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tchadienne. Tout était décoré au couleur du drapeau national: le
Bleu, le Jaune et le Rouge. Cette manifestation placée sous
le thème de « Femme Tchadienne pour une Paix durable au Tchad »,
avait comme marraine Mme Achta Ahmed, responsable du Programme Genre
au PAM Sénégal. Fait marquant, la cérémonie a commencé par une
minute de silence à la mémoire du feu premier ministre Pascal
Yoademnadji décédé le 22 février 2007 à Paris. Prenant la parole
pour l’ouverture de la cérémonie, Mlle Ndadnouba Ryaira, Secrétaire
Adjointe de l’ASEET/S a d’abord remercié les invités pour leur
présence et a rappelé que ce jour était historique pour les jeunes
étudiantes de Dakar. Elle a souhaité que cet événement devienne une
tradition. Le nouveau président de lASEET/S, M. Mahamat Wardougou
Arami a quant à lui remercié la marraine, la conférencière ainsi que
la modératrice avant de faire l’éloge de la Femme Tchadienne. Il a
conclut son intervention sur un ton fort reprenant à trois reprises
« Vive la Paix au Tchad, Vive la Femme Tchadienne » sous les
applaudissements du public avant d’inviter Mme Miaro Sandjerim
Evelyne pour la conférence sur le thème de la journée.
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Dans son exposé, la conférencière a fait une référence au thème
des femmes ivoiriennes qui était axé sur la Paix en Cote
d’Ivoire avant de mettre un accent particulier sur le rôle que
doit jouer la femme tchadienne dans le processus de la recherche
d’une paix durable au Tchad. Elle a exhorté les jeunes filles à
s’impliquer davantage dans toutes les activités susceptibles de
conduire les Tchadiens vers la Paix tant recherchée. Elle a
invité le gouvernement tchadien a donné à la Femme Tchadienne la
place qu’il lui faut. Elle a aussi déploré le comportement des
autorités tchadiennes à l’égard de la femme tchadienne vivant en
milieu rural. En effet, les femmes qui vivent dans ce milieu
sont victimes de plusieurs exactions. Pire, avec la situation de
chaos qui règne à l’Est du Tchad, la femme est la première
victime. A son tour, la modératrice de la conférence, Mme Amina
Ongrassem, fonctionnaire au ministère de l’Action Sociale du
Tchad en formation à l’ENTSS de Dakar, a relevé quelques
avancées dans la promotion féminine au Tchad avant de
reconnaître, elle-même, que ces gains sont minimes, et que des
femmes comme Jacqueline Moudeina, avocate et présidente de l’AVCRPT
qui se bat depuis des années pour que les victimes des
répressions politiques au Tchad puissent obtenir Justice,
Kemnéloum Delphine, présidente de l’ATPDH, sont citées en
exemple dans la lutte que doit mener la Femmes tchadienne. Le
mot de la fin de cette journée ne pouvait être chose que le mot
Paix. Mme Miaro a demandé aux filles que la lutte doit commencer
au sein de lASEET/S, qu’elles doivent s’immiscer davantage dans
les activités de l’Association. Elle a dit aux filles que la
Paix ne s’obtient qu’au bout d’immenses sacrifices « nous devons
tous croire à une Paix durable un jour au Tchad. Vive la femme
Tchadienne, Vive la femme africaine, Vive la Paix au Tchad et en
Afrique et partout dans le monde », a-t-elle à la fin de son
discours. La fête a continué de plus belle avec des prestations
des jeunes filles. Au programme des danses traditionnelles du
Tchad, des sketch, des poèmes… |
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Cette première édition de la Journée de la Femme Tchadienne
organisée par lASEET/S fut une réussite. Au-delà de ce succès, le
thème doit interpeller la conscience de tout tchadien qui croit
encore à la Paix au Tchad. Pour y arriver l'implication de nos
soeurs, de nos mères, de nos femmes est dune nécessité vitale. Car
elles connaissent mieux que quiconque ce que souffrance veut dire.
Pour avoir connu, pour celles qui ont des enfants, la douleur de
l'enfantement. Pour celles que cette épreuve attend. La Femme
tchadienne a été témoin depuis les indépendances des cruautés qui se
sont passées dans ce pays. Elles n’ont cessé de voir leurs enfants
tombés, mourir, enrôler de force dans l'armée, dans la rébellion,
leurs filles violées et parfois mêmes devant elles. Pour toutes ces
humiliations subies par la Femme tchadienne nous devons lui rendre
hommage, lui rendre ce qu’elle mérite. Nous devons lui tirer
chapeau. Nous devons lui jeter des bouquets de fleurs. Elle mérite
la place qu'il lui faut car cette femme là, a un cœur doux rempli
d'amour, un cœur qui murmure dans le silence, un cœur patient.
Depuis toujours négligée, marginalisée, la vérité
est aujourd'hui là, la Femme monte de plus en plus haut. Au Tchad
particulièrement, une femme doit mériter tous nos encouragements et
reconnaissances. Mme Jacqueline Moudeina que je surnomme « la
brave », une femme qui a su prendre le devant et pas n'importe où,
elle lutte corps et âme pour que les tyrans et sanguinaires
tchadiens payent pour leurs actes ignobles dans un pays où depuis
toujours on pense que la femme n'a pas son mot à dire. Au Libéria
par exemple, un pays réputé abrité des plus grands bandits, les plus
grands mercenaires du monde est dirigé aujourd'hui par une femme Mme
Ellen Johnson Sirleaf surnommé « la dame de fer », qui aurait pu
croire à cela. Aux États-Unis, pays le plus puissant au monde a
comme Secrétaire aux affaires étrangères, une femme, Condoleezza
Rice. Elle défie tous les hommes de la puissante Maison Blanche. En
Allemagne, pays longtemps dirigé par un des tyrans le plus cruel
que la planète ait jamais connu, est gouverné aujourd'hui par une
femme Mme Angela Merkel. Elle a su se faire respecter et sa voix
compte dans les grandes décisions internationales. Et enfin, plus
proche de nous Ségolène Royal, la native de Ouakam est en course
pour le palais de l’Elysée en France. Tous ces exemples, montrent la
place prépondérante que doit avoir la Femme dans le monde, pour un
monde de Paix. La Paix n’a pas de prix. « Nous allons continuer
toujours, tant que nous pouvons à oeuvrer, pour que la Paix puisse
revenir un jour dans notre pays », disait Kemnéloum Delphine. Que le
bon Dieu veille sur toutes les Femmes du monde.
Real Black
Dakar, Ialtchad presse
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