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Chronique |
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Chronique:
«
République indépendante du Tchad,
joyeux anniversaire ».
Par
Mohamed KEBIR
Article
paru le 26 août 2004 -
Ialtchad
Presse
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«
République indépendante du Tchad, joyeux anniversaire »
Le
quarante-quatrième (44ème) anniversaire de l'accession de la République
du Tchad à la souveraineté internationale a été célébré en grande
pompe par la communauté tchadienne de France.
L'initiative
de cette communion revient aux étudiants et stagiaires tchadiens de
France qui ont opté pour la date la date du 14 août dernier pour
organiser cette commémoration.
Cela
s'explique par le fait que la date du 11 Août 2004 est tombée un
mercredi - c'est donc en pleine semaine - ce qui n'est pas favorable
pour les personnes vacataires, d'où le choix de la date du 14 août qui
correspondait à un samedi.
Il
est certain que l'un des moments les plus émouvants dans
l'existence d'un Etat ou d'une Nation soit le souvenir du jour où cet
Etat ou cette Nation aurait acquit son autonomie par rapport à une
domination coloniale.
Par
conséquent, la mobilisation des tchadiennes et tchadiens de
l'Hexagone qui ont répondu massivement à l'appel de l'UESTF (Union des
Etudiants et Stagiaires Tchadiens en France) dans la capitale française
pour partager leurs émotions, s'inscrit dans cette logique bien précise.
En
effet, à l'issue des festivités qui se sont déroulées le samedi 14
août 2004 à Paris, un documentaire retraçant le processus de l'indépendance
qui s'était amorcé jusqu'au transfert des compétences à la jeune République
du Tchad en date du 11 Août 1960,avec,en images, les discours d'André
MALRAUX qui représentait le Général De GAULE et de François
TOMBALBAYE alors Prémier-Ministre du Tchad en présence d'une immense
liesse populaire, suivi d'un film intitulé "DARASSALAM"
relatant les réalités sui generis tchadiennes ont été projetés à
l'honneur de la centaine des participants à "IMAGES D'AILLEURS",
une grande salle de cinéma située dans le cinquième (5ème)
Arrondissement de Paris.
A
la fin de la projection du court et du long métrages, une collation agrémentée
par de la musique tchadienne a été offerte aux invités dans une salle
prévue à cet effet et décorée de l'emblème nationale du Tchad qui
veillait avec paternité sur les convives.
Laquelle
collation qui a été circonstantiellement suivie d'une allocution
prononcée par Antoine BANGUI et qui a duré trois quarts d'heure.
Le
conférencier a été choisi pour la circonstance pour avoir été
le témoin oculaire de l'entrée du Tchad dans le concert des Nations à
la date historique du 11 Août 1960.
A
travers sa riche intervention, Antoine BANGUI a évoqué l'historique de
la longue marche vers l'indépendance du Tchad. L'orateur a fait vivre
d'intenses moments d'émotion aux invités qui l'ont ovationné
plusieurs minutes durant pour l'occasion. "Nous sommes tous différents,
nous venons tous des différentes régions du Tchad et ce sont ces différences
qui font la richesse de notre grand et beau pays",a-t-il martelé
entre autres propos, à sa sortie de la salle des conférences.
Du
début jusqu'à la fin des festivités, les participants se sont retrouvés
dans une véritable atmosphère de retrouvailles où la "tch'attitude"
a battu son plein dans l'allégresse la plus totale.
Les
invités, mais alors tous, ont salué à l'unanimité l'initiative réussie
des étudiants et stagiaires tchadiens de France qui, rappelons-le,
seulement à un peu plus de un (1) mois et demi de l'organisation de
l'assemblée générale de leur association, viennent de poser leur
premier acte fondateur : la commémoration de l'indépendance du Tchad
en France !
Il
faut préciser que c'est pour la première fois, de mémoire de
tchadiens, que la fête de l'indépendance du Tchad est célébrée en
liesse et avec faste en dehors du pays.
Par
ailleurs, cet état de faits a même suscité le déplacement de
quelques tchadiens vivant aux Pays-Bas qui sont arrivés à Paname
(l'autre nom de Paris) participer aux dites festivités, et qui
effectivement ont clamé à cor et à cri leur volonté de faire idem désormais
en Hollande, chaque année.
Est-ce
donc une nouvelle ère de nationalisme qui s'ouvre en ce 14 Août 2004
et qui devrait dorénavant s'emparer de tous les compatriotes (ou
patriotes tout court!) -des deux sexes - vivant à l'intérieur ou à
l'extérieur du Pays et qui va s'acharner à leur inculquer le DEVOIR de
célébrer dignement et en grande pompe la fête de l'indépendance de
leur grand et beau pays tous les "11 Août" ?
Seule
l'Histoire est habilitée à donner, dans les années à venir, une réponse
(affirmative peut-être ?!) à cette interrogation.
Mohamed KEBIR,
Correspondant permanent de
Radio DJA
FM et de Ialtchad Presse à Paris
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