29/04/2008
Les
dupes, l'argent
et le
chacal
Les dupes,
l’argent et le
chacal. Au Tchad d’Idriss Déby, les bonnes nouvelles sont
suffisamment rares pour être appréciées à leur juste valeur.
Pourtant, si l’avarice est mise au nombre des pêchés capitaux,
la stupidité en est omise.
L’étrange syndrome des postes et argent malsain gagnent sans équivoque
une certaine opposition. Fondamentalement, tous les idéaux exprimés
jusqu’ici en terme de changement, de reconstruction politique,
économique et sociale se trouvent banni pour des ambitions qui
n’honorent pas les acteurs des accords raccommodés, qui ont un
seul but : leur personne. Mais le Tchad et son peuple après.
Nous
avons dit, et ne cessons de dire que le pouvoir actuel au Tchad
est stérile.
17 ans d’existence noire de bilan. C’est dans le renouveau et
le changement des hommes et des structures que l’espoir renaîtra.
Alors… Que dire d’une certaine opposition gesticulant
aux prémices de dés. Des hommes dansant une farandole cocue
oubliant de facto l’unité de genre et bafouant la dynamique
faite de l’union sacrée. Ibn Oumar Mahamat Saleh est ainsi
sacrifié, assassiné une deuxième fois… L’argent du chacal
intéresse autant de dupes qui ne pensent qu’à leurs dards.
Mais a-t-on pensé aux nombres d’accords non respectés, les
promesses non ténues. La menace la plus importante repose sur
l’isolation des revendications politiques et politico militaire.
La semi ouverture faite par Idriss Déby à une opposition voulue
et choisie par lui, ne vise qu’à esseuler et délégitimer une
autre frange d’opposants qui lui posent une réelle équation.
Les revendications des mouvements de résistance nationale sont
claires et plus que potables si Idriss Déby veut construire et éviter
un affrontement.
Certains membres de la Coalition des Partis pour la Défense de la
Constitution (CPDC) constituent une masse de foutre qui ne pensent
qu’à flirter avec un chacal sauvagement conquit de ses proies,
et dont l’appât est tenace. Tout ce monde qui ne rêve que de
la mangeoire sait à l’avance qu’il n’y aurait aucune
convenance, et que tout est fait pour faire valoir à l’opinion
internationale une nature de démocratie. En contribuant à établir
un faux de procédure, on se rend complice d’un dilemme qui aura
ses conséquences plus tard.
De l’ouverture d’un forum national, aux flirts de N’djamèna,
le risque prit risque de dénaturer la synergie de l’espoir. Un
espoir fait de changement, de ne point accepter la main mise sur
l’état par une calamité mafieuse. Le rêve d’un espoir délivrant
l’amour du citoyen, l’amour de l’autre. Un espoir de paix,
de justice et de développement.
Les ratés de vision ne feront que compliquer l’existence
d’un étau face à un pouvoir abject. La conscience doit prévaloir
sur les choix mercantiles, dès lors qu’il s’agit d’une
abjuration et d’une lâcheté ou pire d’un camouflage indigne.
L’actualité au Tchad a démontrée que les félons récidives
perpétuellement. On prend les mêmes et on recommence avec le même
cycle stérile du manquement et du surplace.
Rien ne viendra rassurer l’homme tchadien. Je parle de millier
de tchadiens comme moi qui aspire à autre chose, du vent… de
l’air, que les rapaces et les phacochères. Il sera loin le
temps de la vie où l’ego se dilue dans l’espoir et resurgit
dans l’affection. Le raccommodage n’a jamais ténu un pan rapiécé.
Mahamat
Assileck Halata
27/04/2008
Les
Tchadiens méritent Idriss Deby, disent les Tchadiens:
en paroles,
comportements et ralliements
La
myriade de Coups d’Etat manqués au sein ou aux portes du Palais
Rose de N’djamena depuis une décennie prouve bien que les
militaires/politico-militaires et politiciens tchadiens manquent
d’initiatives et de leadership pour imposer le changement voulu
par tous. Ces échecs dans le reversement du régime en place au
Tchad soit par les
rebelles soit par les opposants démocratiques indiquent que ces
deux entités politico-militaires évoluent sans une base
politique réelle à l’intérieur du pays. Car le peuple
tchadien ne trouve pas son compte dans les propagandes, sentiments
nationalistes ou motifs fantaisistes qui poussent les uns et les
autres à vouloir imposer un changement de régime par tous les
moyens au Tchad. Le constat est qu’aujourd’hui, les Tchadiens,
à travers leurs dires et actions, prouvent et trouvent que Idriss
Deby est un moindre mal que ceux qui cherchent à lui arracher
« son pouvoir » au Tchad. Par conséquent, les récentes
défaites militaires des rebelles du FUC de Mahamat Nour (13 avril
2006) et des Forces Coalisées de Mahamat Nouri, Hissein Erdimi et
compagnies (3 février 2008) autant que le hold-up électoral de
mai 2006 au détriment des opposants démocratiquement reconnus
confirment à suffisance ces comportements.
Et
ces politico-militaires emploient souvent le mot « réconciliation
ou réconciliation nationale » comme un
raccourci pour masquer en grande partie les échecs, déboires
et déceptions des uns et des autres, voire pour minimiser les dégâts
humains qu’ils laissent souvent derrière eux après leur déroute
ou débâcle. Puisque chaque fois qu’il y a un Coup d’Etat raté
contre le pouvoir de N’djamena ou qu’une faction rebelle
n’arrive pas à s’imposer par les armes, on entend aussitôt
parler de réconciliation nationale, de forum entre Tchadiens ou
de débat inclusif pour arrêter ce gâchis et satisfaire les mécontents.
En plus de cela, le pouvoir en place qui devrait faire l’objet
de l’agenda et être membre de droit à ces assises joue souvent
la politique de chaise vide. Comme quoi, il est indéniable
que ceux qu’on appelle communément politico-militaires
au Tchad créent la guerre comme un moyen de ralliement au pouvoir
de Deby (donc de partage de gâteau) plutôt qu’un moyen de réclamation
de réconciliation nationale ou d’imposition du changement tant
voulu par tous.
Aujourd’hui,
rebelles (politico-militaires), opposants démocratiques et ajoutés
tchadiens demandent à cor et à cri l’organisation d’un
Forum National de Réconciliation Elargi/Inclusif ou Indépendant,
parrainée ou supervisée par leurs acolytes et mécènes
Occidentaux ou Islamistes pour trancher le mal tchadien.
Cependant, l’histoire des tentatives de réconciliation entre
Tchadiens (tout court) montre que les dialogues inter-tchadiens
ont toujours accouché de souris parce que ceux qui se retrouvent
le plus souvent autour de la table de négociation pour sauver le
pays agissent comme des espions (ou pions) plutôt que des
patriotes soucieux de l’avenir de leur pays. Ainsi, les tables
rondes entre Tchadiens sont d’emblée teintées de trahison et
trafic d’influence, et finissent par être des clubs de
regroupement par affinités pour le partage de postes que des
commissions de réflexions sur un projet de société à mettre en
place. C’est ce qui peut-être pousse-t-il le président Idriss
Deby à qualifier le plus souvent, à tort ou à raison, les
participants à ces assises (militaires, politiciens et personnes
ressources tchadiens) de « bande
d’irresponsables » parce qu’ils n’ont pas le Tchad
à cœur lors des tels forums.
Parlant
de forum de réconciliation nationale, la Conférence Nationale
Souveraine de 1993 au Tchad était une grande chance donnée à
toutes les couches de populations tchadiennes, et particulièrement
aux politiciens soucieux du meilleur devenir du Tchad, de réfléchir
honnêtement sur les différends qui minent le pays et mettre en
place des projets de société reflétant l’aspiration de tous.
Mais, les démons de la politique tchadienne n’ont pas permis
cette grande enjambée dans l’histoire de la démocratie
naissante au pays des Sao. Et les conséquences sont ce que tout
le monde souffre aujourd’hui sous l’administration et les
nombreux gouvernements d’Idriss Deby. Et il n’y a rien à
attendre de ces interminables gouvernements et remaniements truffés
de renégats, prébendiers et anciens déçus de la scène
politique Tchadienne.
Qu’augure
la nomination d’un ancien vice-président de la Conférence
Nationale Souveraine du Tchad à la tête d’un nouveau
gouvernement ? Idriss Deby est-il près à aller à la table
de réconciliation nationale ? Y a-t-il espoir de voir une
vraie amorce de changement démocratique et de début de réconciliation
(disons de dialogue) entre Tchadiens avec ce nouveau gouvernement
taillé par le Premier Ministre Youssouf Saleh Abbas? Même si on
ne fait pas du neuf avec du vieux, la politique tchadienne est
bien connu pour sa tradition orientée vers le recyclage « d’anciens
serviteurs de la Nation » pour assurer la continuité de
l’Etat tchadien et faire moins de déçus. C’est dire que l’Etat
tchadien manque du sang neuf et de nouveau souffle malgré la pléthore
de ses cerveaux qui font la fortune d’autres nations qui n’ont
souvent pas besoin d’eux. En attendant le retour de ces cerveaux
sur la scène politique tchadienne, gageons que le gouvernement
taillé par Youssouf Saleh Abbas aura les mains libres pour
avancer le projet de réconciliation nationale et ramener les uns
et les autres au bercail. Cela ne doit pas être seulement
l’apanage des têtes-à-penser du pouvoir de N’djamena de
trier qui doit participer.
La
pierre d’achoppement dans les tentatives de réconciliation au
Tchad c’est avant tout l’attitude et la position peu
recommandables des « intellectuels tchadiens » qui représentent et parlent
au nom de ces destructeurs politiques ou militaires de la Nation
tchadienne. Ceux-ci s’évertuent à brouiller les pistes plutôt
que de penser à une solution nationale. Alors, ils préfèrent être
à la solde du plus offrant et du plus rapproché du pouvoir que
de perdre en rendant service à la majorité. Pour ce faire, les
guerres ou conflits entre Tchadiens, qu’ils soient fomentés ou
alimentés de l’extérieur
comme de l’intérieur, renferment toujours de mystère pour le
commun des Tchadiens et tout observateur averti de la scène
politique tchadienne.
C’est-à-dire
qu’il n’y a jamais eu de paix de braves durable à travers les
concertations/ralliements entre Tchadiens ni de vraie victoire
entre belligérants. Car les mobiles derrière les accrochages
entre Tchadiens autour du pouvoir d’Etat reflètent plutôt des
poursuites d’intérêts personnels de la part de la myriade de
chefs de partis et/ou de rebellions que des vrais différends
autour de projets de société à faire asseoir. Toute fois,
l’absence d’osmose entre rebelles, populations
tchadiennes et l’opposition démocratique de l’intérieur pour
imposer le vrai changement ce dernier temps en dit long sur la
perception et l’orientation que les uns et les autres ont de la
manière qu’il faut apporter le changement au Tchad : par
coups de canons ou de bulletins de vote !!
Vu
les ratés constatés pêle-mêle à travers les Coups d’Etat échoués
pendant des années au Tchad et leurs effets néfastes ressentis
dans toutes les structures sociopolitiques, militaires,
communautaires, syndicales et associatives dans le pays,
n’est-il pas aujourd’hui honnête de dire que les Tchadiens,
dans leur ensemble, s’infligent le mal dont ils souffrent dans
leur pays et avec leur pays ?
Le
seul progrès observable dans ces conflits entre Tchadiens,
c’est qu’on entend de moins en moins aujourd’hui les
vocables Nord-Sud, Chrétiens-Musulmans, Arabophones-Francophones,
ou Doum-Kirdi etc. entre les belligérants. C’est beaucoup plus
de guerres basées sur la culpabilité par association. Cependant,
l’incapacité des politiciens et militaires tchadiens à se
faire légitimer par le peuple à la tête de l’Etat les
contraint à afficher une certaine obédience politique ou à
pactiser avec les puissances pour se faire ravitailler et/ou
transporter au pouvoir à N’djamena. L’absence d’osmose et
de synergie entre Tchadiens de tout bord depuis une décennie résulte
de cette vision macabre des politiciens tchadiens (et par ricochet
des populations) qui se complaisent à dire comme quoi sans
l’aval de la France ou de la Libye, voire du Soudan, aucun
changement n’est envisageable au Tchad. Ainsi, la dichotomie
arabophile-francophile empoisonne la cause nationaliste des
Tchadiens. Et bon nombre de Tchadiens et politiciens tchadiens
croient en leur âme et conscience que sans la France,
la Libye ou le Soudan etc. aucun tchadien ne peut émerger
pour diriger comme il le faut ce pays. C’est peut-être l’une
des raisons de ces comportements affichés par les rescapés de la
prison d’Idriss Deby et de l’ANS après les événements de février
2008 d’inonder les dirigeants français de leurs
reconnaissances. Alors que des millions de Tchadiens ont écrit,
crié, manifesté et risqué leur vie pour que ces otages soient
libérés, les miraculés, eux, ont choisi d’adresser d’abord
leurs remerciements à leurs bourreaux et destructeurs de la
Nation tchadienne qu’à leurs concitoyens qui partagent leurs
peines. Ainsi, les attitudes de nos leaders politiques vis-à-vis
du pouvoir d’Etat et les uns envers les autres concourent bien
à renforcer ce cliché/mal dont nous nous complaisons à vivre
depuis des décennies. Comme le dit bien cet adage, « Le
malheur d’une nation commence dans les foyers mêmes de ses
citoyens ».Alors, tant que les Tchadiens eux-mêmes
n’arrivent pas à
savoir pourquoi ils se battent, ce n’est pas
la composition d’un gouvernement fourre-tout ou
l’organisation d’un forum national tant souhaité qui va le
faire à leur place. Car le début de toute sagesse, dit
Confucius, c’est quand on commence par appeler les choses par
leurs propres noms.
Laounodji Mbairessem Monza
laoumonzal@yahoo.fr
Washington
DC,
22/04/2008
Réponse
à Mahamat Charfadine
Cher
frère Mahamat Charfadine, je suis
tombé sur votre article Intitulé Tchad:
Youssouf Saleh premier ministre: que rapporte t-il au Ouaddaï ?
posté sur Alhifriq
ensuite sur ialtchad.com et sa
substance m’a beaucoup
intrigué. Étant moi-même originaire de la région du
Ouaddaï, Il
m’a paru donc, nécessaire, partant
de ce que j’ai pu retenir de votre article, de
formuler un rectificatif pour corriger certaines incohérences
qui ne tiennent pas dans l’argumentaire que vous avez essayé de
développer.
Aujourd’hui,
Il semble impératif
que les fils du Tchad dans leur ensemble,
s’attèlent à expérimenter différents
voies et moyens, pour trouver un remède au contexte délicat
dans lequel se trouve
plongé notre pays. C’est pourquoi,
l’Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD),
à l’instar
des autres factions militaires tchadiennes, opposées au régime
actuel, est en droit de
privilégier tous les moyens qui
lui conviennent pour
faire entendre sa voix, même si, certains de ces moyens portent
à discussion de nos jours. De ce fait, nul besoin de lui
construire une légitimité sur la base
des méfaits regrettables
et lâches qu’avait subis
le Ouaddaï, au
début des années 90. Cet argument
aurait pu être
solide si, l’UFCD
est automatiquement
créée suite
auxdits événements.
Ce qui n’est malheureusement
pas le cas, quoique, certains
de ses éléments ont
du rejoindre les
factions rebelles déjà existantes à l’époque.
D’autre
part, l’attribution des postes politiques au Tchad n’est pas
une finalité suffisante pour parler d’une marginalisation.
Les postes de responsabilité politique
au Tchad sont des postes quasi vident de pouvoir et se
marchandent aux prix
des allégeances et bien d’autres considérations que tout le
monde connaît. Ce que la grande majorité des
Ouaddaiens et bien d’autres compatriotes ne sont, tout
simplement pas, prêts à concéder. Il n’y a donc pas
marginalisation comme vous le décrivez dans votre article mais,
une désolidarisation observée
par les membres de la communauté,
vis-à-vis des régimes qui ne répondent
ni, aux aspirations du peuple tchadien ni, aux valeurs
morales véhiculées de générations en générations.
Toutefois, l’histoire du Tchad a retenu que feu Dr Moukhtar
Bachar Moukhtar, Dr Ibni Oumar mohamad Saleh, Monsieur Habib
Doutoum, Monsieur Mahamat Saleh Alhabbo, Monsieur Youssouf Saleh
Abbas et bien d’autres, ont occupé des postes de responsabilité
et non les moindres
dans l’administration de l’État, sous les différents régimes
qui se sont succédés, depuis
les indépendances, il
y a seulement 48 ans. Période,
durant laquelle, les détenteurs du pouvoir
de la magistrature suprême tchadienne tâtonnent
et usent de toutes les ruses à leur portée, pour préserver
uniquement leur siège
dépourvu de légitimité populaire, plutôt que toutes
autres considérations auxquelles vous faites allusion.
On
pourrait parler de marginalisation
seulement si, le régime
de l’État, démocratique
ou pas, exclus systématiquement et de manière délibérée,
toute personne provenant d’une
ethnie visée, sous des prétextes prédéfinis et ce, durant une
certaine longueur du temps.
Une fois encore, ce cas ne s’applique pas aux Ouaddaiens ni
d’ailleurs, aux autres ethnies du Tchad. La stratégie mise en
avant par le régime actuel est différente de la stratégie géopolitique
universellement
connue. C’est une stratégie diaboliquement militaire, transposée
à la politique et qui
consiste à mettre ses inconditionnels
aux commandes des postes clés, afin de préserver le plus
longtemps possible le pouvoir. D’après les enseignements de
l’histoire de l’humanité, ce type de stratégie comporte en
elle-même, les germes de sa propre destruction. Elle
marche pour un certain temps mais s’écroule rapidement
à cause de sa propre nature. À titre d’exemple simple, faites
des recherches sur la dynastie des Omeyyades
et leur succession par les abbassides. Donc, patience!
Concernant Youssouf Saleh Abbas, apparemment des avis convergent et
saluent son intégrité. Il est aujourd’hui mis au pied du mur
et J’espère pour
lui, qu’il ne dérogera pas à ses principes
pour mettre
toute son expérience ainsi que ses qualités au service de la
nation tchadienne toute entière, plutôt qu’au service d’une
« tribu » ou d’une région comme
vous le souhaitez. Le Tchad est une république et non une fédération
à caractère ethnique où Saleh Abbas serait automatiquement le
représentant naturel des Ouaddaiens au sein d’un
gouvernement central. Ce que les
Ouaddaiens recevront doit
être, ce que tous les tchadiens auront reçu. Dès lors, mettons
terme à ce langage arriéré et fabriqué depuis les années 70
et 80, dénotant d’un obscurantisme notoire et d’un manque de
civilisation.
Le
Tchad aux tchadiens.
ADJI
Tahir Balal
Montréal, Québec
20/04/2008
Youssouf
Saleh premier ministre: que rapporte t-il au Ouaddaï ?
Un
boulala, un sara, un hadjaraï, un ouaddaien, un tama..pour n'en
citer que ceux là doit-il, une fois nommé à un poste,
s'habituer à toutes les couleurs d'humiliation afin de défendre
ses intérêts et en aucun moment les intérêts de sa tribu. Nous
avons vu des ministres issus des tribus marginalisées giflés,
menacés, humiliés sans broncher. L'ancien premier ministre
Kassiré ou encore Saleh Kebzabo sont encore en vie pour témoigner
des dégâts collatéraux subis pendant qu'ils croyaient représenter
l'état qui n'existe que de nom, qui ne reprisait qu'une ossature
clanico-tribale qui ne jure que par la loi du plus fort.
Juste après
la nomination de Youssouf Saleh Abbas au poste de premier ministre
des réactions fusent de par tout pour donner à l'événement un
aspect géostratégique de grande importance. Étant moi même
originaire de la région du nouveau premier ministre, je me suis
posé des questions sur les en dessous de la nomination de
Youssouf Saleh Abbas au poste de premier ministre. Bien sûr que
c'est un événement de taille puisque le ouaddaien marginalisé
depuis belle lurette n'a jamais occupé un poste aussi important.
Personne ne peux nier la marginalisation de la majorité d'ethnie
y compris les ouaddaiens. Un boulala, sara, hadjaraï, ouaddaien,
tama pour n'en citer que ceux là doit -une fois nommé à un
poste- s'habituer à toutes les couleurs d'humiliation afin de défendre
ses intérêts et en aucun moment les intérêts de sa tribu. Nous
avons vu des ministres issus des tribus marginalisées giflés,
menacés, humiliés sans broncher. L'ancien premier ministre
Kassiré ou encore Saleh Kebzabo sont encore en vie pour témoigner
des dégâts collatéraux subis pendant qu'ils croyaient représenter
l'état qui n'existe que de nom, qui ne représentait qu'une
ossature clanico-tribale qui ne jure que par la loi du plus fort.
Nous sommes dans une république bananière dirigée par une caste
clanico-opportuniste totalement inconsciente quant à l'avenir du
pays. Toute autre personne issue des tribus marginalisées ne peut
jamais apporter un changement en profondeur. Dans le cas spécifique
de Youssouf Saleh Abbas, il ne peut échapper à la règle étant
donné que l'objectif final du président malin Idriss Déby fils
d'Itno est de l'exploiter à fond pour détruire l'Union des Forces
pour le Changement Démocratique (UFCD) le mouvement qui perturbe
le sommeil du système clanique. A ce niveau précis force est
d'affirmer avec fermeté que la tactique de Itno est une épée
dans l'eau et rien de plus puisque l'UFCD n'est pas un mouvement
des ouaddaiens bien qu'ils soient les plus nombreux en raison sans
doute des atrocités que nous avons subies durant 18 années de règne
clanique. Il ne sert à rien de mentionner les dégâts que nos
parents subissent encore depuis l'arrivée du MPS au pouvoir et je
dirai même depuis le temps du dictateur Hissène Habré dont un
groupe s'agite pour discréditer les ouaddaiens.
Certes, l'UFCD n'est pas constituée des ministres mais des toutes
les tribus marginalisées par le système; des tribus qui n'ont
pas droit à accéder aux grades de généraux, aux postes
d'ambassadeurs, au titres des hauts fonctionnaires! Ce qui dérange
encore plus Déby c'est le fait de n'avoir pas pu infiltrer l'UFCD
malgré les efforts considérables qu'il a déployés pour
soudoyer ou corrompre. La dernière déception pour lui c'est
lorsqu'il a envoyé une délégation des dignitaires du Ouaddai
avec des moyens de corruption colossaux pour rencontrer l'UFCD.
Notre refus de rencontrer la délégation ne signifie en aucune
manière que nous sommes extrémistes. Loin de là! Nous avons
voulu envoyer un signal fort au régime mourant. Le message est le
suivant:
1/ L'UFCD est constitué des tribus marginalisées et non
seulement des ouaddaiens comme tente de l'interpréter le système
clanique au pouvoir;
2/ L'UFCD cherche à imposer la paix et la justice dans toute l'étendue
du territoire,
3/ Une négociation doit concernée tous les mouvements
politico-militaires sans exception aucune, les partis politiques
et la société civile car il s'agit de mettre fin aux souffrances
du peuple tchadien et de lancer les bases d'un Tchad nouveau, un
Tchad d'espoir et d'avenir dans lequel tout tchadien doit désormais
vivre en paix, dans la justice et légalité.
Idriss Déby doit comprendre que la politique de "la main
saignée" n'a pas de réussite avec l'UFCD. Le principal
obstacle à tout changement demeure bel et bien Idriss Déby et
non ses premiers ministres qui ne jouissent d'aucun pouvoir. Si le
nouveau premier ministre veut réussir c'est de dire la vérité
à Déby, lui dire que le peuple n'a plus besoin de lui, qu'il
fallait œuvrer pour la paix de tout le monde. Bref, Saleh Abbas
doit avoir tous les pouvoirs d'un vrai premier ministre capable
d'organiser dans la transparence une conférence de paix autrement
dit il échoue comme ses prédécesseurs.
A bon entendeur salut et vive l'UFCD pour que vive le Tchad
Mahamat Charfadine
Membre de l'UFCD
Moudeina le 18 avril 2008
15/04/2008
N’Djamena : Tension
perceptible entre Bideyat et Kobé
Le clan Deby a horreur du calme et de la
tranquillité. Non conscient de son plan d’extermination des
Bideyat en les opposant aux autres tribus Tchadiennes, une fois de
plus il a ouvert une brèche dangereuse contre les Kobé. En effet
depuis quelques jours une campagne savamment monté par les mêmes
qui se réclament patriarches de la tribu
risque de déboucher sur un affrontement entre Bideyat et
leurs courtisans d’une part et les Kobés l’autres composantes
importante des Zaghawa dont est issu Mahamat Ali Abdallah. Les
patriarches sont entre autres le Sultan Timan Deby, Abderahim
Bahr, Daoussa Deby, Oumar Deby, Tahir Erda etc…
Depuis que Mahamat Ali a été au centre de la prétendue
victoire d’Idriss sur les rebelles dans la ville de N’djamena,
il est devenu automatiquement la plus grande menace pour le régime
selon les patriarches. Cette haine de Mahamat Ali et les kobé est
même perceptible parmi les Bideyat rebelle.
La raison est simple, Tous les hommes les mieux armés
dans l’escadron blindé, léger et dans toutes les unités de la
DGSIE et de la gendarmerie sont des Kobé. Les Rebelles des MJE
sont plus proches des Kobé et donc de Mahamat Ali. Les Chefs
Militaires les plus en vu comme Le General Abakar Kereinkenon DG
de la gendarmerie, Le général Dirmi DG de la DGSIE (GR) , ou le
générale Moussa Haroun Tirgo Chef d’état major particulier du
président Deby est Kobé et plein d’autres sont des Kobé. Donc
pour le clan Deby, par jalousie ou par bon sens, la plus grave
menace viendrait des Kobés. Dans la campagne de neutralisation
des Kobés, tout est mis à contribution même l’affaire
Ibni Oumar est maintenant attribué à
Mahamat Ali et les Kobé. Les Kobés quant eux
n’accepterons pas de se laisser faire, conscient de leur
importance dans le dispositif de Deby.
Le ministère de la défense, ministère de tous les
dangers est entre les mains d’un Kobé (Mahamat Ali Abdallah).
Or on sait que tout Ministre ayant des hommes fidèles à lui
comme hier Mahamat Nour devient subitement dangereux pour le Clans
Idriss.
Les Bideyat sont assez mort et il faut que le clan
Idriss et ses courtisans le comprennent. Depuis l’avènement
d’Idriss au pouvoir, ils sont morts dans tous les montages du
clan Deby contre les autres ethnies du Tchad. Contre les Sara, les
Ouaddaï, les Hadjarai, les Toubou, les Arabes, bref dans tous les
conflits que fabrique le clan Deby, meurent malheureusement des
nombreux Bideyat et des Tchadiens. Avec qui les Bideyat
peuvent-ils collaborer sans avoir des problèmes au Tchad ?
Les Biyats ont besoin de vivre comme les autres citoyens, libres
et sans problème comme avant l’arrivée de Deby au pouvoir.
Nous osons croire qu’Idriss réussira à faire
comprendre au Clan qu’il n’est pas dans leur intérêt
d’entretenir cette tension avec les Kobé.
Tahir Bechibo
Tahirbechibo@yahoo.fr
29/03/2008
De
la légitimité de la rébellion armée
Des nuances qu’apporta mon compatriote Lyadish,
je recoupe plutôt des informations et une analyse qui me réconforte
dans ma perception de la légitimité de la lutte armée chez nous
au Tchad, singulièrement sous ce régime. Je comprends d’une
part, que les compétences, les expériences, le patriotisme,
l’intérêt national sont des vains mots pour nos actuels
gouvernants ; et d’autre part, je constate qu’il suffit
de prendre une arme et se terrer dans une grotte pour que ses
revendications légitimes ou pas, personnelles ou générales,
tribales ou nationales aient d’importance pour le régime d’Idriss
Deby. C’est tristement vrai que ni l’opposition démocratique
avec ses programmes et ses revendications apparemment salutaires
pour le pays, ni les organisations des droits de l’Homme avec
les dénonciations des atteintes aux droits de l’Homme, ni la
presse indépendante avec ses analyses et ses préconisations
pertinentes sur le pays, moins
encore les pressions internationales sur le respect des règles démocratiques
et la bonne gouvernance n’émeuvent Idriss Deby.
Oui ! Idriss Deby marche malheureusement avec la
manière forte, très forte, si forte que même les bruits des
armes légères le font somnoler. La preuve est que malgré sa
sortie lors de la signature des accords du 25 octobre 2008,
« le dernier accord » qu’il a juré de signer avec
les rebelles, Idriss Deby a changé d’opinion après la chaude
attaque de N’djamena. A grand bruit et sans honte il cherche à
renégocier avec le RFC en envoyant Adoum Togoi et compagnie, ou
encore, Ouchar Tourgoudi et compagnie vers l’UFCD. Il avait
fallu qu’il « mange du feu » pour comprendre qu’il
ne peut arriver à bout militairement de la rébellion, d’où ce
nouveau élan de paix qui l’envahit et qui est relayé par ses
collaborateurs. Tout le monde autour d’Idriss a subitement changé
de comportement. Tous les caciques du régime sont finalement
convaincus que le régime est sérieusement atteint après
l’attaque de Février. Younousmi qui, naïvement pensait que les
rebelles n’arriveraient pas aux portes de N’djamena, qui
s’agitait hier quotidiennement devant la presse nationale et
internationale pour insulter les rebelles les traitant de
mercenaires, qui prédisait l’exile pour ceux qui ne déposeraient
pas les armes, est devenu subitement raisonnable après sa traversé
du fleuve Chari en pirogue. Il est même devenu avare en déclarations
ces derniers jours et marche maintenant la tête baissée aux
dires des N’djamenois. C’est
pourquoi Il suffira que l’ensemble des acteurs précités
construisent l’unanimité autour d’un programme suffisamment
militaire, ce qui est très difficiles mais pas impossible, pour
qu’Idriss comprenne qu’un dialogue inclusif est important, et
que d’autres modes de gouvernances sont possible au Tchad. Au
cas contraire, que l’on laisse les tendances rebelles faire
l’alchimie nécessaire pour éjecter le dictateur de la tête du
pays.
Bien évidement toute les rebellions ne sont pas légitimes,
puisqu’en la matière il n’ya pas de code ou de référent, il
n’ya pas de principe unanimement ou majoritairement consacrés
pour juger de la légitimité de tel ou tel mouvement :
chacun y va de sa propre perception, analyse et constat. C’est
pourquoi selon qu’on perçoit, constate ou analyse, toute les
rebellions sont aussi légitime. En dehors de nous autres rebelles
internautes qui sommes autant légitimes avec nos articles, les
autres roulent leurs bosses dans le feu quelque soit ce qu’on
pense d’eux : c’est leurs choix.
Je crois que Lyadish comme moi, doit avoir des
raisons suffisamment insuffisantes, du moins pour le moment, pour
refuser de nous parler clairement et distinctement des
opposants businessmans. Je crois qu’il n’entend pas nous
servir la même sauce que nous ont servi gratuitement et à
dessein Abbo Sileck et Ahmat Yacoub et qui se sont avérées être
fades au gout de certains d’entre nous. En parlant de la
justification du minimum possédé par certains chefs rebelles, Je
parlais des gens qui ont travaillé dans le privé et non pour le
privé, des gens qui ont travaillé dans le public et non pour le
public. Loin de justifier les richesses supposées amassés par
certains, cette nuance permet simplement de dire que l’on peut
très honnêtement entreprendre et s’enrichir avec le
privé ou avec le public. Et je
précise que je parlais du minimum qu’ils possèdent et non de
tous ce qu’ils possèdent. J’attends comme tous les lecteurs
de la presse internet, les révélations probantes et fracassantes
sur la richesse des opposants businessmans, mais comme
lyadish, je me méfie des affirmations gratuites. Je ne doute pas
un seul instant sur le principe que les opposants sont aussi
reprochables.
Je reviens pour dire que je ne suis pas si sur que le
soudan manipule aussi aisément les rebelles comme je crois le
comprendre à travers certains écrits sur la rébellion. Les
choses sont à mon avis plus compliquées comme nous pouvons nous
en apercevoir tous. Le retour de Mahamat Nour et ses compagnons
participe beaucoup plus de leur refus à suivre les injonctions
soudanaises et leurs refus du démembrement du FUC qui avait
d’ailleurs commencé avec le départ commandité d’une partie
de certaines composantes. Tous les chefs rebelles actuels peuvent
témoigner que Mahamat Nour avait publiquement devant des Généraux
soudanais déclaré qu’il n’acceptera pas que le Soudan décide
de l’avenir du Tchad. Si Timan est obligé d’ouvrir les négociations
avec le régime d’Idriss, c’est aussi pour refuser la volonté
soudanaise de leurs imposer Nourri comme leader. Si Adouma et ses
amis se sont retirés pour créer l’UFCD, c’est disent-ils
clairement pour refuser l’hégémonie Soudanaise d’imposer
Nourri à la tête de la rébellion. Personne n’ignore non plus
que lors des négociations de Tripoli, Nourri avait refusé la
proposition soudanaise de signer l’accord jusqu'à obtenir la
promesse ferme d’être soutenu après les dits accords. Soubiane
a erré sans soutien soudanais dans le maquis jusqu'à une date récente
à cause de son refus de se mettre aux pas des soudanais et fut
surnommé le têtu par ces derniers. Ali Akhabach a été interdit
de séjour au Soudan et expulsé en Lybie à cause de son refus de
suivre les vœux des soudanais. Djineidi a eu
des problèmes avec les soudanais et Dilloh a été incarcéré
par les soudanais etc.… Ces faits sont vérifiables auprès de
chaque chef rebelle. Il est vrai que le Soudan vise un intérêt
à travers la rébellion Tchadienne, mais il n’est pas sur
qu’il la manipule avec autant d’aisance. Le soudan a ses
calculs et chaque mouvement rebelle a les siens. Si l’idéal est
d’avoir une rébellion unie, Je ne crois pas non plus, que la
pluralité des tendances rebelles soit
un motif de désarroi, « d’inésperance » en
l’aboutissement de la lutte armée. L’histoire récente de
notre pays nous permettait hier, d’énuméré au moins 11
tendances rebelles dont les colorations ne sont pas meilleures que
celles existantes aujourd’hui. Cela n’empêcha pas un jour
Habré à la tête des FAN de tirer son épingle du jeu un 7 juin
1982.
L’idéal aurait été de voir l’opposition réuni
autour d’un seul Chef comme je l’appel de tous mes vœux, mais
je suis malheureusement en face des hommes et non des machines
qu’on peut commander à l’aide des boutons ou des clés
contacts ; je suis en face des hommes qui ont des humeurs
différentes , des calculs indéchiffrables, des caprices insoupçonnables,
des idéaux pas toujours raisonnables et des intérêts souvent
divergents : Je suis en face d’une équation humainement
difficile, mais pas impossible. Je suis comme beaucoup d’entre
nous conscient que la situation est absolument difficile, mais
l’espoir doit être préservé. Car du Cuba à l’Angola, de
la Colombie
à l’Afghanistan, du Congo démocratique à
la Palestine
, de L’Afrique du Sud au Burundi, aucune Guérilla, aucune rébellion,
aucune résistance n’a échappé aux démons de la déchirure,
de la division. C’est naturel et c’est humain ; c’est
manquer de réalisme que de vouloir toujours les choses parfaites.
C’est important pour nous de le considérer si on compte
travailler avec des Hommes. Et pour le
nombre de fois que Dieu pardonne, même s’il n’est pas
éternellement comme je conviens avec Lyadish, il n’est pas
selon les Saintes Ecritures moins de 7 fois (Bible et Coran).
Brahim Abakar Kamane
Yaoundé – Cameroun
bkamane@yahoo.fr
25/03/2008
Une
révolution!!
Par
les temps qui courent, l’idée d’une révolution populaire
peut sembler utopique aux yeux de certains compatriotes. On a
encore en souvenir l’expérience
amère endurée, suite
au soulèvement pacifique des Ouaddaiens de N’djamena dans les
années 90. La population est convaincue depuis lors, que
l’inconséquence du régime en place, ne peut être combattue
autrement que par la manière forte. L’État de droit prôné et
qui doit garantir le droit d’expression
sous toutes ses formes, n’était
dans les faits que du saupoudrage, du bluff. L’injustice érigée
en système, a contribué à rendre le pays plus que jamais
fertile à l’éclosion des foyers d’hostilités meurtrières.
Pourtant, le feu brandit et les menaces ouvertement affichées
par le régime
vis-à-vis de son propre peuple ne sont que des manœuvres destinées
à maquiller sa fragilité ainsi que sa
vulnérabilité. L’histoire nous enseigne, à
travers différentes époques, qu’un
pouvoir dont
la légitimité ne provient pas du peuple et
qui se livre à des abus, se condamne promptement à
la déchéance quelque soit sa puissance. Chaque fois qu’il miroite
sa force, il
cherche en vérité, à
cacher ses grandes faiblesses
telle une proie aux abois devant son prédateur. Le cas très
récent de Saddam Hussein est bien édifiant en ce sens.
Il
est relevé que, très souvent,
l’un des signes avant-coureurs
d’une grande révolution
salvatrice, est l’expression
du ras-le-bol
d’un peuple soumis
et non servi par ceux qui président à sa destinée. Ainsi, dans
la période précédant la
prise de la bastille, l’injustice sévissant entre les classes
était flagrante. La France d’en- haut, composée du clergé et
de la noblesse, vit dans une insolente opulence, entretenue avec
un lourd fardeau
fiscal imposé à la France d’en bas. Le peuple humilié doit
prendre les taureaux par les cornes pour
renverser la monarchie constitutionnelle de droit divin.
Les exemples ne manquent pas pour illustrer la puissance de frappe
que peut détenir un peuple
qui se détermine, à
l’unisson, pour changer sa situation dégradante. Il y a
quelques années, pas très loin de chez nous, les femmes
maliennes excédées par les pratiques démentielles d’un
dirigeant qui se croit invincible, ont décidé de porter
sans aucune arme à feu, un coup de grâce à son régime et
ce, malgré sa force militaire de dissuasion.
Pour
nous tchadiens, après l’échec de la rébellion de présenter
un projet de société viable, à la hauteur des attentes, les
ingrédients d’une révolution populaire sont plus que jamais réunis.
De La confiscation du pouvoir, de la dilapidation des richesses
nationales, de l’insécurité, de l’ intimidation quotidienne
perpétrée par les proches du régime et leurs inconditionnels,
de la démolition des habitations sans respect des procédures et
de la dignité des citoyens, du coût élevé
des denrées de première nécessité,
de la censure du droit d’accès et de diffusion de
l’information, de la culture de la médiocrité, du viol des
filles et des femmes, de
la réduction des personnes respectables à la mendicité, à
la dépravation des valeurs sociales
chèrement acquises.
La
liste n’est pas exhaustive certes mais suffisante
pour un engagement patriotique
révolutionnaire. On peine cependant, à
transcender nos divergences insignifiantes, surtout
d’appartenance ethnique ou confessionnelle, pour
mettre de l’avant l’amour
de la patrie. Ce sentiment raisonnable, qui
vient simplement avec la conscience de nos véritables intérêts
communs en tant que peuple parmi les peuples.
Il constitue la condition sine
qanun pour tout
projet de société d’envergure.
Tant
et aussi longtemps qu’on ne se rend pas compte que nous sommes
les seuls maitres de notre destinée, le changement ne viendra pas
et notre fierté de peuple tchadien sera à jamais enterrée.
Nous continueront passivement
à courber l’échine comme des forçats devant nos frères
transformés en bourreaux ou
encore, à chercher la facilité de l’exile. Les générations
futures s’interrogeront et ne trouveront pas des réponses.
Le
travail à faire est aujourd’hui
énorme et nous interpelle tous. Il est d’autant plus énorme
qu’il est même difficile d’afficher sa « tchadienneté »
dans le monde. À la moindre occasion où elle est affichée, on
pose sur nous un regard qui suffit à lui tout seul, de se
remettre en cause. Même nos
frères africains se prêtent volontiers à cet exercice
sarcastique des sous-entendus. Ils avancent des citations telles
que : « ….les
tchadiens se sont même battus pour des cailloux. Aujourd’hui
qu’ils ont le pétrole, cela va de soi… »; « ...incapable
de régler son différend par
les idées (signe de civilisé), le tchadien t’enlève un
couteau…. » ; «…c’est
au Tchad que Sarkozy est allé chercher les membres de
l’arche de Zoé. » etc.
Les
tchadiens ne diffèrent pas des autres peuples.
Sauf peut-être par l’indifférence apprivoisée
actuellement. Ils ont dû défendre, à un moment de leur
histoire, l’intégrité territoriale face à un ennemi
militairement puissant.
Rares sont ceux qui peuvent se prévaloir d’un accomplissement
aussi héroïque. Donc, la révolution populaire tchadienne est
possible. En tout cas, moi, j’y crois.
Adji Tahir Balal
chafie@gmail.com
23/03/2008
La
Démocratie sans la Liberté de la Presse n'est pas une Démocratie
(Où
va le Tchad au 21 ème siècle sans la liberté de la
presse.)
Généralement
la liberté d'opinion et d'expression est considérée de
nos jours comme une liberté fondamentale à l'homme. C'est
pourquoi elle est citée à l'article 19 de la Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme comme suit: « Tout
individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui
implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et
celui de chercher, de recevoir et de répondre, sans considération
de frontières, les informations et les idées par quelque moyen
d'expression que ce soit. »
Nous
pouvons dire de même, dans la déclaration des droits de l'homme
et du citoyen de 1789 dans son article 11 comme suit: « La
liberté communication des pensées et des opinions est un des
droits les plus précieux de l'homme; tout citoyen peut donc
parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus
de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
La
constitution tchadienne de 31 mars
1996 a
réservée une large place à la liberté fondamentale des
droits de l'homme tout en tenant compte de la Déclaration
Universelle des droits de l'homme de 1948 et de la charte
Africaine des droits de l'homme et des peuples.
La
liberté d'expression vaut non seulement pour les informations ou
idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives
ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent
ou inquiètent: ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et
l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de " société
démocratique. "
La
liberté d'expression dans beaucoup de pays est bien souvent la
première des libertés éliminées dans les régimes
totalitaires. Depuis la fin du XX ème siècle, l'apparition de
modes de communication de masse comme l'Internet et la difficulté
des états et du droit à s'adapter à de telles évolutions
techniques ont remis sur le tapis les problèmes comme le contrôle
d'Internet et la liberté d'expression au Tchad d'une part et
éventuelles mainmises sur celles-ci d'autre part.
Les
tchadiens ne demandent seulement de nos jours que la presse soit
libre, mais aussi qu'elle soit mise au service de tous les
citoyens tchadiens. Comme l'écrit d'autre part Bernard Voyenne
dans le Droit à l'information: « Après le droit à vie, à
la santé, à l'éducation, à la participation et sur le même
plan parce qu'il les conditionne tous. Le droit à l'information
doit s'inscrire parmi les droits fondamentaux de la personne.»
Généralement
dans notre monde moderne du XI ème siècle, la définition la
plus simple de la communication est l'acte de transmettre
seulement des informations, des idées et des attitudes d'un
individu à un autre; car le besoin de communiquer avec son prochain
est aussi fondamental que la nécessité physique de se nourrir et
de s'abriter. ( beaucoup de tchadiens ne mangent pas bien sans être
informés de ce qui se passe dans leur environnement.)
C'est
pourquoi dans notre monde moderne, on dit que les libertés
fondamentales d'une société démocratique sont la liberté
d'expression, la liberté de la presse, la liberté de réunion et
la liberté de pétition. Les autorités tchadiennes doivent
comprendre que « la Démocratie sans la Liberté de la
Presse n'est pas une Démocratie.» et la presse ayant cessé d'être
l'instrument d'expression des seuls dirigeants ou gouvernants, est
plutôt devenue de nos jours un forum où circulent certes,
librement des idées et des informations à l'usage des gouvernés.
Il
y a cinq siècles que la presse écrite et parle ont eu droit de
cité...
Malheureusement
au Tchad des menaces réelles s'exercent souvent sur les libertés
fondamentales dont la liberté de la presse. Où va le Tchad au XI
ème sième sans la liberté de la presse et violation très
souvent des droit élémentaire des citoyens ?
Le
Droit de la communication-Presse-Ecrite et Audiovisuelle affirment
que " la liberté de l'information suppose à la fois, celle
de faire l'information et celle de recevoir l'information. Toute
personne doit pouvoir choisir l'information qu'elle désire et
doit se forger sa propre opinion à partir d'une information indépendante
de tout pouvoir et faisant état de toutes les tendances de pensées
et d'opinions. Nous pensons que le ministre de la communication et
porte parle du Gouvernement à la personne de HOURMADJI
MOUSSA DOUMGOR ne serait pas ignorant de l'évolution
technique et de la réalité de la presse étant lui aussi
journaliste !
Au
Tchad, la protection du secret de l'information interdit aux
journalistes de diffuser des informations qui compromettaient le
bon déroulement d'enquête et de l'instruction. Certains
magistrats tatillons, parlant de la préservation du secret de
l'instruction demande de " considérer le droit à la justice
comme une priorité absolue à assurer avant le droit à
l'information."
Après
un mois et quelques jours de blocus total sur l'information, de
couvre-feu, perquisition et d'arrestation arbitraire, l'état
d'urgence a bien été levé, le 16 mars, par les autorités de
N'Djamena. Le peuple tchadien a besoin d'être informé par
rapport à l'évolution de la situation sur le plan militaire et
politique surtout sur la disparition d'un opposant IBNI MAHAMAT
SALEH.
Malgré
la commission d'enquête a composante internationale décriée par
les défenseurs des droits de l'homme. Il faut dire qu'il sera
difficile de faire la lumière sur les événements, non seulement
des quelques jours de combats entre armée tchadienne et les
rebelles à N'Djamena, mais également pendant le mois de
non-droit qui s'en est ensuivi. ( couvre-feu).
Et
encore une fois de plus le peuple tchadien sera trompé de la
réalité comme était toujours trompé sur beaucoup de choses.
Plus d'un mois après le sauvetage d'Idriss Deby grâce au
soutien de l'armée française, le chaos régnait et règne dans
la capitale N'djamena et dans certaines grandes villes du Tchad,
les jeunes sont la cible des militaires tchadiens, certains jeunes
se sentent obligés de quitter le pays. Tandis qu'à l'autre bout
du pays vers la frontière du Soudan, les rebelles se réorganisent
pour marcher sur N'Djamena.
Bien
qu'en pleine recomposition, la rébellion est confiante rassemblée
dans l'Est du territoire tchadien, réarmée et formée par le
Soudan dit-on, elle règle ses problèmes politiques avant de
reprendre la route de la capitale N'Djamena, malgré la présence
de la force européenne de maintien de la paix, l'EUFOR. Mais le
gouvernement tchadien porte à croire que le Tchad se porte bien
et que le pays devient de plus en plus calme et crédible.
Cependant cette stabilité criée haut et fort est un silence
imposé aux citoyens tchadiens par une élite clanique et/ou
militaire compradore par des méthodes coercitives. Tout laisse
croire que le risque d'une explosion de guerre est prévisible aux
yeux de la communauté nationale et internationale.
Ainsi,
il ne sert de présenter seulement les faits comme tels et de
hanter les esprits. Il nous faut également trouver des portes de
sorties afin d'éviter une nouvelle tragédie qui serait sans
doute une apocalypse pour certaines ethnies à travers tout le
pays.
De
ce fait, nous demandons humblement aux autorités tchadiennes
d'arrêter avec la violation des droits élémentaires des droits de
l'homme et surtout la liberté de la presse.
Nous
osons espérer qu'à la lumière des écrits sur les sites, le
gouvernement saura prendre les mesures qui s'imposent pour créer
les conditions nécessaires à respecter au moins les droits élémentaires
des citoyens comme le droit à l'information.
Gaya
- Ple seïd de passage à Paris
bitkine2002@yahoo.fr
22/03/2008
Les
chefs rebelles ne livreront pas la marchandise
Rien ne laisse présager qu’à une hypothèse de prise du
pouvoir le 2 février 2008, les choses s’orienteront dans la
direction du changement
tant souhaité par la majorité des Tchadiens.
L’assaut sur la capitale, N’Djamena, a démontré avec
suffisance que l’ensemble des sacrifices consentis,
surtout en terme humain, n’était destiné qu’à conquérir le
pouvoir pour le pouvoir. Il est aujourd’hui connu de tous que la
véritable raison qui a conduit à l’échec de cette opérations
n’était autre chose que le fauteuil présidentiel. Chacun des
chefs impliqués, s’attribuait
un mérite factice à vouloir l’occuper en premier,
donnant ainsi, à la France et au gouvernement en place, le temps
et la légitimé de desserrer
l’étau pour renverser la vapeur. Et Ça, ce n’est que
le bout de l’iceberg de toute la mise en scène.
Pour
ce qui concerne la véritable motivation des chefs à entrer en rébellion,
qui ignorent que la cause
principale n’était rien
d’autre que la récolte de ce qu’ils ont semé lorsqu’ils étaient
encore faiseurs de roi. Si le pouvoir qu’ils ont décidé de
combattre par la suite
est jugé être à la
dérive, c’est aussi quelque part, le fruit
de leurs œuvres propres. La preuve est que, même si, dans
la conduite de certaines affaires de l’État, le devoir de réserve
s’impose à un
membre du gouvernement, celui-ci dispose tout de même, d’une
bonne marge de protestation et de dénonciation.
Nul n’a osé dénoncer quoique ça soit de grave, ne
serait-ce que par une simple démission comme le feu Youssouf
Togoimi à dû le faire. Ce geste a valu, à ce dernier, de son
vivant, l’admiration de ses concitoyens du nord comme du sud, au
point où peu sont ceux qui éprouvaient d’objections
à le voir aux commandes du pays. Mais, pour les
autres qui prétendent
apporter un changement aujourd’hui, sur quelle crédibilité
doit-on s’appuyer pour leur
faire confiance? Est-ce, sur le patrimoine personnel accumulé
durant leur exercice des fonctions de l’État? Ou sur
l’idéologie de
l’appartenance ethnique en culture?
Au
début des années 90,
la volonté du régime en place de changer le cours de
l’histoire de notre pays, semblait
avoir une connotation réelle. L’engagement
pris par le président d’instaurer un État de droit
apparaissait sincère. Le dérapage n’a
pris forme que plus tard. S’il
est vrai que, d’une
part, le chef de l’État
a pris goût
aux fastes du pouvoir
et ne veut pas lâcher prise au fort prix à payer, d’autre
part, et c’est là que le bas blesse, il est
entouré , comme on le dit chez nous, par des compatriotes qui
avaient la prétention
de lui indiquer « le droit chemin ». Un
droit chemin qui allait
sacrifier la vraie
alternance démocratique,
gage du développement et du progrès, pour
la substituer
au mieux , à une alternance de
façade ou le pouvoir ne changerait de mains qu’entre les
membres d’un clan ou d’une clique et au pire, par la
confiscation déguisée du pouvoir. La droiture de ce chemin, nous
a dirigé directement dans
l’apocalypse actuelle où les institutions de la république ne
sont plus que la
coquille de leur raison d’être et
le peuple abandonné à son
triste sort. La plupart de ceux qui ont contribué à l’initier,
se retrouvent dans un
maquis qui ne cesse d’embarquer et de martyriser une jeunesse innocente,
en perte de repère.
Peu de temps après avoir battu en retraite, la rébellion unifiée
nous annonce sa dislocation. Elle s’est écroulée comme un château
de cartes. Il faut dire que c’était prévisible pour les plus
éveillés d’entre nous, puisque la motivation réelle à la
base, n’était pas
animée par le désir sincère d’éradiquer
la souffrance d’un peuple à
l’agonie, en proposant un projet de société bien ficelé, mais
plutôt, de renverser un
régime qui ne répond plus
à leurs aspirations personnelles.
Fait surprenant, même à l’intérieur d’une même faction qui
parait, de prime à bord, solide, des alliances se font et se défont
laissant transparaître des tensions
aux origines purement égoïstes et ethniques. Ainsi, on
assiste à l’apparition d’une pléthore de groupuscules dans
le paysage, chacun comprend essentiellement des compatriotes
originaires d’une même région ou ayant des filiations
parentales ou encore des affinités ethniques. L’évolution est apparemment
bien réelle. De la doctrine du régionalisme
«Sud-chrétien, Nord-musulman » imposée et qui a
conduit à un résultat
catastrophique, nous voilà rendu,
et tenez-vous bien, à
la doctrine du clanisme
caractérisé dont personne ne
peut prédire le résultat.
ADJI TAHIR
BALAL
22/03/2008
Pourquoi
doit-on croire que toutes les luttes sont légitimes ?
La remarque « ce site ne publie pas des
agressions personnelles », est une «belle bêtise »
qui explique en grande partie la multiplication des sites Internet
Tchadiens, que j’encourage d’ailleurs au passage. Certes, le
refus de publier l’article de tel ou tel, La censure colorée à
la haine tribale, ou l’affinité imposée par les menaces de répression,
conduisent naturellement les autres à créer leurs sites ou leurs
blogs, afin d’exprimer librement leurs idées sur les Hommes et
les faits qui les entourent ou qui les influences (Je reviendrai
plus en détails sur le fonctionnement des sites Tchadiens dans un
prochain article). Il n’ya jamais de vie privée au sens le plus
noble du terme pour ceux qui aspirent jouer des rôles publiques.
C’est pourquoi Abdelwahid, Djondang, Timan, Soubiane, Nour, Kamougué,
Salibou, Deby et les autres doivent être critiqués ; ils
doivent en retours l’accepter ou le démentir.
Aussi longtemps qu’une tribu tchadienne considérera
une autre de peureuse, d’esclave, des sous hommes, etc.…,
la guerre ne finira pas au Tchad. Oui ! Tant que
l’oppression, la discrimination et l’humiliation
constitueront les principes de la gouvernance de
n’importe quelle société, il est illusoire d’attendre la
paix au rendez-vous, et cela prendra le temps qu’il faudra.
Je ne me permets pas de répondre à qui que ca soit,
car j’estime qu’a un certain niveau, il ne reste aux Hommes
que cette liberté de se prononcer, de disserter, d’évacuer
tous ce qui fourmillent en eux, tant la situation de notre pays
l’exige, ou, dans une certaine mesure l’impose. J’ai lu avec
une extrême concentration l’exposé très coriace de notre
compatriote Lyadish Ahmed ou ses commentaires sur le « le
cancer Tchadien » de François Soudan. Mais j’avoue très
honnêtement ne pas comprendre l’objectif de la démarche. Je
souhaite donc que les autres la comprennent dans le bon sens,
comme je m’efforce de le faire en toute franchise. Pour autant,
je ne me dérobe pas de la pertinence de sa réflexion lorsque
j’exposerai ma modeste compréhension de la même situation.
Il est universellement admis qu’on ne naîtra
jamais grand, et cela est valable pour les mots et les idées.
Jusqu'à preuve du contraire et dans une certaine mesure, les plus
petits finissent par être grand. Je suis conscient qu’il y a
vingt ans, il était inconcevable que Lyadish critique une règle
de droit, mais aujourd’hui, il est inadmissible de l’en
estimer incapable. Le temps et ses efforts ont sûrement eu raison
de la connaissance. Transférer cette réflexion à la vie des
nations, la différence du processus doit être fondamentalement
mineure.
Nous
ne refusons pas aux autres le droit de critiquer les Hommes ou
nous même ; nous ne dénions pas que nous avons des
insuffisances comme ceux qu |