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Regard sur l' économie |
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Regard
sur l'économie...
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Économie: entre défis et enjeux
»
Lona
Ouaidou Ramadan
Article
paru le 20 septembre 2004 sur le
Journal Ialtchad
Presse. |
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«
Économie: entre défis et enjeux
»
L'économie
tchadienne offre un visage contrasté. Elle subit non seulement les conséquences
d'un oligopole mondial, mais elle est en proie à des difficultés
internes. Quelle est la vision des acteurs politiques tchadiens face à
cette nouvelle donne ? Existe-t-il une réelle volonté politique à
sortir l'économie tchadienne de ces défis et enjeux ?
La concentration du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif
(suscite des nombreuses interrogations) quant à la capacité politique
des pouvoirs publics à relever les défis des enjeux économiques de
l'heure. Les choix politiques et économiques jusqu'à présent mis en
place ne tiennent malheureusement pas compte du contexte économique
mondial. Pire, ces choix ne font pas une analyse optimale des enjeux
actuels de l'environnement d'un marché de plus en plus rigide.
L'économie
Tchadienne fait face à des défis énormes à savoir : la réduction de
la pauvreté grâce à une croissance économique créatrice d'emplois,
l'amélioration de certains indicateurs tels que l'espérance de
vie, la mortalité infantile, l'état nutritionnel, la relance économique,
le problème des infrastructures économiques, etc. Peut-on affirmer que
ces défis que rencontre notre économie sont dus essentiellement à la
naissance d'une nouvelle démocratie au Tchad ? C'est-à-dire une démocratie
caractérisée par un régime politique ou la transition a imposé l'émergence
d'institutions démocratiques multipartites dont les acteurs importants
sont issus pour la plupart du récent régime autoritaire.
Il
est à noter que cette démocratie balbutiante, de façade, est en
entrain d'être construite dans une atmosphère de crise économique et
sociale qui met en évidence le fossé entre pauvres et riches. Ainsi,
les très grandes inégalités sociales, l'avènement d'un simulacre de
démocratie au Tchad ne peut à elle seule expliquer la montée de tous
ces défis sociaux et économiques.
La situation ne peut être redressée sans une forte volonté politique.
Pour l'instant cette volonté politique est absente. Il n'y a que de
discours d'intention mais aucun acte concret pour endiguer ce problème
aux conséquences indescriptibles. La preuve en est que le Tchad compte
plus de pauvres que dans la plupart des pays sous développés. Alors
qu'on parle de la lutte contre la pauvreté depuis que le projet pétrole
est finalisé. Censé remettre sur les rails l'économie tchadienne, le
projet pétrole paraît de plus en plus aux des Tchadiens comme un
leurre. Pour une raison simple : la relance économique n'est pas observée
comme elle devrait l'être. Pourtant, on ne cesse d'en faire la
propagande.
Le constat qu'on peut faire de la situation, c'est qu'on a l'impression
que les enjeux économiques sont tellement importants que le pouvoir exécutif
met l'accent sur plus la délégation davantage que sur la représentation
des affaires publiques. On a l'impression que les enjeux économiques créent
ou (favorisent) ce qu'on peut qualifier d'oligarchie émergente au
Tchad.
Sans pour autant être pessimiste, le caractère excessivement concentré
de l'économie tchadienne aux mains d'une oligarchie ne facilite pas la
tâche afin de relever les défis économiques qui, à notre sens,
restent paradoxaux et empêchent la relance de l'économie nationale et
par conséquent le développement.
Finalement,
peut-on toujours croire aux discours et au patriotisme des hommes
politiques tchadiens qui s'acoquinent avec l'élite économique,
flirtent avec des corrupteurs, faufilent entre leurs investissements
personnels et leurs responsabilités publiques ? Qu'ils prennent
conscience de la situation et concentrent leur effort pour relancer
vraiment l'économie du pays! Une de leur priorité doit être de rétablir
l'eau, l'électricité et la sécurité qui sont les premières
conditions d'une économie nationale viable.
L’eau est trop précieuse pour être confiée aux
forces du marché. L’accès à l’eau est un droit fondamental
de la personne. Les ententes de l’organisation mondiale du commerce(OMC),
de pair avec les autres ententes commerciales nient l’existence de ce
droit au profit des droits des sociétés. L’eau c’est la vie, car
la vie n’est pas une marchandise.
Lona
Ouaidou, Ramadan
Ialtchad
Presse
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