La
nouvelle est tombée comme un séisme ce jour 01 Décembre 2007. Que Mahamat Nour quitte le Ministère
de la défense si brusquement et par un décret mettant fin à ses
fonctions, n’a nullement été retenu par les analystes de la vie
politique Tchadienne. Que des problèmes l’opposent au clan du Président
Deby étaient connus de tous, à tel point que plusieurs fois, il aurait,
selon des sources bien informées, déclaré au président Deby et au
Premier ministre Kassiré de le libérer du Ministère de la défense. Mais
Chaque fois, ces Derniers, ont usé de tous les arguments pour l’en
convaincre de rester.
Les recoupages de nos
informations auprès de certains journalistes, diplomates et quelques
membres influents du clan au pouvoir s’accordent à quelques nuances
près. Il se trouve qu’après les accords de paix de Tripoli du 24
décembre 2006, une parfaite entente et complicité était née entre le
Président et Mahamat Nour Abdelkerim. Certains responsables Tchadiens
disaient qu’il était toujours au coté de Chef de l’Etat, et ses
positions sur tous les sujets recevaient toujours l’assentiment du Chef
de l’Etat. Il était de tous les voyages du Président Deby.
Cette situation,
affirme-t-on, a fini par attiser la jalousie d’un certains nombre des
proches d’Idriss Deby qui s’affirmaient ouvertement influents, mieux
écouté par le président, tout permis, et qui voyaient leurs influences
décroitre auprès du président Deby à cause du Nouveau venu. Au nombre de
ces personnalités, on cite communément Adoum Younousmi qui ne pouvait
plus se prononcer sur les questions militaires comme au temps du
figurant ministre de la défense Bichara Issa Djadallah. D’autres citent
aussi Abbas Mahamat Tolli qui avait complètement perdu son influence sur
l’exécution du budget de l’armée et qui ne pouvait rien devant la
complicité de son oncle de Président avec son ministre Nour. Dans le
milieu de l’armée les observateurs citent les Généraux Mahamat Saleh
Brahim, Abderahim Barh, Ismael Hour qui ne pouvaient plus venir voir le
président pour les questions militaires comme d’habitude, car ils
étaient toujours renvoyé directement vers Mahamat Nour qui se trouvait
être non complaisant à leur endroit.
Beaucoup des gens témoignent
que Deby pouvait à cette période se reposer pour les questions
Militaires. Certains Hommes d’affaires et certaines personnalités du
milieu de l’armée disaient que les gros et juteux contrats du ministère
de la défense ou se sucraient Younousmi, Abbas Tolli et les autres
généraux étaient subitement devenus une affaire d’Etat. Le ministre de
la défense et les commandants des Grandes Formations de l’armée
soumettaient directement les différentes offres de biens et services de
l’armée à l’arbitrage direct du Premier Ministre ou du Président de la
république. Tous reconnaissent jusqu’aux chancelleries sur place au
Tchad qu’une autres façon de gérer l’armée était née. Tous les cadres
militaires qui ont fuit l’armée pour une raison ou une autre, revenaient
reprendre leur place dans leurs corps respectifs. Mahamat Nour aurait
recensé tous les militaires lettrés pour les responsabiliser sans pour
autant léser les anciens chefs illettrés. Tout l’affairisme de certains
barons du régime au sein de l’armée devenait presque impossible à cause
du Ministre.
De ce qui précède, Il était
devenu l’Homme à Abattre pour le Clan et certains barons du régime.
Comment faire donc pour brouiller les relations entre Deby et Nour ?
Tous les stratagèmes étaient les bienvenues pour le clan du président.
Une milice zaghawa composé des militaires et des bergers a été montée de
toute pièce par certains Généraux qui l’ont équipé et dirigé vers les
sites de cantonnement des ex combattant du FUC. Après s’être rendu
compte à travers les prisonniers faits qu’ils se battaient contre les
éléments de la gardes rapprochée du Président, les Ex éléments FUC, se
sont retirés de Guereda et ont exigé du président Deby l’instauration de
la paix dans la région de Dar Tama. Les observateurs estiment que cette
mission a été une réussite lorsque le chef de l’Etat l’avait voulu.
Plusieurs auteurs et complices de cette mise en scène croupissent
semble-t-il à la prison de haute sécurité de Koro Toro.
Les généraux ont lancé
certains de leurs éléments commettre certains forfaits dans les villes
ou étaient stationnés les ex éléments FUC afin de leur imputer la
paternité. Cette stratégie n’a pas malheureusement marché de l’avis des
milieux de la sécurité, car, semble –t-il, les coupables ont été
toujours débusqué au sein de la garde rapprochée du président. De l’avis
de certains journalistes, les N’djamenois ont été surpris en juillet et
Aout d’une folle rumeur de coup d’état qui serait l’œuvre des ex
éléments FUC ; après enquêtes, ils se trouvent qu’il s’agit d’un montage
fait par les Généraux Abderahim Barh et Ismael Hour. Cela a suscité une
vive colère du président Deby lorsque ces Généraux, avec la complicité
du Chef d’état Major de l’armée Daoud Soumaine, ont voulu fouiller les
résidences des cadres de l’ex FUC, sans informer le Ministre de la
défense, ni le président.
Ayant constaté les
infructueuses précédentes tentatives de culpabilisation des ex éléments
FUC, les proches du président renforcé par certains membres du cabinet
du Président tel que Mahamat Saleh Adoum, auraient changé de stratégie
avec l’objectif final de désolidariser les cadres politiques et
militaire l’ex FUC. Ils auraient réussi à soustraire un Certains Habib
Abdallah qui serait le Leader d’une Tribu représenté dans l’ex FUC et
Adoum Ngaré d’une autre Tribu. Cette stratégie était mise en œuvre avec
à Terme, l’objectif d’affaiblir l’influence de Mahamat Nour sur ses
anciens compagnons. Cette stratégie ne marcha pas non plus, par ce que
l’entourage du président compris très vite qu’ils avaient affaire aux
maillons faible du FUC. Car ces derniers n’avaient pas véritablement des
hommes qui pouvaient les suivre, et s’ils en avaient ceux-ci n’étaient
pas armés.
Le clan Deby réalisa après
tous ses échecs, semble-t-il, à se résoudre d’empoisonner le Ministre de
la défense qui réussissait à déjouer tous les manœuvres orchestrés
contre lui. L’empoisonnement de Mahamat Nour selon des sources dignes de
foi et les sites internet Tchadiens, est confirmé, et il en souffre
encore semble-t-il, mais ce dernier pour des soucis d’apaisement à
préféré parlé d’intoxication alimentaire sur les ondes de RFI. Après la
succession des premiers actes qualifié de provocation dans les sites de
cantonnement en province et à n’djamena, dans le milieu de l’armée et
même dans les chancelleries à N’djamena, tous s’accordent à dire que le
Ministre de la défense, Mahamat Nour, commence par douter de la bonne
fois du président Deby et son entourage.
Impliqué dans les
négociations avec les autres mouvements rebelles en Lybie, nous étions
surpris d’apprendre une fois de plus que, les médiateurs Libyens et
Soudanais, ainsi que les responsables des rebellions ont affirmé que
Mahamat Nour était la seule personnalité de la délégation
gouvernementale à vouloir conclure un accord de paix véritable, alors
que les autres (Younousmi et Chaibo) étaient prêts à signer n’importe
quoi, qu’ils ne se cachent pas à refuser plus tard l’application. C’est
ainsi qu’a N’djamena relayé par certains site et journaux
internationaux, on s’accorda à dire que Mahamat Nour, vu l’attitude de
ces amis de la partie Gouvernementale, aurait clairement affirmé au chef
de l’Etat et son premier Ministre qu’il ne voulait plus être dans le
gouvernement s’il n’ya pas de sincérité et de concertation véritable,
ils préfèrent quitter et s’adonner à ses affaires privées. Certains
membres de la délégation du chef de l’Etat en Chine, comme certains
membres du cabinet du ministre, auraient reconnus ces faits ; Mahamat
Nour aurait réaffirmé son vœu de quitter le gouvernement.
Selon des sources dignes de
foi, Idriss Deby trouve trop dangereux de voir Mahamat Nour s’écarter de
lui, et refuse de le voir quitter le Gouvernement. Mahamat Nour aurait
prouvé en ce laps de temps aux occidentaux et certains pays qui
doutaient de lui qu’il était crédible, réfléchi et plein de projet pour
le Tchad. Car selon les proches du Président, il faut soit, l’avoir avec
soi, ou le désarmer pour plus tard le liquider ; quand bien même
l’Accords signé entre le gouvernement et le FUC publiés dans le site du
gouvernement Tchadien ne prévoit dans aucune de ses dispositions le
désarmement des forces du FUC. Lorsque que les hommes du président ont
voulu désarmer les compagnons de Nour à Guereda, ces derniers refusant
l’affrontement, se seraient retirés à Bireck. A Goz Beida, l’opération
de désarmement fini par débouché sur un affrontement entre les hommes de
Nour et le clan Deby.
A ce moment la confiance
était presque finie entre les deux camps, et Mahamat Nour plus que
jamais, ne mettait plus pied au Bureau. Il semble que Nour ne manquait
pas une seule occasion de dire à ses interlocuteurs, qui qu’il soit,
qu’il ne veut plus travailler au Gouvernement. Pour ramener ses
compagnons repartis à la frontière, sous les auspices du Premier
Ministre, et avec l’accord du président Deby, une mission mixte fut
envoyée pour les convaincre à rentrer. Ceux-ci revenu à Guereda, furent
une fois de plus menacés à nouveau de désarmement ; ce qu’ils refusèrent
et s’ensuit le combat du 30 Novembre 2007. Mahamat Nour considéra ce
combat contre ses compagnons revenu à Guereda comme une énième haute
trahison du chef de L’état Deby.
Le sultan du Dar Tama et le
préfet de Guereda qui aidait dans la médiation ont été mis aux arrêts
avec la délégation des officiers que le Président Deby recevait lorsque
l’armée gouvernementale à déjà ouvert le Feu sur les Compagnons de Nour.
Les officiers qui ont répondu à l’invitation du président Deby, ainsi
que le sultan de Dar Tama et le Préfet sont en ce moment en détention à
Koro Toro.
C’est alors que le Ministre
de la défense face à tous ces actes, estima, selon son entourage qu’il
ne sert à rien de continuer un dialogue de sourd avec le président Deby.
Il prit son véhicule et se refugia à l’ambassade de Libye à N’djamena,
en attendant, dit-on, l’implication et la médiation personnelle du guide
Libyen, parrain de l’accord.
La Nouvelle fit aussitôt de
bruit à N’djamena, le Président en Personne et le Premier Ministre
auraient multiplié des émissaires auprès de Mahamat Nour qui était,
dit-t-on, catégorique. Il aurait répondu à tous qu’il ne veut plus
travailler pour le gouvernement d’Idriss. Certaines chancelleries et
journalistes confirment qu’une commission de crise a été aussitôt mis en
place par le gouvernement, pour étudier la possibilité de traduire
Mahamat Nour devant le tribunal. Après discussion, semble-t-il, la
commission de crise ne trouva aucun grief fondé contre le Ministre de la
défense. C’est alors que le président de la république, coupant court
aux rumeurs, décida de le limogé sans pourtant le remplacer. Comme l’a
confirmé le Ministre des affaires étrangères le lendemain devant les
ambassadeurs réuni, Mahamat Nour avait clairement fait savoir à tous le
monde qu’il ne voulait plus être Ministre. Mais pourquoi n’a-t-il pas
démissionner ? Quelle sera la suite à donner ? L’avenir nous le dira.
Brahim Oumar Karim
Paris - France
oumarkarim1958@yahoo.fr
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