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Grand
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GRAND
REPORTAGE
1ère
conférence de Presse de la Coalition Sénégalaise pour l’Extradition
de Hissène Habré vers la Belgique ( COSEHAB)
Par
Makaila Nguebla - Article paru le
02
novembre 2005
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1ère
conférence de Presse de la Coalition Sénégalaise pour l’Extradition
de Hissène Habré vers la Belgique ( COSEHAB)
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Après
avoir fondé le 19 octobre 2005 une coalition dénommée la
Coalition Sénégalaise pour l’Extradition de Hissène Habré
vers la Belgique (COSEHAB), des organisations de la société
civile sénégalaise ont lancé à l’hôtel Ndiambour , sis rue
Carnot au centre de Dakar une campagne pour l’extradition de
Hissène Habré.
« Nous,
organisations de la société civile sénégalaise, apportons
notre soutien total à cette demande formulée par la Belgique et
demandons, au nom des victimes et au nom de la justice, tant aux
juridictions sénégalaises, qu’à Monsieur le président de la
République du Sénégal d’y faire droit. Le Sénégal a manqué
son premier rendez-vous dans l’affaire
Hissène Habré avec la justice internationale en refusant
qu’il soit jugé ici ce dont nous aurions été légitiment
fiers. Que le Sénégal ne rate pas la seconde chance qui lui est
offerte dans cette affaire » C’est par cette déclaration
que les organisations de la société civile ont lancé
officiellement la campagne de cette coalition en vue de
l’extradition de l’ex-président tchadien.
Tour à tour Alioune Tine, secrétaire général de la Rencontre
Africaine Des Droits de l’Homme (RADDHO), Me Ciré Demba Bathily, président d’Amnesty International, section sénégalaise
et de M.Aziz Badjane,de l’Organisation Nationale de Défense des
Droits de l’Homme (ONDH) ont pris la parole pour interpeller le
gouvernement sénégalais sur le dossier Habré.
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| La
COSEHAB a présenté à la presse les plans d’actions qu’elle
entend entreprendre pour mener à bien et atteindre ses objectifs.
La COSEHAB compte sensibiliser l’opinion publique sénégalaise
en ciblant les chefs religieux, les syndicats, la presse et les
autres organisations sociales pour qu’ils exercent des pressions
sur le président Abdoulaye Wade. Elle estime aujourd’hui que le
Sénégal peut aisément extrader H.Habré. La COSEHAB soutien que
si le Sénégal prétend être modèle de démocratie et
candidat |
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| au
Conseil de Sécurité des Nations Unies, il ne doit pas se dérober
de ses engagements internationaux. |
Cette
conférence de presse a permis à la coalition de rompre le silence et
lever l’équivoque sur l’affaire de 300millions de Fr Cfa selon
laquelle Hissène Habré aurait remis à un chef religieux. L’allusion
est faite ici à la confidence de Reed Brody révélée par la presse et
récupérée par les avocats de Hissène Habré. La COSEHAB a nié et a
rejeté en bloc des telles
déclarations. Elle précise qu’elle n’est au courant d’aucun
communiqué de presse émanant de Human Rights Watchs (HRW) faisant état
des telles révélations. Elle souhaite éviter que le dossier Habré
ne glisse vers un champ religieux pour devenir un
sac de nœuds et un
véritable engrenage. Elle entend ramener le dossier à ses réelles
dimensions et son véritable cadre juridique.
Durant
la conférence de presse, la coalition a fait un bref rappel des crimes
commis par l’ex-président tchadien en exil au Sénégal. A la
question de vouloir envoyer Hissène Habré à l’échafaud, la COSEHAB,
tient à rassurer l’opinion publique sénégalaise que cela n’est
pas son objectif. Au contraire elle demande à ce Habré soit simplement
jugé. Et elle précise également sur ce point que son combat est
double :
Un : Se battre pour que Hissène Habré soit jugé.
Deux : Se battre pour qu’il y ait droit à un procès
équitable.
Par ailleurs, la COSEHAB fait savoir qu’elle se bat pour les droits
des victimes mais aussi pour les droits de Hissène Habré. Elle
garantie à H.Habré un procès juste et équitable. Elle attire
l’attention de l’opinion que le depuis le début de cette histoire
de Hissène Habré, elle refuse catégoriquement de l’envoyer au Tchad
où la peine de mort l’attend.
La
COSEHAB, révèle et dénonce la solidarité des chefs d’Etat
africains qui exercent des pressions sur le Sénégal de ne pas livrer
Hissène Habré à la justice Belge. Elle estime qu’il faut rompre
avec ce syndicat des chefs d’Etat qui commettent des
violations des droits humains et se protègent entre eux. C’est
pourquoi, le procès de Hissène Habré et celui de Charles Taylor exilé
lui aussi au Nigeria et sous le collimateur de la justice
serviront d’exemples en termes des dissuasions pour mettre fin à
l’impunité et à l’arbitraire en Afrique.
Elle se réjouit de voir qu’un mois après l’annonce du mandat
d’arrêt international par la Belgique à l’encontre de Hissène
Habré et suite à la demande d’extradition adressée au Sénégal par
le gouvernement Belge, le soutien international et africain ne cesse de
se confirmer.
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A
ce jour, le Sénégal n’a pas procédé à l’arrestation de
Hissène Habré contrairement aux exigences de la loi sénégalaise.
A cet effet, elle exprime sa profonde préoccupation car un mois
après l’annonce officielle du mandat d’arrêt international
par la Belgique, Hissène Habré n’a pas été encore arrêté
et en violations des dispositions des articles 10, 11, 12,13 et 14
de la loi sur
l’extradition et l’exécution de peine de mort,
s’indigne-elle.
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| Alioune
Tine secrétaire général de la RADDHO, membre de la COSEHAB
rajoute « les autorités
sénégalaises doivent procéder à l’arrestation sans délai de
Hissène Habré en vue de l’extrader en Belgique pour qu’il
ait un procès juste et équitable » fin de citation. |
La
coalition n’entend pas se limiter au Sénégal, Reed Brody et Olivier
Bercaut, tous deux membres de Human Righs Watchs et initiateurs de la
coalition se sont envolés respectueusement en Belgique et aux États-unis
dans le but de sensibiliser l’opinion européenne et américaine. La
coalition s’internationalise pour obtenir l’extradition de l’ex-président
tchadien.
Makaila
Nguebla.
Correspondant permanent à Dakar,
Ialtchad Presse.
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