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Chronique |
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Chronique:
« NOUVEAU
PASSEPORT : les
Tchadiens veulent savoir pourquoi ? »
Par
Ouaïdou,
Lona
Ramadan
Article
paru le 04 juillet 2005 -
Ialtchad
Presse
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«
Nouveau Passeport: les Tchadiens veulent savoir pourquoi ? »
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Étant un document de voyage
internationalement reconnu, le passeport est de nos jours une
attestation authentique de la citoyenneté et le document d’identité
officiel des tchadiens à l’étranger.
L’introduction du nouveau passeport
tchadien à amené
plus d'un tchadien à se
poser ces questions : Pourquoi dois-je repayer pour un nouveau
passeport ou pourquoi dois-je payer mon passeport au prix actuel que
cela coûte ?
En effet, par décret n° 182 du 12 avril
2005, l’État tchadien vient d’introduire sur le marché un nouveau
passeport dit « sécurisé ». Le nouveau passeport semble très
élaboré au niveau de sa confection et répond également aux normes
les plus récentes destinées à éviter les falsifications. Afin que le
passeport reste dans les années à venir un document de voyage très
fiable, il a été décidé,
dans la phase de développement, de produire un passeport à la fine
pointe de la technologie qui réponde aux standards de sécurité
actuels.
Par ailleurs, d’un point de vue politique
et diplomatique, l’État a toutes les raisons de vouloir que ses
ressortissants possèdent un document d’identité de grande qualité
afin que ceux-ci puissent rencontrer les nouvelles prescriptions
d’entrée dans la plupart des pays occidentaux.
Or, là où le bât blesse, c’est que ce
document qui ne fait qu’attester la nationalité tchadienne de sa ou
son titulaire est très coûteux (85. 300Fcfa), surtout pour les étudiants
et pour les familles à faible revenu. L’État via le département en
charge de ce document devrait tenir compte du pouvoir d’achat réel du
tchadien moyen. Ensuite, le Décret n0
182 du 12 Avril 2005 impose la date du 18 octobre 2005 à tous
les détenteurs du présent passeport comme date butoir de
l’invalidation de leur passeport. Même ceux qui viennent à peine de
se le procurer et malgré la durée de validité légalement acquise
lors de l’établissement ou de la prorogation dudit passeport sont pénalisés
par cette mesure.
Dans une
optique gouvernétique. L’État tchadien devrait tenir compte de la
situation des pauvres étudiants dans la formulation des règles qui régissent
cet passeport. Le fait de demander aux tchadiens vivant à l’extérieur
de venir à N’djamena avant de s’en procurer leurs nouveaux
passeports surtout les étudiant(e)s est qu’à même trop demander.
Dans de tels politique publique il faut toujours tenir compte des étudiant(e)s.
Au vu de ce qui précède, il y a lieu de
se poser ces questions :
1. L’État n’estime t-il pas que le
prix des nouveaux passeports est très coûteux, voire trop élevé?
2. L’État a t-il tenu compte du prix des
passeports délivrés dans les pays qui nous entourent ou (limitrophes)?
3. Est-ce que ces prix sont fixés sur la
simple base du principe du recouvrement des frais d’exploitation ?
Advenant que c’est le cas, l’État
devrait être plus réaliste et raisonnable dans la fixation du prix du
nouveau passeport et surtout d’en tenir compte de la validité des
anciens passeports. Même si les nouveaux passeports ont nécessité
beaucoup de frais, les autorités devraient tout de même laisser les
anciens passeports arrivés à leurs premières échéances avant de
s’en procurer le nouveau passeport dit « sécurisé ».
Nous pensons qu’une campagne
d’information et de sensibilisation s’imposait en plus de prolonger
les délais. L’autre handicape, c’est la durée du nouveau passeport
dit « sécurisé » qui est de 5 années non renouvelable.
Nous estimons que de telles procédures devraient normalement suivre une
certaine logique du point de vue procédurale et relation publique.
Au prix que le nouveau
passeport coûte, pourquoi l’État ne prolongera-t-il pas la durée ou
la validité du passeport à 6 ans ou au plus non renouvelable ?
Ceci aura plus de sens et donnera plus d’argument à l’État.
Lona Ouaïdou, Ramadan
Ialtchad Presse
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