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  Chronique 

Chronique :
 « Mahamat Nour Abdelkerim : Démission ou limogeage »
Par Brahim Oumar Karim

 
Article paru le 10 décembre 2007 - Ialtchad Presse

 « Mahamat Nour Abdelkerim : Démission ou limogeage »
Par Brahim Oumar Karim

La nouvelle est tombée comme un séisme ce jour 01 Décembre 2007. Que Mahamat Nour quitte le Ministère de la défense si brusquement et par un décret mettant fin à ses fonctions, n’a nullement été retenu par les analystes de la vie politique Tchadienne. Que des problèmes l’opposent au clan du Président Deby étaient connus de tous, à tel point que plusieurs fois, il aurait, selon des sources bien informées, déclaré au président Deby et au Premier ministre Kassiré de le libérer du Ministère de la défense. Mais Chaque fois, ces Derniers, ont usé de tous les arguments pour l’en convaincre de rester.

Les recoupages de nos informations auprès de certains journalistes, diplomates et quelques membres influents du clan au pouvoir s’accordent à quelques nuances près. Il se trouve qu’après les accords de paix de Tripoli du 24 décembre 2006, une parfaite entente et complicité était née entre le Président et Mahamat Nour Abdelkerim. Certains responsables Tchadiens disaient qu’il était toujours au coté de Chef de l’Etat, et ses positions sur tous les sujets  recevaient toujours l’assentiment du Chef de l’Etat. Il était de tous les voyages du Président Deby.

Cette situation, affirme-t-on,  a fini par attiser la jalousie d’un certains nombre des proches d’Idriss Deby qui s’affirmaient ouvertement influents, mieux écouté par le président, tout permis, et qui voyaient leurs influences décroitre auprès du président Deby à cause du Nouveau venu. Au nombre de ces personnalités, on cite communément Adoum Younousmi qui ne pouvait plus se prononcer sur les questions militaires comme au temps du figurant ministre de la défense Bichara Issa Djadallah. D’autres citent aussi Abbas Mahamat Tolli qui avait complètement perdu son influence sur l’exécution du budget de l’armée et qui ne pouvait rien devant la complicité de son oncle de Président avec son ministre Nour. Dans le milieu de l’armée les observateurs citent les  Généraux  Mahamat Saleh Brahim, Abderahim Barh, Ismael Hour  qui ne pouvaient plus venir voir le président pour les questions militaires comme d’habitude, car ils étaient toujours renvoyé directement vers Mahamat Nour qui se trouvait être non complaisant à leur endroit.

Beaucoup des gens témoignent que Deby pouvait à cette période se reposer pour les questions Militaires. Certains Hommes d’affaires et certaines personnalités du milieu de l’armée disaient que les gros et juteux contrats du ministère de la défense ou se sucraient Younousmi, Abbas Tolli et les autres généraux étaient subitement devenus une affaire d’Etat. Le ministre de la défense et les commandants des Grandes Formations de l’armée soumettaient directement les différentes offres de biens et services de l’armée à l’arbitrage direct du Premier Ministre ou du Président de la république. Tous reconnaissent jusqu’aux chancelleries sur place au Tchad qu’une autres façon de gérer l’armée était née. Tous les cadres militaires qui ont fuit l’armée pour une raison ou une autre, revenaient reprendre leur place dans leurs corps respectifs. Mahamat Nour aurait recensé tous les militaires lettrés pour les responsabiliser sans pour autant léser les anciens chefs illettrés. Tout l’affairisme de certains barons du régime au sein de l’armée devenait presque impossible à cause du Ministre.

De ce qui précède, Il était devenu l’Homme à Abattre pour le Clan et certains barons du régime. Comment faire donc pour brouiller les relations entre Deby et Nour ? Tous les stratagèmes étaient les bienvenues pour le clan du président. Une milice zaghawa composé des militaires et des bergers a été montée de toute pièce par certains Généraux qui l’ont équipé et dirigé vers les sites de cantonnement des ex combattant du FUC. Après s’être rendu compte à travers les prisonniers faits qu’ils se battaient contre les éléments de la gardes rapprochée du Président, les Ex éléments FUC, se sont retirés de Guereda et ont exigé du président Deby l’instauration de la paix dans la région de Dar Tama. Les observateurs estiment que cette mission a été une réussite lorsque le chef de l’Etat l’avait voulu. Plusieurs auteurs et complices de cette mise en scène croupissent semble-t-il à la prison de haute sécurité de Koro Toro.

Les généraux ont lancé certains de leurs éléments commettre certains forfaits dans les villes ou étaient stationnés les ex éléments FUC afin de leur imputer la paternité. Cette stratégie n’a pas malheureusement marché de l’avis des milieux de la sécurité, car, semble –t-il, les coupables ont été toujours débusqué au sein de la garde rapprochée du président. De l’avis de certains journalistes, les N’djamenois ont été surpris en juillet et Aout d’une folle rumeur de coup d’état qui serait l’œuvre des ex éléments FUC ; après enquêtes, ils se trouvent qu’il s’agit d’un montage fait par les Généraux Abderahim Barh et Ismael Hour. Cela a suscité une vive colère du président Deby lorsque ces Généraux, avec la complicité du Chef d’état Major de l’armée Daoud Soumaine, ont voulu fouiller les résidences des cadres de l’ex FUC, sans informer le Ministre de la défense, ni le président.

Ayant constaté les infructueuses précédentes tentatives de culpabilisation des ex éléments FUC, les proches du président renforcé par certains membres du cabinet du Président tel que Mahamat Saleh Adoum, auraient changé de stratégie avec l’objectif final de désolidariser les cadres politiques et militaire l’ex FUC. Ils auraient réussi à soustraire un Certains Habib Abdallah qui serait le Leader d’une Tribu représenté dans l’ex FUC et Adoum Ngaré d’une autre Tribu. Cette stratégie était mise en œuvre avec à Terme, l’objectif d’affaiblir l’influence de Mahamat Nour sur ses anciens compagnons. Cette stratégie ne marcha pas non plus, par ce que l’entourage du président compris très vite qu’ils avaient affaire aux maillons faible du FUC. Car ces derniers n’avaient pas véritablement des hommes qui pouvaient les suivre, et s’ils en avaient ceux-ci n’étaient pas armés.

Le clan Deby réalisa après tous ses échecs, semble-t-il, à se résoudre d’empoisonner le Ministre de la défense qui réussissait à déjouer tous les manœuvres orchestrés contre lui. L’empoisonnement de Mahamat Nour selon des sources dignes de foi et les sites internet Tchadiens, est confirmé, et il en souffre encore semble-t-il, mais ce dernier pour des soucis d’apaisement à préféré parlé d’intoxication alimentaire sur les ondes de RFI. Après la succession des premiers actes qualifié de provocation dans les sites de cantonnement en province et à n’djamena, dans le milieu de l’armée et même dans les chancelleries à N’djamena, tous s’accordent à dire que le Ministre de la défense, Mahamat Nour, commence par douter de la bonne fois du président Deby et son entourage.

Impliqué dans les négociations avec les autres mouvements rebelles en Lybie, nous étions surpris d’apprendre une fois de plus que,  les médiateurs Libyens et Soudanais, ainsi que les responsables des rebellions ont affirmé que Mahamat Nour était la seule personnalité de la délégation gouvernementale à vouloir conclure un accord de paix véritable, alors que les autres (Younousmi et Chaibo) étaient prêts à signer n’importe quoi, qu’ils ne se cachent pas à refuser plus tard l’application. C’est ainsi qu’a N’djamena relayé par certains site et journaux internationaux, on s’accorda à dire que Mahamat Nour, vu l’attitude de ces amis de la partie Gouvernementale, aurait clairement affirmé au chef de l’Etat et son premier Ministre qu’il ne voulait plus être dans le gouvernement s’il n’ya pas de sincérité et de concertation véritable, ils préfèrent quitter et s’adonner à ses affaires privées. Certains membres de la délégation du chef de l’Etat en Chine, comme certains membres du cabinet du ministre, auraient reconnus ces faits ; Mahamat Nour aurait réaffirmé son vœu de quitter le gouvernement.

Selon des sources dignes de foi, Idriss Deby trouve trop dangereux de voir Mahamat Nour s’écarter de lui, et refuse de le voir quitter le Gouvernement. Mahamat Nour aurait prouvé en ce laps de temps aux occidentaux et certains pays qui doutaient de lui qu’il était crédible, réfléchi et plein de projet pour le Tchad. Car selon les proches du Président, il faut soit, l’avoir avec soi, ou le désarmer pour plus tard le liquider ; quand bien même l’Accords signé entre  le gouvernement et le FUC publiés dans le site du gouvernement Tchadien ne prévoit dans aucune de ses dispositions le désarmement des forces du FUC. Lorsque que les hommes du président ont voulu désarmer les compagnons de Nour à Guereda, ces derniers refusant l’affrontement, se seraient retirés à Bireck. A Goz Beida, l’opération de désarmement fini par débouché sur un affrontement entre les hommes de Nour et le clan Deby.

A ce moment la confiance était presque finie entre les deux camps, et Mahamat Nour plus que jamais, ne mettait plus pied au Bureau. Il semble que Nour ne manquait pas une seule occasion de dire à ses interlocuteurs, qui qu’il soit, qu’il ne veut plus travailler au Gouvernement. Pour ramener ses compagnons repartis à la frontière, sous les auspices du Premier Ministre, et avec l’accord du président Deby, une mission mixte fut envoyée pour les convaincre à rentrer. Ceux-ci revenu à Guereda, furent une fois de plus menacés à nouveau de désarmement ; ce qu’ils refusèrent et s’ensuit le combat du 30 Novembre 2007. Mahamat Nour considéra ce combat contre ses compagnons revenu à Guereda comme une énième haute trahison du chef de L’état Deby.

Le sultan du Dar Tama et le préfet de Guereda qui aidait dans la médiation ont été mis aux arrêts avec la délégation des officiers que le Président Deby recevait lorsque l’armée gouvernementale à déjà ouvert le Feu sur les Compagnons de Nour. Les officiers qui ont répondu à l’invitation du président Deby, ainsi que le sultan de Dar Tama et le Préfet sont en ce moment en détention à Koro Toro.

C’est alors que le Ministre de la défense face à tous ces actes, estima, selon son entourage qu’il ne sert à rien de continuer un dialogue de sourd avec le président Deby. Il prit son véhicule et se refugia à l’ambassade de Libye à N’djamena, en attendant, dit-on, l’implication et la médiation personnelle du guide Libyen, parrain de l’accord.

La Nouvelle fit aussitôt de bruit à N’djamena, le Président en Personne et le Premier Ministre auraient multiplié des émissaires auprès de Mahamat Nour qui était, dit-t-on, catégorique. Il aurait répondu à tous qu’il ne veut plus travailler pour le gouvernement d’Idriss. Certaines chancelleries et journalistes confirment qu’une commission de crise a été aussitôt mis en place par le gouvernement, pour étudier la possibilité de traduire Mahamat Nour devant le tribunal. Après discussion, semble-t-il, la commission de crise ne trouva aucun grief fondé contre le Ministre de la défense. C’est alors que le président de la république, coupant court aux rumeurs, décida de le limogé sans pourtant le remplacer. Comme l’a confirmé le Ministre des affaires étrangères le lendemain devant les ambassadeurs réuni, Mahamat Nour avait clairement fait savoir à tous le monde qu’il ne voulait plus être Ministre. Mais pourquoi n’a-t-il pas démissionner ? Quelle sera la suite à donner ? L’avenir nous le dira.

Brahim Oumar Karim
Paris - France
oumarkarim1958@yahoo.fr

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