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Chronique |
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Chronique:
« Que
se passe-t-il à N'djamena ? »
Par
Nadjibé, Djedouboum Armand
Article
paru le 18 juillet 2003 - Ialtchad
Presse |
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« Que
se passe-t-il à N'djamena ? »
Quelques
semaines seulement après la prise de fonction du nouveau Premier
ministre, Monsieur Moussa Faki, Ndjamena la capitale du Tchad vit une
insécurité sans précédent. Il ne se passe pas une journée sans que
les grandes entreprises à capital mixe reçoivent la visité des
malfrats. D’après les dernières informations la MCT et la STEE ont
échappe belle à une tentative de pillage; Le Conseil National du
Patronat Tchadien et la Chambre de commerce ont appelé à la grève.
Cette grève a été un succès.
Mais
d’où viennent ses pilleurs ? Est-ce le signe précurseur du début
de la décadence du régime Deby ? Nous ne saurions le dire.
Cependant, cette recrudescence de désordre nous rappelle simplement la
fin de chaque régime au Tchad. Le mutisme actuel du gouvernement face
à cette confusion, et l’état de santé du président Deby pourraient
en dire en plus. Le Premier ministre, Monsieur Moussa Faki, fera t-il la
démonstration du contraire dans les jours à venir, lui qui a
promis la sécurité aux Tchadiens.
Quoi
qu’on nous dise, le déroulement des événements actuels à Ndjamena
soulève beaucoup des interrogations. Jamais dans l’histoire du règne
du MPS, une société comme la STEE, vache à lait du régime, n’a été
approché de près par les hommes malintentionnés. Bien qu’elle ait
été privatisée, la STEE n’a jamais été libéré des prédateurs
du régime de Deby.
La
société d’eau et d’électricité n’existe que de nom. Incapable
d’assurer la distribution adéquate et de façon régulière ses
services aux abonnés, la STEE, par contre, fait payer des factures dont
les clients ne s’y reconnaissent pas dans leur consommation
quotidienne. Cette surfacturation arbitraire permet à la société de
compenser aux pertes occasionnées par la consommation gratuite des
kilowatts par les proches au régime, communément appelés les « intouchables ».
Ainsi pour les dirigeants de ladite société, le jeu d’équilibre du
compte de résultat est aussi simple qu’on l’aurait imaginé.
Que
la productivité ou l’économie tchadienne soit en berne, que le monde
soit doté d’une technologie de pointe lui permettant d’exploiter de
l’énergie de façon sophistiquée et à faible coût, Idriss Deby et
ses acolytes préfèrent que la STEE utilise des groupes électrogènes
désuets en autant qu’ils contrôlent l’industrie de carburant au
Tchad. Mais, avec ses interrogations sur la santé du chef de l’État,
l’insécurité galopante, et la grogne populaire de plus en plus
grandissante; il est à se demander jusqu'à quand durera le règne du
MPS? Peut être pas pour longtemps compte tenu du foisonnement, de la
succession des rumeurs sur la santé de Deby, et des conséquences de
cela sur la stabilité politique du pays, il est de plus en plus évident.
Le
Président Idriss Deby est malade et hospitalisé dans un hôpital
parisien, un groupe d’individu tentent de piller les entreprises, et
la société civile en appelle à la grève. Que se passe-t-il
exactement à Ndjamena ? Un arbre peut-il caché la forêt ?
Suivons avec attention tous ces soubresauts en attendant de voir plus
clair…
Armand
Djedouboum Nadjibé
Ialtchad
Presse
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