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Regard sur l' économie |
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Regard
sur l'économie...
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La
filière coton en crise
»
Lona
Ouaidou Ramadan
Article
paru le 14 février 2005 sur
Ialtchad
Presse. |
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La
filière coton en crise
»
Dévaluation du Franc CFA, ajustement structurel,
subventions « déloyales » agricoles de certains pays
occidentaux sont à la base de cette crise du coton au Tchad. Ajouter à
cela, la mauvaise gestion de la première source de rentrée de devises
dans le pays.
Créée en 1971, la Cotontchad (Société cantonnière du Tchad) connaît
aujourd’hui une grave crise. Les différents efforts de l’État se
sont avérés inefficaces pour sortir cette société du marasme. Spécialisée
dans l’achat de coton graine, de l’égrenage et de la
commercialisation de la fibre ainsi que des produits de la graine; la
Cotontchad à un capital de 4,256 milliards de FCFA et
représente plus de 30 % du PIB du Tchad.
Mais comment expliquer que la Cotontchad qui a été
la seule société cotonnière africaine jadis maîtresse de son produit
sur le marché international soit passé aujourd’hui à côté de ses
objectifs? Cette crise est-elle une simple détérioration des termes de
l’échange? Une absence d’une véritable politique du coton? Ou
alors, des erreurs stratégiques de l’État tchadien?
Les vraies causes à cette crise sont :
-D’abord, la privatisation en 2000 de l’huilerie savonnerie de la
Cotontchad.
-Ensuite, le désengagement de l’État
en 1999 et la mise en place d’un plan de stratégie des
reformes.
-Enfin, les fluctuations du marché international et les nombreux choix
erronés de l’État par démanteler ce géant de l’économie
tchadienne.
A ces trois causes, il faut ajouter des problèmes
de gestion. Celui des subventions agricoles des pays occidentaux. Par
exemple, les États Unis subventionnent non seulement la production mais
aussi l’exportation de leur coton. Cela a eu pour conséquence :
la diminution des exportations du coton tchadien.
Autres conséquences immédiates : la Cotontchad a procédé à des
licenciements de son
personnel ainsi qu’a la fermeture de la plus part de ses usines.
De ce qui précède, l’État tchadien a un choix :
ne pas se désengager de ses responsabilités. Il faut une politique
commerciale cohérente. Et que cette politique s’adapte au plan des
reformes.
Autrefois, la Cotontchad avait une bonne méthode
de commercialisation du coton. Par exemple, le fait de vendre
directement le coton à travers son réseau d’agents. Ce qui a
l’avantage d’éviter des intermédiaires.
Une des perspectives qui pourra être salutaires pour l’État tchadien
serait de faire preuve de bonne volonté, d’exiger que la Cotontchad
puisse commercialiser elle-même sa fibre à la filature. Et aussi
d’entamer un processus de financement de la production et de
s’assurer de la transparence en matière de gestion. Le marché du
coton est devenu de nos jours un problème majeur pour les pays sous développé.
L’État tchadien doit aujourd’hui penser à une politique de
diversification des
ressources naturelles afin d’éviter ou de minimiser les crises à
venir.
Espérons que la nomination dare-dare d’Ibrahim Malloum, un
connaisseur de la filière pourra relancer la filière coton. Mais aussi
soit l’occasion de gérer la Cotontchad dans la transparence.
Lona
Ouaidou, Ramadan
Ialtchad
Presse
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