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Dossier DH |
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Dossier
droits humains (DH)
OrganisationTchadienne des Droits Humains
(O.T.D.H)
is Avenue Mubutu TEL :
00235 631 51 64 N’Djamena Tchad
Occupation
libyenne du B.E.T :
La
Libye
doit dédommager |
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Droits
humains: Mémorandum (II)
Occupation
libyenne du B.E.T :
La
Libye
doit dédommager
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Des relations tumultueuses et
explosives tchado-libyennes, l’aspect dommages sous toutes formes
causés aux populations du B.E.T a presque été occulté par le
gouvernement tchadien.
L’O.T.D.H revient sur ce sujet qui fâche pour révéler le plan
lugubre de cette occupation de deux décennies au cours de laquelle
spoliation, empoisonnement, tuerie et déportation ont été le
modus operandi libyen (le titre et le chapeau sont de la rédaction
du journal « Notre Temps » qui a, également, publié
cet article dans son N° 308 du 03 juillet 07) |
Après avoir reconnu l’existence d’une frontière
internationale entre elle et le Tchad, et ce grâce à des actes
juridiquement opposables à elle,
la Libye
brandit
la Convention
non ratifiée du 7janvier 1935 pour annexer le nord du Tchad en débutant
par la bande d’Aozou bien évidemment.
L’installation définitive et permanente des
libyens à Aozou eut lieu dans le premier semestre 1973, à une date
qu’il est difficile de préciser, mais qui se situe entre mars et
juin.
Des éléments militaires occupèrent le petit poste,
sur le quel le drapeau libyen fut arboré. Des autorités libyennes
s’installèrent également. Progressivement
la Libye
domine militairement toute la région du Borkou Ennedi Tibesti (B.E.T)
en y appuyant des rébellions par fois à sa dévotion mais aussi
d’autres contre les différents Gouvernements centraux.
Le régime du premier Président tchadien Ngarta
Tombalbaye, celui du Général Malloum et de Hissein Habré avaient,
chacun à son tour, dénoncé les visés expansionnistes de
la Libye
sur le Tchad. Toutes les fois que le Tchad s’était plaint devant les
grandes instances internationales,
la Libye
avait défié l’autorité de celles-ci, à titre d’exemple, durant
la fin de l’année 83, le Tchad envoya diverse lettres au président
du Conseil de sécurité dénonçant les attaques libyennes contre les
forces tchadiennes et le bombardement indiscriminé d’objectifs
urbains civils.
Après avoir tenté en vain d’obtenir le retrait des troupes
libyennes par des négociations
bilatérales, le Tchad porta l’affaire devant les Nations Unies et
l’Organisation de l’Unité africaine, avant qu’après de longs
atermoiements de la part de
la Libye
, les deux Etats portent l’affaire devant
la Cour
internationale de justice sur la base de l’accord-cadre sur la résolution
du différend de la bande d’Aozou signé par
la Libye
et le Tchad, le 31 août 1989.
Le 31aout 1990,
la Libye
adresse sa notification à
la CIJ. En
effet, le 31 septembre 1990, le Gouvernement du Tchad à déposé au
Greffe de
la Cour
une requête introductive d’instance contre
la Libye
, priant ainsi
la Cour
de déterminer le tracé de la frontière entre
la République
du Tchad et
la Jamahiriya
arabe libyenne, conformément aux principes et règles de droit
international applicables en la matière entre les parties.
La Cour
, après toute la procédure normale, après avoir analysé les
arguments juridiques et autres faits contenus dans les mémoires déposés
par les deux parties à son Greffe, constate que le traité du 10 août
1955 a
déterminé de manière complète la frontière entre
la Libye
et le Tchad. Par conséquent,
la Cour
, par seize voix contre une, rétablit le Tchad dans ses droits.Donc,
par son Arrêt du 3 février 1994, la plus haute juridiction
internationale a prouvé que
la Libye
avait délibérément spolié une partie du Tchad durant deux décennies.
Mais l’équation qui se pose à nous tous est de nous demander
qu’est ce que
la Libye
avait fait dans le nord du Tchad durant ces deux décennies
d’occupation ? La question de l’occupation en tant que telle
est un débat qui n’intéresse que les Etats et fut réglée entre
eux. Il est question d’évoquer les effets collatéraux relatifs à
l’occupation. Il serait illusoire, voire même prétentieux de faire
une évaluation exacte de ce que
la Libye
avait causé comme préjudices sur le plan humain, matériel, économique,
socio environnemental et politique.
Sur le plan humain : à ce niveau, les victimes sortent du
seul cadre du B.E.T pour s’étendre presque à tous les Tchadiens.
Car, la bande d’Aozou qui fut le symbole de la libération du Tchad ,
avait motivé les tchadiens de tous les bords pour y
aller laisser leurs peaux. En 1980,
la Libye
traverse tout le désert, occupe un temps soit peu le Ouaddaï où ils
tuent de centaines de personnes entre autre le célèbre théologien
cheikh Adoum Barka et le Lieutenant Mahmoud Abdramane Haggar. Les
libyens parcourent le Batha et arrivent jusqu’à Douguia, village à
80km au nord de N’djamena avant de se replier sur le B.E.T. dans cette
région, les libyens avaient permanemment bombardé toutes les agglomérations.
Leurs cibles étaient entre autres : les cérémonies
matrimoniales, les places mortuaires, les prières collectives, les
palmeraies, les points d’eau etc. En dehors de villes, ils pilonnaient
des troupeaux de tous genres, les caravaniers, les bergers et tout ce
qui est mobile.
Les libyens empoisonnaient les points d’eau dans le
B.E.T, jetaient des colis piégés (tels que lampe torche, couverture,
sac de sucre etc.) qui explosaient sur des vieilles, femmes et enfants
affamés.Ils ligotaient et fusillaient sans distinction. Ils avaient
organisé des déportations vers
la Libye
dont certaines victimes se trouveraient actuellement en état
d’esclavage dans des fermes libyennes.Ce n’est pas tout .des
autorités traditionnelles enlevées et exécutés avec leurs notables
tel que le chef du canton Doza.
Sur le plan matériel: on peut citer le fait que durant toute la
période de l’occupation, les soldats libyens avaient pour source
d’approvisionnement en viande, les dromadaires de paisibles
citoyens.Des milliers de têtes des dromadaires déportés en Libye par
fois ensemble avec leurs bergers ; des
centaines de palmeraies furent cibles des bombardements aériens et
ainsi décimés ; des centaines de villages rasés.
Sur le plan environnementale: toute la région
du B.E.T est parsemée de mines et d’engins non explosés tels que
grenades, obus d’artillerie, bombe d’aviation, sous munitions etc.
à cela s’ajoute la destruction de toute la biodiversité, des sites
touristiques devenus des endroits d’insécurité par excellence, la
terre a perdu de sa fertilité du fait de la pollution, tout cela réuni
accélère la désertification avec son corollaire de sécheresse et les
conséquences qui en découlent sont d’ordre sociopolitiques. Mais
qu’en est-il ? Où est
la Justice
? Qu’est ce qui explique le silence de l’Etat tchadien et des
victimes ?
Pour avoir fomenté l’attentat de Lockerbie, les américains
lancent un mandat d’arrêt international contre les deux suspects
libyens, et une série de sanctions internationales frappent
la Libye
(embargo aérien, économique et diplomatique.) Elles seront maintenues
jusqu’au 5 avril 1999, lorsque Kadhafi acceptera de livrer ses deux
compatriotes et de reconnaître la responsabilité civile de l’Etat
libyen. De même,
la Justice
française et les victimes de l’attentat contre le DC-10d’UTA
forcent
la Libye
jusqu’à la signature d’un accord d’indemnisation des victimes, le
9 janvier 2004.La Libye maintien les infirmières bulgares et le médecin
palestinien pour avoir volontairement inoculé le virus du Sida à des
enfants libyens. Mais qu’est ce que
la Libye
, elle, a inoculé à notre beau désert ? N’est ce pas des
engins de mort capables de survivre à tout le XX1e siècle ?
Les bonnes relations d’Etat à Etat qui existent
entre le Tchad et
la Libye
n’engagent que les pouvoirs publics mais ce qui reste impuni est
purement juridique. C’est dans cette optique que l’Organisation
Tchadienne des Droits Humains (O.T.D.H.) appelle à la prise de
conscience de toutes les victimes directes ou indirectes pour une
justice équitable. Car plus le silence persiste, plus les témoins
oculaires meurent, les victimes également.
Dans cette quête de justice et d’indemnisation,
nous serons obligés d’établir la culpabilité du Gouvernement
tchadien pour avoir contribué, à un moment, à la disparition des
preuves les plus indéniables de l’intervention criminelle de
la Libye
au Tchad. Notre démarche n’est que légale.
Ce n’est pas les Allemands qui nous prouveront le
contraire.
BARADINE
BERDEI TARGUIO
Président
de l’O.T.D.H
Dossier
Droits Humains (classés)
Mémorandum: situation sécuritaire au Dar Tama
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