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Focus-Akhbar |
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Focus-Akhbar:
«
Le
général Massoud inquiète N’Djaména »
Par
Bétoubam Mbaïnaye
Article
paru le 16 février 2004 - Ialtchad
Presse |
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« Le
général Massoud inquiète N’Djaména »
Que se
trame-t-il (encore) entre la Libye du colonel Mouammar Kadhafi et le
Tchad du général Idriss Déby ? Pour les politologues intéressés
par le cercle des relations (souvent) compliquées entre les deux pays,
la question mérite (une fois encore) une analyse radioscopique, faute
d’installer des caméras infrarouges aux frontières des deux pays. Et
pour cause ! En l’espace de trois semaines (seulement), confie
une source proche du département des Renseignements Généraux à N’Djaména,
le général Massoud Abdel Hafiz, gouverneur militaire de Sebha
(sud de la Libye) et " spécialiste libyen du dossier
tchadien depuis un quart de siècle ", a séjourné à
deux reprises à N’Djaména.
Deux séjours
qualifiés par nos sources de "très suspects",
ces voyages auraient été effectués en dehors de toutes orthodoxies
diplomatiques. " Son premier séjour remonté au mardi
20 janvier, nous affirme-t-on en substance. Ce jour-là,
les éléments du service des Renseignements généraux l’ont aperçu
dans une voiture appartenant à l’ambassade de Libye à N’Djaména.
C’était dans les environs de la Base aérienne Commandant Hadji Kosseï
autour de 16 heures. On suppose qu’il venait de quitter l’aéroport
où il serait arrivé quelques heures plus tôt à bord du vol Camair en
provenance de l’Arabie Saoudite. Nos éléments l’ont filé, mais il
les a semés dans le quartier Clémat. " Pendant que
dans les milieux proches du pouvoir à N’Djaména les supputations
allaient bon train au sujet de cette escapade digne des parrains de la
maffia sicilienne, Massoud Abdel Hafiz, le gouverneur militaire de
Sebha, réédite son coup de surprise en séjournant du samedi 7 au
mercredi 11 février dernier à N’Djaména. Pour cette fois, le général
libyen serait arrivé à N’Djaména par voie terrestre. " Il
aurait au préalable séjourné à Wadidoum et Moudi avant d’atteindre
N’Djaména ", révèle nos sources contactées par téléphone
portable à N’Djaména le 13 février. Pourquoi cette balade
intempestive entre Sebha et N’Djaména ? Qu’est-ce que le général
Massoud serait-il venu chercher au Tchad ? Pourquoi a-t-il choisi
de séjourné dans la capitale tchadienne en clandestin ? Difficile
de répondre avec précision à ces questions.
Au
front de l’opposition démocratique à N’Djaména, cependant, l’on
fait état d’une perspective de tempête entre Tripoli et N’Djaména.
Pour un haut responsable du bureau national du Parti pour les Libertés
et le Développement (PLD), des rumeurs courent selon lesquelles " des
opposants au régime du colonel Kadhafi viennent d’installer leur
quartier général dans la localité de Wadidoum au nord du Tchad. "
Ces opposants seraient recrutés au sein des anciens prisonniers libyens
du Tchad, expatriés dans les années 1990 aux Etats-Unis. Outre cette
nouvelle tout inquiétante pour le régime de Tripoli, l’on annonce
que le Guide de la révolution libyenne semble très mal apprécier la
présence des forces armées américaines aux frontières
tchado-nigerienne.
On
peut ainsi redouter une éventuelle tornade entre Tripoli et N’Djaména,
dont les relations ont déjà pris un coup de froid depuis les échecs
des négociations entre le régime de N’Djaména et l’aile dure de
la rébellion du MDJT. Qui semble-t-il bénéficie de l’entier soutien
du général Massoud Abdel Hafiz. Cette éventualité, ajoutée à la
" rancune " que le colonel Kadhafi nourri à l’égard
de Déby suite au soutien de ce dernier au rebelle Bozizé contre le président
Patassé en RCA, conserve tous les ingrédients d’une nouvelle crise
entre le Tchad et la Libye. Mais à quel intérêt le régime de
N’Djaména pourrait-il alimenter une telle tension ?
Par
Bétoubam Mbaïnaye
Ialtchad
Presse
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