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Parution
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« Violence
politique et conflits en Afrique :
le cas du Tchad »
Par
Mohamed Tétémadi BANGOURA
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Ce livre,
issu d'une thèse de doctorat en science politique soutenue avec brio
par l'auteur en 2005 à la Sorbonne, a pour objet d'établir le lien
entre la violence politique et les conflits au Tchad depuis l'indépendance.
Toutefois, il prend soin de remonter auparavant aux sources précoloniales
et coloniales de ces conflits afin d'en connaître la véritable nature.
La
violence politique en tant que violence d'Etat est à l'origine des
conflits, du Président Tombalbaye au Président Déby, du fait de la
dictature et de l'autoritarisme qui caractérisent les régimes
successifs. En réaction, la violence d'Etat génère une violence
contre l'Etat, tantôt par le bas (désobéissance civile,
protestations, révoltes, rébellions), tantôt par le haut
(dissidences, désertions, mutineries, tentatives de coups et coups d'Etat).
La violence politique atteint son paroxysme en 1979-80 avec la guerre
civile. Cette guerre entraîne une régionalisation et une
internationalisation du conflit avec l'intervention militaire de la
Libye et de la France.
La Cour
internationale de Justice parvient à régler le différend
tchado-libyen en 1994 mais le conflit politique interne reste entier
sous le régime d'Idriss Déby. La démocratisation de façade des années
1993-96 vole en éclats et cède la place à un régime de plus en plus
autoritaire et contesté comme en témoignent la tentative de coup d'Etat
de mai 2004 et les désertions civiles et militaires en 2005. De même,
l'impunité des crimes commis sous le règne sanglant d'Hissène Habré
continue d'alimenter les interrogations au sujet d'un éventuel procès
de l'ancien dictateur réfugié depuis quinze ans au Sénégal. Dans ces
conditions, faute de justice, de sécurité et du fait de la violence
politique, la paix civile a bien du mal à s'installer au Tchad.
Mohamed
Tétémadi BANGOURA est docteur en Science politique de l'Université de
Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En tant que chercheur guinéen à
l'Observatoire Politique et Stratégique de l'Afrique (OPSA), il a
contribué à des ouvrages universitaires et articles sur le concept de
violence politique en Afrique, notamment dans son pays. Il est par
ailleurs professeur de Biologie et diplômé en 3è cycle de Biochimie.
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Collection Etudes africaines |
488
pages
ISBN : 2-296-00079-7
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SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE
I. PRESENTATION DU TCHAD: UN PAYS CONTINENTAL CONTRASTE
A. Le Tchad: situation géographique et premiers peuplements
1. Situation et géographie physique
2. Climats
3. Origines du peuplement
B. Diversité ethnique, clivages socio-économiques et religieux
1. La diversité ethnique
2. Les modes de vie socio-économiques
3. Le clivage religieux
II. METHODOLOGIE
A. La question du choix des paradigmes
1. L'analyse institutionnaliste
2. L'analyse développementaliste
3. L'analyse dépendantiste
4. La « politique par le bas » et la « sociologie historique de
l'Etat »
5. Le néopatrimonialisme
B. Hypothèses de recherche et concepts retenus
l. Violence politique: autoritarisme et violence d'Etat
2. Violence politique : révoltes, rébellions, coups d’Etat ou
la violence contre l’Etat
3. Conflit interne et guerre civile
4. Régionalisation et internationalisation d’un conflit
5. Démocratisation
CHAPITRE PRELIMINAIRE : LES ORIGINES PRECOLONIALES ET
COLONIALES DES CONFLITS TCHADIENS
I. ORIGINES DES
CONFLITS A L'EPOQUE PRECOLONIALE
A. Sociétés et pouvoir dans l'espace précolonial tchadien:
essai de typologie
1. Les sociétés à pouvoir minimal
2. Les sociétés à chefferie traditionnelle plus fortement politisée
3. Les Etats, monarchies et sultanats
B. Les relations entre les différentes sociétés dans l'espace précolonial
tchadien
1. Les relations pacifiques
2. Les relations conflictuelles
II. ORIGINES DES
CONFLITS A L' EPOQUE COLONIALE
A. L'impact de la colonisation française sur la formation du
Tchad
l. Conquête et occupation du territoire
2. Mise en place de l'administration coloniale
B. Les actions économiques, sociales et politiques de
l'administration coloniale et leurs conséquences sur les sociétés du
Tchad
1. Les transformations économiques et sociales liées à la
colonisation
2. La vie politique au Tchad de 1945 à 1958
PREMIERE PARTIE:
ORIGINES ET EVOLUTION DU CONFLIT INTERNE (1960-1980)
Introduction
CHAPITRE I : LA VIOLENCE POLITIQUE, A L'ORIGINE DU CONFLIT INTERNE
Section 1. La
violence d'Etat: l'autoritarisme du régime Tombalbaye (1960-1975)
A. La concentration du pouvoir
1. Les mesures répressives à l'encontre des dirigeants politiques
2. L'imposition du parti unique
: le PPT
B. Le durcissement du régime
l. L'atteinte aux libertés publiques et aux droits de l'homme
2. L'institutionnalisation de
l'appareil de coercition
C. Les dérives du régime autoritaire
1. La « révolution culturelle » et ses excès
2. L'évolution du régime:
vers une forme de totalitarisme ?
Section 2. La violence contre l'Etat (1965-1979)
A. La violence « par le bas »
l. Les insurrections paysannes
2. La rébellion
B. La violence « par le haut »
1. Le coup d'Etat du 13 avril
1975
2. L'amateurisme politique et les contradictions du régime
Malloum
C. L'échec des politiques de réconciliation nationale des Présidents
Tombalbaye et Malloum
l. L'échec de la politique de réconciliation nationale du Président
Tombalbaye
2. L'échec de la politique de réconciliation nationale du Président
Malloum
CHAPITRE II : LA GUERRE CIVILE, PAROXYSME DU CONFLIT
INTERNE (1979-1980)
Section 1. Conquête du pouvoir par la rébellion et guerre civile
A. La première bataille de N'Djaména (février 1979)
l. La victoire rapide et
inattendue des FAN d'Hissène Habré
2. L'entrée en scène des autres mouvements du FROLINAT et la débâcle
des forces loyalistes
B. La partition politique et militaire du Tchad : la tentation
sécessionniste
l. Le Comité permanent ou l'essai d'instauration d'un Gouvernement
du Sud
2. L'échec de la répression gouvernementale dans le Sud
Section 2. L'exercice du pouvoir et la gestion interne du conflit
A. Les Gouvernements transitoires d'union nationale (1979)
1. Les Accords de Gouvernement de Kano et de N'Djaména (mars-avril
1979)
2. Les Accords de Gouvernement de Lagos (août 1979)
B. La rupture de l'alliance nordiste et la reprise de la
guerre civile
1. Les forces en présence
2. La deuxième guerre civile (mars-décembre 1980)
Conclusion de la Première partie
DEUXIEME PARTIE:
REGIONALISATION ET INTERNATIONALISATION DU CONFLIT
Introduction
CHAPITRE I : LE RÔLE
DE LA LIBYE DANS LA REGIONALISATION DU CONFLIT
Section 1 :
La politique d'expansion et d'influence de la Libye en Afrique
A. Les échecs unitaires au Machrek et au Maghreb
1. Les tentatives de fusion au Machrek
2. Le retournement vers le Maghreb
B. Une stratégie de substitution au Sud du Sahara
1. L'aide libyenne à l'Afrique subsaharienne
2. La recherche de nouveaux alliés
Section 2 : Les relations tchado-libyennes
A. Le conflit frontalier tchado-libyen : le litige de la bande d’Aouzou
1. Les aspects histoirques de la frontière tchado-libyenne
2. L’annexion de la bande d’Aouzou (à partir de 1973)
B. Les interventions militaires de la Libye au Tchad
1. L première intervention militaire (octobre-décembre 1980)
2. La deuxième intervention militaire (juillet 1983)
3. Les raids libyens de 1986
Conclusion et rôle des autres pays de la région
CHAPITRE II :
LA FRANCE ET L’INTERNATIONALISATION DU CONFLIT AU TCHAD
Section 1 :
La France, une puissance moyenne
A. Un poids géopolitique et stratégique mondial
1. Le rayonnement de la France dans le monde
2. Le rôle de la France en Afrique
B. La politique africaine de la France
I. Les caractéristiques de la politique africaine de la France
2. La politique militaire de la France en Afrique
Section 2 : Le rôle de la France dans les conflits au Tchad
A. La protection d'un gouvernement allié contre une déstabilisation
intérieure (rébellion)
1. La première intervention française : des opérations de
maintien de l'ordre (1969 à l972)
2. La deuxième intervention française : l'Opération Tacaud
(1978)
B. La défense d'un pays ami contre une agression militaire
extérieure (libyenne)
l. L'Opération Manta (août
1983- novembre 1984)
2. L'Opération Epervier (de février 1986 à nos jours)
CHAPITRE III : LE RÔLE
DES ORGANISATIONS REGIONALE ET INTERNATIONALE DANS LA RESOLUTION DES
CONFLITS AU TCHAD
Section 1 :
L'Organisation de l'unité africaine (OUA) et la tentative de règlement
du conflit interne par l'envoi d'une Force de maintien de la paix
A. La création de la Force panafricaine au Tchad
l. La décision de création d'une « Force interafricaine de
maintien de la paix »
2. La gestion du conflit par le Comité politique
B. Caractéristiques et fonctionnement de la Force de l'OUA au
Tchad
1. Mandat et nature de la Force de l'OUA
2. Constitution, déploiement et difficultés de la Force de
l'OUA
Section 2 : L'Arrêt
de la Cour internationale de justice (CLJ) concernant le conflit
frontalier tchado-libyen
A. Les tentatives africaines de conciliation et de médiation
1. La création du Comité ad hoc de l'OUA : une tentative
(infructueuse) de règlement pacifique du différend tchado-libyen
2. La médiation algérienne et l'Accord-cadre d'Alger du 31 août
1989 sur la restitution de la bande d'Aouzou au Tchad
B. L'Arrêt de la Cour internationale de justice
1. Le fondement retenu par la Cour
2. Le tracé de la frontière tchado-libyenne
Conclusion de la Deuxième partie
TROISIEME PARTIE :
VIOLENCE POLITIQUE ET DEMOCRATISATION : VERS LA FIN DU CONFLIT AU TCHAD
? (1982-2005)
Introduction
CHAPITRE I :
VIOLENCE POLITIQUE ET AUTORITARISME SOUS LE REGIME D'HISSENE HABRE
(1982-1990)
Section 1. La
violence d'Etat
A. L'autoritarisme au début de régime Habré
1. La concentration du pouvoir
2. La mise en place d’un nouveau parti unique et de forces répressives
B. La terreur et une fin de dictature sanglante
1. La DDS, l’organe principal de la terreur
2. Les organes supplétifs
Section 2. La
violence contre l'Etat
A. La violence « par le bas »
1. La révolte des Codos au Sud (1982-1984)
2. La rébellion armée du GUNT au Nord (1983)
B. Le leurre de la réconciliation nationale
l. Les premières tentatives manquées de réconciliation nationale
2. Les Accords de Libreville et le ralliement progressif des opposants
C. La violence « par le haut »
1. Les dissidences anti-Habré
2. La prise du pouvoir par Idriss Déby
CHAPITRE II:
VIOLENCE POLITIQUE ET DEMOCRATISATION SOUS LE REGIME D'IDRISS DEBY
(1990-2005)
Section 1. La
violence d'Etat : les tentatives avortées de démocratisation
A. L'instauration du processus de démocratisation et ses limites
l. De l'adoption de la Charte nationale de 1991 à l'instauration du
multipartisme
2. La Conférence nationale souveraine (15 janvier -7 avril 1993)
3. La Constitution de mars 1996
B. La mise à l'épreuve du processus de démocratisation
l. Les élections présidentielles (1996, 2001) et législatives
(1997, 2002)
2. La situation des droits de l'homme et l'éventuel procès d'Hissène
Habré
3. La question de l'armée et des forces de sécurité
Section 2. La violence contre l'Etat
A. La violence « par le haut »
1. Les tensions, mutineries et dissidences dans l'armée
2. Les tentatives de coups d'Etat militaires
B. La violence « par le bas »
1. Les manifestations de la société civile, les révoltes
populaires, la désobéissance civile
2. L’opposition armée
Conclusion du Chapitre II
Conclusion générale
Bibliographie
Liste des sigles
Liste des annexes
I) Cartes et gravures
II) Documents et accords
Annexes
Table des matières
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