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Chronique |
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Chronique:
«
N’djamena
et Scud :
L’inévitable option militaire »
Par Makaila
Nguebla
- Ialtchad
Presse
Article
paru 25 octobre 2005 |
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«
N’djamena
et Scud : L’inévitable option militaire »
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Comme
on pouvait s’y attendre, les négociations ont bel et bien échoué
entre la délégation gouvernementale et le Socle pour le
Changement, l’Unité et la Démocratie (SCUD). Cet échec patent
des négociations vient vérifier, réconforter sur toutes les
lignes nos analyses de la problématique. C’est une impasse
politique qui ouvre désormais grandement les portes à
toutes |
| les
spéculations et laissent libre cours à tous les débordements. |
Le Socle pour le Changement l’Unité Nationale et la Démocratie
(SCUD) reste ferme sur ses revendications politiques. Selon ces
insurgés, l’échec de négociations est dû au fait que délégation
officieuse envoyée par le pouvoir est officieuse donc ils
estiment qu’elle n’a pas de qualité officielle. Ils ne
peuvent donc en aucun cas discuter avec elle sur une quelconque
base négociation. Ils réclament alors une délégation plutôt
officielle. Aussi, ils trouvent que le refus du gouvernement
d’envoyer une délégation officielle s’explique par le fait
qu’ils allaient poser et exiger comme condition à toute
ouverture des pourparlers, le départ du président Deby du
pouvoir. |
M.Yaya
Dillo Djourou, chef des insurgés de Hajar Hadid, pose entre autres préalables
au gouvernement : la libération immédiate et sans condition
d’un certain nombre d’officiers arrêtés et des détenus politiques
qui périssent en prison sans procès. Il estime que ces personnes sont
« des sans voix ». Elles n’ont droit à aucune défense
en leur faveur. Elles sont donc livrées à eux elles-mêmes. Il décrie
et révèle à l’opinion publique tchadienne les actes des atteintes
aux droits humains qui se commettent sous le régime actuel. Par cette
intervention M . Dillo interpelle le gouvernement du Premier
ministre Pascal Yoadjimadji et le président Idriss Deby au respect de
la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui prévoit
et stipule en son article 6 que : « Tout individu a droit à
la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé
de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement
déterminées par la loi. En particulier nul ne peut être arrêté ou détenu
arbitrairement ». Jamais au Tchad une rébellion aussi
embryonnaire n’a montré une telle maturité politique dans ses
revendications. Ces hommes semblent visiblement et suffisamment connaître
le talon d’Achille du régime dont ils ont à faire.
Par
contre du côté du pouvoir, le ton est monté d’un cran après cet échec
de négociation. On apprend donc que le régime envisage une résolution
rapide face à la crise qui sévit à l’Est du Tchad. Autrement dit
l’heure est au déploiement des troupes dans la zone de conflit où la
tendance est synonyme aux actes de représailles. Selon nous sources,
N’djamena se prépare ardemment aux hostilités. Il y a même des émissaires,
envoyé par le président Deby, qui sillonnent certains pays d’Europe
de l’Est pour l’achat d’armes et des mercenaires. De plus, une délégation
des rebelles soudanais est à Abéché. Deby joue toutes les cartes pour
affaiblir le Scud.
Aujourd’hui,
la région Est du pays est une zone à haut risque où règne couvre-feu
et patrouilles militaires. On peut dire qu’elle est comme du « lait
au feu ». Elle peut entrer en ébullition à tout moment. On ne
sait pas ce qui pourra advenir demain. À moins d’un bouleversement de
dernière minute, l’option militaire pour départager les
protagonistes est presque inévitable.
Makaila Nguebla
Ialtchad
Presse
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