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  Forum Actualités

Thème: N°1  «Les Sujets d'Actualité»

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10/05/2009
Des condamnations à deux vitesses

Lettre ouverte au Secrétaire Général de l’ONU, aux Présidents de l’UA et de l’UE

Des condamnations à deux vitesses

Je suis un pauvre tchadien, vivant avec mois d’un dollar américain, dans un quartier reculé de N’djamena appelé Abena, dans la capitale N’djamena. Ma situation et mes préjugés sociaux ne devraient pas m’autoriser à m’adresser à des éminentes personnalités comme vous mais l’homme prend parfois des risques et des ambitions pour affirmer sa dignité et réclamer son existence sur la terre, en dépit des considérations sociales, ethniques et économiques.

Chers excellences, aviez vous condamné l’agression venue de l’extérieur lorsque Deby en 1990 faisait incursion au Tchad en provenance du Soudan pour venir déloger Hissein Habre ? Excusez-moi, un ami à coté de moi me fait savoir qu’à cette date, l’ONU, l’UA, l’UE n’étaient pas encore nées. Soit, mais revenons aux actualités.

Mes chers présidents et SG, où étiez vous quand Deby, après une décennie de pouvoir répressif, clanique décide de modifier la constitution pour rester indéfiniment au pouvoir ? la logique aurait voulu que vous condamniez de la même manière qu’aujourd’hui cet acte qui a généré des rebellions. Où étiez vous quand Deby organise des élections bidon avec des résultats préétablis ? vous vous souviendrez qu’aux dernières élections présidentielles au Tchad (2006), on a indiqué des taux de participation supérieur à 70% alors que tout le monde savait qu’une petite minorité des tchadiens seulement était sortie pour voter, à cause des séquelles issues de l’incursion de Mahamat Nour ?.

Où étiez vous chers excellences quand les administrations à la solde de Deby avaient déclaré en 1996 des résultats où le nombre de votants dépassait les nombre d’inscrits. Vous auriez du intervenir à ce moment là pour condamner ces actes qui étaient justement des bombes à retardement et dont les manifestations sont les actions meurtrières de l’UFR d’aujourd’hui.

Il en est de même pour la République du Niger aujourd’hui. Vos condamnations devraient avoir lieu maintenant mais pas après. C’est maintenant qu’il faut agir au moment où le président Tandja envisage de faire un referendum pour se permettre de rester indéfiniment au pouvoir alors qu’il a déjà épuisé ses deux mandats légaux. Quand le peuple nigérien ne saura comment réagir a une telle injustice car les élections dans nos pays pauvres sont des comédies où les résultats sont connus d’avance, certains prendront les armes comme les touaregs pour contrer la puissance du pouvoir. Vos condamnations à ce moment tardif ne seront pas crédibles car vous ne traitez pas les maux à leurs sources mais vous vous occupez de juger les conséquences.

Où étiez vous chers Présidents quand des avocats et magistrats ( A l’exemple de  Maître Behidi) se font assassiner lâchement par Deby et ses proches par ce qu’ils ont eu le tort de faire leur travail, rien que leur travail.

Où étiez vous quand, un démocrate au trempe de Ibni Oumar qui réfutait la violence a été assassiné gratuitement par Deby et pour lequel aucune suite n’est envisagée ?

Où étiez et êtes vous maintenant quand Deby oppose à la bonne gouvernance une gestion clanique et corrompue  par ses  parents, ses proches ?  lors de vos missions au Tchad, avez-vous pris quelques secondes pour réfléchir sur les origines ethniques et les colorations politiques des personnalités que vous rencontrez au  nom de la République très très démocratique du Tchad ?

N’avez-vous pas lu les rapports des missions FMI/BM sur la gestion opaque des importantes ressources pétrolières par Deby et ses parents ? Ne Savez vous pas  pourquoi la Banque Mondiale s’est retiré de la gestion du pétrole au Tchad alors qu’elle en était l’initiatrice ?

Qu’attendez vous pour condamner cette mafia tchadienne ?

Savez vous qu’aujourd’hui des dignes fonctionnaires à qui on refuse les évacuations sanitaires meurent bêtement de leur maladies alors que des proches et parents Deby bénéficient par dizaine  de ces subventions non pour aller se soigner mais pour faire du pur tourisme ailleurs ?

Savez vous que les cabinets privés  qui exécutent les marchés sur fond pétrolier sont à plus de 90 % propriété de Deby ou de ses proches, si ce ne sont pas les français de SATOM, SDV, et autres?

Savez vous qu’un jeune tchadien, aussi brillant soit-il ne peut accéder a une bourse d’étude à l’étranger tant qu’il n’a pas les parents dans la sphère présidentielle.

Saviez vous qu’au Tchad, le chômage a une coloration régionale et ethnique ?

Qu’attendez vous pour condamner ces faits, chers excellences ?.

Sachez une fois pour toute chers excellences, que l’usage des armes est le dernier recours du pauvre qui a usé toutes les voies. Le Président que vous soutenez ne reculera devant rien pour rester au pouvoir indéfiniment malgré son bilan catastrophique à la tête du Tchad. Les infrastructures nouvellement crées et chantés à longueur de journée dans les medias publics ne sont que des coquilles vides qui ne dureront que le temps de leur inauguration. Il se cache dernier une démocratie de façade pour piller les richesses du Tchad. Avec cette démocratie à la tchadienne, aucune alternance n’est possible ou envisageable. Aucun parti d’opposition n’a les moyens de faire la compétition avec Deby dans un contexte où les moyens humains, militaires,  financiers, matériels de l’Etat sont mis au service du seul Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir.

Ne faites pas semblant d’ignorer la joie qui a envahi tout le peuple à l’entrée des rebelles dans la capitale en février 2008 ? Ne jouez pas à l’hypocrisie du genre que Deby est le choix du peuple tchadien ? Tout le monde sauf la France et Bernard Kouchner en a assez de lui et de ses proches mais il s’impose par ses armes et par la volonté de la France. Il est vrai qu’avec les rebelles, rien n’est sur et on ne peut parier sur un avenir nettement meilleur mais sachez chers présidents que les tchadiens dans leur écrasante majorité ont besoin de changements. 18 ans de règne debyen : c’est trop. Le silence du peuple tchadien est le fruit du matraquage qu’il subit du régime actuel. C’est loin d’être une adhésion aux pratiques dictatoriales et mafieuses de Deby. Savez vous que même rester chez soi, taper sur les casseroles pour manifester contre la vie chère a été interdit au Tchad ? eh oui, des milliers de policiers ont été déployés dans la ville pour dénicher tous ceux qui oseraient frapper sur leurs propres casseroles ? c’est  malheureusement ça l’expression notre démocratie à la tchadienne.

Je pleure et je vous encourage, vous les plus grands hommes du monde à défendre la cause du peule meurtri et non de leurs dirigeants isolés ou régimes défaillants. Je vous encourage à être des ambassadeurs des sans voix et non des ambassadeurs de ceux qui vous reçoivent dans les salons fortement climatisés autour des tables garnies de vins, whisky et autres apéritifs ?

Ce n’est qu’en jouant ce rôle que vos institutions sortiront grandies et vous aurez la confiance de l’humanité entière. Si non, vous faites de la navigation à vue et vous transformerez par vos actes les peuples dépourvus en des terroristes ou des hors la loi. Questionnez vous sur les origines des tueries quotidiennes en Irak, Pakistan, Afghanistan, Palestine ?  Le mal a pris le dessus sur le bien quand les frustrations, les injustices  ont dépassé les limites du raisonnable.

Chers présidents, voila mes suggestions qui peuvent être considérées comme les contributions d’un très pauvre dans un pays très pauvre au bon fonctionnement des Institutions Internationales que vous dirigez. Prenez en et faites en bon usage s’il vous plait. Le Tchad n’est qu’un échantillon, et à travers lui, beaucoup de pays pauvres au Sud du Sahara se reconnaissent.

Veuillez agréer, chers présidents et Secrétaires généraux l’expression de mes considérations distinguées.

Daniel hongramngaye
BP 697412, Ndjamena Tchad
hongramngaye@yahoo.fr


09/05/2009
Quel Tchad...?

     Notre pays est riche mais appauvri par l'égoïsme, l'esprit clanique primaire, continue à vivre des moments sombres. Quelle guerre pour quel Tchad? Je suis un partisan de la paix mais lorsque tous les moyens d'y parvenir sont usés, lorsque le minimum du citoyen n'est pas assuré c'est-à-dire, la santé, l'éducation, l'autosuffisance alimentaire, le respect de la constitution, le respect des négociations politiques....et j'en passe; nous ne sortirons jamais de ce cycle infernal.

Aujourd'hui, que ça soit les forces
gouvernementales et de la rébellion, aucune solution crédible ne viendrait du bout du canon. Je mets le gouvernement et la rébellion dos-à-dos. Car, aucune de ces entités n'aime le Tchad et les tchadiens dans leur majorité. Le Tchad, est-il vraiment "maudit"? Pour quelles raisons ne peut-on pas construire un véritable état de droit? Mes frères et sœurs, il est temps qu'on ouvre vraiment les yeux, et changions de mentalités: on est tous pareils et différents. Tirons les leçons appropriées des erreurs du passé. J'exhorte la jeunesse tchadienne à se ressaisir et à prendre son destin en mains. Le jour viendra où chacun de nous se posera la question: qu'ai-je fait, qu'ai-je apporté de bien pour mon pays? Je vais être un peu dur avec la classe politique actuelle et d'autrefois. Vous êtes coresponsables du malheur de notre pays. Retirez vous de la scène politique et laissez la place aux jeunes soucieux du développement socio-économique et politique de notre pays. Le Tchad continue de s'enfoncer dans l'abîme. Ce qui est paradoxal, est que le Tchad est riche mais sa richesse sert non seulement à une classe politique teigneuse et incompétente mais à le détruire. Autre constat amer : le Tchad est un pays souverain et ne sera jamais la propriété des soi-disant: "pays de liberté", "de droits de l'homme", et des pseudo-démocrates à la tête de ce grand et beau pays.
Je finirai par une triste anecdote: c'était en 1992 à N'djamena, j'étais au chevet de l'un de mes oncles maternels agonisant. J'ai discuté avec lui de la situation catastrophique du Tchad. Etant malade et très lucide, il m'a répondu sèchement : "Moussa, mon fils, les tchadiens n'aiment pas leur pays. Ils s'entretuent comme des sauvages, des barbares. Si c'est possible, cherche toi un autre pays dans lequel tu pourras y vivre dans la paix et la sécurité". Je ne veux pas que mon oncle ait raison et continuerai de croire qu'un jour viendra où tout ira pour le mieux. Mais quand? quand? quand? ALLAHOU ALLAM! Qu'ALLAH bénisse le Tchad et  les tchadiens. AMINE! AMEN!...........

EDGARD MOUSSA TODJINOU
todjinou01_jh@yahoo.fr


14/07/2008
Le Tchad de 2008 n’est plus celui de 1979 !

L’article de notre ami et frère Mahadjir fils intitulé : Tchad: pas de problème nord/sud (Tchad Espoir 09/07/2008), et celui de Brahimy Mahamat Abdelkerim intitulé : Pourquoi les multiples tentatives des rébellions de l’Est du pays pour conquérir le pouvoir, échouent-elles?: Nous échouons parce que nous menons une politique d’exclusion (Tchad Espoir 10/07/2008), m’ont subitement rappelé que tous les tchadiens ne sont pas à la même lecture de l’Histoire de leur pays. Il est vrai que certains sont fort avancés, tandis que d’autres et pas des moindres, restent encore à la traîne dans leur vision globale. Ceci est très compréhensif, en raison des évènements qui ont le plus marqué certains que d’autres.

            Je me rappelle que, quand je menais des campagnes de sensibilisation auprès des milieux de la diaspora tchadienne en France ou ailleurs, dans les années 90, au titre des droits humains, j’avais parmi mes interlocuteurs de nombreux compatriotes exilés depuis les années 70 ou 80, au plus fort de la déchirure Nord- Sud. Il m’étais parfois fort difficile de présenter à mes interlocuteurs un Tchad qui n’était plus celui qu’ils avaient quitté pour l’exil, surtout en mal. Les valeurs de références n’étaient plus les mêmes. C’est pourquoi je ne suis pas étonné que des jeunes comme Mahadjir fils et ‘Aldo’ (alias ?), se tripotent encore pour certains fantasmes qui ont fait leur temps. Je me permettrai de m’en mêler pour apporter une partition différente avec un troisième œil sur le front pour percer dans la brume…

            On tombe dans l’erreur grossière quand l’on prend pour base de comparaison quasi-numérique les écarts entre le Nord et le Sud du Tchad. D’abord parce que ces deux entités sont des fictions politiques ne reposant que sur des mensonges ayant servi tous ceux qui voulaient du pouvoir d’Etat, selon la logique néocolonialiste française. On ne peut comparer que ce qui est comparable. A quel pourcentage de la population locale peut-on considérer qu’une région a beaucoup de ‘cadres’ ? Si ce critère n’est pas définit, la comparaison entre régions n’a pas son sens non plus. Ensuite, l’éducation scolaire et la formation professionnelle dans notre pays ont été tributaires de plusieurs facteurs : disponibilité et accessibilité du système, disponibilité des groupes cibles, politiques gouvernementales successives etc. Par rapport à cette dimension, l’on sait comment les choses ont évolué depuis Tombalbaye jusqu’à IDI dans tout le Tchad. Passons sur les détails…

Quarante huit ans après l’octroi de ‘l’Indépendance’ au Tchad, il est évident que les données en ressources humaines ne peuvent plus être pareilles à celles de 1979, année de la grande déchirure nationale. Il n’y a pas de région ayant développé ou confirmé une incapacité naturelle de s’instruire, comme il n’y a pas de région intellectuellement supérieure aux autres. Si non, le démontrer par une méthodologie scientifique et non par humeur et préjugé. Personne n’a favorisé le petit berger poète de Oum Chalouba, entré à l’école sur le tard (à 8 ans)  et ayant évolué loyalement dans le dispositif éducatif local, pour qu’il soit couronné major de la promotion nationale de médecins 2008 à N’djaména. Ce seul exemple devrait mettre un terme aux élucubrations de ceux qui se fabriquent des ‘complexes de supériorité’ fictives. Pour aller plus loin, c’était un petit ‘gorane’ qui fut aussi meilleur élève de la très sérieuse Ecole- Lycée Adventiste de N’djaména en 2007 !

Je ne cherche pas à flatter qui que ce soit, j’affirme simplement la vérité selon laquelle tout succès vrai est d’abord le fruit d’un effort soutenu. Tombalbaye ne disait-il pas : « Le progrès est le fruit d’un travail acharné certes, mais aussi d’une longue patience… Cette patience, persévérant dans l’effort est certainement la forme la plus haute de courage et de civisme… Dans l’œuvre humaine, il n’existe pas de miracles ». Et je serai d’accord avec Mahadjir fils que le spectacle de la jeunesse « sudiste » en perdition dans les rues des quartiers sud de la capitale, devrait faire réfléchir les adultes abonnés à longueur de journée dans les bars : « Tôt ou tard, le jour va se lever » dit la chanson, mais pour quel constat ?

Il faudrait plutôt plaindre le fait que nos ressources humaines valables sont gaspillées, toutes régions confondues, du fait des éléments suivants d’une conjoncture qui n’en finit pas :

-          La plupart des cadres tchadiens préfèrent rester à l’étranger pour servir d’autres Etats, parce que la vie est un enfer chez eux. D’ailleurs ils forment généralement la frange d’élite la plus opposée aux pouvoirs en place à N’Djaména ;

-          D’autres restent à l’étranger pour des raisons pécuniaires liées à leurs professions ;

-          Ceux qui restent au pays sont forcés d’entrer dans une tendance politique pour éviter la noyade sociale ou pour se protéger de l’arbitraire ;

-          Pour les cadres locaux, la misère, le mal emploi, le clientélisme ambiant sur les ‘postes juteux’, ces facteurs les font sombrer dans le reniement de soi et des valeurs de progrès et dans le parasitisme public ;

-          Les plus malchanceux prennent chaque jour le chemin des cimetières, vaincus par la maladie commune, par le désespoir et le laisser-aller ;

-          Certains, originaires du ‘Nord’ comme du ‘Sud’ étaient revenus avec de grandes ardeurs patriotiques, croyant être utiles à leur pays : c’est au pas de course qu’ils durent un jour tout abandonner pour l’exil, promettant de ne plus revenir dans ce ‘pays de fous’ ! Leurs projets et initiatives personnelles ou le petit patrimoine apparent qu’ils étaient censés avoir, leur causèrent des ennuis inacceptables dans une société normale !

                  Voilà, Mahadjir fils et ‘Aldo’ où nous en sommes ! Des ressources humaines gaspillées, des cadres traînant sous les arbres ou dans les bars à 10 h du matin. Une masse de jeunes diplômés qui attendent chaque année de savoir s’il y aura de la place pour eux pour vivre dignement et travailler utilement dans leur propre pays victime ‘d’agressions’ depuis quarante ans ! Inquiétez-vous plutôt de la perte pour le Tchad que nombre de compatriotes médecins restent à l’extérieur, pendant que leurs proches meurent comme des mouches faute de personnel médical ? Je suis sûr que mes deux compatriotes, en cas de besoin, se soucieraient davantage de la possibilité de recevoir les soins appropriés dans n’importe quel centre médical, que de critiquer le fait que ledit centre serait tenu par un ‘infirmier’ médiocre ou douteux originaire de telle ou telle région ? Car le revers de cette hémorragie de ressources humaines, c’est l’aggravation de tous les indicateurs sociaux à l’ère pétrolière, par rapport à l’ère cotonnière précédente.

                  Si l’on voulait enfoncer le clou dans la plaie, l’exemple du Mayo Kebbi est  parlant : c’est la région la plus peuplée avec plus d’un million d’âmes. Elle a aussi des cadres de valeur en grand nombre. Elle a toujours défendu la loyauté et l’humanité en servant de refuge tampon à toutes les communautés menacées du Nord et du Sud, lors des folies meurtrières qui secouèrent le pays. Malgré cela, elle est la plus mal récompensée avec la plus faible représentation aux postes décrétés et dans les projets de développement, en terme infrastructurel, etc. Et pourtant, elle n’est en rébellion contre personne ! D’aucuns prendront les cadres mayo-kebbiens pour des idiots polis, à cause de tout cela. Ce n’est que la sagesse et l’expression d’histoires et des cultures fortes, prohibant l’aventurisme, le désordre et la mendicité. Ces valeurs ne sont-elles pas aussi partagées par les autres régions ?

                  Occasion de réagir à une partie des propos du frère Brahimy. Je ne me prononcerai pas sur votre appel aux ‘nordistes’ de faire leur mea culpa envers les ‘sudistes’ aux seules fins de gagner le pouvoir ou un ‘changement’. C’est au FROLINAT et à ses écoles ségrégationnistes qu’il faille s’adresser courageusement et honnêtement. Je m’attarderai plutôt sur vos inquiétudes concernant le dépeuplement de certaines régions du Nord à cause de la rébellion « nord- nord » que vous dénonciez, et des risques de perdre face aux sudistes quand viendra la normalisation générale par le suffrage universel direct. Avant de viser le suffrage universel et l’agiter comme une menace prochaine pour les nordistes (ce qui est faux !), il faudrait d’abord se poser la question de savoir avec quelle population fera-t-on du développement local dans ces régions ravagées ?

                  Où trouvera-t-on le moment venu cette main d’œuvre locale pour réaliser les infrastructures communautaires, pour développer des industries extractives d’envergure (pétrole, uranium, etc.) et bénéficier des 5% ? Ira-t-on ressusciter les ‘martyrs’ des guerres absurdes actuelles pour un pouvoir aléatoire ? Elites du BET et du Biltine : si vous n’arrêtez pas maintenant avec la violence caractérisée, vous risquerez de faire de vos régions à moyen terme des zones de repeuplement pour des populations allogènes venues de partout, du Tchad et de l’étranger, qui profiteront, sous les yeux impuissants de vos survivants mutilés et bannis, des immenses richesses de vos régions. Ce jour-là, certainement vous regretterez d’avoir perdu le temps à faire la guerre partout, pour rien ! Brahimy s’alarme déjà tandis que d’autres croient encore aux armes qu’ils n’ont pas fabriqué, qui n’ont pas empêché la pendaison de Saddam Hussein ou le suicide de Adolf Hitler. Ceux-là, s’ils savaient comment allait être la fin de leurs terribles aventures politiques, auraient donné tout l’or du monde au Bon Dieu pour changer leurs destins ?

                  Il est plutôt temps pour vous d’arrêter net avec la guerre! D’aider vos parents des terroirs à s’organiser en sociétés civiles de développement et de lutte contre la pauvreté, comme ces ‘sudistes’ parias ou ‘peureux’, comme les Burkinabés, les Maliens, ces Africains qui mènent la bonne lutte qui vaille ! Personne n’a le monopole de la bravoure ! Si nombre de tchadiens n’ont pas choisi la voie ‘guerrière’ ni de la vendetta, ce n’est pas parce qu’ils manquent de traditions redoutables dans ce domaine, mais parce qu’au final cela n’a pas de sens entre les fils d’un même pays. A moins que ce soit un moyen de perpétuer les haines et rancunes entre nous et qu’il ne soit plus possible à terme de se reconnaître fils et filles d’une même  patrie ? Personne n’entraînera ce pays à cette extrémité pour assouvir ses ambitions égoïstes de pouvoir, de richesse et de domination, personne ! Dieu est le Tout Puissant !

Enoch DJONDANG


07/07/2008
INTEGRISME, UN FANTASME SOURCE DE GUERRE CIVILE

            Suite aux événements douloureux, causés le fantasme de certains  soi disant serviteurs de DIEU dans la région de KOUNO, il m’est semblé utile de rappeler  ces choses à certains de nos compatriotes, et aux pouvoirs publiques pour que plus Jamais, cela ne se produise.

            Une fois de plus, ils viennent de faire parler d’eux. Ils, les islamistes, sont longtemps au Tchad, et se donnent souvent droit à tout. Il suffit de faire un tour dans les quartiers nord de N’djaména pour le savoir. interdiction aux jeunes filles de s’habiller en pantalon, intimidation et confiscation du matériel des rare hommes d’affaire qui prennent le risque d’implanter des dépôts et débits de boisson dans ces quartiers, occupation de la voie publique et des allés des marchés aux heures de prière, menace de mort à l’encontre des rares « Kirdi » habitant ces quartiers les obligeant à quitter leurs domiciles, et tout cela sous le regard impuissant des gouvernants qui, dans les meetings, proclament haut et fort la laïcité de l’Etat.

            En dehors de ces empreintes des islamistes, ci-haut cités, on peut encore les voir à travers des mosquées construites dans des villages ne contenant aucun musulman, des prédications dans les marchés, les problèmes de places dans les transports en commun, comme si on était au temps de l’apartheid ou il fallait écrire  sur les transports, «  Muslim only et Christian only. »

            Aujourd’hui, ils sont allés plus loin, au delà des prérogatives non constitutionnels que leurs  accordent les pouvoirs publiques. Ayant pris plaisir du crime, ils ont décidé cette fois ci, de déclarer la «  DJIHAD » à tous ceux qui refuseront de dire  « Là Ilah, ilé, Allah………… Allah aléou Salam », Bref  massacrer au nom de ALLAH tous les non musulmans. Ainsi ils veulent faire de DIEU un chef terroriste  qui ordonne le massacre de tous ceux qui ne lui sont pas obéissant, et de l’Etat Tchadien, un Etat soutenant le terrorisme. Pourtant ce DIEU au nom duquel ils prétendent  tuer, se dit Miséricordieux dans le livre de référence de ces gerces.

            Pour l’amour du ciel, permettez-moi de vous le répéter ? ‘ DIEU n’est pas un bandit, ni terroriste, moins encore, un  criminel.’ Tuer en soi disant que c’est au nom de DIEU, est totalement faux et absurde. De même, la parole de DIEU demande aux hommes d’être soumis aux autorités, car toute autorité vient de DIEU. A César ce qui est à César. DIEU n’a rien contre le drapeau qui représente l’Etat, car c’est lui qui a institué l’Etat.

            Les autorités, arrêtez de faire deux poids, deux mesures. Notre pays est laïc. les voies publiques sont faites pour la circulation. N’amenez pas notre pays à deuxième guerre civile, ni un deuxième FROLINAT. Servez vous des erreurs du passé pour éviter les souffrances avenir.

            Pour finir je dis ceci : ‘L’islam en tant que religion, Oui, Mais l’islam comme idéologie politique serait la cause de la SOMALISATION future du Tchad.’

A BON ENTENDEUR, SALUT

NDAKMISSOU GEDEON, étudiant Tchadien à Yaoundé.
Tel : 0023774045118
E-mail : ndakmissou@yahoo.f


18/06/2008
Appel au calme et à la sérénité devant l’avancée incertaine d’une rébellion animée de desseins pernicieux appuyée par l’esclavagiste des temps modernes

Depuis quelques jours, l’Est de notre patrie bien aimée est le théâtre de combats et d’actes et crimes de guerre odieux commandités par le régime sanguinaire et islamiste du Soudan voisin. Devant cet état de fait, le peuple tchadien, son gouvernement et son armée se réservent plus que le droit pour interpeller l’attention de la communauté internationale notamment le conseil de sécurité de l’Organisations des Nations Unies ,l’Union Africain et autres de mettre en œuvre tout ce qui est en son pouvoir pour contrecarrer les projets cyniques du gouvernement du Soudan islamiste et de toute la communauté arabe ayant pour mission la déstabilisation du peuple tchadien. Et ce, en violation flagrante de toutes les règles de conventions internationales édictées en matière de maintien de la paix.

Le Tchad étant lui-même signataire de plusieurs accords de défense mutuelle avec la plupart des pays de la sous-région et ceux de la planète tout entière, exige des pays proches et lointains de voler en son secours dans ces circonstances difficiles comme l’exigent la tradition et les préceptes de l’humanité planétaire.

De surcroit, nous attirons l’attention de tous les peuples épris de paix et de justice sur le fait que le combat mené par des bandits et mercenaires  à la solde de l’étranger est loin d’être celui du peuple tchadien amèrement touché par une guerre d’annexion antérieure semblable dont les stigmates sont encore visibles.

Frères et sœurs, soyons calmes et sereins devant l’évolution de cette situation qui n’est pas du tout nouvelle et  envisageons la réunion de toutes les voies et moyens pour courageusement bouter hors de notre territoire ces tchadiens renégats aux intentions maffieuses et la soldatesques avinée du régime internationalement vomi du Soudan. Nous  l’avions merveilleusement fait  quand il s’est agi des libyens, du colonel aux petits pieds Kadhafi  et de ses acolytes ; alors rien ne nous empêche d’en faire autant aujourd’hui. Peuple tchadien, par ironie du sort nous voila une fois encore dans la même situation devant laquelle Goukouni et ses confrères nous placèrent il y a 28 ans. Mais, Je suis pondéré et confiant que nous sortiront victorieux de ce combat que notre voisin de l’Est nous impose de façon honteuse au sens moderne du terme. Avec l’abnégation et la détermination légendairement reconnues  à notre peuple, il n’y a pas l’ombre d’un doute Hassan Oumar Abéchir et ses compères seront repoussés d’une manière vaillante au-delà des confins nationaux.

Le peuple tchadien vaincra ! Le peuple tchadien vaincra ! Le peuple tchadien vaincra !

Je vous remercie.

Ali Souleymane
gkambi@yahoo.fr


9/03/2008
Mahamat Nouri: l'homme qui transporte deux fois la
guerre dans une paisible capitale

Ndjamena n'a jamais été aussi paisible et prospère que ce jour du 12 Février de l'année 1979 où Nouri, pour déstabiliser la nation tout entière, réveilla ses congénères endormis et retardateurs pour dresser le chat contre le chien et ainsi mettre notre chère patrie en feu et en sang avec la seule mission d'assouvir ses desseins mesquins et sempiternellement pernicieux. Et hier encore, vingt et neuf ans après, pour des intérêts qui apparaissent tout clairement sordides et désintéressés à notre humble et solidaire
peuple, le faux général de Deby et ses hommes, si nostalgiques, friands de leur passé et goinfres de
posséder un pouvoir dont ils peuvent en être les seuls possesseurs et/ou ils peuvent enfin devenir de simples ignares renards dans un poulailler horriblement libre, ont failli envoyer neuf millions de tchadiens à une mort qu'ils étaient loin d'en faire une option.
De leurs macabres mains, ils veulent tout détruire, avec un ancien facteur à la tête, avec la rare et barbare simplicité tout leur semblait aussi facile que déchirer une enveloppe aux fins d'en découvrir les
entrailles sans aucune impunité.

Par ma voix, la diaspora tchadienne dit merci, merci et mille fois merci à notre peuple qui a su avec
perspicacité écarter le danger qui a voulu peser sur ses épaules. Par-là nous déduisons que nous sommes un peuple libre et indépendant au dessus de la mêlée des divisions tribales, clanique, ethnique et ointes d'opprobre de tous genres.
Et nous disons à NOuri et tous les autres divisionnistes-opportunistes d'aller mordre l'insaisissable poussière des ouadis.

Ali Souleymane votre frère

O pays mon beau peuple!


9/03/2008
Tchad : notre avenir dépend de notre façon de penser

L’avenir du Tchad est remise en question  parce que les fils du Tchad sont incapables de s’entendre sur aucune chose ; mal entente qui les pousse à faire recours à la violence et à l’oppression qui n’engendrent que la haine, manque de confiance entre les fils de ce beau pays, dans les affaire de l’état, donc exclusion, corruption, détournement de fonds publics. Violence+haine= chaos, implique un état sans avenir, c’est ce qu’on affirme avec tambour et trompette. Quant a l’origine de cette mentalité animale, des analyses très peu scientifiques nous enseignent que : des les premiers jours de l’indépendance le choses ont mal commencé. Certains vont jusqu'à dire  que c’est plutôt Toumai qui était maudit et la suite est tout à fait logique. Sans adhérer à cette conception fataliste on peut se poser la question suivante :Si  du feu Tombalbaye à Idriss, les choses sont les mêmes : mauvaise gouvernance, la corruption, exclusion dans les affaires de l’état, manque de confiance, n’est il pas raisonnable d’affirmer que touts les tchadiens ont cette même mentalité ?


Quelque soit les causes, il est claire que les résultats ne plaisent à aucun tchadien.
Comment changer les choses, comment faire pour que notre pays marche ? Les historiens affirment qu’ils faut s’en servir du passé pour construire le pressent, moi je suggère qu’on oublie définitivement notre passé, ceci implique cesser de chercher le responsable du mal à l’origine, donc chacun de nous doit se sentir responsable jusqu’au coude et on commence à zéro. Une pensé drôle !peut on se déclarer coupable d’un crime qu’on pas commis ? Oui pour moi c’est un choix entre vivre ce que nous vivons aujourd’hui pour toujours ou se sacrifier pour que les générations futures vivent  dans la paix. Donc c’est un bon choix car le mauvais choix est  l’absence de choix .mais ce choix ne satisfait pas tout le monde pour le moment  car : permettez moi de schématiser le Tchad de la façon suivante : il ressemble à un avion de ligne en panne en pleine altitude dont les pilotes et les techniciens sont en conflit. Les techniciens ne veulent pas mettrent leurs connaissances au service de l’avion en panne parce qu’ils détestent les pilotes pour son non collaboration. Les pilotes ayant compris les intensions de techniciens, ne veulent laisser aucune chance à ces derniers jusqu'à crache de l’avion car ils auront peut être la chance de s’éjecter. Alors les deux camps ont fait une erreur monumentale, ils ont oublié les passagers et c’est ces derniers qui seront les plus perdant et l’avenir aussi dépendra d’eux !!C’est assez sérieux, par l’amour du tout puissants ces deux camps doivent  dépasser leurs intérêts personnels pour laisser la chance à ceux qui n’ont choisi cette tragédie.

Je s’excuserais au près de touts les lecteurs pour la non maîtrise de la langue de Molière car on est tous sans ignorer que l’art de s’exprimer n’est pas donné à tout le monde.

 

Mansour Hassan


                                           29/02/2008
           Le peuple se lasse de la persistance du mensonge criminel

La journée du mercredi a été un fournie en info sur le Tchad. Du côté de la population et de la puissance juvénile montante chacun retient son souffle pour lancer le grand ouf consécutif à la preuve de vie d’Ibni et de Yorongar. On espère beaucoup du passage furtif de Sarkozy et son épouse au Tchad. Mais enfin ! Faudrait-il en espérer grand-chose tant la rupture annoncée se fait la pire de continuité?! Sur ‘’itélé’’ on parle de Sarkozy à la revitalisation d’une démocratie moribonde. Olivier Bercault de Human Right Watch dénote lui une position floue de la France contrairement à l’Union européenne elle claire à l’endroit du gouvernement tchadien. Pour notre part il est clair que Sarkozy est dans sa logique de soutien continuel de la françafrique à Deby.

Pendant ce temps, le peuple est à l’affut du moindre signe de vie des opposants disparus. La journée est particulièrement riche en révélations mensongères, menaçantes ou utopiques. Le ministre Allam-mi aux Etats-Unis véhicule un message cahin-caha relayé au national par son collègue, le sinistre Doumgor. Le premier promet une intervention en direct de Yoro ce mercredi, le second tout en affirmant l’existence de l’opposant menace sur le site de la présidence ceux des compatriotes qui ont accusé le gouvernement à tort de repondre de leur acte. Cela sachant que face au gouvernement Deby le moindre acte de travers se paie de vie. L’utopie est celle du président français qui voit la solution dans une enquête internationale. C’est plus un divertissement qu’un élément nouveau. Pour le peuple tchadien cette visite n’a rien apporté.

Chers ministres : gouverner n’est pas mentir

Ce n’est pas à force de tuer le temps à bâtir des mensonges tous calibres qu’on restaure la confiance publique dans un régime criminel. Dites la vérité, assumez vos actes barbares ! Certes vous voulez gagner du temps en divertissant l’opinion publique. Mais la vérité est souvent comme une grossesse : soit elle est avortée, ou soit elle est mise au monde. Il est bien ridicule de persister dans les déclarations contradictoires qui du reste n’apportent rien de positif à votre gouvernance médiocre et à la nature sanguinaire du régime.

Monsieur Allam-mi,

Avez-vous déjà fini de justifier de votre tchadienté auprès de monsieur Mayo ? Aujourd’hui je me demande si Mayo n’a pas au fond raison quelque part. A mon avis, il ne suffit pas d’avoir une mère du BET et parler gorane pour être tchadien. Bien plus, il faut être sensible à la cause des tchadiens. Alors que le monde entier s’apitoie du sort des tchadiens qui meurent ou disparaissent vous vous évertuez à justifier que les tchadiens sont heureux. Vous avez des enfants tout comme les opposants que vous détenez au cachot du désespoir ou pire que vous avez liquidé. Disparaissez dans de tels conditions, et revenez ne serait-ce que cinq jours plus tard et posez-en la question à vos enfants et aux vôtres. Si vous comprenez l’angoisse des enfants des opposants et des autres disparus, vous ménagerez vos propos. Du moins s’il vous reste une petite dose d’humanisme. Le peuple tout entier est resté aux aguets de la fameuse intervention en directe de Yoro. Que nenni ! Encore un bluff. Tenez vous bien on ne trompe pas indéfiniment tout un peuple.

Monsieur Moussa Doumgor,

Sur le site de la présidence du Tchad vous publiez un texte qui même dans sa version corrigée reste truffé d’erreur et de mots sautés. Peu importe quand un gouvernement a pour principe la médiocrité, même le peu d’intellectuel au service du mal se dévalue. Et quand le zèle se mêle à la passion on est plus ni intellectuel, ni logique. N’êtes vous pas frustré lorsque vous déclarez qu’une parente et le chauffeur de Yoro l’ont vu et ont témoigné, et qu’aussi des démentis fusent de tout bord ? Et pourquoi vous n’allez pas le voir vous-même et faire un discours clair et digne à la nation ? C’est quoi cette bouffonnerie éthylique ! Je me demande si l’on vous fouette pour que disiez certaines choses. Comme un psychopathe vous appâtez ceux qui se cachent pour de bonnes raisons dans le collimateur du vampire de Djambelbar « ils peuvent rentrer en toute quiétude ». Savez vous où se cache votre ex-épouse et ses compagnons de lutte pour le droits de l’Homme au Tchad ? Savez vous que le régime dont vous êtes le perroquet n’a aucune notion de dignité et droit à la vie ? Vous devez faire une cure psychanalytique pour vous défaire de votre syndrome de Stockholm.

Pire, vous menacez le peuple déjà traumatisé comme quoi « ceux qui ont accusé à tord le gouvernement et les force de sécurité…doivent repondre de ces accusation ». Monsieur Doumgor, allez brandir un couteau à un cabri mort s’il tremble de peur nous on se mettrait à genoux à votre passage. Votre régime est tellement criminel qu’aucune accusation n’est fausse. Tout ce que l’esprit humain imagine de pire trouve cause avec vous. Démontrez un seul contraire. Entre nous c’est la raison pour laquelle vos allégations contre le Soudan ne trouvent guère écho que chez Sarkozy. Comme si votre dieu Deby n’aurait pas assez tué vous lui aplanissez le terrain. A vous seul vous symbolisez la radio génocidaire mille collines rwandaise de naguère. Vous êtes bouffon public, faites-le, mais pas au prix du sang des tchadiens.

Gare chers ministres, la roue de l’histoire tourne. Sachez qu’un vent violent est entrain de porter la jeunesse. Il est plus fort que la colonne de 4000 rebelles, indestructible par les chars, avions, sukkoy, AML…, même l’armée française ne saurait l’arrêter. Cette jeunesse éclairée qui s’élève vous demandera des comptes. Son verdict vous serait peut-être insupportable, mais ce ne serait que justice !

Reconnaissance et soutien

Je voudrais remercier le président Sarkozy au delà du bilan maigre de la visite, pour la lumière faite sur la situation des opposants disparus. Sa suggestion d’enquête internationale relayée et appropriée par le gouvernement délinquant et déliquescent est la preuve de leur assassinat que nous attendions. Pour le reste feindre l’ignorance et l’innocence n’est qu’une misérable fuite de sa responsabilité. Quand on est fort, on tue c’est vrai au Tchad, mais on assume. S’agissant de la fameuse enquête internationale à présidée par Guelendouksia, non merci monsieur le président. Le Tchad connaît l’individu et sa marge de manœuvre face à Deby. Ne dévaluez pas le terme « international ». Si vous n’êtes pas en mesure malgré les preuves les plus tangibles…d’exercer la pression nécessaire, laissez nous porter nos deuils et nous libérer par le soin de notre propre détermination avec l’aide des vrais philanthropes.

Je remercie et soutien vivement les opposants qui ont refusé de rencontrer Sarkozy et Deby. Par ce geste fort suivi de votre lettre (CPDC), vous conscientisez la jeunesse d’une grande vertu. Même dans la faiblesse sublime, la liberté de choisir sa position face à quiconque reste une marque de DIGNITE. Vous avez dit « jamais sans les disparus ». De cœur et d’esprit je vous applaudi. Vous avez dit NON à Sarkozy, soumis Kouchner à vos conditions ; renforcez cette position digne.

Enfin, je voudrais saluer l’attitude digne de l’épouse d’Ibni Oumar. Femme, mère recevez mes compassions de fils d’une femme comme vous qui comprend et partage votre douleur. En refusant de rencontrer Deby sans preuve de vie de votre époux vous faites preuve d’une grande force face au mal. Vous avez refusé de serrer la main du diable. Restez sereine votre cause triomphera.    

Jeunes tchadiens, je ne dirais pas plus que le frère Ahmed Lyadish : aux armes ! Entrons en action. Mobilisons-nous, et vite. On doit se faire écouter du monde si non ce qui nous reste de parent passera. La démocratie est morte au Tchad. La bataille pour sa résurrection doit commencer illico presto. La disparition des deux légendaires opposants ne doit pas nous laisser indifférents.

Albert Tamwari.
Tschad - studendt
Hochenstrass 32T
Köln – Deutschlaand
tamwari@yahoo.fr


                                           28/02/2008
LA FAMILLE D ’IBNI OUMAR Mahamat Saleh n’est pas à vendre !!!

Le Tchad a été meurtri par ces dizaines d’années de guerres, de récession et d’enlisement dans la violence et la pauvreté. Une horde successive de dictateurs sans scrupules nous a gouvernés d’une main de fer avec les grâces du pays colonisateur. Nous avons tellement souffert et ce n’est pas le tchadien moyen qui le contredira. Des hommes se sont élevés pour lutter contre ces pratiques cachées sous le voile de la démocratie pour emmener le Tchad vers une ère nouvelle. Énième attaque de rebelles qui a endeuillé des familles entières et laissé d’autres dans le désarroi total. Sachez que ce n’est pas une fatalité. Des personnalités politiques importantes pour notre cher Pays ont été enlevées par les sbires de Déby dans le feu de l’action. Où sont-ils ? Que sont-ils devenus ? Peu de gens peuvent réponde à cette question. Déby a les réponses !


Le Président Sarkozy suivi d’une délégation des plus importantes s’est rendu au Tchad. Cette escale avait pour but d’élucider ces arrestations non moins arbitraires et lâches. Et le Président tchadien n’a pas tardé à s’engager pour mettre en place une commission d’enquête. Et qui la présidera ? Eh bien ce sera Nassour Ouaiddou : celui-là même qui en 2004 pour ceux qui s’en souviennent faisait une scène des plus avilissantes lors de la modification de la constitution dans l’hémicycle de notre chère Assemblée nationale en vociférant devant les députés et en sommant les opposants de quitter la salle s’ils n’étaient pas satisfaits. Monsieur Saleh Kebzabo lui suggérant de dialoguer dans la sérénité dans le même temps. Ce Président de l’assemblée corrompu et profane des pratiques de la politique et du bon sens pourrait mener une enquête ? Qui plus est une enquête internationale ? Je ne le pense pas ?

Nous en avons marre des mises en scène et des mascarades. Prenez vos responsabilités au lieu d’agir comme des marionnettes en usant de quelques prostitutions intellectuelles et marchandages divers.

Vous détenez les opposants politiques que sont IBNI OUMAR Mahamat Saleh et YORONGAR Ngarledjy.

Quant au soi-disant vœu de Déby de vouloir rencontrer les membres de la famille IBNI OUMAR. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne sommes pas des dupes encore moins ces gens que vous manipulez.


La famille d’IBNI OUMAR Mahamat Saleh et sûrement celle de YORONGAR Ngarledjy donneront de tout leur être et lutteront de toute leur force dans cette épreuve. Si vous avez des ennemis, nous n’en faisons pas partie. Notre ennemi à nous est celui des Tchadiens tout entiers, c’est toutes ces personnes que vous entretenez et qui ont détruit notre patrie à petit feu. Sachez que nous n’entrerons pas dans votre jeu de rôles et la « vérité » éclatera bientôt, vous êtes pris dans un cul-de-sac, la repentance existe alors prenez votre fierté en patience et cherchez à œuvrer pour la construction de votre pays au lieu de jouer des comédies sournoises qui ne règlent en rien les déboires de notre Nation.

Libérez Monsieur IBNI OUMAR Mahamat Saleh et YORONGAR Ngarledjy.

IBNI OUMAR Hicham


25/02/2008
Réaction suite à l’article : « Tchad : des Chrétiens dans la bataille ».

… « Les rebelles viennent du Soudan voisin dans les zones frontalières du Tchad, où vivent près de 250 000 réfugiés du Darfour, pour semer la terreur au nom de l’islam. »… Propos du Pasteur René Daidanso extrait d’un article  intitulé : « Tchad : Des chrétiens dans la bataille » paru le mercredi 20 février 2008 dans le Journalchretien.net.

Citoyen tchadien vivant en France, je viens de lire avec regret le  témoignage d’un frère tchadien, le Pasteur René Daidanso, qui se prononce au nom de sa foi. C'est désolant  de tenir de tels propos au nom de votre Eglise qui n'a pas besoin d'entendre ces amalgames. C'est dangereux de faire porter la casquette de l'islamisme à vos compatriotes en lutte contre la dictature qui s'est insidieusement installée dans notre pays.

Il y a parmi ces militants armés des musulmans mais également des personnes d’autres confessions. Je dois vous dire que tout musulman n'est pas nécessairement acquis à la cause des intégristes hélas combien nombreux parmi notre humanité. Par votre témoignage, vous êtes en train d'imprimer la peur dans l'imaginaire des âmes qui vous lisent. Mahamat Nouri, Timan Erdimi, About Mackaye, Issa Moussa Tamboulet, Ali Kedelaye, Adouma Hassaballah, Abakar Tollimi… ces principaux cadres des mouvements politico-militaires sont des Tchadiens issus des régions du nord et de l'est du Tchad. Ce sont des Tchadiens comme vous et moi. Ils ne militent pas pour la prééminence d'une chapelle. Cela n'a jamais été leur préoccupation et ce prétendu combat ne leur ressemble guère. D'autres avant vous ont cherché, en vain, à faire croire à certains esprits cette imposture d'un autre temps en vue de renforcer l'hypothèse selon laquelle notre pays est en train de basculer dans l’islamisme. Par ce témoignage vous ne faites que relayer les propos d'Idriss Deby et ses comparses. Idriss Deby, l’imposteur national, en utilisant cette stratégie croit pouvoir, en plus du soutien sans faille de son parrain Sarkozy, disposer d’une couverture militaire supplémentaire des Etats-unis qui ont juré, en installant leur base militaire au Mali, d’endiguer définitivement des prétendus groupuscules islamistes s’aventurant en Afrique sub-saharienne. Ce n’est pas une première venant de lui. En décembre 2007 lorsque les forces de la résistance nationale avaient investi les principales ville de l’Est, les mêmes accusations à l’endroit de l’Arabie Saoudite avaient alors fusé. Ces raisonnements sont dignes d’un régime aux abois.  Cette stratégie cynique de Deby et votre témoignage ne jetteraient-ils pas davantage de suspicions et de discrédits sur une partie de notre pays que certains esprits considèrent déjà comme un terrain de prédilection pour les islamistes de tous bords ?

Au nom de votre chapelle dont je salue par ailleurs les formidables contributions en matière de la quête d'une paix réelle au Tchad, il n'est pas opportun, à mon sens, de s'inscrire dans ces jeux dangereux  et qui ne sont pas sans conséquences sur l'avenir et le vivre ensemble dans notre pays. Notre quête de la paix ne peut se faire sans une recherche de vérité sur les choses telles qu’elles se passent. S’il vous plait épargnez-nous des propos qui ne peuvent que conduire à l’incompréhension, à l’animosité et à la haine… Les médias hélas participent dans une grande mesure à la désinformation sur les drames que traverse la population tchadienne dans son ensemble. S’il vous plait ne vous souscrivez pas à ces jeux en proférant des propos sans fondement et lourds de conséquences.  

Adoum Djibrine Haroun


22/02/2008
Le tchadien est-il un humain ?

Cette crise n’est pas la toute première que notre patrie a connue. Car l’homme tchadien est né et grandi dans des guerres multiformes.
Vu notre ingratitude, animosité, animalité, lâcheté, absence de patriotisme, le pays s’est retrouvé entre les mains de ces trois pays (la France, la Libye et le Soudan).

 La France :
Tout ce qui compte pour elle, c’est avoir à la tête du Tchad un homme lâche, dépourvu de tout patriotisme, un client d’armes par excellence et surtout un homme  facile à  manipuler corvéable a merci. Ainsi l hexagone qui soutient et maintient le tyran par son armée, continue  à semer le désordre et le chaos,  à encourager  la zizanie entre la population tchadienne.

 La Libye :
C’est une pure et simple vengeance. Elle veut coûte que coûte rendre la monnaie, l humiliation de son armée par les fans.
Pour cela elle utilise tous les moyens possibles, elle pousse de prime à bord les tchadiens assoiffés de pouvoir de créer des rébellions qui ne renferment que  parfois un seul groupe  ethnique. Ainsi de suite il y a eu ceux qui ont des problèmes personnels avec le Président, sinon les membres proches du président, les mécontents pour la promesse non- tenue lors  de la campagne présidentielle, et aussi les petits proxénètes  qui ont conduits chez Deby une nièce, cousine voire sa propre fille…,  et qui n ont rien  reçu en contre partie la somme escomptée vont rejoindre la rébellion. La Libye   fournira  des munitions aux  deux cotés  en jouant le rôle d’un intermédiaire qui cherche à instaurer la paix au Tchad. Enfin elle fêtera les morts des tchadiens.
Surtout le colonel mohammar al khadafi  a organisé une grande fête dans son palais pour les morts de (Hassan Djamous, Abdramane Darbay, Moussa Sougui ………..).Et elle continue toujours à jouer sur nous.

Le Soudan :
En vrai dire, le Soudan n’a aucun problème avec la population tchadienne, car il y a un nombre important des ethnies tchadiennes dans ce pays. Ils vivent en toute quiétude, en toute tranquillité.
Mais il y a eu  un différent entre les deux chefs d’Etats. Ce qui par la suite entraîna les deux pays à créer des situations dans les quelles nous nous trouvons aujourd’hui. Faire partir l’autre du pouvoir en utilisant tous les moyens possibles .c’est pour cela qu on a vu naître une multitude de groupes de rebelles tchadiens au Soudan et (MJE, MLS,…..) au Tchad.
Nous sommes tous conscients de cela et pourquoi nous ne voulons pas dire la vérité et réagir pour un Tchad nouveau sans haine, guerre, injustice, insécurité et un Tchad de fraternité.
Où sont nos écrivains, chercheurs, marabouts, pères, sœurs, pasteurs et associations pour le bien être du Tchad.

O peuple tchadien

Il est temps de dire non à la France
Il est temps de dire non à la guerre
Il est temps de dire non à la dictature
Il est temps de la justice et de la sécurité
Il est temps de s’unir
Il est  temps de s’aimer

 L’homme tchadien n’est pas ignorant  de tous ces maux et croise ses bras ! ? …

Abdallah chidi djorkodei
Etudiant en deuxième année d’informatique –électronique –électrotechnique –automatique
chididj@yahoo.


22/02/2008
QUELLE CITOYENNETE CES N’DJAMENOIS!!!!!!!!!!

C’est avec une grande désolation et tristesse que j’ai eu à constater les pillages et les vols commis par les N’djamenois durant le malheureux événement des 02 et 03 Février dernier.

En effet, durant ce triste événement ; nombreux sont ces faux et soit disant Tchadiens qui se sont mis au pillage systématique, en détruisant tout sur leur passage. Ils n ‘ont épargné ni bâtiments publics, ni les institutions de l ‘Etat, non moins encore les maisons des particuliers.

            A titre d ‘exemples, après ces scènes de pillage et de vol, les Ndjamenois n’ont plus reconnu le palais du 15 Janvier, notre symbole national, nous n ‘avons plus reconnu le ministère du pétrole, le building de Moursal, pour ne citer que ceux là.

Même les effets d’un ouragan du genre de Catarina ne causeront pas un tel dégât. Qu’est ce qui a poussé ces faux et soit disant Tchadiens à commettre un tel dégât que je qualifierais de crime contre soi même ? Pourquoi ???

            Ce pays appartient à chacun d ‘entre nous Tchadiens, et nous devons tous apporter notre contribution pour son développement ; et c’est ensemble que nous pouvons construire cette terre de Toumai.

            On ne peut avancer si d ‘aucun  d’entre nous n ‘attendent qu ‘une occasion inédite pour pouvoir piller et voler. Non.

Un bon citoyen c ‘est celui qui oeuvre à la sauvegarde des biens de la nation ; c’est celui qui apporte sa pierre dans la construction de l ’ édifice Tchadienne ; et non celui qui ne cesse de piller son propre voisin dès qu’il trouve une occasion, ni celui qui brûle des ministères.  

Il n’y a pas de mots pour qualifier ces actes dignes d’un autre age tellement que leurs dégâts sont énormes. Piller, voler, saccager, brûler, voila leur tactique. Mais pour quelle fin ? si ce n ‘est se détruire soi même ; le fait de piller et saccager les hôpitaux reviendrait à ce qu’ au jour où ces faux et soit disant Tchadiens tomberont malades, il n ‘y aura aucun médicament pour leurs soins. Donc leurs actes se verront retomber contre eux même.

            Le Tchad est à majorité Chrétienne et Musulmane, et ces 2 religions monothéistes interdisent le pillage et le vol, lors pourquoi ces faux et soit disant Tchadiens se sont autorisés un tel dégât ?

            Par cet article, je lance un appel solennel à toutes les institutions religieuses, à tous les dignitaires religieux de ce pays, Pasteurs et Cheick, Prêtres et Imam de tout mettre en oeuvre pour que dans les lieux de culte, on enseigne le sens civique, les choses qu ‘un bon citoyen devrait faire ou de ne pas faire. Que ces dignitaires religieux fassent des séries de campagnes de sensibilisation à travers les médias, les lieux de culte et de rassemblement.

            Que nos enseignant fournissent plus d ‘effort quant à l ‘éducation de nos enfants, quant au droit et devoir d ‘un bon citoyen.

            Nous ne pouvons développer ce TCHAD AL HABIB avec des citoyens ignorants et n ayant aucun amour pour leur terre. Point de développement avec des citoyens malhonnêtes, pillards et voleurs.

            Que l ‘on soit tous interpellés sur ce fléau ; alors accrochons nous et fournissons encore plus d ‘effort pour sensibiliser et éduquer nos concitoyens afin d ‘ éviter de tels fiascos.

VIVE LES TCHADIENS POUR QUE VIVE LE TCHAD.

BRAHIM MAHAMAT M.
babra84@yahoo.fr


19/02/2008
Ah, Dieu nous a sauvé donc ! La France a-t-elle raison ?

CMU : Coordination Militaire Unifiée, quelle superbe dénomination ! Les tchadiens étaient content d’entendre cela, certains s’apprêtaient même à vivre la victoire de la résistance face aux troupes de Deby. Des personnes disent qu’enfin, nous allons assister à une vraie coordination donc à une bonne victoire pour un changement meilleur. ERREUR, nous sommes naïfs, c’est du bluff, c’est une coordination de façade, l’objectif commun était de renverser DEBY mais âpres ce dernier c’est le CHAO. L’adage qui dit que les tchadiens ont la guerre et des divergences dans leur sang se confirme, bref, un peu.
Apres un parcours spectaculaire des rebelles vers N’djaména, qui a mis Deby et sa troupe dans l’angoisse total, âpres avoir encercle Ndjamena si j’ose le dire, tous les tchadiens s’attendaient à une victoire. Tout d’un coup une grande surprise : Timan proposait à DEBY une négociation et un délai de 24 h est donné. On se disait quelque chose ne va plus ! Quelle erreur fatale, ne savent ils pas que Deby n’est pas conciliable ? Ou bien faut il sauver son frère malgré qu’il est en difficulté et a longtemps marginalisé la rébellion ? C’est vraiment de l’amateurisme.
Deuxième erreur fatale, après le refus de DEBY de négocier, qu’est ce qui restait ? C’est évident son renversement est la seule solution. Une fois, une partie de la capitale prise, et à l’approche de la présidence, STOP, on demande encore le départ de Deby Dans l’amiable. On faisait confiance aux français. On acceptait l’idée de la France de rassembler les ressortissants européens. Quelle naïveté, les rebelles oubliaient que le temps qui coule construit peu a peu la fatalité !, quelle distance leur séparait de leur base ? Peut on contrôler la capital sans prendre l’aéroport ? Tout le temps est donné à Deby pour convaincre SARKO. A ce point là, Deby peut tout promettre même vendre la TCHAD. Le temps passe, Deby résiste, les français commencent à sentir que les rebelles sont loin de leur base, tous les scenarios d’affaiblissement des rebelles sont permis. Les rebelles affirment avoir contrôlé une grande partie de capital, mais pas un communiqué ! Quelque chose cloche, les chefs rebelles ont
repris avec leurs divergences. Le temps passe, Deby résiste, les rebelles divergent, le flou s’installe, certains rebelles fêtaient même la victoire. Tous les medias parlent de la résistance de Deby, les capacités des rebelles sont critiquées, la françafrique se met en marche, la France convint le conseil de sécurité et les résultats on connaît. Désolation total.
Les rebelles se replient, on va revenir, nous attendons les munitions, nous sommes à Mongo, nous avons mis en déroute les toroboros, nous sommes à Am-timan, Deby ne contrôle que la capital, Toutes les garnisons sont acquises à notre cause etc. pour finir nous sommes à DAR SILA. Quelques jours après, le manque de munitions est l’une de la cause d’échec, la France à participé aux combats du 2 et 3 février, nous sommes en retrait tactique, nous allons revenir.
Tout récemment, nous voulons un chef unique, c’est l’une des causes de notre échec, une colonne n’a pas respecté les consignes. Ensuite, nous sommes pilonnés chaque jour, on va à gauche, à droite, vers le sud, vers le nord, à 80 km vers le sud, l’armée ne nous laisse pas c’est pourquoi on bouge vers toutes les directions. Une débandade alors ! Quel plaisir pour Deby !
Chaque jour qui passe, les choses s’éclaircissent. Aux dernières nouvelles, sur les sites tchadiens, le torchon brule entre Timan et Nouri , Rien ne va plus entre les chefs rebelles.
Pour finir, ils disent : nous sommes incapables de passer un communiqué car on ne sait pas qui va le lire, etc…. c’est amer quand nous écoutons tout ça.
Les rebelles oublient qu’en donnant son avis sur les ondes sur leurs divergences, des conclusions se construisent sur leurs capacités à diriger le pays. Le monde sait que rien ne plus dans la CMU. Tous les tchadiens savent que c’est plutôt une guerre pour sauver son ethnie, pas les tchadiens. Le monde peut il faire confiance en vous ? Wait and See.
D’un autre coté, une vérité s’éclaircie sur le soutient de Deby à ses rebelles soudanais et la participation aux combats de ces rebelles soudanais contre les rebelles tchadiens. Il est clair que les deux chefs d’états soudanais et Tchadiens agissent par rebelles interposées. Deby dirige un pays, une république, la juridiction internationale lui donne une légitimité. Et vous rebelles, vous êtes soutenu par le soudan, pays islamiques, détesté par les grandes puissances, vous êtes considérés comme des terroristes ? à cela s’ajoute vos mésententes. Comment faire confiance en vous ?
En conclusion, c’est une coordination de façade, les intérêts ethniques restent, les visions divergent, le peuple est abusé, trompé. On se rend compte que si Deby partait, l’âpres Deby c’est le chao. Les rebelles vont se déchirer. Des questions se posent : pourquoi toutes ses destructions si vous êtes hypocrites ? Pourquoi tous ces morts si vous êtes égoïstes ? je ne crois pas à un changement. Si cela continue, le Tchad ira du mal en pire. A la question, la France a –elle raison d’intervenir, je réponds, avec les analyses des chercheurs de la CNRS, les informations venant du coté de la rébellion confirmant leurs divergences, la France a finalement sauvé le peuple d’une catastrophe, d’une guerre inter ethniques et sa présence est en partie justifiée.

Abdramane_seck@yahoo.fr
Ndjaména.


07/02/2008
Affres du Tchad perfidie de France

Le Tchad comme il est de sa tradition fait encore la une des médias internationaux par ses feuilletons macabres. Arche de zoé à peine oublié, place à la danse des canons et artilleries tous calibres. Les rebelles hostiles au président Deby ont lancé une grande offensive sur la capitale du Tchad. Ces genres d’incursions ne sont pas nouvelles et sont attendues de tout instant, tant la politique pratiquée par le régime en place les génère à cœur joie. Dans de tels contextes, la France par ses déclarations parfois contradictoires a des positions bien connues : accompagner le massacre comme au Rwanda ou massacrer par elle-même comme en Cote d’Ivoire. Malgré cela, tout le monde est prêt à faire confiance à cette France frivole et perfide.

Je ne suis ni rebelle, ni loyaliste pour un pouvoir pour le moins légitime, vomi par le peuple et qui n’a que la France qui le reconnaît légal et légitime comme Habyarimana de naguère. Cependant la récente actualité de mon pays ne me laisse guère indifférent tant l’histoire semble être bouclée. A tout moment, nous, peuples tchadiens sommes conviés à l’exode massif tantôt vers le Cameroun tantôt vers le sud. Ces chemins ont été ouverts depuis le 12 février 1979. Chaque fois le mouvement est renouvelé avec la bénédiction de la France qui, le moins que l’on puisse dire n’a jamais été solidaire du peuple tchadien. D’ailleurs de tradition la France n’adoube et ne soutient que les dirigeants mal élus, sanguinaires massacrant à grande échelle leurs populations, pillant toute économie de leurs Etats. On en sait assez à travers le génocide rwandais, Mobutu, la chute de Lissouba, le conflit angolais et dans les grands lacs…Etat fort corrompu, la France est cette chèvre qui broute là où sont attachés les moutons dictateurs africains qui savent bien la trimballer dans les ravins de la honte. Deby en premier lieu, suivi de Bongo qui en tire le meilleur pour son pouvoir à vie. Xavier Verschave nous en a dit plus dans son « noir silence ».

Je tiens singulièrement à m’adresser à cette grande et puissante France à travers son président, ses deux illustres ministres actifs sur la crise actuelle du Tchad, et au peuple tchadien. A l’heure où je saisi l’amertume qui sévit chez nous, le dictateur Deby qui tue, et pille seul veut mourir avec tous les membres du gouvernement et de l’opposition qu’il a pris en otage dans son palais encerclé par les rebelles. Reflex qui doit beaucoup signifier à la France sur son démocrate tchadien.

A la France : neutralité ou soutien, il faut choisir.

S’il est une coopération de toutes les discordes, c’est bien celle qui existe entre la France et le Tchad. Depuis 2006 alternativement sont évoqués les traités bilatéraux de 1976 et de 1986 avec d’aspects tantôt judiciaires tantôt militaires. Ces accords quels qu’en soient les termes sont souvent interprétés selon les circonstances et leur avantage pour la France. Maloum qui les signa jadis n’en a pas bénéficié, Goukouni n’en a jamais sollicité l’application, Hisseine Habré appuyé par la France contre Maloum n’en a pas bénéficié au moment de sa sortie ; Deby soutenu par la France pour la prise du pouvoir en bénéficie pour son maintien au pouvoir contre la volonté du peuple. Signalons au passage que la France est le témoin clé des pratiques dictatoriales des dirigeants tchadiens qui poussent à la rébellion de survie. La dialectique devenant : se rebeller et survivre ou se taire, subir et mourir. Aujourd’hui au prix de leurs vies les rebelles sont arrivés à la capitale. Comme il est de sa nature perfide, la France se livre à son jeu favori : neutralité pour le ministre de la défense monsieur Morin, et « soutien sans aucun doute » selon le ministre des affaire étrangères monsieur Kouchner. Déjà, qui suivre ? Rappelons que le régime Deby n’est légal, légitime et démocratique que pour la France seule grande puissance à le reconnaître comme tel contre les convictions de son peuple. A l’occasion de l’affaire arche de zoé, le peuple français n’a pas manqué de relever la honte pour le juge français de se laisser lier par des verdicts anti-démocratiques du dauphin français qui roule la France mère dans la farine. Si le peuple français aime la démocratie, pour nous peuples du sud, celle-ci étranglée depuis belle lurettes par les dictateurs à la solde de la France est plus que jamais nécessaire ; ne serait-ce que pour notre survie. Deby l’ayant compris nous l’a confisquée. Et quand l’on se bat pour ce bien précieux, la même France pactise avec le monstre pour nous broyer au nom d’une légitimité fictive et imaginaire dont elle est honteusement seule à reconnaître. Entre neutralité et participation, les rebelles sont bien naïfs de penser que la France serait neutre. Ce pays n’est pas la Suisse ! Jamais la France n’a été neutre dans le combat contre une dictature. Son reflex premier est souvent de soutenir tout dictateur pour mater son peuple si ce n’est massacrer directement par elle-même. Sans doute la France est pays le plus barbare de ce monde. Et les tchadiens doivent en être conscients. Voyez ce qui se passe : les rebelles entrent en capitale. Règle numéro un, extirper et évacuer les ressortissants de nations supérieures ainsi que les biens français. Secundo aider le dictateur à diligenter son carnage sang pur.

Monsieur le président Sarkozy.

Depuis la Roumanie vous affirmez le soutien de votre pays au régime selon vous légitime du Tchad. Vous ajoutez que dans aucun endroit du monde le pouvoir ne se prend par les armes. Votre affirmation date-t-elle de quand ? Pouvez-vous nous dire dans quelle partie du monde on se maintien au pouvoir par des armes tournées contre la population de laquelle le pouvoir est sensé émaner ? Savez que votre dauphin le général président a marché sur des centaines de cadavres en 1990 pour ce pouvoir d’où il voudrait à ces jours trôner à jamais ? En connaissez-vous un seul de ces sanguinaires parvenu au pouvoir qui l’a lâché par les urnes ? Monsieur le président pourquoi quand vos pions machiavéliques un peu partout disséminés en Afrique massacrent allègrement leur population vous êtes muet ; mais pour peu que leur fauteuil de tyran sont menacés vous réagissez à la seconde ? Le peuple ou le dictateur, on connaît votre position. Vous soutenez votre ami on le sait. De là à dire qu’il est légitime et démocratique. Pitié ! C’est honteux et ridicule pour l’homme à la tête de la grande France que l’on connaît. En tout cas c’est sans surprise car après avoir accueilli Kadhafi en défenseur des droits de l’Homme, quoi de plus normal que vous plaidez le dossier Deby devant les anges pour son entrée au paradis ! Monsieur le président laissez-nous aimer la France nation philanthropique des tous les temps ou lieu d’abonder dans sa métamorphose en nation meurtrière. Aujourd’hui vous alertez la communauté internationale pour la situation au Tchad c’est bien. Mais pensez alerter celle-ci pendant qu’on nous massacre pendant les contestations électorales c’est meilleurs.

Monsieur Kouchner,

D’abord à votre noble attention que Deby est à sa troisième élection volée et en passe d’un pouvoir à vie au bénéfice d’une constitution truquée et subtilisée et non deuxième comme vous le faites comprendre au peuple français. N’êtes vous plus le philanthrope chantre de l’humanitaire qui jadis quitta le confort français pour se consacrer à la cause biafraise ? Aujourd’hui vous soutenez un dictateur pour massacrer sa population. Regardez sur les rues de N’djamena les cadavres qui jonchent les rues ; ces nombreux blessés civiles que votre organisation MSF soigne (heureusement que vous n’y êtes plus en tant que personnel), enfin, comme vous êtes souvent en avion, jetez un coup d’œil sur le pont de Ngueli qui mène à Kousseri au Cameroun voisin. Vous devez sans doute applaudir votre protégé qui fait du sacré boulot comme le veut la France mère. 

A la question du journaliste sur votre éventuelle coopération avec les rebelles, vous dites cash que vous ne répondrez pas à cette question. Mais vous répondez quand même bien. Vous êtes, dites vous du « côté de la légalité sans aucun doute ». De quelle légalité parlez-vous monsieur le ministre ? Si c’est celle que vous avez organisé avec Deby en 2006 au mépris de ceux qui jonchent les rues ou les foulent pour se sauver sachez le, et dites le à votre président elle n’est pas légitime. Ceux qui savaient leur mort certaine à travers votre protégé n’y ont pas participé. Cela vous le savez aussi bien que tout tchadien.

Le conseil de sécurité dont vous êtes membre permanent quant’ à lui est bien en retard d’événement en ne vous autorisant que maintenant pour intervenir. Ne savait-il pas que bien avant vous tiriez des coups de semonces bien nourris par occasion ? Que vient changer cette autorisation ? Peut être apporté un peu de légalité à la barbarie française. Mais puisqu’on sait que vous avez toujours tué sans autorisation ça ne change rien. Heureusement que les autres Etats européens comprenant votre entreprise criminelle au Tchad ont refusé de participer à la mission Eufor que vous diligentez, qui n’est rien d’autre que votre ingérence à visage européen. Peu importe le masque vous êtes connus. Monsieur le ministre votre avènement à la tête du département laissait présager beaucoup d’espoir pour les peuples meurtris du monde. Mais aujourd’hui la désillusion est totale.

De ce qui précède un certains nombre d’attitudes conditionnant notre survie s’imposent :

Aux rebelles :

La France fait partie des objectifs militaires même si son ministre Morin soutien la neutralité de son pays. Neutralité qui même si elle est par ailleurs pensée vole en éclat avec le dangereux passe onusien. A des Etats comme la France on ne confie pas des blancs seings pareils. En tout cas la déclaration onusienne ne permet juridiquement rien car on sait que pour des pareils cas l’organisation prend généralement des résolutions. A défaut, c’est un acte inconnu. Donc sans effets juridiques. Si la France s’en sert pour nous tuer, on saura s’en prévaloir un jour. Indépendamment de cela il faudrait réglementer les activités des militaires français durant les hostilités. Ils doivent être sur place sur les lieux de leurs intérêts qui doivent eux aussi êtres immobiles. S’ils bougent, côtoient les rebelles, les survolent, les filment…alors ils deviennent des objectifs militaires à combattre. Ne faites jamais confiance aux français. Ils cherchent toujours à endormir. Si non comment comprendrez-vous que vous malgré que vous ayez assuré ne pas menacer ni leurs citoyens ni leurs intérêts, moins encore les anciens accords…ils vous fassent ce coup !

A la population civile.

Ne mourons plus jamais pour rien. Désormais en cas de pareilles guerres massons nous là où ils y’a des étrangers et des français. Ne laissons aucun avion décoller sans nous. On meurt tous ou on vit tous. Aucune vie ne vaut plus qu’une autre. Ils viennent chez nous faire fortune. Et quand le genre humain est menacé ils se sauvent par de grands moyens et nous on périt. Allons là où ils sont. Au pire des cas mieux vaudrait tomber sous les balles des français que sous celles d’un frère. Ne commettons pas l’erreur rwandaise. Quand la France exfiltre les siens c’est qu’un génocide est en vue ! Les ivoirien étaient il fut un temps la nation la plus française d’Afrique. S’ils ont décidé de s’en affranchir par des voies que l’on connaît sans doute ils ont compris quelque chose : le salut est une œuvre endogène. La liberté ne se donne pas. Ne l’attendons pas de la France ! Elle s’arrache.  

A la France.

Ne dérangez pas ce que vous ne pouvez pas arranger. Par pitié allez-vous-en ! Vos interventions n’ont rien d’humanitaire on le sait. Fichez nous la paix avec vos engins de morts. Vous serez un jour tenus pour responsable et complices des passifs criminels des dirigeants tchadiens. Si les rwandais ont du mal à prouver vos immixtions dans leurs morts. Nous on vous a à l’œil. Rien ne nous échappera. Wait and see !

Notre indépendance dans tout ça

La France parle encore de sa responsabilité ou de son rôle au Tchad dixit Sarkozy. Sa responsabilité vraie est celles des crimes commis directement par elle en appui à Deby, et de sa complicité avec ce dernier dans ses massacres. Pour le reste à ce que je sache le Tchad n’est pas la Corse, Mayotte, ou Guyane…c’est un Etat juridiquement indépendant. Si la France persiste dans son attitude méphistophélique avec son général président alors les ennemis du peuple tchadien sont ce duo axe du mal néo colonisateur. Peuple tchadien l’heure du combat de la liberté a sonné. Battons nous comme Dien Bien Phu, Algérie, et Côte d’ivoire. Arrachons notre liberté pour que nos survivants vivent mieux. Souvenons nous de nos slogans de bataille : jusqu’au dernier survivant ! La victoire ou la mort nous vaincrons. Montrons au monde que Deby et la France ne sont pas plus forts que nous.

Albert Tamwari
Tschad - studendt
Hochenstrass 32T
Köln – Deutschlaand.
tamwari@yahoo.fr


07/02/2008
Y en a marre!

Frères et soeurs tchadiens - seigneurs de guerre
Nous sommes décidément, les cancres de la mondialisation… Ni la Somalie, ni le Liberia, ni le Rwanda, ni la Côte d’Ivoire, ni le Kenya, ni l’ex Yougoslavie, ni même l’Afghanistan ou  l’Irak – tous entrés en guerre fratricide après nous, ne nous ont servi de leçon ! Quel gâchis...

Que voulons-nous exactement ? Avions-nous voulu le pouvoir ? Nous l’avons eu ensemble et/ou l’un après l’autre ! Avions-nous voulu les finances publiques en sus des ressources minières ? Nous les avons à souhait - pour nous seuls ! Avions-nous voulu les armes ? Nous les avons (bien souvent à tort) et en quantité… Mais tout ça pour finalement apporter quoi aux tchadiens - en termes de développement durable ? Que de la gabegie et de la destruction ! 

A quoi servons-nous donc exactement, quand partout dans le monde, les nouvelles exigences de la mondialisation réveillent les consciences par rapport aux forces et faiblesses du terroir ? Sommes-nous des robots spécialement « fabriqués » pour amuser les uns et les autres en nous entretuant ? A qui profitent de toutes les façons nos turpitudes ? N’avons-nous pas que seulement une à cinq têtes (absolument du domaine de la culture et du sport) inspirent l’admiration de notre pays sur l’échiquier mondial, et ce dans quelles conditions encore ? La danse du scalp, après avoir tuer et faire tuer nos semblables - est-ce ça notre stratégie en matière de développement durable ?

Au lieu de tirer vers le haut les tchadiens (en termes de connaissances et de compétences), nous sommes là, avec nos armes, à procéder au nivellement par le bas, et ce jusqu’à quand ? Y en a marre de votre ignorance, de votre égoïsme et de votre vanité… Allez-vous en au diable et laissez nous en paix, même si vous êtes des vampires génétiquement modifiés… Y en a marre voudrais-je dire, de votre barbarie, de votre allégeance au diable (qu’il soit français ou soudanais etc.) et de votre que sais-je encore…

Au service de qui vous êtes et au nom de qui, faites-vous entrer à grand coût, des armes au Tchad pour en faire finalement un tel mauvais usage ? Vous êtes manifestement les seuls à ne rien comprendre de la mondialisation pour être ainsi aux mains de nos concurrents et notamment, ceux de l’Union Européenne, de la Chine ou même du Soudan etc., des gadgets pour nous perturber dans le processus de développement de ce Tchad pour lequel tant de vies innocentes ont été sacrifiées par des bourreaux que vous êtes…

Pourquoi diable, nous sapez-vous le moral avec vos primaires désirs de domination et/ou de vous vengeance aveugle ? Nous avons tous perdu des êtres chers dans chacun de ces conflits que vous avez créés et/ou continuellement attisés, cependant nous n’avons jamais cherché à faire couler le sang de qui que ce soit, pour « mieux respirer à votre manière ». Bien au contraire, nous avons opté pour le travail qui seul libère l’homme, même de votre sale guerre ! Mais hélas ! Vous voilà entrain de mettre tout un peuple dans l’impossibilité de travailler… Y en a marre, allez-vous en au diable ! Ni Bardaï, ni Nokou, ni Koumra, ni Adré, ni Gounou-gaya, ni Bitkine, ni Maro, ni Moussoro, ni Bousso, ni Zouar, ni même N’Djaména et autres, ne peuvent objectivement vous accorder un seul titre d’honneur parce que vous n’y avez rien fait en matière de développement durable, et pourtant c’est aujourd’hui un critère incontournable pour faire de vous le « Grand Homme » pour lequel vous avez vos mains en sang et je me demande s’il en est ainsi de votre conscience (puisqu’il faut d’abord l’avoir).

Bref ! Que voulez-vous enfin ?

- Si vous êtes le Président Idriss Deby ou sa suite, sachez qu'après tout, c'est l'Eternel Dieu qui vous a placé là et vous y maintient toujours, et ce jusqu'à ce qu'il décide de votre fin. Cependant, puisque c'est lui qui vous a placé là, alors de grâce, pour son amour pour vous, faites le bien qu'il attend de vous, pour ce peuple qu'il vous a confié, sur les 1 284 000 km2.

- Si vous êtes Mahamat Nouri, ou Tom Erdimi ou Wadal Abdelkader Kamougué etc., sachez que Le Président Idriss Deby est toujours là au pouvoir parce que c'est Dieu qui l'a placé, et tant que vous voudriez en faire à votre tête pour le déloger comme si, lui l'Eternel Dieu qui l'a placé là, est un bon à rien, eh bien vous allez toujours tourné en rond, même jusqu'au bout des souliers de Icriss Deby sans parvenir à vos desseins.

Pourquoi vous-vous évertuez toujours à prendre le pouvoir par la force, alors qu'on sait très bien que c'est pour faire toujours mal?

Ce que vous ne comprenez pas, c'est que vous n'êtes pas des anges pour que Dieu vous envoient plutôt que X ou Y (je peux me tromper mais au demeurant, rien ne me dit le contraire au vu du sang que vous versé sans cesse) pour développer Le Tchad. Combien ne sommes-nous pas des tchadiens (du Nord au Sud), obligés de nous installer hors du pays, ne ce reste que pour pouvoir un tant soit peu, mettre en oeuvre les connaissances et compétences qu'on s'est sacrifié à acquérir dans les différentes facultés universitaires et autres entreprises? Pendant que nous autres, on s'évertue à rassurer nos confrères africains que le Tchad est entrain de sortir de la "zone de turbulence" et que par conséquent, certains de nos acquis (ONG, entreprises, etc) doivent - soit avoir leurs succursales soit leur siège au Tchad, vous autres, vous êtes là à détruire cette image de nos rêves. Y a-t-il seulement, depuis 1965, une journée sans rebelle au Tchad? Les grottes du BET par exemple, sont pris en otage sans que le peuple tchadien ne puisse jouir de ce prestigieux lieu touristique... Partout, ce sont les hommes en armes qui sont là, prêts à vous accueillir pour une "visite guidée" (ne me demandez pas comment, puisque je n'ai jamais osé - par risque d'arrêt cardiaque).

Le Tchad est de toute part, exploité, et ce de l'intérieur comme de l'extérieur, tant à travers les entreprises privées que par la Fonction Publique. Au lieu de faire la guerre à ces points critiques, c'est plutôt "lève toi de là pour que je m'asseye" que nous connaissons. Ridicules que nous sommes.   

FICHEZ NOUS LA PAIX, MERDE! 

Solngar Klamadji


07/02/2008
Une guerre pour obtenir une grâce présidentielle

Des morts, des centaines de blessés et des milliers des Tchadiens sur les routes.
Je viens de prendre connaissance de la dépêche de l’AFP sur la première déclaration de Deby après avoir été  mis en difficulté  par les rebelles et sauver par la France.
La principale information est qu’il pourrait gracier les membres de l’Arche de Zoé.
Cela suscite des questions si ce n’est des affirmations.
Il parait paradoxale que la France n’a bien voulu activer le levier des accords de coopération militaire qu’au moment où Deby était en état de faiblesse pour négocier avec la France après ces propos très durs dans l’épisode de l’arche de zoé.
Ces accords prévoient t’ils seulement sa mise en œuvre autour de la présidence tchadienne ?
A t’on laissé tuer et blesser des tchadien juste pour avoir une grâce présidentielle des français actuellement en prison ?
Est on à ce point inhumain en France pour tuer ou laisser faire une guerre afin de respecter des engagement du président français qui déclarait qu’il irait chercher les membres de l’arche de zoé dans tout prix.
Ce prix devait il être payé si chercher par des citoyens Tchadiens innocents.
La question se pose et une interpellation de la France doit être activé pour qu’elle s’explique sur le retard de l’activation des accords de défense et l’obtention probable d’une grâce quelques heures après avoir sauver le régime de Deby.
Tchadien mobiliser vous.
La liberté ne s’octroie pas, elle s’arrache.
Souvenez vous, les derniers événements coïncident avec l’anniversaire de la libération du peuple Roumain. Eux au moins ont eu le cran et par leur mobilisation ils sont aujourd’hui libres.

Djaldi Tabdi Ngassidi
Citoyen tchadien.  


29/01/2008
Qu’elle leçon peut-on tirer de la réponse du Président IDRISS DEBY ITNO au Comité d’Organisation de la Marche de Soutien de 5 janvier 08 en faveur de la paix.

Lors de la marche du soutien en faveur de la paix du 05 janvier 2008 à N’Djaména, le Président IDRISS DEBY ITNO a tenu un discours pour répondre au comité d’organisation de cette marche.
Tout a commencé par une minute de silence réclamée en la mémoire de nos martyrs en ce terme « Je voudrais une fois de plus vous demander d’observer une minute de silence pour ces valeureux fils du Tchad, qui ont consenti d’effort suprême pour la stabilité du Tchad, de l’épargne d’une guerre civile et de la « somatisation » ». Il est bon de saluer la mémoire de nos frères qui sont tombés sur le champ de bataille. Mais sont-ils les martyrs pour la défense de la patrie ou pour la défense du régime en place ?
Cependant la question reste poser sur le mot martyr qui pour nous la définition ne reflète pas la réalité que nous vivions car défendre son régime et les intérêts politiques d’un régime n’est pas synonyme de la défense d’une patrie, d’un intérêt commun comme le cas des valeureux combattants qui ont consenti d’effort suprême pour la libération de la bande d’Aouzou. Nos martyrs sont ceux qui sont morts pour une cause juste, pour la défense de la patrie. Ceux qui savent mourir meurent pour l’intérêt général des Tchadiens.
En 47 ans d’indépendance, le Tchad n’a pas retrouvé l’instabilité politique moins encor la paix.
Pour le Président de la République, la paix a un sens, une signification et un prix mais à quel prix le peuple Tchadien est entrain de la payer. Les conflits politico-militaires qui se déroulent à l’est du Tchad sont-il le prix de cette paix ? Ou comme le dit le Président IDRISS DEBY ITNO dans sont discours « Beaucoup de moyens tant humains, matériels que financiers ont été mobilisés pour la recherche de la paix dans notre pays…hélas, le Soudan nous impose la guerre, hélas, nous oblige à l’affrontement » Est-ce cela le prix de la paix ou le prix de la défense d’un régime ? Peut être pour le deuxième. L’expérience de la Fédération sera le prix le plus cher de la paix au Tchad. Le Soudan nous impose-t-il vraiment la guerre ? Si nous essayons de jeter un regard rétrospectif sur l’histoire du Tchad nous constatons que GOUKOUNI, HISSEIN HABRE et IDRISS DEBY ITNO sont tous arrivés au pouvoir grâce au Soudan de Oumar El-BECHIR. C’est parce qu’ils ont sollicité l’aide du Soudan.
La question de savoir que cherche OUMAR HASSAN EL-BECHIR ? Il faut plutôt dire : que cherche nos hommes politiques ? Ont-ils l’amour de ce pays ? Se soucient-ils de l’avenir de la jeunesse ? Que cherchent-ils depuis 47 ans ?
N’est-il pas sage de cesser de doigter le Soudan ? A quel prix la guerre entre la Libye et le Tchad était payée ? La solution a ces interrogations : est la manque de volonté politique de nos gouvernants. Que chacun mette un peu de l’eau dans sont vin afin que l’intérêt général prime sur l’intérêt pour le Tchad puisse aspirer à la paix.
Le Tchad a entamé un processus de développement et comme le dit le Président « ….Je refuse de dormir sur mes lauriers et d’assister à la destruction de ce que j’ai construit par des hommes sans foi, ni loi. » S’il en est le cas, la guerre n’est pas une solution. Il faut une prise de conscience nationale. Que l’exemple de la recherche de la paix en Côte d’Ivoire soit imité par le peuple Tchadien.
Bien sûr « ce que femme veut, Dieu le veut » mais la rupture des relations diplomatiques avec le Soudan n’est pas une solution. A quoi servira la participation du Tchad à l’Union Africaine. Le peuple Tchadien doit plus tôt adhérer à la conclusion du discours du Président en ce terme : « Pour l’heure j’invite mes compatriotes à abandonner la violence, d’avoir la culture de la paix. Désormais vous devez renoncer à la violence pour développer la culture de la paix et de l’amour du prochain.
Non à la violence dans les familles, dans les écoles, dans les ethnies, dans les groupements ; non à la violence partout où vous serez. ». Ainsi nous devons nous mobiliser pour cette paix. En disant non à la guerre, non à la violence. Soyons plus tôt un peuple Unis, Travailleur et le Progrès sera la bénédiction que Dieu nous accordera.

Ahmet PONGA
Etudiant GRH/Lomé-TOGO
Courriel : ahmetponga@yahoo.fr
Tel : 00228 982 51 24


11/01/2008
Une unité des rebelles tchadiens pour la forme

Certainement que notre soif pour l’unité des forces de la résistance ne s’éteindra pas demain. Effectivement notre soutien aveugle à la résistance ne pourra nous empêcher de révéler notre inquiétude. S’il y’a un vœu  à formuler pour le Tchad, nous souhaitons la primauté des  principes constitutionnels. Le citoyen tchadien se sent concerner, sans doute, par tout ce qui se passe et se joue en son nom et sur son dos à l’intérieur  et à l’extérieur du pays. Déjà  sous le régime de Deby ça sert à rien de revenir sur l’existence d’un Etat ou une institution crédible aux yeux des hommes scrupuleux et honnêtes qui aiment tant ce beau pays et le voit  s’écrouer devant leurs yeux impuissants.  Depuis ce dernier temps, on  constate une manifestation d’unification  des forces de la résistance. Mais une unité désolante comme celle-ci ne répond guère, à mon sens, aux exigences du citoyen. Si j’ose dire les leaders de l’opposition ont eux même du mal à se faire accepter et susciter l’unanimité aux yeux  de l’opinion tchadienne. Ce n’est un secret pour personne  dans la famille de la résistance et tous ceux qui sont vigilants, on assiste à une annonce en pompe d’une unité qui ne semble pas différente des unités d’antan qu’on a tant décriées dans nos différents discours. Le citoyen tchadien attend beaucoup de la résistance  que de l’ennemi du Tchad qui l’a pris en otage et qui n’est autre que Deby et sa clique. Cela  vous les savez très bien, malgré qu’on peine  à convaincre une bonne partie des intellectuels tchadiens encore  réticents à nos discours et notre choix de prise des armes. Effectivement c’est un dilemme mais c’est aussi le choix que l‘homme a fait devant la réalité imposée par Deby. Le citoyen tchadien  a besoin d’une véritable unité fondée sur une volonté politique saine et au dépassement de notre ego. Mais lorsqu’on constate un haut commandement militaire  à plusieurs  têtes, un porte parole ignorant le sens de l’intégrité et dont la morale publique est inexistante et dont le comportement est douteux, et une  unité politique reste toujours campé sur sa forme initiale (arrière- calcule, tribale). On a du mal à s’en convaincre. Le peuple ne demande pas le ciel et la terre mais juste d’arrêter de le prendre pour un éternel inconscient.
Notre lutte contre le mal continu, notre volonté doit être exprimée en tout liberté pour un changement radical dans ce pays.

Djibrine Abakar khirachi

03/01/2008
Commandement unifié des forces rebelles, un acte hautement salutaire

Les forces rebelles opérant à l’Est du Tchad viennent d’unifier leurs forces militaires sous un seul commandement. C’est un fort signal d’espoir que la rébellion lance à l’endroit du peuple tchadien.
En effet, après les affrontements meurtriers du mois d’octobre dernier, l’unanimité a été faite autour de la nécessité d’unir les forces combattantes pour arriver à bout du régime antinational de N’djaména soutenu par la France et la Libye. Les différents mouvements rebelles ont fait l’amer constat de la réalité de la force adverse, par ailleurs lourdement armée, grassement payée et précisément informée.

Les principales forces rebelles ont réussi en un temps record ce que beaucoup d’entre nous relevaient de l’impossible : l’unification. Pour ce faire, les leaders des rebellions ont dû mettre leurs ambitions personnelles en veilleuse au profit de l’essentiel : la chute du régime criminel de Deby. Il va sans dire qu’à ce niveau on ne peut pas tricher, le nouveau chef de la rébellion unifiée doit être un homme méritant et doté de grandes qualités pour conduire à la victoire finale. Mahamat Nouri, Timane Erdimi et Abdelwahid Makaye ont été grands en acceptant de s’effacer au profit du Colonel Fizani Mahadjir. Il revient donc au nouvel homme fort de la rébellion de maintenir et de fortifier l’unité et la cohésion des troupes pour le triomphe final.

Une première étape a été réalisée, l’armée d’Idriss Deby Itno a été sérieusement secouée et a perdu son ossature clanique. La seconde étape qui se prépare doit se passer dans les deux mois à venir au plus tard. Car Idriss Deby Itno court le Tchad et l’étranger pour reconstituer son armée, alors il ne faut pas lui donner du temps.

Mahamat Nouri et homologues, en démissionnant de leur poste de chefs incontestés de la rébellion, présidents en puissance, ont montré qu’ils ne sont pas des pouvoiristes. Cette leçon de sagesse et de patriotisme doit être réitérée demain une fois la victoire acquise. Les leaders de la rébellion seront encore plus grands en acceptant d’associer largement la classe politique et la société civile tchadienne dans le gouvernement de transition chargé de restaurer l’autorité de l’Etat et d’organiser des élections libres et transparentes. Les tchadiens choisiront en toute indépendance le candidat qu’ils jugent à la hauteur des lourdes responsabilités et de l’incommensurable travail qui attendent le futur président du Tchad.

Tous nos vœux de succès accompagnent le Colonel Fizani Mahadjir, nouvel homme fort de la rébellion unifiée dans sa noble mission contre la dictature criminelle d’Idriss Deby Itno.

Abderahmane Ahmat
abderah2005@yahoo.fr


29/12/2007
L’arche de Zoé ; Breteau, ce héros…....d ‘une justice qui n’existe pas

A l’annonce du verdict de la cour criminelle du Tribunal de N’djamena concernant les membres de l’Arche de Zoé l’enlèvement d’enfants en vue de compromettre leurs état civil, faux en écriture, escroquerie…. deux sentiments abrupts se sont heurtés à ma vue. La première nationaliste et populiste, sans doute, dans le brouillard, ma arraché une satisfaction relative, instantanée, puis aussitôt, très vite, revint la raison qui a aussi tôt tempérée mon esprit, une étrange sensation d’incompréhension, de compassion, de ces visages frappés par la fatigue et la détresse, et si le jugement rendue était finalement plus proche d’une sentence punitive, voire revancharde, de ces occidentaux « responsable de tous les maux de la terre, de tous les maux de notre malheur », et qui n’auront au final commit qu’une une faute, celle vouloir naïvement, maladroitement, impérialement, audacieusement, juste sauver des enfants. Une seconde impression lisible à la veille du rapatriement des célèbres condamnés pour Paris, viendra confirmer mes doutes sur une gigantesque manipulation médiatique et judiciaire (ou judicaire et médiatique) destiné à camoufler les basses manœuvres politicienne de Deby et Sarkozy. Un scénario ficelé lors de la visite de ce dernier le 4 novembre à N’djamena. Pour le président générale dont le régime est secoué de toute part par des obscures rebellions claniques, l’affaire de l’arche de Zoé est arrivée, sans confusion sémantique, comme une embarcation véritablement Divine.

Par ce que tout le sens de cette affaire résume la trajectoire chaotique et contradictoire de l’histoire de l’Etat Tchadien dans son mouvement souverain. Par ce que dans cette affaire malgré les dires de la défense le droit a été bafoué plus d’une fois, outre la mise en garde du ministère des affaires étrangère encore plus pour avoir confondu raison et moral. Le droit Tchadien aussi, puisse-il être moins respectable et respecté, applicable et appliqué, lui aussi a été floué (ou corrompu) comme le veut la grande tradition des relations Franco-africaine, puisque les images du reportages diffusés (disponibles sur le Net)  sur les chaînes Hertziennes Hexagonal, parlent d’elles mêmes, aucun des services territorial n’était informé des intentions et des actes de la Bande à Breteau.

Pour nous qui sommes issue de la double culture, fils de réfugiés, avoir grandi en France, d’avoir été éduqué dans ces écoles, ces collèges et ces universités, ces manifestations anti Française, si elles ne sont pas surprenantes tant l’exaspération et les rancunes post coloniales se fortifie (à tort ou à raison ??) de jours en jours chez les populations africaines, ces banderoles, ces cris, m’ont tout de mêmes désarçonnées par leurs acidités et leurs violences. L’instrumentalisation peut être une explication mais elle n’est hélas pas la seule. Ce concept de révolte gagne du terrain, les événements en côte d’Ivoire ont donnés les prémices de cette prolifération qui peut être inquiétante (notamment pour ces ressortissants mais aussi pour ces intérêts économiques et culturel), de la mise en accusation du rôle de la France dans les différentes tragédies Africaines, mais tout ceci mériterait un autre article sur l’artifice d’une refondation des relations Sarko africaine qui semblent se reproduire dans la continuité (ou l’aggravation) des années Chiraquiennes…..

La maladresse des membres de l’Arche de Zoé ne doit pas occulter, le fait que nombreux occidentaux conscients, consternés, touchés par les malheurs de ce continent mettent leurs vies et leurs compétences au service de nombreuse cause humanitaires. Ces cœurs armés de bontés ne doivent pas non plus nous empêcher de constater les limites de ces actions humanitaires, elles doivent pas non plus nous aveugler sur le visage des véritables responsables de ces tragédie qui a emprunté un de ces synonymes a de nombreux terme que sont, Tchad, Rwanda, Congo, Centrafrique, Cote d’ivoire….

La tragédie des Breteau, c’est d’abord la tragédie d’un couple, un couple ordinaire, commun à de nombreux autres bénévoles occidentaux présent sur le continent, la tragédie d’un homme en tété, borné qui aura entraîné une dizaine de personne dans une expédition suicidaire en voulant agir dans en héros au mépris des règles internationales, or c’est bien connu la dramaturgie broie ces héros mais de ces drames peuvent naître des légendes, positives ou pas, l’Arche de Zoé en sera par ce qu’elle aura contribué a attiré les projecteurs sur deux tragédies, le Darfour et….l’inexistence de l’Etat ; Tchadien, vaste far West ou la raison du plus armée est souvent, toujours, la meilleur. Les avocats des parties civils peuvent dans un sens être satisfaits d’avoir défendu le droit des familles, des enfants, la fierté d’un peuple entretenu par la misère et les guerres civils, mais ils ne doivent en aucun se vanter d’avoir défendu les valeurs d’une justice ou la justice d’un Etat digne de ce nom, c’est ici réside toute la contradiction de cette affaire, c’est là qu’on trouve toute la tragédie de cet Etat.

La sentence rendue est aussi disproportionnée que l’acte des membres de l’Arche de Zoé témoigne d’une maladresse certaine, d’une méconnaissance total voire d’une ignorance du monde et de ces dangers, plus que l’arrogance typiquement « Française » des déclarations de Nicolas Sarkozy, et enfin ce jugement rendue a lui seule résume l’inexistence ou l’impossible existence d’une justice dans ce pays.

Par ce que nous autre savons très bien que les salles d’audiences ne sont que vastes châteaux de sables qui cachent des cimetières de milliers d’innocents Tchadiens. Oui tous les jours des hommes, des femmes sont tués, violés, volés en toute impunité par une catégorie, une oligarchie, quelques ethnies et que pour toutes ces victimes, jamais justice ne sera.

Par ce que nous autres nous savons que l’état Tchadien est un territoire partagé en entre quelque chef de guerre qui essaye juste de se partager le gâteau, et dans ce sens, l’histoire, dans quelques années, pourra consacrer ces quelque hommes comme des héros…déchus mais des héros qui auront osé l’impossible, qui auront mis la lumière sur une situation le Darfour tragique, sur la justice d’un pays qui n’a jamais existé, « une justice qui n’existe pas » dixit cette fois avec raison le théâtrale Maître Collard, et pour tout cela Monsieur Breteau et ces amies dans leurs drames peuvent être considérés comme des héros.

Naoutem_j@yahoo.fr
Etudiant, Paris


29/12/2007
Tchad : Le ralliement  du Général Adoum Togoï et Maïna Touka contribue aussi à la longévité du pouvoir dictatorial du Président Déby. 

Le Jeudi 27 décembre 2007, le Président Idriss Deby Itno accorda une audience aux deux rescapés du groupe de Libreville en l’occurrence  le Général Adoum Togoï et Maïna Touka.                                                                                                             

Ces derniers affirmaient à la presse sans vergogne et avec une malhonnêteté intellectuelle déconcertante que nombre des personnalités politiques de l’opposition en exile  étaient disposés à rentrer au bercail.

Nos investigations nous permettent de dénoncer ce mensonge grossier. En effet, les deux compagnons de fortune n’avaient  nullement organisé une quelconque réunion avec les opposants tchadiens vivant en France et moins encore  avec ceux d’Europe. De quelle légitimité jouissent-ils pour s’octroyer ce mandat  au nom de ceux qui continuent de lutter avec détermination  et conviction contre la tyrannie du Président Deby ?

Le groupe de Libreville sous la direction du Président Goukouni Weddeye et auquel appartenaient le Général Adoum Togoï et Maïna Touka n’a signé aucun accord de ralliement au Président Deby. Nous avons appris avec stupéfaction que la délégation  du groupe de Libreville qui s’était rendue à N’Djaména, accompagnée des autorités gabonaises dans le cadre de la préparation d’une éventuelle Conférence inclusive de paix était de retour à Libreville. Alors comment expliquer la défection à la hussarde des deux Membres du groupe de Libreville? 

Le ralliement et la capitulation  de ce duo infernal, caractérisé  par ses multiples  accords et ruptures avec le même régime de N’Djaména, n’engagent que leurs personnalités. Cette versatilité avérée  et congénitale de ces  derniers et notamment celle du Général Adoum Togoï qui rallie pour la troisième fois le régime après avoir torpillé le MDJT, n’inspire que  méfiance et colère chez les Mouvements Politico-militaires. A cet effet, les Forces de résistance nationale les ont interdits par ailleurs de se rendre sur le terrain. Les Résistants tchadiens refusent tout contact avec les déserteurs du groupe de Libreville qui seraient par  au service du régime.

Les luttes contre les dictateurs sont  longues et coriaces mais finissent toujours par la victoire des Résistants. Nous demandons à tous les patriotes de s’armer de patience et de poursuivre la lutte.
Les traîtres et autres capitulards rejoindront le camp adverse à mi-parcours ou se rallieront dès que se pointe à l’horizon la victoire des Forces de résistance nationale. 

Abdelmanane Khatab
abdelmanan@voila.fr


21/12/2007
Le verdict est tombé et félicitons la justice tchadienne

 La justice tchadienne a fait son « boulot ». Je tiens à la féliciter. D’une certaine manière il fallait  montrer membres de cette association que l’Afrique n’est plus celle qu’ils croient toujours être à leur dévotion.  
Dommage que ces condamnés n’aient pas à purger leur peine Tchad. Mais c’est déjà une victoire contre les impérialistes occidentaux qui croient qu’ils peuvent faire la pluie et le beau temps en Afrique.
J’espère que le cas tchadien fera école partout en Afrique.
C’est tout de même incroyable, ces donneurs de leçon. En  France on instaure  une carte de séjour « compétences professionnelles » et immigration choisie qui réduit les Africains aux travaux subalternes. C’est aussi dans ce pays qu’on impose aux Africains les tests ADN avant  tout regroupement familial !  Et, voilà que, ces mythomanes de  l’Arche de Zoé, à contre courant de toute législation, s’arrogent le droit d’enlever 103 enfants tchadiens pour les emmener en France.
Il n’y a pas eu parodie de justice comme le prétend l’un des avocats des Français.  Non seulement, il n’y en a pas eu mais en plus mon Ami Ben fut  très pondéré, voire clément dans son verdit. Même si la pression subie par la cour criminelle  fut maximale, il n’en demeure pas moins que les Tchadiens ont montré au monde entier qu’ils ne sont pas facilement manipulables. Ils ont fait preuve d’une maturité certaine  et on doit le reconnaître.
Mais en même temps, on sait que l’influence de la puissance coloniale reste grande dans un pays comme le notre, où l’équilibre politique reste précaire, équilibre dans lequel la France est partie prenante.  Pouvait il en être autrement ? Quoi qu’il en soit, les arrogances françaises se sont tues ou polies  pour laisser parler le droit…C’est déjà  une victoire.
Toutefois, on peut se poser la question de savoir si un verdict comme celui que vient de prononcer la  Cour criminelle de justice peut-il être qualifié de souverain ?
Quelle que soit la réponse que vous apporterez à cette question,  reconnaissez que  la justice a été efficace dans cette affaire.
Je suis particulièrement satisfait que les 103 enfants puissent retrouver leurs parents qui pourront avec les dommages et intérêts encaissés, assurer leur scolarité en construisant  des écoles  dans leurs villages respectifs.
Les autorités politiques devront mettre en place un système de veille concernant les actions des organisations non gouvernementales opérant  dans le pays ou voulant le faire. Cela permettrait de limiter des dérives comme celle que venait de nous faire vivre l’Arche de Zoé.

Abia Maal, Reims.


21/12/2007
Lettre ouverte à l’Assemblée Nationale du Tchad pour retiré
la citoyenneté tchadienne de ABDERAMAN KOULAMALLAH.

 

Pour la première fois que les tchadiens de l’intérieur et extérieur sont glabres sur cette affaire l'Arche de Zoé, et le monde entier a condamné cet acte criminel de l’association française par des manifestations à travers le monde.  ABDERAMAN KOULAMALLAH comme toujours vient d’insulter sur le Journal Chrétien et Alwihda les magistrats tchadiens ; le Tchad et les familles de victimes par son soutient aux criminels français incarcérés à N’djamena.

 

En tant que citoyen tchadien ; je viens par la présente pour demandé aux élus du peuple de retirer sa citoyenneté tchadienne.

Cet individu ne mérite pas la citoyenneté de notre pays.

Comme sa mère est une soudanaise, prochainement il pourra facilement baisser ses culottes devant les français au nom du soudan mais pas le Tchad.

 

 

Veuillez agréer Messieurs les députés l’expression de mes sentiments les plus distingués

 

 

Vive le Tchad

 

Moussa Hassan Adji

Etudiant à l’université UQAM

Montréal, Quebec, Canada

Moussahassan33@yahoo.com


17/12/2007
Écœuré de lire certains internautes diaboliser la rébellion de l'Est

Je suis très écœuré de lire certains internautes diaboliser la rébellion de l'Est. Le net étant le terrain privilégie, les buts de ce groupuscule a la solde de Deby n'est autre que de chercher a nuire aux objectifs et aux aspirations du peuple tchadien d'une part et d'essayer par tous les moyens  de réveiller les vieux démons tel le tribalisme, le clanisme, chrétien, musulman, les stériles facteurs de ressentiment, de perturbation et de dérèglement sociaux qui hantent le pays.
Je crois qu'il n'est pas impertinent cependant de vouloir donner un écho de qualité dans les lignes qui vont suivre. Il n'est nécessaire mais je tiens qu'en bien même à dire que je suis très sensible aux problèmes lies au pays et anime d'idées progressistes bien.
Comment peut-on rester muet face à des telles agitations? des telles tentations?
Il est temps d'apporter une réponse efficace afin de stopper ce libertinage?
Les compatriotes de la résistance nationale: les armes a la main, combattent pour une  pour une cause commune et noble a la quelle tout le peuple rêve.
Toute idée contraire a cela n'est que blasphématoire.
Tout celui qui critiquerait La rébellion de l'Est doit être considérer comme traître. 
Il est dommage de constater qu'au 21eme siècle encore certains intellectuels véreux, verbeux, assoiffes de pognon justifier une dictature sanguinaire.
Comment un Homme aussi normal, raisonnable, doué de sens peut-il subitement devenir un crétin au point de s'inscrire.
Quelle honte de voir la matière grise de toute une nation soutenir la pauvreté, la débauche, et le proxénétisme institutionnalise, le vol et viol.
Ces individus ne parviendront jamais a tromper le peuple a travers ragots, médiocrités et pitreries.
Mais n'y a qu'au Tchad que des tels dangers se passent  sans que personne ne lève le petit doigt pour condamner. Et que Cela n'étonne personne, certains êtres importantissimes tentent des prendre le pays en otage car ils s'érigent en juges et défenseurs; pensent et analysent au nom du peuple; ils ne sont que d'incompétents, des tristes clowns, des petits serviteurs, bref des boys.
L’ambitieux directeur a pour dessein de satisfaire son ego, il se croit grand alors qu'il est tout petit.
Certains sites sont faits pour dire qu'il pleut alors qu'il ne pleut pas; d'autres racontent de mille manières différentes ce que nous savons déjà depuis toujours et enfin ceux qui se croient professionnels sans aucune notion préalable.
Le peuple ne doit pas avoir peur, ni être intimider.
Et bientôt le soleil de démocratie de la liberté et de justice va se lever pour éclairer tout le Tchad.
Aux nationalistes qui croient a l'avenir du pays: continuer à espérer.
Je ne doute pas que j'aurai toujours sur mon dos les critiques des toutes les hordes de contaminées. Je suis avec le peuple et pour le peuple tchadien innocent et meurtri.
vive les idées brillantes.
Vive les critiques citoyens.
vive le Tchad

Cheick Tidjane Galmai
webmaster
www.Tchachadi.com


12/12/2007
Réaction à l’article de Souleyman Daoud Nimir

Un Ministre doit s’assumer. Adoum Younousmi est un Ministre  jeune, dynamique, compétent  et surtout engagé. Son ardeur au travail, sa compétence et surtout sa loyauté envers le Président dérangent beaucoup des personnes. Je ne parle pas de ceux qui, en vadrouille à l’Est, ont cru laisser un vide difficile à combler. Un Ministre est un homme politique et à ce titre tout tchadien a le droit et même le devoir de faire des critiques sur son travail.  Mais dire de Adoum Younoumi qu’il n’a pas d’éducation de base ou encore pire qu’il n’a pas des parents qui meurent est une insulte intolérable. Adoum Younousmi a perdu trois de ses valeureux frères uniquement pendant la fameuse guerre de neuf mois de Ndjamena sans parler de cousins, oncles et autres parents. Je ne parle pas de ses frères qui sont tombés dans les autres batailles. Qui de ceux qui se battent actuellement a perdu autant de frères ? On se connaît. Beaucoup de Tchadiens connaissent, pour avoir servi à Ati, Abeché et dans tout le B.E.T,le vieux sage et pieux Al-hadj Younous Chateauvieux ( Que son Ame repose en Paix)) et comment il a éduqué ses enfants. Son éducation de base comme son cursus scolaire est donc irréprochable.
Adoum Younousmi a un grand-père français, que les gens de Fada connaissent très bien. Est-il moins tchadien pour cela ? Je ne crois pas et  surtout quand on connaît le rôle de cet officier dans la pacification de cette contrée. Adoum Younousmi est de haut lignage. Il est par son père petit-fils de Chef (la mère de son père est la fille du chef de canton Gaîda) et par sa mère petit-fils de Chef ( sa propre mère est la fille du chef de canton de Gouro). Ceci pour dire que si Deby l’a choisi s’est d’abord à cause de ses capacités intellectuelles mais aussi et surtout pour ses prédispositions naturelles à la responsabilité. Les enfants du B.E.T. se connaissent bien ente eux. Ne chercher pas à l’attaquer par sa famille car vous ne l’aurez pas. La politique est la bataille des idées. Il n’est pas normal que les politiciens se fassent la guerre par des injures et autres ragots à travers des sous-fifres ou en prenant des fausses identités. Votre site même s’il est de l’opposition, ne doit pas publier des articles qui portent atteinte à l’intégrité morale des hommes . Il doit être un site de l’opposition mais de l’opposition constructive.  Le parcours de mon oncle en tant que Ministre n’est pas exempt  de reproches mais sa famille n’a rien à se reprocher.
 
Mahamat Ali Mahamat
mhtali81@yahoo.fr

5/12/2007
Jusqu’où peut oser aller le bateau du néo-colonialisme français et sur
quelle iceberg tchadienne chavirera-t-il ?     

La France pille nos ressources, la France nous impose des situations de vie inacceptables, la France nous refoule de sa terre parce que croyant que sa terre est sainte et nous nègres allons la souiller ?Voici quelques phrases que l’homme africain as toujours utilisé et le tchadien en particulier .mais maintenant d’autres pensée sont venues pour renforcer notre haine et mépris a l’égard du peuple français et Sarkozy en particulier, lui qui on le connaît bien, es le plus pur de tout les occidentaux. et qui vient récemment marchander avec Deby l’échange des trafiquants du soit disant organisme humanitaire qu’on appel parfois arche de zoé et parfois childrens rescue contre une appuie de l’armée française pour massacrer nos frères du front, ce qui veut dire ici tous ceux qui ne pensent pas comme deby.

Et quelles sont ces nouveaux autres phrases que l’homme tchadien commence a utiliser ?
Elles sont entres autres : la France bombarde nos frères, la France montre a nos frères inconscients la position de nos frères conscients pour s’entre tué, et même la France prend clairement part au conflit tchado-tchadienne.

Et si jamais cette combat devenais celle de le France, ça seras contre qui ?

C’est clair que ça doit être contre le peuple tchadien. Ce peuple qui après le ras le bol collectif s’est réveiller pour contester la gestion catastrophique et désolant du peuple tchadien et du Tchad. Et ce bien sur a partir de cela que les meilleures d’entres nous, ceux qui ont un vrais cœur tchadien ne se sont pas fait supplié pour prendre les armes. parmi eux on dénombres des gens qui peuvent menées une vie bien aisé, des étudiants qui on interrompues leurs études pour amenée une changement, des vieux qui ont laisser toute une famille dans l’espoir de les retrouver un jour, des jeunes gens espoirs de toute une famille tel : mahamat hisseine barkay alias toddi argnak (allahouma yakhfir lahou wa yarhama bi djana,wa yakhfir wa yarham bi djana djami al ikhoua al musli min), des hommes espoirs de tout un peuple, tel :gal mahamat nouri, dr abakar tolli ; col adouma hassaballah, gal brahim djidda, gal tahir guinassou.
Et enfin des hommes braves parmi les braves et sur lesquelles le pays peut compter sur tout les plans et surtout pour la défendre. Tel : le héros haliki tahar alias marday ou tcharouway, togoy adoum, sebi aguid, et ainsi que l’ex premier secrétaire de l’ambassade du Tchad auprès de l’Egypte, pour ne citer sue ceux la (allahouma yakhfir lahoum wa yarham houm bi djana).
Et si toute ces gens issues des différents couches ethniques, sociaux, religieuses intellectuels s’unissent pour défendre la mère patrie et que la France leurs livre combat. Que faire ?

Et bien nous allons être avec eux. Ce pour cela d’ailleurs que nous lançons une mise en garde a la France de ne pas prendre partie comme elle l’avait fait durant le fin des années soixante-dix en bombardant certains tchadiens qui sont issues du f.a.n (force armée du nord) de Hissein Habré en aidant le général Félix Malloum alors président de la république.
Pour mémoire la France avait fait beaucoup des victimes malgré la menace de Habré de s’en prendre aux civils français. Mais finalement une issue a été trouvé lorsque l’imam de la grande mosquée leur a dit ceci « si ce que vous faite n’es pas un génocide ou un djihad, alors arrêtez si non je lance un appel a la guerre sainte »ce après cette menace très sérieuse qu’ils. ont arrêter de tuer.
Mais maintenant aussi la France doit nous prendre au sérieux ce que nous peuple du Tchad ressentons envers elle.
Et nous précisons que ; si un jour la France ouvre un front contre tel ou tel mouvement des libérateur tchadien que ça soit nous assurons au gouvernement criminelle française et a tout les peuples français qu’ils payeront le prix très cher.
Et comme les français connaissent bien le peuple tchadien, nous espérons qu’ils ne vont pas s’entraîner dans une telle aventure hasardeuse. Dans le cas contraire ; ils verront sur leurs chemins des volontaires affluant de tous les coins du pays pour se battre contre eux. Et même pour se suicider contre eux en usant du système kamikazes. Et on vous assure que rien ne peut nous empêcher de mourir contre quelqu’un qui tue les nôtres (frères ; pères, oncles, fils) en nous laissant dans une vie insensé. Et on demande aux français et leurs boucher Sarkozy de : mettre le cap de leurs bateau sur la destruction du peuple tchadien et ils verront sur quelle iceberg tchadienne va t-elle chaviré !

Vive la résistance !
Vive le Tchad !
Vive l’ufdd !

B.E DE L’A.E.E.S.T/E
ASSOCIATION DES ELEVES ETUDIANTS ET STAGEAIRES TCHADIENS A L’ETRANGER
Aeest.e@hotmail.fr Pour le bureau : ALI.ALLATCHI dit kallamaymi


30/11/2007
Lettre ouverte à monsieur le président du RFC

De prime à bord recevez toutes mes salutations les plus vouées, douées et dotées de toute vertu.
  Monsieur, nous n'arrivons pas à comprendre ce silence si long de votre groupe.
  Si nous comprenons à peu près ce silence, c'est comme vous avez des arrières pensées derrière cette rébellion.
  Sinon comment ça fait-il qu'à chaque fois vous voulez profiter derrière une attaque d'un autre groupe donné. Bien sûr nous disons si réellement vous défendez une cause nationale comme tout autre groupe.
  Si vous voulez sincèrement apporter quelques choses de nouveau pour le bon fonctionnement de ce pays, vous auriez du faire quand vous étiez le numéro 1 de toute la famille Itno.
  En plus si on vous demande qu'est- ce qui vous a poussé pour créer cette rébellion, monsieur vous n'allez pas me dire que l'injustice, l'insécurité, le détournement de fonds publics  de Deby. Si oui, où vous étiez pendant ces seize ans d'injustice, de faux, de viols, d'insécurité... 
  Monsieur, ayons le courage et disons au moins une fois la vérité dans la vie.
  Il est trop injuste, surtout contre tout patriotisme et tout humanisme, d'utiliser  la jeunesse tchadienne dans des guerres injustes .il est plus clair encore que vous êtes pour une défense d'intérêt familial et surtout individuel. Cela se justifie par votre absence quand le peuple tchadien souffrait de tout genre de mal  provenant de votre clan. Monsieur  ce dernier a déstabilisé ce pays dans tous les plans .Tout le monde se révolte contre ce clan, comment vous voulez apporter un changement avec ce même clan.
 
Pour finir, monsieur, le Tout Puissant est avec les justes, honnêtes et véridiques. Merci monsieur pour la compréhension.   
  
  
  ABDALLAH CHIDI DJORKODEI
  Tchachadi.com


29/11/2007
Hommage à  tous les militants du Tchad

La liberté ne vient pas facilement. Cette leçon a été enseigné sur de nombreux champs de batailles, du Rif aux jungles du Vietnam, de Yorktown à Narvik, au Rwanda, en Irak et un endroit appelé le Tchad.
Un militant a toujours cru suffisamment à la notion de la liberté et de garder un rendez-vous avec la liberté. Chaque jour qui passe, serait impossible de maintenir cette liberté, Si ce n'était pas pour ceux que nous appelons soldats.
Il est tout à fait que nous avons mis de côté un temps pour dire merci, et de vous honorer et remercier. Vous êtes les Hommes qui nous protègent et qui ajoutent au Tchad l’efficacité et la grandeur. Ce ne sont pas seulement des mots, mais une analyse très réelle de notre foi en vous et notre gratitude pour tout ce que vous faites.
Plusieurs fois, vous êtes confronté à une situation qui laisse l'incertitude des résultats et il ya appréhension au sujet de ce qui nous attend. Votre effort ne remplit nos livres d'histoire quant il s’agit du courage, de l'enthousiasme, de l'honneur, de vigilance et de dévouement, non seulement pour le peuple Tchadien, mais pour beaucoup dans le monde.
Vous avez quitté vos maisons, vos familles, votre sécurité et le confort - de vous placer vous-mêmes en danger - en première ligne sur les champs de bataille - afin que la liberté puisse se développer et s'épanouir.
Vous vous tenez à nous rappeler que la liberté est souvent achetée à un prix très élevé. Que vous avez payé le prix du sang, la sueur et les larmes, et souvent, beaucoup d'entre vous, on payé l'ultime sacrifice : votre vie.
Comme compatriotes Tchadiens, nous nous rendons compte que vous aimez la vie et la valeur, mais on réalise que vous aimez les idées de la liberté encore plus, l'idée que vos enfants puissent vivre librement dans un monde libre, sous la bénédiction de la démocratie.
Au nom de Toute la jeunesse Tchadienne nous disons "Merci" ; pour la défense de notre liberté et de contribuer à faire du Tchad un lieu meilleur et plus sûr dans lequel vivre.
Notre reconnaissance pour vous, n’est pas pour un seul jour, un seul événement ou une situation, ni à la lumière d'une cérémonie, mais pour chaque jour de l’année - comme votre sacrifice et persévérance de protéger et de défendre. Nous allons vous garder à jamais dans nos pensées, nos prières et dans nos cœurs. Que Dieu bénisse chacun de vous et vos proches.

Hommage a tout les patriotes tombé sur le champ de batail depuis Fort Lamy jusqu'aux grottes de d'Hadjer Marfaïne.

Comme le chauvin Hamdoun (paix à son âme) disait : « Le vent qui souffle de l’est du Tchad est plein d’espoir »

Delibordo Tom
Militant du RFC


29/11/2007
Mort ou vivant, je suis fier d’être tchadien!!

«Encadrés à obéir aux prêches des missionnaires et des imams, futilement orgueilleux alors qu’ils sont bassement rythmés au quotidien par la brutalité, «colonisés» par la violence à tous les niveaux, menés par les doigts sur la gâchette plutôt que des têtes pensantes, rêvant au changement mais ne sachant pas ce qu’ils veulent exactement, incapables de trouver une repère de consensus autour duquel tous peuvent s’accorder, les Tchadiens ont perdu leur sens de l’orientation. Si la tendance actuelle des événements n‘est pas inversée, le Tchad finira sous tutelle. »

Ce ne sont pas mes propos. Quelqu’un d’autres s’est permis, sur le site www.librafrique.com, d’insulter copieusement les tchadiens sans exception. Il va jusqu’à dire que les tchadiens ont comme ange-gardien la violence.  Nous nous entretuons et d’autres nous insultent en observant. Que tirons-nous dans tous cela? L’article me place dans un état de colère tel que j’en tremble. Si je m’énerve et que je réagis violement à travers mon verbe ou autrement, je tombe dans son piège. Je me condamnerai moi-même et validerai tous les propos de l’auteur. Mais comment ne pas réagir? Peut-être que c’est la vérité et il faut l’avaler humblement pour tirer des leçons futures. Mais si on est vraiment tchadien, c’est quand une grosse couleuvre à avaler. On ne peut être sans réaction. Rarement j’ai été aussi profondément touché par des propos sur les Tchadiens mais je garde ma fierté d’être tchadien. J’ai envie de la dire en criant haut et fort. S’il y en a qui ont honte d’être tchadien et le dise, je préfère moi être tchadien et m’améliorer plutôt que d’être quelqu’un d’autre. La vérité, je l’accorde à l’auteur mais la façon de dire cette vérité est aussi violente que la violence reprochée aux tchadiens. Excusez mon pléonasme. Nous, tchadiens, devons réagir pas nécessairement par rapport à cet article mais  nous devons réagir pour qu’on ne nous tienne plus des propos qui me paraissent quand même insultants. Je suis tchadien et je signe.
Tchama Teubé
tchama.teube@yahoo.fr

Étudiant à Bamako
Mali


26/11/2007
Les accords inter-tchadiens sont-t-ils applicables ?

         L’observateur de la scène  politique tchadienne remarque que cette dernière a enregistré plusieurs initiatives politiques qui ont abouti  à de accords politiques entre le gouvernement tchadien et différentes formations politiques et politico-militaires tchadiennes à savoir l’accord du 13 août entre l’Etat tchadien et les FUC,UFC,CDPC,UFDD,CDRT,RNDT,UFDD–Fondamental…et j’en passe. Mais la question qui  doit être posée est si ces différents accords sont applicables, ne serait ce que  dans le moyen terme ?je pense que dans l’état actuel des choses, les uns et les autres peuvent signer des accords mais il faut que certains éléments se réunissent d’abord pour que tel ou tel accord soit appliqué. 

         D’abord on peut pas mettre en application un accord sans que ce dernier soit doté des mécanismes clairs et fiables consistant à transformer tout ce qui a été signé en une réalité palpable sur le terrain et l’élément le plus important dans n’import quel accord politique se résume sur une minimum confiance entre les deux parties et non pas sur des volontés passagères dues à une pression ou à une position défavorable pour les uns et les autres, ce qui n’est pas le cas entre les frères-ennemis tchadiens, qui pour une raison ou une autre signent des accords sans horizon claire  qui s’évaporent à un laps de temps. A qui la faute ? je pense que toutes les parties ont une part considérable de responsabilité, il faut qu’avant toute procédure d’accord les intérêts de la nation tchadienne soient au dessus de toute  fin personnelle, cela ne signifie nullement pas que les intérêts particuliers soient omis ou écartés. si tel est le cas  je suis persuadé que  tous les fils du Tchad se réconcilieront et tous les accords  inter-tchadiens seront des vrais accords des braves et pourquoi pas dire un atout pour notre chère patrie qui a besoin d’autant de solutions politiques visant la paix, la confiance et la quiétude au sein de la nation tchadienne afin que ce pays avec ses fabuleuses richesses occupe sa vraie place sous-régionale, pour ne pas dire mondial, car le Tchad est entré par la grande porte dans le club des pays producteurs du pétrole depuis quatre ans.

ABDELSEMI AHMAD DJIBRINE
UNIVERSITE D’ALGER
FACULTE DES SCIENCES POLITIQUES ET DE L’INFORMATION
Email : abdelsemi@yahoo.fr


9/11/2007
De l'humanitaire à la justice

Ce qui se passe au pays des saos en ce moment répond à plusieurs interrogations :
Existe t-il un Etat souverain au Tchad? Quand bien même, les dirigeants de ce pays ont-ils la lucidité nécessaire pour faire face à ce bras de fer qui les oppose à l'Etat français.
L'affaire "l'arche de zoé" du nom de l'association impliquée dans l'enlèvement savamment orchestré des 103 enfants qui la plupart ont été arraché à leurs parents et à leurs familles, nous permettra un jour de répondre à nos interrogations.
Toutefois, il faut reconnaître aux autorités tchadiennes sa vigilance qui a permis de démasquer les auteurs de cette honteuse opération. Ceci étant il n'y a pas lieu de se réjouir du dénouement de cette histoire rocambolesque.
Elle est rocambolesque par sa soudaineté. Comment les autorités dont la mission première est de veiller à la sécurité du peuple tchadien n'ont-ils pas vu venir ces hommes sans foi ni loi-je devrais plutôt dire peu respectueux des normes internationales en matière de l'adoption- Heureusement que cette mission n'a pas pu aboutir. Autrement dit qu'aurions nous fait pour redonner à toutes ces familles leurs progénitures. Les pauvres, ils sont tellement dépassés par leur condition de vie qu'ils n'ont pas hésité à donner leurs enfants à des inconnus. C'est une honte pour l'Etat tchadien s'il existe encore.
Il ne faut pas se voiler la face, il ne se passera presque rien le président de tous les français même de ceux qui ont versé dans ce trafic d'un autre âge; a dit qu'il obtiendra (assurément de gré ou de force) le rapatriement de ces illuminés, apôtres des droits de l'enfant.
Rappelons-nous cette autre affaire dont le Tchad ne peut être fier, l'affaire des enfants enchainés. Le président Deby en personne nous avait promis que les personnes coupables seront punis. Depuis il n'ya presque pas eu de suite.
Aujourd'hui, une occasion unique est donnée à la justice tchadienne de dire le droit, elle qui pendant de décennies a perdu de ses prérogatives pour n'être qu'une justice à la solde du pouvoir en place qui ne cesse d'interférer et d'empiéter sur son indépendance.
Nous avons des hommes compétents, des vrais magistrats capables de juger cette affaires alors nous disons au politiques de s'occuper de l'aspect politique et diplomatique de la chose.
Concernant, les manœuvres de Nicolas Sarkozy il faut dire que les dirigeants tchadiens ont du grain à moudre. Le ton est clair, le président français sait exactement à qui il a affaire. Une petite pression suffit à leur valet d'abdiquer. Pour l'heure, "wait and see" c'est lorsque la justice sera dite qu'on en jugera.
Pour finir, je tiens à souligner l'immense mensonge dont a fait preuve toute la classe politique française sur cette convention bilatérale de 1976. J'avoue que je ne la connais pas bien mais pour avoir lu son article 49-c, le texte est clair. Il dispose que quand une infraction a été commise sur le territoire de l'Etat requis, il n'y a pas d'extradition... Quand bien même une extradition ne doit être possible que si les parties à la convention le décident de commun accord. C'est le principe de la réciprocité qui prévaut dans toutes les conventions. Pour l'heure ce n'est pas ce que veut nous faire croire le président français.
Peuple tchadien ne laisse pas passer cette occasion de réaffirmer la souveraineté de ton pays. Le monde entier te regarde.

Gaya


05/11/2007
L’immixtion  de Sarkozy, un pied de nez à la justice du Tchad

Dites-moi, mes frères Tchadiens, est-ce normal que notre magistrature soit ainsi humiliée par un chef d’état étranger ?
Je devine votre réponse négativement unanime !  Je mesure la déception de la majorité de nos intellectuels tchadiens et par- delà, celle des intellectuels Africains : comment  un chef d’Etat étranger peut-il ainsi faire un pied de nez à la justice d’un Etat comme le Tchad ? Nicolas Sarkozy,  qui dans un premier temps a suivi la position des autorités tchadiennes pour condamner l’enlèvement à leurs parents de103 enfants tchadiens, de façon mafieuse par une association obscure appelée l’arche de  Zoé  (pourquoi pas arche de Noé ?) s’est permis de se rendre à N’djamena  pour ramener en personne les 7 Européens « disculpés, soit disant» par la justice tchadienne dans cette ténébreuse affaire de l’arche de zoé.
Le Président Sarkozy, quelques jours auparavant était sur la même longueur d’onde que le Président Deby pour condamner l’arche de Zoé.
Quelques jours plus tard, eu égard à la pression médiatique et aux débats à l’Assemblée Nationale, le voici qui débarque à Ndjamena  pour obtenir du Président du Tchad la libération des 7 personnes les moins impliquées dans ce holdup d’enfants et d’exiger que les principaux responsables de cette affaire, en l’occurrence les membres de l’arche de zoé soient transférés à la justice française dans les meilleurs délais pour être jugés en France. Mais de qui se moque-t-on ?
Il faut que les Tchadiens sachent que cette prise de position n’émane que des hommes politiques français toutes tendances confondues. Elle n’est pas celle des autorités judiciaires, ni de la société civile, qui pensent que c’est à la justice tchadienne que juger ces personnes.   

Autant dire que dans cette affaire, il faut sauver la face des magistrats tchadiens et éviter qu’ils aient le sentiment d’être ridiculisés.
J’ai bien peur que le procureur de la République  à Abéché, dessaisi de l’affaire à la suite de la double interférence politique nourrisse déjà d’un tel sentiment ;
J’ai aussi peur que les magistrats de Ndjamena,  à la suite du débarquement de Sarkozy à Ndjamena, aient le même sentiment.
Si  nous voulons que nos juges ne soient pas une simple caisse d’enregistrement des décisions politiques, qu’ils aient la fierté d’exercer leurs compétences et leur savoir-faire juridiques, laissons-les parler le langage qu’eux seuls maitrisent bien : le langage juridique. Celui-là, ils le parlent mieux que leurs homologues français, car ils en ont la double compétence :
1). Comme les juges français, ils sont formés à  Paris  et j’en connais qui furent majors  de leur promotion  à l’Ecole de la magistrature de Paris;
2). Ils doivent être attachés au principe de territorialité du crime ou de la compétence territoriale : le crime étant commis au Tchad, c’est la justice tchadienne qui est compétente pour le juger, et non pas une justice étrangère comme tendent à le faire croire les avocats français ainsi que le Président Sarkozy. De quoi se mêlent-ils ?
Les Tchadiens doivent être solidaires de leurs magistrats dans leur volonté de  juger les membres de cette association en fonction des principes susmentionnés. Je persiste à croire que ces magistrats sont doublement compétents et que ce n’est pas militer pour la souveraineté de la justice tchadienne que de sacrifier l’honneur de ces magistrats qui, malgré des conditions de travail austères, remplissent avec dévouement et efficacité leur mission d’intérêt général.
Comme Sarkozy, Deby doit voler au secours des siens pour garantir la primauté de la justice tchadienne sur celle des français, car elle seule pourra apporter une réponse plus satisfaisante aux familles des enfants enlevés et non pas celle rendue par le juge français. 

Abia Maal, France.


05/11/2007
A propos de l'affaire « arche de zoé »

Après la lecture de plusieurs articles et analyses sur cette affaire « arche de zoé » je suis parvenu à la conclusion suivante :
-          L’arche de zoé est une organisation d’une moralité douteuse puisque le mensonge a été l’outil principal utilisé par  ceux qu’il conviendrait d’appeler des trafiquants pour embarquer tout le monde dans cette sordide affaire,
-          Au-delà des sommes faramineuses sommes d’argent versés par ces supposés familles d’accueil il est important de souligner que dans cette affaire c’est tout un système mafieux qu’il faut démanteler et je fais allusion aux différents laboratoires de recherche et entreprises  liés à cette organisation, 
-          Cette situation résulte du manque de considération  qu’on les occidents à l’égard de certain peuple notamment les africains, certainement ce pseudo « sauveur des enfants » de Breteau s’est dit qu’il pouvait venir au Tchad et constituer son « troupeau » d’enfants et repartir sans inquiétude car pour eux les africains restent des personnes sans éducation et sans une capacité de discernement,  
-          Toutes les personnes inculpées doivent être jugés au Tchad et non en France comme le souhaiterait Nicolas Sarkozy afin que toute la lumière soit faite autour de ce drame, surtout qu’il n’est pas à exclure que cette organisation à un moment donné aurait bénéficié de la complaisance du gouvernement français et c’est surtout pour éviter de frustrer des milliers de tchadiens qui attendent de tout savoir et en même fera comprendre qu’en Afrique et au Tchad en particulier nous savons prendre nos responsabilité,
-           Il faudrait surtout éviter qu’Idriss Deby Itno le Président de la République du Tchad  ne récupère cette affaire pour améliorer sa politique très chaotique et à bout de souffle, évidemment dans ce cas de figure je pense que si le jugement se déroule au Tchad il sera très médiatisé ce qui empêcherait tout torpillage par le moribond régime de N’Djamèna du procès,
-          En fin de compte je pose la question de savoir que deviendront ces enfants après cette expérience traumatisante et affligeante ? c’est vrai qu’avec l’émotion qu’a provoqué cette affaire ils bénéficient en ce moment de plusieurs aides mais qu’en sera-t-il d’eux une fois cette affaire terminée ? et aussi les familles de ces enfants il faut préciser que si elles ont acceptés de donner leurs enfants a ces individu sans scrupules c’est surtout pour leur éviter une vie précaire et leur assurer une vie meilleur, ainsi donc l’Etat tchadien se doit de réfléchir pour trouver une solution globale et définitive à la crise sociale sévissant au Tchad. Il n’est pas à exclure que tous ces orphelins soient dédommagés à l’issue du procès avenir des inculpés.
Pour finir je dirais que cette rocambolesque histoire aura eu le mérite d’éveiller les esprits par rapport aux pratiques peu commode de certaines Organisations Non Gouvernementale et je peux affirmer que beaucoup d’autres organisations se trouvent dans cette situation dans le Darfour et il est maintenant arrivé le moment de faire le trie, car il est inacceptable qu’on continue par exploiter la misère des autres. Et bien mes frères tchadiens médités sur ceci «  ne croyez surtout pas que tout ce qui est  blanc est pur » djimamon@yahoo.fr
Hamon Madi Djibrine D.
Tchadien vivant à New York aux USA

30/10/2007
Bravo les autorités Tchadienne !

Je suis enfin satisfait de l'effort fourni par  nos autorités compétentes,  pour l'arrestation  de neuf  ressortissants français et sept espagnoles  à Abéché  pour l'enlèvement et trafic d'enfant et se réclamants comme membres d'un organisme  humanitaire dénommé « Arche de zoé »  pour aider les enfants. Alors que ce sont des simples pédophiles et des trafiquants des mineurs.
Ce genre du comportement  n'est plus une simple affaire d'adoption ou d'aide humanitaire mais plutôt un acte inhumain, de cruauté, et d'humiliation de notre siècle; on peut l'imaginer à une traite négrière de notre époque. Et d'autant plus que 
le Tchad ne fait pas partie des pays qui ont ratifié l'accord international sur l'adoption des enfants. Alors qu'est ce qu'ils cherchent ? Ils ont allumés le feu partout dans le pays et ils commencent à jouer le rôle des pompiers pour tromper la vigilance de l'opinion nationale en soit disant des secouristes. S'ils veulent réellement sauver ou bien aider ses enfants y'a plusieurs manières de les aidés, mais pas en humiliant tout un peuple ou bien en portant  préjudice à sa valeur morale.

La France qui se dit un pays donneur des leçons, un pays de droit de l'homme autorise un organisme de genre (trafic d'enfant) et ses autorités se défilent devant la presse pour convaincre à bout de souffle l'opinion internationale de leur neutralité et leur réserve à ce tragique affaire.  Où va le monde ? Un monde d'hypocrites où le fort à toujours raison.  Bien que le Tchad est pauvre meurtri et détruit par plusieurs guerres civiles, mais jamais un tchadien n'acceptais une telle humiliation.
Je souhaite ardemment que nos autorités  laissent la justice tchadienne de faire librement sont travail pour juger et punir sévèrement les auteurs de cet acte, comme l'avait fait la justice Libyenne aux infirmières  Bulgare.
Ainsi de prendre toutes les dispositions possible pour contrôler le pseudo organises français et autres qui s'opèrent dans les camps de réfugiés à l'Est du pays.
Par ailleurs, je tiens du fond du cœur remercier et féliciter le Président de la République son excellence Idriss Deby Itno d'avoir tendu la main aux opposants politico-militaires et civils pour signer un accord de paix. Je remercie aussi  les différents chefs de tendances qui ont fait un geste de sagesse  pour  enterrer les hanches de guerre et revenir au bercail pour la construction du pays. Et sans oublier l'ex président GOUKOUNI WEDEYE d'avoir accepté et jouer le rôle de médiateur entre le gouvernement  et les insurgés, afin de les avoir convaincu et les mettre ensemble à la  table du dialogue qui vient d'aboutir (merci infiniment). Espérons bien que cet accord sera un signe définitif de la paix pour notre chère patrie qui à tant souffert d'une guerre fratricide.
Que Dieu le tout puissant bénisse le Tchad

Adam Abdramane Mouli
Etudiant en sciences économiques (option analyse économique)
A l'Université de Bejaia /Algérie
Email : abdramanifils@hotmail.com    Djiddamouli@yahoo.fr


13/09/2007
 Les Cadres de L'ex FUC Rejoindront-ils Le PLD ?

Tout N'djamena ne parle que de la prochaine adhésion de la quasi-totalité des cadres de l'ex FUC au Parti pour les Libertés et le Développement d'Ibni Oumar Mahamat Saleh. Les discussions semblent être très avancées entre les compagnons de Mahamat Nour sur cette question. Les Contacts entre les Hommes de l'ex FUC et ceux du PLD sont tout aussi avancées. Interrogés sur cette union, les cadre du PLD et de l'ex FUC que nous avons contacté à l'intérieur comme à l'extérieur n'infirme, ni ne confirme cette prochaine adhésion. Cette situation confuse augure des grands bouleversements dans le paysage politique Tchadien dans les prochains jours. Pourquoi parmi tant des partis politiques, les Cadres du FUC ont finalement opté de rejoindre le PLD ? Et pourtant en Mars dernier ne nous annonçait-on pas en grande pompe l'adhésion du FUC au MPS ? Pourquoi ce brusque revirement des cadres du FUC vers le PLD ? Cette situation puisent-elles son origine dans la crise entre Nour et Deby ?

Pour revenir au fait, les cadres qu'ils soient internes ou externes du FUC comprennent très mal que jusqu'ici, les responsables du MPS ne prennent attache avec eux, pour leur permettre d'intégrer les organes du mouvement et prendre effectivement part aux activités du parti. Interroger sur leur appartenance politique, même ceux qui sont les plus connus sont hésitant pour déclarer leurs couleurs politiques.

Doit-on seulement comprendre la démarche des cadres de l'ex-FUC à travers la crise qui les opposent à Deby et ses hommes ? Non. Sur cette question précise de l'adhésion au MPS, les cadres regardent tout d'abord ailleurs et font intervenir ensuite cette crise.

Deux semaines après la déclaration de l'ex président du FUC annonçant l'adhésion du mouvement rebelle (FUC) au Mouvement Patriotique du Salut (MPS) depuis Guereda, les cadres du FUC en colère face à l'inertie de leurs collègues du MPS qui n'ont daigné leur souhaité la simple bienvenue, ont assailli le domicile de leur leader pour demander des explications. Celui-ci les a calmé en justifiant la situation par les opérations à l'est et en les assurant de poser le problème au niveau des responsables du parti MPS. Deux mois plus tard, une autre rencontre des cadres s'est tenue, ou ceux-ci ont reposé le problème de la matérialisation de leurs adhésions au mouvement patriotique du salut. Rendez vous a été pris avec le Chef de l'Etat, et celui-ci les a rassuré d'instruire rapidement Mahamat Hissein pour faciliter leur intégration dans les organes centraux et exécutif du MPS. Un mois plus tard les cadres du FUC constatent amèrement qu'ils sont toujours au point de départ. Après discussions, la décision d'adresser une correspondance au chef de l'Etat pour l'interpeler et le rappeler sur la participation des cadres de l'ex FUC au MPS fut prise. A ce jours cette correspondance est resté lettre morte. La récente crise ébruitée partout entre Nour et Deby est venu radicaliser la minorité partisane dès le départ « du tout sauf le MPS » et emporter ceux qui exigeaient une union apaisée avec le MPS.

Mais qu'est ce qui justifiait l'argument des partisans de la composition avec le MPS ? Conscient de l'estime qu'ils jouissent dans la population, les cadres de l'ex FUC, ont voulu en entrant dans le MPS, privilégier une réconciliation apaisée. Leur souci premier en décidant d'intégrer le MPS, était d'éviter les contradictions politiciennes qui risquent de déraper sur le terrain militaire. Car avec plus de neuf mille hommes armés et organisés, disséminer à l'intérieur du pays, il était important et sage de collaborer avec Deby dans une même famille politique. Ainsi ils pourront travailler et laver leurs linges en famille.

Maintenant que ces derniers ont choisi d'adhérer au PLD, que nous réservera l'avenir ? Une telle décision n'entamera -t-elle pas le morale des troupes en ce moment où on annonce les mouvements de l'ennemi à la frontière Est. Pour défendre qui se battront désormais les hommes de Nour ? Pour le MPS de Deby ou le PLD de D'Ibn Oumar ? Beaucoup d'autres questions nous passent par la tète, mais seul l'avenir nous dira ce qui adviendra.

Abdelkerim Badawi Moussa
Cotonou - Benin
Abdelkerim1974@yahoo.fr


                                                  11/09/2007
 Tchad : le régime de DEBY frise la schizophrénie face a sa vile obstination de museler le FAR

En plus d'une décennie de gouvernance capharnaüm de Idriss DEBY, le FAR/Parti fédération a toujours su opposer une fermeté par rapport a la politique moyenâgeuse et nébuleuse des ITNO et leurs « nécessiteux du alimentaire » qui ont mis a sac le pays et entamer sa crédibilité dans le concert des nations par des affaires de fausses monnaies, trafiques de drogue, d'esclaves et de fillettes, corruptions généralisées, massacres, pillages des deniers public et privés, clientélisme, concussion et « éthnitisation » des affaires publiques, de l'administration, de l'armée, bref une prise en otage en bonne forme de la nation tchadienne par un clan, une ethnie.

En dépit des menaces, des chantages et autres humiliations, arrestations tueries dont sont victimes quotidiennement les militants et sympathisants du FAR/PARTI FEDERATION, le parti lutte stoïquement bravant les menaces pour faire attendre la voix des millions de Tchadiens opprimés et floués dans leur aspiration d'un Tchad moderne, respectueux des Droits de l'Homme et des libertés et soucieux d'un partage équitable des ressources par une gestion saine et orthodoxes, a été sollicité par le secrétaire général des Nations Unies a une rencontre afin de discuter sur la situation précaire du Tchad, ce n'est compter sans les analphabètes et sanguinaires anciens de la DDS reconvertis dans l'ANS pour perpétuer leur sale besogne.

Indigner par le comportement des services du protocole de l'ambassade des USA qui joue le rôle et le jeu des agents de la tristement taciturne ANS, nous demandons des excuses publiques de la part de l'ambassade américaine afin que des telles pratiques peu orthodoxes ne se reproduisent plus et ce, sous l'œil bienveillant des Américains, l'humiliation faite au préposé du secrétaire général des Nations Unies en dit long sur le non respects des droits de l'Homme au Tchad, Monsieur Ban ki-Moon doit se faire une idée sur ce régime félon dont le DG de la police n'a pas hésité il y a peu de temps a lui écrire pour lui signifier de ne plus venir recruter des fonctionnaires Tchadiens de la sûreté pour les missions de la Paix de l'ONU.

Votre régime est un ramassis de délinquants de tout poil qui agissent pour leur intérêt personnel et pour assouvir le besoin et passion sanguinaire de votre régime qui n'existe nulle part au monde, même au pays des Hommes les plus attardés sur terre, vous faites la honte du Tchad et de ses fils par vos frasques et vos méthodes arbitraires, moyenâgeuses et ludiques pour votre ethnie et région. Vous n'êtes qu'une bande de voleurs, de pillards et d'assassins de grand chemin que les fils du Tchad vous maudissent de les conduire a la souffrance et a l'humiliation suprême.

Mbaïdjol Gondjé Gaston


29/08/2007
Opposition, ressaisis-toi : sans un sursaut, le feu qui
t’anime est condamné à mourir

Le dialogue entre les cadres de l’opposition a été toujours et demeure un ultime vœu. Il doit être  au coeur de nos préoccupations et l’intuition éthique fondamentale à la base de nos luttes. La nécessité du dialogue entre les cadres de la résistance nationale doit reposer sur cette exigence, qui n’est rien d’autre que la conscience de l’impossible isolement des forces politiques de l’opposition. Sans dialogue, nos luttes et nos organisations respectives dépérissent et sont vouées à disparaître. Comme disent avec lucidité les politologues : « toutes les organisations politiques sont mortelles». Cet avertissement, qui s’adressait surtout et singulièrement aux organisations dénuées d’objectifs réels, pourrait s’adresser, hélas, avec encore plus d’actualité à nos organisations respectives. Mais ne nous y trompons pas. Notre lutte impose la responsabilité et le respect de certaines règles, non seulement au niveau interpersonnel, mais également dans le domaine organisationnel. Elle doit se fonder sur l’engagement volontaire et volontariste des responsables des composantes de la coalition  à respecter les uns et les autres, dans leur intérêt commun, un ensemble de principes et de règles essentielles. Il est par conséquent un processus fondamentalement démocratique et pluraliste, qui ne peut se concevoir hors du respect des règles démocratiques, des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Nous ne pouvons omettre également que le dialogue entre les responsables de la résistance nationale peut et doit s’établir au sein de leurs organes politiques  et non pas par le biais des sites Internet  de plus en plus composites, disparates et diversifiées. Ce dialogue appelle par conséquent la participation de tous, en particulier celle des jeunes militants et de l’ensemble des acteurs politiques. Cela est un acte politique dont la portée symbolique n’est pas toujours comprise par nos organisations politiques.

Ce dialogue nécessaire doit s’ouvrir dès maintenant et dans le strict respect de la dignité intrinsèque de la personne humaine. Nous sommes persuadés que l’absence ou le déficit du dialogue et de la concertation peuvent conduire à l’incompréhension, à l’animosité et à la haine. Dans cette situation, le dialogue est une condition indispensable pour une résolution réelle et définitive des ces conflits plus que jamais inopportuns.

Dans le chemin de la résistance où nous nous sommes résolument engagés, nous devons apprendre à nous connaître et à nous écouter mutuellement car cela nous permettrait de dissiper la haine, l’ignorance, la méfiance et la défiance mutuelle, préjudiciables à notre projet de vivre ensemble. Bref nous devons « apprendre à vivre ensemble ».

La contribution que nous souhaitons apporter à notre pays par nos engagements citoyens est une oeuvre qui ne peut se réaliser, pleinement et de façon durable, que sur le long terme et par un long et patient travail d’ouverture et de réflexion. Car, c’est dans la longue durée que les résistances construisent les valeurs qui donnent sens à leur existence, structurent leurs relations et donnent forme et substance à leur nation. Nous devons redonner ses lettres de noblesse au temps de la sagesse, de la morale, de la réflexion créative, des principes opératoires et du dialogue sans lequel ni nos engagements ni même nos luttes n’auront de sens. Sans ces bases là, la résistance nationale avec le prochain gouvernement auquel elle participera à la mise en place sont condamnés à répéter l’histoire avec son lot d’injustices sociales, de droits bafoués qui hélas affaiblit notre peuple depuis déjà trop longtemps. Il paraît important de souligner ici que si la résistance ne se définit que par sa lutte contre Idriss Deby, cela en soi ne permet pas de fonder un vrai projet national. Cherchons et attachons-nous plutôt aux valeurs pour lesquelles nous avons choisi le chemin de la résistance et qui doivent être le moteur de tous nos actes en tous lieux et circonstances. C’est ainsi que la démocratie pourra se construire.  

Qu’il s’agisse de la création de la représentation des différents mouvements de la résistance nationale telle que celle de l’UFDD en France ou bientôt de l’administration de la chose publique, c’est une action réfléchie que nous devons mener avec détermination, dans une approche respectable et respectueuse des valeurs. Cela ne va pourtant pas de soi.

Au-delà de l’UFDD, nous appelons les différentes forces de l’opposition à repenser leur approche de lutte. Celle-ci doit aider les citoyens tchadiens à embrasser, sans équivoque, la complexité de la scène politique où chaque objet est inclus dans un ensemble de relations et ne saurait être envisagé en dehors de cet environnement avec lequel il entretient des liens étroits. Dans ce vaste ensemble où tout répond à tout, il n’existe pas de phénomènes isolés, et une relation unie, selon l’image paradoxale bien connue, « le battement des ailes d’un papillon provoque le déclenchement d’une tempête ». Cette idée d’une universelle « reliance », pour reprendre l’expression du philosophe Edgar Morin, doit nous inviter à penser notre approche  politique et à demeurer conscients de notre commune appartenance à une seule terre dont l’humanisation demeure un grand défi pour nous tous.

La tâche peut paraître de taille mais elle est également la seule qui puisse garantir notre désir de vivre ensemble et la réalisation d’un idéal auquel chacun de nous aspire assurément au plus profond de lui-même. Que chacun trouve une espérance lui permettant de guider ses pas vers cet idéal commun sans lequel toute lutte est vaine.  

Adoum DJIBRINE HAROUN


20/08/2007
Lettre ouverte à Monsieur TIMANE ERDIMI ainsi qu'à certains chefs rebelles

Il est pour moi un réel plaisir d'écrire cet article suite au communiqué du Rassemblement des Forces du Changement ( RFC), publié sur le site Tchadactuel.com et signé par son président Timane Erdimi. Tout au long de ce communiqué nous pouvons retenir qu'une seule note positive: l'opposition (CPDC) ne devrait pas signer l'accord. Tous les Tchadiens sont unanimes sur ce point.

Dans ce communiqué on peut aussi lire ce qui suit: “Le RFC prend acte de cette nouvelle donne. Néanmoins, il exprime son étonnement de voir des hommes qui connaissent la vraie nature du système et de la personne de Deby, croire un instant que ce texte, fut-il supervisé par l'Union européenne, sera rigoureusement respecté par Deby et résoudre les problèmes que rencontre le Tchad à l'heure actuelle. On peut légitimement se poser la question suivante : Comment croire que Deby, qui, en 18 ans de règne sans partage, n'a respecté aucun texte, à commencer par la Constitution de la République , aucun engagement écrit ou verbal avec un interlocuteur, peut- il respecter un simple accord avec des hommes qu'il connaît parfaitement et qu'il a souvent « utilisés » ? Déclarer qu' « après la Bible , le Coran et la Constitution , cet accord politique est la quatrième loi fondamentale du pays » est-ce réfléchi ? Qui sérieusement aujourd'hui peut croire à la bonne foi de Deby?”

Cher Monsieur Timane Erdimi, les Tchadiens ne sont pas si dupes que vous le pensiez. Vous avez dirigé ce pays avec votre parent Deby durant au moins 12 ans avant de créer votre fameuse rébellion familiale. N'avez vous jamais su que Deby n'était pas l'homme qu'il fallait pour le Tchad ? Pourquoi n'avez vous pas qualifier votre accord signé en 1997 avec les partis politiques de pompeux?...

Monsieur, les Tchadiens n'ont pas besoin des conseils et consignes des personnes ayant participées aux fraudes massives des élections, des personnes ayant pillées et ruinées l'économie du pays, des personnes qui avaient eu le pouvoir durant un bon bout de temps et qui n'avaient rien fait pour le développement socio-économique du pays… et j'en passes.

Des hommes comme vous, le pays n'en a pas besoin. Vous devriez être dans les mosquées matin et soir afin de prier et de se repentir de vos péchés commis. C'est mesquin que vous puissiez créer des rebellions contre Deby, alors que vous étiez son bras droit. D'autres oui, mais pas vous.

Oui des hommes comme vous et certains chefs rebelles (tels que Mahamat Nouri, Tom Erdimi…) le Tchad n'en a pas besoin. Vous et Deby êtes tous, les pires ennemis du pays.

Vos rebellions fonctionnent ethniquement si ce n'est claniquement ou familialement. La preuve en est que vous vous affaiblissez de jour en jour. Vous ne pouvez contribuer au développement socio-économique du pays. Vous ne pensez qu'à vos personnalités : être un jour président du Tchad. Vous n'avez aucun sens patriotique.

Par cette occasion j'appelle mes frères et soeurs Tchadiens, surtout les jeunes, de ne pas suivre ces chefs et surtout ne soyez pas victimes des rancunes de personnalités entre le criminel Deby et ces chefs rebelles. Combien de nos frères, jeunes, étudiants sont morts dans le champ de bataille? Pour quel but?

Je ne dis pas qu'il ne faut pas « chasser » Deby. Mais que ça soit fait par des personnes mieux que Deby. Remplacer Deby par Tom ou Nouri ne modifiera en rien la situation actuelle du pays. Ça sera de pire en pire.

Les Tchadiens n'ont pas besoin des rebellions ou partis politiques où il n'y a qu'un seul individu : le président. Prenez les exemples : au sein de la RFC , il n'y a qu'un seul chef Timane ou Tom, l'UFDD pareil, Nouri… les partis politiques : même chose, depuis leur création jusqu' à ce jour, tous les grands partis politiques n'ont pas changé de présidents. Comment voulez-vous qu'il y ait changement alors qu'eux mêmes ne changent pas.

Cette politique qui se base sur un seul leader ne pourra nous conduire à la chute de la tyrannie “Debyenne”.

Nous avons besoins d'un mouvement composé d'un groupe de leaders, tous, des personnes respectées et admirées par l'ensemble de la société Tchadienne, sans un passé sale, des hommes ayant l'esprit d'un travail de groupe où il n'y a pas de chef tout puissant. Et ce n'est que le jour où un tel mouvement verra jour, que les jours de Deby seront comptés. Pas avant.

Chers frères et soeurs, ce que je viens de vous relater est une triste réalité. Deby est un fin stratège. Si nous voulions le changement, nous devrions nous unir autour de ce genre de mouvement. C'est l'avenir du pays qui est en jeu.

A BATS DEBY!!!
VIVE LE TCHAD!!!
ABDELKERIM ADOUM ABAKAR
Abdelkerimadoum@yahoo.fr


20/08/2007
Une lueur d’espoir !

« Depuis la présidentielle  de 2001 et les législatives  de 2002, les partis politiques de l’opposition démocratique n’ont de cesse réclamé l’amélioration des conditions de l’organisation des élections au tchad. Le déficit de dialogue a entraîné la dégradation de la confiance entre acteurs politiques avec le boycott du recensement électoral de 2005, du referendum constitutionnel de juin 2005 et de la présidentielle de mai 2006. Ce climat tendu a occasionné une forte désaffection populaire vis-à-vis de la chose publique (…).

C’est en substance  le contexte ayant justifié la signature le 13 Août dernier d’un « Accord  politique en vue du renforcement du processus  démocratique » à l’issue du dialogue tenu du 11 Avril au 10 Août 2007 à N’djamena. Ces pourparlers  réclamé par l’aile dure de l’opposition démocratique ou institutionnelle à savoir la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC qui regroupe une vingtaine de partis dont (cinq représentatifs) et la Fédération Action pour la République (FAR) de NGARLEDJI YORONGAR.

Après de multiples hésitations, le pouvoir a du céder à cette exigence de son opposition institutionnelle. C’est ainsi que l’Union Européenne s’est porté caution pour le pilotage des négociations qui ont duré près de  six mois, une première au Tchad depuis l’avènement du président DEBY au pouvoir en 1990, après la conférence nationale souveraine (CNS).

Les différentes parties en présence, CPDC et FAR d’une part et  la Majorité au pouvoir et ses alliés ont planché durant ses  quatre mois de discussions,  sur « l’avenir démocratique du pays ».

Les principales entraves à l’éclosion démocratique du Tchad  sont nombreuses. Mais nous pouvons entre autres citer,  le manque de transparence électorale, la mauvaise gouvernance, la politisation à outrance de l’administration,l’injustice sociale et la liste n’est pas exhaustive.

«Le plus important pour l'opposition, c'est d'avoir obtenu la transparence électorale.(...) Nous avons dit que l'opposition aura un statut qui va entraîner toutes les aides que l'Etat doit donner à un parti qui concourt à l'expression dans le pays. » s’est réjouit Saleh KEBZABO, le président de l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR) sur  les antennes de RFI après la signature de l’accord au micro de Bernard NAGEOTTE,dans la tranche ’’Invité Afrique’’.

Pour une fois, nos leaders politiques ont manifesté leur désir ardent d’accorder leur violon sur les problèmes qui les divisent et c’est à saluer. Seule fausse note, le refus du député fédéraliste NGARLEDJI YORONGAR de parapher l’accord, pourtant qualifié d’historique par l’union européenne qui a parrainé les discussions et la France , principal soutien du régime.

Que s’est-il passé entre temps ? YORONGAR A-t-il été exclu du comité de rédaction de l’accord comme il l’an annoncé ? Ou bien, le Coordinateur Exécutif de la FAR a simplement voulu se démarquer de ses collègues en jouant aux «  troubles fêtes »?

L’intéressé  a justifié les raisons du refus de son parti de signer l’accord sur BBC Afrique. Pour lui, la CPDC qui départ  avait exigé un dialogue inclusif, c'est-à-dire incluant les mouvements armés, les tchadiens exilés, la société civile, bref, toutes les couches du pays, cette même CPDC revient sur sa position, en ne faisant plus du dialogue inclusif une priorité. Dans ces conditions, NGARLEDJI YORONGAR décide de ne pas suivre ses collègues et exige un dialogue incluant toutes les parties en conflit. Il a même émis des doutes sur l’applicabilité de cet accord qui n’en est pas un. Soit !

Pourtant, le parti de Monsieur YORONGAR a activement pris part aux débats durant les quatre mois qu’ont duré les négociations, et l’on comprend mal sa désapprobation à la dernière minute.

Dans un long brûlot publié sur un site de la diaspora, NGARLEDJI YORONGAR  a tiré à boulet rouge sur certains membres de la CPDC qu’il  accuse de «  poursuivre uniquement leurs propres intérêts ».

« Ils sont plus préoccupés par leur entrée au gouvernement, car beaucoup d’entre eux sont fatigués par la traversée du désert » a-t-il écrit.

Rivalités personnelles, ou guerre de leadership ?

De toute évidence, quelqu’en soit les raisons, et même si YORONGAR « n’est pas habitué à aller manger sous le râtelier de DEBY », rien ne l’empêchait de signer l’accord, et de refuser par la suite d’entrer à un éventuel gouvernement d’union nationale préconisé par l’accord. Il aurait ainsi rendu service à la nation tchadienne en participant à sa manière à l’application des clauses de l’accord politique, même si on le sait, Idriss DEBY ne tient pas trop souvent à sa parole, encore moins le MPS.

Qu’a cela ne tienne ! Les avis des tchadiens au sujet de la signature de cet accord politique  sont partagés. D’aucun qui comme moi espèrent que c’est une nouvelle ère qui va commencer, si les clauses sont réellement appliqués.

D’autres plus pessimistes ne passent pas par le dos de la cuillère pour exprimer leur méfiance à l’égard du chef de l’Etat, qui ne respecterait pas ses engagements. 

L’expérience de la démocratie consensuelle et participative (DCP) qui n’a pas porté ses fruits a même été citée comme exemple.

« Des accords du genre, on en a signé à plusieurs reprises, Idriss DEBY a toujours doublé ses adversaires (…) » a lancé un auditeur  tchadien sur RFI, dans l’émission «  Appel sur l’actualité », animé le jeudi 16 Août 2007 par Emmanuel Bastide, journaliste à la radio mondiale.

Comme on le constate, la méfiance est de mise, et l’optimisme du début cède le pas à la prudence.

La plus part des observateurs de la scène politique nationale attendent l’application de toutes ses bonnes intentions avant de croire en la bonne foi des signataires. Mais ce qui me rassure un tout petit peu, c’est qu’il est prévu dans cet accord, un mécanisme de suivi et de contrôle de son applicabilité, par la mise sur pied d’un comité de suivi, même une part belle est faite au pouvoir. « (…) Les  partis signataires du présent accord conviennent d’assurer le suivi et l’évaluation mensuelle des engagements pris par la mise en place d’un comité de suivi et d’appui. Celui ci fait des recommandations au gouvernement à cet effet (… titre5) ». C’est à ce niveau que réside l’originalité de l’accord à mon sens. Il est prévu que ce comité sera  constitué comme suit :
« - cinq membres des partis de la majorité
- cinq membres des partis de l’opposition
- des représentants de la Présidence de la République, du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale en qualité de personne ressources avec voix non délibératives.
- Des représentants de la communauté internationale : l’Union Européenne, l’Union Africaine, les Nations Unies et l’Organisation Internationale de la Francophonie. Ils jouent le rôle de facilitateurs. ».

A priori, il ne devrait pas y avoir de problèmes, puisque l’on note la présence des représentants des partis de l’opposition et ceux du pouvoir, ainsi que les représentants de la communauté internationale au sein du comité. C’est déjà un gage pour le moins suffisant pour l’application des dispositions contenu dans le document, encore faudrait-il qu’il en soit ainsi. Cependant n’ayons pas la mémoire trop courte.

La crise Ivoirienne nous offre un exemple palpable, avec la mise en place du Groupe de Travail Internationale(GTI), chargé  par la communauté internationale de veiller à l’application des différents accords signés par les acteurs de la crise ivoirienne.  Mais, le président GBAGBO, en fin tacticien politique a tout fait pour le contourner, arguant du fait que «  nul ne peut se prévaloir d’un quelconque attribut pour éluder la constitution ». Aujourd’hui, le GTI est dissout, et le président ivoirien  dirige seul la barque « Cote d’Ivoire ». Il a gagné son pari. Prions pour que cela n’arrive pas au Tchad.

On croise les bras.

Même si en droit, la bonne fois ne se présume pas, vu l’atmosphère sociopolitique et économique du pays délétère durant ces cinq dernières années, le président de la République aura besoin de légitimer son pouvoir chancelant  en accédant  au moins ne serait ce qu’en partie aux exigences de cette opposition qui lui servira désormais de pilier, face à la menace de déstabilisation des rebelles, qui se retrouvent à présent isolé et affaiblie.

D’ailleurs, dans les dispositions finales, il est écrit que « le chef de l’Etat est garant de l’exécution du présent accord ».

L’on s’attendra donc dans les prochaines semaines à un réaménagement gouvernemental, car il est prévu « la participation de l’opposition aux affaires publiques y compris dans le cadre du gouvernement ». La démocratie Tchadienne en sortira renforcée, si  les calculs personnels et politiciennes ne prennent le dessus sur  l’intérêt du peuple tchadien qui aspire à une certaine accalmie sur la scène politique intérieure d’abord, et du coté des politico militaires ensuite.

Il revient   maintenant au gouvernement  de parvenir à s’entendre avec « nos frères »  qui ont pris les armes pour les mêmes causes, afin que les medias internationaux cessent  de parler du Tchad toujours en termes de conflits armés interminables, et de crise politique alors qu’une opportunité toute simple s’offre à nous : le dialogue. Mais les deux parties (Mouvements rebelles et gouvernement) doivent éviter les surenchères, et accepter de faire des concessions pour parvenir à un accord, comme cela a été le cas avec l’opposition intérieure.

En dernière analyse,  l’on peut sans triomphalisme se targuer d’une chose : une nouvelle donne politique est entrain de s’ouvrir au Tchad, même s’il y’a un grand pas entre la signature de l’accord politique et son application.

Ce bémol ne nous empêchera pas d’être optimiste, et de faire confiance à nos leaders, toujours décriés pour leur inconstance, ainsi que pour leur manque de cohérence et d’idéologie. Peut être qu’ils vont nous surprendre cette fois ci, et ce positivement. Espérons le.

Enfin, à l’opposition politique qui a signé l’accord, malgré sa  prochaine participation aux affaires publiques annoncée, elle ne devrait  pas oublié cette assertion de John G. Diefenbaker, dans une allocution prononcée devant «  l’empire Club du Canada » à Toronto, le 27 octobre 1949 : « L’histoire nous prouve  que la liberté s’évanouit toujours lorsqu’il n’y a plus de critiques. L’opposition fait respecter et soutient les droits de minorités ».

Eric TOPONA MOCNGA


                                                         16/08/2007
                                       
L’inconnue d’un flirt

Les dupes, l’argent du contribuable, et le chacal. Au Tchad d’Idriss Déby, les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour être appréciées à leur juste valeur. Pourtant, si l’avarice est mise au nombre des pêchés capitaux, la stupidité en est omise. L’étrange syndrome des postes et argent malsain gagne sans équivoque une certaine opposition. Fondamentalement, tous les idéaux exprimés jusqu’ici en terme de changement, de reconstruction politique, économique et sociale se trouvent banni pour des ambitions qui n’honorent pas les acteurs des accords raccommodés et ceux qui ont un seul but : leur personne et le Tchad et son peuple après. Nous avons dit, et ne cessons de dire que le pouvoir actuel au Tchad est stérile. 17 ans d’existence noire de bilan. C’est dans le renouveau et le changement des hommes et des structures que l’espoir renaîtra.

Alors… Que dire d’une certaine opposition gesticulant aux prémices de dés, des hommes dansant une farandole cocue oubliant de facto l’unité de genre et bafouant la dynamique faite de l’union sacrée. L’argent du chacal intéresse autant de dupes qui ne pensent qu’à leurs dards mais a-t-on pensé aux nombres d’accords non respectés, les promesses non ténues. La menace la plus importante repose sur l’isolation des revendications politico militaire. La semi ouverture faite par Idriss Déby à une opposition voulue et choisi par lui, ne vise qu’à esseuler et déligimitiser une autre frange d’opposants qui lui posent une réelle équation. Les revendications de Tripoli sont claires et plus que potables si Idriss Déby veut construire et éviter un affrontement.

Certains membres de la CPDC constituent une masse de foutre qui ne pensent qu’à flirter avec un chacal sauvagement conquit de ses proies, et dont l’appât est tenace. Tout ce monde qui ne rêve que de la mangeoire sait à l’avance qu’il n’y aurait aucune convenance, et que tout est fait pour faire valoir à l’opinion internationale une nature de démocratie. En contribuant à établir un faux de procédure, on se rend complice d’un dilemme qui aura ses conséquences plus tard.

De l’esprit de Libreville aux flirts de N’djamèna le risque prit risque de dénaturer la synergie de l’espoir. Un espoir fait de changement, de ne point accepter la main mise sur l’état par une calamité mafieuse. Un espoir délivrant l’amour du citoyen, l’amour de l’autre. Un espoir de paix, de justice et de développement.  Les ratés de vision ne feront que compliquer l’existence d’un étau face à un pouvoir abject. La conscience doit prévaloir sur les choix mercantiles, dès lors qu’il s’agit d’une abjuration et d’une lâcheté ou pire d’un camouflage indigne. L’actualité au Tchad a démontrée que les félons récidives perpétuellement. On prends les mêmes et on recommence avec le même cycle stérile du manquement et du surplace. Rien ne viendra rassurer l’homme que je suis, je parle de milliers de tchadiens comme moi qui aspire à autre chose, du vent… de l’air

Il sera loin le temps de la vie où l’ego se dilue dans l’espoir et resurgit dans l’affection.

Le raccommodage n’a jamais ténu un pan rapiécé.

Mahamat Assileck Halata


                                                        8/08/2007
                               Drôle de zèbres aux planètes de saints

Il ne s’agit pas pour nous de faire une sémantique. Il y’a lieu de constater un état de fait. L’attitude 
d’une certaine opposition pose un réel problème. Elle est plongée dans une crise de faciès, de clan et une gravité dont il est nécessaire de prendre la mesure. Car on aurait bien tort de réduire les scènes de divergences et d’objectivités sur les événements en cours. Le destin de la république ne peut se trouver dans le regroupement des individus composant une majorité ou une minorité. Il est symbole des signaux clairs et d’organisation des hommes. Il trouve aussi ses fondamentaux dans les principes d’idées, d’objectifs et de calendriers. Pour ces faits, jamais une entité ne peut se démarquer si le leadership d’une organisation n’est à même de définir la politique à adopter et une interface de conduite.

Beaucoup de nos compatriotes observent avec appréhension le jeu de la confusion, de je t’aime moi non plus, qui mine l’esprit mercantile de certains responsables des mouvements armées, quant aux objectifs à définir pour le Tchad de demain. En fait, il faut se poser la question : pourquoi des personnes partent en rébellion, et pour quels motifs. Depuis 17 ans, autant de sang versés sur le palier de l’équité, qui a permit aux quelques individus et saltimbanques politiques de pourvoir à un modeste trône, cela n’a rien changé du quotidien des tchadiens. La république est prise en otage.

Le Tchad d’Idriss Déby n’est ni une république encore moins une démocratie. Dans une démocratie seul compte la loi de la majorité, dans une république il y’a une égalité des citoyens devant la loi et les libertés nationales.


Depuis 1990 à nos jours, l’identité tchadienne dans son essence est remise en question. Faut-il aller plus loin et instaurer un droit au suicide collectif des tchadiens où assisté à une prise en otage de nos acquis républicains ? En effet depuis des mois, certains responsables des mouvements politico-militaires se meuvent dans des diatribes et des contres vérités qui laissent plus d’un, dans le doute et l’interrogation. L’autopsie réalisé après moult réflexions nous amène à faire un constat assez amère des hommes se disant révolutionnaires et qui un matin se sont élevé contre une méthode de gouvernance et d’injustice.

Mais le constat opéré depuis un trimestre est plein d’enseignement sur les méthodes et les hommes. Nous ne cesserons jamais de mettre à nue le régime Déby parce qu’il est pourri et fini. Pourri par la nature de sa gouvernance, et fini par son inexistante et son agonie. C’est au chevet de cette réalité que se précipitent quelques natures gavroches qui au mieux de servir le peuple et ses attentes, veut servir sa propre personne, oubliant de facto les sacrifices de tant d’hommes, et salissant par la même occasion la mémoire de tant d’autres tombés pour un Tchad meilleur.

Que faut il dire aux tchadiens dont les seules attentes demeurent le changement. Qu’importe ma couleur disait Lamartine, elle est toujours du coté de celle des opprimés. Qu’à cela ne tienne pourquoi faire couler tant de sang si la seule ambition se limite aux monnayages des postes ministérielles et autres comportements vassaux. A quel type de changement il faudrait s’y attendre. Où à priori il faudrait expliquer au peuple les dividendes de ce revirement qui ne sert que la singularité de ces mêmes individus.

A Tripoli, les fondements d’une alternance et du changement ont été posés. Si Idriss Déby voulait la paix et l’amélioration de la vie de nos citoyens, il l’aurait fait en assurant nos compatriotes de stabilité et sauver des vies humaines. Mais l’arrogance et l’ignorance ont primé comme toujours, et la suite se saura…

A Libreville, comme quelques années plus tôt, les mêmes personnes à quelques différences prêtes se sont réunies pour sauver Idriss Déby d’une mauvaise passe. Si par essence le noyau de la rencontre est noble parce qu’il parle de paix, nous constatons avec amertune que c’est toujours les mêmes qui recommencent. La CMAP news look briefé à la sauce rémoulade reviens pour faire diversion et amuser nos compatriotes. Ceux qui pendant un moment avaient tout fait pour que le MDJT à son époque ne puisse éclore sur la scène diplomatique, refont leur diversion pour asseoir les mêmes méthodes, mais cette fois ci les réalités sont autres. L’ambition démesurée de certains gnous politiques risque de faire échouer la proportionnelle dont la conséquence est d’aller vers un forum nationale après Déby.

Bref !!! Aux ralliés de l’appât de gains, guignols de coulisses, ou convoyeurs de valises, il faut savoir que les vrais problèmes sont ailleurs et se résolveront autrement, sans votre éthique. 

Aux vrais patriotes, nous disons que le chemin peut paraître long et difficile, mais les derniers événements serviront à clarifier les entités et comprendre enfin sur quel échiquier notre lutte sera transposée. Car il est plus que claire d’auditer ce régime Déby qui est source d’abject.

MAHAMAT ASSILECK HALATA


5/08/2007
Laconique avis de rectification sur la chronologie des retours de Goukouni a N’djamena concernant cet article publié sur Ialtchad

Dans l’article non signé mais intitulé : « Tchad : bref retour de l’ex-président Weddeye pour la première fois depuis 1982. », l’auteur voulait soit berner les lecteurs soit escamoter des faits tangibles. Car, en lisant celui-ci, après avoir réprimé un haut-le-cœur, j’ai, malgré moi, dit : « ignoranta ! Ignorantus ! Ignorantum ! » Du médecin de Molière dans son œuvre : Le malade imaginaire.

Dans l’article en question, nous pouvons lire les propos suivants : «  l’ex-président tchadien Goukouni Weddeye, qui vit en exil, s’est rendu lundi, pour la première fois depuis sa chute en 1982, à N'djamena, où il s’est entretenu de la crise tchadienne avec l’actuel chef de l’Etat Idriss Deby Itno. ».

Eh bien voyons voir les choses clairement maintenant ! Le débonnaire fils du non charismatique Derdei des Toubou S’était effectivement rendu à N’djamena en 1990, juste après la chute de son tombeur Hissein Habré pour discuter avec Deby alors fraîchement établi dans la capitale du pays. Je l’ai vu, à la Télé-Tchad, dire ce qui suit : «  je suis revenu pour rencontrer le président Deby et voir s’il tiendrait les promesses qu’il m’a faites avant qu’il ne vienne à N'djamena. ». Visiblement il était très optimiste quant à son retour comme président du Tchad après que le petit fils de Itno qui, lui-même faniste, a renversé l’homme fort de Ndjamena en la personne de Hissein Habré. Déçu, après son entretien avec Deby, il rentrera précipitamment en Algérie d’où il ne sera de retour qu’a la veille de la Conférence Nationale Souveraine. Conférence au cours de laquelle, d’ailleurs, il exhiba son animosité vis-à-vis des arabes quant il déclarait, sans réfléchir puisque ceci est un apanage de son épithète : « le français et l’arabe sont deux langues étrangères et je demande plutôt aux intervenants de défendre la langue Sara. » une nième inadvertance qui l’obligea de rejoindre sa villa d’Alger pour un lustre avant de réapparaître aujourd’hui on ne sait sous quel nom. Maudit soit son nom !

Somme toute, le fils du Derdei des Toubou est à son troisième retour à N'djamena depuis sa chute populaire et honteuse de 1982. Malgré sa puissance militaire de l’époque et le soutient indéfectible du colonel aux petits pieds Kadhafi, le peuple uni et solidaire derrière une seule cause lui fit mordre la poussière. Gunt quels sont tes calculs de sénilité maintenant que tu es si faible ?

Ali Souleymane
gkambi@yahoo.fr

Petite mise au point à M. Ali Souleymane
Un article d’information provenant d’une agence de presse, comme mentionné AFP (Agence France Presse) ne peut être signé par une personne. Il est bien mentionné au début de l’article la date et la source. Cela dit, s’agissant du fait que ce n’est pas le premier retour de l’ex-président Goukouni Weddeye, vous avez raison. Mais là, c’est au niveau de l’AFP qu’il faut s’adresser. Merci.

La Rédaction



                              
4/08/2007
               Lettre à Monsieur Bello Bakary, directeur de Ialtchad.com Presse

Monsieur le directeur,

C’est toujours avec avidité et beaucoup de plaisir que je lis les articles parus dans votre organe de presse. Le foisonnement d’idées, les contradictions et même les insuffisances témoignent de la vitalité de votre site. En vous lisant, j’apprends sur l’engagement des Tchadiens, sur leur degré d’implication dans la conduite des affaires du pays, sur leur prédisposition à accepter la contradiction et à susciter le débat ainsi que sur leurs capacités à entrevoir des issues pour le progrès du pays.

 

Votre éditorial du 9 juillet 2007 me donne l’occasion de m’exprimer, en dépit de la réserve à laquelle je me suis toujours assigné. Je tenterai d’apporter mon point de vue pour appuyer votre démonstration, pour la compléter ou, au contraire, pour m’inscrire à l’opposé de vos idées. Telle est la quintessence de ma démarche. Elle se veut amicale, aussi réaliste que possible et ouverte à la critique.

Sur les trois points que vous avez abordés, je vous fais part des sentiments que m’inspire votre analyse. Soyez rassuré, je réponds que parce votre développement est intéressant. Je vous réponds parce que, ensemble, nous pourrons mieux déchiffrer la situation du Tchad qui n’est pas des plus limpides. En lisant ma réponse vous et, éventuellement, vos lecteurs comprendrez pourquoi je partage votre analyse, d’une part, et pourquoi je prends le risque d’y apporter quelques compléments, d’autre part.

La Dame à la Licorne avait pour devise : à mon seul désir. Vu l’état de notre pays, nous ne pouvons jouir des mêmes dispositions. Nous avons tout à construire. Nous avons une quête infinie de voies et moyens pour engager le Tchad sur un sentier vertueux. Nous avons tant besoin de concorde, de fraternité et de labeur pour espérer des horizons meilleurs pour les nôtres. Notre devise sera : à notre commun combat !

Vous êtes septique sur l’issue des négociations de Tripoli entre le gouvernement et ses opposants. Vos arguments tiennent en quatre points que je passerai en revue. Je vous dirai pourquoi elles me paraissent justes ou dans quelle mesure elles se révèlent partiales ou insuffisantes.

Vous analysez l’implication de Kadhafi dans ²les affaires tchadiennes² depuis plusieurs décennies. Vous lui déniez toute objectivité dans la recherche de solutions. Je vous trouve pessimiste. Plus grave, vous êtes en décalage par rapport à l’actualité qui n’est pas seulement liée au cas des infirmières Bulgares et du médecin Palestinien. Depuis quelques temps, le Colonel est revenu en odeur de sainteté auprès des décideurs de ce monde. Il a fait son aggiornamento en reconnaissant ses erreurs et en réparant ses fautes. Dès lors, le problème n’est plus de savoir si Kadhafi ²peut objectivement² servir de médiateur crédible pour amener les Tchadiens à une entente. En raison de ses implications passées, il est en mesure d’user de son influence, sur les et les autres, pour transformer des aspirations en un objectif. Parce que Kadhafi connaît les Tchadiens, leurs faiblesses surtout, il est un des rares à pouvoir tenir un langage de vérité.

La vérité est que chaque Tchadien est convaincu que, avec des moyens et des armes, le pouvoir à N’djaména reste à sa portée. Pourtant, la donne a changé. Les combattants d’aujourd’hui ne sont pas moins aguerris que leurs prédécesseurs. Mais, le contexte national et l’environnement extérieur ont changé.

A l’intérieur, le Tchad est devenu un pays pétrolier. Le pouvoir dispose de ressources suffisantes pour s’équiper afin de repousser toute velléité des rebelles. Certes, les armes seules ne sauraient protéger mais elles offrent un atout non négligeable. En outre, l’argent faisant le bonheur de certains, il est possible d’acheter les consciences de quelques opposants qui prendraient le risque d’apporter les têtes de leurs camarades à celui qui sait bien payer. Sans être du domaine de l’impossible, une prise du pouvoir, démocratiquement ou militairement, dans le conteste du Tchad d’aujourd’hui, devient plus compliquée. Il faut plus de préparation, plus de détermination, plus de professionnalisme et sans doute une certaine neutralité de l’extérieur. Toutes choses que nous ne percevons pas, pour le moment.

A l’extérieur, les principaux pays sont plus sensibles aux arguments de lutte contre le terrorisme. Encourager les régimes démocratiques ou les organisations luttant pour les droits de l’homme et le droit du citoyen est passé au second plan. La Libye ayant ouvertement renoncé à soutenir les mouvements luttant pour une plus grande liberté dans leurs pays ou pour la revendication des droits aux minorités, son leader a été réintroduit parmi les grands de ce monde. Compte tenu de sa stature, de sa dimension universelle, en tout cas continentale, et de ses prétentions, il est redevenu incontournable. La manne pétrolière vient s’ajouter à ces atouts réels ou supposés. Kadhafi est un partenaire obligé en Afrique au sud du Sahara. Il paie cash et sans trop discuter les prix. C’est un langage que nombre de gouvernants occidentaux comprennent plus facilement que les complaintes des démunis pour plus de respect, plus de droits et plus de considération.

Tout ceci donne suffisamment de crédit au leader libyen pour servir d’interface dans les négociations inter-tchadiennes. Personnellement, je ne lui dénie aucunement une volonté et un engagement de contribuer à l’entente entre Tchadiens. Le voulons-nous, telle est la vraie question.

Implicitement, vous affirmer que le gouvernement du Tchad profite de la médiation libyenne pour diviser l’opposition entre légalistes et rebelles. Est-ce une surprise ? Même si cette insinuation se trouve confirmée, il me paraît aléatoire de faire ces reproches, ne fut-ce que d’un point de vue tactique. Il est dans la nature des puissants de diviser pour régner.

Imaginer Déby décidant, volontairement, de partager le pouvoir est une vue de l’esprit. S’agissant d’un combat pour conquérir ou pour conserver les reines du pouvoir, tous les moyens semblent bons. Pourquoi alors reprocher au gouvernement de ne pas faciliter la vie à une opposition qui attend la moindre imprudence pour le bouter dehors ? Là encore, le problème est davantage les Tchadiens eux-mêmes que la médiation libyenne.

Sommes-nous en mesure de nous battre pour l’avènement d’une réelle démocratie au Tchad ? Sommes-nous disposer à sacrifier une partie de notre bien-être, une partie de nos libertés pour que demain d’autres Tchadiens se sentent mieux chez nous ? Prenons-nous le chemin qui mène véritablement à une amélioration de la situation du pays ?

J’ai bien peur que les réponses soient négatives sur ces trois questions. Autrement, l’opposition légale serait unie. Elle disposerait d’un collège de responsables et d’une ligne de conduite claire. Elle procéderait à une fusion des partis disparates et sans réelle représentativité pour la plupart. En effet, comment comprendre la concurrence entre une soixantaine de partis, organisations ou associations sensés s’intéresser, peu ou pro, à la politique ? La logique voudrait qu’elles s’unissent pour constituer une force.

La politique n’est ni cacophonie, ni chienlit. Il s’agit i) de la mise en place d’une structure fondée sur une conception de la société ii) dans le but, essentiellement, d’œuvrer pour le bien-être des citoyens. Le reste n’est que pure spéculation. Combien sont les partis qui répondent à cette condition basique ?

S’il y avait un espoir de réponse positive à ces questionnements, les mouvements armés se seraient unifiés pour se donner une chance supplémentaire pour gagner. Ils s’intéresseraient davantage à comment renverser la situation et non à qui prendra la place de Déby. Ils auraient cherché leurs convergences et minimiser leurs différences. Ils se poseraient des questions sur le sort de Mahamat Nour. Pourquoi finit-il par rejoindre le pouvoir ? Ils auraient mis à leurs têtes des hommes incontestables et non ceux qui ont un lourd passé dans la direction du pays. Ils chercheraient à faire émerger des hommes neufs afin de rendre plus crédibles leurs prétentions à se battre pour le bien de tous les Tchadiens. Ils auraient rangé leurs rancunes, leurs envies de vengeance et leurs visions étriquées. Ils auraient mis en avant leurs dispositions à embrasser l’ennemi d’hier qui est d’abord un frère, un Tchadien. Je ne fais là que reprendre votre troisièmement sur ²le pouvoir, les rebelles et les négociations.²

Pour ce qui concerne le Soudan et dans la dialectique de la mondialisation, ni Khartoum, ni aucun autre pays ne fera à notre place ce que nous, Tchadiens, sommes incapables de réaliser. Qu’y a-t-il de surprenant que ce pays veille se protéger d’un voisin jugé nocif ?

On sait comment naissent les conflits mais nul ne saura dire quand ils prendront fin. De plus, avec l’arrivée prochaine des forces étrangères, autant dire que la démocratisation restera longtemps encore une quête. Des deux côtés de la frontière, les pouvoirs prendront prétexte de l’hostilité du voisin pour concentrer les ressources à leur seul profil. Ils privilégieront l’acquisition d’armes dont les cibles principales, involontairement ou non, sont des Tchadiens et des Soudanais, martyrs de leurs propres gouvernants.

La gestion des revenus tirés du pétrole est, véritablement, le point faible du gouvernement y compris en tenant compte des dépenses en équipements militaires pour contrer l’opposition armée. La nature du régime, le type de gouvernance mise en place et plus grave encore la corporation d’individus cooptés pour gérer les affaires du pays n’ont pas permis, ne peuvent pas permettre et ne permettront jamais que le pays tire avantage de cette manne. Sur ce point, je ne suis pas certain que Déby, lui-même, pourra tenir un autre langage. Telle est la leçon que le bon sens autorise à tirer du pétrole et de ses malheurs. Si le pouvoir de Déby doit être jugé sur la base de cette aune, le verdict est clair : échec et mat.

Laissons de côté le prétendu projet modèle issu de la maternisation de la Banque Mondiale. Cette belle institution a, comme toutes les constructions humaines, ses faiblesses. Pire, lorsqu’il s’agit de l’Afrique, ses représentants sont rarement les meilleurs. Pour parler crûment, ce ne sont pas les moins corrompus et les plus sensibles aux souffrances des populations qui viennent servir sous nos cieux. Croyez-moi, j’en connais une longueur sur ces messieurs et dames. Ils ont pour principaux soucis leurs retraites et, accessoirement, les intérêts de leurs mandants que sont les puissances étrangères.

Outre la cupidité de nos dirigeants, le partage de revenus entre le consortium pétrolier et le Tchad est l’autre versant faible. Notre conseiller, la Banque Mondiale , n’a pas joué son rôle. Il y a même de bonnes raisons de penser que le Tchad s’est trouvé être le dindon de la farce. L’honorable institution avait toutes les cartes en mains. Il lui revenait de tenir les parts égales entre l’un et les autres. Au lieu de quoi, le pays s’est retrouvé avec le pire accord qu’on ait eu à signer dans l’exploitation pétrolière. Le pouvoir a beau jeu de reprocher à son conseiller de l’avoir laissé gruger, minimisant ainsi sa propre responsabilité dans les négociations et plus encore dans l’utilisation des revenus.

A dire vrai, les bénéfices issus du pétrole sont maigres pour la majorité des Tchadiens. Ils sont partis gonfler les comptes de quelques potentats et des escrocs toujours en quête du naïf à déplumer.  

Lorsqu’un Etat pétrolier n’est pas en mesure de fournir l’eau courante, l’électricité, un minimum de services de voirie et de santé aux populations, il ne s’agit plus seulement de ²crise sociale². Nous sommes véritablement en situation de non-assistance à peuple en danger.

Légitimement, tout Tchadien est en état de légitime défense. Certains ont choisi les armes, d’autres la contestation politique ou la revendication. La plupart des Tchadiens sont fatigués. Ils aspirent à un mieux-vivre avec l’arrivée du pétrole. Je me demande si le niveau de vie ne s’est pas en réalité détérioré. Les revenus réels ont peu ou pas augmenté tandis que le coût de la vie est monté en flèche. Les denrées de base, le logement, les soins, le transport sont devenus inabordables pour la bourse moyenne d’un Tchadien. Les réactions des syndicats expriment ce ras-le-bol. Une incompréhension s’est profondément installée entre les gouvernants et les salariés de la fonction publique.

Vous avez souligné l’inexpérience, l’intransigeance et l’autoritarisme du gouvernement face aux revendications catégorielles. Pour que des réponses, à la hauteur des enjeux, soient apportées face aux mouvements sociaux, il aurait fallu des hommes crédibles, des compétences et surtout une volonté d’apaisement. Ce n’est pas faire injure aux membres du gouvernement que de leur faire remarquer que seuls quelques-uns disposent de marges de manœuvre leur autorisant à engager l’Etat. La majorité fait de la représentation. Ces ministres et hauts fonctionnaires d’un genre spécifique au Tchad tiennent le rôle de figurants, certains avec bonheur et toute honte bue, la plupart faisant contre mauvaise fortune bon cœur.

Le docteur Kassiré, l’âge avançant, n’est plus le casse-cou qu’il a prétendu être. Il est trop vieux pour prendre des coups. Il est trop usé pour laisser passer sa chance. Il est assez futé pour comprendre que tout Tchadien majeur est susceptible de le remplacer au pied levé. Il se maintient, vaille que vaille.

Les syndicalistes n’ont aucune chance d’obtenir ²une part du gâteau pétrole.² Ils revendiquent un peu plus de considération et un léger mieux dans leur vie de tous les jours. Ce ne sont là que des revendications normales, y compris lorsqu’on ne prend pas en compte la manne pétrolière. Ils ont fait ce que des élus sont tenus de faire. Ils ont dénoncé l’incapacité de leurs partenaires et employeurs à écouter des points de vue opposés. Ils ont tout simplement tenté de jouer leur rôle de courroie de transmission. Ils transmettent aux patrons et aux gouvernants le mal-vivre de la société tchadienne dans son ensemble.

Face à un pouvoir autiste, le salut vient de la capacité des forces vives à prendre entièrement leur place dans la lutte pour un vrai changement. Salariés du privé ou de la fonction publique, élèves, étudiants, syndicalistes, mères et pères des familles, ensemble, les choses peuvent changer.

Nous avons vu les limites de l’opposition armées. Vous avez souligné l’inconsistance des partis politiques. Vous avez constaté l’incapacité des gouvernants à comprendre les maux dont souffrent les populations. Le salut ne peut venir d’un seul côté. De tous les horizons, les Tchadiens et les Tchadiennes doivent se lever pour dire : une autre gouvernance est possible ; une vie meilleure est à notre portée ; tous ensemble, nous serons capables de soulever des montagnes.    

Les Maliens ont vaincu la dictature de Moussa Traoré à mains nues. L’Afrique du Sud a vaincu l’apartheid par la persuasion et le dialogue. Ce sont là deux exemples pleins d’enseignements. Il nous faut, nous Tchadiens, notre propre voie. Elle passe par notre cohésion, notre détermination et notre persévérance. Chaque type de lutte est utile. Mais la seule qui, incontestablement, peut faire bouger les choses est l’unité. Nous ne pourrons jamais gagner sans esprit de sacrifice. Disons-le très clairement, cela ne passe pas forcement par la prise des armes.

Pour qu’un conflit trouve une issue, il faut que les protagonistes acceptent de se parler et de s’écouter réciproquement. L’écoute est le commencement de l’acceptation, disait le sage. Face à la force du pouvoir, nous n’avons pas su opposer un front commun, une attitude cohérente. Le jour où des dizaines de milliers de Tchadiens descendront dans les rues pour revendiquer leurs droits, le changement sera proche. Il faut au préalable une organisation à la hauteur de l’enjeu, des leaders et surtout faire preuve de patriotisme.

Votre analyse sur les négociations en cours entre le pouvoir et l’opposition, le mirage pétrolier et la crise sociale about à un constat de pessimisme qui s’imposerait comme une évidence. Ce faisant, vous avez relevé nos insuffisances qu’il faut savoir corriger.

Je voudrais vous faire partager un relatif optimisme qui n’est pas que de circonstance. Le Tchad est un vieux pays bâti sur les restes de prestigieux royaumes et empires. Ceux-ci formaient des nations bien avant l’arrivée de la colonisation. L’histoire n’a jamais été à sens unique. Dans la récente, qui va de Tombalbaye à Déby, le cheminement a été chaotique. A chaque changement, l’espoir attendu a laissé place au scepticisme, au doute puis à la défiance.

 A dire vrai, les hommes providentiels sont rares. N’est pas Mandela qui veut. Peu d’hommes ont, tel Sankara, la passion de leur peuple. Peu ont la clairvoyance d’un Nyéréré, la hauteur de vue d’un Nkrumah ou l’esprit de sacrifice d’un Gamal Abdel Nasser.

Nonobstant ce vide, nous devons continuer de vivre en nous accrochant à nos moyens limités mais réels. Nous avons un pays immense et riche. Nous avons tout à construite. Nous sommes tombés tellement bas que le moindre effort permet d’entrevoir la lumière, celle qui indique la fin des tâtonnements et des tourments.

 Enfin, votre analyse porte sur l’horizon de cinq mois. Chez nous, la saison des pluies, située dans cet intervalle, apporte l’espoir. Elle est prometteuse et généreuse.

Pour mieux contribuer au progrès de notre pays, chaque Tchadien doit apporter sa pierre. Justement, les pluies nous rappellent que les terres doivent être fécondées par l’ensemencement des graines. Trop souvent, nous avons oublié que nos douars attendent nos contributions pour se développer. Commençons par les semailles. C’est déjà çà !

A notre commun combat.

Cet article est également publié sur le site du Journal Le Monde.
Voici le lien :http://lavieautchad.blog.lemonde.fr//


                                                           28/07/2007
                    Lettre ouverte à M. le maire de la ville de N’djamena

Par la présente, je viens humblement attirer l’attention de Monsieur le maire de la ville de N’djamena aux fins de l’orienter vers un soulagement de la peine des habitants de Gardolé qui sont aux prises avec les problèmes de déguerpissement et les conséquences sous-jacentes.

En effet Monsieur le Maire, vous incarnez l’intelligence aux yeux de toute la jeunesse qui vous a admiré et continue à le faire depuis que vous avez commencé votre carrière politique. Cette intelligence qui vous est reconnue, bien qu’elle tire sa source des multiples scenarii de ruses que vous avez toujours su modeler pour soigner et conserver votre image, risque de vous fausser compagnie.

Nul n’ignore qu’en votre temps de Ministre (s) d’antan, vous avez servi toute la communauté tchadienne sans distinction aucune. Votre esprit de disponibilité à écouter les problèmes de vos semblables, associé à votre simplicité et votre savoir vivre sont autant de qualités qui ont fait de vous une personnalité légendaire. Tout le peuple de N’djamena et, au-delà, du Tchad, a crié de joie à la lecture du décret vos nommant au poste de Maire.

Cependant, le terrain sur lequel l’on vous a placé bon gré mal gré à travers cette nomination est si glissant que vous risquerez de vous retrouver soit dans la rue dépossédé de tout privilège, soit au delà du Chari. Vous redeviendrez ainsi, ne l’oubliez surtout pas, un citoyen ordinaire et de surcroît sans autorité moins encore du respect. Le poste dont vous exercez présentement les fonctions et assurez les missions avec zèle et qui tend à vous rendre de plus en plus insoucieux des peines d’autrui, rappelez-vous bien, n’est qu’éphémère.

Vous êtes aussi, je l’espère, sans ignorer que le mobile qui a motivé votre nomination à ce poste n’obéit pas à une logique de récompense pour le service rendu que ce soit au MPS ou à la notion tchadienne, mais il apparaît très clairement, pour toute personne qui réfléchit, comme un attrape nigaud: celui d’accomplir une mission très délicate dont les conséquences ne seront assumées que par vous. Une sale tache, en deux mots, Monsieur le Maire. Vous obéissez aux ordres du chef : c’est normal. Mais ne vous oubliez pas. Quand, bientôt, le chef traversera le Chari comme l’ont fait ses prédécesseurs, vous n’aurez pas besoin de lui emboîter le pas puisque vous n’avez, jusque-la, en dehors de cette bavure bien sur, à ma connaissance et celle de ceux que je connais, fait du mal à personne. Mais, à travers vos récents actes barbares vous venez de montrer aux tchadiens un visage qui n’est pas le votre et qui ne vous sied pas d’ailleurs. Nous vous connaissons suffisamment.

Vous êtes intelligent : alors trouvez un moyens de convaincre votre cher chef afin non seulement d’assouplir sa position vis-à-vis de ces pauvres citoyens mais surtout de trouver une solution digne, honorable pour le Tchad et pour votre personnalité. Si vous en êtes incapable, alors démissionnez. Car tout le monde est convaincu que vous n’êtes pour rien dans cette affaire. Certainement en démissionnant vous moisirez et même galèrerez pour un certain temps, mais vous serez respecté par toute la population N’djamenoise en particulier et cette du Tchad en général. Pour ce qui est de poste de responsabilité, ne vous en faites pas, vous en aurez certainement un dans l’avenir. Toute la crainte des responsables tchadiens ayant perdu leurs postes réside dans la longueur de la durée pendant laquelle ils restent aux aguets. Mais ne dit-on pas «qui a bu boira» ? Alors cette crainte ne se justifie pas.

Il est tout à fait singulier de voir un Etat décider de déloger les habitants d’un quartier entier sans apprêt ou avis. Certainement vous me direz que ces habitants ont été avisés.  Mais ce laps de temps auquel vous pourriez faire allusion est il suffisant ? Soit. Alors quelles sont les mesures d’accompagnement ou de substitution que vous avez envisagées ? Aucune, si ce n’est les modiques sommes que vous proposez pour donner l’impression à l’opinion nationale et internationale que le Tchad fournit d’importants efforts pour «satisfaire» les citoyens. Ironie, leurre, mauvaise foi, les qualificatifs sont faibles pour rendre compte de l’ampleur et de la gravité de la situation. Mettez vous à la place de ces pauvres et vous vous rendrez très rapidement compte de la douleur qu’ils éprouvent suite à votre décision. N’est-il pas possible d’attendre que la saison pluvieuse finisse ? Evidemment ce n’est pas trop demandé. Mais pour le plaisir de voir le peuple redoubler de souffrance votre chef a planifié et voulu que ce déguerpissement se fasse au coeur de la saison pluvieuse. Ne prétendez pas ignorer cette intention, Monsieur le Maire.

Le Ministre des Infrastructures déclarait à l’ONRTV à ce sujet : « Soit on souhaite vivre dans une capitale de taudis, de banlieues en plein centre de la ville, soit on construit une ville moderne avec toutes les infrastructures fonctionnelles ». Ce choix proposé est évidemment limitatif en ce qu’il ne prend pas en compte les préoccupations des personnes aux prises avec le problème. Ce ministre aurait continué sur cette spéculation en faisant des propositions captivantes puisqu’il sait que bientôt les nouveaux logements qui sont en train d’être construits seront réceptionnés  – vous comprendrez que je fais référence à la patte d’oie –, alors ce problème sera définitivement résolu. Etait-ce un oubli ou un manque de volonté? Quel qu’en soit le cas, la solution existe.

Alors montrez nous Monsieur le maire que vous êtes resté réceptif et soucieux des intérêts des la communauté en faisant à votre chef cette proposition qui consiste à loger les délogés dans les logements qui seront réceptionnés en 2008. Vous craignez bien sur – et Dieu seul sait s’il ne l’a pas encore fait – qu’il vous balance au visage une liste composée des noms difficiles à prononcer par un vrai tchadien (quelques milliers des Sougour, Djoufoune, Darki, Djougoune, Noussour…), clairsemée de (quelques dizaines de Hangata, Allafouza…) et (un seul Ngartaloun ou Khamis) en vous contraignant de faire la répartition conformément à cette liste. Vous même en votre qualité de maire vous ne pourrez caser que quelques parents ; pas les vôtres naturellement, mais ceux des proches du régime tels Mahamat A. Abdallah, Daoussa Deby, Haiga Deby, etc. Alors ces logements ne seront réservés qu’aux personnes qui ne sont pas dans le besoin, pire encore, des soudanais, laissant ainsi croupir les vrais tchadiens se frotter les mains, essuyer les larmes etc. Et ceux de Gardolé que deviendront-ils ? Des autochtones errants dans leur propre pays…        

Les logements sociaux sont conçus et mis en place pour prendre en compte des cas sociaux. Or les habitants de Gardolé sont les premiers cas sociaux à se présenter à l’aube de votre nomination à ce poste. Alors Monsieur le Maire… lancez le débat dans ce sens. Vous saurez mesurer le degré de préoccupation de votre chef vis-à-vis de son peuple. 

Veuillez croire, Monsieur le Maire en l’expression de ma parfaite considération.     

Nassour Oumar
Un Tchadien soucieux de l’avenir du Tchad


                                                               21/07/2007
                                    Opposants tchadiens : le temps des tentations

Ce dernier temps, beaucoup d’opposants veulent rejoindre le régime. Cela est vraiment de leur droit. Mais ce qui est incompréhensible, c’est le mensonge que certains font circuler dans le Net comme quoi ils remboursent les frais de transport des participants au prétendu rencontre de l’opposition à Cotonou. Où est-ce qu’ils trouvent l’argent ? Si ce n’est de simple escroquerie pour tromper les gens.

Autre chose : avant même de rallier le régime, ces gens commencent à battre le tambour du régime. Il est sans conteste, comme l’ont souligné les deux mouvements CCT et UFDD, que l’envoi des troupes étrangères au Tchad empirera la situation dans notre pays. Si Deby accepte aujourd’hui cette ingérence c’est pour se conformer à ses maîtres français. Mais les vrais patriotes tchadiens doivent s’opposer à cette entreprise impérialiste qui porte atteinte à notre souveraineté mais pérennise aussi le règne de ceux qui oppressent notre peuple par la mafia et la corruption.

Décidemment, notre pays manque des gens courageux dans le gouvernement et dans l’opposition. Comme l’a dit Abdoulaye Wade, si les ressources du Tchad sont bradées c’est parce que ce pays n’a pas assez de cadres. C’est vrai !

Quelle stratégie poursuivent les gens de Cotonou ? si ce n’est allé rejoindre les moutons qui broutent l’herbe sous le dos du peuple tchadien. Nous attentons vivement sous quelles conditions ils vont rejoindre le régime. Mais tout montre que la monnaie d’échange n’est pas l’amélioration démocratique de la situation du Tchad, mais l’amélioration matérielle et financière de ces opposants fatigués d’exils. Toutefois, quand on est fatigué, on a le droit de rentrer chez soi, mais la voie le plus honorable est de rentrer honnêtement sans faire de spéculation sur le dos du Tchad.

Le clientélisme du régime aurait atteint son paroxysme et touché beaucoup de personnes. Sinon, comment comprendre que depuis plusieurs semaines, les chroniqueurs acharnés de l’opposition se sont tus devant plusieurs événements, et notamment devant la visite controversée de Deby chez ses maîtres français.

Nous avons un pays orphelin de fils. Cela m’a fait beaucoup mal au cœur quand nos « cadres » de l’opposition comme du régime se sont vus humiliés devant Kadhafi qui, du moins, fait la fierté de son pays en faisant parler de lui parmi les pays honorable en Afrique mais aussi dans le monde.

Petits politiciens tchadiens, ils ne sont orgueilleux qu’entre eux ! Ainsi va la clochardisation de notre pauvre pays.

Haoua Maloum


                                                      17/07/2007
                         A quand une Radio et une Télévision, Nationales?

Au moment où certains pays du continent africains installent les dernières connexions Internet dans les villages les plus reculés, le Tchad ne dispose que d’une radio et d’une télévision « nationales », si l’on admet que la nation tchadienne se limite à N’Djaména, la capitale. Comme quoi, nous avons du chemin à faire…

Pays très enclavé de 1 284 000 km² de superficie,  le Tchad disposait il n’y a pas très longtemps, d’une radio nationale, quoique primitive. Depuis quelques mois, cette radio qui jadis, permettait aux Tchadiens vivant hors de la capitale d’avoir quelques informations sur leur pays et surtout les avis et communiqués, n’émet plus. Ce ne sont que des bruissements  et des bourdonnements que l’on écoute désormais à longueur de journée sur la fréquence de la RNT. Ce qui est à la fois très étonnant et très tragi-comique, c’est le fait que cette situation ne préoccupe personne, comme si les radios privées qui se créent à tour de bras, pouvaient remplacer une radio nationale.

La télévision tchadienne quant à elle, est restée au stade de sa création depuis bientôt vingt ans, couvrant à peine, N’Djaména … l’on se demande même s’il y a encore des téléspectateurs, compte tenu la concurrence qui se fait de plus en plus grande avec l’arrivée des chaînes étrangères, offrant des programmes plus digestes.

Nous ne voulons pas à travers cet écrit, jeter l’anathème sur qui que se soit, mais nous aimerions tout simplement susciter une prise de conscience chez les décideurs.

L’on a coutume de dire que « le ridicule ne tue pas au Tchad », mais nous ne pouvons pas non plus, continuer à mordre la poussière comme nos braves « SAO » toutes disciplines confondues.

DJIMOYAL BETOUNGAM ANICET
djimoyal@yahoo.fr


                                                              15/07/2007  
                       Ahmat Yacoub et Makaïla Nguebla appellent aux meurtres

La mort dramatique du fils aîné du Président Idriss Deby Itno à Paris a été diversement vécue par les Tchadiens. Cela s’explique par les crimes indénombrables du père et aussi par les exactions de toutes sortes du défunt Brahim que ses compatriotes ne l’ont jamais porté au coeur. Toutefois, d’une manière générale, les Tchadiens restent traditionnellement dignes face à la mort et ce quel que soit le problème qui les oppose. Nous avons appris qu’un chef rebelle adressé ses condoléances au Président Deby.

Grande fut donc l’indignation des Tchadiens face aux joies exprimées par la rédaction d’Alwihda à l’annonce de la mort de Brahim Deby, fils du Chef de l’Etat tchadien. Makaïla Nguebla s’est particulièrement distingué en chantonnant sur toutes les ondes des radios. Ce fut presque la liesse chez ce misérable personnage sorti du néant, qui s’est permis même le luxe, non seulement d’en rajouter des faits imaginaires, mais surtout d’associer l’UFDD à ses bassesses et actes puériles.

Makaila Nguebla et son patron Ahmat Yacoub nous informent que le Président Deby accuse « l’opposition que dirige l’ex-président Hissein Habré » d’avoir organisé l’assassinat de son fils Brahim. Comme d’habitude, ils sont les seuls à disposer d’une telle information. Ce sont peut être les tentacules de l’agent WARA 11472 qui leur ont filé cette information.

Mais peu importe la source de l’information, ici, l’objectif recherché par Ahmat Yacoub et Makaila Nguebla est un appel aux meurtres contre d’une part l’ex-président Hissein Habré et sa famille et d’autre part contre les familles de tous ceux qui s’opposent militairement à lui et plus précisément ceux de l’UFDD.

L’assassinat de madame Dochi, soeur de Monsieur Guihini Korey qui s’active depuis dans les rangs de l’UFDD, est signé « famille ITNO ». Il n’y a pas de doute sur ce point. Tout comme les multiples assassinats perpétrés par les proches parents de Deby, notamment celui de Goukouni Guet, Mahamat Guetti, Bichara Digui, Abbas Koty, Mamadou Bissau et beaucoup d’autres certainement. Ces crimes ne sont pas oubliés et ne resteront pas impunis. Que Deby fasse un lien direct ou indirect entre l’assassinat de son fils à Paris et celui de la soeur de Guihini Korey, voire celui de tous ceux qui ont été assassinés sous ses ordres, ne surprend guère. Ce n’est non plus surprenant que Ahmat Yacoub et Makaila Nguebla chercheraient à mettre de l’huile sur le feu, puisque la mort, même celle des enfants, les rend heureux. Ils se brûleront les mains un de ces jours.

Ce qui est à retenir ici est que chacun a des familles et des enfants. Certains sont au Tchad et d’autres à l’étranger. Mais où qu’ils se trouvent, la vengeance les retrouvera. Qu’ils soient sous protection ou à la portée de n’importe quel individu. Alors à vos armes !

Mahamat Saleh
mhtsaleh70@yahoo.fr


                                                                  7/07/2007
                        N’Guebla et les autres ou l’ennui d’une existence oisive

Je ne comprends pas l’agitation de monsieur N'guebla, encore moins les propos totalement désarticulés de ceux qui prétendent le défendre et le protéger. Le défendre contre qui, et le protéger contre quoi ? Monsieur N'guebla est un jeune tchadien installé à l’étranger, comme du reste beaucoup de nos compatriotes, et qui écrit dans un site pour donner son point de vue et discuter ses positions politiques. Ses déclarations à l’agence Reuters, au moment de la mort de monsieur Brahim Deby, n’engageaient que lui et sa conscience. Ses propos, jugés injurieux à l’encontre de monsieur Brahim Deby par certaines personnes, ne portaient nullement atteinte aux intérêts du Tchad, ni à ceux des partis politiques civiles ou des groupes armés. Mieux, le fond de ses propos n’avait strictement rien de politique (j’ai personnellement tendance a croire qu’ils sont surtout le résultat de cette existence oisive et sans intérêt que mène monsieur N'guebla depuis plusieurs mois). Les déclarations de monsieur N'guebla doivent de ce fait être considérées comme non politiques et sans aucun intérêt public.

Le communiqué de monsieur N'guebla sur son appartenance ou sa non appartenance à l’UFDD et aux autres organisations politiques tchadiennes relève aussi du domaine de la vie privée de l’intéressé. Il est libre de décider de rester ou de quitter tel ou tel mouvement, tout comme il est libre de critiquer tel ou tel autre mouvement. Je désapprouve ici totalement les propos violents qui ont suivi sa déclaration, tout comme  les répliques totalement déplacées de monsieur Nguebla et de ses amis.

Je déplore surtout, dans toute cette histoire, le traitement infligé au site Ialtchad, que certains parmi les intervenants traitent de tous les noms d’oiseaux. Je me permettrai de rappeler aux uns et aux autres qu’il est important dans une discussion construite, de distinguer les frontières suivantes : la vie privée et la vie publique. Les points de vue, opinions, discussions sur la vie privée ne doivent pas avoir cours dans nos sites. Si monsieur N'guebla souhaite parler de monsieur Brahim Deby, il est libre de le faire, en son nom personnel ; mais il doit éviter de mêler le nom de son site d’informations a cela. Alwihdainfo est déjà très mal en point en termes de crédibilité (je ne parlerai même pas de sa présentation totalement amateur), et si en plus, monsieur N'guebla devra l’utiliser comme un journal intime, je crois qu’il faudra mieux le fermer. Aux autres, je voudrai aussi rappeler que les sites Internet publics de discussion ne doivent pas servir  de lieux d’expression de leur affiliation avec monsieur Brahim Deby ou monsieur Nouri encore monsieur Soubiane, etc. Je comprends qu’ils soient peinés par la disparition de leur ami et frère, monsieur Brahim Deby, et par les déclarations de monsieur N'guebla, mais s’ils veulent apporter la réplique a monsieur N'guebla, ils pourront toujours communiquer avec lui a travers son email personnel, ou lui écrire directement dans son blog.

Je souhaite franchement que notre site Ialtchad soit et reste consacré à la publication d’informations d’intérêts générales, aux discussions d’ordre publiques, et à la publication de forum intelligents.

Cordialement
Amibiaka


                                                             6/07/2007
                           Réaction à l’intervention de M. Makaila N’Guebala

L’intervention de M. Makaila N’Guebala, directeur du journal en ligne Alwihda  à l’agence londonnienne Reuters n’a pas plu aux responsables de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement. En effet c’était une réaction qui porte lieu sur le décès de Brahim; fils du président Deby.Le docteur Hassane Boulmaye, commissaire à information et porte-parole du mouvement a apporté un démenti formel. Il (N’guebla) est seul responsable de ses allégations. Il n'est ni membre de l'UFDD et ni porte-parole. M. N’Guebla, dans un article publié sur son site, prend acte de la décision. Il ne s’arrête pas là, il continue et brandit des menaces. Il dit a qui voulait l’entendre qu’il a le plein droit d’intervenir comme il le désir. Les instruments juridiques internationaux lui donnent le privilège absolu. Il est une fibre intouchable, ses contacts sont nombreux. Bref, dans son mea-culpa, le directeur a tout ramassé sur son passage et n’à presque rien laissé.

Je ne m’y connais pas en droit mais je prends bien même le risque de pouvoir répondre. Vous avez raison et c’est votre droit le plus absolu. Les articles18 et 19 de la Déclaration Universelle de droit de l’Homme le confirme et je cite : « Art18-Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. Art19-Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. Art 29- 1. L 'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.  2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. 3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies. »

Mon cher compatriote, vous avez pris parole au nom d’une institution dont vous n’êtes ni membre encore moins le porte-parole, de surcroît vous l’avez utilisé pour passer des informations diffamatoires. De ces faits, vos gestes malintentionnés pourraient gravement nuire non seulement à la crédibilité de l’UFDD mais aussi des ses (Vrais) membres loyaux.

Constitue un faux, toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques. Le faux et l'usage de faux sont punis d'emprisonnement et d'amende.

Des lors, l’article 29 va à l’encontre de vos intérêts car vous ne l’avez pas respecté et de ce fait il se substitue aux articles 18 et 19. Sous d autres cieux, vous serez condamné pour trouble à l’ordre public. Personnellement, je peux constater une très nette conformité ou suppléant au dictateur Deby mais bien sur a des degrés différents. Car l’un comme l’autre vous inoculez les mêmes méthodes apocalyptiques, chaotiques. Vous n’êtes qu’un petit tentateur menteur, un hautain. Votre journal ne fait qu’instituer la naissance d’une idiologie fantoche. Certes parmi les compatriotes il y a ceux qui ont une culture de peur. Je vous encourage de lire avant de répondre à qui que cela soi. Dans votre dernier article qui porte sur ma personne, vous m’avez fait dire des trucs que je ne peux même pas imaginer et ou dans le meilleur de cas tout le contraire de ma pensée. Vous m’aviez accusé de tribaliste. J’ai ri et souri.

Je prends en témoin les internautes: qui a écrit dans les pages de Alwihda que la rébellion ne progresserait pas parce que les Hadjarais n’y participent pas (signé de Makaila) ? C est ce qu’on appelle « ookkkiste », j invente un mot et quel talent. J’accepte avec tout le plaisir et honneur votre jugement de ma personne plutôt émotionnelle. J’aime ce pays, il va mal et cela me rend malade.

Contrairement à vos feuilletons nuovela et vos écrits romanciers à la sauce de Camara Laye et Aké Loba qu’on pouvait lire tous les jours sur tchad-info, moi je suis debout, droit et engagé comme un gladiateur dans tous les combats pour la démocratie, la justice, la liberté. Je suis avec les compatriotes nationalistes qui vont employer tous les moyens pour que la Libye payent sa dette de sang et que des Tchadiens ne soient plus abattus comme de chiens par des gendarmes camerounais, centrafricains nigérians et saoudiens.

Vous avez mis un terme à la publication de mes articles alors vous m’empêchez d’exprimer mon point de vue sur la chose public. Donc vous bafouer l’article 19, le plus élémentaire du Fondamental Droit Universel de l’Homme. Si informer est votre devoir, alors réagir est un droit. Nul ne peut m’empêcher de donner mon point de vu. J’ai bâti de mes mains ce siteTchachadi.com comme un outil des voix des opprimés. Les mots vous blessent mais ça ne saigne pas.


Cheick Tidjane Galmai


                                                       5/07/2007                 
                                    
   Le caniche a aboyé trop fort !

Alors que l’Afrique toute entière a les yeux rivés sur Accra, la capitale du Ghana, où se tient le semestriel sommet de l’Union Africaine (UA), alors que beaucoup de Tchadiens tendent l’oreille vers Tripoli pour avoir des informations sur ce qui se trame entre d’une part les leaders de la rébellion et d’autre part le gouvernement tchadien et libyen, et afin alors que la famille présidentielle pleure la mort tragique de Brahim Deby, d’autres profitent pour se glisser en douce entre les rangs et se positionner.

Ces messieurs et dames, pompeusement étiquetés journalistes, écrivains, directeur de publication, Conseillers, opposants, activistes, militants des droits de l’homme, porte-parole d’un jour, ne sont en réalité que de misérables personnes, généralement en marge de la société et dont l’avenir incertain, peut s’assombrir du jour au lendemain. 

Prenez leur cas individuellement et vous constaterez qu’à part leurs activités qui se résument à rédiger quotidiennement des mensonges sur leurs compatriotes et leur pays et de là à escroquer leurs maîtres en quémandant des fonds de subsistances, ces gens ne savent rien faire d’autres. Tandis que partout en Afrique on serre la ceinture pour face dignement aux contingences sociales, ces gens préfèrent trahir, se déculotter, s’aplatir et lécher les bottes. 

Le monde que nous vivons accorde une grande place aux menteurs, usurpateurs, escrocs, voleurs, traîtres et autres minables personnages de ce genre. « Brahim Deby gifle des ministres, humilie des officiers. C’est Brahim qui est à l’origine de la rébellion actuelle. Il a détruit le pouvoir de son père,…etc. » dixit Makaïla Nguebla, Directeur d’Alwihda info. 

Comment peut-on souiller de la sorte la mémoire d’un mort. Makaila tu es musulman, chrétien ou margaye ? Mais comment un type comme toi, qui a tout écrit sur Deby sur le site Ialtchad et Alwihda, n’a rien vu sur Brahim Deby durant tout ce temps et c’est aujourd’hui à sa mort que tu te réveille et te rappelle des « désastres » du fils aîné du président Deby ? Cela mérite une explication. Nous le promettons.

Ainsi, comme chez les politiques, George Bush a eu son caniche en la personne l’ex-Premier ministre Tony Blair. Kaddhafi a son caniche le Président Deby, nous l’avons vu bien aboyer à Accra. Makaila Nguebla est quant à lui le caniche de Ahmat Yacoub, le propriétaire d’Alwihda info. Décidément, le caniche Makaila a aboyé trop fort cette fois-ci.

ISSAKHA BAHAR
MAILTO:ISSAKHABAHAR@YAHOO.FR
BAMAKO -MALI.


                                                    2/07/2007
                          Réaction suite, colère de Déby

Bonjour à tous mes compatriotes. Je tiens à attirer l'attention de tous, que le site Tchadactuel s'acharne sur la personne du Premier ministre, Delwa Kassiré Coumakoye. Ce site essaie en empruntant soit des pseudos [Bérémadji Félix] pour semer de la zizanie et à par la même occasion de se venger du travail de ce M. Car les promoteurs de ce site sont par ailleurs ce qu'on appelle familièrement : rebelles. Rebelles  pour quelles raisons ? eux seuls, savent.

Si M. Kassiré a décidé de travailler et d’oeuvrer pour la paix pour son pays, personne ne peut le lui en empêcher. Même lorsqu'il n'est pas premier ministre, il continue à former des générations de jeunes à l'université de N'djamena et ne participe pas et n'a jamais participé aux tueries de ses chers compatriotes. Il les a vaillamment représenté aux jeux internationaux et leur a même rapporté des médailles.  Il idéalise le Tchad.

Vos informations sont récurrentes, contradictoires et non justifiées. Ce qui conduit implicitement, logiquement par ce seul constat à conclure : c'est des colportations.

M. Déby ne peut pas en même temps tancer son ministre de finance de donner de l'argent à M. Kassiré et ordonner au même ministre, d’allouer à ce dernier, une « de plus » rondelette somme pour se rendre à Paris. De deux choses l'une. S'il s'avère que vos allégations et hallucinations soient vérifiées, pour le respect des lecteurs citez les sources. Si vous voulez rentrer au Tchad, tout le monde vous y attend, y compris M. Kassiré avec lequel vous pourrez éventuellement vous expliquer. Mais vos satanés ragots commencent à faire gerber.


A bon entendeur... Tchadiennement.
KOUMABA KEMWEYE


                                                         19/06/2007
                                  Le masque des Erdimi

Il m’a été donné de constater l’expression de nostalgie des Erdimi à travers l’article « Cotontchad : le verrou a sauté » publié sur le site tchadactuel.com sous le pseudo de Beremadji Félix. Soit dit en passant, les ERDIMI auraient appris ou adopté le Ngambaye pour préférer ce nom d’emprunt? La vie làààà! Adjab!  Revenons à l’article. Voici ce qui est écrit : « Aux dires des spécialistes, le Tchad est un des rares pays qui vend lui-même son coton directement aux filatures sans aucun intermédiaire et le service commercial basé à Paris est l’un des meilleurs de l’Afrique subsaharienne, traitant les dossiers avec un professionnalisme inégalé. Cette bonne réputation a été définitivement entachée par le deuxième passage de M. Kabadi à la tête de la Cotontchad.»  Vous applaudissez sans vergogne les pratiques commerciales criminelles des profiteurs de nos matières premières dont personne ne voit l’effet  positif ou juste au Tchad. C’est à croire que vous êtes un commis français exploitant nos pauvres paysans. Surprenant! Il est aussi écrit dans cet article : « Le public tchadien ignore le préjudice que Kabadi a causé à la Cotontchad. Au Tchad on cite beaucoup des cadres qui ont dilapidé les biens publics, mais si vous vous rapprochez de ceux de la Cotontchad , vous apprendrez que jamais un compatriote ne s’est comporté comme Haroun Kabadi vis-à-vis de cette société qui fait vivre plus de 3 millions de personnes. » Est-ce la vieillesse ou le symptôme d’Alzheimer? Timane était le « dieu » de la Cotontchad avant de changer de profession et d’opter pour le nomadisme armé à l’Est du Tchad. Croyez-vous que les Tchadiens vous applaudiraient parce que Kabadi aurait volé quelques millions de plus que vous? Vous êtes de mauvaise foi. Tous!!! Lorsque, vous, les parents de Deby étiez à la tête de la Cotontchad , rançonniez les faibles montant d’argent versés aux cotonculteurs, où était ce Beremadi Félix pour faire la morale? Messieurs, je vous prie de revenir sur terre. Vous ne nous aurez plus. Nous sommes là dans ce ghetto de capital, N’Djamena, mais on s’informe et on s’instruit. Quand les pensées déviantes et les nostalgies dominent une analyse qui se doit être objective et véridique, on accouche d’une inattendue confession  de mauvaise foi. Voila le texte que vous avez accouché. Tout à fait à votre hauteur et honneur.

M. Adoum Hassan Issa
la_voix_du_citoyen@yahoo.fr


                                                 16/06/2007
Lettre ouverte à MM. le ministre de l’enseignement supérieur, le ministre de l’Éducation nationale et le directeur de bourses d’étude

Avant de calculer la puissance millième de cette matrice carrée d’ordre mille, recevez toutes mes salutations les plus douées, vouées et dotées de toute vertu. MM.les ministres et le Directeur, nous sommes tous conscients que le système éducatif tchadien des années 60,70 et 80 ; et celui des années 90 sont comme deux électrons d’une même orbitale ayant des spins respectifs +1/2 et -1/2. Avant les années 90, après le baccalauréat, lorsqu’on veut continuer les études supérieures à l’étranger, on n’est pas forcé d’avoir un parent Ministre ou Conseiller ou encore « preneur de Sakhane » du  Président de la république. Bien entendu du Président et non du pays. En outre, ce système a une vigueur dans sa totalité et la bande humaine au tour de ce système ne connaît pas l’ostracisme suite à un acte patriotique. Et aussi le Directeur de bourses d’étude a un esprit immergé dans une justice pure et une égalité mathématique. En plus il se comporte comme l’intensité du courant qui circule dans un circuit des dipôles montés en série.


Mais aujourd’hui, notre système éducatif est torturé, troublé et bouleversé par des fléaux d’ordre culturel, économique, politico-militaire …Il a perdu son dynamisme, sa robustesse pour se retrouver dans un espace de la Java , des faux, de l’injustice, des ilotes, des embouteillages inextricables, des inégalités irréfragables et aussi la mauvaise interprétation du terme ‘Démocratisation’ obstrue le bon fonctionnement de ce système. MM. les Ministres et le Directeur vous savez tous qu il y a deux catégories des élèves : une catégorie formée uniquement des élèves qui passent tout leur cycle scolaire par des « Galo wa Goulna » sous des grands arbres et par des visites au moins dix écoles par journée. Et aussi  par les organisations de fêtes dans des boites de nuit (Boom, Tef, 14 fevrier, 8 mars, bal de fin de l’année ….).
L’autre catégorie bénie des élèves chercheurs et bosseurs  aimant donner au pays sa vraie image. Ainsi l’une des vos injustices est le faite de voir juste après le résultat du baccalauréat la direction de bourses archipleine de ces élèves qui méritent munis de tous les dossiers nécessaires pour le dépôt de bourses d’étude. Apres trois semaines, on voit une liste unique d’un parti unique appartenant à un régime unique  ne contient à 98,99% que  des danseurs, des causeurs, des visiteurs. Où sont les « bosseurs » ? MM. où est : la justice, le patriotisme, la foi religieuse ? Au Nom d’Allah ni l’Islam ni le Christianisme a enseigné cette injustice. M. le Directeur êtes-vous conscient de ce que vous faites ? Nous savons tous que l’habitude est une seconde nature, c’est comme on a mis tous ces danseurs sur un même vecteur et on le translate. Mathématiquement le vecteur translaté et le vecteur à translater ont même norme, même direction et même sens.


M. le Directeur, pourquoi vous n’avez jamais su discuter et choisir les filières, les facultés, les écoles comme font les directeurs de bourses des autres pays (Burkina-faso, Niger, Somalie, Sénégal, Bénin…). Vous êtes très ravi de voir un étudiant tchadien en droit qui ne connaît pas la différence entre « en » pronom et « en »  adverbe et l’autre en mathématique qui n’arrive pas à différencier « x » variable de « x » lettre. M. le Directeur ceci est une indignation pure et dure. Peut-être là où vous avez étudié, il n y a pas une concurrence entre les étudiants de différents pays mais ici nous souffrons parce que vous nous avez donné des bourses, nous ne méritons  pas et vous avez laissé ceux qui méritent au pays dans des grèves périodiques de période de 2 mois.
MM. le ministre de l’enseignement supérieur et le Directeur de Bourses d’étude, le passé ne revient plus dans ce monde des ilotes et on construit le  futur d’un pays par son passé. Ayons le courage de dire non à ces maux qui minent notre système éducatif. Prochainement il faut que toutes les bourses passent par la direction concernée et non par un cabinet ou une maison d’un dirigeant quelconque car tous les tchadiens ont le même droit.


Pour finir, MM. les ministres, le Directeur, les danseurs, les visiteurs, les causeurs, je ne suis pas contre vous mais je suis contre vos actes, vos idées et vos adjectifs qualificatifs.
Que Le Tout puissant nous guide sur le droit chemin. Que L’Omnipotent donne une bouche à la terre de chaque pays pour qu’elle puisse manger ses ennemis.

ABDALLAH CHIDI DJORKODEI
ÉTUDIANT A LA FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE MARRAKECH (MAROC)
chididj@yahoo.fr
djorkodeifils@hotmail.com
Tel : 0021264233396
   


                                                   7/06/2007
                                    Les  origines de la crise tchadienne


Dans quasiment tous les discours des hommes politiques et dirigeants tchadiens, l’on a de cesse d’entendre les mêmes proses .Morceaux choisis : « le Tchad, notre pays revient de loin ; les tchadiens sont meurtris par plusieurs décennies de guerres fratricides qui ont endeuillés de nombreuses familles, cessons de tuer les tchadiens, nous sommes fatigués de la guerre. » Mais les questions qui nous taraudent l’esprit sont légion : qui a inoculé les démons de la guerre aux descendants de « Toumai » (ancêtre de l’humanité découvert dans le désert tchadien en 2002 par un groupe de paléontologue FRANCO-TCHADIEN)? Quel est le vecteur de l’instabilité qui terni l’image de ce pays assis sur d’énormes richesses naturelles, et composés d’une diversité d’ethnies et de cultures  qui devrait plutôt  faire sa beauté? Comment est né ce conflit, à rebondissement ? 

La réponse ne viendrait sans doute pas de nous. Mais se referant à l’histoire récente de notre pays, c’est en réalité depuis 1963 ; et la répression militaire des partis d’opposition par le premier président NGARTA TOMBALBAYE que le Tchad s’est trouvé pris dans l’engrenage interminable de conflits politiques, sociaux et ethniques. Pendant plus de trente ans, les dépenses militaires ont absorbés plus de la moitié du budget de l’Etat, l’unité nationale a été gravement compromise et le développement socio économique sacrifié. Le pays n’a qu’un peu plus de trois cent kilomètres de routes bitumées ou revêtues(même si avec les petro dollars ,  de nombreux chantiers ont été entrepris et sont en cours d’exécution y compris les routes revêtues),une université à N’djamena, et une deuxième à Abéché .Mais comme la capacité d’accueil de ces institutions universitaires  est réduite, et les conditions d’accès et d’études difficiles, la plus part de jeunes tchadiens déferlent dans les universités de la sous région, pour les ménages modestes afin d’y parfaire leurs cursus universitaires. Le comble est que le Tchad ne dispose que de  4 hôpitaux, au sens plein du terme, c’est-à-dire répondant au standard requis. En outre, l’état de guerre est perpétué par un commerce des armes florissant, et par le fait que de vastes superficies de terres qui pourraient être productives sont minées, ce qui exacerbe les différends qui existent de longue date entre agriculteurs et pasteurs.  L’espoir est revenu en 1990, avec l’arrivée au pouvoir du mouvement patriotique du salut, le MPS avec à sa tête le colonel IDRISS DEBY ITNO, à la suite d’une rébellion. Conséquences : démocratisation du pays  avec pour corollaire la libéralisation de l’espace  audiovisuel et politique, et des élections présidentielles et législatives en 1996, les premières jugées démocratique, puisque ouvert à tous les acteurs. Des institutions démocratiques ont donc vu le jour, et tout semblait rose avec le début de l’exploitation du brut tchadien en 2003.   Hélas, la guerre nous hante toujours l’esprit ! Les rebellions hostiles au pouvoir en place reprennent de la vigueur avec le soutien sans doute du soudan (puisque ces mouvements rebelles ont leur base d’opération au Darfour soudanais).  La mauvaise gestion du pays, ajoutée  au simulacre de démocratie qui a cours, voilà entre autres des maux qui entravent l’éclosion d’un Tchad moderne,stable,uni, producteur de l’or noir. C’est un statut très prisé actuellement  en Afrique et dans le monde. Le Pays dispose des revenus du pétrole depuis bientôt 4 ans déjà, soit plusieurs milliards de dollars par an encaissé  par le trésor public. Entre temps le quotidien des tchadiens est resté le même, si il ne s’est pas empiré ! C’est en tout cas, ce que je pense.

Eric Topona


                                          29/04/2007
                                    L’Opposition politique et ses tenants

On désigne par « opposition » les partis politiques ou les mouvements n'appartenant pas à la majorité parlementaire et donc s'y opposant. L'opposition constitue un contre-pouvoir: elle permet d'éviter que la majorité, une fois parvenue au pouvoir, n'ait la tentation de suivre une politique trop extrême (...)En Guinée, au Tchad, au Gabon, au Cameroun, en République démocratique du Congo,au Togo,pour ne citer que ces pays là, les opposants sont soit bâillonnés,muselé,affamé, soit cooptés par le pouvoir pour une gestion à sens unique des affaires de l'Etat. Les exemples en la matière sont légion au Tchad ! L’ancien premier ministre de transition,le Docteur Nourradinne Delwa Kassiré Coumakoye,connu plutôt pour sa versatilité et sa langue de bois, a opéré des changements spectaculaires de vestes quand les intérêts de son parti le Viva RNDP l’exigent !D’autres leaders politiques tchadiens,tels Saleh kEBZABO,Alingué BAOYEU,Ibni oumar Mahamat saleh,et les autres Salibou Garba….Ont signé des alliances avec le parti au pouvoir,en obtenant des postes au gouvernement ! Ce qui a offusqué l’ensemble de la population qui digérait mal ces alliances contre nature,même si ces leaders justifiaient à l’époque leur ralliement,par le souci de miner le système de l’intérieur,comme l’ont expérimenté les Abdoulaye Wade du Sénégal !Mais auront –il réussi à miner le système de l’intérieur comme ils le prétendaient ?Ils y ont plutôt laissés des plumes,et Saleh Kebzabo,qui fait partie avec ses collègues de la CPDC de l’aile dure de l’opposition tchadienne, Saleh Kebzabo donc lors d’une conférence de presse à N’djamena début Janvier a indiqué,qu’Idriss Déby nous a doublé !Il n’est pas un homme de compromis ! Quand il signe avec vous un accord, son intention est de vous noyer !Il est un monstre froid,fin de citation !Chat échaudé,craint-il l’eau froide ?

Le grand gagnant, semble être Ngarledji Yorongar, dirigeant du FAR ! Il le clame à souhait : Je ne suis pas de ceux -à qui sont habitués à aller manger dans le râtelier de DEBY, disait-il dans l’une de ses interviews à Christophe Boisbouvier sur RFI ! Effectivement, le fédéraliste Yorongar, a gagné  ce pari ! Il n’a pas participé à un seul gouvernement durant le règne de Deby ! Beaucoup d’observateurs de la scène politique tchadienne saluent toute de même son engagement, mais déplorent par la même son radicalisme, jugé trop dangereux en politique !

C'est pour cela qu'en France, l'opposition dispose de différents moyens: la mise en cause de la responsabilité gouvernementale devant l'Assemblée nationale par la motion de censure, la saisine du Conseil constitutionnel, les questions posées au gouvernement dans les enceintes parlementaires... Elle représente aussi la possibilité d'une alternance politique: elle participe à l'existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie.

Ce pluralisme permet de choisir ses gouvernants, or il n'y a de choix véritable que si l'électeur peut se prononcer entre plusieurs possibilités. Ainsi, l'opposition, en proposant un nouveau cours à la politique nationale, permet aux citoyens éventuellement mécontents de disposer d'un recours. Enfin, l'opposition permet aussi de renouveler le personnel politique: lorsque la majorité perd le pouvoir, une nouvelle génération d'hommes politiques peut trouver une place de choix dans l'opposition et se préparer ainsi à assumer des fonctions importantes à l'occasion d'une victoire à venir. Le rôle de l'opposition est donc essentiel en démocratie. C'est pourquoi certains pays lui ont organisé un véritable statut. Ainsi, la Grande Bretagne a érigé la fonction de chef de l'opposition en fonction officielle: "chef de l'opposition de Sa Majesté".

Mais dans nombre de pays d'Afrique, cette place primordiale qu'occupe en démocratie l'opposition, est souvent occultée par le parti au pouvoir. Réfractaires aux critiques, ceux qui détiennent les rênes du pouvoir prennent leurs opposants pour des ennemis à abattre. Coups bas, harcèlements, emprisonnements, chasses à l'homme, menaces permanentes de mort deviennent leur lot quotidien. Quand tout va comme sur des roulettes, le parti au pouvoir s'en réjouit et en fait un trophée de chasse. Mais quand la machine s'enrhume, c'est l'opposition qui est indexée, malmenée. Dans certains cas, on se soude au pouvoir par le biais des parodies d'élections et on essuie les larmes à l'opposition en lui offrant des strapontins dans le cadre du gouvernement d'union nationale qui reste une bévue en démocratie.

Au Togo, l'opposition a connu un passé très mouvementé. Ceux qui s'étaient déclaré opposants au régime du dictateur Gnassingbé Eyadèma avaient connu la souffrance, l'exil, la prison. Réduits à la misère, certains d’entre eux étaient obligés de retourner leur veste, le temps de se refaire une santé financière. Au Tchad,la situation n’est pas différente ! L’opposition, du moins celle qui se respecte, a boycotté les dernières présidentielles de 2006,jugeant les conditions de son organisation  peu fiables !Mais,l’un des leurs,toujours égal à lui même a passé outre le mot d’ordre,et s’est présenté à ces élections ! Kassiré koumakoye, puisque c’est de lui qu’il s’agit,estimaient en son temps que la participation aux élections était plus importantes que les conditions dans lesquelles elles sont organisé ! Drôle non,de la part d’un juriste politologue de renom formé à la Sorbonne  ?? A voir ! Résultat, juste après son investiture,le nouveau président « élu » Idriss Deby ITNO le bombarde ministre d’état chargé des travaux public, deuxième dans l’ordre protocolaire ! Beaucoup de cadre de son parti ont eu des postes  dans ce gouvernement chargé d’appliquer le programme du vainqueur ! Fin Février, alors que l’opinion nationale tchadienne s’y attendait, le Docteur Kassiré Koumacoye, deuxième aux présidentielles de 2006 remplace Pascal Yoadoumnadji à la primature !Ce dernier a succombé à un accident cardiovasculaire à Paris !La récompense,de « l’opposant malin » est assuré ! Alors des dénominations fantaisistes sont sorties des tiroirs pour qualifier cette cooptation par la dictature. Ainsi, a-t-on parlé d’« opposition constructive », «lucide» ou encore «responsable».

Le chef de l'Etat qui défraie actuellement la chronique et qui n'a que faire de son opposition, est le géronte Robert Mugabe du Zimbabwe. Le chef de file de son opposition Morgan Tsvangirai a été sauvagement molesté après son arrestation lors d' "une assemblée de prières" qu'il a organisée. La police est intervenue avec violence, en tirant sur les manifestants et en tuant une militante. Blessé à la tête et le visage tuméfié, l'opposant n'en démord pas et affirme que "la lutte continue". Mais pendant encore combien de temps? Le pire ne risque-t-il pas d'arriver?

Au Bénin, pourtant citer en exemple parmi les démocraties les plus en vue, il n’y a pratiquement pas d’opposants depuis l’arrivée au pouvoir du technocrate BONI YAYI ! L’ancien directeur  de la Banque ouest africaine de développement  fait l’unanimité,et comme ce qui fait le succès de la démocratie béninoise,c’est son image à l’extérieur,on s’arrange à ce que tout marche,mais pas d’opposition véritable ! Maître Adrien Hougbedji,le leader du parti Républicain et démocrate(PRD), arrivé deuxième lors des présidentielles, devait à juste titre prendre le titre de chef de file de l’opposition politique Béninoise,en attendant les prochaines échéances !Il se réclame  de la mouvance,comme les autres partis politiques ! Dans ces conditions, l’on doute fort, de la suite à donner à ce processus démocratique, sans une opposition affichée ! C’est un système à la béninoise, qui pourtant a cours depuis le renouveau démocratique en 1990 !

Dans de tels contextes, les démocraties européennes doivent accorder une place plus importante aux oppositions africaines en recevant publiquement leurs leaders au lieu de se servir des réseaux de lobbyistes pour leur prodiguer des conseils qui, à la limite, les poussent dans les bras des satrapes au pouvoir.  Aussi l’occident devra-t-il réagir vigoureusement et plus fermement lorsque, pour des débats d’idées et des contestations démocratiques, des dirigeants africains bâillonnent leurs oppositions.

La tragédie occasionnée en ce début d’année par le mourant dictateur guinéen Lansana Conté demandant aux militaires à ses ordres de tirer sur des populations désespérées par des années de totalitarisme et de précarité, le satrape zimbabwéen qui n’entend pas donner l’espoir d’une alternance politique dans son pays, Sassou N’guesso qui confond Parti-Etat et multipartisme au Congo, Faure Gnassingbé qui ignore les règles élémentaires de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance, voilà autant d’occasion que les pays qui se veulent des modèles de démocratie doivent saisir pour rendre universel le droit de chaque peuple à la liberté et au libre choix. Mais pour se faire aider, encore faut-il que les oppositions africaines se respectent et adoptent des attitudes d’hommes d’Etats et de responsables politiques.

Qu’elles fassent leurs cette assertion de John G. Diefenbaker, dans une allocution prononcée devant l'Empire Club du Canada à Toronto, le 27 octobre 1949: «L'histoire nous prouve que la liberté s'évanouit toujours lorsqu'il n'y a plus de critique. L'opposition fait respecter et soutient les droits des minorités».

Eric TOPONA MOCNGA


13/03/2007
Réaction à la nomination de Monsieur Mahamat Nour
Abdelkerim, au poste de ministre de la défense

Je suis très surpris par cette nomination à la tête de l'un des ministères le plus important du gouvernement tchadien, un hors la loi notoire connu mondialement surtout pour ses atrocités commises contre les paisibles citoyens du Darfour, de 1999 à 2006.
La seule question je me pose: Est-ce que le Président IDI se jouit-il de toutes ses facultés mentales en nommant ce sinistre personnage comme ministre de la défense nationale?
Ce qui est ironique, Mahamat Nour, dans une entrevue accordée au Quotidien le Progrès, affirme que les officiers supérieurs tchadiens sont des analphabètes. Eh bien, moi, je dirais plutôt celui le plus grand analphabète et le bandit de grands chemins que le Tchad ait jamais connu.
Le fait surprenant dans cette entrevue, Mahamat Nour affirme également qu'il était toujours en contact direct avec le Président IDI, depuis sa sortie du Tchad, en 1994. Donc, pendant ces 12 années "d'exil volontaire", Mahamat Nour n'était rien d'autre qu'un vulgaire mouchard au service du Président IDI.
Mahamat Nour doit comprendre que son parrain IDI, ne sera pas éternellement au pouvoir pour le protéger pour toutes atrocités perpétrées au Darfour et dans la région de Guereda contre les ressortissants du BET.
Tôt ou tard, il répondra aussi de la disparition du général Abakar Youssouf Mahamat autrement appelé Bordjogui et du Colonel Bahar Sinine. Nous (larmes aux yeux), les parents et amis des défunts, prenons Mahamat Nour comme principal responsable direct de la mort de ces deux braves fils du Tchad.

Abdallah Issa M.
Étudiant au Maroc


 19/02/2007
France-Afrique : Mascarade de la France pour mettre aux pas les Dirigeants africains aux velléités d’indépendance

L’histoire de la Conférence de La Baule de 1990 du Président français François Mitterrand, donnerait-elle raison à l’ancien Président Hissein Habré ? Ce dernier exprimait  son opposition au discours de Mitterrand sur la démocratisation des régimes africains en ces termes : « Je ne suis ni pour ni contre la démocratie, la France n’a pas  de leçon de démocratie à donner à l’Afrique ».

Depuis cette date  y’a-t-il eu une véritable démocratie en Afrique francophone ou dans le Pré-carré communément appelé Françafrique ?

Certains assimilent la démocratie avec l’éclosion du multipartisme. Cependant, loin s’en faut car les populations de la Françafrique ploient sous des dictatures les plus cruelles. Les populations sont  donc déçues par La Baule et ses dictatures et évoquent même avec nostalgie et bienveillance certains régimes des indépendances jusqu’aux années 80.

L’opposition de Habré à cette démocratie empoisonnée, qui sacrent les dictateurs avec les hold-up électoraux, est incontestable. Le cas du Président Idriss Déby Itno au Tchad défraie la chronique.

Ce n’est pas cette phrase prononcée à la Baule par le Président Hissein Habré qui a coûté à l’Ex Président son pouvoir mais en réalité c’est la mort d’un certain Commandant Galopin jugé par le tribunal révolutionnaire du Frolinat à l’époque. Cette haine vouée à l’ancien Président demeure intacte et tenace d’où l’acharnement médiatique et caricatural autour de lui.

Certains Présidents qui ont une longévité  de 40 années  aux pouvoirs, ont en réalité servi le réseau de la Françafrique. Ceux-là n’ont jamais servi les intérêts de notre continent.

Les Gouvernements français successifs ne se soucient guère de la vie quotidienne des tchadiens où des conditions de vie de notre peuple qui demande qu’à vivre dans la dignité. En revanche l’esprit revanchard du Gouvernement français l’a conduit à venger la mort d’un certain commandant Galopin qui a plus d’importance que celle des milliers de Tchadiens fauchés par l’armée nationale avec la participation des troupes françaises.

Pour aller encore plus loin dans sa haine revancharde, un groupe d’extrémistes fascistes et racistes a décidé conjointement avec la Libye et les ONG d’intenter un procès contre Hissein Habré pour génocide. Le chiffre imaginaire de 40000 morts a été attribué à l’ancien Président Habré. Alors qu’il est de notoriété publique que la plupart de ses opposants connus ont pris part à son gouvernement   à l’exception du Président Goukouni Ouaddei. Ces mêmes Opposants sont encore en vie, chose rare  avec le régime de Déby. C’est bien l’actuel Président Idriss Deby Itno qui fut le tout puissant et redoutable responsable des Forces de sécurité. C’est lui, Homme de terrain qui a dirigé en personne des massacres dans certaines régions du Tchad.

Rien ne pourrait justifier l’assassinat d’une personne, cependant, la campagne pleine de partialité autour de cette affaire  est malsaine et injustifiée. Le seul juge impartial est le miséricordieux. Chacun de nous devra  rendre des comptes à la justice devine, l’unique justice incontestable.

Le président Déby, continue encore sous nos yeux à exterminer le Peuple tchadien, mais cela n’émeut guère le gouvernement français et certains milieux qui, au nom de l’humanité devrait aussi lancer une campagne pour le jugement de ce dernier pour crime contre l’humanité. Deux poids, deux mesures, telle a toujours été la philosophie de la Françafrique.

Le Général Mahamat Nouri, Président de l’UFDD a reconnu récemment dans une interview sur RFI que certes des erreurs ont été commises sous le régime du Président Habré. Cependant, il a reconnu que cet Homme a un sens aigu de l’Etat car à sa prise de pouvoir en 1982, l’Etat tchadien était inexistant. C’est lui qui, en un temps record a ressuscité l’administration tchadienne.

L’impartialité et la campagne autour de l’affaire Habré  vise aussi à masquer certains succès réalisés pendant les 8 années de règne :  jamais dans l’histoire des peuples noirs d'Afrique, il y’a eu autant de symbole que cette  victoire historique contre l’occupation arabe libyenne. Rappelons que les mines placées par l’Armée libyenne continuent  à causer des victimes humaines.

La restauration de l’autorité de l’Etat à partir du néant (bonne gouvernance, rétablissement de la sécurité intérieure, reconstruction des infrastructures…) a suscité l’admiration dans la littérature de plusieurs économistes et politiques étrangers. Selon William Zarthman, s’il y’a une continuité de l’Etat  actuellement  au Tchad c’est grâce à l’ancien président Habré.

Les Présidents Tombalbaye et Hissein Habré ont commis certes  des erreurs. Cependant, leurs adversaires reconnaissent en toute modestie leur sens prononcé respectif de la gestion de l’Etat car l’administration publique fonctionnait très bien.

Ces  deux régimes qui ont véritablement essayé de bâtir un Tchad politiquement et économiquement indépendant sont les premières victimes des réseaux maffieux de la Françafrique. Ils furent décapités. L’actuel régime du Président Déby, soutenu par la Françafrique est la négation de la démocratie, de l’indépendance économique et politique du pays de Toumaï. 

Au Tchad, l’intérêt de servir une région est plus important que celle d’une nation. C’est pour cette raison que tous les patriotes, voire nationalistes sont vite oubliés. On ne retient d’eux que leurs faiblesses et /ou leurs erreurs passées et jamais leurs actes positifs, nationalistes et à dimension nationale qui auraient contribué à bâtir et à renforcer la nation tchadienne au cours de son évolution historique.

L’Afrique francophone plus particulièrement l’Afrique centrale, région la plus riche du continent et la plus arriérée du continent en matière de démocratie et de développement économique, doit se rendre à l’évidence que la Françafrique est le virus qui bloque son épanouissement. 

Pourquoi cet aveuglement des Gouvernements français successifs (à ne pas confondre avec le Peuple français, dont une frange est hostile à la  politique africaine des Dirigeants politiques français), cette injustice à l’égard de ces Africains dont les parents ont versé leur sang pour libérer la France  de l’occupation nazie?

45 ans de coopération et 24 sommets de France-Afrique n’ont apporté à l’Afrique que la dictature, la dette galopante, la corruption, des échanges inégaux, les violations massives de droits de l’Homme, l’impunité, les pillages des deniers publics…, (caractéristiques du régime du Président Déby).

Les Peuples africains  et le Peuple tchadien en particulier n’attendent  rien de ce 24ème sommet sous la présidence de Chirac en personne, car cela  renforce et réconforte  d’avantage les dictateurs africains dans leur logique d’injustices.

Nous osons encore espérer que des mesures concrètes seraient prises par les candidats à la présidentielle 2007 de droite et de gauche qui ont déjà affiché les nouvelles couleurs de leurs politiques vis-à-vis des dictateurs africains. Cependant, les Tchadiens doivent compter avant tout sur leurs propres forces pour arracher leurs libertés et dignité  confisquées.

Ousmane Hissein
Conseiller Politique et Porte-Parole du MDJT
Email : oushissein@yahoo.fr


17/02/2007
Le Matta (pour quand)

Mystère ! Le Tchad notre pays s’engouffre de plus en plus dans une fosse œuvre de ses propres progénitures. Ces derniers temps, le climat politique, économique et sociale est très agité de tel façon qu’on peut dire que le pays marche en boitant. Ceci est dû comme nous le savons tous par le mal gérance des fonds publics et le financement en armement pour la guerre dite « loyale » d’Idriss Deby (ID) contre la rébellion. Mais sachons une chose : le Tchad à connu son indépendance il y a 46 ans sans avoir à faire un pas en avant si ce n’est de prendre du recul. Car comparant notre cher pays à ces pairs on peu facilement remarquer la différence sur tous les plans, pourquoi cela ?

Or les ressources le Tchad en regorge, le pétrole à lui seul peut recouvrir le 3/4 des charges nationales sans avoir recours aux fiscs et consort. Honte à nous Tchadiens qui ne peuvent même pas construire le Tchad pour notre descendance, honte à nous ignorants à tel point qu’on ne peut même pas réclamer nos droits les plus minimes. ID et sa horde ont mis à sac le pays et continueront de le faire et celui qui subira les conséquences n’est autre que ce pauvre peuple. Cet peuple opprimé, soumis et maltraité malgré ses vives protestations et dont ses autorités n’ont aucun pitié consistant sa condition de vie, pour quand continuerons nous ainsi ?

Aujourd’hui une autre façon d’arnaquer le peuple a été débusquer par ses pratiquants celui de prendre les armes un moment et de revenir par la fin se rallier ainsi le tyran ID est obliger, pour maintenir son régime en place, de satisfaire toutes les réclamations des ralliés en puisant dans les caisses de l’Etat. Le système politico-militaire de l’opposition se détériore pour donner place à une sorte de mécanisme qui génère une fortune personnelle et non l’intérêt commun de tout le peuple. Ceci par le fait que dés le départ, ces gens n’avait aucune idéologie nationaliste consistant sur le départ de ID mais seulement celui de se remplir les poches et avoir leur part sur les biens national soit disant “fruit de leurs sueurs”. Nous le savons tous que ces combattants sont pour la plupart des anciens collègues à ID  qui ont été lynché par ce dernier une fois au pouvoir et le fait que celui-ci les a roulés dans la farine ne leur a pas plu. Pour ceux qui sont parties avec l’idée d’un changement espérons pour eux qu’ils aient un peu de pitié sur la situation dans laquelle les tchadiens survivent et que leur volonté première serait le départ de ID. Qu’ils sachent que pour aboutir à un changement il faut de l’engagement et cet engagement doit être respecter jusqu’à la victoire et la libération du peuple tchadien. Mais il faut qu’ils sachent aussi que le peuple tchadien n’acceptera aucun autre bouffeur de la république. N’a-t-on pas dit quelque part DARDA MACHOU KADAR NIKHALOU.

Hassan Allahi Nay Aramy
Etudiant Niamey (Niger)
  E-mail : aramidougou@yahoo.fr


                                                15/02/2007
                      Purification  de l’Ethnie ZAKHAWA à DAR-TAMA

Depuis quelque temps, la population  nomade  de la communauté  ZAKHAWA vivant à  DAR-TAMA depuis environ une trentaine d’années sous une  ambiance  de parfaite cohabitation avec celle d’autochtone, subie aujourd’hui une terrible répression par les éléments du soit disant minable ancien chef  rebelle FUC rallié au régime récemment.                       

Depuis l’indépendance jusqu'à  nos jours la terre tchadienne considérée comme insusceptible d’appropriation exclusive au profit d’un groupe ethnique qui que ce soit.

A notre  grande surprise, ce dernier moment, l’individu malsain  à la personne de MAHAMT NOUR qui se réclame propriétaire d’une partie du territoire national, tue des paisibles citoyens nomades de la communauté ZAKHAWA qui, avait pour  seul but,  la recherche du meilleur endroit, le pâturage de leurs troupeaux. Nous précisons par ailleurs que c’est leur droit  légitime de faire pâturer leurs bétails en fonction de la nécessité de leurs besoins à l’intérieur du territoire national.  Ils ce sont installés depuis les années 1975 à cause de la rareté  des pluies au NORD, ils sont aujourd’hui massacrés par les éléments d’une personne qui, hier encore servait à coté des sinistres DJANJAWITES à nettoyer les populations du DARFOUR , transporte fidèlement ses méthodes de répressions au TCHAD contre une population (communauté ZAKHAWA). Ce même sinistre MHT NOUR prônait les slogans du MOYEN AGE « la libération de la terre conquise » entendre par là, chasser les ZAKHAWA et GOURANES du DAR-TAMA. Argument monté de toute pièce pour attiser la haine ethnique.

Nous avons l’impression qu’il a atteint son objectif en créant les troubles intercommunautaires à la grande dame des toutes les associations des Droits de l’Homme, de la presse nationale et internationale, mais nous considérons comme une aventure sans lendemain et ça ne fera qu’aggraver son cas. 

Face à la gravité de cette macabre situation, nous sommes extrêmement indignés de constater le mutisme absolu du gouvernement tchadien et les fameuses associations tchadiennes des Droits de l’Homme  telles que  la ligue tchadienne des Droits  de l’Homme et autres. Alors, tout ceci  est entrain de peser sur les pauvres parents. Les différentes responsabilités pour mauvaise foi et  non assistance de toute une communauté en danger sont partagées  à divers niveaux :                                                                                          

D’une part la responsabilité du gouvernement: sans la moindre intervention et même,  a oublié  son devoir élémentaire de la protection de sa population, ferme les yeux,  et  appuie ce sinistre sanguinaire en hommes et matériels à commettre des crimes odieux de tout genre, parce que la seule tare de cette communauté, est d’avoir des liens de parentés  ou supposés avoir des contacts avec certains membres  de la rébellion à l’EST du pays. C’est vraiment regrettable et cela démontre davantage la défaillance du gouvernement dans sa logique et sa  mission d’assurer le minimum de sécurité de ses citoyens et leurs biens.

Les criminels pour accomplir leur basse besogne, alors tout est permis : assassinat des vieux notables devant leurs FERICKS, des villages entièrement rasés, des jeunes filles violées sous les yeux de leur parents,  encerclé  les marchés hebdomadaires et exécutés les homme a bout portant, femmes violées voire même les plus vieilles  mamans, dépouillés de leur biens, mitraillés les troupeaux …                                                                                                                                                                     

D’autre part la responsabilité des associations tchadiennes de Droits de l’Homme notamment la ligue tchadienne des Droits de l’Homme et consort, qui déclinent expressément  leur modeste vocation qui est celle de dénoncer quand il y a des violations de Droits humains, et des exactions de tout genres qui se perpétuent, aussi massives  comme celles  qui se déroulent en ce moment même contre l’Ethnie ZAKHAWA. Nous comprenons cette attitude parce que ces associations ont été toujours monopolisées par nos frères du Sud et fondées sur la base d’antipathie et d’une aversion naturelle  à l’égard de la population du NORD plus particulièrement la communauté ZAKHAWA qui entrain d’être anéantie par des malfrats.  Donc pour eux, c’est un non événement.

Sur un autre point encore qui est le plus révoltant devant cette horrible situation de la population, abandonnée à leur triste sort et qui obligée de se reconstituer en groupe d’autodéfense pour ne pas se laisser exterminer, par un groupe puissamment armé avec un millier d’hommes et de centaines de véhicules à sa disposition, alors que les medias internationaux plus particulièrement la radio France internationale (RFI), sans disposer d’aucune information fiable de la réalité sur le terrain, multiplie des informations erronées de tous  azimuts jusqu'à affirmer que : «  des violents combats ont opposés les milices ZAKHAWA et les éléments de NOUR ».

La question qui s’impose a nous tous est la suivante : Les  Milices au compte de qui ? le fait de se reconstituer en groupe pour se défendre contre une bande dirigée par un sanguinaire notoirement reconnu pour  ses exactions envers les populations civiles entre deux Pays et qui a des moyens colossaux à sa disposition, suffit-il  d’être qualifier de milice ?

Il ne faut pas que les gens se moquent de la vie humaine. La vie de la personne est sacrée.

Pour finir, je lance un appel pressant à l’endroit de l’opinion nationale, internationale et de la jeunesse tchadienne toute entière de se mobiliser pour sauver le drame qui se produit actuellement à l’EST du Pays contre la communauté ZAKHAWA nomade qui se campe à DAR-TAMA un endroit  considéré  comme plus  propice de la  zone  pour la survie des  animaux.                                                       

Je lance également un appel à l’endroit de tous les fils issus comme moi de la population meurtrie, laissée à la merci de toutes les agressivités,  de se mobiliser, car nous ne pouvons pas être indifférent de tout ce que nos parents subissent aujourd’hui comme exactions synonyme d’un génocide qui ne dit pas son nom,  de la part d’un cruel, crapule, sadique, ramassis, bandit de grand chemin  qui se livre allégrement aux citoyens lambda.

Il est indispensable et urgent de rompre le silence devant cette situation désastreuse.                                                                                                                      

ABDELKERIM AMIR DJEROU
Enarque en Afrique de l’OUEST
amirdjerou@yahoo.fr                                     

 


                                              12/02/2007
                                      La crise du Tchad : l’unique option

NB: Cet article a déjà été publié dans la rubrique actualité. Nous le republions, pour fins de classement, dans le forum.

Le Tchad connaît  présentement une des périodes les plus sombres de son histoire. Après seize années de pouvoir sans partage, le président Deby, malgré son incapacité notoire de mener une politique de paix, de dialogue, de stabilité et de développement, vient de s’auto-introniser cette fois-ci pour une durée indéterminée et ce, après avoir violé et tripatouillé la constitution ( juin 2005) suivie d’une parodie d’élections présidentielles (3 mai 2006) et d’un semblant de dialogue national.


Considérant de tout temps l’État tchadien comme sa chose, IDI continue de mépriser ses concitoyens. Il n’a aucune considération pour eux et ne tient compte de leur choix. Il n’a de compte à ne rendre à personne sauf à la France qui l’avait aidé à prendre le pouvoir par les armes et à le conserver par la répression, la corruption et les fraudes électorales. Le gouvernement de Chirac demeure donc son seul soutien et son unique rempart contre l’opposition tant armée que démocratique. D’ailleurs, Deby ne disait-il pas à qui veut l’entendre: «tant que la France me soutient, je n’en ai cure des Tchadiens».


Comme il le dit, celle-ci est devenue l’avocate du régime et se bat à la place de Deby, sur tous les fronts intervenant dans tous les dossiers chauds internes comme externes : contre l’opposition armée (intervention militaire, soutien logistique et renseignements) et démocratique par ses ingérences fragrantes et humiliantes dans les affaires internes ; contre la presse libre ; intervention à la commission des droits de l’homme à Genève empêchant le régime de se faire condamner ; auprès de la BM  ; auprès des chefs d’État africains pour donner un semblant de «légitimité» et de «fréquentabilité» à son poulain ; auprès de certains «opposants du ventre» pour les corrompre et/ou les intimider afin de les faire participer à la mascarade d’élections et au soi-disant dialogue national ; auprès de ses alliés (Européens, Américains, Africains…) pour dénigrer les opposants tchadiens en les taxant des incapables, des «pro-islamistes», des fauteurs de troubles, des antioccidentaux, partisans de la «déstabilisation» de la sous-région… afin de mieux cacher le rejet incontestable de Deby par les populations tchadiennes.

Dans ce monde impitoyable, rien n’est gratuit. Et en contrepartie de ce soutien de la métropole, IDI n’hésite pas à y mettre le prix : bradage de la souveraineté et des richesses nationales, corruption, chantage, destruction du tissu économique et social, aggravation de la dépendance…créant ainsi une grave et récursive crise dans tous les domaines.

Quant aux affidés locaux ayant accepté de jouer les figurants à cette comédie électorale ou de dialogue national, ils jouissent tous aujourd’hui de la rançon de la trahison, mais jusqu’à quand ?   

Une telle politique ne pouvait avoir l’adhésion populaire. Bien conscient de son abandon et de son désaveu total, y compris par les membres de son clan, IDI, devant le boycott de l’investiture par les Tchadiens, fit venir des chefs d’État africains avec l’aide de Chirac qui joue en Afrique, la carte des pouvoirs dictatoriaux à sa solde contre la démocratie et l’alternance, pour donner un semblant de crédibilité internationale à son ridicule carnaval d’intronisation du 8 août 06.

En dépit de cette mise en scène grotesque, il y a bien longtemps que les Tchadiens ne croient plus ni à Deby ni à sa «démocratie». Il y a bel et bien rupture entre le régime et sa population. Tous les discours et toutes les promesses de cet homme fourbe cachent mal la profondeur de la crise dans notre pays. Depuis son arrivée à la tête de l’État, le pays a évolué de l’espoir vers le désespoir. Aujourd’hui, ce président qui a trahi ses parents, ses amis, ses camarades de lutte, ses alliés, son peuple, ses partenaires… ose-il déclarer sans se sourciller aux Tchadiens: «Je veux mener une lutte sans merci contre la pauvreté…et  je vous promets que je ne vous trahirai pas».


Mais de qui se moque-t-il ? S’adresse-t-il, peut-être, au parterre des invités internationaux venus pour être des «faire valoir» afin de faire plaisir à la France ou profiter de la manne pétrolière jetée en pâture par un président inconscient et irresponsable ? En tout cas, comment voulez-vous que le peuple tchadien puisse croire à l’homme qui n’a cessé de lui mentir, depuis seize ans ? N’est-ce pas l’homme de Bamina qui promettait le 4 décembre 1990 aux Tchadiens «un cadeau qui n’est ni or, ni argent, mais la démocratie» ?  N’est-ce pas encore lui, en 1996 à l’investiture, il promettait : «je ne protégerais personne...la kermesse des désordres est terminée » …«personne n’est au dessus de la loi...et il n’ya pas des intouchables» ? N’est ce pas le même président qui déclarait, le 4 juin 2001, dans le journal, le Monde:
« Je ne serai pas candidat à l’élection présidentielle de 2006. Je ne modifierai pas la constitution quand bien même j’aurai une majorité de cent pour cent (100%). Je le dis haut et fort : ce qui me reste à faire au cours de mon dernier mandat, c’est de préparer le Tchad à l’alternance au pouvoir, une alternance démocratique, pacifique, sans rupture. Je veux que ce pays passe d’une étape à une autre, en douceur, sans déchirure. Voila la responsabilité qui sera la mienne. Je l’assumerai ».


Quoique Deby promette ou quoiqu’il dise, les Tchadiens connaissent mieux que quiconque ce soi-disant «officier» sans parole car, depuis seize ans, ils vivent l’enfer : au lieu de la démocratie, la paix, la justice promises, les Tchadiens sont soumis hélas à une dictature familiale cruelle et barbare, avide, humiliante et méprisante ; à une gouvernance médiocre et à une déresponsabilisation ; à une corruption érigée en système de gestion ; à une institutionnalisation du racket et de la médiocratie ; à une désagrégation des structures socio-économiques et à une désorganisation totale de l’administration ; à un favoritisme jamais vu et à une course à l’enrichissement sans cause ; à une recrudescence du grand banditisme et de la criminalité sur l’ensemble du territoire national ;  à un renforcement de la répression ; à une aggravation de la  misère des masses populaires ; à une justice embrigadée, corrompue et partisane ; à une unité nationale mise à des rudes épreuves… bref, les Tchadiens vivotent dans un Etat «derépublicanisé», inexistant où ne règne que la loi de la jungle, le désordre, la délinquance….


Ce n’est pas tout. Le régime a bloqué toutes les voies d’expression au peuple tchadien. Il a bâillonné la presse, désinformé l’opinion, asphyxié les vrais partis politiques et la société civile, fraudé les élections et humilié les adversaires politiques, corrompu toutes les voies de recours, rompu le dialogue avec l’opposition, organisé à côté une fausse opposition à coups de pétrodollars et de postes, rentré en conflit permanent avec les syndicats aliénant le soutien des populations y compris de celui de son clan et une partie de sa propre famille. Bref, l’homme de Bamina a semé ainsi la culture de l’intolérance, de la répression, de l’exclusion, de la haine, du mépris, de la corruption et du gain facile rendant ainsi le Tchad invivable, les citoyens des simples étrangers dans leur propre patrie et la démocratie une véritable escroquerie. 

Jamais dans l’histoire du Tchad, le désordre, la violence, la répression, l’impunité, l’injustice, l’arbitraire, la corruption, le détournement des deniers publics, le favoritisme, le tribalisme, le clanisme, la médiocrité et l’incompétence et la crise de confiance entre les Tchadiens n’ont atteint un tel paroxysme. Ils sont érigés en méthodes de gestion de l’État. Jamais la fracture sociale n’a été aussi grande et aussi dangereuse pour l’unité  nationale et la cohésion sociale. Elle a touché en profondeur le pays, les régions, les ethnies, les clans, les familles… Les Tchadiens ont été privés de leur droit de regard sur leur propre destin. Imposé de l’extérieur, le régime reste étranger à leurs soucis, à leurs préoccupations, à leurs intérêts, à leur avenir. Les Tchadiens se trouvent donc dans une impasse totale :

1-     impossibilité d’organiser des élections libres et transparentes respectant leur choix et permettant, dans le cas échéant, à une alternance du pouvoir, démocratiquement. Au contraire, frauder au Tchad est devenu un moyen de promotion sociale et de récompense pour les opportunistes, un tremplin pour tous les membres de la CENI et d’autres organes concourant à cette farce électorale vers des postes de premier ministre, ministre, de DG, de PDG, responsables des Cours, de directeur, de gestionnaire des projets, conseillers... bref, la démocratie telle qu’elle est pratiquée est devenue une source des magouilles des dictateurs pour s’éterniser au pouvoir, une nouvelle forme de domination des peuples et un alibi des forces progressistes occidentales pour se désintéresser de l’Afrique.

2-     absence totale de dialogue et de compromis l’essence même de toute démocratie avec l’opposition armée, l’opposition démocratique et les forces syndicales. Pour Deby, seule la maxime «j’y suis je reste, parce que j’ai la force avec moi» prédomine!


Que faire, face à tel président qui viole sa propre constitution, vole les résultats électoraux, méprise son peuple et refuse le dialogue ? Si non que de résister pour recouvrer la liberté, la dignité, le respect, le droit à la vie… ?

Certains compatriotes poursuivent le combat avec courage dans les partis démocratiques au Tchad ; d’autres choisirent les mouvements de résistance en exil ou la lutte armée pour relever le défi. D’où la multiplication des désertions et la création des mouvements nationaux armés qu’IDI s’empresse de les taxer des «mercenaires soudanais». Et la France de l’appuyer en déclarant pudiquement qu’«elle est contre toute prise de pouvoir par les armes», comme si IDI n’est pas venu par les armes ou qu’il a cessé de frauder les élections !

Cependant, quelque soit la forme de lutte choisie par les uns et les autres, la seule option indiquée pour sauver le pays reste le renvoi pur et simple de Idriss Deby de la direction des affaires de l’État. Nous restons convaincus que toute autre solution ne ferait que retarder la délivrance et empirer le sort de notre pays. Qu’importe les voies utilisées (forum, lutte armée, pronunciamiento ou d’autres formes de compromis…) pour y parvenir, mais l’essentiel reste la mise carrément à l’écart de cet individu qui a fait et continue de faire tant de mal à notre peuple et trouver un consensus susceptible de nous mener vers la paix et la réconciliation nationale.

Certes, d’aucuns trouveront l’option maximaliste, voire même impossible à réaliser. Mais, rappelons-nous que les Tchadiens ont essayé toutes les solutions possibles pour résoudre la crise. En effet, depuis seize ans, les tentatives faites pour apporter un quelconque changement politique dans notre pays ont toutes échoué. Au sommet de l’État, se sont succédés différents gouvernements de « sortie de crise », du «front uni» et de large ouverture mais rien à faire. Car, Deby leur mettait les bâtons dans les roues ou les remerciait systématiquement.


Tout  a donc été essayé au sommet de l’État à part la démission pure et simple de Deby de la présidence. Aujourd’hui, la majorité des Tchadiens, y compris ceux qui se disent membres du MPS et certains de ses proches sont conscients qu’IDI constitue le principal obstacle à toute solution à la crise politique et à tout progrès dans notre pays. Tant aussi longtemps qu’il présidera aux destinées du Tchad, il n’y aura ni changement politique, ni paix, ni stabilité, ni réconciliation nationale et encore moins une véritable démocratie. C’est pourquoi, son départ de la présidence s’impose comme l’unique option possible pour sauver le pays. Toute autre formule qui se conjuguerait avec Deby serait inopérante et contraire aux attentes des Tchadiens.

Car, souvenons-nous. N’est ce pas Deby qui a bloqué l’application des résolutions de la conférence nationale souveraine? Ce n’est pas encore lui qui a refusé la création d’une armée nationale? Ce n’est pas IDI qui a renié sa parole et modifié la constitution? N&#