cadre du Plan Paulson. L’action de la 2ème
Banque américaine a cédé 70% de sa valeur cette année. Les
décisions annoncées sont parmi les plus vigoureuses jamais
mises en place : il s’agit de restaurer la rentabilité de
Group et le cours de son titre en bourse. Par conséquent, il
faut impérativement anticiper sur cet événement afin de nous
mettre tant soi peu, à l’abri de cet ouragan jusqu’à ce que
le vent souffle du bon côté. Ce qui est sûr, «le bonheur
national brut» n’est pas pour demain car nous risquons,
comme à chaque fois, de demeurer sur le quai, ratant ainsi
le navire du développement. La survie du Tchad dépendra de
ses capacités d’adaptation.
Les efforts déployés par les presses privées (parlée et
écrite) sont indéniables, en dépit des progrès à accomplir.
Les violations notoires des droits de l’homme sont dénoncées
à la fois par cette catégorie de presses et par les
Organisations des Droits de l’Homme. Quant à la presse
parlée officielle (télé et radio nationales dont les rayons
d’action sont très limités), elle a beaucoup perdu de son
talent et de son charme, peut-être victime de censures.
Malgré la notoriété de nos journalistes, malgré le volume
d’événements, la presse parlée nationale est restée
quasiment indifférente. Des émissions à caractère extra
socioéconomique, extra éducatif, distillées à travers ces
presses, importunent bon nombre de citoyens, au moment où
des tourments tous azimuts rongent nos petites bourses. Une
réorientation desdites émissions vers des visées plus
sociales apporterait beaucoup aux populations en détresse.
Face à cette situation, les Députés ont gardé un silence de
cimetière. Qu’elle est lointaine, l’époque où pour rien au
monde nous ne rations les éditoriaux, analyses et débats de
la RNT et de la TVT !
Honorables Elus du peuple, Mesdames, Messieurs. Pour finir,
qu’il me soit permis de faire une petite rétrospective sur
votre mandat et partant, à l’endroit de votre illustre
Institution et ce, en ma qualité d’électeur, un miroir en
quelque sorte pour refléter l’avis d’un simple citoyen avec
droit de regard. L’Assemblée Nationale, cet arbre aux
multiples vertus, dispose d’un levier de pression pour
résoudre bon nombre de maux puisque maîtrisant parfaitement
méandres et arcades de la vie sociale des populations
qu’elle est sensée représenter, ne serait-ce qu’en usant de
ses prérogatives pour améliorer le coût de la vie, lutter
contre la corruption qui a gangréné le pays tout entier...
Je me fais un procès en suspicion. Vos élections ont suscité
un grand moment d’émotions et d’espérance mais votre mandat,
sans vous le cacher, a suscité peu d’espoir et beaucoup
d’incertitudes et d’inquiétudes, laissant les populations,
l’air d’un cadavre, se ronger les ongles, une illusion
d’optique peut-être. Beaucoup d’entre vous, élus sur la
simple foi de promesses et propulsés aujourd’hui sous les
feux de la rampe, arrivent en fin de parcours, les mains
démunies des dettes promises. Mais ce qu’ignorent les
électeurs, c’est qu’il est bien de s’associer pour tuer un
éléphant. Mais s’associer pour se partager la dépouille est
une autre paire de manches. «Faites traverser une rivière
à un chien et il vous mordra». Vous ne pouvez tout
façonner à votre image sans sonder, sans écouter le peuple
qui vous a élus, comme si «la politique est véritablement
l’art de se servir des hommes en leur faisant croire qu’on
les sert».
En postulant à la législature, acte très noble de votre
part, vous saviez à quoi vous attendre : représenter une
population aux réalités tristes, sombres et
persistantes avec : (i) un habitat évidemment délabré ; (ii)
une éducation tragiquement limitée ; (iii) des services de
santé outrageusement basiques ; (iv) des familles
désespérément à la recherche de subsistance ; (v) une
justice volontairement corrompue ; (vi) une sécurité
remarquablement inexistante ; (vii) une politique
affreusement centrée sur l’ethnie ; (viii) une
administration talentueusement incompétente ; (ix) une
irresponsabilité écrasante par rapport aux ressortissants
tchadiens à l’étranger.
En suivant certaines de vos sessions et réunions transmises
par la télé et la radio, j’ai hautement apprécié la qualité
des interventions de certains Parlementaires, tous sexes et
tous partis politiques confondus, même si leurs idées se
heurtent de temps à autre à la loi implacable du vote.
D’autres, bien qu’émettant des avis très positifs, sont par
moment astreints aux exigences dictées par leur parti, des
prises de position de raison plutôt que de conviction. Ces
deux groupes semblent servir de locomotive à un troisième
groupe, plus taciturne voire muet, groupe habituellement
dans un état de stupéfaction léthargique qui le rend presque
absent aux débats mais très actif lors des votes. Comment se
prend cette catégorie pour confectionner ou analyser les
textes de lois ? Comment se comporte-elle lors des sessions
budgétaires ? L’illettrisme qui pollue notre administration
a-t-il également élu domicile au Parlement ? Je ne le pense
pas. Voilà des raisons judicieuses pour tripoter sur la
Constitution ou sur le Code électoral afin de fixer, à la
prochaine législature, la barre à «deux (2) mètres»,
garantissant davantage l’image et la crédibilité de
l’Institution. S’il m’était donné d’attribuer des
appréciations à ce dernier groupe, je lui affecterais, sans
exagération, une note à faire honte à un âne. En définitive,
la présente législature semble être du mauvais côté de la
barrière, comme si quelqu’un a tourné le verrou de la
réussite dans le mauvais sens pour déstabiliser le système
parlementaire. Pour s’en convaincre, il suffit de jauger la
portée des interpellations : aucun suivi, aucun effet ! Le
peuple qui a servi de rampe de lancement pour votre
accession au Parlement, attendra jusqu’au dernier jour de
votre mandat que lui soit renvoyé l’ascenseur.
Mesdames, Messieurs, Honorables Parlementaires, pour finir,
je voudrais, au seuil de cette nouvelle année 2009 et au
crépuscule de votre mandat, vous présenter mes vœux les
meilleurs et mes encouragements afin de terminer en beauté
votre législature, la présente correspondance aidant. Faites
en sorte que l’Etat ne soit pas un problème mais plutôt une
solution. Je ne désespère pas de voir, aussi modeste
soit-il, le degré de crédit que votre illustre Institution
accordera à mon écrit.
Daignez agréer, Mesdames, Messieurs, Honorables
Parlementaires, l’assurance de ma haute considération
Ampliations
Premier Ministre
Ministre de l’Environnement, de l’Eau et des Ressources
Halieutiques
Ministre de la Santé Publique
Ministre des Mines et de l’Energie
Ministre du Commerce
Secrétaire d’Etat à l’Economie et au Plan, chargée de la
Micro-Finance et de la Lutte contre la Pauvreté
Secrétaire d’Etat à l’Agriculture, chargée de la Formation
Professionnelle et de la Sécurité Alimentaire
Ministre de la Communication Porte-parole du Gouvernement
Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité
Ministre des Finances et du Budget
Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, chargé des
Relations avec l’Assemblée Nationale
Association pour la Défense des Consommateurs
Le Progrès
Le Temps
L’Observateur
Notre Temps
N’djaména Bi-Hebdo
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