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Regard sur l' économie |
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Regard
sur l'économie...
«
Tchad,
quelle
vision face à la mondialisation ? »
Lona
Ouaidou, Ramadan
Article
paru le 20 septembre 2005 - Ialtchad
Presse |
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«
Tchad,
quelle
vision face à la mondialisation ? »
La mondialisation est incontestablement un phénomène
qui influence de façon directe ou indirecte, tous les États. D'un
point de vue économique, elle peut se définir comme: « un
processus d'intégration des marchés pour les biens, les services, les
capitaux et peut-être même la main-d’œuvre. » d’après Susan
Georges et Martin Wolf, auteurs d’un ouvrage intitulé Pour
& Contre la mondialisation libérale, publié aux éditions
Grasset Les Échos. Cette intégration des ressources commerciales
engendre un esprit de concurrence parfois féroce entre les États. Dans
une telle situation, les États subissent diverses pressions. Et il ne
se passe un jour sans que différents gouvernements et institutions
tentent de s'adapter aux exigences de la mondialisation des marchés.
Or, on constate malheureusement que les effets de la mondialisation sont
tels que certains pays n’ont pas le temps de bâtir des
infrastructures économiques et des institutions politiques capables de
contrecarrer les effets pervers de la globalisation. Au nombre de ces États
on trouve le Tchad en tête de peloton. Il affronte les effets pervers
de cette nouvelle réalité (la mondialisation) un peu à l'aveuglette.
Dans certains cas, on peut dire que le Tchad n’a carrément pas de
vision et de politique conséquence face à la mondialisation.
Au regard ce qui se passe au Tchad, on peut dire
que l'instabilité politique (remaniement gouvernemental récurrent,
rebellions à répétition), le drame social (pauvreté), la mauvaise
santé financière ou économique du pays ( mauvaise gestion, détournements
des deniers public) sont-ils à l’origine de l’incapacité du
gouvernement tchadien à s'intégrer à l'économie mondiale ? Si non,
comment peut-on expliquer pourquoi certains pays du Sud s'intègrent à
l'économie mondiale plus rapidement que d'autres ? Le Tchad fait-il
l’exception à la règle ?
La mauvaise santé financière du pays est le résultat
de l'absence d'un plan d'intégration efficace. L'accroissement excessif
des dépenses publiques au cours de ces dernières années, les problèmes
structurels et institutionnels, le manque de transparence et l’absence
de véritable politique et supervision des activités bancaires et
financières sont des freins au développement et à la croissance économique.
Face à ce tableau noir, il y a lieu de croire que le renouvellement
futur de la classe politique actuelle laisse entrevoir une lueur
d’espoir. Mais le dilemme est : comment les nouveaux et les
anciens dirigeants vont-ils s'adapter à cette nouvelle situation économique?
Et avec quels moyens?
Il est vrai que le contexte actuel de
globalisation des marchés ne garantissent pas nécessairement des
profits pour tous. Le Tchad doit faire preuve de courage et de volonté
politique afin de mettre en place des politiques indispensables à la
bonne marche des activités économiques afin de faire naître de
l’espoir au plan social. Dans certains cas précis, le gouvernement
peut faire appel à la communauté internationale sans pour autant
affaiblir la souveraineté nationale. Nous exhortons donc le
gouvernement à mettre sur place des politiques concrètes, accompagnées
des mesures visant à assurer la stabilité macroéconomique. Cela dans
l’objectif de créer des conditions propices aux investissements et à
l'épargne. Toutes les actions gouvernementales doivent s'inscrire une
stratégie : la réduction de la pauvreté. De plus, le
gouvernement doit assurer la stabilité du système financier;
principale préoccupation économique de tout gouvernement responsable.
Finalement, il est aussi indispensable d'adopter une approche
participative qui ferait en sorte que la société civile soit consultée
sur toutes les questions fondamentales. Appliquée avec rigueur, cette
stratégie a des fortes chances de succès. Et de sortir le pays de la
morosité économique dans laquelle, il est présentement plongé malgré
les recettes pétrolières.
Lona
Ouaidou, Ramadan
Ialtchad
Presse
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