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Chronique |
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Chronique:
« De
la Débycratie à l’Erdimirate :
La face cachée de Tom
»
Par
Lyadish
AHMED
Article
paru le 03 avril 2006 -
Ialtchad
Presse
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« De
la Débycratie à l’Erdimirate : La face cachée de Tom
»
Par
Lyadish
AHMED |
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Croire
en Tom Erdimi ? Mieux vaut avoir une vague connaissance de
cet homme et s’en méfier. Dans un panégyrique de son neveu
Abakar Youssouf Mahamat Itno publié sur Alwihda, celui qui se prédestine
à diriger le Tchad nous dévoile son vrai visage. On disait de
lui qu’il était un homme de l’ombre. Et bien il aurait dû y
rester tranquillement. Les lecteurs partageront cet avis après
avoir pris connaissance de cette déclaration qui ne présage rien
de bon sous un éventuel régime Erdimi. Celui qui, le 8 |
| décembre
2005, prétendait avoir choisi l’exil parce qu’il ne
supportait plus la « conception clanique du pouvoir »,
se laisse aller dans ses confidences funèbres et rappelle à un Général
tchadien mort
au combat à Moudaina, que « Tu seras vite oublié comme
l’ont été tous nos gars morts dans le Guéra, contre
les Hadjaraï, dans le Ouaddaï contre le CNR, FNT, dans
le Lac, contre le MDD, dans le Tibesti contre le MDJT, dans
le sud contre Laokein et Ketté… ».
Sur le coup, j’avais d’abord cru à un poisson
d’avril savamment servi par Alwihda pour faire comme Yambaye Stéphane
qui nous annonçait sur tchadforum.com l’arrivée d’Hissein
Habré à N’Djamena le 1er avril sur invitation de
Deby. Malheureusement sur Alwida, bien qu’on était
incontestablement le 1er avril, il n’y avait point de
poisson. Le ton de la déclaration était beaucoup plus solennel.
Décrypte-t-on-le brièvement! |
Il
y aurait au Tchad, selon Tom, les Zagawa et les autres ; les
premiers livrant constamment bataille contre les seconds pour conserver
le pouvoir. Je ne me serai guère arrêté face à une telle assertion
si elle n’était que vocifération d’un quidam illuminé. Les Sara
ont gouverné tout comme les Goranes, clament encore ceux pour qui
l’histoire politique du Tchad ne s’écrit que par référence à
l’empreinte d’une ethnie. Aujourd’hui, les Zagawa gouvernent !
Cela n’est que rappelle d’une évidence. Le pouvoir est entre les
mains de Deby, celui-ci étant Zagawa, le faible d’esprit ne saurait
distinguer entre l’appartenance ethnique de l’homme et le caractère
républicain de l’institution qu’est le Président de
la République. Mais
dire que les Zagawa sont morts dans les différents combats contre les
autres Tchadiens, c’est une première ; une piètre déclaration
allais-je dire. On avait toujours parlé des rebelles en termes généraux
quoique le citoyen cherche à identifier leurs dirigeants par rapport à
telle ethnie ou telle autre. Jamais cependant, je n’ai entendu un
homme politique affirmer que les Tchadiens de quelque ethnie que ce soit
luttent contre une ethnie
dont un des fils est au pouvoir. Tom Erdimi nous dévoile ici sa véritable
nature qui n’est pourtant pas le signe d’une faiblesse d’esprit.
L’homme est universitaire à ce qu’il paraît. Je voudrais néanmoins
avoir la liberté de douter de ses convictions politiques. Celui qui
disait en décembre 2005 que « les pesanteurs socio ethniques
pour ne pas dire claniques ont été longtemps un handicap majeur pour
une prise de position politique plus tôt, contre Deby »
confirme aujourd’hui que sa véritable ambition et celle-là même
qu’il prétend dénier à Deby : « Cette accaparation
personnelle et personnalisée de l’État » fondée sur la
valorisation de l’appartenance clanique. Autant dire qu’à
la Débycratie
actuelle – c’est-à-dire la mauvaise démocratie de Deby – Tom
voudrait substituer ni plus ni moins q’une Erdimirate – pays
des Erdimi où les Zagawa seront les seuls vrais Tchadiens –.
Pourquoi
alors demander un soutien populaire pour chasser Deby du pouvoir ?
Si on doit prendre acte de ce qu’au Tchad il y a bien des Zagawa et
les autres, il convient aussi de ne pas perdre de vue que ce sont
d’abord des Tchadiens qui meurent aux combats et ce, qu’ils soient
forces loyalistes ou rebelles Nordistes et Sudistes. Etablir une
distinction ouverte et politique entre les communautés, c’est servir
une caution aux extrémistes de tous bords avec tout le risque qu’une
telle attitude comporte. Quel sera le sort du premier Zagawa croisé
dans la rue après défection du régime si l’on devait suivre le
raisonnement puéril de Tom ? Le Tchad n’est pas le Rwanda et on
ne souhaite guère qu’il le devienne un jour malgré les intentions
affichées de certains en ce sens. Ceux qui choisissent de servir le
pays, Généraux ou simples plantons,
sont tous des Tchadiens. Leur mort cause de douleur à tous. La
preuve, on n’a pas entendu les rebelles se réjouir outre mesure
d’avoir tué un Général de l’armée nationale. Les réactions ont
été mesurées. Des deux côtés d’ailleurs.
Aussi,
ne saurais-je terminer sans rappeler que devenir un chef d’État,
c’est certes le vouloir soi-même ; mais nul n’y parvient
valablement sans l’appui immédiat d’un groupe de personnes
partageant cette ambition et le soutien ultérieur de la population qui
se sera sentie représentée sans discrimination. Sur ce point, je
m’en suis souvent expliqué sur ce site sans jamais avoir la prétention
de changer les convictions de Deby quant à sa démocratie. Les premiers
écrits en politique sont souvent rébarbatifs. À Tom Erdimi de
corriger ses élucubrations. Sauf si elles expriment ses profondes
convictions. Dans ce cas, il ferait mieux de baisser pavillon. On ne
laissera jamais un divisionniste notoire gouverner au Tchad. Salut !
Lyadish Ahmed
Ialtchad
Presse
Pour
vos observations :
lyadishahmed@yahoo.fr
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