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  Forum Actualités

Thème: N°1  «Les Sujets d'Actualité»

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                                                               29/04/2008
                      
Les dupes, l'argent et le chacal

Les dupes, l’argent  et le chacal. Au Tchad d’Idriss Déby, les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour être appréciées à leur juste valeur. Pourtant, si l’avarice est mise au nombre des pêchés capitaux, la stupidité en est omise.

L’étrange syndrome des postes et argent malsain gagnent sans équivoque une certaine opposition. Fondamentalement, tous les idéaux exprimés jusqu’ici en terme de changement, de reconstruction politique, économique et sociale se trouvent banni pour des ambitions qui n’honorent pas les acteurs des accords raccommodés, qui ont un seul but : leur personne. Mais le Tchad et son peuple après.

Nous avons dit, et ne cessons de dire que le pouvoir actuel au Tchad est stérile. 17 ans d’existence noire de bilan. C’est dans le renouveau et le changement des hommes et des structures que l’espoir renaîtra.  Alors… Que dire d’une certaine opposition gesticulant aux prémices de dés. Des hommes dansant une farandole cocue oubliant de facto l’unité de genre et bafouant la dynamique faite de l’union sacrée. Ibn Oumar Mahamat Saleh est ainsi sacrifié, assassiné une deuxième fois… L’argent du chacal intéresse autant de dupes qui ne pensent qu’à leurs dards. Mais a-t-on pensé aux nombres d’accords non respectés, les promesses non ténues. La menace la plus importante repose sur l’isolation des revendications politiques et politico militaire. La semi ouverture faite par Idriss Déby à une opposition voulue et choisie par lui, ne vise qu’à esseuler et délégitimer une autre frange d’opposants qui lui posent une réelle équation. Les revendications des mouvements de résistance nationale sont claires et plus que potables si Idriss Déby veut construire et éviter un affrontement.

Certains membres de la Coalition des Partis pour la Défense de la Constitution (CPDC) constituent une masse de foutre qui ne pensent qu’à flirter avec un chacal sauvagement conquit de ses proies, et dont l’appât est tenace. Tout ce monde qui ne rêve que de la mangeoire sait à l’avance qu’il n’y aurait aucune convenance, et que tout est fait pour faire valoir à l’opinion internationale une nature de démocratie. En contribuant à établir un faux de procédure, on se rend complice d’un dilemme qui aura ses conséquences plus tard.

De l’ouverture d’un forum national, aux flirts de N’djamèna, le risque prit risque de dénaturer la synergie de l’espoir. Un espoir fait de changement, de ne point accepter la main mise sur l’état par une calamité mafieuse. Le rêve d’un espoir délivrant l’amour du citoyen, l’amour de l’autre. Un espoir de paix, de justice et de développement.  Les ratés de vision ne feront que compliquer l’existence d’un étau face à un pouvoir abject. La conscience doit prévaloir sur les choix mercantiles, dès lors qu’il s’agit d’une abjuration et d’une lâcheté ou pire d’un camouflage indigne. L’actualité au Tchad a démontrée que les félons récidives perpétuellement. On prend les mêmes et on recommence avec le même cycle stérile du manquement et du surplace.

Rien ne viendra rassurer l’homme tchadien. Je parle de millier de tchadiens comme moi qui aspire à autre chose, du vent… de l’air, que les rapaces et les phacochères. Il sera loin le temps de la vie où l’ego se dilue dans l’espoir et resurgit dans l’affection. Le raccommodage n’a jamais ténu un pan rapiécé.

Mahamat Assileck Halata


                                                        27/04/2008
Les Tchadiens méritent Idriss Deby, disent les Tchadiens: en paroles, comportements et ralliements

La myriade de Coups d’Etat manqués au sein ou aux portes du Palais Rose de N’djamena depuis une décennie prouve bien que les militaires/politico-militaires et politiciens tchadiens manquent d’initiatives et de leadership pour imposer le changement voulu par tous. Ces échecs dans le reversement du régime en place au Tchad soit par  les rebelles soit par les opposants démocratiques indiquent que ces deux entités politico-militaires évoluent sans une base politique réelle à l’intérieur du pays. Car le peuple tchadien ne trouve pas son compte dans les propagandes, sentiments nationalistes ou motifs fantaisistes qui poussent les uns et les autres à vouloir imposer un changement de régime par tous les moyens au Tchad. Le constat est qu’aujourd’hui, les Tchadiens, à travers leurs dires et actions, prouvent et trouvent que Idriss Deby est un moindre mal que ceux qui cherchent à lui arracher « son pouvoir » au Tchad. Par conséquent, les récentes défaites militaires des rebelles du FUC de Mahamat Nour (13 avril 2006) et des Forces Coalisées de Mahamat Nouri, Hissein Erdimi et compagnies (3 février 2008) autant que le hold-up électoral de mai 2006 au détriment des opposants démocratiquement reconnus confirment à suffisance ces comportements.

Et ces politico-militaires emploient souvent le mot « réconciliation ou réconciliation nationale » comme un  raccourci pour masquer en grande partie les échecs, déboires et déceptions des uns et des autres, voire pour minimiser les dégâts humains qu’ils laissent souvent derrière eux après leur déroute ou débâcle. Puisque chaque fois qu’il y a un Coup d’Etat raté contre le pouvoir de N’djamena ou qu’une faction rebelle n’arrive pas à s’imposer par les armes, on entend aussitôt parler de réconciliation nationale, de forum entre Tchadiens ou de débat inclusif pour arrêter ce gâchis et satisfaire les mécontents. En plus de cela, le pouvoir en place qui devrait faire l’objet de l’agenda et être membre de droit à ces assises joue souvent la politique de chaise vide. Comme quoi, il est indéniable  que ceux qu’on appelle communément politico-militaires au Tchad créent la guerre comme un moyen de ralliement au pouvoir de Deby (donc de partage de gâteau) plutôt qu’un moyen de réclamation de réconciliation nationale ou d’imposition du changement tant voulu par tous.

Aujourd’hui, rebelles (politico-militaires), opposants démocratiques et ajoutés tchadiens demandent à cor et à cri l’organisation d’un  Forum National de Réconciliation Elargi/Inclusif ou Indépendant, parrainée ou supervisée par leurs acolytes et mécènes Occidentaux ou Islamistes pour trancher le mal tchadien. Cependant, l’histoire des tentatives de réconciliation entre Tchadiens (tout court) montre que les dialogues inter-tchadiens ont toujours accouché de souris parce que ceux qui se retrouvent le plus souvent autour de la table de négociation pour sauver le pays agissent comme des espions (ou pions) plutôt que des patriotes soucieux de l’avenir de leur pays. Ainsi, les tables rondes entre Tchadiens sont d’emblée teintées de trahison et trafic d’influence, et finissent par être des clubs de regroupement par affinités pour le partage de postes que des commissions de réflexions sur un projet de société à mettre en place. C’est ce qui peut-être pousse-t-il le président Idriss Deby à qualifier le plus souvent, à tort ou à raison, les participants à ces assises (militaires, politiciens et personnes ressources tchadiens) de « bande d’irresponsables » parce qu’ils n’ont pas le Tchad à cœur lors des tels forums.

Parlant de forum de réconciliation nationale, la Conférence Nationale Souveraine de 1993 au Tchad était une grande chance donnée à toutes les couches de populations tchadiennes, et particulièrement aux politiciens soucieux du meilleur devenir du Tchad, de réfléchir honnêtement sur les différends qui minent le pays et mettre en place des projets de société reflétant l’aspiration de tous. Mais, les démons de la politique tchadienne n’ont pas permis cette grande enjambée dans l’histoire de la démocratie naissante au pays des Sao. Et les conséquences sont ce que tout le monde souffre aujourd’hui sous l’administration et les nombreux gouvernements d’Idriss Deby. Et il n’y a rien à attendre de ces interminables gouvernements et remaniements truffés de renégats, prébendiers et anciens déçus de la scène politique Tchadienne.

Qu’augure la nomination d’un ancien vice-président de la Conférence Nationale Souveraine du Tchad à la tête d’un nouveau gouvernement ? Idriss Deby est-il près à aller à la table de réconciliation nationale ? Y a-t-il espoir de voir une vraie amorce de changement démocratique et de début de réconciliation (disons de dialogue) entre Tchadiens avec ce nouveau gouvernement taillé par le Premier Ministre Youssouf Saleh Abbas? Même si on ne fait pas du neuf avec du vieux, la politique tchadienne est bien connu pour sa tradition orientée vers le recyclage « d’anciens serviteurs de la Nation » pour assurer la continuité de l’Etat tchadien et faire moins de déçus. C’est dire que l’Etat tchadien manque du sang neuf et de nouveau souffle malgré la pléthore de ses cerveaux qui font la fortune d’autres nations qui n’ont souvent pas besoin d’eux. En attendant le retour de ces cerveaux sur la scène politique tchadienne, gageons que le gouvernement taillé par Youssouf Saleh Abbas aura les mains libres pour avancer le projet de réconciliation nationale et ramener les uns et les autres au bercail. Cela ne doit pas être seulement l’apanage des têtes-à-penser du pouvoir de N’djamena de trier qui doit participer.

La pierre d’achoppement dans les tentatives de réconciliation au Tchad c’est avant tout l’attitude et la position peu recommandables des « intellectuels tchadiens » qui représentent et parlent au nom de ces destructeurs politiques ou militaires de la Nation tchadienne. Ceux-ci s’évertuent à brouiller les pistes plutôt que de penser à une solution nationale. Alors, ils préfèrent être à la solde du plus offrant et du plus rapproché du pouvoir que de perdre en rendant service à la majorité. Pour ce faire, les guerres ou conflits entre Tchadiens, qu’ils soient fomentés ou alimentés de  l’extérieur comme de l’intérieur, renferment toujours de mystère pour le commun des Tchadiens et tout observateur averti de la scène politique tchadienne.

C’est-à-dire qu’il n’y a jamais eu de paix de braves durable à travers les concertations/ralliements entre Tchadiens ni de vraie victoire entre belligérants. Car les mobiles derrière les accrochages entre Tchadiens autour du pouvoir d’Etat reflètent plutôt des poursuites d’intérêts personnels de la part de la myriade de chefs de partis et/ou de rebellions que des vrais différends autour de projets de société à faire asseoir. Toute fois, l’absence d’osmose entre rebelles, populations tchadiennes et l’opposition démocratique de l’intérieur pour imposer le vrai changement ce dernier temps en dit long sur la perception et l’orientation que les uns et les autres ont de la manière qu’il faut apporter le changement au Tchad : par coups de canons ou de bulletins de vote !!

Vu les ratés constatés pêle-mêle à travers les Coups d’Etat échoués pendant des années au Tchad et leurs effets néfastes ressentis dans toutes les structures sociopolitiques, militaires, communautaires, syndicales et associatives dans le pays, n’est-il pas aujourd’hui honnête de dire que les Tchadiens, dans leur ensemble, s’infligent le mal dont ils souffrent dans leur pays et avec leur pays ?

Le seul progrès observable dans ces conflits entre Tchadiens, c’est qu’on entend de moins en moins aujourd’hui les vocables Nord-Sud, Chrétiens-Musulmans, Arabophones-Francophones, ou Doum-Kirdi etc. entre les belligérants. C’est beaucoup plus de guerres basées sur la culpabilité par association. Cependant, l’incapacité des politiciens et militaires tchadiens à se faire légitimer par le peuple à la tête de l’Etat les contraint à afficher une certaine obédience politique ou à pactiser avec les puissances pour se faire ravitailler et/ou transporter au pouvoir à N’djamena. L’absence d’osmose et de synergie entre Tchadiens de tout bord depuis une décennie résulte de cette vision macabre des politiciens tchadiens (et par ricochet des populations) qui se complaisent à dire comme quoi sans l’aval de la France ou de la Libye, voire du Soudan, aucun changement n’est envisageable au Tchad. Ainsi, la dichotomie arabophile-francophile empoisonne la cause nationaliste des Tchadiens. Et bon nombre de Tchadiens et politiciens tchadiens croient en leur âme et conscience que sans la France,  la Libye ou le Soudan etc. aucun tchadien ne peut émerger pour diriger comme il le faut ce pays. C’est peut-être l’une des raisons de ces comportements affichés par les rescapés de la prison d’Idriss Deby et de l’ANS après les événements de février 2008 d’inonder les dirigeants français de leurs reconnaissances. Alors que des millions de Tchadiens ont écrit, crié, manifesté et risqué leur vie pour que ces otages soient libérés, les miraculés, eux, ont choisi d’adresser d’abord leurs remerciements à leurs bourreaux et destructeurs de la Nation tchadienne qu’à leurs concitoyens qui partagent leurs peines. Ainsi, les attitudes de nos leaders politiques vis-à-vis du pouvoir d’Etat et les uns envers les autres concourent bien à renforcer ce cliché/mal dont nous nous complaisons à vivre depuis des décennies. Comme le dit bien cet adage, « Le malheur d’une nation commence dans les foyers mêmes de ses citoyens ».Alors, tant que les Tchadiens eux-mêmes n’arrivent  pas à savoir pourquoi ils se battent, ce n’est pas  la composition d’un gouvernement fourre-tout ou l’organisation d’un forum national tant souhaité qui va le faire à leur place. Car le début de toute sagesse, dit Confucius, c’est quand on commence par appeler les choses par leurs propres noms. 

Laounodji Mbairessem Monza
laoumonzal@yahoo.fr
Washington DC,


                                            22/04/2008
                
Réponse à Mahamat Charfadine

Cher  frère Mahamat Charfadine, je suis  tombé sur votre article Intitulé Tchad: Youssouf Saleh premier ministre: que rapporte t-il au Ouaddaï ? posté sur  Alhifriq ensuite sur ialtchad.com et  sa substance m’a  beaucoup  intrigué. Étant moi-même originaire de la région du  Ouaddaï,  Il m’a paru donc, nécessaire, partant  de ce que j’ai pu retenir de votre article, de  formuler un rectificatif pour corriger certaines incohérences qui ne tiennent pas dans l’argumentaire que vous avez essayé de développer.

Aujourd’hui, Il  semble impératif que les fils du Tchad dans leur ensemble,  s’attèlent à expérimenter différents  voies et moyens, pour trouver un remède au contexte délicat dans lequel  se trouve plongé notre pays. C’est pourquoi,  l’Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD),  à  l’instar des autres factions militaires tchadiennes, opposées au régime actuel, est en droit  de privilégier tous les moyens  qui lui conviennent  pour faire entendre sa voix, même si, certains de ces moyens portent à discussion de nos jours. De ce fait, nul besoin de lui construire une légitimité sur la base  des méfaits  regrettables et lâches qu’avait  subis  le Ouaddaï,  au début des années 90. Cet argument  aurait pu  être solide  si, l’UFCD  est  automatiquement  créée  suite auxdits  événements. Ce qui n’est  malheureusement  pas le cas, quoique,  certains de ses éléments  ont  du rejoindre  les factions rebelles déjà existantes à l’époque.

D’autre part, l’attribution des postes politiques au Tchad n’est pas une finalité suffisante pour parler d’une marginalisation.  Les postes de responsabilité politique  au Tchad sont des postes quasi vident de pouvoir et se marchandent  aux prix des allégeances et bien d’autres considérations que tout le monde connaît. Ce que la grande majorité des  Ouaddaiens et bien d’autres compatriotes ne sont, tout simplement pas, prêts à concéder. Il n’y a donc pas marginalisation comme vous le décrivez dans votre article mais, une désolidarisation  observée  par les membres de la communauté,  vis-à-vis des régimes qui ne répondent  ni, aux aspirations du peuple tchadien ni, aux valeurs  morales véhiculées de générations en générations. Toutefois, l’histoire du Tchad a retenu que feu Dr Moukhtar Bachar Moukhtar, Dr Ibni Oumar mohamad Saleh, Monsieur Habib Doutoum, Monsieur Mahamat Saleh Alhabbo, Monsieur Youssouf Saleh Abbas et bien d’autres, ont occupé des postes de responsabilité et  non les moindres dans l’administration de l’État, sous les différents régimes qui se sont succédés,  depuis les indépendances,  il y a seulement 48 ans. Période,  durant laquelle, les détenteurs du pouvoir  de la magistrature suprême tchadienne tâtonnent  et usent de toutes les ruses à leur portée, pour préserver uniquement  leur siège dépourvu de légitimité populaire, plutôt que  toutes autres considérations auxquelles vous faites allusion.

On pourrait parler de marginalisation seulement si,  le régime de l’État,  démocratique ou pas, exclus systématiquement et de manière délibérée, toute personne provenant  d’une ethnie visée, sous des prétextes prédéfinis et ce, durant une certaine longueur du  temps. Une fois encore, ce cas ne s’applique pas aux Ouaddaiens ni d’ailleurs, aux autres ethnies du Tchad. La stratégie mise en avant par le régime actuel est différente de la stratégie géopolitique  universellement connue. C’est une stratégie diaboliquement militaire, transposée à la politique  et qui consiste à mettre ses inconditionnels  aux commandes des postes clés, afin de préserver le plus longtemps possible le pouvoir. D’après les enseignements de l’histoire de l’humanité, ce type de stratégie comporte en elle-même, les germes de sa propre destruction. Elle  marche pour un certain temps mais s’écroule rapidement à cause de sa propre nature. À titre d’exemple simple, faites des recherches sur la dynastie des  Omeyyades et leur succession par les abbassides. Donc, patience!

Concernant Youssouf Saleh Abbas, apparemment des avis convergent  et saluent son intégrité. Il est aujourd’hui mis au pied du mur et  J’espère pour lui, qu’il ne dérogera pas à ses principes  pour  mettre toute son expérience ainsi que ses qualités au service de la nation tchadienne toute entière, plutôt qu’au service d’une  «  tribu » ou d’une région comme vous le souhaitez. Le Tchad est une république et non une fédération à caractère ethnique où Saleh Abbas serait automatiquement le représentant naturel des Ouaddaiens au sein d’un  gouvernement central. Ce que les  Ouaddaiens recevront  doit être, ce que tous les tchadiens auront reçu. Dès lors, mettons terme à ce langage arriéré et fabriqué depuis les années 70 et 80, dénotant d’un obscurantisme notoire et d’un manque de civilisation. Le Tchad aux tchadiens.

ADJI Tahir Balal
Montréal, Québec


                                                         20/04/2008
Youssouf Saleh premier ministre: que rapporte t-il au Ouaddaï ?

Un boulala, un sara, un hadjaraï, un ouaddaien, un tama..pour n'en citer que ceux là doit-il, une fois nommé à un poste, s'habituer à toutes les couleurs d'humiliation afin de défendre ses intérêts et en aucun moment les intérêts de sa tribu. Nous avons vu des ministres issus des tribus marginalisées giflés, menacés, humiliés sans broncher. L'ancien premier ministre Kassiré ou encore Saleh Kebzabo sont encore en vie pour témoigner des dégâts collatéraux subis pendant qu'ils croyaient représenter l'état qui n'existe que de nom, qui ne reprisait qu'une ossature clanico-tribale qui ne jure que par la loi du plus fort.

Juste après la nomination de Youssouf Saleh Abbas au poste de premier ministre des réactions fusent de par tout pour donner à l'événement un aspect géostratégique de grande importance. Étant moi même originaire de la région du nouveau premier ministre, je me suis posé des questions sur les en dessous de la nomination de Youssouf Saleh Abbas au poste de premier ministre. Bien sûr que c'est un événement de taille puisque le ouaddaien marginalisé depuis belle lurette n'a jamais occupé un poste aussi important. Personne ne peux nier la marginalisation de la majorité d'ethnie y compris les ouaddaiens. Un boulala, sara, hadjaraï, ouaddaien, tama pour n'en citer que ceux là doit -une fois nommé à un poste- s'habituer à toutes les couleurs d'humiliation afin de défendre ses intérêts et en aucun moment les intérêts de sa tribu. Nous avons vu des ministres issus des tribus marginalisées giflés, menacés, humiliés sans broncher. L'ancien premier ministre Kassiré ou encore Saleh Kebzabo sont encore en vie pour témoigner des dégâts collatéraux subis pendant qu'ils croyaient représenter l'état qui n'existe que de nom, qui ne représentait qu'une ossature clanico-tribale qui ne jure que par la loi du plus fort.

Nous sommes dans une république bananière dirigée par une caste clanico-opportuniste totalement inconsciente quant à l'avenir du pays. Toute autre personne issue des tribus marginalisées ne peut jamais apporter un changement en profondeur. Dans le cas spécifique de Youssouf Saleh Abbas, il ne peut échapper à la règle étant donné que l'objectif final du président malin Idriss Déby fils d'Itno est de l'exploiter à fond pour détruire l'Union des Forces pour le Changement Démocratique (UFCD) le mouvement qui perturbe le sommeil du système clanique. A ce niveau précis force est d'affirmer avec fermeté que la tactique de Itno est une épée dans l'eau et rien de plus puisque l'UFCD n'est pas un mouvement des ouaddaiens bien qu'ils soient les plus nombreux en raison sans doute des atrocités que nous avons subies durant 18 années de règne clanique. Il ne sert à rien de mentionner les dégâts que nos parents subissent encore depuis l'arrivée du MPS au pouvoir et je dirai même depuis le temps du dictateur Hissène Habré dont un groupe s'agite pour discréditer les ouaddaiens.

Certes, l'UFCD n'est pas constituée des ministres mais des toutes les tribus marginalisées par le système; des tribus qui n'ont pas droit à accéder aux grades de généraux, aux postes d'ambassadeurs, au titres des hauts fonctionnaires! Ce qui dérange encore plus Déby c'est le fait de n'avoir pas pu infiltrer l'UFCD malgré les efforts considérables qu'il a déployés pour soudoyer ou corrompre. La dernière déception pour lui c'est lorsqu'il a envoyé une délégation des dignitaires du Ouaddai avec des moyens de corruption colossaux pour rencontrer l'UFCD. Notre refus de rencontrer la délégation ne signifie en aucune manière que nous sommes extrémistes. Loin de là! Nous avons voulu envoyer un signal fort au régime mourant. Le message est le suivant:

1/ L'UFCD est constitué des tribus marginalisées et non seulement des ouaddaiens comme tente de l'interpréter le système clanique au pouvoir;
2/ L'UFCD cherche à imposer la paix et la justice dans toute l'étendue du territoire,
3/ Une négociation doit concernée tous les mouvements politico-militaires sans exception aucune, les partis politiques et la société civile car il s'agit de mettre fin aux souffrances du peuple tchadien et de lancer les bases d'un Tchad nouveau, un Tchad d'espoir et d'avenir dans lequel tout tchadien doit désormais vivre en paix, dans la justice et légalité.

Idriss Déby doit comprendre que la politique de "la main saignée" n'a pas de réussite avec l'UFCD. Le principal obstacle à tout changement demeure bel et bien Idriss Déby et non ses premiers ministres qui ne jouissent d'aucun pouvoir. Si le nouveau premier ministre veut réussir c'est de dire la vérité à Déby, lui dire que le peuple n'a plus besoin de lui, qu'il fallait œuvrer pour la paix de tout le monde. Bref, Saleh Abbas doit avoir tous les pouvoirs d'un vrai premier ministre capable d'organiser dans la transparence une conférence de paix autrement dit il échoue comme ses prédécesseurs.

A bon entendeur salut et vive l'UFCD pour que vive le Tchad

Mahamat Charfadine
Membre de l'UFCD
Moudeina le 18 avril 2008




                                                 15/04/2008
                    
N’Djamena : Tension perceptible entre Bideyat et Kobé

Le clan Deby a horreur du calme et de la tranquillité. Non conscient de son plan d’extermination des Bideyat en les opposant aux autres tribus Tchadiennes, une fois de plus il a ouvert une brèche dangereuse contre les Kobé. En effet depuis quelques jours une campagne savamment monté par les mêmes qui se réclament patriarches de la tribu  risque de déboucher sur un affrontement entre Bideyat et leurs courtisans d’une part et les Kobés l’autres composantes importante des Zaghawa dont est issu Mahamat Ali Abdallah. Les patriarches sont entre autres le Sultan Timan Deby, Abderahim Bahr, Daoussa Deby, Oumar Deby, Tahir Erda etc…

Depuis que Mahamat Ali a été au centre de la prétendue victoire d’Idriss sur les rebelles dans la ville de N’djamena, il est devenu automatiquement la plus grande menace pour le régime selon les patriarches. Cette haine de Mahamat Ali et les kobé est même perceptible parmi les Bideyat rebelle.

La raison est simple, Tous les hommes les mieux armés dans l’escadron blindé, léger et dans toutes les unités de la DGSIE et de la gendarmerie sont des Kobé. Les Rebelles des MJE sont plus proches des Kobé et donc de Mahamat Ali. Les Chefs Militaires les plus en vu comme Le General Abakar Kereinkenon DG de la gendarmerie, Le général Dirmi DG de la DGSIE (GR) , ou le générale Moussa Haroun Tirgo Chef d’état major particulier du président Deby est Kobé et plein d’autres sont des Kobé. Donc pour le clan Deby, par jalousie ou par bon sens, la plus grave menace viendrait des Kobés. Dans la campagne de neutralisation des Kobés, tout est mis à contribution  même l’affaire Ibni Oumar est maintenant attribué à  Mahamat Ali et les Kobé. Les Kobés quant eux n’accepterons pas de se laisser faire, conscient de leur importance dans le dispositif de Deby.

Le ministère de la défense, ministère de tous les dangers est entre les mains d’un Kobé (Mahamat Ali Abdallah). Or on sait que tout Ministre ayant des hommes fidèles à lui comme hier Mahamat Nour devient subitement dangereux pour le Clans Idriss.

Les Bideyat sont assez mort et il faut que le clan Idriss et ses courtisans le comprennent. Depuis l’avènement d’Idriss au pouvoir, ils sont morts dans tous les montages du clan Deby contre les autres ethnies du Tchad. Contre les Sara, les Ouaddaï, les Hadjarai, les Toubou, les Arabes, bref dans tous les conflits que fabrique le clan Deby, meurent malheureusement des nombreux Bideyat et des Tchadiens. Avec qui les Bideyat peuvent-ils collaborer sans avoir des problèmes au Tchad ? Les Biyats ont besoin de vivre comme les autres citoyens, libres et sans problème comme avant l’arrivée de Deby au pouvoir.

Nous osons croire qu’Idriss réussira à faire comprendre au Clan qu’il n’est pas dans leur intérêt d’entretenir cette tension avec les Kobé.

Tahir Bechibo
Tahirbechibo@yahoo.fr


                                     29/03/2008
                                   
De la légitimité de la rébellion armée

Des nuances qu’apporta mon compatriote Lyadish, je recoupe plutôt des informations et une analyse qui me réconforte dans ma perception de la légitimité de la lutte armée chez nous au Tchad, singulièrement sous ce régime. Je comprends d’une part, que les compétences, les expériences, le patriotisme, l’intérêt national sont des vains mots pour nos actuels gouvernants ; et d’autre part, je constate qu’il suffit de prendre une arme et se terrer dans une grotte pour que ses revendications légitimes ou pas, personnelles ou générales, tribales ou nationales aient d’importance pour le régime d’Idriss Deby. C’est tristement vrai que ni l’opposition démocratique avec ses programmes et ses revendications apparemment salutaires pour le pays, ni les organisations des droits de l’Homme avec les dénonciations des atteintes aux droits de l’Homme, ni la presse indépendante avec ses analyses et ses préconisations pertinentes sur le pays,  moins encore les pressions internationales sur le respect des règles démocratiques et la bonne gouvernance n’émeuvent Idriss Deby.

Oui ! Idriss Deby marche malheureusement avec la manière forte, très forte, si forte que même les bruits des armes légères le font somnoler. La preuve est que malgré sa sortie lors de la signature des accords du 25 octobre 2008, « le dernier accord » qu’il a juré de signer avec les rebelles, Idriss Deby a changé d’opinion après la chaude attaque de N’djamena. A grand bruit et sans honte il cherche à renégocier avec le RFC en envoyant Adoum Togoi et compagnie, ou encore, Ouchar Tourgoudi et compagnie vers l’UFCD. Il avait fallu qu’il « mange du feu » pour comprendre qu’il ne peut arriver à bout militairement de la rébellion, d’où ce nouveau élan de paix qui l’envahit et qui est relayé par ses collaborateurs. Tout le monde autour d’Idriss a subitement changé de comportement. Tous les caciques du régime sont finalement convaincus que le régime est sérieusement atteint après l’attaque de Février. Younousmi qui, naïvement pensait que les rebelles n’arriveraient pas aux portes de N’djamena, qui s’agitait hier quotidiennement devant la presse nationale et internationale pour insulter les rebelles les traitant de mercenaires, qui prédisait l’exile pour ceux qui ne déposeraient pas les armes, est devenu subitement raisonnable après sa traversé du fleuve Chari en pirogue. Il est même devenu avare en déclarations ces derniers jours et marche maintenant la tête baissée aux dires des N’djamenois.  C’est pourquoi Il suffira que l’ensemble des acteurs précités construisent l’unanimité autour d’un programme suffisamment militaire, ce qui est très difficiles mais pas impossible, pour qu’Idriss comprenne qu’un dialogue inclusif est important, et que d’autres modes de gouvernances sont possible au Tchad. Au cas contraire, que l’on laisse les tendances rebelles faire l’alchimie nécessaire pour éjecter le dictateur de la tête du pays.

Bien évidement toute les rebellions ne sont pas légitimes, puisqu’en la matière il n’ya pas de code ou de référent, il n’ya pas de principe unanimement ou majoritairement consacrés pour juger de la légitimité de tel ou tel mouvement : chacun y va de sa propre perception, analyse et constat. C’est pourquoi selon qu’on perçoit, constate ou analyse, toute les rebellions sont aussi légitime. En dehors de nous autres rebelles internautes qui sommes autant légitimes avec nos articles, les autres roulent leurs bosses dans le feu quelque soit ce qu’on pense d’eux : c’est leurs choix.

Je crois que Lyadish comme moi, doit avoir des raisons suffisamment insuffisantes, du moins pour le moment, pour refuser de nous parler clairement et distinctement  des opposants businessmans. Je crois qu’il n’entend pas nous servir la même sauce que nous ont servi gratuitement et à dessein Abbo Sileck et Ahmat Yacoub et qui se sont avérées être fades au gout de certains d’entre nous. En parlant de la justification du minimum possédé par certains chefs rebelles, Je parlais des gens qui ont travaillé dans le privé et non pour le privé, des gens qui ont travaillé dans le public et non pour le public. Loin de justifier les richesses supposées amassés par certains, cette nuance permet simplement de dire que l’on peut très honnêtement entreprendre et s’enrichir avec le privé ou avec le public. Et  je précise que je parlais du minimum qu’ils possèdent et non de tous ce qu’ils possèdent. J’attends comme tous les lecteurs de la presse internet, les révélations probantes et fracassantes sur la richesse des opposants businessmans, mais  comme lyadish, je me méfie des affirmations gratuites. Je ne doute pas un seul instant sur le principe que les opposants sont aussi reprochables.

Je reviens pour dire que je ne suis pas si sur que le soudan manipule aussi aisément les rebelles comme je crois le comprendre à travers certains écrits sur la rébellion. Les choses sont à mon avis plus compliquées comme nous pouvons nous en apercevoir tous. Le retour de Mahamat Nour et ses compagnons participe beaucoup plus de leur refus à suivre les injonctions soudanaises et leurs refus du démembrement du FUC qui avait d’ailleurs commencé avec le départ commandité d’une partie de certaines composantes. Tous les chefs rebelles actuels peuvent témoigner que Mahamat Nour avait publiquement devant des Généraux soudanais déclaré qu’il n’acceptera pas que le Soudan décide de l’avenir du Tchad. Si Timan est obligé d’ouvrir les négociations avec le régime d’Idriss, c’est aussi pour refuser la volonté soudanaise de leurs imposer Nourri comme leader. Si Adouma et ses amis se sont retirés pour créer l’UFCD, c’est disent-ils clairement pour refuser l’hégémonie Soudanaise d’imposer Nourri à la tête de la rébellion. Personne n’ignore non plus que lors des négociations de Tripoli, Nourri avait refusé la proposition soudanaise de signer l’accord jusqu'à obtenir la promesse ferme d’être soutenu après les dits accords. Soubiane a erré sans soutien soudanais dans le maquis jusqu'à une date récente à cause de son refus de se mettre aux pas des soudanais et fut surnommé le têtu par ces derniers. Ali Akhabach a été interdit de séjour au Soudan et expulsé en Lybie à cause de son refus de suivre les vœux des soudanais. Djineidi a  eu des problèmes avec les soudanais et Dilloh a été incarcéré par les soudanais etc.… Ces faits sont vérifiables auprès de chaque chef rebelle. Il est vrai que le Soudan vise un intérêt à travers la rébellion Tchadienne, mais il n’est pas sur qu’il la manipule avec autant d’aisance. Le soudan a ses calculs et chaque mouvement rebelle a les siens. Si l’idéal est d’avoir une rébellion unie, Je ne crois pas non plus, que la pluralité des tendances rebelles soit  un motif de désarroi, « d’inésperance » en l’aboutissement de la lutte armée. L’histoire récente de notre pays nous permettait hier, d’énuméré au moins 11 tendances rebelles dont les colorations ne sont pas meilleures que celles existantes aujourd’hui. Cela n’empêcha pas un jour Habré à la tête des FAN de tirer son épingle du jeu un 7 juin 1982.

L’idéal aurait été de voir l’opposition réuni autour d’un seul Chef comme je l’appel de tous mes vœux, mais je suis malheureusement en face des hommes et non des machines qu’on peut commander à l’aide des boutons ou des clés contacts ; je suis en face des hommes qui ont des humeurs différentes , des calculs indéchiffrables, des caprices insoupçonnables, des idéaux pas toujours raisonnables et des intérêts souvent divergents : Je suis en face d’une équation humainement difficile, mais pas impossible. Je suis comme beaucoup d’entre nous conscient que la situation est absolument difficile, mais l’espoir doit être préservé. Car du Cuba à l’Angola, de la Colombie à l’Afghanistan, du Congo démocratique à la Palestine , de L’Afrique du Sud au Burundi, aucune Guérilla, aucune rébellion, aucune résistance n’a échappé aux démons de la déchirure, de la division. C’est naturel et c’est humain ; c’est manquer de réalisme que de vouloir toujours les choses parfaites. C’est important pour nous de le considérer si on compte travailler avec des Hommes. Et pour le  nombre de fois que Dieu pardonne, même s’il n’est pas éternellement comme je conviens avec Lyadish, il n’est pas selon les Saintes Ecritures moins de 7 fois (Bible et Coran).

Brahim Abakar Kamane
Yaoundé – Cameroun
bkamane@yahoo.fr


                                    
                                       25/03/2008

                                             
Une  révolution!!

Par les temps qui courent, l’idée d’une révolution populaire peut sembler utopique aux yeux de certains compatriotes. On a encore en souvenir l’expérience  amère endurée,  suite au soulèvement pacifique des Ouaddaiens de N’djamena dans les années 90. La population est convaincue depuis lors, que l’inconséquence du régime en place, ne peut être combattue autrement que par la manière forte. L’État de droit prôné et qui doit garantir le droit  d’expression sous toutes ses formes,  n’était dans les faits que du saupoudrage, du bluff. L’injustice érigée en système, a contribué à rendre le pays plus que jamais fertile à l’éclosion des foyers d’hostilités meurtrières. Pourtant, le feu brandit et les menaces ouvertement affichées  par le  régime vis-à-vis de son propre peuple ne sont que des manœuvres  destinées à maquiller sa fragilité ainsi que  sa vulnérabilité. L’histoire nous enseigne,  à travers différentes époques,  qu’un pouvoir  dont  la légitimité ne provient pas du peuple  et qui se livre à des abus, se condamne promptement  à la déchéance quelque soit sa puissance. Chaque fois qu’il  miroite sa force,  il  cherche en vérité,  à cacher ses grandes faiblesses  telle une proie aux abois devant son prédateur. Le cas très récent de Saddam Hussein est bien édifiant en ce sens.

Il est relevé que, très souvent,  l’un des signes avant-coureurs  d’une grande  révolution salvatrice,  est  l’expression  du  ras-le-bol d’un  peuple soumis et non servi par ceux qui président à sa destinée. Ainsi, dans la période précédant  la prise de la bastille, l’injustice sévissant entre les classes était flagrante. La France d’en- haut, composée du clergé et de la noblesse, vit dans une insolente opulence, entretenue  avec un  lourd fardeau fiscal imposé à la France d’en bas. Le peuple humilié doit prendre les taureaux par les cornes pour  renverser la monarchie constitutionnelle de droit divin.
Les exemples ne manquent pas pour illustrer la puissance de frappe que peut détenir un  peuple qui  se détermine, à l’unisson, pour changer sa situation dégradante. Il y a quelques années, pas très loin de chez nous, les femmes maliennes excédées par les pratiques démentielles d’un dirigeant qui se croit invincible, ont décidé de porter  sans aucune arme à feu, un coup de grâce à son régime  et ce, malgré sa force militaire de dissuasion.

Pour nous tchadiens, après l’échec de la rébellion de présenter un projet de société viable, à la hauteur des attentes, les ingrédients d’une révolution populaire sont plus que jamais réunis. De La confiscation du pouvoir, de la dilapidation des richesses nationales, de l’insécurité, de l’ intimidation quotidienne perpétrée par les proches du régime et leurs inconditionnels, de la démolition des habitations sans respect des procédures et de la dignité des citoyens, du coût  élevé des denrées de première  nécessité, de la censure du droit d’accès et de diffusion de l’information, de la culture de la médiocrité, du viol des filles et des femmes,  de la réduction des personnes respectables à la mendicité,  à la dépravation des valeurs  sociales chèrement acquises.

La liste n’est pas exhaustive certes mais  suffisante pour un engagement  patriotique révolutionnaire. On peine cependant,  à transcender nos divergences insignifiantes, surtout d’appartenance ethnique ou confessionnelle,  pour mettre de l’avant  l’amour de la patrie. Ce sentiment raisonnable,  qui vient simplement avec la conscience de nos véritables intérêts communs en tant que peuple parmi les peuples.  Il constitue la condition sine qanun  pour tout projet de société d’envergure.

Tant et aussi longtemps qu’on ne se rend pas compte que nous sommes les seuls maitres de notre destinée, le changement ne viendra pas  et notre fierté de peuple tchadien sera à jamais enterrée. Nous continueront  passivement à courber l’échine comme des forçats devant nos frères transformés en bourreaux  ou encore, à chercher la facilité de l’exile. Les générations futures s’interrogeront et ne trouveront pas des réponses.

Le travail à faire est  aujourd’hui énorme et nous interpelle tous. Il est d’autant plus énorme qu’il est même difficile d’afficher sa « tchadienneté » dans le monde. À la moindre occasion où elle est affichée, on pose sur nous un regard qui suffit à lui tout seul, de se remettre en cause. Même nos  frères africains se prêtent volontiers à cet exercice sarcastique des sous-entendus. Ils avancent des citations telles que : « ….les tchadiens se sont même battus pour des cailloux. Aujourd’hui qu’ils ont le pétrole, cela va de soi… »; « ...incapable de régler son différend  par les idées (signe de civilisé), le tchadien t’enlève un couteau…. » ; «…c’est  au Tchad que Sarkozy est allé chercher les membres de l’arche de Zoé. » etc.  

Les tchadiens ne diffèrent pas des autres peuples.  Sauf peut-être par l’indifférence apprivoisée actuellement. Ils ont dû défendre, à un moment de leur histoire, l’intégrité territoriale face à un ennemi militairement  puissant. Rares sont ceux qui peuvent se prévaloir d’un accomplissement aussi héroïque. Donc, la révolution populaire tchadienne est possible. En tout cas, moi, j’y crois.

Adji Tahir Balal
chafie@gmail.com


                                                 23/03/2008
La Démocratie sans la Liberté de la Presse n'est pas une Démocratie

(Où va le Tchad au 21 ème siècle sans la liberté de la presse.)

Généralement la liberté d'opinion et d'expression est considérée  de nos jours comme une liberté fondamentale à l'homme. C'est pourquoi elle est citée à l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme suit: «  Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répondre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »

Nous pouvons dire de même, dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 dans son article 11 comme suit: « La liberté communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

La constitution tchadienne de 31 mars 1996 a réservée une large place à la liberté fondamentale des droits de l'homme tout en tenant compte de la Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948 et de la charte Africaine des droits de l'homme et des peuples.

La liberté d'expression vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent: ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de " société démocratique. "

La liberté d'expression dans beaucoup de pays est bien souvent la première des libertés éliminées dans les régimes totalitaires. Depuis la fin du XX ème siècle, l'apparition de modes de communication de masse comme l'Internet et la difficulté des états et du droit à s'adapter à de telles évolutions techniques ont remis sur le tapis les problèmes comme le contrôle d'Internet et la liberté d'expression au Tchad d'une part et éventuelles mainmises sur celles-ci d'autre part.

Les tchadiens ne demandent seulement de nos jours que la presse soit libre, mais aussi qu'elle soit mise au service de tous les citoyens tchadiens. Comme l'écrit d'autre part Bernard Voyenne dans le Droit à l'information: « Après le droit à vie, à la santé, à l'éducation, à la participation et sur le même plan parce qu'il les conditionne tous. Le droit à l'information doit s'inscrire parmi les droits fondamentaux de la personne.»

Généralement dans notre monde moderne du XI ème siècle, la définition la plus simple de la communication est l'acte de transmettre seulement des informations, des idées et des attitudes d'un individu à un autre; car le besoin de communiquer avec son prochain est aussi fondamental que la nécessité physique de se nourrir et de s'abriter. ( beaucoup de tchadiens ne mangent pas bien sans être informés de ce qui se passe dans leur environnement.)

C'est pourquoi dans notre monde moderne, on dit que les libertés fondamentales d'une société démocratique sont la liberté d'expression, la liberté de la presse, la liberté de réunion et la liberté de pétition. Les autorités tchadiennes doivent comprendre que « la Démocratie sans la Liberté de la Presse n'est pas une Démocratie.» et la presse ayant cessé d'être l'instrument d'expression des seuls dirigeants ou gouvernants, est plutôt devenue de nos jours un forum où circulent certes, librement des idées et des informations à l'usage des gouvernés.

Il y a cinq siècles que la presse écrite et parle ont eu droit de cité...

Malheureusement au Tchad des menaces réelles s'exercent souvent sur les libertés fondamentales dont la liberté de la presse. Où va le Tchad au XI ème sième sans la liberté de la presse et violation très souvent des droit élémentaire des citoyens ?

Le Droit de la communication-Presse-Ecrite et Audiovisuelle affirment que " la liberté de l'information suppose à la fois, celle de faire l'information et celle de recevoir l'information. Toute personne doit pouvoir choisir l'information qu'elle désire et doit se forger sa propre opinion à partir d'une information indépendante de tout pouvoir et faisant état de toutes les tendances de pensées et d'opinions. Nous pensons que le ministre de la communication et porte parle du Gouvernement à la personne de HOURMADJI MOUSSA DOUMGOR ne serait pas ignorant de l'évolution technique et de la réalité de la presse étant lui aussi journaliste !

Au Tchad, la protection du secret de l'information interdit aux journalistes de diffuser des informations qui compromettaient le bon déroulement d'enquête et de l'instruction. Certains magistrats tatillons, parlant de la préservation du secret de l'instruction demande de " considérer le droit à la justice comme une priorité absolue à assurer avant le droit à l'information."

Après un mois et quelques jours de blocus total sur l'information, de couvre-feu, perquisition et d'arrestation arbitraire, l'état d'urgence a bien été levé, le 16 mars, par les autorités de N'Djamena. Le peuple tchadien a besoin d'être informé par rapport à l'évolution de la situation sur le plan militaire et politique surtout sur la disparition d'un opposant IBNI MAHAMAT SALEH.

Malgré la commission d'enquête a composante internationale décriée par les défenseurs des droits de l'homme. Il faut dire qu'il sera difficile de faire la lumière sur les événements, non seulement des quelques jours de combats entre armée tchadienne et les rebelles à N'Djamena, mais également pendant le mois de non-droit qui s'en est ensuivi. ( couvre-feu).

Et encore une fois de plus le peuple tchadien sera trompé de la réalité comme était toujours trompé sur beaucoup de choses. Plus d'un mois après le sauvetage d'Idriss Deby grâce au soutien de l'armée française, le chaos régnait et règne dans la capitale N'djamena et dans certaines grandes villes du Tchad, les jeunes sont la cible des militaires tchadiens, certains jeunes se sentent obligés de quitter le pays. Tandis qu'à l'autre bout du pays vers la frontière du Soudan, les rebelles se réorganisent pour marcher sur N'Djamena.

Bien qu'en pleine recomposition, la rébellion est confiante rassemblée dans l'Est du territoire tchadien, réarmée et formée par le Soudan dit-on, elle règle ses problèmes politiques avant de reprendre la route de la capitale N'Djamena, malgré la présence de la force européenne de maintien de la paix, l'EUFOR. Mais le gouvernement tchadien porte à croire que le Tchad se porte bien et que le pays devient de plus en plus calme et crédible. Cependant cette stabilité criée haut et fort est un silence imposé aux citoyens tchadiens par une élite clanique et/ou militaire compradore par des méthodes coercitives. Tout laisse croire que le risque d'une explosion de guerre est prévisible aux yeux de la communauté nationale et internationale.

Ainsi, il ne sert de présenter seulement les faits comme tels et de hanter les esprits. Il nous faut également trouver des portes de sorties afin d'éviter une nouvelle tragédie qui serait sans doute une apocalypse pour certaines ethnies à travers tout le pays.

De ce fait, nous demandons humblement aux autorités tchadiennes d'arrêter avec la violation des droits élémentaires des droits de l'homme et surtout la liberté de la presse.

Nous osons espérer qu'à la lumière des écrits sur les sites, le gouvernement saura prendre les mesures qui s'imposent pour créer les conditions nécessaires à respecter au moins les droits élémentaires des citoyens comme le droit à l'information.

Gaya - Ple seïd de passage à Paris
bitkine2002@yahoo.fr



                                                 22/03/2008

                  Les chefs rebelles ne livreront pas la marchandise

Rien ne laisse présager qu’à une hypothèse de prise du pouvoir le 2 février 2008, les choses s’orienteront dans la  direction du changement  tant souhaité par la majorité des Tchadiens.
 
L’assaut sur la capitale, N’Djamena, a démontré avec suffisance que l’ensemble des sacrifices consentis, surtout en terme humain, n’était destiné qu’à conquérir le pouvoir pour le pouvoir. Il est aujourd’hui connu de tous que la véritable raison qui a conduit à l’échec de cette opérations n’était autre chose que le fauteuil présidentiel. Chacun des chefs impliqués, s’attribuait  un mérite factice à vouloir l’occuper en premier, donnant ainsi, à la France et au gouvernement en place, le temps et la légitimé de desserrer  l’étau pour renverser la vapeur. Et Ça, ce n’est que le bout de l’iceberg de toute la mise en scène.

Pour ce qui concerne la véritable motivation des chefs à entrer en rébellion, qui ignorent que la  cause principale n’était  rien d’autre que la récolte de ce qu’ils ont semé lorsqu’ils étaient encore faiseurs de roi. Si le pouvoir qu’ils ont décidé de combattre  par la suite est jugé  être à la dérive, c’est aussi quelque part, le fruit  de leurs œuvres propres. La preuve est que, même si, dans la conduite de certaines affaires de l’État, le devoir de réserve s’impose à  un membre du gouvernement, celui-ci dispose tout de même, d’une bonne marge de protestation et de dénonciation.  Nul n’a osé dénoncer quoique ça soit de grave, ne serait-ce que par une simple démission comme le feu Youssouf Togoimi à dû le faire. Ce geste a valu, à ce dernier, de son vivant, l’admiration de ses concitoyens du nord comme du sud, au point où peu sont ceux qui éprouvaient d’objections  à le voir aux commandes du pays. Mais, pour les  autres qui prétendent  apporter un changement aujourd’hui, sur quelle crédibilité doit-on s’appuyer pour  leur faire confiance? Est-ce, sur le patrimoine personnel accumulé durant leur exercice des fonctions de l’État? Ou  sur  l’idéologie de l’appartenance ethnique en culture?

Au début des  années 90, la volonté du régime en place de changer le cours de l’histoire de notre pays, semblait  avoir une connotation réelle. L’engagement  pris par le président d’instaurer un État de droit apparaissait sincère. Le dérapage  n’a pris forme que plus tard.  S’il est vrai que,  d’une part,  le chef de l’État  a  pris goût aux fastes du  pouvoir et ne veut pas lâcher prise au fort prix à payer, d’autre part, et c’est là que le bas blesse, il est entouré , comme on le dit chez nous, par des compatriotes qui  avaient  la prétention de lui indiquer « le droit chemin ».  Un droit chemin qui  allait  sacrifier la vraie alternance  démocratique, gage du développement et du progrès, pour  la  substituer au mieux , à une alternance  de façade ou le pouvoir ne changerait de mains qu’entre les membres d’un clan ou d’une clique et au pire, par la confiscation déguisée du pouvoir. La droiture de ce chemin, nous a dirigé directement  dans l’apocalypse actuelle où les institutions de la république ne sont  plus que la coquille de leur raison d’être  et le peuple abandonné à  son triste sort. La plupart de ceux qui ont contribué à l’initier, se retrouvent  dans un maquis qui ne cesse d’embarquer et de martyriser une jeunesse  innocente, en perte de repère.

Peu de temps après avoir battu en retraite, la rébellion unifiée nous annonce sa dislocation. Elle s’est écroulée comme un château de cartes. Il faut dire que c’était prévisible pour les plus éveillés d’entre nous, puisque la motivation réelle à la base, n’était  pas animée par le désir sincère d’éradiquer  la souffrance d’un peuple  à l’agonie, en proposant un projet de société bien ficelé, mais plutôt, de renverser  un régime qui ne répond  plus à leurs aspirations personnelles.
 
Fait surprenant, même à l’intérieur d’une même faction qui parait, de prime à bord, solide, des alliances se font et se défont  laissant transparaître des tensions  aux origines purement égoïstes et ethniques. Ainsi, on assiste à l’apparition d’une pléthore de groupuscules dans le paysage, chacun comprend essentiellement des compatriotes originaires d’une même région ou ayant des filiations parentales ou encore des affinités ethniques. L’évolution est  apparemment bien réelle. De la doctrine du  régionalisme  «Sud-chrétien, Nord-musulman » imposée et qui a conduit à  un résultat catastrophique, nous voilà rendu,  et tenez-vous bien,  à la doctrine du clanisme caractérisé dont personne  ne peut  prédire le résultat.

ADJI  TAHIR  BALAL



                                             22/03/2008

Pourquoi doit-on croire que toutes les luttes sont légitimes ?

La remarque « ce site ne publie pas des agressions personnelles », est une «belle bêtise » qui explique en grande partie la multiplication des sites Internet Tchadiens, que j’encourage d’ailleurs au passage. Certes, le refus de publier l’article de tel ou tel, La censure colorée à la haine tribale, ou l’affinité imposée par les menaces de répression, conduisent naturellement les autres à créer leurs sites ou leurs blogs, afin d’exprimer librement leurs idées sur les Hommes et les faits qui les entourent ou qui les influences (Je reviendrai plus en détails sur le fonctionnement des sites Tchadiens dans un prochain article). Il n’ya jamais de vie privée au sens le plus noble du terme pour ceux qui aspirent jouer des rôles publiques. C’est pourquoi Abdelwahid, Djondang, Timan, Soubiane, Nour, Kamougué, Salibou, Deby et les autres doivent être critiqués ; ils doivent en retours l’accepter ou le démentir.

Aussi longtemps qu’une tribu tchadienne considérera une autre de peureuse, d’esclave, des sous hommes, etc.…,  la guerre ne finira pas au Tchad. Oui ! Tant que l’oppression, la discrimination et l’humiliation  constitueront les principes de la gouvernance de n’importe quelle société, il est illusoire d’attendre la paix au rendez-vous, et cela prendra le temps qu’il faudra.

Je ne me permets pas de répondre à qui que ca soit, car j’estime qu’a un certain niveau, il ne reste aux Hommes que cette liberté de se prononcer, de disserter, d’évacuer tous ce qui fourmillent en eux, tant la situation de notre pays l’exige, ou, dans une certaine mesure l’impose. J’ai lu avec une extrême concentration l’exposé très coriace de notre compatriote Lyadish Ahmed ou ses commentaires sur le « le cancer Tchadien » de François Soudan. Mais j’avoue très honnêtement ne pas comprendre l’objectif de la démarche. Je souhaite donc que les autres la comprennent dans le bon sens, comme je m’efforce de le faire en toute franchise. Pour autant, je ne me dérobe pas de la pertinence de sa réflexion lorsque j’exposerai ma modeste compréhension de la même situation.

Il est universellement admis qu’on ne naîtra jamais grand, et cela est valable pour les mots et les idées. Jusqu'à preuve du contraire et dans une certaine mesure, les plus petits finissent par être grand. Je suis conscient qu’il y a vingt ans, il était inconcevable que Lyadish critique une règle de droit, mais aujourd’hui, il est inadmissible de l’en estimer incapable. Le temps et ses efforts ont sûrement eu raison de la connaissance. Transférer cette réflexion à la vie des nations, la différence du processus doit être fondamentalement mineure.

 Nous ne refusons pas aux autres le droit de critiquer les Hommes ou nous même ; nous ne dénions pas que nous avons des insuffisances comme ceux qu