

|
 |
 |
| |
Focus-Akhbar |
 |
|

|
Focus-Akhbar:
«
Scoop
: Echec
d’une mission commandée à Khartoum »
Par
Mohamed
KEBIR
Article
paru le 24 mai 2005 - Ialtchad
Presse |
|
«
Scoop :
Echec
d’une mission commandée à Khartoum »
Dans
la nuit du vendredi 20 mai dernier, Allamine Mahamat Allamine dit Kabila
et Mahamat Chérif, deux officiers de l’ANS (Agence Nationale de Sécurité)
seraient allés s’enquérir au domicile d’un proche de Mahamat-Nour
Abdelkérim à Khartoum. Les deux hommes seraient partis de N’djamena
pour une mission commandée dans la capitale soudanaise. Cette visite étrange
des deux potentats semble s’inscrire dans une logique de repérage et
de liquidation physique des opposants tchadiens vivant à l’Etranger.
Aux
dires de beaucoup, l’ombre de Faki Badradine, l’homme de main du Président
Idriss Déby(ID) planerait derrière cette mission. En effet, parti
s’installer en Arabie Séoudite depuis 1998, Badradine est rappelé en
mars dernier par ID à N’djamena. Il aurait été chargé de tout
faire pour liquider physiquement les leaders des rebelles basés au
Soudan.
Selon
des sources biens informées, une dizaine de personnes constituant l’équipe
des tueurs serait déjà sur place. A Khartoum, le commando se chargera
d’identifier les responsables de ces rebellions et de repérer
leurs domiciles. Le duo parti à la recherche de Mahamat-Nour
aurait raté sa cible en n’ayant pas frappé à la bonne porte. Or,
celui-ci, à en croire ses proches, serait en déplacement dans l’est
du Tchad avec ses forces.
Rappelons
que Mahamat-Nour Abdelkérim, en tant que chef d’une importante rébellion
armée basée dans l’est du Tchad à la frontière avec le Soudan,
constitue un danger imminent pour le pouvoir. A juste titre, comme
beaucoup d’autres opposants tchadiens à l’Etranger, il est dans la
ligne de mire de l’homme de l’ombre de ID, d’où la présence du
commando spécial dans la capitale soudanaise à ses trousses.
Il
faut dire que le régime de N’Djamena n’est pas à sa première
tentative en matière de traque ou de tentative d’élimination des
opposants tchadiens en Afrique. Si la tentative de repérage contre le
capitaine Mahamat-Nour à Khartoum n’a pas donné ses fruits ou encore
les diverses tentatives d’assassinat contre le Dr Mahamout Nahor à
Bangui, Ouagadougou et Cotonou ont échoué, il n’en a pas été le
cas chez d’autres que le pouvoir a réussi à éliminer. Les cas de
Goukouni Guet, du Dr Gueti, de Ketté Moïse voire de Youssouf Togoïmi,
tous mystérieusement disparus dans des circonstances différentes,
restent d’actualité.
Par
Mohamed
Kebir
Ialtchad
Presse
|