10/05/2009
Des
condamnations à deux vitesses
Lettre ouverte au
Secrétaire Général de l’ONU, aux Présidents de l’UA et de l’UE
Des
condamnations à deux vitesses
Je suis un pauvre
tchadien, vivant avec mois d’un dollar américain, dans un
quartier reculé de N’djamena appelé Abena, dans la capitale
N’djamena. Ma situation et mes préjugés sociaux ne devraient pas
m’autoriser à m’adresser à des éminentes personnalités comme
vous mais l’homme prend parfois des risques et des ambitions
pour affirmer sa dignité et réclamer son existence sur la terre,
en dépit des considérations sociales, ethniques et économiques.
Chers excellences,
aviez vous condamné l’agression venue de l’extérieur lorsque
Deby en 1990 faisait incursion au Tchad en provenance du Soudan
pour venir déloger Hissein Habre ? Excusez-moi, un ami à coté de
moi me fait savoir qu’à cette date, l’ONU, l’UA, l’UE n’étaient
pas encore nées. Soit, mais revenons aux actualités.
Mes chers présidents
et SG, où étiez vous quand Deby, après une décennie de pouvoir
répressif, clanique décide de modifier la constitution pour
rester indéfiniment au pouvoir ? la logique aurait voulu que
vous condamniez de la même manière qu’aujourd’hui cet acte qui a
généré des rebellions. Où étiez vous quand Deby organise des
élections bidon avec des résultats préétablis ? vous vous
souviendrez qu’aux dernières élections présidentielles au Tchad
(2006), on a indiqué des taux de participation supérieur à 70%
alors que tout le monde savait qu’une petite minorité des
tchadiens seulement était sortie pour voter, à cause des
séquelles issues de l’incursion de Mahamat Nour ?.
Où étiez vous chers
excellences quand les administrations à la solde de Deby avaient
déclaré en 1996 des résultats où le nombre de votants dépassait
les nombre d’inscrits. Vous auriez du intervenir à ce moment là
pour condamner ces actes qui étaient justement des bombes à
retardement et dont les manifestations sont les actions
meurtrières de l’UFR d’aujourd’hui.
Il en est de même
pour la République du Niger aujourd’hui. Vos condamnations
devraient avoir lieu maintenant mais pas après. C’est maintenant
qu’il faut agir au moment où le président Tandja envisage de
faire un referendum pour se permettre de rester indéfiniment au
pouvoir alors qu’il a déjà épuisé ses deux mandats légaux. Quand
le peuple nigérien ne saura comment réagir a une telle injustice
car les élections dans nos pays pauvres sont des comédies où les
résultats sont connus d’avance, certains prendront les armes
comme les touaregs pour contrer la puissance du pouvoir. Vos
condamnations à ce moment tardif ne seront pas crédibles car
vous ne traitez pas les maux à leurs sources mais vous vous
occupez de juger les conséquences.
Où étiez vous chers
Présidents quand des avocats et magistrats ( A l’exemple de
Maître Behidi) se font assassiner lâchement par Deby et ses
proches par ce qu’ils ont eu le tort de faire leur travail, rien
que leur travail.
Où étiez vous quand,
un démocrate au trempe de Ibni Oumar qui réfutait la violence a
été assassiné gratuitement par Deby et pour lequel aucune suite
n’est envisagée ?
Où étiez et êtes
vous maintenant quand Deby oppose à la bonne gouvernance une
gestion clanique et corrompue par ses parents, ses proches ?
lors de vos missions au Tchad, avez-vous pris quelques secondes
pour réfléchir sur les origines ethniques et les colorations
politiques des personnalités que vous rencontrez au nom de la
République très très démocratique du Tchad ?
N’avez-vous pas lu
les rapports des missions FMI/BM sur la gestion opaque des
importantes ressources pétrolières par Deby et ses parents ? Ne
Savez vous pas pourquoi la Banque Mondiale s’est retiré de la
gestion du pétrole au Tchad alors qu’elle en était
l’initiatrice ?
Qu’attendez vous
pour condamner cette mafia tchadienne ?
Savez vous
qu’aujourd’hui des dignes fonctionnaires à qui on refuse les
évacuations sanitaires meurent bêtement de leur maladies alors
que des proches et parents Deby bénéficient par dizaine de ces
subventions non pour aller se soigner mais pour faire du pur
tourisme ailleurs ?
Savez vous que les
cabinets privés qui exécutent les marchés sur fond pétrolier
sont à plus de 90 % propriété de Deby ou de ses proches, si ce
ne sont pas les français de SATOM, SDV, et autres?
Savez vous qu’un
jeune tchadien, aussi brillant soit-il ne peut accéder a une
bourse d’étude à l’étranger tant qu’il n’a pas les parents dans
la sphère présidentielle.
Saviez vous qu’au
Tchad, le chômage a une coloration régionale et ethnique ?
Qu’attendez vous
pour condamner ces faits, chers excellences ?.
Sachez une fois pour
toute chers excellences, que l’usage des armes est le dernier
recours du pauvre qui a usé toutes les voies. Le Président que
vous soutenez ne reculera devant rien pour rester au pouvoir
indéfiniment malgré son bilan catastrophique à la tête du Tchad.
Les infrastructures nouvellement crées et chantés à longueur de
journée dans les medias publics ne sont que des coquilles vides
qui ne dureront que le temps de leur inauguration. Il se cache
dernier une démocratie de façade pour piller les richesses du
Tchad. Avec cette démocratie à la tchadienne, aucune alternance
n’est possible ou envisageable. Aucun parti d’opposition n’a les
moyens de faire la compétition avec Deby dans un contexte où les
moyens humains, militaires, financiers, matériels de l’Etat
sont mis au service du seul Mouvement Patriotique du Salut (MPS),
parti au pouvoir.
Ne faites pas
semblant d’ignorer la joie qui a envahi tout le peuple à
l’entrée des rebelles dans la capitale en février 2008 ? Ne
jouez pas à l’hypocrisie du genre que Deby est le choix du
peuple tchadien ? Tout le monde sauf la France et Bernard
Kouchner en a assez de lui et de ses proches mais il s’impose
par ses armes et par la volonté de la France. Il est vrai
qu’avec les rebelles, rien n’est sur et on ne peut parier sur un
avenir nettement meilleur mais sachez chers présidents que les
tchadiens dans leur écrasante majorité ont besoin de
changements. 18 ans de règne debyen : c’est trop. Le silence du
peuple tchadien est le fruit du matraquage qu’il subit du régime
actuel. C’est loin d’être une adhésion aux pratiques
dictatoriales et mafieuses de Deby. Savez vous que même rester
chez soi, taper sur les casseroles pour manifester contre la vie
chère a été interdit au Tchad ? eh oui, des milliers de
policiers ont été déployés dans la ville pour dénicher tous ceux
qui oseraient frapper sur leurs propres casseroles ? c’est
malheureusement ça l’expression notre démocratie à la
tchadienne.
Je pleure et je vous
encourage, vous les plus grands hommes du monde à défendre la
cause du peule meurtri et non de leurs dirigeants isolés ou
régimes défaillants. Je vous encourage à être des ambassadeurs
des sans voix et non des ambassadeurs de ceux qui vous reçoivent
dans les salons fortement climatisés autour des tables garnies
de vins, whisky et autres apéritifs ?
Ce n’est qu’en
jouant ce rôle que vos institutions sortiront grandies et vous
aurez la confiance de l’humanité entière. Si non, vous faites de
la navigation à vue et vous transformerez par vos actes les
peuples dépourvus en des terroristes ou des hors la loi.
Questionnez vous sur les origines des tueries quotidiennes en
Irak, Pakistan, Afghanistan, Palestine ? Le mal a pris le
dessus sur le bien quand les frustrations, les injustices ont
dépassé les limites du raisonnable.
Chers présidents,
voila mes suggestions qui peuvent être considérées comme les
contributions d’un très pauvre dans un pays très pauvre au bon
fonctionnement des Institutions Internationales que vous
dirigez. Prenez en et faites en bon usage s’il vous plait. Le
Tchad n’est qu’un échantillon, et à travers lui, beaucoup de
pays pauvres au Sud du Sahara se reconnaissent.
Veuillez agréer,
chers présidents et Secrétaires généraux l’expression de mes
considérations distinguées.
Daniel
hongramngaye
BP 697412, Ndjamena Tchad
hongramngaye@yahoo.fr
09/05/2009
Quel
Tchad...?
Notre pays est riche mais appauvri par l'égoïsme, l'esprit
clanique primaire, continue à vivre des moments sombres. Quelle
guerre pour quel Tchad? Je suis un partisan de la paix mais
lorsque tous les moyens d'y parvenir sont usés, lorsque le
minimum du citoyen n'est pas assuré c'est-à-dire, la santé,
l'éducation, l'autosuffisance alimentaire, le respect de la
constitution, le respect des négociations politiques....et j'en
passe; nous ne sortirons jamais de ce cycle infernal.

Aujourd'hui, que ça soit les forces
gouvernementales et de la
rébellion, aucune solution crédible ne viendrait du bout du
canon. Je mets le gouvernement et la rébellion dos-à-dos. Car,
aucune de ces entités n'aime le Tchad et les tchadiens dans leur
majorité. Le Tchad, est-il vraiment "maudit"? Pour quelles
raisons ne peut-on pas construire un véritable état de droit?
Mes frères et sœurs, il est temps qu'on ouvre vraiment les yeux,
et changions de mentalités: on est tous pareils et différents.
Tirons les leçons appropriées des erreurs du passé. J'exhorte la
jeunesse tchadienne à se ressaisir et à prendre son destin en
mains. Le jour viendra où chacun de nous se posera la question:
qu'ai-je fait, qu'ai-je apporté de bien pour mon pays? Je vais
être un peu dur avec la classe politique actuelle et
d'autrefois. Vous êtes coresponsables du malheur de notre pays.
Retirez vous de la scène politique et laissez la place aux
jeunes soucieux du développement socio-économique et politique
de notre pays. Le Tchad continue de s'enfoncer dans l'abîme. Ce
qui est paradoxal, est que le Tchad est riche mais sa richesse
sert non seulement à une classe politique teigneuse et
incompétente mais à le détruire. Autre constat amer : le Tchad
est un pays souverain et ne sera jamais la propriété des
soi-disant: "pays de liberté", "de droits de l'homme", et des
pseudo-démocrates à la tête de ce grand et beau pays.
Je finirai par une triste anecdote: c'était en 1992 à N'djamena,
j'étais au chevet de l'un de mes oncles maternels agonisant.
J'ai discuté avec lui de la situation catastrophique du Tchad.
Etant malade et très lucide, il m'a répondu sèchement : "Moussa,
mon fils, les tchadiens n'aiment pas leur pays. Ils s'entretuent
comme des sauvages, des barbares. Si c'est possible, cherche toi
un autre pays dans lequel tu pourras y vivre dans la paix et la
sécurité". Je ne veux pas que mon oncle ait raison et
continuerai de croire qu'un jour viendra où tout ira pour le
mieux. Mais quand? quand? quand? ALLAHOU ALLAM! Qu'ALLAH bénisse
le Tchad et les tchadiens. AMINE! AMEN!...........
EDGARD MOUSSA TODJINOU
todjinou01_jh@yahoo.fr
14/07/2008
Le
Tchad de 2008 n’est plus celui de 1979 !
L’article de notre ami et frère Mahadjir fils intitulé :
Tchad: pas de problème nord/sud (Tchad Espoir
09/07/2008), et celui de Brahimy Mahamat Abdelkerim intitulé :
Pourquoi les multiples tentatives des rébellions de l’Est du
pays pour conquérir le pouvoir, échouent-elles?: Nous échouons
parce que nous menons une politique d’exclusion (Tchad
Espoir 10/07/2008), m’ont subitement rappelé que tous les
tchadiens ne sont pas à la même lecture de l’Histoire de leur
pays. Il est vrai que certains sont fort avancés, tandis que
d’autres et pas des moindres, restent encore à la traîne dans
leur vision globale. Ceci est très compréhensif, en raison des
évènements qui ont le plus marqué certains que d’autres.
Je me rappelle que, quand je menais
des campagnes de sensibilisation auprès des milieux de la
diaspora tchadienne en France ou ailleurs, dans les années 90,
au titre des droits humains, j’avais parmi mes interlocuteurs de
nombreux compatriotes exilés depuis les années 70 ou 80, au plus
fort de la déchirure Nord- Sud. Il m’étais parfois fort
difficile de présenter à mes interlocuteurs un Tchad qui n’était
plus celui qu’ils avaient quitté pour l’exil, surtout en mal.
Les valeurs de références n’étaient plus les mêmes. C’est
pourquoi je ne suis pas étonné que des jeunes comme Mahadjir
fils et ‘Aldo’ (alias ?), se tripotent encore pour certains
fantasmes qui ont fait leur temps. Je me permettrai de m’en
mêler pour apporter une partition différente avec un troisième
œil sur le front pour percer dans la brume…
On tombe dans l’erreur grossière
quand l’on prend pour base de comparaison quasi-numérique les
écarts entre le Nord et le Sud du Tchad. D’abord parce que
ces deux entités sont des fictions politiques ne reposant que
sur des mensonges ayant servi tous ceux qui voulaient du pouvoir
d’Etat, selon la logique néocolonialiste française. On ne peut
comparer que ce qui est comparable. A quel pourcentage de la
population locale peut-on considérer qu’une région a beaucoup de
‘cadres’ ? Si ce critère n’est pas définit, la comparaison
entre régions n’a pas son sens non plus. Ensuite, l’éducation
scolaire et la formation professionnelle dans notre pays ont été
tributaires de plusieurs facteurs : disponibilité et
accessibilité du système, disponibilité des groupes cibles,
politiques gouvernementales successives etc. Par rapport à cette
dimension, l’on sait comment les choses ont évolué depuis
Tombalbaye jusqu’à IDI dans tout le Tchad. Passons sur les
détails…
Quarante huit ans après l’octroi de ‘l’Indépendance’ au Tchad,
il est évident que les données en ressources humaines ne peuvent
plus être pareilles à celles de 1979, année de la grande
déchirure nationale. Il n’y a pas de région ayant développé
ou confirmé une incapacité naturelle de s’instruire, comme il
n’y a pas de région intellectuellement supérieure aux autres.
Si non, le démontrer par une méthodologie scientifique et non
par humeur et préjugé. Personne n’a favorisé le petit berger
poète de Oum Chalouba, entré à l’école sur le tard (à 8 ans) et
ayant évolué loyalement dans le dispositif éducatif local, pour
qu’il soit couronné major de la promotion nationale de médecins
2008 à N’djaména. Ce seul exemple devrait mettre un terme aux
élucubrations de ceux qui se fabriquent des ‘complexes de
supériorité’ fictives. Pour aller plus loin, c’était un petit
‘gorane’ qui fut aussi meilleur élève de la très sérieuse Ecole-
Lycée Adventiste de N’djaména en 2007 !
Je ne cherche pas à flatter qui que ce soit, j’affirme
simplement la vérité selon laquelle tout succès vrai est d’abord
le fruit d’un effort soutenu. Tombalbaye ne disait-il pas : « Le progrès est le fruit d’un
travail acharné certes, mais aussi d’une longue patience… Cette
patience, persévérant dans l’effort est certainement la forme la
plus haute de courage et de civisme… Dans l’œuvre humaine, il
n’existe pas de miracles ». Et je serai d’accord avec
Mahadjir fils que le spectacle de la jeunesse « sudiste » en
perdition dans les rues des quartiers sud de la capitale,
devrait faire réfléchir les adultes abonnés à longueur de
journée dans les bars : « Tôt ou tard, le jour va se
lever » dit la chanson, mais pour quel constat ?
Il faudrait plutôt plaindre le fait que nos ressources
humaines valables sont gaspillées, toutes régions confondues, du
fait des éléments suivants d’une conjoncture qui n’en finit pas :
-
La plupart des cadres tchadiens préfèrent rester à l’étranger pour
servir d’autres Etats, parce que la vie est un enfer chez eux.
D’ailleurs ils forment généralement la frange d’élite la plus
opposée aux pouvoirs en place à N’Djaména ;
-
D’autres restent à l’étranger pour des raisons pécuniaires liées à
leurs professions ;
-
Ceux qui restent au pays sont forcés d’entrer dans une tendance
politique pour éviter la noyade sociale ou pour se protéger de
l’arbitraire ;
-
Pour les cadres locaux, la misère, le mal emploi, le clientélisme
ambiant sur les ‘postes juteux’, ces facteurs les font sombrer
dans le reniement de soi et des valeurs de progrès et dans le
parasitisme public ;
-
Les plus malchanceux prennent chaque jour le chemin des cimetières,
vaincus par la maladie commune, par le désespoir et le
laisser-aller ;
-
Certains, originaires du ‘Nord’ comme du ‘Sud’ étaient revenus avec
de grandes ardeurs patriotiques, croyant être utiles à leur
pays : c’est au pas de course qu’ils durent un jour tout
abandonner pour l’exil, promettant de ne plus revenir dans ce
‘pays de fous’ ! Leurs projets et initiatives personnelles ou le
petit patrimoine apparent qu’ils étaient censés avoir, leur
causèrent des ennuis inacceptables dans une société normale !
Voilà, Mahadjir fils et ‘Aldo’ où nous en
sommes ! Des ressources humaines gaspillées, des cadres traînant
sous les arbres ou dans les bars à 10 h du matin. Une masse de
jeunes diplômés qui attendent chaque année de savoir s’il y aura
de la place pour eux pour vivre dignement et travailler
utilement dans leur propre pays victime ‘d’agressions’ depuis
quarante ans ! Inquiétez-vous plutôt de la perte pour le Tchad
que nombre de compatriotes médecins restent à l’extérieur,
pendant que leurs proches meurent comme des mouches faute de
personnel médical ? Je suis sûr que mes deux compatriotes, en
cas de besoin, se soucieraient davantage de la possibilité de
recevoir les soins appropriés dans n’importe quel centre
médical, que de critiquer le fait que ledit centre serait tenu
par un ‘infirmier’ médiocre ou douteux originaire de telle ou
telle région ? Car le revers de cette hémorragie de
ressources humaines, c’est l’aggravation de tous les indicateurs
sociaux à l’ère pétrolière, par rapport à l’ère cotonnière
précédente.
Si l’on voulait enfoncer le clou dans la
plaie, l’exemple du Mayo Kebbi est parlant : c’est la région la
plus peuplée avec plus d’un million d’âmes. Elle a aussi des
cadres de valeur en grand nombre. Elle a toujours défendu la
loyauté et l’humanité en servant de refuge tampon à toutes les
communautés menacées du Nord et du Sud, lors des folies
meurtrières qui secouèrent le pays. Malgré cela, elle est la
plus mal récompensée avec la plus faible représentation aux
postes décrétés et dans les projets de développement, en terme
infrastructurel, etc. Et pourtant, elle n’est en rébellion
contre personne ! D’aucuns prendront les cadres mayo-kebbiens
pour des idiots polis, à cause de tout cela. Ce n’est que la
sagesse et l’expression d’histoires et des cultures fortes,
prohibant l’aventurisme, le désordre et la mendicité. Ces
valeurs ne sont-elles pas aussi partagées par les autres
régions ?
Occasion de réagir à une partie des propos du
frère Brahimy. Je ne me prononcerai pas sur votre appel aux
‘nordistes’ de faire leur mea culpa envers les ‘sudistes’ aux
seules fins de gagner le pouvoir ou un ‘changement’. C’est au
FROLINAT et à ses écoles ségrégationnistes qu’il faille
s’adresser courageusement et honnêtement. Je m’attarderai plutôt
sur vos inquiétudes concernant le dépeuplement de certaines
régions du Nord à cause de la rébellion « nord- nord » que vous
dénonciez, et des risques de perdre face aux sudistes quand
viendra la normalisation générale par le suffrage universel
direct. Avant de viser le suffrage universel et l’agiter comme
une menace prochaine pour les nordistes (ce qui est faux !), il
faudrait d’abord se poser la question de savoir avec quelle
population fera-t-on du développement local dans ces régions
ravagées ?
Où trouvera-t-on le moment venu cette main
d’œuvre locale pour réaliser les infrastructures communautaires,
pour développer des industries extractives d’envergure (pétrole,
uranium, etc.) et bénéficier des 5% ? Ira-t-on ressusciter
les ‘martyrs’ des guerres absurdes actuelles pour un pouvoir
aléatoire ? Elites du BET et du Biltine : si vous
n’arrêtez pas maintenant avec la violence caractérisée, vous
risquerez de faire de vos régions à moyen terme des zones de
repeuplement pour des populations allogènes venues de partout,
du Tchad et de l’étranger, qui profiteront, sous les yeux
impuissants de vos survivants mutilés et bannis, des immenses
richesses de vos régions. Ce jour-là, certainement vous
regretterez d’avoir perdu le temps à faire la guerre partout,
pour rien ! Brahimy s’alarme déjà tandis que d’autres croient
encore aux armes qu’ils n’ont pas fabriqué, qui n’ont pas
empêché la pendaison de Saddam Hussein ou le suicide de Adolf
Hitler. Ceux-là, s’ils savaient comment allait être la fin de
leurs terribles aventures politiques, auraient donné tout l’or
du monde au Bon Dieu pour changer leurs destins ?
Il est plutôt temps pour vous d’arrêter
net avec la guerre! D’aider vos parents des terroirs à
s’organiser en sociétés civiles de développement et de lutte
contre la pauvreté, comme ces ‘sudistes’ parias ou ‘peureux’,
comme les Burkinabés, les Maliens, ces Africains qui mènent la
bonne lutte qui vaille ! Personne n’a le monopole de la
bravoure ! Si nombre de tchadiens n’ont pas choisi la voie
‘guerrière’ ni de la vendetta, ce n’est pas parce qu’ils
manquent de traditions redoutables dans ce domaine, mais parce
qu’au final cela n’a pas de sens entre les fils d’un même pays.
A moins que ce soit un moyen de perpétuer les haines et rancunes
entre nous et qu’il ne soit plus possible à terme de se
reconnaître fils et filles d’une même patrie ? Personne
n’entraînera ce pays à cette extrémité pour assouvir ses
ambitions égoïstes de pouvoir, de richesse et de domination,
personne ! Dieu est le Tout Puissant !
Enoch DJONDANG
07/07/2008
INTEGRISME,
UN FANTASME SOURCE DE GUERRE CIVILE
Suite aux événements douloureux, causés le fantasme de certains
soi disant serviteurs de DIEU dans la région de KOUNO, il m’est
semblé utile de rappeler ces choses à certains de nos
compatriotes, et aux pouvoirs publiques pour que plus Jamais,
cela ne se produise.
Une fois de plus, ils viennent de
faire parler d’eux. Ils, les islamistes, sont longtemps au
Tchad, et se donnent souvent droit à tout. Il suffit de faire un
tour dans les quartiers nord de N’djaména pour le savoir.
interdiction aux jeunes filles de s’habiller en pantalon,
intimidation et confiscation du matériel des rare hommes
d’affaire qui prennent le risque d’implanter des dépôts et
débits de boisson dans ces quartiers, occupation de la voie
publique et des allés des marchés aux heures de prière, menace
de mort à l’encontre des rares « Kirdi » habitant ces quartiers
les obligeant à quitter leurs domiciles, et tout cela sous le
regard impuissant des gouvernants qui, dans les meetings,
proclament haut et fort la laïcité de l’Etat.
En dehors de ces empreintes des
islamistes, ci-haut cités, on peut encore les voir à travers des
mosquées construites dans des villages ne contenant aucun
musulman, des prédications dans les marchés, les problèmes de
places dans les transports en commun, comme si on était au temps
de l’apartheid ou il fallait écrire sur les transports, «
Muslim only et Christian only. »
Aujourd’hui, ils sont allés plus
loin, au delà des prérogatives non constitutionnels que leurs
accordent les pouvoirs publiques. Ayant pris plaisir du crime,
ils ont décidé cette fois ci, de déclarer la « DJIHAD » à tous
ceux qui refuseront de dire « Là Ilah, ilé, Allah………… Allah
aléou Salam », Bref massacrer au nom de ALLAH tous les non
musulmans. Ainsi ils veulent faire de DIEU un chef terroriste
qui ordonne le massacre de tous ceux qui ne lui sont pas
obéissant, et de l’Etat Tchadien, un Etat soutenant le
terrorisme. Pourtant ce DIEU au nom duquel ils prétendent tuer,
se dit Miséricordieux dans le livre de référence de ces gerces.
Pour l’amour du ciel, permettez-moi
de vous le répéter ? ‘ DIEU n’est pas un bandit, ni
terroriste, moins encore, un criminel.’ Tuer en soi disant
que c’est au nom de DIEU, est totalement faux et absurde. De
même, la parole de DIEU demande aux hommes d’être soumis aux
autorités, car toute autorité vient de DIEU. A César ce qui est
à César. DIEU n’a rien contre le drapeau qui représente l’Etat,
car c’est lui qui a institué l’Etat.
Les autorités, arrêtez de faire deux
poids, deux mesures. Notre pays est laïc. les voies publiques
sont faites pour la circulation. N’amenez pas notre pays à
deuxième guerre civile, ni un deuxième FROLINAT. Servez vous des
erreurs du passé pour éviter les souffrances avenir.
Pour finir je dis ceci :
‘L’islam en tant que religion, Oui, Mais l’islam
comme idéologie politique serait la cause de la SOMALISATION
future du Tchad.’
A BON ENTENDEUR, SALUT
NDAKMISSOU GEDEON,
étudiant Tchadien à Yaoundé.
Tel : 0023774045118
E-mail : ndakmissou@yahoo.f
18/06/2008
Appel
au calme et à la sérénité devant l’avancée incertaine d’une
rébellion animée de desseins pernicieux appuyée par
l’esclavagiste des temps modernes
Depuis quelques
jours, l’Est de notre patrie bien aimée est le théâtre de
combats et d’actes et crimes de guerre odieux commandités par le
régime sanguinaire et islamiste du Soudan voisin. Devant cet
état de fait, le peuple tchadien, son gouvernement et son armée
se réservent plus que le droit pour interpeller l’attention de
la communauté internationale notamment le conseil de sécurité de
l’Organisations des Nations Unies ,l’Union Africain et autres de
mettre en œuvre tout ce qui est en son pouvoir pour contrecarrer
les projets cyniques du gouvernement du Soudan islamiste et de
toute la communauté arabe ayant pour mission la déstabilisation
du peuple tchadien. Et ce, en violation flagrante de toutes les
règles de conventions internationales édictées en matière de
maintien de la paix.
Le Tchad étant
lui-même signataire de plusieurs accords de défense mutuelle
avec la plupart des pays de la sous-région et ceux de la planète
tout entière, exige des pays proches et lointains de voler en
son secours dans ces circonstances difficiles comme l’exigent la
tradition et les préceptes de l’humanité planétaire.
De surcroit, nous
attirons l’attention de tous les peuples épris de paix et de
justice sur le fait que le combat mené par des bandits et
mercenaires à la solde de l’étranger est loin d’être celui du
peuple tchadien amèrement touché par une guerre d’annexion
antérieure semblable dont les stigmates sont encore visibles.
Frères et sœurs,
soyons calmes et sereins devant l’évolution de cette situation
qui n’est pas du tout nouvelle et envisageons la réunion de
toutes les voies et moyens pour courageusement bouter hors de
notre territoire ces tchadiens renégats aux intentions
maffieuses et la soldatesques avinée du régime
internationalement vomi du Soudan. Nous l’avions
merveilleusement fait quand il s’est agi des libyens, du
colonel aux petits pieds Kadhafi et de ses acolytes ; alors
rien ne nous empêche d’en faire autant aujourd’hui. Peuple
tchadien, par ironie du sort nous voila une fois encore dans la
même situation devant laquelle Goukouni et ses confrères nous
placèrent il y a 28 ans. Mais, Je suis pondéré et confiant que
nous sortiront victorieux de ce combat que notre voisin de l’Est
nous impose de façon honteuse au sens moderne du terme. Avec
l’abnégation et la détermination légendairement reconnues à
notre peuple, il n’y a pas l’ombre d’un doute Hassan Oumar
Abéchir et ses compères seront repoussés d’une manière vaillante
au-delà des confins nationaux.
Le peuple tchadien
vaincra ! Le peuple tchadien vaincra ! Le peuple tchadien
vaincra !
Je vous remercie.
Ali Souleymane
gkambi@yahoo.fr
9/03/2008
Mahamat
Nouri: l'homme qui transporte deux fois la
guerre dans une paisible capitale
Ndjamena n'a jamais
été aussi paisible et prospère que ce jour du 12 Février de
l'année 1979 où Nouri, pour déstabiliser la nation tout entière,
réveilla ses congénères endormis et retardateurs pour dresser le
chat contre le chien et ainsi mettre notre chère patrie en feu
et en sang avec la seule mission d'assouvir ses desseins
mesquins et sempiternellement pernicieux. Et hier encore, vingt
et neuf ans après, pour des intérêts qui apparaissent tout
clairement sordides et désintéressés à notre humble et solidaire
peuple, le faux général de Deby et ses hommes, si nostalgiques,
friands de leur passé et goinfres de
posséder un pouvoir dont ils peuvent en être les seuls
possesseurs et/ou ils peuvent enfin devenir de simples ignares
renards dans un poulailler horriblement libre, ont failli
envoyer neuf millions de tchadiens à une mort qu'ils étaient
loin d'en faire une option.
De leurs macabres mains, ils veulent tout détruire, avec un
ancien facteur à la tête, avec la rare et barbare simplicité
tout leur semblait aussi facile que déchirer une enveloppe aux
fins d'en découvrir les
entrailles sans aucune impunité.
Par ma voix, la diaspora tchadienne dit merci, merci et mille
fois merci à notre peuple qui a su avec
perspicacité écarter le danger qui a voulu peser sur ses
épaules. Par-là nous déduisons que nous sommes un peuple libre
et indépendant au dessus de la mêlée des divisions tribales,
clanique, ethnique et ointes d'opprobre de tous genres.
Et nous disons à NOuri et tous les autres
divisionnistes-opportunistes d'aller mordre l'insaisissable
poussière des ouadis.
Ali Souleymane votre frère
O pays mon beau peuple!
9/03/2008
Tchad :
notre avenir dépend de notre façon de penser
L’avenir du
Tchad est remise en question
parce que les fils du Tchad sont incapables de s’entendre
sur aucune chose ; mal entente qui les pousse à faire
recours à la violence et à l’oppression qui n’engendrent que
la haine, manque de confiance entre les fils de ce beau pays, dans
les affaire de l’état, donc exclusion, corruption, détournement
de fonds publics. Violence+haine=
chaos, implique un état sans avenir, c’est ce qu’on
affirme avec tambour et trompette. Quant a l’origine de cette
mentalité animale, des analyses très peu scientifiques nous
enseignent que : des les premiers jours de l’indépendance
le choses ont mal commencé. Certains vont jusqu'à dire
que c’est plutôt Toumai qui était maudit et la suite
est tout à fait logique. Sans adhérer à cette conception
fataliste on peut se poser la question suivante :Si
du feu Tombalbaye à
Idriss, les choses sont les mêmes : mauvaise gouvernance, la
corruption, exclusion dans les affaires de l’état, manque de
confiance, n’est il pas raisonnable d’affirmer que touts les
tchadiens ont cette même mentalité ?
Quelque soit les causes, il est claire que les résultats ne
plaisent à aucun tchadien. Comment
changer les choses, comment faire pour que notre pays marche ?
Les historiens
affirment qu’ils faut s’en servir du passé pour construire le
pressent, moi je suggère qu’on oublie définitivement notre
passé, ceci implique cesser de chercher le responsable du mal à
l’origine, donc chacun de nous doit se sentir responsable
jusqu’au coude et on commence à zéro. Une pensé drôle !peut
on se déclarer coupable d’un crime qu’on pas commis ?
Oui pour moi c’est un choix entre vivre ce que nous vivons
aujourd’hui pour toujours ou se sacrifier pour que les générations
futures vivent dans
la paix. Donc c’est un bon choix car le mauvais choix est
l’absence de choix .mais ce choix ne satisfait pas
tout le monde pour le moment
car : permettez moi de schématiser le Tchad de la façon
suivante : il ressemble à un avion de ligne en panne en
pleine altitude dont les pilotes et les techniciens sont en
conflit. Les techniciens ne veulent pas mettrent leurs
connaissances au service de l’avion en panne parce qu’ils détestent
les pilotes pour son non collaboration. Les pilotes ayant compris
les intensions de techniciens, ne veulent laisser aucune chance à
ces derniers jusqu'à crache de l’avion car ils auront peut être
la chance de s’éjecter. Alors les deux camps ont fait une
erreur monumentale, ils ont oublié les passagers et c’est ces
derniers qui seront les plus perdant et l’avenir aussi dépendra
d’eux !!C’est assez sérieux, par l’amour du tout
puissants ces deux camps doivent dépasser
leurs intérêts personnels pour laisser la chance à ceux qui
n’ont choisi cette tragédie.
Je
s’excuserais au près de touts les lecteurs pour la non maîtrise
de la langue de Molière car on est tous sans ignorer que l’art
de s’exprimer n’est pas donné à tout le monde.
Mansour
Hassan
29/02/2008
Le
peuple se lasse de la persistance du mensonge criminel
La journée du mercredi a été un fournie en info
sur le Tchad. Du côté de la population et de la puissance juvénile
montante chacun retient son souffle pour lancer le grand ouf consécutif
à la preuve de vie d’Ibni et de Yorongar. On espère beaucoup
du passage furtif de Sarkozy et son épouse au Tchad. Mais enfin !
Faudrait-il en espérer grand-chose tant la rupture annoncée
se fait la pire de continuité?! Sur ‘’itélé’’ on parle
de Sarkozy à la revitalisation d’une démocratie moribonde.
Olivier Bercault de Human Right Watch dénote lui une position
floue de la France contrairement à l’Union européenne elle
claire à l’endroit du gouvernement tchadien. Pour notre part il
est clair que Sarkozy est dans sa logique de soutien continuel de
la françafrique à Deby.
Pendant ce temps, le peuple est à l’affut du moindre signe de
vie des opposants disparus. La journée est particulièrement
riche en révélations mensongères, menaçantes ou utopiques. Le
ministre Allam-mi aux Etats-Unis véhicule un message cahin-caha
relayé au national par son collègue, le sinistre Doumgor. Le
premier promet une intervention en direct de Yoro ce mercredi, le
second tout en affirmant l’existence de l’opposant menace sur
le site de la présidence ceux des compatriotes qui ont accusé le
gouvernement à tort de repondre de leur acte. Cela sachant que
face au gouvernement Deby le moindre acte de travers se paie de
vie. L’utopie est celle du président français qui voit la
solution dans une enquête internationale. C’est plus un
divertissement qu’un élément nouveau. Pour le peuple tchadien
cette visite n’a rien apporté.
Chers ministres : gouverner n’est pas mentir
Ce n’est pas à force de tuer le temps à bâtir des mensonges
tous calibres qu’on restaure la confiance publique dans un régime
criminel. Dites la vérité, assumez vos actes barbares !
Certes vous voulez gagner du temps en divertissant l’opinion
publique. Mais la vérité est souvent comme une grossesse :
soit elle est avortée, ou soit elle est mise au monde. Il est
bien ridicule de persister dans les déclarations contradictoires
qui du reste n’apportent rien de positif à votre gouvernance médiocre
et à la nature sanguinaire du régime.
Monsieur Allam-mi,
Avez-vous déjà fini de justifier de votre tchadienté auprès de
monsieur Mayo ? Aujourd’hui je me demande si Mayo n’a pas
au fond raison quelque part. A mon avis, il ne suffit pas
d’avoir une mère du BET et parler gorane pour être tchadien.
Bien plus, il faut être sensible à la cause des tchadiens. Alors
que le monde entier s’apitoie du sort des tchadiens qui meurent
ou disparaissent vous vous évertuez à justifier que les
tchadiens sont heureux. Vous avez des enfants tout comme les
opposants que vous détenez au cachot du désespoir ou pire que
vous avez liquidé. Disparaissez dans de tels conditions, et
revenez ne serait-ce que cinq jours plus tard et posez-en la
question à vos enfants et aux vôtres. Si vous comprenez
l’angoisse des enfants des opposants et des autres disparus,
vous ménagerez vos propos. Du moins s’il vous reste une petite
dose d’humanisme. Le peuple tout entier est resté aux aguets de
la fameuse intervention en directe de Yoro. Que nenni !
Encore un bluff. Tenez vous bien on ne trompe pas indéfiniment
tout un peuple.
Monsieur Moussa Doumgor,
Sur le site de la présidence du Tchad vous publiez un texte qui même
dans sa version corrigée reste truffé d’erreur et de mots sautés.
Peu importe quand un gouvernement a pour principe la médiocrité,
même le peu d’intellectuel au service du mal se dévalue. Et
quand le zèle se mêle à la passion on est plus ni intellectuel,
ni logique. N’êtes vous pas frustré lorsque vous déclarez
qu’une parente et le chauffeur de Yoro l’ont vu et ont témoigné,
et qu’aussi des démentis fusent de tout bord ? Et pourquoi
vous n’allez pas le voir vous-même et faire un discours clair
et digne à la nation ? C’est quoi cette bouffonnerie éthylique !
Je me demande si l’on vous fouette pour que disiez certaines
choses. Comme un psychopathe vous appâtez ceux qui se cachent
pour de bonnes raisons dans le collimateur du vampire de
Djambelbar « ils peuvent rentrer en toute quiétude ».
Savez vous où se cache votre ex-épouse et ses compagnons de
lutte pour le droits de l’Homme au Tchad ? Savez vous que
le régime dont vous êtes le perroquet n’a aucune notion de
dignité et droit à la vie ? Vous devez faire une cure
psychanalytique pour vous défaire de votre syndrome de Stockholm.
Pire, vous menacez le peuple déjà traumatisé comme quoi
« ceux qui ont accusé à tord le gouvernement et les force
de sécurité…doivent repondre de ces accusation ».
Monsieur Doumgor, allez brandir un couteau à un cabri mort s’il
tremble de peur nous on se mettrait à genoux à votre passage.
Votre régime est tellement criminel qu’aucune accusation
n’est fausse. Tout ce que l’esprit humain imagine de pire
trouve cause avec vous. Démontrez un seul contraire. Entre nous
c’est la raison pour laquelle vos allégations contre le Soudan
ne trouvent guère écho que chez Sarkozy. Comme si votre dieu
Deby n’aurait pas assez tué vous lui aplanissez le terrain. A
vous seul vous symbolisez la radio génocidaire mille collines
rwandaise de naguère. Vous êtes bouffon public, faites-le, mais
pas au prix du sang des tchadiens.
Gare chers ministres, la roue de l’histoire tourne. Sachez
qu’un vent violent est entrain de porter la jeunesse. Il est
plus fort que la colonne de 4000 rebelles, indestructible par les
chars, avions, sukkoy, AML…, même l’armée française ne
saurait l’arrêter. Cette jeunesse éclairée qui s’élève
vous demandera des comptes. Son verdict vous serait peut-être
insupportable, mais ce ne serait que justice !
Reconnaissance et soutien
Je voudrais remercier le président Sarkozy au delà du
bilan maigre de la visite, pour la lumière faite sur la situation
des opposants disparus. Sa suggestion d’enquête internationale
relayée et appropriée par le gouvernement délinquant et déliquescent
est la preuve de leur assassinat que nous attendions. Pour le
reste feindre l’ignorance et l’innocence n’est qu’une misérable
fuite de sa responsabilité. Quand on est fort, on tue c’est
vrai au Tchad, mais on assume. S’agissant de la fameuse enquête
internationale à présidée par Guelendouksia, non merci monsieur
le président. Le Tchad connaît l’individu et sa marge de manœuvre
face à Deby. Ne dévaluez pas le terme « international ».
Si vous n’êtes pas en mesure malgré les preuves les plus
tangibles…d’exercer la pression nécessaire, laissez nous
porter nos deuils et nous libérer par le soin de notre propre détermination
avec l’aide des vrais philanthropes.
Je remercie et soutien vivement les opposants qui ont refusé de
rencontrer Sarkozy et Deby. Par ce geste fort suivi de votre
lettre (CPDC), vous conscientisez la jeunesse d’une grande
vertu. Même dans la faiblesse sublime, la liberté de choisir sa
position face à quiconque reste une marque de DIGNITE. Vous avez
dit « jamais sans les disparus ». De cœur et
d’esprit je vous applaudi. Vous avez dit NON à Sarkozy, soumis
Kouchner à vos conditions ; renforcez cette position digne.
Enfin, je voudrais saluer l’attitude digne de l’épouse
d’Ibni Oumar. Femme, mère recevez mes compassions de fils
d’une femme comme vous qui comprend et partage votre douleur. En
refusant de rencontrer Deby sans preuve de vie de votre époux
vous faites preuve d’une grande force face au mal. Vous avez
refusé de serrer la main du diable. Restez sereine votre cause
triomphera.
Jeunes tchadiens, je ne dirais pas plus que le frère Ahmed
Lyadish : aux armes ! Entrons en action.
Mobilisons-nous, et vite. On doit se faire écouter du monde si
non ce qui nous reste de parent passera. La démocratie est morte
au Tchad. La bataille pour sa résurrection doit commencer illico
presto. La disparition des deux légendaires opposants ne doit pas
nous laisser indifférents.
Albert Tamwari.
Tschad - studendt
Hochenstrass 32T
Köln – Deutschlaand
tamwari@yahoo.fr
28/02/2008
LA FAMILLE D
’IBNI
OUMAR Mahamat Saleh n’est pas à vendre !!!
Le
Tchad a été meurtri par ces dizaines d’années de guerres, de
récession et d’enlisement dans la violence et la pauvreté. Une
horde successive de dictateurs sans scrupules nous a gouvernés
d’une main de fer avec les grâces du pays colonisateur. Nous
avons tellement souffert et ce n’est pas le tchadien moyen qui
le contredira. Des hommes se sont élevés pour lutter contre ces
pratiques cachées sous le voile de la démocratie pour emmener le
Tchad vers une ère nouvelle. Énième attaque de rebelles qui a
endeuillé des familles entières et laissé d’autres dans le désarroi
total. Sachez que ce n’est pas une fatalité. Des personnalités
politiques importantes pour notre cher Pays ont été enlevées
par les sbires de Déby dans le feu de l’action. Où sont-ils ?
Que sont-ils devenus ? Peu de gens peuvent réponde à cette
question. Déby a les réponses !
Le Président Sarkozy suivi d’une délégation des plus
importantes s’est rendu au Tchad. Cette escale avait pour but
d’élucider ces arrestations non moins arbitraires et lâches.
Et le Président tchadien n’a pas tardé à s’engager pour
mettre en place une commission d’enquête. Et qui la présidera ?
Eh bien ce sera Nassour Ouaiddou : celui-là même qui en
2004 pour ceux qui s’en souviennent faisait une scène des plus
avilissantes lors de la modification de la constitution dans l’hémicycle
de notre chère Assemblée nationale en vociférant devant les députés
et en sommant les opposants de quitter la salle s’ils n’étaient
pas satisfaits. Monsieur Saleh Kebzabo lui suggérant de dialoguer
dans la sérénité dans le même temps. Ce Président de
l’assemblée corrompu et profane des pratiques de la politique
et du bon sens pourrait mener une enquête ? Qui plus est une
enquête internationale ? Je ne le pense pas ?
Nous
en avons marre des mises en scène et des mascarades. Prenez vos
responsabilités au lieu d’agir comme des marionnettes en usant
de quelques prostitutions intellectuelles et marchandages divers.
Vous
détenez les opposants politiques que sont IBNI OUMAR Mahamat
Saleh et YORONGAR Ngarledjy.
Quant
au soi-disant vœu de Déby de vouloir rencontrer les membres de
la famille IBNI OUMAR. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne
sommes pas des dupes encore moins ces gens que vous manipulez.
La famille d’IBNI OUMAR Mahamat Saleh et sûrement celle de
YORONGAR Ngarledjy donneront de tout leur être et lutteront de
toute leur force dans cette épreuve. Si vous avez des ennemis,
nous n’en faisons pas partie. Notre ennemi à nous est celui des
Tchadiens tout entiers, c’est toutes ces personnes que vous
entretenez et qui ont détruit notre patrie à petit feu. Sachez
que nous n’entrerons pas dans votre jeu de rôles et la « vérité »
éclatera bientôt, vous êtes pris dans un cul-de-sac, la
repentance existe alors prenez votre fierté en patience et
cherchez à œuvrer pour la construction de votre pays au lieu de
jouer des comédies sournoises qui ne règlent en rien les déboires
de notre Nation.
Libérez
Monsieur IBNI OUMAR Mahamat Saleh et YORONGAR Ngarledjy.
IBNI
OUMAR Hicham
25/02/2008
Réaction
suite à l’article : « Tchad : des Chrétiens dans la bataille ».
… « Les rebelles viennent du Soudan voisin
dans les zones frontalières du Tchad, où vivent près de 250 000
réfugiés du Darfour, pour semer la terreur au nom de l’islam. »…
Propos du Pasteur
René Daidanso extrait d’un article
intitulé : « Tchad : Des chrétiens dans la bataille » paru le
mercredi 20 février 2008 dans le Journalchretien.net.
Citoyen tchadien
vivant en France, je viens de lire avec regret le témoignage
d’un frère tchadien, le Pasteur René Daidanso, qui se prononce
au nom de sa foi. C'est désolant de tenir de tels propos au nom
de votre Eglise qui n'a pas besoin d'entendre ces amalgames.
C'est dangereux de faire porter la casquette de l'islamisme à
vos compatriotes en lutte contre la dictature qui s'est
insidieusement installée dans notre pays.
Il y a parmi ces
militants armés des musulmans mais également des personnes
d’autres confessions. Je dois vous dire que tout musulman n'est
pas nécessairement acquis à la cause des intégristes hélas
combien nombreux parmi notre humanité. Par votre témoignage,
vous êtes en train d'imprimer la peur dans l'imaginaire des âmes
qui vous lisent. Mahamat Nouri, Timan Erdimi, About Mackaye,
Issa Moussa Tamboulet, Ali Kedelaye, Adouma Hassaballah, Abakar
Tollimi… ces principaux cadres des mouvements
politico-militaires sont des Tchadiens issus des régions du nord
et de l'est du Tchad. Ce sont des Tchadiens comme vous et moi.
Ils ne militent pas pour la prééminence d'une chapelle. Cela n'a
jamais été leur préoccupation et ce prétendu combat ne leur
ressemble guère. D'autres avant vous ont cherché, en vain, à
faire croire à certains esprits cette imposture d'un autre temps
en vue de renforcer l'hypothèse selon laquelle notre pays est en
train de basculer dans l’islamisme. Par ce témoignage vous ne
faites que relayer les propos d'Idriss Deby et ses comparses.
Idriss Deby, l’imposteur national, en utilisant cette stratégie
croit pouvoir, en plus du soutien sans faille de son parrain
Sarkozy, disposer d’une couverture militaire supplémentaire des
Etats-unis qui ont juré, en installant leur base militaire au
Mali, d’endiguer définitivement des prétendus groupuscules
islamistes s’aventurant en Afrique sub-saharienne. Ce n’est pas
une première venant de lui. En décembre 2007 lorsque les forces
de la résistance nationale avaient investi les principales ville
de l’Est, les mêmes accusations à l’endroit de l’Arabie Saoudite
avaient alors fusé. Ces raisonnements sont dignes d’un régime
aux abois. Cette stratégie cynique de Deby et votre témoignage
ne jetteraient-ils pas davantage de suspicions et de discrédits
sur une partie de notre pays que certains esprits considèrent
déjà comme un terrain de prédilection pour les islamistes de
tous bords ?
Au nom de votre
chapelle dont je salue par ailleurs les formidables
contributions en matière de la quête d'une paix réelle au Tchad,
il n'est pas opportun, à mon sens, de s'inscrire dans ces jeux
dangereux et qui ne sont pas sans conséquences sur l'avenir et
le vivre ensemble dans notre pays. Notre quête de la paix ne
peut se faire sans une recherche de vérité sur les choses telles
qu’elles se passent. S’il vous plait épargnez-nous des propos
qui ne peuvent que conduire à l’incompréhension, à l’animosité
et à la haine… Les médias hélas participent dans une grande
mesure à la désinformation sur les drames que traverse la
population tchadienne dans son ensemble. S’il vous plait ne vous
souscrivez pas à ces jeux en proférant des propos sans fondement
et lourds de conséquences.
Adoum Djibrine
Haroun
22/02/2008
Le tchadien
est-il un humain ?
Cette crise n’est pas la toute première que notre
patrie a connue. Car l’homme tchadien est né et grandi dans des
guerres multiformes.
Vu notre ingratitude, animosité, animalité, lâcheté, absence de
patriotisme, le pays s’est retrouvé entre les mains de ces trois
pays (la France, la Libye et le Soudan).
La France :
Tout ce qui compte pour elle, c’est avoir à la tête du Tchad un
homme lâche, dépourvu de tout patriotisme, un client d’armes par
excellence et surtout un homme facile à manipuler corvéable a
merci. Ainsi l hexagone qui soutient et maintient le tyran par
son armée, continue à semer le désordre et le chaos, à
encourager la zizanie entre la population tchadienne.
La Libye :
C’est une pure et simple vengeance. Elle veut coûte que coûte
rendre la monnaie, l humiliation de son armée par les fans.
Pour cela elle utilise tous les moyens possibles, elle pousse de
prime à bord les tchadiens assoiffés de pouvoir de créer des
rébellions qui ne renferment que parfois un seul groupe
ethnique. Ainsi de suite il y a eu ceux qui ont des problèmes
personnels avec le Président, sinon les membres proches du
président, les mécontents pour la promesse non- tenue lors de
la campagne présidentielle, et aussi les petits proxénètes qui
ont conduits chez Deby une nièce, cousine voire sa propre
fille…, et qui n ont rien reçu en contre partie la somme
escomptée vont rejoindre la rébellion. La Libye fournira des
munitions aux deux cotés en jouant le rôle d’un intermédiaire
qui cherche à instaurer la paix au Tchad. Enfin elle fêtera les
morts des tchadiens.
Surtout le colonel mohammar al khadafi a organisé une grande
fête dans son palais pour les morts de (Hassan Djamous,
Abdramane Darbay, Moussa Sougui ………..).Et elle continue toujours
à jouer sur nous.
Le Soudan :
En vrai dire, le Soudan n’a aucun problème avec la population
tchadienne, car il y a un nombre important des ethnies
tchadiennes dans ce pays. Ils vivent en toute quiétude, en toute
tranquillité.
Mais il y a eu un différent entre les deux chefs d’Etats. Ce
qui par la suite entraîna les deux pays à créer des situations
dans les quelles nous nous trouvons aujourd’hui. Faire partir
l’autre du pouvoir en utilisant tous les moyens possibles .c’est
pour cela qu on a vu naître une multitude de groupes de rebelles
tchadiens au Soudan et (MJE, MLS,…..) au Tchad.
Nous sommes tous conscients de cela et pourquoi nous ne voulons
pas dire la vérité et réagir pour un Tchad nouveau sans haine,
guerre, injustice, insécurité et un Tchad de fraternité.
Où sont nos écrivains, chercheurs, marabouts, pères, sœurs,
pasteurs et associations pour le bien être du Tchad.
O peuple tchadien
Il est temps de dire non à la France
Il est temps de dire non à la guerre
Il est temps de dire non à la dictature
Il est temps de la justice et de la sécurité
Il est temps de s’unir
Il est temps de s’aimer
L’homme tchadien n’est pas ignorant de tous ces
maux et croise ses bras ! ? …
Abdallah chidi djorkodei
Etudiant en deuxième année d’informatique –électronique
–électrotechnique –automatique
chididj@yahoo.
22/02/2008
QUELLE
CITOYENNETE CES N’DJAMENOIS!!!!!!!!!!
C’est avec une grande désolation et tristesse que j’ai eu à
constater les pillages et les vols commis par les N’djamenois
durant le malheureux événement des 02 et 03 Février dernier.
En effet, durant ce triste événement ; nombreux sont ces faux et
soit disant Tchadiens qui se sont mis au pillage systématique,
en détruisant tout sur leur passage. Ils n ‘ont épargné ni
bâtiments publics, ni les institutions de l ‘Etat, non moins
encore les maisons des particuliers.
A titre d ‘exemples, après ces scènes de pillage et
de vol, les Ndjamenois n’ont plus reconnu le palais du 15
Janvier, notre symbole national, nous n ‘avons plus reconnu le
ministère du pétrole, le building de Moursal, pour ne citer que
ceux là.
Même les effets d’un ouragan du genre de Catarina ne causeront
pas un tel dégât. Qu’est ce qui a poussé ces faux et soit disant
Tchadiens à commettre un tel dégât que je qualifierais de crime
contre soi même ? Pourquoi ???
Ce pays appartient à chacun d ‘entre nous Tchadiens,
et nous devons tous apporter notre contribution pour son
développement ; et c’est ensemble que nous pouvons construire
cette terre de Toumai.
On ne peut avancer si d ‘aucun d’entre nous n
‘attendent qu ‘une occasion inédite pour pouvoir piller et
voler. Non.
Un bon citoyen c ‘est celui qui oeuvre à la sauvegarde des biens
de la nation ; c’est celui qui apporte sa pierre dans la
construction de l ’ édifice Tchadienne ; et non celui qui ne
cesse de piller son propre voisin dès qu’il trouve une occasion,
ni celui qui brûle des ministères.
Il n’y a pas de mots pour qualifier ces actes dignes d’un autre
age tellement que leurs dégâts sont énormes. Piller, voler,
saccager, brûler, voila leur tactique. Mais pour quelle fin ? si
ce n ‘est se détruire soi même ; le fait de piller et saccager
les hôpitaux reviendrait à ce qu’ au jour où ces faux et soit
disant Tchadiens tomberont malades, il n ‘y aura aucun
médicament pour leurs soins. Donc leurs actes se verront
retomber contre eux même.
Le Tchad est à majorité Chrétienne et Musulmane, et
ces 2 religions monothéistes interdisent le pillage et le vol,
lors pourquoi ces faux et soit disant Tchadiens se sont
autorisés un tel dégât ?
Par cet article, je lance un appel solennel à toutes
les institutions religieuses, à tous les dignitaires religieux
de ce pays, Pasteurs et Cheick, Prêtres et Imam de tout mettre
en oeuvre pour que dans les lieux de culte, on enseigne le sens
civique, les choses qu ‘un bon citoyen devrait faire ou de ne
pas faire. Que ces dignitaires religieux fassent des séries de
campagnes de sensibilisation à travers les médias, les lieux de
culte et de rassemblement.
Que nos enseignant fournissent plus d ‘effort quant
à l ‘éducation de nos enfants, quant au droit et devoir d ‘un
bon citoyen.
Nous ne pouvons développer ce TCHAD AL HABIB avec
des citoyens ignorants et n ayant aucun amour pour leur terre.
Point de développement avec des citoyens malhonnêtes, pillards
et voleurs.
Que l ‘on soit tous interpellés sur ce fléau ; alors
accrochons nous et fournissons encore plus d ‘effort pour
sensibiliser et éduquer nos concitoyens afin d ‘ éviter de tels
fiascos.
VIVE LES TCHADIENS POUR QUE VIVE LE TCHAD.
BRAHIM MAHAMAT M.
babra84@yahoo.fr
19/02/2008
Ah,
Dieu nous a sauvé donc ! La France a-t-elle raison ?
CMU : Coordination
Militaire Unifiée, quelle superbe dénomination ! Les tchadiens
étaient content d’entendre cela, certains s’apprêtaient même à
vivre la victoire de la résistance face aux troupes de Deby. Des
personnes disent qu’enfin, nous allons assister à une vraie
coordination donc à une bonne victoire pour un changement
meilleur. ERREUR, nous sommes naïfs, c’est du bluff, c’est une
coordination de façade, l’objectif commun était de renverser
DEBY mais âpres ce dernier c’est le CHAO. L’adage qui dit que
les tchadiens ont la guerre et des divergences dans leur sang se
confirme, bref, un peu.
Apres un parcours spectaculaire des rebelles vers N’djaména, qui
a mis Deby et sa troupe dans l’angoisse total, âpres avoir
encercle Ndjamena si j’ose le dire, tous les tchadiens
s’attendaient à une victoire. Tout d’un coup une grande surprise
: Timan proposait à DEBY une négociation et un délai de 24 h est
donné. On se disait quelque chose ne va plus ! Quelle erreur
fatale, ne savent ils pas que Deby n’est pas conciliable ? Ou
bien faut il sauver son frère malgré qu’il est en difficulté et
a longtemps marginalisé la rébellion ? C’est vraiment de
l’amateurisme.
Deuxième erreur fatale, après le refus de DEBY de négocier,
qu’est ce qui restait ? C’est évident son renversement est la
seule solution. Une fois, une partie de la capitale prise, et à
l’approche de la présidence, STOP, on demande encore le départ
de Deby Dans l’amiable. On faisait confiance aux français. On
acceptait l’idée de la France de rassembler les ressortissants
européens. Quelle naïveté, les rebelles oubliaient que le temps
qui coule construit peu a peu la fatalité !, quelle distance
leur séparait de leur base ? Peut on contrôler la capital sans
prendre l’aéroport ? Tout le temps est donné à Deby pour
convaincre SARKO. A ce point là, Deby peut tout promettre même
vendre la TCHAD. Le temps passe, Deby résiste, les français
commencent à sentir que les rebelles sont loin de leur base,
tous les scenarios d’affaiblissement des rebelles sont permis.
Les rebelles affirment avoir contrôlé une grande partie de
capital, mais pas un communiqué ! Quelque chose cloche, les
chefs rebelles ont
repris avec leurs divergences. Le temps passe, Deby résiste, les
rebelles divergent, le flou s’installe, certains rebelles
fêtaient même la victoire. Tous les medias parlent de la
résistance de Deby, les capacités des rebelles sont critiquées,
la françafrique se met en marche, la France convint le conseil
de sécurité et les résultats on connaît. Désolation total.
Les rebelles se replient, on va revenir, nous attendons les
munitions, nous sommes à Mongo, nous avons mis en déroute les
toroboros, nous sommes à Am-timan, Deby ne contrôle que la
capital, Toutes les garnisons sont acquises à notre cause etc.
pour finir nous sommes à DAR SILA. Quelques jours après, le
manque de munitions est l’une de la cause d’échec, la France à
participé aux combats du 2 et 3 février, nous sommes en retrait
tactique, nous allons revenir.
Tout récemment, nous voulons un chef unique, c’est l’une des
causes de notre échec, une colonne n’a pas respecté les
consignes. Ensuite, nous sommes pilonnés chaque jour, on va à
gauche, à droite, vers le sud, vers le nord, à 80 km vers le
sud, l’armée ne nous laisse pas c’est pourquoi on bouge vers
toutes les directions. Une débandade alors ! Quel plaisir pour
Deby !
Chaque jour qui passe, les choses s’éclaircissent. Aux dernières
nouvelles, sur les sites tchadiens, le torchon brule entre Timan
et Nouri , Rien ne va plus entre les chefs rebelles.
Pour finir, ils disent : nous sommes incapables de passer un
communiqué car on ne sait pas qui va le lire, etc…. c’est amer
quand nous écoutons tout ça.
Les rebelles oublient qu’en donnant son avis sur les ondes sur
leurs divergences, des conclusions se construisent sur leurs
capacités à diriger le pays. Le monde sait que rien ne plus dans
la CMU. Tous les tchadiens savent que c’est plutôt une guerre
pour sauver son ethnie, pas les tchadiens. Le monde peut il
faire confiance en vous ? Wait and See.
D’un autre coté, une vérité s’éclaircie sur le soutient de Deby
à ses rebelles soudanais et la participation aux combats de ces
rebelles soudanais contre les rebelles tchadiens. Il est clair
que les deux chefs d’états soudanais et Tchadiens agissent par
rebelles interposées. Deby dirige un pays, une république, la
juridiction internationale lui donne une légitimité. Et vous
rebelles, vous êtes soutenu par le soudan, pays islamiques,
détesté par les grandes puissances, vous êtes considérés comme
des terroristes ? à cela s’ajoute vos mésententes. Comment faire
confiance en vous ?
En conclusion, c’est une coordination de façade, les intérêts
ethniques restent, les visions divergent, le peuple est abusé,
trompé. On se rend compte que si Deby partait, l’âpres Deby
c’est le chao. Les rebelles vont se déchirer. Des questions se
posent : pourquoi toutes ses destructions si vous êtes
hypocrites ? Pourquoi tous ces morts si vous êtes égoïstes ? je
ne crois pas à un changement. Si cela continue, le Tchad ira du
mal en pire. A la question, la France a –elle raison
d’intervenir, je réponds, avec les analyses des chercheurs de la
CNRS, les informations venant du coté de la rébellion confirmant
leurs divergences, la France a finalement sauvé le peuple d’une
catastrophe, d’une guerre inter ethniques et sa présence est en
partie justifiée.
Abdramane_seck@yahoo.fr
Ndjaména.
07/02/2008
Affres
du Tchad perfidie de France
Le Tchad comme il
est de sa tradition fait encore la une des médias internationaux
par ses feuilletons macabres. Arche de zoé à peine oublié, place
à la danse des canons et artilleries tous calibres. Les rebelles
hostiles au président Deby ont lancé une grande offensive sur la
capitale du Tchad. Ces genres d’incursions ne sont pas nouvelles
et sont attendues de tout instant, tant la politique pratiquée
par le régime en place les génère à cœur joie. Dans de tels
contextes, la France par ses déclarations parfois
contradictoires a des positions bien connues : accompagner le
massacre comme au Rwanda ou massacrer par elle-même comme en
Cote d’Ivoire. Malgré cela, tout le monde est prêt à faire
confiance à cette France frivole et perfide.
Je ne suis ni
rebelle, ni loyaliste pour un pouvoir pour le moins légitime,
vomi par le peuple et qui n’a que la France qui le reconnaît
légal et légitime comme Habyarimana de naguère. Cependant la
récente actualité de mon pays ne me laisse guère indifférent
tant l’histoire semble être bouclée. A tout moment, nous,
peuples tchadiens sommes conviés à l’exode massif tantôt vers le
Cameroun tantôt vers le sud. Ces chemins ont été ouverts depuis
le 12 février 1979. Chaque fois le mouvement est renouvelé avec
la bénédiction de la France qui, le moins que l’on puisse dire
n’a jamais été solidaire du peuple tchadien. D’ailleurs de
tradition la France n’adoube et ne soutient que les dirigeants
mal élus, sanguinaires massacrant à grande échelle leurs
populations, pillant toute économie de leurs Etats. On en sait
assez à travers le génocide rwandais, Mobutu, la chute de
Lissouba, le conflit angolais et dans les grands lacs…Etat fort
corrompu, la France est cette chèvre qui broute là où sont
attachés les moutons dictateurs africains qui savent bien la
trimballer dans les ravins de la honte. Deby en premier lieu,
suivi de Bongo qui en tire le meilleur pour son pouvoir à vie.
Xavier Verschave nous en a dit plus dans son « noir silence ».
Je tiens
singulièrement à m’adresser à cette grande et puissante France à
travers son président, ses deux illustres ministres actifs sur
la crise actuelle du Tchad, et au peuple tchadien. A l’heure où
je saisi l’amertume qui sévit chez nous, le dictateur Deby qui
tue, et pille seul veut mourir avec tous les membres du
gouvernement et de l’opposition qu’il a pris en otage dans son
palais encerclé par les rebelles. Reflex qui doit beaucoup
signifier à la France sur son démocrate tchadien.
A la France :
neutralité ou soutien, il faut choisir.
S’il est une
coopération de toutes les discordes, c’est bien celle qui existe
entre la France et le Tchad. Depuis 2006 alternativement sont
évoqués les traités bilatéraux de 1976 et de 1986 avec d’aspects
tantôt judiciaires tantôt militaires. Ces accords quels qu’en
soient les termes sont souvent interprétés selon les
circonstances et leur avantage pour la France. Maloum qui les
signa jadis n’en a pas bénéficié, Goukouni n’en a jamais
sollicité l’application, Hisseine Habré appuyé par la France
contre Maloum n’en a pas bénéficié au moment de sa sortie ; Deby
soutenu par la France pour la prise du pouvoir en bénéficie pour
son maintien au pouvoir contre la volonté du peuple. Signalons
au passage que la France est le témoin clé des pratiques
dictatoriales des dirigeants tchadiens qui poussent à la
rébellion de survie. La dialectique devenant : se rebeller et
survivre ou se taire, subir et mourir. Aujourd’hui au prix de
leurs vies les rebelles sont arrivés à la capitale. Comme il est
de sa nature perfide, la France se livre à son jeu favori :
neutralité pour le ministre de la défense monsieur Morin, et
« soutien sans aucun doute » selon le ministre des affaire
étrangères monsieur Kouchner. Déjà, qui suivre ? Rappelons que
le régime Deby n’est légal, légitime et démocratique que pour la
France seule grande puissance à le reconnaître comme tel contre
les convictions de son peuple. A l’occasion de l’affaire arche
de zoé, le peuple français n’a pas manqué de relever la honte
pour le juge français de se laisser lier par des verdicts
anti-démocratiques du dauphin français qui roule la France mère
dans la farine. Si le peuple français aime la démocratie, pour
nous peuples du sud, celle-ci étranglée depuis belle lurettes
par les dictateurs à la solde de la France est plus que jamais
nécessaire ; ne serait-ce que pour notre survie. Deby l’ayant
compris nous l’a confisquée. Et quand l’on se bat pour ce bien
précieux, la même France pactise avec le monstre pour nous
broyer au nom d’une légitimité fictive et imaginaire dont elle
est honteusement seule à reconnaître. Entre neutralité et
participation, les rebelles sont bien naïfs de penser que la
France serait neutre. Ce pays n’est pas la Suisse ! Jamais la
France n’a été neutre dans le combat contre une dictature. Son
reflex premier est souvent de soutenir tout dictateur pour mater
son peuple si ce n’est massacrer directement par elle-même. Sans
doute la France est pays le plus barbare de ce monde. Et les
tchadiens doivent en être conscients. Voyez ce qui se passe :
les rebelles entrent en capitale. Règle numéro un, extirper et
évacuer les ressortissants de nations supérieures ainsi que les
biens français. Secundo aider le dictateur à diligenter son
carnage sang pur.
Monsieur le
président Sarkozy.
Depuis la Roumanie
vous affirmez le soutien de votre pays au régime selon vous
légitime du Tchad. Vous ajoutez que dans aucun endroit du monde
le pouvoir ne se prend par les armes. Votre affirmation
date-t-elle de quand ? Pouvez-vous nous dire dans quelle partie
du monde on se maintien au pouvoir par des armes tournées contre
la population de laquelle le pouvoir est sensé émaner ? Savez
que votre dauphin le général président a marché sur des
centaines de cadavres en 1990 pour ce pouvoir d’où il voudrait à
ces jours trôner à jamais ? En connaissez-vous un seul de ces
sanguinaires parvenu au pouvoir qui l’a lâché par les urnes ?
Monsieur le président pourquoi quand vos pions machiavéliques un
peu partout disséminés en Afrique massacrent allègrement leur
population vous êtes muet ; mais pour peu que leur fauteuil de
tyran sont menacés vous réagissez à la seconde ? Le peuple ou le
dictateur, on connaît votre position. Vous soutenez votre ami on
le sait. De là à dire qu’il est légitime et démocratique.
Pitié ! C’est honteux et ridicule pour l’homme à la tête de la
grande France que l’on connaît. En tout cas c’est sans surprise
car après avoir accueilli Kadhafi en défenseur des droits de
l’Homme, quoi de plus normal que vous plaidez le dossier Deby
devant les anges pour son entrée au paradis ! Monsieur le
président laissez-nous aimer la France nation philanthropique
des tous les temps ou lieu d’abonder dans sa métamorphose en
nation meurtrière. Aujourd’hui vous alertez la communauté
internationale pour la situation au Tchad c’est bien. Mais
pensez alerter celle-ci pendant qu’on nous massacre pendant les
contestations électorales c’est meilleurs.
Monsieur
Kouchner,
D’abord à votre
noble attention que Deby est à sa troisième élection volée et en
passe d’un pouvoir à vie au bénéfice d’une constitution truquée
et subtilisée et non deuxième comme vous le faites comprendre au
peuple français. N’êtes vous plus le philanthrope chantre de
l’humanitaire qui jadis quitta le confort français pour se
consacrer à la cause biafraise ? Aujourd’hui vous soutenez un
dictateur pour massacrer sa population. Regardez sur les rues de
N’djamena les cadavres qui jonchent les rues ; ces nombreux
blessés civiles que votre organisation MSF soigne (heureusement
que vous n’y êtes plus en tant que personnel), enfin, comme vous
êtes souvent en avion, jetez un coup d’œil sur le pont de Ngueli
qui mène à Kousseri au Cameroun voisin. Vous devez sans doute
applaudir votre protégé qui fait du sacré boulot comme le veut
la France mère.
A la question du
journaliste sur votre éventuelle coopération avec les rebelles,
vous dites cash que vous ne répondrez pas à cette question. Mais
vous répondez quand même bien. Vous êtes, dites vous du « côté
de la légalité sans aucun doute ». De quelle légalité
parlez-vous monsieur le ministre ? Si c’est celle que vous avez
organisé avec Deby en 2006 au mépris de ceux qui jonchent les
rues ou les foulent pour se sauver sachez le, et dites le à
votre président elle n’est pas légitime. Ceux qui savaient leur
mort certaine à travers votre protégé n’y ont pas participé.
Cela vous le savez aussi bien que tout tchadien.
Le conseil de
sécurité dont vous êtes membre permanent quant’ à lui est bien
en retard d’événement en ne vous autorisant que maintenant pour
intervenir. Ne savait-il pas que bien avant vous tiriez des
coups de semonces bien nourris par occasion ? Que vient changer
cette autorisation ? Peut être apporté un peu de légalité à la
barbarie française. Mais puisqu’on sait que vous avez toujours
tué sans autorisation ça ne change rien. Heureusement que les
autres Etats européens comprenant votre entreprise criminelle au
Tchad ont refusé de participer à la mission Eufor que vous
diligentez, qui n’est rien d’autre que votre ingérence à visage
européen. Peu importe le masque vous êtes connus. Monsieur le
ministre votre avènement à la tête du département laissait
présager beaucoup d’espoir pour les peuples meurtris du monde.
Mais aujourd’hui la désillusion est totale.
De ce qui précède un
certains nombre d’attitudes conditionnant notre survie
s’imposent :
Aux rebelles :
La France fait
partie des objectifs militaires même si son ministre Morin
soutien la neutralité de son pays. Neutralité qui même si elle
est par ailleurs pensée vole en éclat avec le dangereux passe
onusien. A des Etats comme la France on ne confie pas des blancs
seings pareils. En tout cas la déclaration onusienne ne permet
juridiquement rien car on sait que pour des pareils cas
l’organisation prend généralement des résolutions. A défaut,
c’est un acte inconnu. Donc sans effets juridiques. Si la France
s’en sert pour nous tuer, on saura s’en prévaloir un jour.
Indépendamment de cela il faudrait réglementer les activités des
militaires français durant les hostilités. Ils doivent être sur
place sur les lieux de leurs intérêts qui doivent eux aussi
êtres immobiles. S’ils bougent, côtoient les rebelles, les
survolent, les filment…alors ils deviennent des objectifs
militaires à combattre. Ne faites jamais confiance aux français.
Ils cherchent toujours à endormir. Si non comment
comprendrez-vous que vous malgré que vous ayez assuré ne pas
menacer ni leurs citoyens ni leurs intérêts, moins encore les
anciens accords…ils vous fassent ce coup !
A la population
civile.
Ne mourons plus
jamais pour rien. Désormais en cas de pareilles guerres massons
nous là où ils y’a des étrangers et des français. Ne laissons
aucun avion décoller sans nous. On meurt tous ou on vit tous.
Aucune vie ne vaut plus qu’une autre. Ils viennent chez nous
faire fortune. Et quand le genre humain est menacé ils se
sauvent par de grands moyens et nous on périt. Allons là où ils
sont. Au pire des cas mieux vaudrait tomber sous les balles des
français que sous celles d’un frère. Ne commettons pas l’erreur
rwandaise. Quand la France exfiltre les siens c’est qu’un
génocide est en vue ! Les ivoirien étaient il fut un temps la
nation la plus française d’Afrique. S’ils ont décidé de s’en
affranchir par des voies que l’on connaît sans doute ils ont
compris quelque chose : le salut est une œuvre endogène. La
liberté ne se donne pas. Ne l’attendons pas de la France ! Elle
s’arrache.
A la France.
Ne dérangez pas ce
que vous ne pouvez pas arranger. Par pitié allez-vous-en ! Vos
interventions n’ont rien d’humanitaire on le sait. Fichez nous
la paix avec vos engins de morts. Vous serez un jour tenus pour
responsable et complices des passifs criminels des dirigeants
tchadiens. Si les rwandais ont du mal à prouver vos immixtions
dans leurs morts. Nous on vous a à l’œil. Rien ne nous
échappera. Wait and see !
Notre
indépendance dans tout ça
La France parle
encore de sa responsabilité ou de son rôle au Tchad dixit
Sarkozy. Sa responsabilité vraie est celles des crimes commis
directement par elle en appui à Deby, et de sa complicité avec
ce dernier dans ses massacres. Pour le reste à ce que je sache
le Tchad n’est pas la Corse, Mayotte, ou Guyane…c’est un Etat
juridiquement indépendant. Si la France persiste dans son
attitude méphistophélique avec son général président alors les
ennemis du peuple tchadien sont ce duo axe du mal néo
colonisateur. Peuple tchadien l’heure du combat de la liberté a
sonné. Battons nous comme Dien Bien Phu, Algérie, et Côte
d’ivoire. Arrachons notre liberté pour que nos survivants vivent
mieux. Souvenons nous de nos slogans de bataille : jusqu’au
dernier survivant ! La victoire ou la mort nous vaincrons.
Montrons au monde que Deby et la France ne sont pas plus forts
que nous.
Albert Tamwari
Tschad - studendt
Hochenstrass 32T
Köln – Deutschlaand.
tamwari@yahoo.fr
07/02/2008
Y
en a marre!
Frères et soeurs tchadiens - seigneurs de guerre
Nous sommes décidément, les cancres de la mondialisation… Ni la
Somalie, ni le Liberia, ni le Rwanda, ni la Côte d’Ivoire, ni le
Kenya, ni l’ex Yougoslavie, ni même l’Afghanistan ou l’Irak –
tous entrés en guerre fratricide après nous, ne nous ont servi
de leçon ! Quel gâchis...
Que voulons-nous exactement ? Avions-nous voulu le pouvoir ?
Nous l’avons eu ensemble et/ou l’un après l’autre ! Avions-nous
voulu les finances publiques en sus des ressources minières ?
Nous les avons à souhait - pour nous seuls ! Avions-nous voulu
les armes ? Nous les avons (bien souvent à tort) et en quantité…
Mais tout ça pour finalement apporter quoi aux tchadiens - en
termes de développement durable ? Que de la gabegie et de la
destruction !
A quoi servons-nous donc exactement, quand partout dans le
monde, les nouvelles exigences de la mondialisation réveillent
les consciences par rapport aux forces et faiblesses du
terroir ? Sommes-nous des robots spécialement « fabriqués » pour
amuser les uns et les autres en nous entretuant ? A qui
profitent de toutes les façons nos turpitudes ? N’avons-nous pas
que seulement une à cinq têtes (absolument du domaine de la
culture et du sport) inspirent l’admiration de notre pays sur
l’échiquier mondial, et ce dans quelles conditions encore ? La
danse du scalp, après avoir tuer et faire tuer nos semblables -
est-ce ça notre stratégie en matière de développement durable ?
Au lieu de tirer vers le haut les tchadiens (en termes de
connaissances et de compétences), nous sommes là, avec nos
armes, à procéder au nivellement par le bas, et ce jusqu’à
quand ? Y en a marre de votre ignorance, de votre égoïsme et de
votre vanité… Allez-vous en au diable et laissez nous en paix,
même si vous êtes des vampires génétiquement modifiés… Y en a
marre voudrais-je dire, de votre barbarie, de votre allégeance
au diable (qu’il soit français ou soudanais etc.) et de votre
que sais-je encore…
Au service de qui vous êtes et au nom de qui, faites-vous entrer
à grand coût, des armes au Tchad pour en faire finalement un tel
mauvais usage ? Vous êtes manifestement les seuls à ne rien
comprendre de la mondialisation pour être ainsi aux mains de nos
concurrents et notamment, ceux de l’Union Européenne, de la
Chine ou même du Soudan etc., des gadgets pour nous perturber
dans le processus de développement de ce Tchad pour lequel tant
de vies innocentes ont été sacrifiées par des bourreaux que vous
êtes…
Pourquoi diable, nous sapez-vous le moral avec vos primaires
désirs de domination et/ou de vous vengeance aveugle ? Nous
avons tous perdu des êtres chers dans chacun de ces conflits que
vous avez créés et/ou continuellement attisés, cependant nous
n’avons jamais cherché à faire couler le sang de qui que ce
soit, pour « mieux respirer à votre manière ». Bien au
contraire, nous avons opté pour le travail qui seul libère
l’homme, même de votre sale guerre ! Mais hélas ! Vous voilà
entrain de mettre tout un peuple dans l’impossibilité de
travailler… Y en a marre, allez-vous en au diable ! Ni Bardaï,
ni Nokou, ni Koumra, ni Adré, ni Gounou-gaya, ni Bitkine, ni
Maro, ni Moussoro, ni Bousso, ni Zouar, ni même N’Djaména et
autres, ne peuvent objectivement vous accorder un seul titre
d’honneur parce que vous n’y avez rien fait en matière de
développement durable, et pourtant c’est aujourd’hui un critère
incontournable pour faire de vous le « Grand Homme » pour lequel
vous avez vos mains en sang et je me demande s’il en est ainsi
de votre conscience (puisqu’il faut d’abord l’avoir).
Bref ! Que voulez-vous enfin ?
- Si vous êtes le Président Idriss Deby ou sa suite, sachez
qu'après tout, c'est l'Eternel Dieu qui vous a placé là et vous
y maintient toujours, et ce jusqu'à ce qu'il décide de votre
fin. Cependant, puisque c'est lui qui vous a placé là, alors de
grâce, pour son amour pour vous, faites le bien qu'il attend de
vous, pour ce peuple qu'il vous a confié, sur les 1 284 000 km2.
- Si vous êtes Mahamat Nouri, ou Tom Erdimi ou Wadal Abdelkader
Kamougué etc., sachez que Le Président Idriss Deby est toujours
là au pouvoir parce que c'est Dieu qui l'a placé, et tant que
vous voudriez en faire à votre tête pour le déloger comme
si, lui l'Eternel Dieu qui l'a placé là, est un bon à rien, eh
bien vous allez toujours tourné en rond, même jusqu'au bout des
souliers de Icriss Deby sans parvenir à vos desseins.
Pourquoi vous-vous évertuez toujours à prendre le pouvoir par la
force, alors qu'on sait très bien que c'est pour faire toujours
mal?
Ce que vous ne comprenez pas, c'est que vous n'êtes pas des
anges pour que Dieu vous envoient plutôt que X ou Y (je peux me
tromper mais au demeurant, rien ne me dit le contraire au vu du
sang que vous versé sans cesse) pour développer Le Tchad.
Combien ne sommes-nous pas des tchadiens (du Nord au Sud),
obligés de nous installer hors du pays, ne ce reste que pour
pouvoir un tant soit peu, mettre en oeuvre les connaissances et
compétences qu'on s'est sacrifié à acquérir dans les différentes
facultés universitaires et autres entreprises? Pendant que nous
autres, on s'évertue à rassurer nos confrères africains que le
Tchad est entrain de sortir de la "zone de turbulence" et que
par conséquent, certains de nos acquis (ONG, entreprises, etc)
doivent - soit avoir leurs succursales soit leur siège au Tchad,
vous autres, vous êtes là à détruire cette image de nos rêves. Y
a-t-il seulement, depuis 1965, une journée sans rebelle au
Tchad? Les grottes du BET par exemple, sont pris en otage sans
que le peuple tchadien ne puisse jouir de ce prestigieux lieu
touristique... Partout, ce sont les hommes en armes qui sont là,
prêts à vous accueillir pour une "visite guidée" (ne me demandez
pas comment, puisque je n'ai jamais osé - par risque d'arrêt
cardiaque).
Le Tchad est de toute part, exploité, et ce de l'intérieur comme
de l'extérieur, tant à travers les entreprises privées que par
la Fonction Publique. Au lieu de faire la guerre à ces points
critiques, c'est plutôt "lève toi de là pour que je m'asseye"
que nous connaissons. Ridicules que nous sommes.
FICHEZ NOUS LA PAIX, MERDE!
Solngar Klamadji
07/02/2008
Une
guerre pour obtenir une grâce présidentielle
Des morts, des
centaines de blessés et des milliers des Tchadiens sur les
routes.
Je viens de prendre connaissance de la dépêche de l’AFP sur la
première déclaration de Deby après avoir été mis en difficulté
par les rebelles et sauver par la France.
La principale information est qu’il pourrait gracier les membres
de l’Arche de Zoé.
Cela suscite des questions si ce n’est des affirmations.
Il parait paradoxale que la France n’a bien voulu activer le
levier des accords de coopération militaire qu’au moment où Deby
était en état de faiblesse pour négocier avec la France après
ces propos très durs dans l’épisode de l’arche de zoé.
Ces accords prévoient t’ils seulement sa mise en œuvre autour de
la présidence tchadienne ?
A t’on laissé tuer et blesser des tchadien juste pour avoir une
grâce présidentielle des français actuellement en prison ?
Est on à ce point inhumain en France pour tuer ou laisser faire
une guerre afin de respecter des engagement du président
français qui déclarait qu’il irait chercher les membres de
l’arche de zoé dans tout prix.
Ce prix devait il être payé si chercher par des citoyens
Tchadiens innocents.
La question se pose et une interpellation de la France doit être
activé pour qu’elle s’explique sur le retard de l’activation des
accords de défense et l’obtention probable d’une grâce quelques
heures après avoir sauver le régime de Deby.
Tchadien mobiliser vous.
La liberté ne s’octroie pas, elle s’arrache.
Souvenez vous, les derniers événements coïncident avec
l’anniversaire de la libération du peuple Roumain. Eux au moins
ont eu le cran et par leur mobilisation ils sont aujourd’hui
libres.
Djaldi Tabdi Ngassidi
Citoyen tchadien.
29/01/2008
Qu’elle
leçon peut-on tirer de la réponse du Président IDRISS DEBY ITNO
au Comité d’Organisation de la Marche de Soutien de 5 janvier 08
en faveur de la paix.
Lors
de la marche du soutien en faveur de la paix du 05 janvier 2008
à N’Djaména, le Président IDRISS DEBY ITNO a tenu un discours
pour répondre au comité d’organisation de cette marche.
Tout a commencé par une minute de silence réclamée en la mémoire
de nos martyrs en ce terme « Je voudrais une
fois de plus vous demander d’observer une minute de silence pour
ces valeureux fils du Tchad, qui ont consenti d’effort suprême
pour la stabilité du Tchad, de l’épargne d’une guerre civile et
de la « somatisation » ». Il est bon de saluer la
mémoire de nos frères qui sont tombés sur le champ de bataille.
Mais sont-ils les martyrs pour la défense de la patrie ou pour
la défense du régime en place ?
Cependant la question reste poser sur le mot martyr qui pour
nous la définition ne reflète pas la réalité que nous vivions
car défendre son régime et les intérêts politiques d’un régime
n’est pas synonyme de la défense d’une patrie, d’un intérêt
commun comme le cas des valeureux combattants qui ont consenti
d’effort suprême pour la libération de la bande d’Aouzou. Nos
martyrs sont ceux qui sont morts pour une cause juste, pour la
défense de la patrie. Ceux qui savent mourir meurent pour
l’intérêt général des Tchadiens.
En 47 ans d’indépendance, le Tchad n’a pas retrouvé
l’instabilité politique moins encor la paix.
Pour le Président de la République, la paix a un sens, une
signification et un prix mais à quel prix le peuple Tchadien est
entrain de la payer. Les conflits politico-militaires qui se
déroulent à l’est du Tchad sont-il le prix de cette paix ? Ou
comme le dit le Président IDRISS DEBY ITNO dans sont discours « Beaucoup
de moyens tant humains, matériels que financiers
ont été mobilisés pour la recherche de la paix dans notre
pays…hélas, le Soudan nous impose la guerre, hélas, nous oblige
à l’affrontement » Est-ce cela le prix de la paix ou le
prix de la défense d’un régime ? Peut être pour le deuxième.
L’expérience de la Fédération sera le prix le plus cher de la
paix au Tchad. Le Soudan nous impose-t-il vraiment la guerre ?
Si nous essayons de jeter un regard rétrospectif sur l’histoire
du Tchad nous constatons que GOUKOUNI, HISSEIN HABRE et IDRISS
DEBY ITNO sont tous arrivés au pouvoir grâce au Soudan de Oumar
El-BECHIR. C’est parce qu’ils ont sollicité l’aide du Soudan.
La question de savoir que cherche OUMAR HASSAN EL-BECHIR ? Il
faut plutôt dire : que cherche nos hommes politiques ? Ont-ils
l’amour de ce pays ? Se soucient-ils de l’avenir de la
jeunesse ? Que cherchent-ils depuis 47 ans ?
N’est-il pas sage de cesser de doigter le Soudan ? A quel prix
la guerre entre la Libye et le Tchad était payée ? La solution a
ces interrogations : est la manque de volonté politique de nos
gouvernants. Que chacun mette un peu de l’eau dans sont vin afin
que l’intérêt général prime sur l’intérêt pour le Tchad puisse
aspirer à la paix.
Le Tchad a entamé un processus de développement et comme le dit
le Président « ….Je refuse de dormir sur mes lauriers et
d’assister à la destruction de ce que j’ai construit par des
hommes sans foi, ni loi. » S’il en est le cas, la guerre
n’est pas une solution. Il faut une prise de conscience
nationale. Que l’exemple de la recherche de la paix en Côte
d’Ivoire soit imité par le peuple Tchadien.
Bien sûr « ce que femme veut, Dieu le veut » mais
la rupture des relations diplomatiques avec le Soudan n’est pas
une solution. A quoi servira la participation du Tchad à l’Union
Africaine. Le peuple Tchadien doit plus tôt adhérer à la
conclusion du discours du Président en ce terme : « Pour
l’heure j’invite mes compatriotes à abandonner la violence,
d’avoir la culture de la paix. Désormais vous devez renoncer à
la violence pour développer la culture de la paix et de l’amour
du prochain.
Non à la violence dans les familles, dans les écoles, dans les
ethnies, dans les groupements ; non à la violence partout où
vous serez. ».
Ainsi nous devons nous mobiliser pour cette paix. En disant non
à la guerre, non à la violence. Soyons plus tôt un peuple Unis,
Travailleur et le Progrès sera la bénédiction que Dieu nous
accordera.
Ahmet PONGA
Etudiant GRH/Lomé-TOGO
Courriel :
ahmetponga@yahoo.fr
Tel : 00228 982 51 24
11/01/2008
Une
unité des rebelles tchadiens pour la forme
Certainement que notre soif pour l’unité des forces de la
résistance ne s’éteindra pas demain. Effectivement notre soutien
aveugle à la résistance ne pourra nous empêcher de révéler notre
inquiétude. S’il y’a un vœu à formuler pour le Tchad, nous
souhaitons la primauté des principes constitutionnels. Le
citoyen tchadien se sent concerner, sans doute, par tout ce qui
se passe et se joue en son nom et sur son dos à l’intérieur et
à l’extérieur du pays. Déjà sous le régime de Deby ça sert à
rien de revenir sur l’existence d’un Etat ou une institution
crédible aux yeux des hommes scrupuleux et honnêtes qui aiment
tant ce beau pays et le voit s’écrouer devant leurs yeux
impuissants. Depuis ce dernier temps, on constate une
manifestation d’unification des forces de la résistance. Mais
une unité désolante comme celle-ci ne répond guère, à mon sens,
aux exigences du citoyen. Si j’ose dire les leaders de
l’opposition ont eux même du mal à se faire accepter et susciter
l’unanimité aux yeux de l’opinion tchadienne. Ce n’est un
secret pour personne dans la famille de la résistance et tous
ceux qui sont vigilants, on assiste à une annonce en pompe d’une
unité qui ne semble pas différente des unités d’antan qu’on a
tant décriées dans nos différents discours. Le citoyen tchadien
attend beaucoup de la résistance que de l’ennemi du Tchad qui
l’a pris en otage et qui n’est autre que Deby et sa clique.
Cela vous les savez très bien, malgré qu’on peine à convaincre
une bonne partie des intellectuels tchadiens encore réticents à
nos discours et notre choix de prise des armes. Effectivement
c’est un dilemme mais c’est aussi le choix que l‘homme a fait
devant la réalité imposée par Deby. Le citoyen tchadien a
besoin d’une véritable unité fondée sur une volonté politique
saine et au dépassement de notre ego. Mais lorsqu’on constate un
haut commandement militaire à plusieurs têtes, un porte parole
ignorant le sens de l’intégrité et dont la morale publique est
inexistante et dont le comportement est douteux, et une unité
politique reste toujours campé sur sa forme initiale (arrière-
calcule, tribale). On a du mal à s’en convaincre. Le peuple ne
demande pas le ciel et la terre mais juste d’arrêter de le
prendre pour un éternel inconscient.
Notre lutte contre le mal continu, notre volonté doit être
exprimée en tout liberté pour un changement radical dans ce
pays.
Djibrine Abakar khirachi
03/01/2008
Commandement
unifié des forces rebelles, un acte hautement salutaire
Les forces rebelles
opérant à l’Est du Tchad viennent d’unifier leurs forces
militaires sous un seul commandement. C’est un fort signal
d’espoir que la rébellion lance à l’endroit du peuple tchadien.
En effet, après les affrontements meurtriers du mois d’octobre
dernier, l’unanimité a été faite autour de la nécessité d’unir
les forces combattantes pour arriver à bout du régime
antinational de N’djaména soutenu par la France et la Libye. Les
différents mouvements rebelles ont fait l’amer constat de la
réalité de la force adverse, par ailleurs lourdement armée,
grassement payée et précisément informée.
Les principales
forces rebelles ont réussi en un temps record ce que beaucoup
d’entre nous relevaient de l’impossible : l’unification. Pour ce
faire, les leaders des rebellions ont dû mettre leurs ambitions
personnelles en veilleuse au profit de l’essentiel : la chute du
régime criminel de Deby. Il va sans dire qu’à ce niveau on ne
peut pas tricher, le nouveau chef de la rébellion unifiée doit
être un homme méritant et doté de grandes qualités pour conduire
à la victoire finale. Mahamat Nouri, Timane Erdimi et Abdelwahid
Makaye ont été grands en acceptant de s’effacer au profit du
Colonel Fizani Mahadjir. Il revient donc au nouvel homme fort de
la rébellion de maintenir et de fortifier l’unité et la cohésion
des troupes pour le triomphe final.
Une première étape a
été réalisée, l’armée d’Idriss Deby Itno a été sérieusement
secouée et a perdu son ossature clanique. La seconde étape qui
se prépare doit se passer dans les deux mois à venir au plus
tard. Car Idriss Deby Itno court le Tchad et l’étranger pour
reconstituer son armée, alors il ne faut pas lui donner du
temps.
Mahamat Nouri et
homologues, en démissionnant de leur poste de chefs incontestés
de la rébellion, présidents en puissance, ont montré qu’ils ne
sont pas des pouvoiristes. Cette leçon de sagesse et de
patriotisme doit être réitérée demain une fois la victoire
acquise. Les leaders de la rébellion seront encore plus grands
en acceptant d’associer largement la classe politique et la
société civile tchadienne dans le gouvernement de transition
chargé de restaurer l’autorité de l’Etat et d’organiser des
élections libres et transparentes. Les tchadiens choisiront en
toute indépendance le candidat qu’ils jugent à la hauteur des
lourdes responsabilités et de l’incommensurable travail qui
attendent le futur président du Tchad.
Tous nos vœux de
succès accompagnent le Colonel Fizani Mahadjir, nouvel homme
fort de la rébellion unifiée dans sa noble mission contre la
dictature criminelle d’Idriss Deby Itno.
Abderahmane Ahmat
abderah2005@yahoo.fr
29/12/2007
L’arche
de Zoé ; Breteau, ce héros…....d ‘une justice qui n’existe pas
A l’annonce du
verdict de la cour criminelle du Tribunal de N’djamena
concernant les membres de l’Arche de Zoé l’enlèvement
d’enfants en vue de compromettre leurs état civil, faux en
écriture, escroquerie…. deux sentiments abrupts se sont
heurtés à ma vue. La première nationaliste et populiste, sans
doute, dans le brouillard, ma arraché une satisfaction relative,
instantanée, puis aussitôt, très vite, revint la raison qui a
aussi tôt tempérée mon esprit, une étrange sensation
d’incompréhension, de compassion, de ces visages frappés par la
fatigue et la détresse, et si le jugement rendue était
finalement plus proche d’une sentence punitive, voire
revancharde, de ces occidentaux « responsable de tous les maux
de la terre, de tous les maux de notre malheur », et qui
n’auront au final commit qu’une une faute, celle vouloir
naïvement, maladroitement, impérialement, audacieusement, juste
sauver des enfants. Une seconde impression lisible à la veille
du rapatriement des célèbres condamnés pour Paris, viendra
confirmer mes doutes sur une gigantesque manipulation médiatique
et judiciaire (ou judicaire et médiatique) destiné à camoufler
les basses manœuvres politicienne de Deby et Sarkozy. Un
scénario ficelé lors de la visite de ce dernier le 4 novembre à
N’djamena. Pour le président générale dont le régime est secoué
de toute part par des obscures rebellions claniques, l’affaire
de l’arche de Zoé est arrivée, sans confusion sémantique, comme
une embarcation véritablement Divine.
Par ce que tout le
sens de cette affaire résume la trajectoire chaotique et
contradictoire de l’histoire de l’Etat Tchadien dans son
mouvement souverain. Par ce que dans cette affaire malgré les
dires de la défense le droit a été bafoué plus d’une fois, outre
la mise en garde du ministère des affaires étrangère encore plus
pour avoir confondu raison et moral. Le droit Tchadien aussi,
puisse-il être moins respectable et respecté, applicable et
appliqué, lui aussi a été floué (ou corrompu) comme le veut la
grande tradition des relations Franco-africaine, puisque les
images du reportages diffusés (disponibles sur le Net) sur les
chaînes Hertziennes Hexagonal, parlent d’elles mêmes, aucun des
services territorial n’était informé des intentions et des actes
de la Bande à Breteau.
Pour nous qui sommes
issue de la double culture, fils de réfugiés, avoir grandi en
France, d’avoir été éduqué dans ces écoles, ces collèges et ces
universités, ces manifestations anti Française, si elles ne sont
pas surprenantes tant l’exaspération et les rancunes post
coloniales se fortifie (à tort ou à raison ??) de jours en jours
chez les populations africaines, ces banderoles, ces cris, m’ont
tout de mêmes désarçonnées par leurs acidités et leurs
violences. L’instrumentalisation peut être une explication mais
elle n’est hélas pas la seule. Ce concept de révolte gagne du
terrain, les événements en côte d’Ivoire ont donnés les prémices
de cette prolifération qui peut être inquiétante (notamment pour
ces ressortissants mais aussi pour ces intérêts économiques et
culturel), de la mise en accusation du rôle de la France dans
les différentes tragédies Africaines, mais tout ceci mériterait
un autre article sur l’artifice d’une refondation des relations
Sarko africaine qui semblent se reproduire dans la continuité
(ou l’aggravation) des années Chiraquiennes…..
La maladresse des
membres de l’Arche de Zoé ne doit pas occulter, le fait que
nombreux occidentaux conscients, consternés, touchés par les
malheurs de ce continent mettent leurs vies et leurs compétences
au service de nombreuse cause humanitaires. Ces cœurs armés de
bontés ne doivent pas non plus nous empêcher de constater les
limites de ces actions humanitaires, elles doivent pas non plus
nous aveugler sur le visage des véritables responsables de ces
tragédie qui a emprunté un de ces synonymes a de nombreux terme
que sont, Tchad, Rwanda, Congo, Centrafrique, Cote d’ivoire….
La tragédie des
Breteau, c’est d’abord la tragédie d’un couple, un couple
ordinaire, commun à de nombreux autres bénévoles occidentaux
présent sur le continent, la tragédie d’un homme en tété, borné
qui aura entraîné une dizaine de personne dans une expédition
suicidaire en voulant agir dans en héros au mépris des règles
internationales, or c’est bien connu la dramaturgie broie ces
héros mais de ces drames peuvent naître des légendes, positives
ou pas, l’Arche de Zoé en sera par ce qu’elle aura contribué a
attiré les projecteurs sur deux tragédies, le Darfour
et….l’inexistence de l’Etat ; Tchadien, vaste far West ou la
raison du plus armée est souvent, toujours, la meilleur. Les
avocats des parties civils peuvent dans un sens être satisfaits
d’avoir défendu le droit des familles, des enfants, la fierté
d’un peuple entretenu par la misère et les guerres civils, mais
ils ne doivent en aucun se vanter d’avoir défendu les valeurs
d’une justice ou la justice d’un Etat digne de ce nom, c’est ici
réside toute la contradiction de cette affaire, c’est là qu’on
trouve toute la tragédie de cet Etat.
La sentence rendue
est aussi disproportionnée que l’acte des membres de l’Arche de
Zoé témoigne d’une maladresse certaine, d’une méconnaissance
total voire d’une ignorance du monde et de ces dangers, plus que
l’arrogance typiquement « Française » des déclarations de
Nicolas Sarkozy, et enfin ce jugement rendue a lui seule résume
l’inexistence ou l’impossible existence d’une justice dans ce
pays.
Par ce que nous
autre savons très bien que les salles d’audiences ne sont que
vastes châteaux de sables qui cachent des cimetières de milliers
d’innocents Tchadiens. Oui tous les jours des hommes, des femmes
sont tués, violés, volés en toute impunité par une catégorie,
une oligarchie, quelques ethnies et que pour toutes ces
victimes, jamais justice ne sera.
Par ce que
nous autres nous savons que l’état Tchadien est un territoire
partagé en entre quelque chef de guerre qui essaye juste de se
partager le gâteau, et dans ce sens, l’histoire, dans quelques
années, pourra consacrer ces quelque hommes comme des
héros…déchus mais des héros qui auront osé l’impossible, qui
auront mis la lumière sur une situation le Darfour tragique, sur
la justice d’un pays qui n’a jamais existé, « une justice qui
n’existe pas » dixit cette fois avec raison le théâtrale Maître
Collard, et pour tout cela Monsieur Breteau et ces amies dans
leurs drames peuvent être considérés comme des héros.
Naoutem_j@yahoo.fr
Etudiant, Paris
29/12/2007
Tchad :
Le ralliement du Général Adoum Togoï et Maïna Touka contribue
aussi à la longévité du pouvoir dictatorial du Président Déby.
Le
Jeudi 27 décembre 2007, le Président Idriss Deby Itno accorda
une audience aux deux rescapés du groupe de Libreville en
l’occurrence le Général Adoum Togoï et Maïna Touka.
Ces
derniers affirmaient à la presse sans vergogne et avec une
malhonnêteté intellectuelle déconcertante que nombre des
personnalités politiques de l’opposition en exile étaient
disposés à rentrer au bercail.
Nos
investigations nous permettent de dénoncer ce mensonge grossier.
En effet, les deux compagnons de fortune n’avaient nullement
organisé une quelconque réunion avec les opposants tchadiens
vivant en France et moins encore avec ceux d’Europe. De quelle
légitimité jouissent-ils pour s’octroyer ce mandat au nom de
ceux qui continuent de lutter avec détermination et conviction
contre la tyrannie du Président Deby ?
Le groupe de Libreville sous la direction du
Président Goukouni Weddeye et auquel appartenaient le Général
Adoum Togoï et Maïna Touka n’a signé aucun accord de ralliement
au Président Deby. Nous avons appris avec stupéfaction que la
délégation du groupe de Libreville qui s’était rendue à N’Djaména,
accompagnée des autorités gabonaises dans le cadre de la
préparation d’une éventuelle Conférence inclusive de paix était
de retour à Libreville. Alors comment expliquer la défection à
la hussarde des deux Membres du groupe de Libreville?
Le
ralliement et la capitulation de ce duo infernal, caractérisé
par ses multiples accords et ruptures avec le même régime de N’Djaména,
n’engagent que leurs personnalités. Cette versatilité avérée et
congénitale de ces derniers et notamment celle du Général Adoum
Togoï qui rallie pour la troisième fois le régime après avoir
torpillé le MDJT, n’inspire que méfiance et colère chez les
Mouvements Politico-militaires. A cet effet, les Forces de
résistance nationale les ont interdits par ailleurs de se rendre
sur le terrain. Les Résistants tchadiens refusent tout contact
avec les déserteurs du groupe de Libreville qui seraient par au
service du régime.
Les
luttes contre les dictateurs sont longues et coriaces mais
finissent toujours par la victoire des Résistants. Nous
demandons à tous les patriotes de s’armer de patience et de
poursuivre la lutte.
Les traîtres et autres capitulards rejoindront le camp adverse à
mi-parcours ou se rallieront dès que se pointe à l’horizon la
victoire des Forces de résistance nationale.
Abdelmanane Khatab
abdelmanan@voila.fr
21/12/2007
Le
verdict est tombé et félicitons la justice tchadienne
La justice tchadienne a fait son « boulot ». Je
tiens à la féliciter. D’une certaine manière il fallait
montrer membres de cette association que l’Afrique n’est
plus celle qu’ils croient toujours être à leur dévotion. Dommage que ces condamnés n’aient pas à purger leur peine
Tchad. Mais c’est déjà une victoire contre les impérialistes
occidentaux qui croient qu’ils peuvent faire la pluie et le
beau temps en Afrique. J’espère que le cas tchadien fera école partout en Afrique.
C’est tout de même incroyable, ces donneurs de leçon. En
France on instaure une carte de séjour « compétences
professionnelles » et immigration choisie qui réduit les
Africains aux travaux subalternes. C’est aussi dans ce pays
qu’on impose aux Africains les tests ADN avant tout
regroupement familial ! Et, voilà que, ces mythomanes de
l’Arche de Zoé, à contre courant de toute législation,
s’arrogent le droit d’enlever 103 enfants tchadiens pour les
emmener en France. Il n’y a pas eu parodie de justice comme le prétend l’un des
avocats des Français. Non seulement, il n’y en a pas eu
mais en plus mon Ami Ben fut très pondéré, voire clément
dans son verdit. Même si la pression subie par la cour
criminelle fut maximale, il n’en demeure pas moins que les
Tchadiens ont montré au monde entier qu’ils ne sont pas
facilement manipulables. Ils ont fait preuve d’une maturité
certaine et on doit le reconnaître. Mais en même temps, on sait que l’influence de la puissance
coloniale reste grande dans un pays comme le notre, où
l’équilibre politique reste précaire, équilibre dans lequel
la France est partie prenante. Pouvait il en être
autrement ? Quoi qu’il en soit, les arrogances françaises se
sont tues ou polies pour laisser parler le droit…C’est
déjà une victoire. Toutefois, on peut se poser la question de savoir si un
verdict comme celui que vient de prononcer la Cour
criminelle de justice peut-il être qualifié de souverain ? Quelle que soit la réponse que vous apporterez à cette
question, reconnaissez que la justice a été efficace dans
cette affaire. Je suis particulièrement satisfait que les 103 enfants
puissent retrouver leurs parents qui pourront avec les
dommages et intérêts encaissés, assurer leur scolarité en
construisant des écoles dans leurs villages respectifs.
Les autorités politiques devront mettre en place un système
de veille concernant les actions des organisations non
gouvernementales opérant dans le pays ou voulant le faire.
Cela permettrait de limiter des dérives comme celle que
venait de nous faire vivre l’Arche de Zoé.
Abia Maal, Reims.
21/12/2007
Lettre
ouverte
à
l’Assemblée Nationale du Tchad pour retiré
la citoyenneté tchadienne de ABDERAMAN KOULAMALLAH.
Pour la première fois
que les tchadiens de l’intérieur et extérieur sont glabres
sur cette affaire l'Arche de Zoé, et le monde entier a
condamné cet acte criminel de l’association française par
des manifestations à travers le monde. ABDERAMAN
KOULAMALLAH comme toujours vient d’insulter sur le Journal
Chrétien et Alwihda les magistrats tchadiens ; le Tchad et
les familles de victimes par son soutient aux criminels
français incarcérés à N’djamena.
En tant que citoyen
tchadien ; je viens par la présente pour demandé aux élus du
peuple de retirer sa citoyenneté tchadienne.
Cet individu ne mérite
pas la citoyenneté de notre pays.
Comme sa mère est une
soudanaise, prochainement il pourra facilement baisser ses
culottes devant les français au nom du soudan mais pas le
Tchad.
Veuillez agréer
Messieurs les députés l’expression de mes sentiments les
plus distingués
Vive le Tchad
Moussa Hassan Adji
Etudiant à
l’université UQAM
Montréal, Quebec, Canada
Moussahassan33@yahoo.com
17/12/2007
Écœuré
de lire certains internautes diaboliser
la rébellion de l'Est
Je
suis très écœuré de lire certains internautes diaboliser
la rébellion de l'Est.
Le net étant le terrain privilégie, les buts de ce groupuscule a
la solde de
Deby n'est autre que de chercher a nuire aux objectifs et
aux aspirations du peuple
tchadien d'une part et d'essayer par tous les moyens de
réveiller les vieux démons tel le tribalisme, le
clanisme, chrétien, musulman, les stériles facteurs de
ressentiment, de perturbation et de dérèglement sociaux qui
hantent le pays.
Je crois qu'il n'est pas impertinent cependant de vouloir donner un
écho de qualité dans les lignes qui vont suivre. Il n'est
nécessaire mais je tiens qu'en bien même à dire que je suis très
sensible aux problèmes lies au pays et anime d'idées
progressistes bien.
Comment peut-on rester muet face à des telles agitations? des
telles tentations?
Il est temps d'apporter une réponse efficace afin de stopper ce
libertinage?
Les compatriotes de la résistance nationale: les armes a la
main, combattent pour une pour une cause commune et noble a la
quelle tout le peuple rêve.
Toute idée contraire a cela n'est que blasphématoire.
Tout celui qui critiquerait La rébellion de
l'Est doit être considérer comme traître.
Il est dommage de constater qu'au 21eme siècle encore certains
intellectuels véreux, verbeux, assoiffes de pognon justifier une
dictature sanguinaire.
Comment un Homme aussi normal, raisonnable, doué de sens peut-il
subitement devenir un crétin au point de s'inscrire.
Quelle honte de voir la matière grise de toute une nation
soutenir la pauvreté, la débauche, et le proxénétisme
institutionnalise, le vol et viol.
Ces individus ne parviendront jamais a tromper le peuple a
travers ragots, médiocrités et pitreries.
Mais n'y a qu'au Tchad que des tels dangers se passent sans
que personne ne lève le petit doigt pour condamner. Et que Cela
n'étonne personne, certains êtres
importantissimes tentent des prendre le pays en otage car
ils s'érigent en juges et défenseurs; pensent et analysent au
nom du peuple; ils ne sont que d'incompétents, des tristes
clowns, des petits serviteurs, bref des boys.
L’ambitieux directeur a pour dessein de satisfaire son ego, il
se croit grand alors qu'il est tout petit.
Certains sites sont faits pour dire qu'il pleut alors qu'il ne
pleut pas; d'autres racontent de mille manières différentes ce
que nous savons
déjà depuis toujours et enfin ceux qui se croient
professionnels sans aucune notion préalable.
Le peuple ne doit pas avoir peur, ni être intimider.
Et bientôt le soleil de démocratie de la liberté et de justice
va se lever pour éclairer tout le Tchad.
Aux nationalistes qui croient a l'avenir du pays: continuer à
espérer.
Je ne doute pas que j'aurai toujours sur mon dos les critiques
des toutes les hordes de contaminées. Je suis avec le peuple et
pour le peuple tchadien innocent et meurtri.
vive les idées brillantes.
Vive les critiques citoyens.
vive le Tchad
Cheick
Tidjane Galmai
webmaster
www.Tchachadi.com
12/12/2007
Réaction
à l’article de Souleyman Daoud Nimir
Un Ministre doit
s’assumer. Adoum Younousmi est un Ministre jeune,
dynamique, compétent et surtout engagé. Son ardeur au
travail, sa compétence et surtout sa loyauté envers le
Président dérangent beaucoup des personnes. Je ne parle pas
de ceux qui, en vadrouille à l’Est, ont cru laisser un vide
difficile à combler. Un Ministre est un homme politique et à
ce titre tout tchadien a le droit et même le devoir de faire
des critiques sur son travail. Mais dire de
Adoum Younoumi qu’il n’a pas d’éducation de base ou encore
pire qu’il n’a pas des parents qui meurent est une insulte
intolérable. Adoum Younousmi a perdu trois de ses valeureux
frères uniquement pendant la fameuse guerre de neuf mois de
Ndjamena sans parler de cousins, oncles et autres parents.
Je ne parle pas de ses frères qui sont tombés dans les
autres batailles. Qui de ceux qui se battent actuellement a
perdu autant de frères ? On se connaît. Beaucoup de
Tchadiens connaissent, pour avoir servi à Ati, Abeché et
dans tout le B.E.T,le vieux sage et pieux Al-hadj Younous
Chateauvieux ( Que son Ame repose en Paix)) et comment il a
éduqué ses enfants. Son éducation de base comme son cursus
scolaire est donc irréprochable.
Adoum Younousmi
a un grand-père français, que les gens de Fada connaissent
très bien. Est-il moins tchadien pour cela ? Je ne crois pas
et surtout quand on connaît le rôle de cet officier dans la
pacification de cette contrée. Adoum Younousmi est de haut
lignage. Il est par son père petit-fils de Chef (la mère de
son père est la fille du chef de canton Gaîda) et par sa
mère petit-fils de Chef ( sa propre mère est la fille du
chef de canton de Gouro). Ceci pour dire que si Deby l’a
choisi s’est d’abord à cause de ses capacités
intellectuelles mais aussi et surtout pour ses
prédispositions naturelles à la responsabilité. Les enfants
du B.E.T. se connaissent bien ente eux. Ne chercher pas à
l’attaquer par sa famille car vous ne l’aurez pas. La
politique est la bataille des idées. Il n’est pas normal que
les politiciens se fassent la guerre par des injures et
autres ragots à travers des sous-fifres ou en prenant des
fausses identités. Votre site même s’il est de l’opposition,
ne doit pas publier des articles qui portent atteinte à
l’intégrité morale des hommes . Il doit être un site de
l’opposition mais de l’opposition constructive. Le parcours
de mon oncle en tant que Ministre n’est pas exempt de
reproches mais sa famille n’a rien à se reprocher.
Mahamat Ali
Mahamat
mhtali81@yahoo.fr
5/12/2007
Jusqu’où
peut oser aller le bateau du néo-colonialisme français et sur
quelle iceberg tchadienne chavirera-t-il ?
La France pille nos ressources, la France nous impose des
situations de vie inacceptables, la France nous refoule de sa
terre parce que croyant que sa terre est sainte et nous nègres
allons la souiller ?Voici quelques phrases que l’homme africain
as toujours utilisé et le tchadien en particulier .mais
maintenant d’autres pensée sont venues pour renforcer notre
haine et mépris a l’égard du peuple français et Sarkozy en
particulier, lui qui on le connaît bien, es le plus pur de tout
les occidentaux. et qui vient récemment marchander avec Deby
l’échange des trafiquants du soit disant organisme humanitaire
qu’on appel parfois arche de zoé et parfois childrens rescue
contre une appuie de l’armée française pour massacrer nos frères
du front, ce qui veut dire ici tous ceux qui ne pensent pas
comme deby.
Et quelles sont ces nouveaux autres phrases que l’homme tchadien
commence a utiliser ?
Elles sont entres autres : la France bombarde nos frères, la
France montre a nos frères inconscients la position de nos
frères conscients pour s’entre tué, et même la France prend
clairement part au conflit tchado-tchadienne.
Et si jamais cette combat devenais celle de le France, ça seras
contre qui ?
C’est clair que ça doit être contre le peuple tchadien. Ce
peuple qui après le ras le bol collectif s’est réveiller pour
contester la gestion catastrophique et désolant du peuple
tchadien et du Tchad. Et ce bien sur a partir de cela que les
meilleures d’entres nous, ceux qui ont un vrais cœur tchadien ne
se sont pas fait supplié pour prendre les armes. parmi eux on
dénombres des gens qui peuvent menées une vie bien aisé, des
étudiants qui on interrompues leurs études pour amenée une
changement, des vieux qui ont laisser toute une famille dans
l’espoir de les retrouver un jour, des jeunes gens espoirs de
toute une famille tel : mahamat hisseine barkay alias toddi
argnak (allahouma yakhfir lahou wa yarhama bi djana,wa yakhfir
wa yarham bi djana djami al ikhoua al musli min), des hommes
espoirs de tout un peuple, tel :gal mahamat nouri, dr abakar
tolli ; col adouma hassaballah, gal brahim djidda, gal tahir
guinassou.
Et enfin des hommes braves parmi les braves et sur lesquelles le
pays peut compter sur tout les plans et surtout pour la
défendre. Tel : le héros haliki tahar alias marday ou tcharouway,
togoy adoum, sebi aguid, et ainsi que l’ex premier secrétaire de
l’ambassade du Tchad auprès de l’Egypte, pour ne citer sue ceux
la (allahouma yakhfir lahoum wa yarham houm bi djana).
Et si toute ces gens issues des différents couches ethniques,
sociaux, religieuses intellectuels s’unissent pour défendre la
mère patrie et que la France leurs livre combat. Que faire ?
Et bien nous allons être avec eux. Ce pour cela d’ailleurs que
nous lançons une mise en garde a la France de ne pas prendre
partie comme elle l’avait fait durant le fin des années
soixante-dix en bombardant certains tchadiens qui sont issues du
f.a.n (force armée du nord) de Hissein Habré en aidant le
général Félix Malloum alors président de la république.
Pour mémoire la France avait fait beaucoup des victimes malgré
la menace de Habré de s’en prendre aux civils français. Mais
finalement une issue a été trouvé lorsque l’imam de la grande
mosquée leur a dit ceci « si ce que vous faite n’es pas un
génocide ou un djihad, alors arrêtez si non je lance un appel a
la guerre sainte »ce après cette menace très sérieuse qu’ils.
ont arrêter de tuer.
Mais maintenant aussi la France doit nous prendre au sérieux ce
que nous peuple du Tchad ressentons envers elle.
Et nous précisons que ; si un jour la France ouvre un front
contre tel ou tel mouvement des libérateur tchadien que ça soit
nous assurons au gouvernement criminelle française et a tout les
peuples français qu’ils payeront le prix très cher.
Et comme les français connaissent bien le peuple tchadien, nous
espérons qu’ils ne vont pas s’entraîner dans une telle aventure
hasardeuse. Dans le cas contraire ; ils verront sur leurs
chemins des volontaires affluant de tous les coins du pays pour
se battre contre eux. Et même pour se suicider contre eux en
usant du système kamikazes. Et on vous assure que rien ne peut
nous empêcher de mourir contre quelqu’un qui tue les nôtres
(frères ; pères, oncles, fils) en nous laissant dans une vie
insensé. Et on demande aux français et leurs boucher Sarkozy
de : mettre le cap de leurs bateau sur la destruction du peuple
tchadien et ils verront sur quelle iceberg tchadienne va t-elle
chaviré !
Vive la résistance !
Vive le Tchad !
Vive l’ufdd !
B.E DE L’A.E.E.S.T/E
ASSOCIATION DES ELEVES ETUDIANTS ET STAGEAIRES TCHADIENS A L’ETRANGER
Aeest.e@hotmail.fr
Pour le bureau :
ALI.ALLATCHI dit kallamaymi
30/11/2007
Lettre
ouverte à monsieur le président du RFC
De prime à bord recevez toutes mes salutations les plus vouées,
douées et dotées de toute vertu.
Monsieur, nous n'arrivons pas à comprendre ce silence si long
de votre groupe.
Si nous comprenons à peu près ce silence, c'est comme vous
avez des arrières pensées derrière cette rébellion.
Sinon comment ça fait-il qu'à chaque fois vous voulez profiter
derrière une attaque d'un autre groupe donné. Bien sûr nous
disons si réellement vous défendez une cause nationale comme
tout autre groupe.
Si vous voulez sincèrement apporter quelques choses de nouveau
pour le bon fonctionnement de ce pays, vous auriez du faire
quand vous étiez le numéro 1 de toute la famille Itno.
En plus si on vous demande qu'est- ce qui vous a poussé pour
créer cette rébellion, monsieur vous n'allez pas me dire que
l'injustice, l'insécurité, le détournement de fonds publics de
Deby. Si oui, où vous étiez pendant ces seize ans d'injustice,
de faux, de viols, d'insécurité...
Monsieur, ayons le courage et disons au moins une fois la
vérité dans la vie.
Il est trop injuste, surtout contre tout patriotisme et tout
humanisme, d'utiliser la jeunesse tchadienne dans des guerres
injustes .il est plus clair encore que vous êtes pour une
défense d'intérêt familial et surtout individuel. Cela se
justifie par votre absence quand le peuple tchadien souffrait de
tout genre de mal provenant de votre clan. Monsieur ce dernier
a déstabilisé ce pays dans tous les plans .Tout le monde se
révolte contre ce clan, comment vous voulez apporter un
changement avec ce même clan.
Pour finir, monsieur, le Tout Puissant est avec les justes,
honnêtes et véridiques. Merci monsieur pour la compréhension.
ABDALLAH CHIDI DJORKODEI
Tchachadi.com
29/11/2007
Hommage
à tous les militants du Tchad
La liberté ne vient pas facilement. Cette leçon a été enseigné sur
de nombreux champs de batailles, du
Rif
aux jungles du Vietnam, de Yorktown à
Narvik,
au
Rwanda, en Irak et un endroit appelé le Tchad.
Un militant a toujours cru suffisamment à la notion de la
liberté et de garder un rendez-vous avec la liberté. Chaque jour
qui passe, serait impossible de maintenir cette liberté, Si ce
n'était pas pour ceux que nous appelons soldats.
Il est tout à fait que nous avons mis de côté un temps pour dire
merci, et de vous honorer et remercier. Vous êtes les Hommes qui
nous protègent et qui ajoutent au Tchad l’efficacité et la
grandeur. Ce ne sont pas seulement des mots, mais une analyse
très réelle de notre foi en vous et notre gratitude pour tout ce
que vous faites.
Plusieurs fois, vous êtes confronté à une situation qui laisse
l'incertitude des résultats et il ya appréhension au sujet de ce
qui nous attend. Votre effort ne remplit nos livres d'histoire
quant il s’agit du courage, de l'enthousiasme, de l'honneur, de
vigilance et de dévouement, non seulement pour le peuple
Tchadien, mais pour beaucoup dans le monde.
Vous avez quitté vos maisons, vos familles, votre sécurité et le
confort - de vous placer vous-mêmes en danger - en première
ligne sur les champs de bataille - afin que la liberté puisse se
développer et s'épanouir.
Vous vous tenez à nous rappeler que la liberté est souvent
achetée à un prix très élevé. Que vous avez payé le prix du
sang, la sueur et les larmes, et souvent, beaucoup d'entre vous,
on payé l'ultime sacrifice : votre vie.
Comme compatriotes Tchadiens, nous nous rendons compte que vous
aimez la vie et la valeur, mais on réalise que vous aimez les
idées de la liberté encore plus, l'idée que vos enfants puissent
vivre librement dans un monde libre, sous la bénédiction de la
démocratie.
Au nom de Toute la jeunesse Tchadienne nous disons "Merci" ;
pour la défense de notre liberté et de contribuer à faire du
Tchad un lieu meilleur et plus sûr dans lequel vivre.
Notre reconnaissance pour vous, n’est pas pour un seul jour, un
seul événement ou une situation, ni à la lumière d'une
cérémonie, mais pour chaque jour de l’année - comme votre
sacrifice et persévérance de protéger et de défendre. Nous
allons vous garder à jamais dans nos pensées, nos prières et
dans nos cœurs. Que Dieu bénisse chacun de vous et vos proches.
Hommage a tout les patriotes tombé sur le champ de batail depuis
Fort Lamy jusqu'aux grottes de d'Hadjer Marfaïne.
Comme le chauvin Hamdoun (paix à son âme) disait : « Le vent qui
souffle de l’est du Tchad est plein d’espoir »
Delibordo Tom
Militant du RFC
29/11/2007
Mort
ou vivant, je suis fier d’être tchadien!!
«Encadrés
à obéir aux prêches des missionnaires et des imams, futilement
orgueilleux alors qu’ils
sont bassement rythmés au quotidien par la brutalité,
«colonisés» par la violence à tous les niveaux,
menés par les doigts sur la
gâchette plutôt que des têtes pensantes,
rêvant au changement mais ne sachant pas
ce qu’ils veulent exactement,
incapables de trouver une repère de
consensus autour duquel tous peuvent s’accorder,
les Tchadiens ont perdu leur sens de
l’orientation.
Si la tendance actuelle des événements
n‘est pas inversée, le Tchad finira sous tutelle. »
Ce ne sont pas mes propos.
Quelqu’un d’autres s’est permis, sur le site
www.librafrique.com,
d’insulter copieusement les tchadiens sans exception. Il va
jusqu’à dire que les tchadiens ont comme ange-gardien la
violence. Nous nous entretuons et d’autres nous insultent en
observant. Que tirons-nous dans tous cela? L’article me place
dans un état de colère tel que j’en tremble. Si je m’énerve et
que je réagis violement à travers mon verbe ou autrement, je
tombe dans son piège. Je me condamnerai moi-même et validerai
tous les propos de l’auteur. Mais comment ne pas réagir?
Peut-être que c’est la vérité et il faut l’avaler humblement
pour tirer des leçons futures. Mais si on est vraiment tchadien,
c’est quand une grosse couleuvre à avaler. On ne peut être sans
réaction. Rarement j’ai été aussi profondément touché par des
propos sur les Tchadiens mais je garde ma fierté d’être
tchadien. J’ai envie de la dire en criant haut et fort. S’il y
en a qui ont honte d’être tchadien et le dise, je préfère moi
être tchadien et m’améliorer plutôt que d’être quelqu’un
d’autre. La vérité, je l’accorde à l’auteur mais la façon de
dire cette vérité est aussi violente que la violence reprochée
aux tchadiens. Excusez mon pléonasme. Nous, tchadiens, devons
réagir pas nécessairement par rapport à cet article mais nous
devons réagir pour qu’on ne nous tienne plus des propos qui me
paraissent quand même insultants. Je suis tchadien et je signe.
Tchama Teubé
tchama.teube@yahoo.fr
Étudiant à Bamako
Mali
26/11/2007
Les
accords inter-tchadiens sont-t-ils applicables ? L’observateur de la scène politique
tchadienne remarque que cette dernière a enregistré plusieurs initiatives
politiques qui ont abouti à de accords politiques entre le gouvernement
tchadien et différentes formations politiques et politico-militaires tchadiennes
à savoir l’accord du 13 août entre l’Etat tchadien et les
FUC,UFC,CDPC,UFDD,CDRT,RNDT,UFDD–Fondamental…et j’en passe. Mais la question
qui doit être posée est si ces différents accords sont applicables, ne serait ce
que dans le moyen terme ?je pense que dans l’état actuel des choses, les uns et
les autres peuvent signer des accords mais il faut que certains éléments se
réunissent d’abord pour que tel ou tel accord soit appliqué.
D’abord
on peut pas mettre en application un accord sans que ce dernier soit doté des
mécanismes clairs et fiables consistant à transformer tout ce qui a été signé en
une réalité palpable sur le terrain et l’élément le plus important dans n’import
quel accord politique se résume sur une minimum confiance entre les deux parties
et non pas sur des volontés passagères dues à une pression ou à une position
défavorable pour les uns et les autres, ce qui n’est pas le cas entre les frères-ennemis
tchadiens, qui pour une raison ou une autre signent des accords sans horizon
claire qui s’évaporent à un laps de temps. A qui la faute ? je pense que toutes
les parties ont une part considérable de responsabilité, il faut qu’avant toute
procédure d’accord les intérêts de la nation tchadienne soient au dessus de
toute fin personnelle, cela ne signifie nullement pas que les intérêts
particuliers soient omis ou écartés. si tel est le cas je suis persuadé que
tous les fils du Tchad se réconcilieront et tous les accords inter-tchadiens
seront des vrais accords des braves et pourquoi pas dire un atout pour notre
chère patrie qui a besoin d’autant de solutions politiques visant la paix, la
confiance et la quiétude au sein de la nation tchadienne afin que ce pays avec
ses fabuleuses richesses occupe sa vraie place sous-régionale, pour ne pas dire
mondial, car le Tchad est entré par la grande porte dans le club des pays
producteurs du pétrole depuis quatre ans.
ABDELSEMI AHMAD DJIBRINE
UNIVERSITE
D’ALGER
FACULTE DES SCIENCES POLITIQUES ET DE L’INFORMATION
Email : abdelsemi@yahoo.fr
9/11/2007
De
l'humanitaire à la justice
Ce qui se passe au pays des saos en ce moment répond à plusieurs
interrogations :
Existe t-il un Etat souverain au Tchad? Quand bien même, les
dirigeants de ce pays ont-ils la lucidité nécessaire pour faire
face à ce bras de fer qui les oppose à l'Etat français.
L'affaire "l'arche de zoé" du nom de l'association impliquée
dans l'enlèvement savamment orchestré des 103 enfants qui la
plupart ont été arraché à leurs parents et à leurs familles,
nous permettra un jour de répondre à nos interrogations.
Toutefois, il faut reconnaître aux autorités tchadiennes sa
vigilance qui a permis de démasquer les auteurs de cette
honteuse opération. Ceci étant il n'y a pas lieu de se réjouir
du dénouement de cette histoire rocambolesque.
Elle est rocambolesque par sa soudaineté. Comment les autorités
dont la mission première est de veiller à la sécurité du peuple
tchadien n'ont-ils pas vu venir ces hommes sans foi ni loi-je
devrais plutôt dire peu respectueux des normes internationales
en matière de l'adoption- Heureusement que cette mission n'a pas
pu aboutir. Autrement dit qu'aurions nous fait pour redonner à
toutes ces familles leurs progénitures. Les pauvres, ils sont
tellement dépassés par leur condition de vie qu'ils n'ont pas
hésité à donner leurs enfants à des inconnus. C'est une honte
pour l'Etat tchadien s'il existe encore.
Il ne faut pas se voiler la face, il ne se passera presque rien
le président de tous les français même de ceux qui ont versé
dans ce trafic d'un autre âge; a dit qu'il obtiendra (assurément
de gré ou de force) le rapatriement de ces illuminés, apôtres
des droits de l'enfant.
Rappelons-nous cette autre affaire dont le Tchad ne peut être
fier, l'affaire des enfants enchainés. Le président Deby en
personne nous avait promis que les personnes coupables seront
punis. Depuis il n'ya presque pas eu de suite.
Aujourd'hui, une occasion unique est donnée à la justice
tchadienne de dire le droit, elle qui pendant de décennies a
perdu de ses prérogatives pour n'être qu'une justice à la solde
du pouvoir en place qui ne cesse d'interférer et d'empiéter sur
son indépendance.
Nous avons des hommes compétents, des vrais magistrats capables
de juger cette affaires alors nous disons au politiques de
s'occuper de l'aspect politique et diplomatique de la chose.
Concernant, les manœuvres de Nicolas Sarkozy il faut dire que
les dirigeants tchadiens ont du grain à moudre. Le ton est
clair, le président français sait exactement à qui il a affaire.
Une petite pression suffit à leur valet d'abdiquer. Pour
l'heure, "wait and see" c'est lorsque la justice sera dite qu'on
en jugera.
Pour finir, je tiens à souligner l'immense mensonge dont a fait
preuve toute la classe politique française sur cette convention
bilatérale de 1976. J'avoue que je ne la connais pas bien
mais pour avoir lu son article 49-c, le texte est clair. Il
dispose que quand une infraction a été commise sur le territoire
de l'Etat requis, il n'y a pas d'extradition... Quand bien même
une extradition ne doit être possible que si les parties à la
convention le décident de commun accord. C'est le principe de la
réciprocité qui prévaut dans toutes les conventions. Pour
l'heure ce n'est pas ce que veut nous faire croire le président
français.
Peuple tchadien ne laisse pas passer cette occasion de
réaffirmer la souveraineté de ton pays. Le monde entier te
regarde.
Gaya
05/11/2007
L’immixtion
de Sarkozy, un pied de nez à la justice du Tchad
Dites-moi, mes frères Tchadiens, est-ce normal que
notre magistrature soit ainsi humiliée par un chef d’état
étranger ?
Je devine votre réponse négativement unanime ! Je mesure
la déception de la majorité de nos intellectuels tchadiens et
par- delà, celle des intellectuels Africains : comment un chef
d’Etat étranger peut-il ainsi faire un pied de nez à la justice
d’un Etat comme le Tchad ? Nicolas Sarkozy, qui dans un
premier temps a suivi la position des autorités tchadiennes pour
condamner l’enlèvement à leurs parents de103 enfants tchadiens,
de façon mafieuse par une association obscure appelée l’arche de
Zoé (pourquoi pas arche de Noé ?) s’est permis de se
rendre à N’djamena pour ramener en personne les 7
Européens « disculpés, soit disant» par la justice tchadienne
dans cette ténébreuse affaire de l’arche de zoé.
Le
Président Sarkozy, quelques jours auparavant était sur la même
longueur d’onde que le Président Deby pour condamner l’arche de
Zoé.
Quelques jours plus tard, eu égard à la pression médiatique et
aux débats à l’Assemblée Nationale, le voici qui débarque à
Ndjamena pour obtenir du Président du Tchad la libération des 7
personnes les moins impliquées dans ce holdup d’enfants et
d’exiger que les principaux responsables de cette affaire, en
l’occurrence les membres de l’arche de zoé soient transférés à
la justice française dans les meilleurs délais pour être jugés
en France. Mais de qui se moque-t-on ?
Il faut que les Tchadiens sachent que cette prise de position
n’émane que des hommes politiques français toutes tendances
confondues. Elle n’est pas celle des autorités judiciaires, ni
de la société civile, qui pensent que c’est à la justice
tchadienne que juger ces personnes.
Autant dire que dans cette affaire, il faut sauver
la face des magistrats tchadiens et éviter qu’ils aient le
sentiment d’être ridiculisés.
J’ai bien peur que le procureur de la République à Abéché,
dessaisi de l’affaire à la suite de la double interférence
politique nourrisse déjà d’un tel sentiment ;
J’ai aussi peur que les magistrats de Ndjamena, à la suite du
débarquement de Sarkozy à Ndjamena, aient le même sentiment.
Si nous voulons que nos juges ne soient pas une simple caisse
d’enregistrement des décisions politiques, qu’ils aient la
fierté d’exercer leurs compétences et leur savoir-faire
juridiques, laissons-les parler le langage qu’eux seuls
maitrisent bien : le langage juridique. Celui-là, ils le parlent
mieux que leurs homologues français, car ils en ont la double
compétence :
1). Comme les juges français, ils sont formés à Paris et j’en
connais qui furent majors de leur promotion à l’Ecole de la
magistrature de Paris;
2). Ils doivent être attachés au principe de territorialité du
crime ou de la compétence territoriale : le crime étant commis
au Tchad, c’est la justice tchadienne qui est compétente pour le
juger, et non pas une justice étrangère comme tendent à le faire
croire les avocats français ainsi que le Président Sarkozy. De
quoi se mêlent-ils ?
Les Tchadiens doivent être solidaires de leurs magistrats dans
leur volonté de juger les membres de cette association en
fonction des principes susmentionnés. Je persiste à croire que
ces magistrats sont doublement compétents et que ce n’est pas
militer pour la souveraineté de la justice tchadienne que de
sacrifier l’honneur de ces magistrats qui, malgré des conditions
de travail austères, remplissent avec dévouement et efficacité
leur mission d’intérêt général.
Comme Sarkozy, Deby doit voler au secours des siens pour
garantir la primauté de la justice tchadienne sur celle des
français, car elle seule pourra apporter une réponse plus
satisfaisante aux familles des enfants enlevés et non pas celle
rendue par le juge français.
Abia Maal, France.
05/11/2007
A
propos de l'affaire « arche de zoé »
Après la lecture
de plusieurs articles et analyses sur cette affaire « arche
de zoé » je suis parvenu à la conclusion suivante :
-
L’arche de zoé est
une organisation d’une moralité douteuse puisque le mensonge
a été l’outil principal utilisé par ceux qu’il conviendrait
d’appeler des trafiquants pour embarquer tout le monde dans
cette sordide affaire,
-
Au-delà des sommes
faramineuses sommes d’argent versés par ces supposés
familles d’accueil il est important de souligner que dans
cette affaire c’est tout un système mafieux qu’il faut
démanteler et je fais allusion aux différents laboratoires
de recherche et entreprises liés à cette organisation,
-
Cette situation
résulte du manque de considération qu’on les occidents à
l’égard de certain peuple notamment les africains,
certainement ce pseudo « sauveur des enfants » de Breteau
s’est dit qu’il pouvait venir au Tchad et constituer son
« troupeau » d’enfants et repartir sans inquiétude car pour
eux les africains restent des personnes sans éducation et
sans une capacité de discernement,
-
Toutes les
personnes inculpées doivent être jugés au Tchad et non en
France comme le souhaiterait Nicolas Sarkozy afin que toute
la lumière soit faite autour de ce drame, surtout qu’il
n’est pas à exclure que cette organisation à un moment donné
aurait bénéficié de la complaisance du gouvernement français
et c’est surtout pour éviter de frustrer des milliers de
tchadiens qui attendent de tout savoir et en même fera
comprendre qu’en Afrique et au Tchad en particulier nous
savons prendre nos responsabilité,
-
Il faudrait
surtout éviter qu’Idriss Deby Itno le Président de la
République du Tchad ne récupère cette affaire pour
améliorer sa politique très chaotique et à bout de souffle,
évidemment dans ce cas de figure je pense que si le jugement
se déroule au Tchad il sera très médiatisé ce qui
empêcherait tout torpillage par le moribond régime de N’Djamèna
du procès,
-
En fin de compte
je pose la question de savoir que deviendront ces enfants
après cette expérience traumatisante et affligeante ? c’est
vrai qu’avec l’émotion qu’a provoqué cette affaire ils
bénéficient en ce moment de plusieurs aides mais qu’en
sera-t-il d’eux une fois cette affaire terminée ? et aussi
les familles de ces enfants il faut préciser que si elles
ont acceptés de donner leurs enfants a ces individu sans
scrupules c’est surtout pour leur éviter une vie précaire et
leur assurer une vie meilleur, ainsi donc l’Etat tchadien se
doit de réfléchir pour trouver une solution globale et
définitive à la crise sociale sévissant au Tchad. Il n’est
pas à exclure que tous ces orphelins soient dédommagés à
l’issue du procès avenir des inculpés.
Pour finir je
dirais que cette rocambolesque histoire aura eu le mérite
d’éveiller les esprits par rapport aux pratiques peu commode
de certaines Organisations Non Gouvernementale et je peux
affirmer que beaucoup d’autres organisations se trouvent
dans cette situation dans le Darfour et il est maintenant
arrivé le moment de faire le trie, car il est inacceptable
qu’on continue par exploiter la misère des autres. Et bien
mes frères tchadiens médités sur ceci « ne croyez surtout
pas que tout ce qui est blanc est pur »
djimamon@yahoo.fr
Hamon Madi
Djibrine D.
Tchadien vivant à New York aux USA
30/10/2007
Bravo
les autorités Tchadienne !
 |
Je suis enfin satisfait de l'effort fourni par nos
autorités compétentes, pour l'arrestation de neuf
ressortissants français et sept espagnoles à Abéché
pour l'enlèvement et trafic d'enfant et se réclamants
comme membres d'un organisme humanitaire dénommé «
Arche de zoé » pour aider les enfants. Alors que ce
sont des simples pédophiles et des trafiquants des
mineurs.
Ce genre du comportement n'est plus une simple affaire
d'adoption ou d'aide humanitaire mais plutôt un acte
inhumain, de cruauté, et d'humiliation de notre siècle;
on peut l'imaginer à une traite négrière de notre
époque. Et d'autant plus que |
|
le Tchad ne fait pas partie des pays qui ont ratifié
l'accord international sur l'adoption des enfants. Alors
qu'est ce qu'ils cherchent ? Ils ont allumés le feu
partout dans le pays et ils commencent à jouer le rôle
des pompiers pour tromper la vigilance de l'opinion
nationale en soit disant des secouristes. S'ils veulent
réellement sauver ou bien aider ses enfants y'a
plusieurs manières de les aidés, mais pas en humiliant
tout un peuple ou bien en portant préjudice à sa valeur
morale. |
La
France qui se dit un pays donneur des leçons, un pays de droit
de l'homme autorise un organisme de genre (trafic d'enfant) et
ses autorités se défilent devant la presse pour convaincre à
bout de souffle l'opinion internationale de leur neutralité et
leur réserve à ce tragique affaire. Où va le monde ? Un monde
d'hypocrites où le fort à toujours raison. Bien que le Tchad
est pauvre meurtri et détruit par plusieurs guerres civiles,
mais jamais un tchadien n'acceptais une telle humiliation.
Je souhaite ardemment que nos autorités laissent la justice
tchadienne de faire librement sont travail pour juger et punir
sévèrement les auteurs de cet acte, comme l'avait fait la
justice Libyenne aux infirmières Bulgare.
Ainsi de prendre toutes les dispositions possible pour contrôler
le pseudo organises français et autres qui s'opèrent dans les
camps de réfugiés à l'Est du pays.
Par ailleurs, je tiens du fond du cœur remercier et féliciter le
Président de la République son excellence Idriss Deby Itno
d'avoir tendu la main aux opposants politico-militaires et
civils pour signer un accord de paix. Je remercie aussi les
différents chefs de tendances qui ont fait un geste de sagesse
pour enterrer les hanches de guerre et revenir au bercail pour
la construction du pays. Et sans oublier l'ex président GOUKOUNI
WEDEYE d'avoir accepté et jouer le rôle de médiateur entre le
gouvernement et les insurgés, afin de les avoir convaincu et
les mettre ensemble à la table du dialogue qui vient d'aboutir
(merci infiniment). Espérons bien que cet accord sera un signe
définitif de la paix pour notre chère patrie qui à tant souffert
d'une guerre fratricide.
Que Dieu le tout puissant bénisse le Tchad
Adam Abdramane Mouli
Etudiant en sciences économiques (option analyse économique)
A l'Université de Bejaia /Algérie
Email :
abdramanifils@hotmail.com
Djiddamouli@yahoo.fr
13/09/2007
Les Cadres de
L'ex FUC Rejoindront-ils Le PLD ?
Tout N'djamena ne parle que de la prochaine adhésion
de la quasi-totalité des cadres de l'ex FUC au Parti pour les
Libertés et le Développement d'Ibni Oumar Mahamat Saleh. Les
discussions semblent être très avancées entre les compagnons de
Mahamat Nour sur cette question. Les Contacts entre les Hommes de
l'ex FUC et ceux du PLD sont tout aussi avancées. Interrogés sur
cette union, les cadre du PLD et de l'ex FUC que nous avons
contacté à l'intérieur comme à l'extérieur n'infirme, ni ne
confirme cette prochaine adhésion. Cette situation confuse augure
des grands bouleversements dans le paysage politique Tchadien dans
les prochains jours. Pourquoi parmi tant des partis politiques,
les Cadres du FUC ont finalement opté de rejoindre le PLD ?
Et pourtant en Mars dernier ne nous annonçait-on pas en grande
pompe l'adhésion du FUC au MPS ? Pourquoi ce brusque
revirement des cadres du FUC vers le PLD ? Cette situation
puisent-elles son origine dans la crise entre Nour et Deby ?
Pour revenir au fait, les cadres qu'ils soient
internes ou externes du FUC comprennent très mal que jusqu'ici,
les responsables du MPS ne prennent attache avec eux, pour leur
permettre d'intégrer les organes du mouvement et prendre
effectivement part aux activités du parti. Interroger sur leur
appartenance politique, même ceux qui sont les plus connus sont hésitant
pour déclarer leurs couleurs politiques.
Doit-on seulement comprendre la démarche des
cadres de l'ex-FUC à travers la crise qui les opposent à Deby et
ses hommes ? Non. Sur cette question précise de l'adhésion
au MPS, les cadres regardent tout d'abord ailleurs et font
intervenir ensuite cette crise.
Deux semaines après la déclaration de l'ex président
du FUC annonçant l'adhésion du mouvement rebelle (FUC) au
Mouvement Patriotique du Salut (MPS) depuis Guereda, les cadres du
FUC en colère face à l'inertie de leurs collègues du MPS qui
n'ont daigné leur souhaité la simple bienvenue, ont assailli le
domicile de leur leader pour demander des explications. Celui-ci
les a calmé en justifiant la situation par les opérations à
l'est et en les assurant de poser le problème au niveau des
responsables du parti MPS. Deux mois plus tard, une autre
rencontre des cadres s'est tenue, ou ceux-ci ont reposé le problème
de la matérialisation de leurs adhésions au mouvement
patriotique du salut. Rendez vous a été pris avec le Chef de l'Etat,
et celui-ci les a rassuré d'instruire rapidement Mahamat Hissein
pour faciliter leur intégration dans les organes centraux et exécutif
du MPS. Un mois plus tard les cadres du FUC constatent amèrement
qu'ils sont toujours au point de départ. Après discussions, la décision
d'adresser une correspondance au chef de l'Etat pour l'interpeler
et le rappeler sur la participation des cadres de l'ex FUC au MPS
fut prise. A ce jours cette correspondance est resté lettre
morte. La récente crise ébruitée partout entre Nour et Deby est
venu radicaliser la minorité partisane dès le départ « du
tout sauf le MPS » et emporter ceux qui exigeaient une union
apaisée avec le MPS.
Mais qu'est ce qui justifiait l'argument des
partisans de la composition avec le MPS ? Conscient de
l'estime qu'ils jouissent dans la population, les cadres de l'ex
FUC, ont voulu en entrant dans le MPS, privilégier une réconciliation
apaisée. Leur souci premier en décidant d'intégrer le MPS, était
d'éviter les contradictions politiciennes qui risquent de déraper
sur le terrain militaire. Car avec plus de neuf mille hommes armés
et organisés, disséminer à l'intérieur du pays, il était
important et sage de collaborer avec Deby dans une même famille
politique. Ainsi ils pourront travailler et laver leurs linges en
famille.
Maintenant que ces derniers ont choisi d'adhérer
au PLD, que nous réservera l'avenir ? Une telle décision
n'entamera -t-elle pas le morale des troupes en ce moment où on
annonce les mouvements de l'ennemi à la frontière Est. Pour défendre
qui se battront désormais les hommes de Nour ? Pour le MPS
de Deby ou le PLD de D'Ibn Oumar ? Beaucoup d'autres
questions nous passent par la tète, mais seul l'avenir nous dira
ce qui adviendra.
Abdelkerim
Badawi Moussa
Cotonou
-
Benin
Abdelkerim1974@yahoo.fr
11/09/2007
Tchad : le régime de
DEBY frise la schizophrénie face a sa vile obstination de museler
le FAR
En plus d'une décennie de gouvernance capharnaüm
de Idriss DEBY, le FAR/Parti fédération a toujours su opposer
une fermeté par rapport a la politique moyenâgeuse et nébuleuse
des ITNO et leurs « nécessiteux du alimentaire »
qui ont mis a sac le pays et entamer sa crédibilité dans le
concert des nations par des affaires de fausses monnaies,
trafiques de drogue, d'esclaves et de fillettes, corruptions généralisées,
massacres, pillages des deniers public et privés, clientélisme,
concussion et « éthnitisation » des affaires
publiques, de l'administration, de l'armée, bref une prise en
otage en bonne forme de la nation tchadienne par un clan, une
ethnie.
En dépit des menaces, des chantages et autres
humiliations, arrestations tueries dont sont victimes
quotidiennement les militants et sympathisants du FAR/PARTI
FEDERATION, le parti lutte stoïquement bravant les menaces pour
faire attendre la voix des millions de Tchadiens opprimés et floués
dans leur aspiration d'un Tchad moderne, respectueux des Droits de
l'Homme et des libertés et soucieux d'un partage équitable des
ressources par une gestion saine et orthodoxes, a été sollicité
par le secrétaire général des Nations Unies a une rencontre
afin de discuter sur la situation précaire du Tchad, ce n'est
compter sans les analphabètes et sanguinaires anciens de
la DDS
reconvertis dans l'ANS pour perpétuer leur sale besogne.
Indigner par le comportement des services du
protocole de l'ambassade des USA qui joue le rôle et le jeu des
agents de la tristement taciturne ANS, nous demandons des excuses
publiques de la part de l'ambassade américaine afin que des
telles pratiques peu orthodoxes ne se reproduisent plus et ce,
sous l'œil bienveillant des Américains, l'humiliation faite au
préposé du secrétaire général des Nations Unies en dit long
sur le non respects des droits de l'Homme au Tchad, Monsieur Ban
ki-Moon doit se faire une idée sur ce régime félon dont le DG
de la police n'a pas hésité il y a peu de temps a lui écrire
pour lui signifier de ne plus venir recruter des fonctionnaires
Tchadiens de la sûreté pour les missions de
la Paix
de l'ONU.
Votre régime est un ramassis de délinquants
de tout poil qui agissent pour leur intérêt personnel et pour
assouvir le besoin et passion sanguinaire de votre régime qui
n'existe nulle part au monde, même au pays des Hommes les plus
attardés sur terre, vous faites la honte du Tchad et de ses fils
par vos frasques et vos méthodes arbitraires, moyenâgeuses et
ludiques pour votre ethnie et région. Vous n'êtes qu'une bande
de voleurs, de pillards et d'assassins de grand chemin que les
fils du Tchad vous maudissent de les conduire a la souffrance et a
l'humiliation suprême.
Mbaïdjol
Gondjé Gaston
29/08/2007
Opposition,
ressaisis-toi : sans un sursaut, le feu qui
t’anime est
condamné à mourir
Le dialogue entre les cadres de l’opposition a été
toujours et demeure un ultime vœu. Il doit être
au coeur de nos préoccupations et l’intuition éthique
fondamentale à la base de nos luttes. La nécessité du dialogue
entre les cadres de la résistance nationale doit reposer sur
cette exigence, qui n’est rien d’autre que la conscience de
l’impossible isolement des forces politiques de l’opposition.
Sans dialogue, nos luttes et nos organisations respectives dépérissent
et sont vouées à disparaître. Comme disent avec lucidité les
politologues : « toutes les organisations politiques sont
mortelles». Cet avertissement, qui s’adressait surtout et
singulièrement aux organisations dénuées d’objectifs réels,
pourrait s’adresser, hélas, avec encore plus d’actualité à
nos organisations respectives. Mais ne nous y trompons pas. Notre
lutte impose la responsabilité et le respect de certaines règles,
non seulement au niveau interpersonnel, mais également dans le
domaine organisationnel. Elle doit se fonder sur l’engagement
volontaire et volontariste des responsables des composantes de la
coalition à respecter
les uns et les autres, dans leur intérêt commun, un ensemble de
principes et de règles essentielles. Il est par conséquent un
processus fondamentalement démocratique et pluraliste, qui ne
peut se concevoir hors du respect des règles démocratiques, des
droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Nous ne pouvons omettre également que le dialogue entre les
responsables de la résistance nationale peut et doit s’établir
au sein de leurs organes politiques
et non pas par le biais des sites Internet
de plus en plus composites, disparates et diversifiées. Ce
dialogue appelle par conséquent la participation de tous, en
particulier celle des jeunes militants et de l’ensemble des
acteurs politiques. Cela est un acte politique dont la portée
symbolique n’est pas toujours comprise par nos organisations
politiques.
Ce dialogue nécessaire doit s’ouvrir dès maintenant et dans le
strict respect de la dignité intrinsèque de la personne humaine.
Nous sommes persuadés que l’absence ou le déficit du dialogue
et de la concertation peuvent conduire à l’incompréhension, à
l’animosité et à la haine. Dans cette situation, le dialogue
est une condition indispensable pour une résolution réelle et définitive
des ces conflits plus que jamais inopportuns.
Dans le chemin de la résistance où nous nous sommes résolument
engagés, nous devons apprendre à nous connaître et à nous écouter
mutuellement car cela nous permettrait de dissiper la haine,
l’ignorance, la méfiance et la défiance mutuelle, préjudiciables
à notre projet de vivre ensemble. Bref nous devons « apprendre
à vivre ensemble ».
La contribution que nous souhaitons apporter à notre pays par nos
engagements citoyens est une oeuvre qui ne peut se réaliser,
pleinement et de façon durable, que sur le long terme et par un
long et patient travail d’ouverture et de réflexion. Car,
c’est dans la longue durée que les résistances construisent
les valeurs qui donnent sens à leur existence, structurent leurs
relations et donnent forme et substance à leur nation. Nous
devons redonner ses lettres de noblesse au temps de la sagesse, de
la morale, de la réflexion créative, des principes opératoires
et du dialogue sans lequel ni nos engagements ni même nos luttes
n’auront de sens. Sans ces bases là, la résistance nationale
avec le prochain gouvernement auquel elle participera à la mise
en place sont condamnés à répéter l’histoire avec son lot
d’injustices sociales, de droits bafoués qui hélas affaiblit
notre peuple depuis déjà trop longtemps. Il paraît important de
souligner ici que si la résistance ne se définit que par sa
lutte contre Idriss Deby, cela en soi ne permet pas de fonder un
vrai projet national. Cherchons et attachons-nous plutôt aux
valeurs pour lesquelles nous avons choisi le chemin de la résistance
et qui doivent être le moteur de tous nos actes en tous lieux et
circonstances. C’est ainsi que la démocratie pourra se
construire.
Qu’il s’agisse de la création de la représentation des différents
mouvements de la résistance nationale telle que celle de l’UFDD
en France ou bientôt de l’administration de la chose publique,
c’est une action réfléchie que nous devons mener avec détermination,
dans une approche respectable et respectueuse des valeurs. Cela ne
va pourtant pas de soi.
Au-delà de l’UFDD, nous appelons les différentes forces de
l’opposition à repenser leur approche de lutte. Celle-ci doit
aider les citoyens tchadiens à embrasser, sans équivoque, la
complexité de la scène politique où chaque objet est inclus
dans un ensemble de relations et ne saurait être envisagé en
dehors de cet environnement avec lequel il entretient des liens étroits.
Dans ce vaste ensemble où tout répond à tout, il n’existe pas
de phénomènes isolés, et une relation unie, selon l’image
paradoxale bien connue, « le battement des ailes d’un
papillon provoque le déclenchement d’une tempête ».
Cette idée d’une universelle « reliance », pour reprendre
l’expression du philosophe Edgar Morin, doit nous inviter à
penser notre approche politique
et à demeurer conscients de notre commune appartenance à une
seule terre dont l’humanisation demeure un grand défi pour nous
tous.
La tâche peut paraître de taille mais elle est également la
seule qui puisse garantir notre désir de vivre ensemble et la réalisation
d’un idéal auquel chacun de nous aspire assurément au plus
profond de lui-même. Que chacun trouve une espérance lui
permettant de guider ses pas vers cet idéal commun sans lequel
toute lutte est vaine.
Adoum
DJIBRINE HAROUN
20/08/2007
Lettre
ouverte à Monsieur TIMANE ERDIMI ainsi qu'à certains chefs
rebelles
Il est pour moi un réel plaisir d'écrire cet
article suite au communiqué du Rassemblement des Forces du
Changement ( RFC),
publié sur le site Tchadactuel.com et signé par son président
Timane Erdimi. Tout au long de ce communiqué nous pouvons retenir
qu'une seule note positive: l'opposition (CPDC) ne devrait pas
signer l'accord. Tous les Tchadiens sont unanimes sur ce point.
Dans ce communiqué on peut aussi lire ce qui
suit: “Le RFC prend acte de cette nouvelle donne. Néanmoins,
il exprime son étonnement de voir des hommes qui connaissent la
vraie nature du système et de la personne de Deby, croire un
instant que ce texte, fut-il supervisé par l'Union européenne,
sera rigoureusement respecté par Deby et résoudre les problèmes
que rencontre le Tchad à l'heure actuelle. On peut légitimement
se poser la question suivante : Comment croire que Deby, qui,
en 18 ans de règne sans partage, n'a respecté aucun texte, à
commencer par
la Constitution
de
la République
, aucun engagement écrit ou verbal avec un interlocuteur, peut-
il respecter un simple accord avec des hommes qu'il connaît
parfaitement et qu'il a souvent « utilisés » ?
Déclarer qu' « après
la Bible
, le Coran et
la Constitution
, cet accord politique est la quatrième loi fondamentale du pays
» est-ce réfléchi ? Qui sérieusement aujourd'hui peut
croire à la bonne foi de Deby?”
Cher Monsieur Timane Erdimi, les Tchadiens ne
sont pas si dupes que vous le pensiez. Vous avez dirigé ce pays
avec votre parent Deby durant au moins 12 ans avant de créer
votre fameuse rébellion familiale. N'avez vous jamais su que Deby
n'était pas l'homme qu'il fallait pour le Tchad ? Pourquoi n'avez
vous pas qualifier votre accord signé en 1997 avec les partis
politiques de pompeux?...
Monsieur, les Tchadiens n'ont pas besoin des
conseils et consignes des personnes ayant participées aux fraudes
massives des élections, des personnes ayant pillées et ruinées
l'économie du pays, des personnes qui avaient eu le pouvoir
durant un bon bout de temps et qui n'avaient rien fait pour le développement
socio-économique du pays… et j'en passes.
Des hommes comme vous, le pays n'en a pas
besoin. Vous devriez être dans les mosquées matin et soir afin
de prier et de se repentir de vos péchés commis. C'est mesquin que
vous puissiez créer des rebellions contre Deby, alors que vous étiez
son bras droit. D'autres oui, mais pas vous.
Oui des hommes comme vous et certains chefs
rebelles (tels que Mahamat Nouri, Tom Erdimi…) le Tchad n'en a
pas besoin. Vous et Deby êtes tous, les pires ennemis du pays.
Vos rebellions fonctionnent ethniquement si ce
n'est claniquement ou familialement. La preuve en est que vous
vous affaiblissez de jour en jour. Vous ne pouvez contribuer au développement
socio-économique du pays. Vous ne pensez qu'à vos personnalités
: être un jour président du Tchad. Vous n'avez aucun sens
patriotique.
Par cette occasion j'appelle mes frères et
soeurs Tchadiens, surtout les jeunes, de ne pas suivre ces chefs
et surtout ne soyez pas victimes des rancunes de personnalités
entre le criminel Deby et ces chefs rebelles. Combien de nos frères,
jeunes, étudiants sont morts dans le champ de bataille? Pour quel
but?
Je ne dis pas qu'il ne faut pas « chasser »
Deby. Mais que ça soit fait par des personnes mieux que Deby.
Remplacer Deby par Tom ou Nouri ne modifiera en rien la situation
actuelle du pays. Ça sera de pire en pire.
Les Tchadiens n'ont pas besoin des rebellions
ou partis politiques où il n'y a qu'un seul individu : le président.
Prenez les exemples : au sein de
la RFC
, il n'y a qu'un seul chef Timane ou Tom, l'UFDD pareil, Nouri…
les partis politiques : même chose, depuis leur création jusqu'
à ce jour, tous les grands partis politiques n'ont pas changé de
présidents. Comment voulez-vous qu'il y ait changement alors
qu'eux mêmes ne changent pas.
Cette politique qui se base sur un seul leader
ne pourra nous conduire à la chute de la tyrannie “Debyenne”.
Nous avons besoins d'un mouvement composé d'un
groupe de leaders, tous, des personnes respectées et admirées
par l'ensemble de la société Tchadienne, sans un passé sale,
des hommes ayant l'esprit d'un travail de groupe où il n'y a pas
de chef tout puissant. Et ce n'est que le jour où un tel
mouvement verra jour, que les jours de Deby seront comptés. Pas
avant.
Chers frères et soeurs, ce que je viens de
vous relater est une triste réalité. Deby est un fin stratège.
Si nous voulions le changement, nous devrions nous unir autour de
ce genre de mouvement. C'est l'avenir du pays qui est en jeu.
A
BATS DEBY!!!
VIVE LE TCHAD!!!
ABDELKERIM ADOUM ABAKAR
Abdelkerimadoum@yahoo.fr
20/08/2007
Une
lueur d’espoir
! « Depuis la présidentielle
de 2001 et les législatives
de 2002, les partis politiques de l’opposition démocratique
n’ont de cesse réclamé l’amélioration des conditions de
l’organisation des élections au tchad.
Le déficit de dialogue a entraîné la dégradation de la
confiance entre acteurs politiques avec le boycott du recensement
électoral de 2005, du referendum constitutionnel de juin 2005 et
de la présidentielle de mai 2006.
Ce climat tendu a occasionné une forte désaffection populaire
vis-à-vis de la chose publique (…).
C’est en substance le
contexte ayant justifié la signature le 13 Août dernier d’un
« Accord politique
en vue du renforcement du processus
démocratique » à l’issue du dialogue tenu du 11
Avril au 10 Août 2007 à N’djamena. Ces pourparlers
réclamé par l’aile dure de l’opposition démocratique
ou institutionnelle à savoir
la Coordination
des Partis Politiques pour
la Défense
de
la Constitution
(CPDC qui regroupe une vingtaine de partis dont (cinq représentatifs)
et
la Fédération Action
pour
la République
(FAR) de NGARLEDJI YORONGAR.
Après de multiples hésitations, le pouvoir a du céder à cette
exigence de son opposition institutionnelle. C’est ainsi que
l’Union Européenne s’est porté caution pour le pilotage des
négociations qui ont duré près de
six mois, une première au Tchad depuis l’avènement du
président DEBY au pouvoir en 1990, après la conférence
nationale souveraine (CNS).
Les différentes parties en présence, CPDC et FAR
d’une part et la
Majorité au pouvoir et ses alliés ont planché durant ses
quatre mois de discussions,
sur « l’avenir démocratique du pays ».
Les principales entraves à l’éclosion démocratique du Tchad
sont nombreuses. Mais nous pouvons entre autres citer,
le manque de transparence électorale, la mauvaise
gouvernance, la politisation à outrance de
l’administration,l’injustice sociale et la liste n’est pas
exhaustive.
«Le plus important pour l'opposition, c'est d'avoir obtenu la
transparence électorale.(...) Nous avons dit que l'opposition
aura un statut qui va entraîner toutes les aides que l'Etat doit
donner à un parti qui concourt à l'expression dans le pays. »
s’est réjouit Saleh KEBZABO, le président de l’Union
Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR) sur
les antennes de RFI après la signature de l’accord au
micro de Bernard NAGEOTTE,dans la tranche ’’Invité
Afrique’’.
Pour une fois, nos leaders politiques ont manifesté leur désir
ardent d’accorder leur violon sur les problèmes qui les
divisent et c’est à saluer. Seule fausse note, le refus du député
fédéraliste NGARLEDJI YORONGAR de parapher l’accord, pourtant
qualifié d’historique par l’union européenne qui a parrainé
les discussions et
la France
, principal soutien du régime.
Que s’est-il passé entre temps ? YORONGAR A-t-il été
exclu du comité de rédaction de l’accord comme il l’an
annoncé ? Ou bien, le Coordinateur Exécutif de
la FAR
a simplement voulu se démarquer de ses collègues en jouant aux «
troubles fêtes »?
L’intéressé a
justifié les raisons du refus de son parti de signer l’accord
sur BBC Afrique. Pour lui,
la CPDC
qui départ avait exigé
un dialogue inclusif, c'est-à-dire incluant les mouvements armés,
les tchadiens exilés, la société civile, bref, toutes les
couches du pays, cette même CPDC revient sur sa position, en ne
faisant plus du dialogue inclusif une priorité. Dans ces
conditions, NGARLEDJI YORONGAR décide de ne pas suivre ses collègues
et exige un dialogue incluant toutes les parties en conflit. Il a
même émis des doutes sur l’applicabilité de cet accord qui
n’en est pas un. Soit !
Pourtant, le parti de Monsieur YORONGAR a activement pris part aux
débats durant les quatre mois qu’ont duré les négociations,
et l’on comprend mal sa désapprobation à la dernière minute.
Dans un long brûlot publié sur un site de la diaspora, NGARLEDJI
YORONGAR a tiré à
boulet rouge sur certains membres de la CPDC qu’il
accuse de « poursuivre uniquement leurs propres
intérêts ».
« Ils sont plus préoccupés par leur entrée au gouvernement,
car beaucoup d’entre eux sont fatigués par la traversée du désert »
a-t-il écrit.
Rivalités
personnelles, ou guerre de leadership ?
De toute évidence, quelqu’en soit les raisons, et même si
YORONGAR « n’est pas habitué à aller manger sous le râtelier
de DEBY », rien ne l’empêchait de signer l’accord, et
de refuser par la suite d’entrer à un éventuel gouvernement
d’union nationale préconisé par l’accord. Il aurait ainsi
rendu service à la nation tchadienne en participant à sa manière
à l’application des clauses de l’accord politique, même si
on le sait, Idriss DEBY ne tient pas trop souvent à sa parole,
encore moins le MPS.
Qu’a cela ne tienne ! Les avis des tchadiens au sujet de la
signature de cet accord politique
sont partagés.
D’aucun qui comme moi espèrent que c’est une nouvelle ère
qui va commencer, si les clauses sont réellement appliqués.
D’autres plus pessimistes ne passent pas par le dos de la cuillère
pour exprimer leur méfiance à l’égard du chef de l’Etat,
qui ne respecterait pas ses engagements.
L’expérience de la démocratie
consensuelle et participative (DCP) qui n’a pas porté ses
fruits a même été citée comme exemple.
« Des accords du genre, on en a signé à plusieurs reprises,
Idriss DEBY a toujours doublé ses adversaires (…) » a
lancé un auditeur tchadien
sur RFI, dans l’émission « Appel sur l’actualité »,
animé le jeudi 16 Août 2007 par Emmanuel Bastide, journaliste à
la radio mondiale.
Comme on le constate, la méfiance est de mise, et l’optimisme
du début cède le pas à la prudence.
La plus part des observateurs de la scène politique nationale
attendent l’application de toutes ses bonnes intentions avant de
croire en la bonne foi des signataires.
Mais ce qui me rassure un tout petit peu, c’est qu’il est prévu
dans cet accord, un mécanisme de suivi et de contrôle de
son applicabilité, par la mise sur pied d’un comité de suivi,
même une part belle est faite au pouvoir.
« (…) Les partis
signataires du présent accord conviennent d’assurer le suivi et
l’évaluation mensuelle des engagements pris par la mise en
place d’un comité de suivi et d’appui. Celui ci fait des
recommandations au gouvernement à cet effet (… titre5) ».
C’est à ce niveau que réside l’originalité de l’accord à
mon sens. Il est prévu que ce comité sera
constitué comme suit :
« - cinq membres des partis de la majorité
- cinq membres des partis de l’opposition
- des représentants de la Présidence de la République, du
Gouvernement et de l’Assemblée Nationale en qualité de
personne ressources avec voix non délibératives.
- Des représentants de la communauté internationale :
l’Union Européenne, l’Union Africaine, les Nations Unies et
l’Organisation Internationale de la Francophonie. Ils jouent le
rôle de facilitateurs. ».
A priori, il ne devrait pas y avoir de problèmes, puisque l’on
note la présence des représentants des partis de l’opposition
et ceux du pouvoir, ainsi que les représentants de la communauté
internationale au sein du comité. C’est déjà un gage pour le
moins suffisant pour l’application des dispositions contenu dans
le document, encore faudrait-il qu’il en soit ainsi.
Cependant n’ayons pas la mémoire trop courte.
La crise Ivoirienne nous offre un exemple palpable, avec la mise
en place du Groupe de Travail Internationale(GTI), chargé
par la communauté internationale de veiller à
l’application des différents accords signés par les acteurs de
la crise ivoirienne.
Mais, le président
GBAGBO, en fin tacticien politique a tout fait pour le contourner,
arguant du fait que « nul ne peut se prévaloir d’un
quelconque attribut pour éluder la constitution ».
Aujourd’hui, le GTI est dissout, et le président ivoirien
dirige seul la barque « Cote d’Ivoire ».
Il a gagné son pari.
Prions pour que cela n’arrive pas au Tchad.
On croise les bras.
Même si en droit, la bonne fois ne se présume pas, vu
l’atmosphère sociopolitique et économique du pays délétère
durant ces cinq dernières années, le président de la République
aura besoin de légitimer son pouvoir chancelant
en accédant au
moins ne serait ce qu’en partie aux exigences de cette
opposition qui lui servira désormais de pilier, face à la menace
de déstabilisation des rebelles, qui se retrouvent à présent
isolé et affaiblie.
D’ailleurs, dans les dispositions finales, il est écrit que « le
chef de l’Etat est garant de l’exécution du présent accord ».
L’on s’attendra donc dans les prochaines semaines à un réaménagement
gouvernemental, car il est prévu « la participation de
l’opposition aux affaires publiques y compris dans le cadre du
gouvernement ». La démocratie Tchadienne en sortira renforcée,
si les calculs
personnels et politiciennes ne prennent le dessus sur
l’intérêt du peuple tchadien qui aspire à une certaine
accalmie sur la scène politique intérieure d’abord, et du coté
des politico militaires ensuite.
Il revient maintenant
au gouvernement de
parvenir à s’entendre avec « nos frères »
qui ont pris les armes pour les mêmes causes, afin que les
medias internationaux cessent
de parler du Tchad toujours en termes de conflits armés
interminables, et de crise politique alors qu’une opportunité
toute simple s’offre à nous : le dialogue.
Mais les deux parties (Mouvements rebelles et gouvernement)
doivent éviter les surenchères, et accepter de faire des
concessions pour parvenir à un accord, comme cela a été le cas
avec l’opposition intérieure.
En dernière analyse, l’on
peut sans triomphalisme se targuer d’une chose : une
nouvelle donne politique est entrain de s’ouvrir au Tchad, même
s’il y’a un grand pas entre la signature de l’accord
politique et son application.
Ce bémol ne nous empêchera pas d’être optimiste, et de faire
confiance à nos leaders, toujours décriés pour leur
inconstance, ainsi que pour leur manque de cohérence et d’idéologie.
Peut être qu’ils vont nous surprendre cette fois ci, et ce
positivement. Espérons le.
Enfin, à l’opposition politique qui a signé l’accord, malgré
sa prochaine
participation aux affaires publiques annoncée, elle ne devrait
pas oublié cette assertion de John G. Diefenbaker, dans
une allocution prononcée devant « l’empire Club du
Canada » à Toronto, le 27 octobre 1949 : « L’histoire
nous prouve que la
liberté s’évanouit toujours lorsqu’il n’y a plus de
critiques. L’opposition fait respecter et soutient les droits de
minorités ».
Eric
TOPONA MOCNGA
16/08/2007
L’inconnue
d’un flirt
Les dupes, l’argent du contribuable, et le chacal.
Au Tchad d’Idriss Déby, les bonnes nouvelles sont suffisamment
rares pour être appréciées à leur juste valeur. Pourtant, si
l’avarice est mise au nombre des pêchés capitaux, la stupidité
en est omise. L’étrange syndrome des postes et argent malsain
gagne sans équivoque une certaine opposition. Fondamentalement,
tous les idéaux exprimés jusqu’ici en terme de changement, de
reconstruction politique, économique et sociale se trouvent banni
pour des ambitions qui n’honorent pas les acteurs des accords
raccommodés et ceux qui ont un seul but : leur personne et
le Tchad et son peuple après. Nous avons dit, et ne cessons de
dire que le pouvoir actuel au Tchad est stérile. 17 ans
d’existence noire de bilan. C’est dans le renouveau et le
changement des hommes et des structures que l’espoir renaîtra.
Alors… Que dire d’une certaine opposition gesticulant aux prémices
de dés, des hommes dansant une farandole cocue oubliant de facto
l’unité de genre et bafouant la dynamique faite de l’union
sacrée. L’argent du chacal intéresse autant de dupes qui ne
pensent qu’à leurs dards mais a-t-on pensé aux nombres
d’accords non respectés, les promesses non ténues. La menace
la plus importante repose sur l’isolation des revendications
politico militaire. La semi ouverture faite par Idriss Déby à
une opposition voulue et choisi par lui, ne vise qu’à esseuler
et déligimitiser une autre frange d’opposants qui lui posent
une réelle équation. Les revendications de Tripoli sont claires
et plus que potables si Idriss Déby veut construire et éviter un
affrontement.
Certains membres de
la CPDC
constituent une masse de foutre qui ne pensent qu’à flirter
avec un chacal sauvagement conquit de ses proies, et dont l’appât
est tenace. Tout ce monde qui ne rêve que de la mangeoire sait à
l’avance qu’il n’y aurait aucune convenance, et que tout est
fait pour faire valoir à l’opinion internationale une nature de
démocratie. En contribuant à établir un faux de procédure, on
se rend complice d’un dilemme qui aura ses conséquences plus
tard.
De l’esprit de Libreville aux flirts de N’djamèna
le risque prit risque de dénaturer la synergie de l’espoir. Un
espoir fait de changement, de ne point accepter la main mise sur
l’état par une calamité mafieuse. Un espoir délivrant
l’amour du citoyen, l’amour de l’autre. Un espoir de paix,
de justice et de développement.
Les ratés de vision ne feront que compliquer l’existence
d’un étau face à un pouvoir abject. La conscience doit prévaloir
sur les choix mercantiles, dès lors qu’il s’agit d’une
abjuration et d’une lâcheté ou pire d’un camouflage indigne.
L’actualité au Tchad a démontrée que les félons récidives
perpétuellement. On prends les mêmes et on recommence avec le même
cycle stérile du manquement et du surplace. Rien ne viendra
rassurer l’homme que je suis, je parle de milliers de tchadiens
comme moi qui aspire à autre chose, du vent… de l’air
Il sera loin le temps de la vie où l’ego se dilue
dans l’espoir et resurgit dans l’affection.
Le raccommodage n’a
jamais ténu un pan rapiécé.
Mahamat Assileck Halata
8/08/2007
Drôle de zèbres aux
planètes de saints
Il
ne s’agit pas pour nous de faire une sémantique. Il y’a lieu
de constater un état de fait. L’attitude
d’une certaine opposition pose un réel problème. Elle est
plongée dans une crise de faciès, de clan et une gravité dont
il est nécessaire de prendre la mesure. Car on aurait bien tort
de réduire les scènes de divergences et d’objectivités sur
les événements en cours. Le destin de la république ne peut se
trouver dans le regroupement des individus composant une majorité
ou une minorité. Il est symbole des signaux clairs et
d’organisation des hommes. Il trouve aussi ses fondamentaux dans
les principes d’idées, d’objectifs et de calendriers. Pour
ces faits, jamais une entité ne peut se démarquer si le
leadership d’une organisation n’est à même de définir la
politique à adopter et une interface de conduite.
Beaucoup de nos compatriotes observent avec appréhension
le jeu de la confusion, de je t’aime moi non plus, qui mine
l’esprit mercantile de certains responsables des mouvements armées,
quant aux objectifs à définir pour le Tchad de demain. En fait,
il faut se poser la question : pourquoi des personnes partent
en rébellion, et pour quels motifs. Depuis 17 ans, autant de sang
versés sur le palier de l’équité, qui a permit aux quelques
individus et saltimbanques politiques de pourvoir à un modeste trône,
cela n’a rien changé du quotidien des tchadiens. La république
est prise en otage.
Le Tchad d’Idriss Déby n’est ni une république encore moins
une démocratie. Dans une démocratie seul compte la loi de la
majorité, dans une république il y’a une égalité des
citoyens devant la loi et les libertés nationales.
Depuis 1990 à nos jours, l’identité tchadienne dans son
essence est remise en question. Faut-il aller plus loin et
instaurer un droit au suicide collectif des tchadiens où assisté
à une prise en otage de nos acquis républicains ? En effet
depuis des mois, certains responsables des mouvements
politico-militaires se meuvent dans des diatribes et des contres vérités
qui laissent plus d’un, dans le doute et l’interrogation.
L’autopsie réalisé après moult réflexions nous amène à
faire un constat assez amère des hommes se disant révolutionnaires
et qui un matin se sont élevé contre une méthode de gouvernance
et d’injustice.
Mais le constat opéré depuis un trimestre est plein
d’enseignement sur les méthodes et les hommes. Nous ne
cesserons jamais de mettre à nue le régime Déby parce qu’il
est pourri et fini. Pourri par la nature de sa gouvernance, et
fini par son inexistante et son agonie. C’est au chevet de cette
réalité que se précipitent quelques natures gavroches qui au
mieux de servir le peuple et ses attentes, veut servir sa propre
personne, oubliant de facto les sacrifices de tant d’hommes, et
salissant par la même occasion la mémoire de tant d’autres
tombés pour un Tchad meilleur.
Que faut il dire aux tchadiens dont les seules attentes demeurent
le changement. Qu’importe ma couleur disait Lamartine, elle est
toujours du coté de celle des opprimés. Qu’à cela ne tienne
pourquoi faire couler tant de sang si la seule ambition se limite
aux monnayages des postes ministérielles et autres comportements
vassaux. A quel type de changement il faudrait s’y attendre. Où
à priori il faudrait expliquer au peuple les dividendes de ce
revirement qui ne sert que la singularité de ces mêmes
individus.
A Tripoli, les fondements d’une alternance et du changement ont
été posés. Si Idriss Déby voulait la paix et l’amélioration
de la vie de nos citoyens, il l’aurait fait en assurant nos
compatriotes de stabilité et sauver des vies humaines. Mais
l’arrogance et l’ignorance ont primé comme toujours, et la
suite se saura…
A Libreville, comme quelques années plus tôt, les mêmes
personnes à quelques différences prêtes se sont réunies pour
sauver Idriss Déby d’une mauvaise passe. Si par essence le
noyau de la rencontre est noble parce qu’il parle de paix, nous
constatons avec amertune que c’est toujours les mêmes qui
recommencent.
La CMAP
news look briefé à la sauce rémoulade reviens pour faire
diversion et amuser nos compatriotes. Ceux qui pendant un moment
avaient tout fait pour que le MDJT à son époque ne puisse éclore
sur la scène diplomatique, refont leur diversion pour asseoir les
mêmes méthodes, mais cette fois ci les réalités sont autres.
L’ambition démesurée de certains gnous politiques risque de
faire échouer la proportionnelle dont la conséquence est
d’aller vers un forum nationale après Déby.
Bref !!! Aux ralliés de l’appât de gains, guignols de
coulisses, ou convoyeurs de valises, il faut savoir que les vrais
problèmes sont ailleurs et se résolveront autrement, sans votre
éthique.
Aux vrais patriotes, nous disons que le chemin peut
paraître long et difficile, mais les derniers événements
serviront à clarifier les entités et comprendre enfin sur quel
échiquier notre lutte sera transposée. Car il est plus que
claire d’auditer ce régime Déby qui est source d’abject.
MAHAMAT ASSILECK HALATA
5/08/2007
Laconique avis de rectification sur la chronologie des retours de
Goukouni a N’djamena concernant cet article publié sur Ialtchad
Dans l’article non signé mais intitulé : « Tchad : bref retour de l’ex-président Weddeye pour
la première fois depuis 1982. », l’auteur voulait
soit berner les lecteurs soit escamoter des faits tangibles. Car,
en lisant celui-ci, après avoir réprimé un haut-le-cœur,
j’ai, malgré moi, dit : « ignoranta !
Ignorantus ! Ignorantum ! » Du médecin de Molière
dans son œuvre : Le
malade imaginaire.
Dans l’article en question, nous pouvons lire les propos
suivants : « l’ex-président tchadien Goukouni Weddeye,
qui vit en exil, s’est rendu lundi, pour la première fois
depuis sa chute en 1982, à N'djamena, où il s’est entretenu de
la crise tchadienne avec l’actuel chef de l’Etat Idriss Deby
Itno. ».
Eh bien voyons voir les choses clairement maintenant ! Le débonnaire
fils du non charismatique Derdei des Toubou S’était
effectivement rendu à N’djamena en 1990, juste après la chute
de son tombeur Hissein Habré pour discuter avec Deby alors fraîchement
établi dans la capitale du pays. Je l’ai vu, à la Télé-Tchad,
dire ce qui suit : « je suis revenu pour rencontrer le
président Deby et voir s’il tiendrait les promesses qu’il
m’a faites avant qu’il ne vienne à N'djamena. ».
Visiblement il était très optimiste quant à son retour comme président
du Tchad après que le petit fils de Itno qui, lui-même faniste,
a renversé l’homme fort de Ndjamena en la personne de Hissein
Habré. Déçu, après son entretien avec Deby, il rentrera précipitamment
en Algérie d’où il ne sera de retour qu’a la veille de la
Conférence Nationale Souveraine. Conférence au cours de
laquelle, d’ailleurs, il exhiba son animosité vis-à-vis des
arabes quant il déclarait, sans réfléchir puisque ceci est un
apanage de son épithète : « le français et l’arabe
sont deux langues étrangères et je demande plutôt aux
intervenants de défendre la langue Sara. » une nième
inadvertance qui l’obligea de rejoindre sa villa d’Alger pour
un lustre avant de réapparaître aujourd’hui on ne sait sous
quel nom. Maudit soit son nom !
Somme toute, le fils du Derdei des Toubou est à son troisième
retour à N'djamena depuis sa chute populaire et honteuse de 1982.
Malgré sa puissance militaire de l’époque et le soutient indéfectible
du colonel aux petits pieds Kadhafi, le peuple uni et solidaire
derrière une seule cause lui fit mordre la poussière. Gunt quels
sont tes calculs de sénilité maintenant que tu es si faible ?
Ali Souleymane
gkambi@yahoo.fr
Petite
mise au point à M. Ali Souleymane
Un
article d’information provenant d’une agence de presse, comme
mentionné AFP (Agence France Presse) ne peut être signé par une
personne. Il est bien mentionné au début de l’article la date
et la source. Cela dit, s’agissant du fait que ce n’est pas le
premier retour de l’ex-président Goukouni Weddeye,
vous avez raison. Mais là,
c’est au niveau de l’AFP qu’il faut s’adresser. Merci.
La Rédaction
4/08/2007
Lettre à
Monsieur Bello Bakary, directeur de Ialtchad.com Presse
Monsieur
le directeur,
C’est toujours
avec avidité et beaucoup de plaisir que je lis les articles parus
dans votre organe de presse. Le foisonnement d’idées, les
contradictions et même les insuffisances témoignent de la
vitalité de votre site. En vous lisant, j’apprends sur
l’engagement des Tchadiens, sur leur degré d’implication dans
la conduite des affaires du pays, sur leur prédisposition à
accepter la contradiction et à susciter le débat ainsi que sur
leurs capacités à entrevoir des issues pour le progrès du pays.
Votre
éditorial du 9 juillet 2007 me donne l’occasion de
m’exprimer, en dépit de la réserve à laquelle je me suis
toujours assigné. Je tenterai d’apporter mon point de vue pour
appuyer votre démonstration, pour la compléter ou, au contraire,
pour m’inscrire à l’opposé de vos idées. Telle est la
quintessence de ma démarche. Elle se veut amicale, aussi réaliste
que possible et ouverte à la critique.
Sur les trois
points que vous avez abordés, je vous fais part des sentiments
que m’inspire votre analyse. Soyez rassuré, je réponds que
parce votre développement est intéressant. Je vous réponds
parce que, ensemble, nous pourrons mieux déchiffrer la situation
du Tchad qui n’est pas des plus limpides. En lisant ma réponse
vous et, éventuellement, vos lecteurs comprendrez pourquoi je
partage votre analyse, d’une part, et pourquoi je prends le
risque d’y apporter quelques compléments, d’autre part.
La Dame
à
la Licorne
avait pour devise : à mon seul désir. Vu l’état
de notre pays, nous ne pouvons jouir des mêmes dispositions. Nous
avons tout à construire. Nous avons une quête infinie de voies
et moyens pour engager le Tchad sur un sentier vertueux. Nous
avons tant besoin de concorde, de fraternité et de labeur pour
espérer des horizons meilleurs pour les nôtres. Notre devise
sera : à notre commun combat !
Vous êtes septique
sur l’issue des négociations de Tripoli entre le
gouvernement et ses opposants. Vos arguments tiennent en quatre
points que je passerai en revue. Je vous dirai pourquoi elles me
paraissent justes ou dans quelle mesure elles se révèlent
partiales ou insuffisantes.
Vous analysez l’implication
de Kadhafi dans ²les affaires tchadiennes² depuis plusieurs
décennies. Vous lui déniez toute objectivité dans la recherche
de solutions. Je vous trouve pessimiste. Plus grave, vous êtes en
décalage par rapport à l’actualité qui n’est pas seulement
liée au cas des infirmières Bulgares et du médecin Palestinien.
Depuis quelques temps, le Colonel est revenu en odeur de sainteté
auprès des décideurs de ce monde. Il a fait son aggiornamento
en reconnaissant ses erreurs et en réparant ses fautes. Dès
lors, le problème n’est plus de savoir si Kadhafi ²peut
objectivement² servir de médiateur crédible pour amener les
Tchadiens à une entente. En raison de ses implications passées,
il est en mesure d’user de son influence, sur les et les autres,
pour transformer des aspirations en un objectif. Parce que Kadhafi
connaît les Tchadiens, leurs faiblesses surtout, il est un des
rares à pouvoir tenir un langage de vérité.
La vérité est que
chaque Tchadien est convaincu que, avec des moyens et des armes,
le pouvoir à N’djaména reste à sa portée. Pourtant, la donne
a changé. Les combattants d’aujourd’hui ne sont pas moins
aguerris que leurs prédécesseurs. Mais, le contexte national et
l’environnement extérieur ont changé.
A l’intérieur,
le Tchad est devenu un pays pétrolier. Le pouvoir dispose de
ressources suffisantes pour s’équiper afin de repousser toute
velléité des rebelles. Certes, les armes seules ne sauraient
protéger mais elles offrent un atout non négligeable. En outre,
l’argent faisant le bonheur de certains, il est possible
d’acheter les consciences de quelques opposants qui prendraient
le risque d’apporter les têtes de leurs camarades à celui qui
sait bien payer. Sans être du domaine de l’impossible, une
prise du pouvoir, démocratiquement ou militairement, dans le
conteste du Tchad d’aujourd’hui, devient plus compliquée. Il
faut plus de préparation, plus de détermination, plus de
professionnalisme et sans doute une certaine neutralité de
l’extérieur. Toutes choses que nous ne percevons pas, pour le
moment.
A l’extérieur,
les principaux pays sont plus sensibles aux arguments de lutte
contre le terrorisme. Encourager les régimes démocratiques ou
les organisations luttant pour les droits de l’homme et le droit
du citoyen est passé au second plan.
La Libye
ayant ouvertement renoncé à soutenir les mouvements luttant pour
une plus grande liberté dans leurs pays ou pour la revendication
des droits aux minorités, son leader a été réintroduit parmi
les grands de ce monde. Compte tenu de sa stature, de sa dimension
universelle, en tout cas continentale, et de ses prétentions, il
est redevenu incontournable. La manne pétrolière vient
s’ajouter à ces atouts réels ou supposés. Kadhafi est un
partenaire obligé en Afrique au sud du Sahara. Il paie cash et
sans trop discuter les prix. C’est un langage que nombre de
gouvernants occidentaux comprennent plus facilement que les
complaintes des démunis pour plus de respect, plus de droits et
plus de considération.
Tout ceci donne
suffisamment de crédit au leader libyen pour servir d’interface
dans les négociations inter-tchadiennes. Personnellement, je ne
lui dénie aucunement une volonté et un engagement de
contribuer à l’entente entre Tchadiens. Le voulons-nous, telle
est la vraie question.
Implicitement, vous
affirmer que le gouvernement du Tchad profite de la médiation
libyenne pour diviser l’opposition entre légalistes et rebelles.
Est-ce une surprise ? Même si cette insinuation se trouve
confirmée, il me paraît aléatoire de faire ces reproches, ne
fut-ce que d’un point de vue tactique. Il est dans la nature des
puissants de diviser pour régner.
Imaginer Déby décidant,
volontairement, de partager le pouvoir est une vue de l’esprit.
S’agissant d’un combat pour conquérir ou pour conserver les
reines du pouvoir, tous les moyens semblent bons. Pourquoi alors
reprocher au gouvernement de ne pas faciliter la vie à une
opposition qui attend la moindre imprudence pour le bouter dehors ?
Là encore, le problème est davantage les Tchadiens eux-mêmes
que la médiation libyenne.
Sommes-nous en
mesure de nous battre pour l’avènement d’une réelle démocratie
au Tchad ? Sommes-nous disposer à sacrifier une partie de
notre bien-être, une partie de nos libertés pour que demain
d’autres Tchadiens se sentent mieux chez nous ?
Prenons-nous le chemin qui mène véritablement à une amélioration
de la situation du pays ?
J’ai bien peur
que les réponses soient négatives sur ces trois questions.
Autrement, l’opposition légale serait unie. Elle disposerait
d’un collège de responsables et d’une ligne de conduite
claire. Elle procéderait à une fusion des partis disparates et
sans réelle représentativité pour la plupart. En effet, comment
comprendre la concurrence entre une soixantaine de partis,
organisations ou associations sensés s’intéresser, peu ou pro,
à la politique ? La logique voudrait qu’elles s’unissent
pour constituer une force.
La politique
n’est ni cacophonie, ni chienlit. Il s’agit i) de la mise en
place d’une structure fondée sur une conception de la société
ii) dans le but, essentiellement, d’œuvrer pour le bien-être
des citoyens. Le reste n’est que pure spéculation. Combien
sont les partis qui répondent à cette condition basique ?
S’il y avait un
espoir de réponse positive à ces questionnements, les mouvements
armés se seraient unifiés pour se donner une chance supplémentaire
pour gagner. Ils s’intéresseraient davantage à comment
renverser la situation et non à qui prendra la place de Déby.
Ils auraient cherché leurs convergences et minimiser leurs différences.
Ils se poseraient des questions sur le sort de Mahamat Nour.
Pourquoi finit-il par rejoindre le pouvoir ? Ils auraient mis à
leurs têtes des hommes incontestables et non ceux qui ont un
lourd passé dans la direction du pays. Ils chercheraient à faire
émerger des hommes neufs afin de rendre plus crédibles leurs prétentions
à se battre pour le bien de tous les Tchadiens. Ils auraient rangé
leurs rancunes, leurs envies de vengeance et leurs visions étriquées.
Ils auraient mis en avant leurs dispositions à embrasser
l’ennemi d’hier qui est d’abord un frère, un Tchadien. Je
ne fais là que reprendre votre troisièmement sur ²le
pouvoir, les rebelles et les négociations.²
Pour ce qui
concerne le Soudan et dans la dialectique de la
mondialisation, ni Khartoum, ni aucun autre pays ne fera à notre
place ce que nous, Tchadiens, sommes incapables de réaliser.
Qu’y a-t-il de surprenant que ce pays veille se protéger d’un
voisin jugé nocif ?
On sait comment
naissent les conflits mais nul ne saura dire quand ils prendront
fin. De plus, avec l’arrivée prochaine des forces étrangères,
autant dire que la démocratisation restera longtemps encore une
quête. Des deux côtés de la frontière, les pouvoirs prendront
prétexte de l’hostilité du voisin pour concentrer les
ressources à leur seul profil. Ils privilégieront
l’acquisition d’armes dont les cibles principales,
involontairement ou non, sont des Tchadiens et des Soudanais,
martyrs de leurs propres gouvernants.
La gestion des
revenus tirés du pétrole est, véritablement, le point
faible du gouvernement y compris en tenant compte des dépenses en
équipements militaires pour contrer l’opposition armée. La
nature du régime, le type de gouvernance mise en place et plus
grave encore la corporation d’individus cooptés pour gérer les
affaires du pays n’ont pas permis, ne peuvent pas permettre et
ne permettront jamais que le pays tire avantage de cette manne.
Sur ce point, je ne suis pas certain que Déby, lui-même, pourra
tenir un autre langage. Telle est la leçon que le bon sens
autorise à tirer du pétrole et de ses malheurs. Si le pouvoir de
Déby doit être jugé sur la base de cette aune, le verdict est
clair : échec et mat.
Laissons de côté
le prétendu projet modèle issu de la maternisation de
la Banque Mondiale.
Cette belle institution a, comme toutes les constructions
humaines, ses faiblesses. Pire, lorsqu’il s’agit de
l’Afrique, ses représentants sont rarement les meilleurs. Pour
parler crûment, ce ne sont pas les moins corrompus et les plus
sensibles aux souffrances des populations qui viennent servir sous
nos cieux. Croyez-moi, j’en connais une longueur sur ces
messieurs et dames. Ils ont pour principaux soucis leurs retraites
et, accessoirement, les intérêts de leurs mandants que sont les
puissances étrangères.
Outre la cupidité
de nos dirigeants, le partage de revenus entre le consortium pétrolier
et le Tchad est l’autre versant faible. Notre conseiller,
la Banque Mondiale
, n’a pas joué son rôle. Il y a même de bonnes raisons de
penser que le Tchad s’est trouvé être le dindon de la farce.
L’honorable institution avait toutes les cartes en mains. Il lui
revenait de tenir les parts égales entre l’un et les autres. Au
lieu de quoi, le pays s’est retrouvé avec le pire accord
qu’on ait eu à signer dans l’exploitation pétrolière. Le
pouvoir a beau jeu de reprocher à son conseiller de l’avoir
laissé gruger, minimisant ainsi sa propre responsabilité dans
les négociations et plus encore dans l’utilisation des revenus.
A dire vrai, les bénéfices
issus du pétrole sont maigres pour la majorité des Tchadiens.
Ils sont partis gonfler les comptes de quelques potentats et des
escrocs toujours en quête du naïf à déplumer.
Lorsqu’un Etat pétrolier
n’est pas en mesure de fournir l’eau courante, l’électricité,
un minimum de services de voirie et de santé aux populations, il
ne s’agit plus seulement de ²crise sociale². Nous
sommes véritablement en situation de non-assistance à peuple en
danger.
Légitimement, tout
Tchadien est en état de légitime défense. Certains ont choisi
les armes, d’autres la contestation politique ou la
revendication. La plupart des Tchadiens sont fatigués. Ils
aspirent à un mieux-vivre avec l’arrivée du pétrole. Je me
demande si le niveau de vie ne s’est pas en réalité détérioré.
Les revenus réels ont peu ou pas augmenté tandis que le coût de
la vie est monté en flèche. Les denrées de base, le logement,
les soins, le transport sont devenus inabordables pour la bourse
moyenne d’un Tchadien. Les réactions des syndicats expriment
ce ras-le-bol. Une incompréhension s’est profondément installée
entre les gouvernants et les salariés de la fonction publique.
Vous avez souligné
l’inexpérience, l’intransigeance et l’autoritarisme du
gouvernement face aux revendications catégorielles. Pour que
des réponses, à la hauteur des enjeux, soient apportées face
aux mouvements sociaux, il aurait fallu des hommes crédibles, des
compétences et surtout une volonté d’apaisement. Ce n’est
pas faire injure aux membres du gouvernement que de leur faire
remarquer que seuls quelques-uns disposent de marges de manœuvre
leur autorisant à engager l’Etat. La majorité fait de la représentation.
Ces ministres et hauts fonctionnaires d’un genre spécifique au
Tchad tiennent le rôle de figurants, certains avec bonheur et
toute honte bue, la plupart faisant contre mauvaise fortune bon cœur.
Le docteur
Kassiré, l’âge avançant, n’est plus le casse-cou
qu’il a prétendu être. Il est trop vieux pour prendre des
coups. Il est trop usé pour laisser passer sa chance. Il est
assez futé pour comprendre que tout Tchadien majeur est
susceptible de le remplacer au pied levé. Il se maintient, vaille
que vaille.
Les syndicalistes
n’ont aucune chance d’obtenir ²une part du gâteau pétrole.²
Ils revendiquent un peu plus de considération et un léger mieux
dans leur vie de tous les jours. Ce ne sont là que des
revendications normales, y compris lorsqu’on ne prend pas en
compte la manne pétrolière. Ils ont fait ce que des élus sont
tenus de faire. Ils ont dénoncé l’incapacité de leurs
partenaires et employeurs à écouter des points de vue opposés.
Ils ont tout simplement tenté de jouer leur rôle de courroie de
transmission. Ils transmettent aux patrons et aux gouvernants le
mal-vivre de la société tchadienne dans son ensemble.
Face à un pouvoir
autiste, le salut vient de la capacité des forces vives à
prendre entièrement leur place dans la lutte pour un vrai
changement. Salariés du privé ou de la fonction publique, élèves,
étudiants, syndicalistes, mères et pères des familles,
ensemble, les choses peuvent changer.
Nous avons vu les
limites de l’opposition armées. Vous avez souligné
l’inconsistance des partis politiques. Vous avez constaté
l’incapacité des gouvernants à comprendre les maux dont
souffrent les populations. Le salut ne peut venir d’un seul côté.
De tous les horizons, les Tchadiens et les Tchadiennes doivent se
lever pour dire : une autre gouvernance est possible ;
une vie meilleure est à notre portée ; tous ensemble, nous
serons capables de soulever des montagnes.
Les
Maliens ont vaincu la dictature de Moussa Traoré à mains nues.
L’Afrique du Sud a vaincu l’apartheid par la persuasion et le
dialogue. Ce sont là deux exemples pleins d’enseignements. Il
nous faut, nous Tchadiens, notre propre voie. Elle passe par notre
cohésion, notre détermination et notre persévérance. Chaque
type de lutte est utile. Mais la seule qui, incontestablement,
peut faire bouger les choses est l’unité. Nous ne pourrons
jamais gagner sans esprit de sacrifice. Disons-le très
clairement, cela ne passe pas forcement par la prise des armes.
Pour qu’un
conflit trouve une issue, il faut que les protagonistes acceptent
de se parler et de s’écouter réciproquement. L’écoute est
le commencement de l’acceptation, disait le sage. Face à la
force du pouvoir, nous n’avons pas su opposer un front commun,
une attitude cohérente. Le jour où des dizaines de milliers de
Tchadiens descendront dans les rues pour revendiquer leurs droits,
le changement sera proche. Il faut au préalable une organisation
à la hauteur de l’enjeu, des leaders et surtout faire preuve de
patriotisme.
Votre analyse sur les
négociations en cours entre le pouvoir et l’opposition, le
mirage pétrolier et la crise sociale about à un constat de
pessimisme qui s’imposerait comme une évidence. Ce faisant,
vous avez relevé nos insuffisances qu’il faut savoir corriger.
Je voudrais vous
faire partager un relatif optimisme qui n’est pas que de
circonstance. Le Tchad est un vieux pays bâti sur les restes de
prestigieux royaumes et empires. Ceux-ci formaient des nations
bien avant l’arrivée de la colonisation. L’histoire n’a
jamais été à sens unique. Dans la récente, qui va de
Tombalbaye à Déby, le cheminement a été chaotique. A chaque
changement, l’espoir attendu a laissé place au scepticisme, au
doute puis à la défiance.
A dire vrai,
les hommes providentiels sont rares. N’est pas Mandela qui veut.
Peu d’hommes ont, tel Sankara, la passion de leur peuple. Peu
ont la clairvoyance d’un Nyéréré, la hauteur de vue d’un
Nkrumah ou l’esprit de sacrifice d’un Gamal Abdel Nasser.
Nonobstant ce vide,
nous devons continuer de vivre en nous accrochant à nos moyens
limités mais réels. Nous avons un pays immense et riche. Nous
avons tout à construite. Nous sommes tombés tellement bas que le
moindre effort permet d’entrevoir la lumière, celle qui indique
la fin des tâtonnements et des tourments.
Enfin, votre
analyse porte sur l’horizon de cinq mois. Chez nous, la saison
des pluies, située dans cet intervalle, apporte l’espoir. Elle
est prometteuse et généreuse.
Pour mieux
contribuer au progrès de notre pays, chaque Tchadien doit
apporter sa pierre. Justement, les pluies nous rappellent que les
terres doivent être fécondées par l’ensemencement des
graines. Trop souvent, nous avons oublié que nos douars
attendent nos contributions pour se développer. Commençons par
les semailles. C’est déjà çà !
A
notre commun combat.
Cet
article est également publié sur le site du Journal Le Monde.
Voici le lien :http://lavieautchad.blog.lemonde.fr//
28/07/2007
Lettre
ouverte à M. le maire de la ville de N’djamena
Par la présente, je
viens humblement attirer l’attention de Monsieur le maire de la
ville de N’djamena aux fins de l’orienter vers un soulagement
de la peine des habitants de Gardolé qui sont aux prises avec les
problèmes de déguerpissement et les conséquences sous-jacentes.
En effet Monsieur le
Maire, vous incarnez l’intelligence aux yeux de toute la
jeunesse qui vous a admiré et continue à le faire depuis que
vous avez commencé votre carrière politique. Cette intelligence
qui vous est reconnue, bien qu’elle tire sa source des multiples
scenarii de ruses que vous avez toujours su modeler pour soigner
et conserver votre image, risque de vous fausser compagnie.
Nul n’ignore qu’en
votre temps de Ministre (s) d’antan, vous avez servi toute la
communauté tchadienne sans distinction aucune. Votre esprit de
disponibilité à écouter les problèmes de vos semblables,
associé à votre simplicité et votre savoir vivre sont autant de
qualités qui ont fait de vous une personnalité légendaire. Tout
le peuple de N’djamena et, au-delà, du Tchad, a crié de joie
à la lecture du décret vos nommant au poste de Maire.
Cependant, le terrain
sur lequel l’on vous a placé bon gré mal gré à travers cette
nomination est si glissant que vous risquerez de vous retrouver
soit dans la rue dépossédé de tout privilège, soit au delà du
Chari. Vous redeviendrez ainsi, ne l’oubliez surtout pas, un
citoyen ordinaire et de surcroît sans autorité moins encore du
respect. Le poste dont vous exercez présentement les fonctions et
assurez les missions avec zèle et qui tend à vous rendre de plus
en plus insoucieux des peines d’autrui, rappelez-vous bien,
n’est qu’éphémère.
Vous êtes aussi, je
l’espère, sans ignorer que le mobile qui a motivé votre
nomination à ce poste n’obéit pas à une logique de récompense
pour le service rendu que ce soit au MPS ou à la notion
tchadienne, mais il apparaît très clairement, pour toute
personne qui réfléchit, comme un attrape nigaud: celui
d’accomplir une mission très délicate dont les conséquences
ne seront assumées que par vous. Une sale tache, en deux mots,
Monsieur le Maire. Vous obéissez aux ordres du chef :
c’est normal. Mais ne vous oubliez pas. Quand, bientôt, le chef
traversera le Chari comme l’ont fait ses prédécesseurs, vous
n’aurez pas besoin de lui emboîter le pas puisque vous
n’avez, jusque-la, en dehors de cette bavure bien sur, à ma
connaissance et celle de ceux que je connais, fait du mal à
personne. Mais, à travers vos récents actes barbares vous venez
de montrer aux tchadiens un visage qui n’est pas le votre et qui
ne vous sied pas d’ailleurs. Nous vous connaissons suffisamment.
Vous êtes intelligent :
alors trouvez un moyens de convaincre votre cher chef afin
non seulement d’assouplir sa position vis-à-vis de ces pauvres
citoyens mais surtout de trouver une solution digne, honorable
pour le Tchad et pour votre personnalité. Si vous en êtes
incapable, alors démissionnez. Car tout le monde est convaincu
que vous n’êtes pour rien dans cette affaire. Certainement en démissionnant
vous moisirez et même galèrerez pour un certain temps, mais
vous serez respecté par toute la population N’djamenoise en
particulier et cette du Tchad en général. Pour ce qui est de
poste de responsabilité, ne vous en faites pas, vous en aurez
certainement un dans l’avenir. Toute la crainte des responsables
tchadiens ayant perdu leurs postes réside dans la longueur de la
durée pendant laquelle ils restent aux aguets. Mais ne dit-on pas
«qui a bu boira» ? Alors cette crainte ne se justifie pas.
Il
est tout à fait singulier de voir un Etat décider de déloger
les habitants d’un quartier entier sans apprêt ou avis.
Certainement vous me direz que ces habitants ont été avisés.
Mais ce laps de temps auquel vous pourriez faire allusion
est il suffisant ? Soit. Alors quelles sont les mesures
d’accompagnement ou de substitution que vous avez envisagées ?
Aucune, si ce n’est les modiques sommes que vous proposez pour
donner l’impression à l’opinion nationale et internationale
que le Tchad fournit d’importants efforts pour «satisfaire»
les citoyens. Ironie, leurre, mauvaise foi, les qualificatifs sont
faibles pour rendre compte de l’ampleur et de la gravité de la
situation. Mettez vous à la place de ces pauvres et vous vous
rendrez très rapidement compte de la douleur qu’ils éprouvent
suite à votre décision. N’est-il pas possible d’attendre que
la saison pluvieuse finisse ? Evidemment ce n’est pas trop
demandé. Mais pour le plaisir de voir le peuple redoubler de
souffrance votre chef a planifié et voulu que ce déguerpissement
se fasse au coeur de la saison pluvieuse. Ne prétendez pas
ignorer cette intention, Monsieur le Maire.
Le
Ministre des Infrastructures déclarait à l’ONRTV à ce
sujet : « Soit on
souhaite vivre dans une capitale de taudis, de banlieues en plein
centre de la ville, soit on construit une ville moderne avec
toutes les infrastructures fonctionnelles ». Ce choix
proposé est évidemment limitatif en ce qu’il ne prend pas en
compte les préoccupations des personnes aux prises avec le problème.
Ce ministre aurait continué sur cette spéculation en faisant des
propositions captivantes puisqu’il sait que bientôt les
nouveaux logements qui sont en train d’être construits seront réceptionnés
– vous comprendrez que je fais référence à la
patte d’oie –, alors ce problème sera définitivement résolu.
Etait-ce un oubli ou un manque de volonté? Quel qu’en soit
le cas, la solution existe.
Alors
montrez nous Monsieur le maire que vous êtes resté réceptif et
soucieux des intérêts des la communauté en faisant à votre
chef cette proposition qui consiste à loger les délogés dans
les logements qui seront réceptionnés en 2008. Vous craignez
bien sur – et Dieu seul sait s’il ne l’a pas encore fait –
qu’il vous balance au visage une liste composée des noms
difficiles à prononcer par un vrai tchadien (quelques milliers
des Sougour, Djoufoune, Darki, Djougoune, Noussour…), clairsemée
de (quelques dizaines de Hangata, Allafouza…) et (un seul
Ngartaloun ou Khamis) en vous contraignant de faire la répartition
conformément à cette liste. Vous même en votre qualité de
maire vous ne pourrez caser que quelques parents ; pas les vôtres
naturellement, mais ceux des proches du régime tels Mahamat A.
Abdallah, Daoussa Deby, Haiga Deby, etc. Alors ces logements ne
seront réservés qu’aux personnes qui ne sont pas dans le
besoin, pire encore, des soudanais, laissant ainsi croupir les
vrais tchadiens se frotter les mains, essuyer les larmes etc.
Et ceux de Gardolé que deviendront-ils ? Des autochtones
errants dans leur propre pays…
Les logements sociaux
sont conçus et mis en place pour prendre en compte des cas
sociaux. Or les habitants de Gardolé sont les premiers cas
sociaux à se présenter à l’aube de votre nomination à ce
poste. Alors Monsieur le Maire… lancez le débat dans ce sens.
Vous saurez mesurer le degré de préoccupation de votre chef vis-à-vis
de son peuple.
Veuillez croire, Monsieur le Maire en
l’expression de ma parfaite considération.
Nassour
Oumar
Un Tchadien soucieux de l’avenir du Tchad
21/07/2007
Opposants tchadiens : le temps
des tentations
Ce dernier temps, beaucoup
d’opposants veulent rejoindre le régime. Cela est vraiment de
leur droit. Mais ce qui est incompréhensible, c’est le mensonge
que certains font circuler dans le Net comme quoi ils remboursent
les frais de transport des participants au prétendu rencontre de
l’opposition à Cotonou. Où est-ce qu’ils trouvent l’argent ?
Si ce n’est de simple escroquerie pour tromper les gens.
Autre chose : avant même de rallier le régime, ces gens
commencent à battre le tambour du régime. Il est sans conteste,
comme l’ont souligné les deux mouvements CCT et UFDD, que
l’envoi des troupes étrangères au Tchad empirera la situation
dans notre pays. Si Deby accepte aujourd’hui cette ingérence
c’est pour se conformer à ses maîtres français. Mais les
vrais patriotes tchadiens doivent s’opposer à cette entreprise
impérialiste qui porte atteinte à notre souveraineté mais pérennise
aussi le règne de ceux qui oppressent notre peuple par la mafia
et la corruption.
Décidemment, notre pays manque des gens courageux dans le
gouvernement et dans l’opposition. Comme l’a dit Abdoulaye
Wade, si les ressources du Tchad sont bradées c’est parce que
ce pays n’a pas assez de cadres. C’est vrai !
Quelle stratégie poursuivent les gens de Cotonou ? si ce
n’est allé rejoindre les moutons qui broutent l’herbe sous le
dos du peuple tchadien. Nous attentons vivement sous quelles
conditions ils vont rejoindre le régime. Mais tout montre que la
monnaie d’échange n’est pas l’amélioration démocratique
de la situation du Tchad, mais l’amélioration matérielle et
financière de ces opposants fatigués d’exils. Toutefois, quand
on est fatigué, on a le droit de rentrer chez soi, mais la voie
le plus honorable est de rentrer honnêtement sans faire de spéculation
sur le dos du Tchad.
Le clientélisme du régime aurait atteint son paroxysme et touché
beaucoup de personnes. Sinon, comment comprendre que depuis
plusieurs semaines, les chroniqueurs acharnés de l’opposition
se sont tus devant plusieurs événements, et notamment devant la
visite controversée de Deby chez ses maîtres français.
Nous avons un pays orphelin de fils. Cela m’a fait beaucoup mal
au cœur quand nos « cadres » de l’opposition comme
du régime se sont vus humiliés devant Kadhafi qui, du moins,
fait la fierté de son pays en faisant parler de lui parmi les
pays honorable en Afrique mais aussi dans le monde.
Petits politiciens tchadiens, ils ne sont orgueilleux qu’entre
eux ! Ainsi va la clochardisation de notre pauvre pays.
Haoua
Maloum
17/07/2007
A
quand
une Radio
et
une
Télévision,
Nationales?
Au
moment où certains pays du continent africains installent les
dernières connexions Internet dans les villages les plus reculés,
le Tchad ne dispose que d’une radio et d’une télévision
« nationales », si l’on admet que la nation
tchadienne se limite à N’Djaména, la capitale. Comme quoi,
nous avons du chemin à faire…
Pays très enclavé de 1 284 000 km² de superficie,
le Tchad disposait il n’y a pas très longtemps, d’une
radio nationale, quoique primitive. Depuis quelques mois, cette
radio qui jadis, permettait aux Tchadiens vivant hors de la
capitale d’avoir quelques informations sur leur pays et surtout
les avis et communiqués, n’émet plus. Ce ne sont que des
bruissements et des
bourdonnements que l’on écoute désormais à longueur de journée
sur la fréquence de
la RNT. Ce
qui est à la fois très étonnant et très tragi-comique, c’est
le fait que cette situation ne préoccupe personne, comme si les
radios privées qui se créent à tour de bras, pouvaient
remplacer une radio nationale.
La télévision tchadienne quant à elle, est restée au stade de
sa création depuis bientôt vingt ans, couvrant à peine, N’Djaména …
l’on se demande même s’il y a encore des téléspectateurs,
compte tenu la concurrence qui se fait de plus en plus grande avec
l’arrivée des chaînes étrangères, offrant des programmes
plus digestes.
Nous ne voulons pas à travers cet écrit, jeter l’anathème sur
qui que se soit, mais nous aimerions tout simplement susciter une
prise de conscience chez les décideurs.
L’on
a coutume de dire que « le ridicule ne tue pas au Tchad »,
mais nous ne pouvons pas non plus, continuer à mordre la poussière
comme nos braves « SAO » toutes disciplines
confondues.
DJIMOYAL
BETOUNGAM ANICET
djimoyal@yahoo.fr
15/07/2007
Ahmat Yacoub et Makaïla Nguebla appellent aux meurtres
La mort dramatique du fils aîné du Président
Idriss Deby Itno à Paris a été diversement vécue par les
Tchadiens. Cela s’explique par les crimes indénombrables du père
et aussi par les exactions de toutes sortes du défunt Brahim que
ses compatriotes ne l’ont jamais porté au coeur. Toutefois,
d’une manière générale, les Tchadiens restent
traditionnellement dignes face à la mort et ce quel que soit le
problème qui les oppose. Nous avons appris qu’un chef rebelle
adressé ses condoléances au Président Deby.
Grande
fut donc l’indignation des Tchadiens face aux joies exprimées
par la rédaction d’Alwihda à l’annonce de la mort de Brahim
Deby, fils du Chef de l’Etat tchadien. Makaïla Nguebla s’est
particulièrement distingué en chantonnant sur toutes les ondes
des radios. Ce fut presque la liesse chez ce misérable personnage
sorti du néant, qui s’est permis même le luxe, non seulement
d’en rajouter des faits imaginaires, mais surtout d’associer
l’UFDD à ses bassesses et actes puériles.
Makaila
Nguebla et son patron Ahmat Yacoub nous informent que le Président
Deby accuse « l’opposition que dirige l’ex-président
Hissein Habré » d’avoir organisé l’assassinat de son
fils Brahim. Comme d’habitude, ils sont les seuls à disposer
d’une telle information. Ce sont peut être les tentacules de
l’agent WARA 11472 qui leur ont filé cette information.
Mais
peu importe la source de l’information, ici, l’objectif
recherché par Ahmat Yacoub et Makaila Nguebla est un appel aux
meurtres contre d’une part l’ex-président Hissein Habré et
sa famille et d’autre part contre les familles de tous ceux qui
s’opposent militairement à lui et plus précisément ceux de
l’UFDD.
L’assassinat
de madame Dochi, soeur de Monsieur Guihini Korey qui s’active
depuis dans les rangs de l’UFDD, est signé « famille ITNO ».
Il n’y a pas de doute sur ce point. Tout comme les multiples
assassinats perpétrés par les proches parents de Deby, notamment celui
de Goukouni Guet, Mahamat Guetti, Bichara Digui, Abbas Koty,
Mamadou Bissau et beaucoup d’autres certainement. Ces crimes ne
sont pas oubliés et ne resteront pas impunis. Que Deby fasse un
lien direct ou indirect entre l’assassinat de son fils à Paris
et celui de la soeur de Guihini Korey, voire celui de tous ceux
qui ont été assassinés sous ses ordres, ne surprend guère. Ce
n’est non plus surprenant que Ahmat Yacoub et Makaila Nguebla
chercheraient à mettre de l’huile sur le feu, puisque la mort,
même celle des enfants, les rend heureux. Ils se brûleront les
mains un de ces jours.
Ce qui
est à retenir ici est que chacun a des familles et des
enfants. Certains sont au Tchad et d’autres à l’étranger.
Mais où qu’ils se trouvent, la vengeance les retrouvera.
Qu’ils soient sous protection ou à la portée de n’importe
quel individu. Alors à vos armes !
Mahamat Saleh
mhtsaleh70@yahoo.fr
7/07/2007
N’Guebla
et les autres ou l’ennui d’une existence oisive
Je ne comprends pas l’agitation de monsieur N'guebla,
encore moins les propos totalement désarticulés de ceux qui prétendent
le défendre et le protéger. Le défendre contre qui, et le protéger
contre quoi ? Monsieur N'guebla est un jeune tchadien installé
à l’étranger, comme du reste beaucoup de nos compatriotes, et
qui écrit dans un site pour donner son point de vue et discuter
ses positions politiques. Ses déclarations à l’agence Reuters,
au moment de la mort de monsieur Brahim Deby, n’engageaient que
lui et sa conscience. Ses propos, jugés injurieux à l’encontre
de monsieur Brahim Deby par certaines personnes, ne portaient
nullement atteinte aux intérêts du Tchad, ni à ceux des partis
politiques civiles ou des groupes armés. Mieux, le fond de ses
propos n’avait strictement rien de politique (j’ai
personnellement tendance a croire qu’ils sont surtout le résultat
de cette existence oisive et sans intérêt que mène monsieur N'guebla
depuis plusieurs mois). Les déclarations de monsieur N'guebla
doivent de ce fait être considérées comme non politiques et
sans aucun intérêt public.
Le
communiqué de monsieur N'guebla sur son appartenance ou sa non
appartenance à l’UFDD et aux autres organisations politiques
tchadiennes relève aussi du domaine de la vie privée de l’intéressé.
Il est libre de décider de rester ou de quitter tel ou tel
mouvement, tout comme il est libre de critiquer tel ou tel autre
mouvement. Je désapprouve ici totalement les propos violents qui
ont suivi sa déclaration, tout comme
les répliques totalement déplacées de monsieur Nguebla
et de ses amis.
Je déplore surtout, dans toute cette histoire, le traitement
infligé au site Ialtchad, que certains parmi les intervenants
traitent de tous les noms d’oiseaux. Je me permettrai de
rappeler aux uns et aux autres qu’il est important dans une
discussion construite, de distinguer les frontières suivantes :
la vie privée et la vie publique. Les points de vue, opinions,
discussions sur la vie privée ne doivent pas avoir cours dans nos
sites. Si monsieur N'guebla souhaite parler de monsieur Brahim
Deby, il est libre de le faire, en son nom personnel ; mais
il doit éviter de mêler le nom de son site d’informations a
cela. Alwihdainfo est déjà très mal en point en termes de crédibilité
(je ne parlerai même pas de sa présentation totalement amateur),
et si en plus, monsieur N'guebla devra l’utiliser comme un
journal intime, je crois qu’il faudra mieux le fermer. Aux
autres, je voudrai aussi rappeler que les sites Internet publics
de discussion ne doivent pas servir
de lieux d’expression de leur affiliation avec monsieur
Brahim Deby ou monsieur Nouri encore monsieur Soubiane, etc. Je
comprends qu’ils soient peinés par la disparition de leur ami
et frère, monsieur Brahim Deby, et par les déclarations de
monsieur N'guebla, mais s’ils veulent apporter la réplique a
monsieur N'guebla, ils pourront toujours communiquer avec lui a
travers son email personnel, ou lui écrire directement dans son
blog.
Je souhaite franchement que notre site Ialtchad soit et reste
consacré à la publication d’informations d’intérêts générales,
aux discussions d’ordre publiques, et à la publication de forum
intelligents.
Cordialement
Amibiaka
6/07/2007
Réaction
à l’intervention de M. Makaila N’Guebala
L’intervention de M. Makaila N’Guebala,
directeur du journal en ligne Alwihda
à l’agence londonnienne Reuters n’a pas plu aux
responsables de l’Union des Forces pour
la Démocratie
et le Développement. En effet c’était une réaction qui porte
lieu sur le décès de Brahim; fils du président Deby.Le docteur
Hassane Boulmaye, commissaire à information et porte-parole du
mouvement a apporté un démenti formel. Il (N’guebla) est seul
responsable de ses allégations. Il n'est ni membre de l'UFDD et
ni porte-parole. M. N’Guebla, dans un article publié sur son
site, prend acte de la décision. Il ne s’arrête pas là, il
continue et brandit des menaces. Il dit a qui voulait l’entendre
qu’il a le plein droit d’intervenir comme il le désir. Les
instruments juridiques internationaux lui donnent le privilège
absolu. Il est une fibre intouchable, ses contacts sont nombreux.
Bref, dans son mea-culpa, le directeur a tout ramassé sur son
passage et n’à presque rien laissé.
Je ne m’y connais pas en droit mais je prends bien même le
risque de pouvoir répondre. Vous avez raison et c’est votre
droit le plus absolu. Les articles18 et 19 de
la Déclaration
Universelle
de droit de l’Homme le confirme et je cite : « Art18-Toute
personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de
religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou
de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou
sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par
l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des
rites. Art19-Tout individu a droit à la liberté d'opinion et
d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété
pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre,
sans considérations de frontières, les informations et les idées
par quelque moyen d'expression que ce soit. Art 29-
1. L
'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule
le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de
ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies
par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le
respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux
justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être
général dans une société démocratique. 3. Ces droits et
libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux
buts et aux principes des Nations Unies. »
Mon
cher compatriote, vous avez pris parole au nom d’une institution
dont vous n’êtes ni membre encore moins le porte-parole, de
surcroît vous l’avez utilisé pour passer des informations
diffamatoires. De ces faits, vos gestes malintentionnés
pourraient gravement nuire non seulement à la crédibilité de
l’UFDD mais aussi des ses (Vrais) membres loyaux.
Constitue
un faux, toute altération frauduleuse de la vérité, de nature
à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce
soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée
qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve
d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques. Le
faux et l'usage de faux sont punis d'emprisonnement et d'amende.
Des
lors, l’article 29 va à l’encontre de vos intérêts car vous
ne l’avez pas respecté et de ce fait il se substitue aux
articles 18 et 19. Sous d autres cieux, vous serez condamné pour
trouble à l’ordre public. Personnellement, je peux constater
une très nette conformité ou suppléant au dictateur Deby mais
bien sur a des degrés différents. Car l’un comme l’autre
vous inoculez les mêmes méthodes apocalyptiques, chaotiques.
Vous n’êtes qu’un petit tentateur menteur, un hautain. Votre
journal ne fait qu’instituer la naissance d’une idiologie
fantoche. Certes parmi les compatriotes il y a ceux qui ont une
culture de peur. Je vous encourage de lire avant de répondre à
qui que cela soi. Dans votre dernier article qui porte sur ma
personne, vous m’avez
fait dire des
trucs que je ne peux même pas imaginer et ou dans le meilleur de
cas tout le contraire de ma pensée. Vous m’aviez accusé de
tribaliste. J’ai ri et souri.
Je
prends en témoin les internautes: qui a écrit dans les pages de
Alwihda que la rébellion ne progresserait pas parce que les
Hadjarais n’y participent pas (signé de Makaila) ? C est
ce qu’on appelle « ookkkiste », j invente un mot et quel
talent. J’accepte avec tout le plaisir et honneur votre jugement
de ma personne plutôt émotionnelle. J’aime ce pays, il va mal
et cela me rend malade.
Contrairement
à vos feuilletons nuovela et vos écrits romanciers à la sauce
de Camara Laye et Aké Loba qu’on pouvait lire tous les jours
sur tchad-info, moi je suis debout, droit et engagé comme un
gladiateur dans tous les combats pour la démocratie, la justice,
la liberté.
Je suis avec les compatriotes nationalistes qui vont employer tous
les moyens pour que
la Libye
payent sa dette de sang et que des Tchadiens ne soient plus
abattus comme de chiens par des gendarmes camerounais,
centrafricains nigérians et saoudiens.
Vous
avez mis un terme à la publication de mes articles alors vous
m’empêchez d’exprimer mon point de vue sur la chose public.
Donc vous bafouer l’article 19, le plus élémentaire du
Fondamental Droit Universel de l’Homme. Si informer est votre
devoir, alors réagir est un droit. Nul ne peut m’empêcher de
donner mon point de vu. J’ai bâti de mes mains ce
siteTchachadi.com comme un outil des voix des opprimés. Les mots
vous blessent mais ça ne saigne pas.
Cheick
Tidjane Galmai
5/07/2007
Le
caniche a aboyé trop fort !
Alors que l’Afrique toute entière a les yeux rivés
sur Accra, la capitale du Ghana, où se tient le semestriel sommet
de l’Union Africaine (UA), alors que beaucoup de Tchadiens
tendent l’oreille vers Tripoli pour avoir des informations sur
ce qui se trame entre d’une part les leaders de la rébellion et
d’autre part le gouvernement tchadien et libyen, et afin alors
que la famille présidentielle pleure la mort tragique de Brahim
Deby, d’autres profitent pour se glisser en douce entre les
rangs et se positionner.
Ces messieurs et dames, pompeusement étiquetés journalistes, écrivains,
directeur de publication, Conseillers, opposants, activistes,
militants des droits de l’homme, porte-parole d’un jour, ne
sont en réalité que de misérables personnes, généralement en
marge de la société et dont l’avenir incertain, peut
s’assombrir du jour au lendemain.
Prenez leur cas individuellement et vous constaterez qu’à part
leurs activités qui se résument à rédiger quotidiennement des
mensonges sur leurs compatriotes et leur pays et de là à
escroquer
leurs maîtres
en quémandant des fonds de subsistances, ces gens ne savent rien
faire d’autres. Tandis que partout en Afrique on serre la
ceinture pour face dignement aux contingences sociales, ces gens
préfèrent trahir, se déculotter, s’aplatir et lécher les
bottes.
Le monde que nous vivons accorde une grande place aux menteurs,
usurpateurs, escrocs, voleurs, traîtres et autres minables
personnages de ce genre. « Brahim Deby gifle des ministres,
humilie des officiers. C’est Brahim qui est à l’origine de la
rébellion actuelle. Il a détruit le pouvoir de son père,…etc. »
dixit Makaïla Nguebla, Directeur d’Alwihda info.
Comment peut-on souiller de la sorte la mémoire d’un mort.
Makaila tu es musulman, chrétien ou margaye ? Mais comment un
type comme toi, qui a tout écrit sur Deby sur le site Ialtchad et
Alwihda, n’a rien vu sur Brahim Deby durant tout ce temps et
c’est aujourd’hui à sa mort que tu te réveille et te
rappelle des « désastres » du fils aîné du président Deby ?
Cela mérite une explication. Nous le promettons.
Ainsi, comme chez les politiques, George Bush a eu son caniche en
la personne l’ex-Premier ministre Tony Blair. Kaddhafi a son
caniche le Président Deby, nous l’avons vu bien aboyer à
Accra. Makaila Nguebla est quant à lui le caniche de Ahmat Yacoub,
le propriétaire d’Alwihda info. Décidément, le caniche
Makaila a aboyé trop fort cette fois-ci.
ISSAKHA BAHAR
MAILTO:ISSAKHABAHAR@YAHOO.FR
BAMAKO -MALI.
2/07/2007
Réaction
suite, colère de Déby
Bonjour
à tous mes compatriotes. Je tiens à attirer l'attention de tous,
que le site Tchadactuel s'acharne sur la personne du Premier
ministre, Delwa Kassiré Coumakoye. Ce site essaie en empruntant
soit des pseudos [Bérémadji Félix] pour semer de la zizanie et
à par la même occasion de se venger du travail de ce M. Car les
promoteurs de ce site sont par ailleurs ce qu'on appelle familièrement :
rebelles. Rebelles pour
quelles raisons ? eux seuls, savent.
Si
M. Kassiré a décidé de travailler et d’oeuvrer pour la paix
pour son pays, personne ne peut le lui en empêcher. Même
lorsqu'il n'est pas premier ministre, il continue à former des générations
de jeunes à l'université de N'djamena et ne participe pas et n'a
jamais participé aux tueries de ses chers compatriotes. Il les a
vaillamment représenté aux jeux internationaux et leur a même
rapporté des médailles. Il
idéalise le Tchad.
Vos
informations sont récurrentes, contradictoires et non justifiées.
Ce qui conduit implicitement, logiquement par ce seul constat à
conclure : c'est des colportations.
M.
Déby ne peut pas en même temps tancer son ministre de finance de
donner de l'argent à M. Kassiré et ordonner au même ministre,
d’allouer à ce dernier, une « de plus » rondelette
somme pour se rendre à Paris. De deux choses l'une. S'il s'avère
que vos allégations et hallucinations soient vérifiées, pour le
respect des lecteurs citez les sources. Si vous voulez rentrer au
Tchad, tout le monde vous y attend, y compris M. Kassiré avec
lequel vous pourrez éventuellement vous expliquer. Mais vos satanés
ragots commencent à faire gerber.
A bon
entendeur... Tchadiennement.
KOUMABA
KEMWEYE
19/06/2007
Le masque des Erdimi
Il
m’a été donné de constater l’expression de nostalgie des
Erdimi à travers l’article « Cotontchad : le verrou a sauté
» publié sur le site tchadactuel.com sous le pseudo de Beremadji
Félix. Soit dit en passant, les ERDIMI auraient appris ou adopté
le Ngambaye pour préférer ce nom d’emprunt? La vie làààà!
Adjab! Revenons à
l’article. Voici ce qui est écrit : « Aux dires des spécialistes,
le Tchad est un des rares pays qui vend lui-même son coton
directement aux filatures sans aucun intermédiaire et le service
commercial basé à Paris est l’un des meilleurs de l’Afrique
subsaharienne, traitant les dossiers avec un professionnalisme inégalé.
Cette bonne réputation a été définitivement entachée par le
deuxième passage de M. Kabadi à la tête de
la Cotontchad.» Vous
applaudissez sans vergogne les pratiques commerciales criminelles
des profiteurs de nos matières premières dont personne ne voit
l’effet positif ou
juste au Tchad. C’est à croire que vous êtes un commis français
exploitant nos pauvres paysans. Surprenant! Il est aussi écrit
dans cet article : « Le public tchadien ignore le préjudice que
Kabadi a causé à
la Cotontchad. Au
Tchad on cite beaucoup des cadres qui ont dilapidé les biens
publics, mais si vous vous rapprochez de ceux de
la Cotontchad
, vous apprendrez que jamais un compatriote ne s’est comporté
comme Haroun Kabadi vis-à-vis de cette société qui fait vivre
plus de 3 millions de personnes. » Est-ce la vieillesse ou le
symptôme d’Alzheimer? Timane était le « dieu » de
la Cotontchad
avant de changer de profession et d’opter pour le nomadisme armé
à l’Est du Tchad. Croyez-vous que les Tchadiens vous
applaudiraient parce que Kabadi aurait volé quelques millions de
plus que vous? Vous êtes de mauvaise foi. Tous!!! Lorsque, vous,
les parents de Deby étiez à la tête de
la Cotontchad
, rançonniez les faibles montant d’argent versés aux
cotonculteurs, où était ce Beremadi Félix pour faire la morale?
Messieurs, je vous prie de revenir sur terre. Vous ne nous aurez
plus. Nous sommes là dans ce ghetto de capital, N’Djamena, mais
on s’informe et on s’instruit. Quand les pensées déviantes
et les nostalgies dominent une analyse qui se doit être objective
et véridique, on accouche d’une inattendue confession
de mauvaise foi. Voila le texte que vous avez accouché.
Tout à fait à votre hauteur et honneur.
M.
Adoum Hassan Issa
la_voix_du_citoyen@yahoo.fr
16/06/2007
Lettre
ouverte à MM. le ministre de l’enseignement supérieur,
le ministre de l’Éducation nationale et le directeur de bourses
d’étude
Avant de calculer la puissance millième de cette matrice carrée
d’ordre mille, recevez toutes mes salutations les plus douées,
vouées et dotées de toute vertu. MM.les ministres et le
Directeur, nous sommes tous conscients que le système éducatif
tchadien des années 60,70 et 80 ; et celui des années 90
sont comme deux électrons d’une même orbitale ayant des spins
respectifs +1/2 et -1/2. Avant les années 90, après le baccalauréat,
lorsqu’on veut continuer les études supérieures à l’étranger,
on n’est pas forcé d’avoir un parent Ministre ou Conseiller
ou encore « preneur de Sakhane » du
Président de la république. Bien entendu du Président et
non du pays. En outre, ce système a une vigueur dans sa totalité
et la bande humaine au tour de ce système ne connaît pas
l’ostracisme suite à un acte patriotique. Et aussi le Directeur
de bourses d’étude a un esprit immergé dans une justice pure
et une égalité mathématique. En plus il se comporte comme
l’intensité du courant qui circule dans un circuit des dipôles
montés en série.
Mais aujourd’hui, notre système éducatif est torturé, troublé
et bouleversé par des fléaux d’ordre culturel, économique,
politico-militaire …Il a perdu son dynamisme, sa robustesse pour
se retrouver dans un espace de
la Java
, des faux, de l’injustice, des ilotes, des embouteillages
inextricables, des inégalités irréfragables et aussi la
mauvaise interprétation du terme ‘Démocratisation’ obstrue
le bon fonctionnement de ce système. MM. les Ministres et le
Directeur vous savez tous qu il y a deux catégories des élèves :
une catégorie formée uniquement des élèves qui passent tout
leur cycle scolaire par des « Galo wa Goulna » sous
des grands arbres et par des visites au moins dix écoles par
journée. Et aussi par
les organisations de fêtes dans des boites de nuit (Boom, Tef, 14
fevrier, 8 mars, bal de fin de l’année ….).
L’autre catégorie bénie des élèves chercheurs et bosseurs
aimant donner au pays sa vraie image. Ainsi l’une des vos
injustices est le faite de voir juste après le résultat du
baccalauréat la direction de bourses archipleine de ces élèves
qui méritent munis de tous les dossiers nécessaires pour le dépôt
de bourses d’étude. Apres trois semaines, on voit une liste
unique d’un parti unique appartenant à un régime unique
ne contient à 98,99% que
des danseurs, des causeurs, des visiteurs. Où sont les
« bosseurs » ? MM. où est : la justice, le
patriotisme, la foi religieuse ? Au Nom d’Allah ni
l’Islam ni le Christianisme a enseigné cette injustice. M. le
Directeur êtes-vous conscient de ce que vous faites ? Nous
savons tous que l’habitude est une seconde nature, c’est comme
on a mis tous ces danseurs sur un même vecteur et on le
translate. Mathématiquement le vecteur translaté et le vecteur
à translater ont même norme, même direction et même sens.
M. le Directeur, pourquoi vous n’avez jamais su discuter et
choisir les filières, les facultés, les écoles comme font les
directeurs de bourses des autres pays (Burkina-faso, Niger,
Somalie, Sénégal, Bénin…). Vous êtes très ravi de voir un
étudiant tchadien en droit qui ne connaît pas la différence
entre « en » pronom et « en »
adverbe et l’autre en mathématique qui n’arrive pas à différencier
« x » variable de « x » lettre. M. le
Directeur ceci est une indignation pure et dure. Peut-être là où
vous avez étudié, il n y a pas une concurrence entre les étudiants
de différents pays mais ici nous souffrons parce que vous nous
avez donné des bourses, nous ne méritons
pas et vous avez laissé ceux qui méritent au pays dans
des grèves périodiques de période de 2 mois.
MM.
le ministre de l’enseignement supérieur et le Directeur de
Bourses d’étude, le passé ne revient plus dans ce monde des
ilotes et on construit le futur
d’un pays par son passé. Ayons le courage de dire non à ces
maux qui minent notre système éducatif. Prochainement il faut
que toutes les bourses passent par la direction concernée et non
par un cabinet ou une maison d’un dirigeant quelconque car tous
les tchadiens ont le même droit.
Pour finir, MM. les ministres, le Directeur, les danseurs, les
visiteurs, les causeurs, je ne suis pas contre vous mais je suis
contre vos actes, vos idées et vos adjectifs qualificatifs.
Que Le Tout puissant nous guide sur le
droit chemin.
Que L’Omnipotent donne une bouche à la
terre de chaque pays pour qu’elle puisse manger ses ennemis.
ABDALLAH
CHIDI DJORKODEI
ÉTUDIANT
A
LA FACULTE DES
SCIENCES ET TECHNIQUES DE MARRAKECH (MAROC)
chididj@yahoo.fr
djorkodeifils@hotmail.com
Tel : 0021264233396
7/06/2007
Les origines
de la crise tchadienne
Dans
quasiment tous les discours des hommes politiques et dirigeants
tchadiens, l’on a de cesse d’entendre les mêmes proses .Morceaux
choisis : « le Tchad, notre pays revient de
loin ; les tchadiens sont meurtris par plusieurs décennies
de guerres fratricides qui ont endeuillés de nombreuses familles,
cessons de tuer les tchadiens, nous sommes fatigués de la guerre. » Mais
les questions qui nous taraudent l’esprit sont légion : qui
a inoculé les démons de la guerre aux descendants de « Toumai » (ancêtre
de l’humanité découvert dans le désert tchadien en 2002 par
un groupe de paléontologue FRANCO-TCHADIEN)? Quel est le vecteur
de l’instabilité qui terni l’image de ce pays assis sur d’énormes
richesses naturelles, et composés d’une diversité d’ethnies
et de cultures qui devrait plutôt faire sa beauté?
Comment est né ce conflit, à rebondissement ?
La réponse ne viendrait sans doute pas de nous. Mais se referant
à l’histoire récente de notre pays, c’est en réalité
depuis 1963 ; et la répression militaire des partis
d’opposition par le premier président NGARTA TOMBALBAYE
que le Tchad s’est trouvé pris dans l’engrenage interminable
de conflits politiques, sociaux et ethniques. Pendant plus de
trente ans, les dépenses militaires ont absorbés plus de la
moitié du budget de l’Etat, l’unité nationale a été
gravement compromise et le développement socio économique
sacrifié. Le pays n’a qu’un peu plus de trois cent kilomètres
de routes bitumées ou revêtues(même si avec les petro
dollars , de nombreux chantiers ont été entrepris
et sont en cours d’exécution y compris les routes revêtues),une
université à N’djamena, et une deuxième à Abéché .Mais
comme la capacité d’accueil de ces institutions
universitaires est
réduite, et les conditions d’accès et d’études difficiles,
la plus part de jeunes tchadiens déferlent dans les universités
de la sous région, pour les ménages modestes afin d’y parfaire
leurs cursus universitaires. Le comble est que le Tchad ne
dispose que de 4 hôpitaux, au sens plein du terme, c’est-à-dire
répondant au standard requis. En outre, l’état de guerre
est perpétué par un commerce des armes florissant, et par le
fait que de vastes superficies de terres qui pourraient être
productives sont minées, ce qui exacerbe les différends qui
existent de longue date entre agriculteurs et pasteurs. L’espoir
est revenu en 1990, avec l’arrivée au pouvoir du mouvement
patriotique du salut, le MPS avec à sa tête le colonel IDRISS
DEBY ITNO, à la suite d’une rébellion.
Conséquences : démocratisation du pays avec pour
corollaire la libéralisation de l’espace audiovisuel et
politique, et des élections présidentielles et législatives en
1996, les premières jugées démocratique, puisque ouvert à tous
les acteurs. Des institutions démocratiques ont donc vu le jour,
et tout semblait rose avec le début de l’exploitation du brut
tchadien en 2003. Hélas, la guerre nous hante
toujours l’esprit ! Les rebellions hostiles au pouvoir en
place reprennent de la vigueur avec le soutien sans doute du
soudan (puisque ces mouvements rebelles ont leur base d’opération
au Darfour soudanais). La mauvaise gestion du pays, ajoutée
au simulacre de démocratie qui a cours, voilà entre autres
des maux qui entravent l’éclosion d’un Tchad
moderne,stable,uni, producteur de l’or noir. C’est un statut
très prisé actuellement en Afrique et dans le monde. Le
Pays dispose des revenus du pétrole depuis bientôt 4 ans déjà,
soit plusieurs milliards de dollars par an encaissé par le
trésor public. Entre temps le quotidien des tchadiens est resté
le même, si il ne s’est pas empiré ! C’est en tout cas,
ce que je pense.
Eric Topona
29/04/2007
L’Opposition
politique et ses tenants
On désigne par « opposition »
les partis politiques ou les mouvements n'appartenant pas à la
majorité parlementaire et donc s'y opposant. L'opposition
constitue un contre-pouvoir: elle permet d'éviter que la majorité,
une fois parvenue au pouvoir, n'ait la tentation de suivre une
politique trop extrême (...)En Guinée, au Tchad, au Gabon, au
Cameroun, en République démocratique du Congo,au Togo,pour ne
citer que ces pays là, les opposants sont soit bâillonnés,muselé,affamé,
soit cooptés par le pouvoir pour une gestion à sens unique des
affaires de l'Etat. Les exemples en la matière sont légion au
Tchad ! L’ancien premier ministre de transition,le Docteur
Nourradinne Delwa Kassiré Coumakoye,connu plutôt pour sa
versatilité et sa langue de bois, a opéré des changements
spectaculaires de vestes quand les intérêts de son parti le Viva
RNDP l’exigent !D’autres leaders politiques
tchadiens,tels Saleh kEBZABO,Alingué BAOYEU,Ibni oumar Mahamat
saleh,et les autres Salibou Garba….Ont signé des alliances avec
le parti au pouvoir,en obtenant des postes au gouvernement !
Ce qui a offusqué l’ensemble de la population qui digérait mal
ces alliances contre nature,même si ces leaders justifiaient à
l’époque leur ralliement,par le souci de miner le système de
l’intérieur,comme l’ont expérimenté les Abdoulaye Wade du Sénégal !Mais
auront –il réussi à miner le système de l’intérieur comme
ils le prétendaient ?Ils y ont plutôt laissés des
plumes,et Saleh Kebzabo,qui fait partie avec ses collègues de
la CPDC
de l’aile dure de l’opposition tchadienne, Saleh Kebzabo donc
lors d’une conférence de presse à N’djamena début Janvier a
indiqué,qu’Idriss Déby nous a doublé !Il n’est pas un
homme de compromis ! Quand il signe avec vous un accord, son
intention est de vous noyer !Il est un monstre froid,fin de
citation !Chat échaudé,craint-il l’eau froide ?
Le grand gagnant, semble être Ngarledji
Yorongar, dirigeant du FAR ! Il le clame à souhait : Je
ne suis pas de ceux -à qui sont habitués à aller manger dans le
râtelier de DEBY, disait-il dans l’une de ses interviews à
Christophe Boisbouvier sur RFI ! Effectivement, le fédéraliste
Yorongar, a gagné ce pari ! Il n’a pas participé à
un seul gouvernement durant le règne de Deby ! Beaucoup
d’observateurs de la scène politique tchadienne saluent toute
de même son engagement, mais déplorent par la même son
radicalisme, jugé trop dangereux en politique !
C'est pour cela qu'en France, l'opposition dispose de différents
moyens: la mise en cause de la responsabilité gouvernementale
devant l'Assemblée nationale par la motion de censure, la saisine
du Conseil constitutionnel, les questions posées au gouvernement
dans les enceintes parlementaires... Elle représente aussi la
possibilité d'une alternance politique: elle participe à
l'existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie.
Ce pluralisme permet de choisir ses gouvernants, or il n'y a
de choix véritable que si l'électeur peut se prononcer entre
plusieurs possibilités. Ainsi, l'opposition, en proposant un
nouveau cours à la politique nationale, permet aux citoyens éventuellement
mécontents de disposer d'un recours. Enfin, l'opposition permet
aussi de renouveler le personnel politique: lorsque la majorité
perd le pouvoir, une nouvelle génération d'hommes politiques
peut trouver une place de choix dans l'opposition et se préparer
ainsi à assumer des fonctions importantes à l'occasion d'une
victoire à venir. Le rôle de l'opposition est donc essentiel en
démocratie. C'est pourquoi certains pays lui ont organisé un véritable
statut. Ainsi,
la Grande Bretagne
a érigé la fonction de chef de l'opposition en fonction
officielle: "chef de l'opposition de Sa Majesté".
Mais dans nombre de pays d'Afrique, cette place primordiale
qu'occupe en démocratie l'opposition, est souvent occultée par
le parti au pouvoir. Réfractaires aux critiques, ceux qui détiennent
les rênes du pouvoir prennent leurs opposants pour des ennemis à
abattre. Coups bas, harcèlements, emprisonnements, chasses à
l'homme, menaces permanentes de mort deviennent leur lot
quotidien. Quand tout va comme sur des roulettes, le parti au
pouvoir s'en réjouit et en fait un trophée de chasse. Mais quand
la machine s'enrhume, c'est l'opposition qui est indexée, malmenée.
Dans certains cas, on se soude au pouvoir par le biais des
parodies d'élections et on essuie les larmes à l'opposition en
lui offrant des strapontins dans le cadre du gouvernement d'union
nationale qui reste une bévue en démocratie.
Au Togo, l'opposition a connu un passé très mouvementé.
Ceux qui s'étaient déclaré opposants au régime du dictateur
Gnassingbé Eyadèma avaient connu la souffrance, l'exil, la
prison. Réduits à la misère, certains d’entre eux étaient
obligés de retourner leur veste, le temps de se refaire une santé
financière. Au Tchad,la situation n’est pas différente !
L’opposition, du moins celle qui se respecte, a boycotté les
dernières présidentielles de 2006,jugeant les conditions de son
organisation peu fiables !Mais,l’un des
leurs,toujours égal à lui même a passé outre le mot
d’ordre,et s’est présenté à ces élections ! Kassiré
koumakoye, puisque c’est de lui qu’il s’agit,estimaient en
son temps que la participation aux élections était plus
importantes que les conditions dans lesquelles elles sont organisé !
Drôle non,de la part d’un juriste politologue de renom formé
à
la Sorbonne
?? A voir ! Résultat, juste après son investiture,le
nouveau président « élu » Idriss Deby ITNO le
bombarde ministre d’état chargé des travaux public, deuxième
dans l’ordre protocolaire ! Beaucoup de cadre de son parti
ont eu des postes dans ce gouvernement chargé d’appliquer
le programme du vainqueur ! Fin Février, alors que
l’opinion nationale tchadienne s’y attendait, le Docteur
Kassiré Koumacoye, deuxième aux présidentielles de 2006
remplace Pascal Yoadoumnadji à la primature !Ce dernier a
succombé à un accident cardiovasculaire à Paris !La récompense,de
« l’opposant malin » est assuré ! Alors des dénominations
fantaisistes sont sorties des tiroirs pour qualifier cette
cooptation par la dictature. Ainsi, a-t-on parlé d’«
opposition constructive », «lucide» ou encore «responsable».
Le chef de l'Etat qui défraie actuellement la chronique et
qui n'a que faire de son opposition, est le géronte Robert Mugabe
du Zimbabwe. Le chef de file de son opposition Morgan Tsvangirai a
été sauvagement molesté après son arrestation lors d'
"une assemblée de prières" qu'il a organisée. La
police est intervenue avec violence, en tirant sur les
manifestants et en tuant une militante. Blessé à la tête et le
visage tuméfié, l'opposant n'en démord pas et affirme que
"la lutte continue". Mais pendant encore combien de
temps? Le pire ne risque-t-il pas d'arriver?
Au Bénin, pourtant citer en exemple parmi les démocraties
les plus en vue, il n’y a pratiquement pas d’opposants depuis
l’arrivée au pouvoir du technocrate BONI YAYI ! L’ancien
directeur de
la Banque
ouest africaine de développement fait l’unanimité,et
comme ce qui fait le succès de la démocratie béninoise,c’est
son image à l’extérieur,on s’arrange à ce que tout
marche,mais pas d’opposition véritable ! Maître Adrien
Hougbedji,le leader du parti Républicain et démocrate(PRD),
arrivé deuxième lors des présidentielles, devait à juste titre
prendre le titre de chef de file de l’opposition politique Béninoise,en
attendant les prochaines échéances !Il se réclame de
la mouvance,comme les autres partis politiques ! Dans ces
conditions, l’on doute fort, de la suite à donner à ce
processus démocratique, sans une opposition affichée !
C’est un système à la béninoise, qui pourtant a cours depuis
le renouveau démocratique en 1990 !
Dans de tels contextes, les démocraties européennes doivent
accorder une place plus importante aux oppositions africaines en
recevant publiquement leurs leaders au lieu de se servir des réseaux
de lobbyistes pour leur prodiguer des conseils qui, à la limite,
les poussent dans les bras des satrapes au pouvoir.
Aussi l’occident devra-t-il réagir vigoureusement et
plus fermement lorsque, pour des débats d’idées et des
contestations démocratiques, des dirigeants africains bâillonnent
leurs oppositions.
La tragédie occasionnée en ce début d’année par le
mourant dictateur guinéen Lansana Conté demandant aux militaires
à ses ordres de tirer sur des populations désespérées par des
années de totalitarisme et de précarité, le satrape zimbabwéen
qui n’entend pas donner l’espoir d’une alternance politique
dans son pays, Sassou N’guesso qui confond Parti-Etat et
multipartisme au Congo, Faure Gnassingbé qui ignore les règles
élémentaires de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance,
voilà autant d’occasion que les pays qui se veulent des modèles
de démocratie doivent saisir pour rendre universel le droit de
chaque peuple à la liberté et au libre choix. Mais pour se faire
aider, encore faut-il que les oppositions africaines se respectent
et adoptent des attitudes d’hommes d’Etats et de responsables
politiques.
Qu’elles fassent leurs cette assertion de John G.
Diefenbaker, dans une allocution prononcée devant l'Empire Club
du Canada à Toronto, le 27 octobre 1949: «L'histoire nous prouve
que la liberté s'évanouit toujours lorsqu'il n'y a plus de
critique. L'opposition fait respecter et soutient les droits des
minorités».
Eric
TOPONA MOCNGA
13/03/2007
Réaction
à la nomination de Monsieur Mahamat Nour
Abdelkerim, au poste de ministre de la défense
Je
suis très surpris par cette nomination à la tête de l'un des
ministères le plus important du gouvernement tchadien, un hors la
loi notoire connu mondialement surtout pour ses atrocités commises
contre les paisibles citoyens du Darfour, de 1999 à 2006.
La seule question je me pose: Est-ce que le Président IDI se
jouit-il de toutes ses facultés mentales en nommant ce sinistre
personnage comme ministre de la défense nationale?
Ce qui est ironique, Mahamat Nour, dans une entrevue accordée au
Quotidien le Progrès, affirme que les officiers supérieurs
tchadiens sont des analphabètes. Eh bien, moi, je dirais plutôt
celui le plus grand analphabète et le bandit de grands chemins que
le Tchad ait jamais connu.
Le fait surprenant dans cette entrevue, Mahamat Nour affirme
également qu'il était toujours en contact direct avec le Président
IDI, depuis sa sortie du Tchad, en 1994. Donc, pendant ces 12
années "d'exil volontaire", Mahamat Nour n'était rien d'autre
qu'un vulgaire mouchard au service du Président IDI.
Mahamat Nour doit comprendre que son parrain IDI, ne sera pas
éternellement au pouvoir pour le protéger pour toutes atrocités
perpétrées au Darfour et dans la région de Guereda contre les
ressortissants du BET.
Tôt ou tard, il répondra aussi de la disparition du général Abakar
Youssouf Mahamat autrement appelé Bordjogui et du Colonel Bahar
Sinine. Nous (larmes aux yeux), les parents et amis des défunts,
prenons Mahamat Nour comme principal responsable direct de la mort
de ces deux braves fils du Tchad.
Abdallah Issa M.
Étudiant au Maroc
19/02/2007
France-Afrique :
Mascarade de la France pour mettre aux pas les Dirigeants
africains aux velléités d’indépendance
L’histoire de la
Conférence de La Baule de 1990 du Président français François
Mitterrand, donnerait-elle raison à l’ancien Président Hissein
Habré ? Ce dernier exprimait son opposition au discours de
Mitterrand sur la démocratisation des régimes africains en ces
termes : « Je ne suis ni pour ni contre la démocratie, la France
n’a pas de leçon de démocratie à donner à l’Afrique ».
Depuis cette date
y’a-t-il eu une véritable démocratie en Afrique francophone ou
dans le Pré-carré communément appelé Françafrique ?
Certains
assimilent la démocratie avec l’éclosion du multipartisme.
Cependant, loin s’en faut car les populations de la Françafrique
ploient sous des dictatures les plus cruelles. Les populations
sont donc déçues par La Baule et ses dictatures et évoquent même
avec nostalgie et bienveillance certains régimes des indépendances
jusqu’aux années 80.
L’opposition
de Habré à cette démocratie empoisonnée, qui sacrent les
dictateurs avec les hold-up électoraux, est incontestable. Le cas
du Président Idriss Déby Itno au Tchad défraie la chronique.
Ce n’est pas
cette phrase prononcée à la Baule par le Président Hissein Habré
qui a coûté à l’Ex Président son pouvoir mais en réalité c’est la
mort d’un certain Commandant Galopin jugé par le tribunal
révolutionnaire du Frolinat à l’époque. Cette haine vouée à
l’ancien Président demeure intacte et tenace d’où l’acharnement
médiatique et caricatural autour de lui.
Certains
Présidents qui ont une longévité de 40 années aux pouvoirs, ont
en réalité servi le réseau de la Françafrique. Ceux-là n’ont
jamais servi les intérêts de notre continent.
Les
Gouvernements français successifs ne se soucient guère de la vie
quotidienne des tchadiens où des conditions de vie de notre peuple
qui demande qu’à vivre dans la dignité. En revanche l’esprit
revanchard du Gouvernement français l’a conduit à venger la mort
d’un certain commandant Galopin qui a plus d’importance que celle
des milliers de Tchadiens fauchés par l’armée nationale avec la
participation des troupes françaises.
Pour aller encore plus
loin dans sa haine revancharde, un groupe d’extrémistes fascistes
et racistes a décidé conjointement avec la Libye et les ONG
d’intenter un procès contre Hissein Habré pour génocide. Le
chiffre imaginaire de 40000 morts a été attribué à l’ancien
Président Habré. Alors qu’il est de notoriété publique que la
plupart de ses opposants connus ont pris part à son gouvernement
à l’exception du Président Goukouni Ouaddei. Ces mêmes Opposants
sont encore en vie, chose rare avec le régime de Déby. C’est bien
l’actuel Président Idriss Deby Itno qui fut le tout puissant et
redoutable responsable des Forces de sécurité. C’est lui, Homme de
terrain qui a dirigé en personne des massacres dans certaines
régions du Tchad.
Rien ne
pourrait justifier l’assassinat d’une personne, cependant, la
campagne pleine de partialité autour de cette affaire est
malsaine et injustifiée. Le seul juge impartial est le
miséricordieux. Chacun de nous devra rendre des comptes à la
justice devine, l’unique justice incontestable.
Le président
Déby, continue encore sous nos yeux à exterminer le Peuple
tchadien, mais cela n’émeut guère le gouvernement français et
certains milieux qui, au nom de l’humanité devrait aussi lancer
une campagne pour le jugement de ce dernier pour crime contre
l’humanité. Deux poids, deux mesures, telle a toujours été la
philosophie de la Françafrique.
Le Général
Mahamat Nouri, Président de l’UFDD a reconnu récemment dans une
interview sur RFI que certes des erreurs ont été commises sous le
régime du Président Habré. Cependant, il a reconnu que cet Homme a
un sens aigu de l’Etat car à sa prise de pouvoir en 1982, l’Etat
tchadien était inexistant. C’est lui qui, en un temps record a
ressuscité l’administration tchadienne.
L’impartialité
et la campagne autour de l’affaire Habré vise aussi à masquer
certains succès réalisés pendant les 8 années de règne : jamais
dans l’histoire des peuples noirs d'Afrique, il y’a eu autant de
symbole que cette victoire historique contre l’occupation arabe
libyenne. Rappelons que les mines placées par l’Armée libyenne
continuent à causer des victimes humaines.
La
restauration de l’autorité de l’Etat à partir du néant (bonne
gouvernance, rétablissement de la sécurité intérieure,
reconstruction des infrastructures…) a suscité l’admiration dans
la littérature de plusieurs économistes et politiques étrangers.
Selon William Zarthman, s’il y’a une continuité de l’Etat
actuellement au Tchad c’est grâce à l’ancien président Habré.
Les Présidents
Tombalbaye et Hissein Habré ont commis certes des erreurs.
Cependant, leurs adversaires reconnaissent en toute modestie leur
sens prononcé respectif de la gestion de l’Etat car
l’administration publique fonctionnait très bien.
Ces deux
régimes qui ont véritablement essayé de bâtir un Tchad
politiquement et économiquement indépendant sont les premières
victimes des réseaux maffieux de la Françafrique. Ils furent
décapités. L’actuel régime du Président Déby, soutenu par la
Françafrique est la négation
de
la démocratie, de l’indépendance économique et politique du pays
de Toumaï.
Au Tchad, l’intérêt de
servir une région est plus important que celle d’une nation. C’est
pour cette raison que tous les patriotes, voire nationalistes sont
vite oubliés. On ne retient d’eux que leurs faiblesses et /ou
leurs erreurs passées et jamais leurs actes positifs,
nationalistes et à dimension nationale qui auraient contribué à
bâtir et à renforcer la nation tchadienne au cours de son
évolution historique.
L’Afrique
francophone plus particulièrement l’Afrique centrale, région la
plus riche du continent et la plus arriérée du continent en
matière de démocratie et de développement économique, doit se
rendre à l’évidence que la Françafrique est le virus qui bloque
son épanouissement.
Pourquoi cet
aveuglement des Gouvernements français successifs (à ne pas
confondre avec le Peuple français, dont une frange est hostile à
la politique africaine des Dirigeants politiques français), cette
injustice à l’égard de ces Africains dont les parents ont versé
leur sang pour libérer la France de l’occupation nazie?
45 ans de
coopération et 24 sommets de France-Afrique n’ont apporté à
l’Afrique que la dictature, la dette galopante, la corruption, des
échanges inégaux, les violations massives de droits de l’Homme,
l’impunité, les pillages des deniers publics…, (caractéristiques
du régime du Président Déby).
Les Peuples
africains et le Peuple tchadien en particulier n’attendent rien
de ce 24ème sommet sous la présidence de Chirac en
personne, car cela renforce et réconforte d’avantage les
dictateurs africains dans leur logique d’injustices.
Nous osons encore
espérer que des mesures concrètes seraient prises par les
candidats à la présidentielle 2007 de droite et de gauche qui ont
déjà affiché les nouvelles couleurs de leurs politiques vis-à-vis
des dictateurs africains. Cependant, les Tchadiens doivent compter
avant tout sur leurs propres forces pour arracher leurs libertés
et dignité confisquées.
Ousmane Hissein
Conseiller Politique et
Porte-Parole du MDJT
Email : oushissein@yahoo.fr
17/02/2007
Le Matta (pour quand)
Mystère ! Le Tchad notre pays s’engouffre de plus en plus dans une
fosse œuvre de ses propres progénitures. Ces derniers temps, le
climat politique, économique et sociale est très agité de tel
façon qu’on peut dire que le pays marche en boitant. Ceci est dû
comme nous le savons tous par le mal gérance des fonds publics et
le financement en armement pour la guerre dite « loyale » d’Idriss
Deby (ID) contre la rébellion. Mais sachons une chose : le Tchad à
connu son indépendance il y a 46 ans sans avoir à faire un pas en
avant si ce n’est de prendre du recul. Car comparant notre cher
pays à ces pairs on peu facilement remarquer la différence sur
tous les plans, pourquoi cela ?
Or les ressources le Tchad en regorge, le pétrole à lui seul peut
recouvrir le 3/4 des charges nationales sans avoir recours aux
fiscs et consort. Honte à nous Tchadiens qui ne peuvent même pas
construire le Tchad pour notre descendance, honte à nous ignorants
à tel point qu’on ne peut même pas réclamer nos droits les plus
minimes. ID et sa horde ont mis à sac le pays et continueront de
le faire et celui qui subira les conséquences n’est autre que ce
pauvre peuple. Cet peuple opprimé, soumis et maltraité malgré ses
vives protestations et dont ses autorités n’ont aucun pitié
consistant sa condition de vie, pour quand continuerons nous
ainsi ?
Aujourd’hui une autre façon d’arnaquer le peuple a été débusquer
par ses pratiquants celui de prendre les armes un moment et de
revenir par la fin se rallier ainsi le tyran ID est obliger, pour
maintenir son régime en place, de satisfaire toutes les
réclamations des ralliés en puisant dans les caisses de l’Etat. Le
système politico-militaire de l’opposition se détériore pour
donner place à une sorte de mécanisme qui génère une fortune
personnelle et non l’intérêt commun de tout le peuple. Ceci par le
fait que dés le départ, ces gens n’avait aucune idéologie
nationaliste consistant sur le départ de ID mais seulement celui
de se remplir les poches et avoir leur part sur les biens national
soit disant “fruit de leurs sueurs”. Nous le savons tous que ces
combattants sont pour la plupart des anciens collègues à ID
qui ont été lynché par ce dernier une fois au pouvoir et le
fait que celui-ci les a roulés dans la farine ne leur a pas plu.
Pour ceux qui sont parties avec l’idée d’un changement espérons
pour eux qu’ils aient un peu de pitié sur la situation dans
laquelle les tchadiens survivent et que leur volonté première
serait le départ de ID. Qu’ils sachent que pour aboutir à un
changement il faut de l’engagement et cet engagement doit être
respecter jusqu’à la victoire et la libération du peuple tchadien.
Mais il faut qu’ils sachent aussi que le peuple tchadien
n’acceptera aucun autre bouffeur de la république. N’a-t-on pas
dit quelque part DARDA MACHOU KADAR NIKHALOU.
Hassan Allahi Nay Aramy
Etudiant Niamey (Niger)
E-mail : aramidougou@yahoo.fr
15/02/2007
Purification
de l’Ethnie ZAKHAWA à DAR-TAMA
Depuis quelque temps, la population
nomade
de la communauté
ZAKHAWA vivant à
DAR-TAMA depuis environ une trentaine d’années sous une
ambiance
de parfaite cohabitation avec celle d’autochtone, subie
aujourd’hui une terrible répression par les éléments du soit
disant minable ancien chef
rebelle FUC rallié au régime récemment.
Depuis
l’indépendance jusqu'à
nos jours la terre tchadienne considérée comme
insusceptible d’appropriation exclusive au profit d’un groupe
ethnique qui que ce soit.
A notre
grande surprise, ce dernier moment, l’individu malsain
à la personne de MAHAMT NOUR qui se réclame propriétaire
d’une partie du territoire national, tue des paisibles citoyens
nomades de la communauté ZAKHAWA qui, avait pour
seul but,
la recherche du meilleur endroit, le pâturage de leurs
troupeaux. Nous précisons par ailleurs que c’est leur droit
légitime de faire pâturer leurs bétails en fonction de la
nécessité de leurs besoins à l’intérieur du territoire national.
Ils ce sont installés depuis les années 1975 à cause de la rareté
des pluies au NORD, ils sont aujourd’hui massacrés par les
éléments d’une personne qui, hier encore servait à coté des
sinistres DJANJAWITES à nettoyer les populations du DARFOUR ,
transporte fidèlement ses méthodes de répressions au TCHAD contre
une population (communauté ZAKHAWA). Ce même sinistre MHT NOUR
prônait les slogans du MOYEN AGE « la libération de la terre
conquise » entendre par là, chasser les ZAKHAWA et GOURANES du
DAR-TAMA. Argument monté de toute pièce pour attiser la haine
ethnique.
Nous avons l’impression qu’il a atteint son objectif en créant les
troubles intercommunautaires à la grande dame des toutes les
associations des Droits de l’Homme, de la presse nationale et
internationale, mais nous considérons comme une aventure sans
lendemain et ça ne fera qu’aggraver son cas.
Face à la
gravité de cette macabre situation, nous sommes extrêmement
indignés de constater le mutisme absolu du gouvernement tchadien
et les fameuses associations tchadiennes des Droits de l’Homme
telles que
la ligue tchadienne des Droits
de l’Homme et autres. Alors, tout ceci
est entrain de peser sur les pauvres parents. Les
différentes responsabilités pour mauvaise foi et
non assistance de toute une communauté en danger sont
partagées
à divers niveaux :
D’une part
la responsabilité du gouvernement: sans la moindre intervention et
même,
a oublié
son devoir élémentaire de la protection de sa population,
ferme les yeux,
et
appuie ce sinistre sanguinaire en hommes et matériels à commettre
des crimes odieux de tout genre, parce que la seule tare de cette
communauté, est d’avoir des liens de parentés
ou supposés avoir des contacts avec certains membres
de la rébellion à l’EST du pays. C’est vraiment regrettable
et cela démontre davantage la défaillance du gouvernement dans sa
logique et sa
mission d’assurer le minimum de sécurité de ses citoyens et
leurs biens.
Les criminels pour accomplir leur basse besogne, alors tout est
permis : assassinat des vieux notables devant leurs FERICKS, des
villages entièrement rasés, des jeunes filles violées sous les
yeux de leur parents,
encerclé
les marchés hebdomadaires et exécutés les homme a bout
portant, femmes violées voire même les plus vieilles
mamans, dépouillés de leur biens, mitraillés les
troupeaux …
D’autre part la responsabilité des associations tchadiennes de
Droits de l’Homme notamment la ligue tchadienne des Droits de
l’Homme et consort, qui déclinent expressément
leur modeste vocation qui est celle de dénoncer quand il y
a des violations de Droits humains, et des exactions de tout
genres qui se perpétuent, aussi massives
comme celles
qui se déroulent en ce moment même contre l’Ethnie ZAKHAWA.
Nous comprenons cette attitude parce que ces associations ont été
toujours monopolisées par nos frères du Sud et fondées sur la base
d’antipathie et d’une aversion naturelle
à l’égard de la population du NORD plus particulièrement la
communauté ZAKHAWA qui entrain d’être anéantie par des malfrats.
Donc pour eux, c’est un non événement.
Sur un
autre point encore qui est le plus révoltant devant cette horrible
situation de la population, abandonnée à leur triste sort et qui
obligée de se reconstituer en groupe d’autodéfense pour ne pas se
laisser exterminer, par un groupe puissamment armé avec un millier
d’hommes et de centaines de véhicules à sa disposition, alors que
les medias internationaux plus particulièrement la radio France
internationale (RFI), sans disposer d’aucune information fiable de
la réalité sur le terrain, multiplie des informations erronées de
tous
azimuts jusqu'à affirmer que : « des violents combats
ont opposés les milices ZAKHAWA et les éléments de NOUR ».
La question qui s’impose a nous tous est la suivante : Les
Milices au compte de qui ? le fait de se reconstituer en
groupe pour se défendre contre une bande dirigée par un
sanguinaire notoirement reconnu pour
ses exactions envers les populations civiles entre deux
Pays et qui a des moyens colossaux à sa disposition, suffit-il
d’être qualifier de milice ?
Il ne faut pas que les gens se moquent de la vie humaine. La vie
de la personne est sacrée.
Pour finir,
je lance un appel pressant à l’endroit de l’opinion nationale,
internationale et de la jeunesse tchadienne toute entière de se
mobiliser pour sauver le drame qui se produit actuellement à l’EST
du Pays contre la communauté ZAKHAWA nomade qui se campe à
DAR-TAMA un endroit
considéré
comme plus
propice de la
zone
pour la survie des
animaux.
Je lance
également un appel à l’endroit de tous les fils issus comme moi de
la population meurtrie, laissée à la merci de toutes les
agressivités,
de se mobiliser, car nous ne pouvons pas être indifférent
de tout ce que nos parents subissent aujourd’hui comme exactions
synonyme d’un génocide qui ne dit pas son nom,
de la part d’un cruel, crapule, sadique, ramassis, bandit
de grand chemin
qui se livre allégrement aux citoyens lambda.
Il est
indispensable et urgent de rompre le silence devant cette
situation désastreuse.
ABDELKERIM AMIR DJEROU
Enarque en Afrique de l’OUEST
amirdjerou@yahoo.fr
12/02/2007
La crise du Tchad : l’unique option
NB: Cet article a déjà été publié dans la rubrique actualité. Nous
le republions, pour fins de classement, dans le forum.
Le Tchad connaît
présentement une des périodes les plus sombres de son
histoire. Après
seize années de pouvoir sans
partage, le président Deby, malgré son incapacité notoire de mener
une politique de paix, de dialogue, de stabilité et de
développement, vient de s’auto-introniser cette fois-ci pour une
durée indéterminée et ce, après avoir violé et tripatouillé la
constitution ( juin 2005) suivie d’une parodie d’élections
présidentielles (3 mai 2006) et d’un semblant de dialogue
national.
Considérant de tout temps l’État tchadien comme sa chose, IDI
continue de mépriser ses concitoyens. Il n’a aucune considération
pour eux et ne tient compte de leur choix. Il n’a de compte à ne
rendre à personne sauf à la France qui l’avait aidé à prendre le
pouvoir par les armes et à le conserver par la répression, la
corruption et les fraudes électorales. Le gouvernement de Chirac
demeure donc son seul soutien et son unique rempart contre
l’opposition tant armée que démocratique. D’ailleurs, Deby ne
disait-il pas à qui veut l’entendre: «tant que la France me
soutient, je n’en ai cure des Tchadiens».
Comme il le dit, celle-ci est devenue l’avocate du régime et se
bat à la place de Deby, sur tous les fronts intervenant dans tous
les dossiers chauds internes comme externes : contre l’opposition
armée (intervention militaire, soutien logistique et
renseignements) et démocratique par ses ingérences fragrantes et
humiliantes dans les affaires internes ; contre la presse libre ;
intervention à la commission des droits de l’homme à Genève
empêchant le régime de se faire condamner ; auprès de
la BM ; auprès des chefs d’État africains pour
donner un semblant de «légitimité» et de «fréquentabilité» à son
poulain ; auprès de certains «opposants du ventre» pour les
corrompre et/ou les intimider afin de les faire participer à la
mascarade d’élections et au soi-disant dialogue national ; auprès
de ses alliés (Européens, Américains, Africains…) pour dénigrer
les opposants tchadiens en les taxant des incapables, des «pro-islamistes»,
des fauteurs de troubles, des antioccidentaux, partisans de la
«déstabilisation» de la sous-région… afin de mieux cacher le rejet
incontestable de Deby par les populations tchadiennes.
Dans ce monde impitoyable, rien n’est gratuit. Et en contrepartie
de ce soutien de la métropole, IDI n’hésite pas à y mettre le
prix : bradage de la souveraineté et des richesses nationales,
corruption, chantage, destruction du tissu économique et social,
aggravation de la dépendance…créant ainsi une grave et récursive
crise dans tous les domaines.
Quant aux affidés locaux ayant accepté de jouer les figurants à
cette comédie électorale ou de dialogue national, ils jouissent
tous aujourd’hui de la rançon de la trahison, mais jusqu’à quand ?
Une telle politique ne pouvait avoir l’adhésion populaire. Bien
conscient de son abandon et de son désaveu total, y compris par
les membres de son clan, IDI, devant le boycott de l’investiture
par les Tchadiens, fit venir des chefs d’État africains avec
l’aide de Chirac qui joue en Afrique, la carte des pouvoirs
dictatoriaux à sa solde contre la démocratie et l’alternance, pour
donner un semblant de crédibilité internationale à son ridicule
carnaval d’intronisation du 8 août 06.
En dépit de cette mise en scène grotesque, il y a bien longtemps
que les Tchadiens ne croient plus ni à Deby ni à sa «démocratie».
Il y a bel et bien rupture entre le régime et sa population. Tous
les discours et toutes les promesses de cet homme fourbe cachent
mal la profondeur de la crise dans notre pays. Depuis son arrivée
à la tête de l’État, le pays a évolué de l’espoir vers le
désespoir. Aujourd’hui, ce président qui a trahi ses parents, ses
amis, ses camarades de lutte, ses alliés, son peuple, ses
partenaires… ose-il déclarer sans se sourciller aux Tchadiens: «Je veux mener une lutte sans merci contre la pauvreté…et
je
vous promets que je ne vous trahirai pas».
Mais de qui se moque-t-il ? S’adresse-t-il, peut-être, au parterre
des invités internationaux venus pour être des «faire valoir» afin
de faire plaisir à la France ou profiter de la manne pétrolière
jetée en pâture par un président inconscient et irresponsable ? En
tout cas, comment voulez-vous que le peuple tchadien puisse croire
à l’homme qui n’a cessé de lui mentir, depuis seize ans ? N’est-ce
pas l’homme de Bamina qui promettait le 4 décembre 1990 aux
Tchadiens «un cadeau qui n’est ni or, ni
argent, mais la démocratie» ?
N’est-ce pas encore lui, en 1996 à l’investiture, il
promettait : «je
ne protégerais personne...la kermesse des désordres est terminée »
…«personne n’est au dessus de la loi...et il n’ya pas des
intouchables» ? N’est ce pas le même président qui
déclarait, le 4 juin 2001, dans le journal, le Monde: « Je ne serai
pas candidat à l’élection présidentielle de 2006. Je ne modifierai
pas la constitution quand bien même j’aurai une majorité de cent
pour cent (100%). Je le dis haut et fort : ce qui me reste à faire
au cours de mon dernier mandat, c’est de préparer le Tchad à
l’alternance au pouvoir, une alternance démocratique, pacifique,
sans rupture. Je veux que ce pays passe d’une étape à une autre,
en douceur, sans déchirure. Voila la responsabilité qui sera la
mienne. Je l’assumerai ».
Quoique Deby promette ou quoiqu’il dise, les Tchadiens connaissent
mieux que quiconque ce soi-disant «officier» sans parole car,
depuis seize ans, ils vivent l’enfer : au lieu de la démocratie,
la paix, la justice promises, les Tchadiens sont soumis hélas à
une dictature familiale cruelle et barbare, avide, humiliante et
méprisante ; à une gouvernance médiocre et à une
déresponsabilisation ; à une corruption érigée en système de
gestion ; à une institutionnalisation du racket et de la
médiocratie ; à une désagrégation des structures socio-économiques
et à une désorganisation totale de l’administration ; à un
favoritisme jamais vu et à une course à l’enrichissement sans
cause ; à une recrudescence du grand banditisme et de la
criminalité sur l’ensemble du territoire national ;
à un renforcement de la répression ; à une aggravation de
la misère des masses
populaires ; à une justice embrigadée, corrompue et partisane ; à
une unité nationale mise à des rudes épreuves… bref, les Tchadiens
vivotent dans un Etat «derépublicanisé»,
inexistant où ne règne que la loi de la jungle, le désordre, la
délinquance….
Ce n’est pas tout. Le régime a bloqué toutes les voies
d’expression au peuple tchadien. Il a bâillonné la presse,
désinformé l’opinion, asphyxié les vrais partis politiques et la
société civile, fraudé les élections et humilié les adversaires
politiques, corrompu toutes les voies de recours, rompu le
dialogue avec l’opposition, organisé à côté une fausse opposition
à coups de pétrodollars et de postes, rentré en conflit permanent
avec les syndicats aliénant le soutien des populations y compris
de celui de son clan et une partie de sa propre famille. Bref,
l’homme de Bamina a semé ainsi la culture de l’intolérance, de la
répression, de l’exclusion, de la haine, du mépris, de la
corruption et du gain facile rendant ainsi le Tchad invivable, les
citoyens des simples étrangers dans leur propre patrie et la
démocratie une véritable escroquerie.
Jamais dans l’histoire du Tchad, le désordre, la violence, la
répression, l’impunité, l’injustice, l’arbitraire, la corruption,
le détournement des deniers publics, le favoritisme, le
tribalisme, le clanisme, la médiocrité et l’incompétence
et la crise de confiance entre les Tchadiens n’ont atteint un
tel paroxysme. Ils sont érigés en méthodes de gestion de l’État.
Jamais la fracture sociale n’a été aussi grande et aussi
dangereuse pour l’unité
nationale et la cohésion sociale. Elle a touché en profondeur le
pays, les régions, les ethnies, les clans, les familles… Les
Tchadiens ont été privés de leur droit de regard sur leur propre
destin. Imposé de l’extérieur, le régime reste étranger à leurs
soucis, à leurs préoccupations, à leurs intérêts, à leur avenir.
Les Tchadiens se trouvent donc dans une impasse totale :
1-
impossibilité d’organiser
des élections libres et transparentes respectant leur choix et
permettant, dans le cas échéant, à une alternance du pouvoir,
démocratiquement. Au contraire, frauder au Tchad est devenu un
moyen de promotion sociale et de récompense pour les
opportunistes, un tremplin pour tous les membres de
la CENI et d’autres organes concourant à cette
farce électorale vers des postes de premier ministre, ministre, de
DG, de PDG, responsables des Cours, de directeur, de gestionnaire
des projets, conseillers... bref, la démocratie telle qu’elle est
pratiquée est devenue une source des magouilles des dictateurs
pour s’éterniser au pouvoir, une nouvelle forme de domination des
peuples et un alibi des forces progressistes occidentales pour se
désintéresser de l’Afrique.
2-
absence totale de dialogue
et de compromis l’essence même de toute démocratie avec
l’opposition armée, l’opposition démocratique et les forces
syndicales. Pour Deby, seule la maxime «j’y suis je reste, parce
que j’ai la force avec moi» prédomine!
Que faire, face à tel président qui viole sa propre constitution,
vole les résultats électoraux, méprise son peuple et refuse le
dialogue ? Si non que de résister pour recouvrer la liberté, la
dignité, le respect, le droit à la vie… ?
Certains compatriotes poursuivent le combat avec courage dans les
partis démocratiques au Tchad ; d’autres choisirent les mouvements
de résistance en exil ou la lutte armée pour relever le défi. D’où
la multiplication des désertions et la création des mouvements
nationaux armés qu’IDI s’empresse de les taxer des «mercenaires
soudanais». Et la France de l’appuyer en déclarant pudiquement
qu’«elle est contre toute prise de pouvoir par les armes», comme
si IDI n’est pas venu par les armes ou qu’il a cessé de frauder
les élections !
Cependant, quelque soit la forme de lutte choisie par les uns et
les autres, la seule option indiquée pour sauver le pays reste le
renvoi pur et simple de Idriss Deby de la direction des affaires
de l’État. Nous restons convaincus que toute autre solution ne
ferait que retarder la délivrance et empirer le sort de notre
pays. Qu’importe les voies utilisées (forum, lutte armée,
pronunciamiento ou
d’autres formes de compromis…) pour y parvenir, mais l’essentiel
reste la mise carrément à l’écart de cet individu qui a fait et
continue de faire tant de mal à notre peuple et trouver un
consensus susceptible de nous mener vers la paix et la
réconciliation nationale.
Certes, d’aucuns trouveront l’option maximaliste, voire même
impossible à réaliser. Mais, rappelons-nous que les Tchadiens ont
essayé toutes les solutions possibles pour résoudre la crise. En
effet, depuis seize ans, les
tentatives faites pour apporter un quelconque changement
politique dans notre pays ont toutes échoué. Au sommet de l’État,
se sont succédés différents gouvernements de « sortie de crise »,
du «front uni» et de large ouverture mais rien à faire. Car, Deby
leur mettait les bâtons dans les roues ou les remerciait
systématiquement.
Tout a donc été
essayé au sommet de l’État à part la démission pure et simple de
Deby de la présidence. Aujourd’hui, la majorité des Tchadiens, y
compris ceux qui se disent membres du MPS et certains de ses
proches sont conscients qu’IDI constitue le principal obstacle à
toute solution à la crise politique et à tout progrès dans notre
pays. Tant aussi longtemps qu’il présidera aux destinées du Tchad,
il n’y aura ni changement politique, ni paix, ni stabilité, ni
réconciliation nationale et encore moins une véritable démocratie.
C’est pourquoi, son départ de la présidence s’impose comme
l’unique option possible pour sauver le pays. Toute autre formule
qui se conjuguerait avec Deby serait inopérante et contraire aux
attentes des Tchadiens.
Car, souvenons-nous. N’est ce pas Deby qui a bloqué l’application
des résolutions de la conférence nationale souveraine? Ce n’est
pas encore lui qui a refusé la création d’une armée nationale? Ce
n’est pas IDI qui a renié sa parole et modifié la constitution?
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