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Chronique |
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Chronique:
«
Le
pouvoir et le SCUD,
diamétralement opposés ? »
Par Makaila
Nguebla
- Ialtchad
Presse
Article
paru 22 octobre 2005 |
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«
Le
pouvoir et le SCUD,
diamétralement
opposés ? »
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Depuis l’entrée en rébellion en octobre
dernier de quelques centaines d’officiers tchadiens, on remarque de
plus en plus l’inquiétude grandir dans le camp présidentiel. Après
une tentative de négociation échouée, N’djamena essaie à nouveau
de tendre la main aux insurgés déterminés a en découdre. Une délégation
gouvernementale serait à Abéché, dans le Ouaddaï pour renouer
le dialogue.
Entre temps, le Socle pour le Changement l’Unité
et la Démocratie (SCUD) continue à s’identifier aux Tchadiens et à
l’opinion internationale. Il enregistre des soutiens politiques auprès
des organisations politico-militaires internes et externes. Comme en témoignent
les divers communiqués de presses diffusés et publiés dans la
presse. On peut retenir de ces communiqués de presse, le message adressé
à la France, demandant à l’Elysée de s’abstenir de toute
immixtion dans la crise. « C’est une affaire tchado
tchadienne », disent-elles.
La France de Jacques Chirac est une fois
de plus pointée du doigt en Afrique à cause de sa politique
diffuse et son penchant pour certains régimes. La politique africaine
de la France reste donc décriée, étrillée et vilipendée dans de
nombreux pays. Par exemple : en Côte d’Ivoire, au Togo, dans le
passé au Rwanda et présentement au Tchad. Face à cette prise de
conscience des élites africaines éveillées, la France n’a plus le
choix. Elle doit revoir sa politique étrangère par rapport au
continent Noir. A commencer par le Tchad où elle doit adopter une
position de neutralité absolue pour éviter d’influencer les acteurs
en conflits.
Et l’armée dans tchadienne dans cette histoire,
démotivée parce qu’elle est mal
entretenue, sera-t-elle à mesure d’abord de résister et ensuite de
contenir les éventuels assauts généralisés
des rébellions armées coalisées et plus que jamais mobilisées et motivées ?
Ou bien va-t-elle capituler pour laisser la voie libre ? La
question est embarrassante.
Pour revenir aux tentatives de médiation en
cours, le SCUD reste pour l’instant fidèle à toutes ses
revendications. Elle accepte de renouer le dialogue à la seule
condition de négocier le départ du président Deby. Ce dernier voit
donc sa légitimité contestée par une jeune rébellion intransigeante
qui compromet son ambition de prétendre à la présidence à vie.
Dès lors, comment la délégation actuelle fera-t-elle pour
ramener à des meilleurs sentiments le SCUD issu du même système que
le régime actuel et qui le connaissent mieux que quiconque ? Les
balbutiements actuels de négociation sont loin de concilier les parties
en conflits. L’option d’un règlement politique s’éloigne de plus
en plus. L’option guerrière, elle, se rapproche chaque jour.
Selon nos appréciations de la crise, nous
estimons qu’elle est un conflit à faible intensité qui pourrait
s’envenimer au cas où les médiations échoueraient. Nous aurons
alors à faire, dans ce cas, à un conflit d’envergure nationale. La
gravité de la situation a emmené les autorités
tchadiennes à renforcer
les dispositifs sécuritaires dans tout le pays. L’alerte est au
niveau maximal. La méfiance et la psychose ont élu domicile au sein du
régime. La confiance est presque rompue. Pour le pouvoir à N’djamena
l’ennemi est rampant. Il s’est incrusté en haut lieu, grâce à
l’aveugle solidarité ethnique. Et son spectre plane partout.
Le dénouement pacifique
de cette crise semble visiblement lointain. Le succès d’une telle
initiative est tributaire de la volonté des parties en conflits
d’accepter ou non une
meilleure solution de rechange. Or ni les uns, ni les autres ne veulent,
du moins en apparence, céder aux exigences des uns et des autres.
Interrogation : le régime du président Deby est-il à son crépuscule?
Personne n’a la réponse. Pas même le président Deby.
Makaila Nguebla
Ialtchad
Presse
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