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  Forum Actualités (suite)

Suite du Thème: N°1  «Les Sujets d'Actualité» 

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10/05/2006
Alwihda semble se tromper de combat !

La bonne utilisation de l’image et la diffusion automatique de l'information sur le Web, renouvelle de façon fondamentale, la délicate question de l’éthique de l’information et de la déontologie journalistique. Aujourd’hui, toute la problématique à cet-égard, est cristallisée, par celles et ceux, qui deviennent moyennant la magique toile « Internet » et du jour au lendemain, des journalistes à part entière, sans avoir au préalable, la moindre
formation quant à l’éthique et à la déontologie qui régissent le journalisme. Laquelle problématique semble d’ores et déjà atteindre des profondeurs inquiétantes ! D’où, la nécessité impérative, d’ouvrir sans délais, un débat public, sincère, serein et sérieux au sujet des limites journalistiques permises moralement parlant. A titre d’exemple et afin d’illustrer ladite problématique, faisant par ailleurs, l'objet de mon intervention, examinons, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, le site Internet Alwihda qui dans l’éventualité où, un minimum du sérieux est témoigné, aurait pu être considéré comme étant la voix audible de l’opposition et de la diaspora tchadienne.

Toutefois, force est de constater que malheureusement, cet espace «Alwihda» généreusement dédié aux palabres populaires contient également, les germes de véritables dérives journalistiques incommensurablement  lamentables. Lesquelles mesquines dérives, consistent à publier épisodiquement des : articles calomnieux sans auteurs, des mensonges infiniment répétitifs, des images choques hors contexte, des machinations malsaines montées de toute pièce etc. Négligeant délibérément ainsi, de se soumettre à quelconque règle d‘éthique et de déontologie journalistique. Dès cet-instant, à mon humble avis, des grandes précautions de réserve aiguë s’imposent aux internautes tchadiennes et tchadiens. Seules ces précautions d’usage nous permettent désormais de nous forger une idée crédible ou du moins indépendante. Autrement, à qui avoir recours si celles et ceux qui prétendent nous informer objectivement, ne font en réalité que nous balancer incessamment leur haine maladive au plein figure ?

Par ailleurs, nous savons tous pertinemment que, la toile lance aujourd’hui, des nouveaux défis aux journalistes tchadiennes et tchadiens à l’instar de leurs condisciples à travers le monde. Par les nouveaux espaces d’enrichissement des contenus et des libertés qu’il permet, la toile peut être considérée comme l’outil incontournable au service du journalisme moderne. Cependant, elle présente également pour chaque face positive, un revers dangereux, ses innombrables défis en sont la meilleure illustration, parmi tant d’autres, nous pouvons souligner ici : la compétitions aveugle et infernale entre les sites traitant l’ actualités tchadienne. Vous l’aurez assurément constaté, combien cette compétition omniprésente est  rude ! Cependant, est-il franchement correcte de la part d’Alwihda de nous raconter quotidiennement n’importe quoi, quitte à mentir, afin de gagner cette curieuse compétition qui n’a jamais dit son nom ? A quoi bon d’être le premier site à apprendre aux internautes une nouvelle qui dans l’heure qui suit s’avère manifestement erronée ?  La véracité de l’information ne relève t-elle pas de la crédibilité journalistique ?

Des articles incomplets et sans auteurs, des images étranges et hors contexte, c’est encore Alwihda !
En tant que lecteur régulier d’Alwihda, je suis extrêmement indigné, par le palpable manque du professionnalisme et du sérieux, régulièrement témoigné, par ce site aux goûts  insoutenables. Dans sa  perpétuelle course effrénée contre la montre, Alwihda, nous invite à lire non seulement des articles  sans tête ni queue ni auteur  mais aussi  des articles dont la publication n’est pas encore achevée ! Pourquoi autant de précipitation ?

Plus saisissante encore, depuis quelques semaines, croyant avoir enfin trouvé l’idée magique permettant de mobiliser son lectorat, le site Alwihda accompagne ses articles déjà suffisamment alarmistes, avec d’images qui sont certes poignantes mais complètement hors contexte. Ainsi, comme beaucoup de lecteurs assurément, j’ai eu le droit de voir des macabres images des personnes, très probablement d’Iraq,  sauvagement massacrées,  cruellement coupées en plusieurs morceaux et une autre image toute aussi apocalyptique, d’une malheureuse femme noire irrémédiablement affamée avec son enfant aussi mortellement affamé et succombant dans ses bras. Reste à savoir exactement maintenant, quel message veut-on transmettre en publiant ces abominables images ramassées de google version tragédie humaine ?

Pour tout dire, je tiens également à condamner, avec la dernière énergie et de la façon la plus claire qu’elle soit, les transformations extrêmement outrageuses et mesquines apportées par Alwihda sur les photos du couple présidentiel tchadien.

Car, la rédaction d’Alwihda semble décidément oublier que nous ne luttons absolument pas contre la personne de IDI, ça aurait été tout simplement trop facile et encore davantage facile de s’exciter contre son jeune épouse Hinda, étant donné que notre principal combat est plutôt et surtout contre son système dictatorial à bout du souffle, contre son appareil répressif en proie au désespoir,  contre ses violations récurrentes de lois constitutionnelles, contre ses  politiques autruche en matière du développement, contre ses approches idéologiques en matière de gestion, contre ses  activités mafieuses en matière économique et contre son méprisable désire, de gouverner à vie. Ainsi, il est extrêmement important de rappeler que, s’acharner corps et âme contre la personne de IDI de cette façon personnelle et passionnelle, ne peut être hélas interprété autrement que comme un véritable aveu de faiblesse, sinon, comme un combat journalistique , sans éthique, inconscient, maladroit, simpliste et réducteur !

v      Remarque :  Je reste naturellement disposé envers celles et ceux qui veulent contribuer  à  enrichir, un débat national, objectif, sincère, serein et sérieux quant à ce sujet précis. Cependant, que les choses soient suffisamment limpides, je ne répondrai à aucun lâche internaute fictif, incapable d’assumer ses propres convictions, qui réagirait suite à mon  présent article, sous couvert d’anonymat ou encore en empruntant des pseudonymes.

Hassan Abdelkerim Bouyebri


04/05/2006
Une mascarade d’élection

Organiser des élections présidentielles quelques semaines après les violents combats qui ont opposé le FUC aux forces gouvernementales relève de l'ineptie et de l’irresponsabilité politique. Le pays est encore en pleine ébullition politique, où instabilité et insécurité règnent en maître, ce climat n’est de bon présage pour l’organisation d’un tel évènement dont l’issue impactera sur la vie entière d’un peuple. Même si la vie des tchadiens, n est pas au centre des préoccupations du président DEBY, le bon sens aurait aimé qu' il reporte à plus tard l' organisation de cette parodie d' élection, qui n' a de sens que pour lui même.

Les tchadiens ont enduré des souffrances pendant plusieurs décennies, il serait inhumain de se servir d’eux comme boucliers pour parer à certaines éventualités dont les symptômes sont déjà prévisibles et considérés comme inéluctables par des observateurs avisés. Le Tchad n a pas besoin de cela pour changer son quotidien miséreux, mais ce dont il a besoin, c’est de voir le Général président, préparer une vraie alternative politique pouvant lui permettre d’entrevoir le bout du tunnel dans lequel il  l'a engouffré.

Pour des raisons de responsabilités politiques et de probités intellectuelles, se présenter à des élections présidentielles ou autres, désertées par l’ensemble de partis politiques de poids, à l’exception de quelques partis satellites de tradition guignolesque, est tout simplement inconcevable. Un président de la république doit être élu par la notion toute entière, et l’élection doit voir la participation de tous les partis politiques légaux et légitimes qui alimentent la vie démocratique. Aujourd'hui ce n’est pas le cas, et il est tout à fait regrettable de voir le président tenir mordicus devant une telle mobilisation et communion des partis politiques qui sont, pour le moins inédites car d’usage dans le milieu politique tchadien la communion n’est pas de mise. 

En tant que jeune tchadien, épris de justice, de paix et de liberté, je prends la communauté internationale à témoin quant à l’issue de ces élections et l’exhorte de s’intéresser à notre pays en faisant pression sur le Général président pour plus d’ouvertures et de démocratie.
Que Dieu bénisse notre pays. 

TAHIROU  Hisseine Dagga


03/05/2006
Alwihda devient AlQAIDA!. Aller voter n'est il pas un droit?

Chers frères, toute chose a ses limites, l'appel que vous lancez ici sur le net «Fatwa de L'Association des Ressortissants du Ouaddaï Géographique (AROG)» est totalement déplacé. Vous restez loin en France et vous vous permettez de n'importe quoi en invitant les enfants des autre aller mourir bêtement ceci me rappel exactement l'événement survenu à N'djamena il y a de cela une dizaine d'années des paisibles citoyens ont suivi les conseils des provocateurs comme vous et finalement vous connaissez le résultat.  Je ne veux pas revenir là-dessus. Moi personnellement, je suis aussi ressortissant du Ouaddaï et j'attire l'attention de celui qui se permet de lancer des tels appels suicidaires et en même temps les responsables d'alwihda de prendre toutes leurs responsabilités et d'en tirer les conséquences qui peuvent survenir suite à des tels appels totalement irresponsables. Finalement j'ai l'impression qu'alwihda devient exactement comme Radio Kigali avec pour but principal, incitation à la haine.

Soyez responsables!
Mahamat Ahmat


23/04/2006
Trop, c’est trop, il faut de la nouveauté au valeur,
 mais pas des djandjawid!

La chevauchée de l’armée nationale Tchadienne a déjà déclenché. Cette nuit, du 13 avril les forces armées nationales tchadiennes ont assailli collision battant le premier accrochage avec les mercenaires soudanais à N’Djamena pour protection et la sauvegarde de notre chère patrie en détruisant dans leur tanière les Mercenaires soudanais qui ne se souhaitaient peut-être pas à consentir une telle avanie d'entrée. Oui, mais voilà, le président Deby et l’armée nationale tchadienne n'ont pas de temps à perdre avec des mercenaires soudanais et les djandawid et contrôle déjà tout le territoire national, ce qui ne constitue pas un étonnement. "La population tchadienne" a encore assumé le premier personnage pour la défense de la patrie avec une forte mobilisation derrière le président Deby, pour dire non aux soudanais et leur acolyte les djandjawid. Le témoignage a été étincelant au premier accrochage au palais du 15 janvier un nombre indéterminé de mercenaire qui veulent se diriger !
vers le quartier Moursal sont tombé guet-apens tendu par l’armée nationale tchadienne plusieurs morts, notamment lors d'un second timbale de flammes (non loin de pharmacie du centre). Les mercenaires soudanais ont seulement placé le museau à la lumière lors du combat qui sait dérouler au quartier Bololo, mais les forces armée nationales ont illico replacé l’ombrage pour finir en rafale.

Les Colombiens et plusieurs militaires sudistes dirigés par le commandant Alaram se sont bataillé à Gassi comme des beaux démons avec 20 Blindés au magnifique entourage de réjouissance Moursalois. En face, les djandjawid décidé à brûler le quartier Sud de N’Djamena ont fait ce qu'ils peuvent, se contentant de ramasser les débris du ripaille opposé et rebrousser chemin. «J'ai beaucoup de rêves, mais celui-ci est l'un des plus importants qui devient palpable. J'ai combattu les djandjawid de façon fabuleuse», a déclaré Djimadoum un jeune Colombien. Les seigneurs de guerre du Tchad avec leur condottiere ne font pas preuve de dévouement à la patrie. Le fuc « Front uni pour le changement démocratique » avec leur mercenaire soudanais sont plutôt Agités par des intérêts blasés, ils font de cette sale guerre une tête qui n’a rien à saisir avec l’achèvement de béatitude du Peuple et l’ennui de la république. Les scènes attristantes qu’ils ont causées à N’Djamena est une preuve pal!
pable. Avons-nous besoins des soudanais encore sur notre terre ? Non-merci. Les mêmes qui avaient accompagné hier Deby veulent revenir aujourd’hui avec le fuc « Front uni pour le changement démocratique » pour nous étouffés. Les prisonniers sont tous des jeunes et en plus des soudanais en sont une preuve. Impuissants de se distancer et de se comprendre et laisser les intérêts égoïstes de coté pour défendre et libérer la population, les éléments de fuc « Front uni pour le changement démocratique » avec leur condottiere ont préféré trahir le chef du fuc « Front uni pour le changement démocratique » Mahahat Nour. L’avenir de masse ne les angoisse peu. Ils ne font pas du toute déclaration d’une recherche honnête de la vraie liberté. Leurs faims exaltées pour le fauteuil présidentiel et le pillage des biens pour les paisibles citoyens ont conduit à leur débandade.

Les divisions internes des politico-militaires n’encouragent aucunement le changement tellement attendu par le peuple. En plus de la course de fauteuil présidentiel qui dépeint ses agitateurs elle est sapée par des clivages et des influences, très périlleuses pour le rendement de son but. Sûrement, des politiciens et des politiciennes sincères le pays en avait beaucoup, mais leur bonne volonté est noyée par les appétits des altérés.

Les seigneurs de guerre doivent formellement abandonner la lutte armée et à la barbarie. La démobilisation de leurs puissances militaire et leur mercenaire. La voie de la sérénité est le seul puisse émerger Notre patrie de l’ouverture, et les Tchadiens de la peine et de malheur. Tchad n’est pas le Soudan ou un gros village du Soudan mais un pays ou on doit gouverner plus de 10 millions de gens à la recherche des gagne-pain honnêtes pour leur distinction. Trop, c’est trop, il faut de la nouveauté au valeur, mais pas des djandjawid! 

Élisée Danio
FGD-Tchad, Ndjamena


23/04/2006
Opposition et opposants: un ignoble charlatanisme
Entre Deby, la France, l’opposition civile et l’opposition armée, les citoyens tchadiens sont coincés.

La France, cette France de nos malheurs, nous séquestre par son avantage économique et politico-militaire et vient faire la pluie et le beau temps à son gré dans nos murs. La forme de néo-colonialisme à laquelle elle s’adonne si aisément est pur outrage à notre souveraineté et notre dignité nationale. Elle se forge des positions stratégiques de dominance à travers les guignols qu’elle nous impose comme leaders afin de se garantir
la part du lion dans le partage de nos ressources. La France est juste une opportuniste égoïste et méprisable qui se plait à semer de la zizanie dans notre peuple pour nous occuper pendant qu’elle s’adonne à son vil dépouillement. Quels que soient les termes de marchandages entre nos représentants et leurs parrains français, il y a lieu de croire que les masses importent peu dans les négociations. Du moment où Idriss Deby Itno fait l’affaire de la France et vice versa, le peuple versera sueur et sang sans changement.

Les oppositions politiques qui, à certains moments offrent des lueurs d’espoir, ne sont que des spectres du néant quand il en vient à l’action pour le changement. Dans leur course éperdue au pouvoir, ils se donnent comme objectif de bouter l’imposteur hors du trône, se laissant prendre au piège de la convoitise du Siège vacant. Quant à leur goal subséquent, Dieu seul le sait. Les activités de l’opposition politique civile se résument à des communiqués de presse sporadiques qui tiennent lieu du moyen par excellent de lutte. De temps en temps, par souci de briser la routine, ces opposants appellent à des journées villes morte pour protester un fait quelconque, mais se pressent de revenir à la routine, classant ainsi le dossier. Leur effervescence autour des saisons électorales crée un mouvement de confusion pitoyable qui ne fait qu’embrouiller leurs adeptes. Le vent des élections leur donne l’opportunité de régurgiter des diatribes contre IDI le jour et de lorgner les murs pour lui faire les révérences la nuit. La plupart de ces clowns de la scène politique sont des traîtres reconnus qui se poignardent mutuellement dans le dos à la première opportunité. Leur activisme se limite aux paroles creuses visant à se cajoler les uns les autres et à endormir la conscience de leurs militants en mal de changement.

Certains comme Saleh Kebzabo de l’UNDP, célèbre truand et proxénète politique de grande envergure, a prouvé à mille et une reprises qu’il ne collecte des militants que pour les immoler à l’autel du MPS pour un modique poste éphémère.

De même, Yorongar LeMoiban du FAR essentialise sa lutte en terme de régionalisme comme solution magique au calvaire des Tchadiens. Il confisque les efforts de l’opposition pour en faire une affaire personnelle entre IDI et lui. C’est un affront que de se servir des efforts communs pour ratisser un règlement de comptes privé.

C’est aussi un affront de compter Kassiré Coumacoye et son Viva-RNDP comme un mouvement d’opposition car cela dilue considérablement les efforts de l’opposition tchadienne en général. En dehors de sa verbosité, Dr. Kassiré n’est qu’un aventurier politique misérable et sans lois, prêt à lécher les bottes du premier venu qui lui promet son prochain repas. La lamentable politique du ventre qui mine Viva-RNDP honni l’opposition du Tchad sur tous les plans.

Hassaballah Soubiane, un convertit de la dernière heure croit quant à lui avoir une foi à déplacer les montagnes quand, au fait, il aspire simplement à se faire maître au Palais Rose comme tout autre.

Tout comme l’opposition civile, les politico militaires qui se veulent messies du peuple tchadien dissimulent les vraies cartes du jeu dans leurs manches. Débarrasser le Tchad de IDI est le refrain commun, mais après cet acte –qui sera plus que salutaire –quelle sera notre direction ? Nul ne va au pouvoir avec l’intention d’y crever ; mais l’exemple du MPS nous crève les yeux. IDI ne nous apportait « ni or ni argent » le 1er Décembre 1990 ; cependant, la carte cachée dans sa manche était de voler, de nous dépouiller du peu d’or et d’argent dont nous disposions au profit de sa famille et surtout pour s’armer généreusement contre de potentiels rivaux au trône présidentiel. Tout cela était mis en œuvre grâce au parrainage odieux de – encore une fois de plus – cette France de nos malheurs. Seul l’imbécile ne tire des leçons du passé.
Les frères Erdimi qui ont faussé compagnie à leur oncle IDI, d’où leur vient leur fortune si ce n’est soutiré des ressources publiques auxquelles leur position privilégiée leur donnait accès ? Pourquoi faire confiance aux gens qui étaient les piliers des maux qu’ils dénoncent en s’absolvant de toute responsabilité ? Plus ils en ont et plus ils en veulent, à quel moment regarderont-ils vers les masses souffreteuses en état de survie ? La plupart de ces politico-militaires profitent de la situation précaire de la population pour gagner leur sympathie et entrer dans les spotlights médiatiques à travers le monde. Il suffit de gratter un peu sous ces êtres pour voir le neo-debyisme germer.

Ceci n’est pas seulement une réflexion pessimiste et simpliste des événements qui ont jalonné le parcours politique du Tchad, moins encore une anticipation morose de l’avenir. L’expérience du MPS élève les barres de l’attente nationale et le peuple a besoin de beaucoup plus de raisons tangibles pour prêter son allégeance à une quelconque structure politique. Il y a certes des initiatives élogieuses des partis de l’opposition tel le refus de participer aux fallacieuses élections prochaines dont déjà nous connaissons sans doute les résultats. Les efforts des mouvements pour les Droits de l’Homme et de la Femme méritent aussi d’être encouragés et reconnus. Mais nous n’avons pas besoin de dix millions de partis politiques pour dix millions de tchadiens. Si nous avons un but commun, il importe de se réunir autour de ce but et d’agir concrètement pour défendre nos droits contre la France, contre Deby et ses acolytes, conte les aventuriers et politicards de l’opposition et aussi pour entretenir la vigilance contre les pseudo-libérateurs de l’opposition armée. Les merveilleux discours politiques sont caducs et tombent en lambeaux dans la course effrénée au pouvoir. Mais la détermination et la volonté du peuple de se libérer prévaudront contre le chao ambiant. L’oisiveté, la passiveté, le clientélisme, la corruption, l’ignorance et l’indifférence se conjuguent à toutes les personnes et à tous les temps. Notre épanouissement viendra de nos sacrifices et de notre respect pour le bien commun. Retroussons donc les manches et mettons les mains à la pâte.

Evelyne Mayem
evelynmayem@hotmail.com


23/04/2006
L'histoire se répète mais la vérité n'apparaît pas

Encore une fois, des termes remplacent d'autres « les bandits et les renégats » deviennent « des mercenaires soudanais », « le  traître Président Al Béchir du Soudan » remplace, « le régime fantoche du Soudan ». Deux hommes sur le même lieu ; « la place de l'arrogance de N'djamena » je m'excuse, je veux dire la place de l'indépendance de N'djamena. Le premier homme Hissein Habré un certain juin 1990 accusait son voisin de l'est d'être entrain d'armer et de soutenir un groupe « des traîtres » se sont ses termes : qui veulent allumer le feu au Tchad. Bien que arrogant comme il n'y a pas son deux ici bas, Habré reconnu au moins que se sont des tchadiens mais traîtres. Déclaration faite devant un
parterre de militants avec tous les honneurs d'un jusqu'auboutisme. Entre temps un certain Moctar Wawa Dahab alors porte-parole du M.P.S démenti toute implication du Soudan dans cette affaire tchado-tchadienne.

Seulement quelques mois après le dictateur serait rattrapé par son arrogance mais ses accusations seront vérifiées : N'djamena est sécurisée par des hommes qui ne connaissent même pas l'arabe tchadien : « WEN BITAGA TÄ ADJLA TÄÄG » pour demander les pièces d'une moto. Aujourd'hui encore le même Soudan, les mêmes manœuvres, les mêmes accusations de la part du régime de N'djamena à son voisin de l'est.
Et Deby de montrer des photos, preuves que le Soudan soutient effectivement les rebelles. Alors le plus fidèle ne serait pas de reconnaître comme composé de tchadiens le F.U.C. et de montrer des preuves de ses complicités avec le régime du Soudan quand lui-même étais au maquis ; ce qui motivera les tchadiens à se battre jusqu'au bout face à un pays qui déstabilise leur patrie. Sinon Habré n'a pas fui N'djamena parce qu'il n'y a pas une armée.

A bon entendeur salut !!!!

Adoum Ali ADOUM
adoumaliadoum@yahoo.fr


17/04/2006
Darfour : un serpent à deux têtes !

Il est indéniable que la crise que connaît la région Ouest soudanaise du Darfour depuis 2003, a laissé des mauvais impacts non seulement sur le Soudan, mais bien aussi sur le Tchad voisin. Déplacement massif des réfugiés vers l’Est Tchadien, pillage, destruction, insécurité aux frontières… et j’en passe.

Mais au delà de toutes ces répercussions dues à cette grave crise politico-militaire, peut-on après trois années de guerre dire que le Soudan,le Tchad voisin,l’union africaine,et la communauté internationale représentée par l’ONU et ses institutions sont en mesure de régler ce tsunami humanitaire ? Je pense
qu’on est toujours loin d’une bonne issue politique qui pourrait mettre fin à tous ces maux. Et la  preuve en est que :

- les négociations inter soudanaises d’Abuja  traînent, et n’ont rien donné de concret jusqu’à maintenant

- l’union africaine « à tort ou à raison » n’est plus en mesure de financer ses 7000 soldats stationnés dans la région pour protéger les civiles et calmer un peu les choses, ce qui risque  d’ouvrir la porte à une « internationalisation » de ladite crise au profit de certaines puissances étrangères, au lieu d’une solution politique définitive.

- Darfour a prouvé qu’il ne possède pas une seule identité, et est capable de créer d’autres Darfours « multinationaux », et ce qui se déroule dans le pays de TOUMAI n’est qu’une petite partie émergée de l’iceberg. !

Certes, les donnes sont un peu différentes, puisque chez nous les uns s’accrochent au pouvoir à tout prix et au nom d’une légitimité « inexistante » et contestée même par les « enfants de la toute petite concession », quant aux autres, ils essaient de s’appuyer sur le « Baraka » du  Darfour pour se légitimer et changer les choses…et le reste seul Dieu le connaît.

Bref, Darfour ne se contente pas de ce qu’il a fait .il est disponible et capable d’aller n’importe où, n’importe quand et par fois  nulle part. reste à savoir s’il peut jusqu’où avoir d’influence sur un Tchad qui se dirige vers un bourbier politico- militaro- clanique voir une somalisation  ?

WAIT AND SEE  !!!

AHMAT ABDELSEMI
Email arbibougous@hotmail.com


17/04/2006
Réaction à l'article « message pressent à tous les tchadiens »

Je voudrais simplement rectifier ce que l'auteur a semblé dire dans son article selon lequel l'objectif ultime de ces luttes armées ou pacifiques est le départ de Deby et que comme Deby en tant qu'être humain a une vie limitée et il  laissera un jour le pouvoir. Quant on dit Deby doit partir, ce n'est pas l'individu Deby mais le système qu'incarne Deby. C'est une forme d'abréviation.

Naturellement, Deby ne fera pas  plus 50 ans au pouvoir mais son système lui peut survivre de manière illimitée si les tchadiens ne se battent pas. Il en est ainsi de Hisseine Habre et de Idriss Deby Itno. Hissein Habre en tant qu'individu est parti en 1990 après avoir dirigé le Tchad pendant 8 ans. Deby, son ex chef d'Etat Major a pris le pouvoir et dirige depuis 16 ans mais le système demeure celui de Hissein Habre. On dira que le système Habré a duré 24 ans (16+8).

Par ailleurs, il n' y a pas de bonne guerre à court terme à cause des morts, des blessés, des destructions y afférent mais la guerre peut être interprétée comme le sacrifice des populations présentes pour garantir l'avenir des générations futures. On ne peut faire de l’omelette sans casser les oeufs. Tout cela a des fondements bibliques. Souvenez vous de la bataille de moise pour sortir les israélites du calvaire égyptien. Lui Moise, n'a pas profité des fruits de la guerre mais il a contribué grandement à la libération des juifs qui sont parvenus eux à la terre promise. Merci pour la  prise en compte de cette précision

PS : A Ladish Ahmed : entre Taboingar et Tabongar, il y a un i de sauté par inadvertance. Vous m'en excusez.

Taboingar Sylvain Ndangar.
N'Djamena Tchad


16/04/2006
Journaliste ou imposteur (ALWIHDA-INFO)

Avec la démocratie, le multipartisme et tous ces bouleversements qui agitent le pays et que d’aucuns essaient de canaliser, de réorienter, bref, avec ces pas échappés au souffle du changement, c’est la presse.
Et la presse, en acquerrant son indépendance, a littéralement explosée. La presse libre ? Le croyez-vous ? En acquerrant la liberté, la presse tchadienne a obtenu beaucoup de pouvoir, plus qu’elle en avait jamais en, et ça lui a donné le vertige, ça lui a tourné la tête et elle est devenue débile. On écrit sans aucun contrôle ne soit effectué. N’importe qui peut dire n’importe quoi et n’importe comment. Diffamations, calomnies coûtèrent les désinformations et les
mensonges les plus éhontés. On n’est en plein délire.

La vérité, c’est qu’au Tchad l’explosion de la presse libre a donné lieu à des énormes abus. Si vous publiez tout et n’importe quoi à tour de bras, c’est que les journalistes, les gens de la presse subissent des pressions, se font parfois corrompre. La déontologie de la nouvelle presse tchadienne est à instaurer d’urgence. Quels sont les critères qui permettent d’établir qu’une presse est libre dans son pays ? D’abord l’indépendance économique et politique face à l’Etat et aux groupes de pression ; la liberté de critique envers les autorités quelles qu’elles soient et enfin la diversité des sources d’information.

Bien des journalistes ont payé de leur vie, l’idée qu’ils se faisaient de leur mission.
Certes, dans cette société tchadienne il y’a des journalistes qui assument et exercent audacieusement sans aucune intention de dépraver ni de pervertir, en sus, ils sont des fils conducteur de la transparence à travers, mais pas pour inciter la haine ni pour ancrer le racisme.
Rien n’est plus beau qu’être honnête de soit même et de travailler sans aucun iota de haine, alors courage aux honnêtes et malheur aux malhonnêtes.
Que DIEU nous unis la main dans la main pour un TCHAD meilleur et unit que DIEU bénisse le TCHAD amen !!!

DJAMAL DIRMY HAROUN


16/04/2006
Un message pressent à tous les Tchadiens!

Rien que cette bataille de N'djaména a été édifiante pour nous rappeler une fois de plus cette ânerie, cette animosité dont les Tchadiens ont fait montre. Cette bataille n'a endeuillé que le paisible peuple tchadien, combien d'enfants, de femmes et d'hommes ont perdu la vie et pour quel prix? moi  franchement je ne peux le démontrer. Je me pose cette question est-ce le pauvre peuple qui doit payer le prix pour la destitution de Déby? Monsieur d"Alwihda êtes-vous bien informer ce que nous autres Tchadiens de la diaspora avons vécu tout au long des événements qui s'en ont suivi? nous avons laissé nos familles, nos enfants au pays et penseriez-vous que la chute de Deby doit passer par la perte de nos parents? Ecoutez, une fois de plus, ayez le sens humain le Tchad ne doit jamais se construire par la violence, un changement ne doit jamais s'opérer par la guerre. Je suis complètement déçu par l'option opérer par ces forces de changement, même s'il y a changement je suis sûr que le peuple Tchadien n'aura jamais un lendemain meilleur car à l'allure où vont les choses, ces forces ne vont jamais s'entendre pour le partage du cadeau et une fois de plus c'est le peuple qui va récolter le pots à casser.
Monsieur l'activiste NGuebla, tu es un petit frère, je pense que durant ces événements as-tu imaginé ce qu'ont enduré tes parents, tes amis du coté de Bololo? Une fois de plus mes chers frères faisons preuve de dépassement le Tchad n'a pas besoin de tout cela. On en a marre, de grâce ne restez pas au dehors et dire des choses qui ne feront que du mal au peuple.
Dans tous les cas un jour ou un autre Deby va abandonner le pouvoir, mais quand même vous n'allez pas encore construire un pays en sacrifiant le peuple Tchadien. Je suis complètement bouleversé par ce qui se passe au Tchad au point où le mots me manquent pour pouvoir exprimer mon déboire.
Une fois de plus vos pages, vos fenêtres doivent être consacré plutôt sur des idées constructives que de nous rapporter tout le temps des bilans de batailles et de guerre.
Cette nouvelle technologie de l'information doit être bien au contraire un facteur de développement et non de déchirement. Les autres peuples les utilisent à des fins économiques et non à des fins guerriers.

Au moment où je vous rédige cette réflexion, je connais beaucoup de famille qui ont perdu les leurs au nom de quoi je ne sais. Alors vous aussi, vous voudriez sacrifier le peuple pour le pouvoir? Ce peuple que vous prétendez défendre n'a pas besoin d'être sauver par une seconde mort.

Il est encore temps pour que chaque Tchadien se ressaisisse!

Chaib Adaffana,
Paisible citoyen Tchadien


14/04/2006
Le Tchad ou l’impasse politique

Au vu de la situation politique qui prévaut actuellement dans notre cher pays, rien ne laisse présager un indicateur positif dans quelque domaine que se soit. Le pays va mal, très mal, politiquement, économiquement et même socialement, avec une accentuation du fossé entre riches proches du pouvoir et pauvres citoyens lambda croupissant dans une pauvreté sans cesse exponentielle.

Je suis né en 1976 quelques années après le coup d’Etat qui a vu la déchéance du régime de N'GARTA, trente ans après de coup d’Etat en coup d’Etat, tous les régimes qui se sont succédés à la tête de ce pays l’ont engouffrés dans une asphyxie politique sans précédent. Pour un jeune qui n'a connu que cela, avoir foi en l'avenir est plus que utopique et relève plutôt de la démence.

Sans pessimisme beat, la morosité politique ambiante dans laquelle est plongé notre pays depuis plusieurs décennies, me fait penser à une punition céleste. De toute façon, la réalité parle d’elle même, jour après jour depuis plus de trente ans on a écouté les mêmes calomnies, on a cru aux mêmes hommes aujourd'hui on a plus que nos yeux pour pleurer. Telles sont les réalités qui me font épouser cette thèse fataliste.

Une alternative politique est elle possible? Ne serait ce que pour redorer le blason sur l’échiquier national et international de notre cher pays. A ce sujet, s'avancer serait faire preuve de naïveté. Quant on voit le profil des nos pseudos hommes politiques qui, gèrent ou prétendent gérer le TCHAD, on est en droit de manifester sa stupéfaction et d’adopter une attitude plutôt drastique.

Concernant, ceux qui, par accident de l’histoire ont eu la chance de présider à la destinée de ce pays, ils ont montrés de façon patente leur incapacité de mener à bien la gestion de la chose publique. Pour ceux là, RESPONSABILITE était synonyme de: PILLAGE, DETOURNEMENT, voire ASSASSINATS. Des hommes qui ont pour vertu ce genre d’ignominies n'aspirent pas à la confiance.

Quant à ceux qui, prétendent, gouverner le TCHAD, ils ont pour beaucoup d’entre eux collaborer avec les régimes précédents, voire l'actuel et sont imbibés jusqu'au cou dans les fiascos politiques qu' a connu notre pays .  

Devant une telle impasse, à qui faire confiance: Au diable ou à son cousin? En tout cas, sans proportion gardée, je suis tenté de dire que l'avenir du TCHAD n’est pas pour le moins proche. Et si, avenir il y a, sur quels hommes politiques, ce pays riche par son immensité et diversité, et pauvre par l’inconscience de ses fils pourra se reposer.

Tahirou Hisseine DAGGA


14/04/2006
Point de vue sur le conflit tchadien.

Tout d'abord je remercie Ialtchad Presse d'être parmi les plaques tournantes, permettant à beaucoup de tchadien(ne)s de s'interpeller et réfléchir vaillamment sur la situation qui prévôt dans notre pays.
Il est vrai que depuis certains temps le pouvoir en place présente des zones d'ombres qui nécessitent une approche particulière. Tout porte à croire que le troisième mandat du Président Deby est contesté par beaucoup, nous voila à un chevet d'une guerre qui ne dit pas son nom. Guerre civile? génocide en vue....

A bas l'amalgame......
L'évolution de la situation est telle que ses derniers temps un petit groupe d'individus après l'assaut sur N'Djamena par les rebelles,  je dis bien civiles, convaincus de la chute prochaine du régime se sont précipités à prendre des machettes et pratiquement passer à l'acte en blessant certaines personnes pris pour alliés ou simplement appartenant au clan Deby......
Même si c'est un cas isolé, embrassant depuis longtemps la spécificité de la mentalité tchadienne et l'aveuglement de groupe dans ce genre de situation, il y a de quoi a être inquiet.
Personnellement, je condamne la conquête du pouvoir par les armes connaissant les conséquences désastreuses et les traces indélébiles qui ont marqué l'histoire du Tchad depuis 1960, répondant au "un pas en avant et deux pas en arrière".

Il y a, à ce que je sache des groupes rebelles, qui n'ont ni programme politique, ni coordination, ça rappelle beaucoup le FROLINA tout ça.
On est dans un autre monde et on doit apprendre à vivre sans cette manière forte qui devient un stéréotype pour les tchadiens.
La seule porte de sortie, c'est d'abord une réunion d'urgence de tous les représentants de la société civile pour trouver des voies et moyens afin que cessent les raisons de ces violences; mais au préalable toutes les parties concernées dans le conflit actuel doivent impérativement cesser les hostilités, et sous les auspices de la communauté internationale, l'union africaine et les nations unis en tête, une prompte solution doit être trouver.

Vu le contexte actuel, compte tenu d'ingérences extérieures, précisément Soudanaises et françaises, je suppose qu’une réelle analyse s'impose.
Le Tchad est un pays souverain, hier la Libye, aujourd’hui le Soudan s'ingérant dans les affaires intérieurs du pays. Déplaçant le conflit du Darfour sur le sol tchadien en soutenant la rébellion, malgré le fardeau des réfugiés déjà sur place; le Soudan espère ainsi se débarrasser des conflits internes. C’est l'exemple type du conflit Rwando-congolais qui se répète.

Que les tchadiens ne se trompent pas, tout cela conduira le Tchad dans une situation d'apocalypse certaine dont le présent état des choses paraîtra comme un paradis terrestre.
C'est bien vrai que compte tenu des accords de défense signés avec le Tchad, la France apporte un soutien logistique et technique, qui s'est déjà manifesté dans le conflit actuel.
C'est justement un problème d'intérêt et de stratégie; pour la France, le Tchad est un point tournant dans sa stratégie militaire et de défense en Afrique, surtout après le retrait de la base centrafricaine. Le Tchad devient ainsi le seul pays d'Afrique centrale à accueillir la base militaire française en Afrique centrale. L'Opération Epervier mise en place depuis 1986 assure ce rôle.
C'est aussi pour des raisons humanitaires (plus d'un millier de ressortissants français au Tchad, une déstabilisation du Tchad- guerre civile et autres), sont les raisons qui poussent l'ex puissance coloniale à ne pas se précipiter pour souhaiter la bienvenue à la rébellion en cour.
Il y a certes d'autres raisons, dont je suppose pas des moindres, la France pour l'instant et je pense pas pour bientôt, n'a nullement l'intention de céder une de ses zones d'influence à une puissance tierce.

Assez de guerre, assez de violence, assez de haine
Pour que vive le Tchad, dans la Prospérité et la Justice.

Abdallah Bachar!
absrusse@yahoo.fr


14/04/2006
Réaction de la rue : Les rebelles étaient les bienvenus à N'Djamena ?

Jeudi 13 Avril à 13 heures, une rumeur courait depuis la veille dans les quartiers d'Abena, de Chagoua, de Moursal et de Paris Congo faisant état de l'entrée triomphale des rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) à N'Djamena. Du coup, des centaines de Tchadiens sortaient de leurs maisons où ils étaient cachés toute la matinée et se dirigeaient tout joyeux vers  l'Avenue Mobutu pour accueillir les libérateurs.

Plus de deux heures d'attente, aucun libérateur n'est passé et la population est repartie malheureuse et déçue chez elles. J'ai aperçu même une femme pleurer aux larmes
pour l'échec de cette attaque des rebelles et de s'exclamer: « qu'attend-t-on fait à Dieu et à la France pour nous imposer un régime dictatorial, clanique et cynique? »  un autre de dire : « nous tchadiens, nous n'aurons jamais le droit comme les Français de manifester contre une loi de type CPE pendant plusieurs jours sans être massacrés. Nous demandons simplement un minimum de conditions de vie : avoir accès à la nourriture, à l'eau potable et à la sécurité. »

Jacques Chirac doit comprendre cette préoccupation légitime de la population tchadienne au lieu de continuer de soutenir mordicus un dictateur au tchad. Cette réaction spontanée de la population traduit le désire d’un vraiment changement de régime. Un N’djamenois déçu affirme que « ceux qui rendent impossible le changement par l'alternance le rendent inévitable par la violence »

Tabongar Sylvain Ndangar
N’djamena Tchad


14/04/2006
Critique

En ce moment de crise politique majeur que connait notre pays le tchado, de nombreux étudiants dont moi-même ne savons plus où donner de la tête. Qui faut-il croire, qui ne faut-il pas croire, qui ment et qui ne ment pas? Pourtant accroché au net pendant toute la journée, on ne constate en fait qu'un vaste fossé entre autorité et rebelles mais aussi (et c'est ce qui est plus grave) entre rebelles eux-mêmes. Pour nous résidents tchadiens à l'étranger, le net qui autrefois nous apportait éclairage sur notre pays, nous plonge aujourd'hui dans l'obscurité. A qui la faute: doit on accuser Ialtchad Presse, alwihda, les rebelles, ou les autorités? Informer n'est certes pas une tache facile mais cela n'empêche que vous, journalistes, fassiez un travail de tri pour pouvoir nous éclairer mieux car pendant une période aussi critique que celle-ci, vous êtes notre seul espoir de garder contact avec les vrais réalités du pays.

Ali Abdoulaye


13/04/2006
Journalisme: Peut-on conférer le 4eme pouvoir aux journalistes?

D'abord qu'est-ce qu'un Etat? Selon petit Larousse, l'Etat est une entité politique constituée d'un territoire délimité par des frontières, d'une population et d'un pouvoir institutionnalisé. De quoi est constitué un Etat? On peut facilement épiloguer que l'Etat est constitué d'un pouvoir législatif, d'un pouvoir exécutif et aussi d'un pouvoir judiciaire. Et puis la séparation de ces 3 pouvoirs ci-dessus est l'un des principes de base de la démocratie.

Mais dans la vie il y'a également d'autres pouvoirs. Certains disent que l'Argent c'est un pouvoir. D'autres disent que la force c'est un pouvoir. Bref les intellectuels ont conclu que la connaissance c'est un pouvoir. Je suis d'accord avec le dernier. Et puis je me permets de conférer le 4eme pouvoir aux journalistes. Car les journalistes ont une connaissance extraordinaire de dire et écrire ce qu'ils pensent. Ils sont la' pour être les yeux et les oreilles pour les autres citoyens. Ils sont la' pour rapporter "ce qui va comme ce qui ne va pas". Quand dans un pays, on complique le travail des journalistes, c'est un peu comme si on se balançait de l'équilibre démocratique et que, conséquemment, on se foutait éperdument des citoyens. Généralement ceci arrive dans les régimes totalitaires. Il faut que les journalistes soient libres de dire ce qu'ils en pensent!

Cependant, il faut aussi que les journalistes eux même disent des bonnes choses. Il faut que ces derniers racontent des choses vraies. Ce n'est pas sérieux de raconter des bêtises en abusant son métier (le journalisme). Par exemple, dans les événements qui se passent dernièrement au Tchad, beaucoup des journalistes sont des partis pris. Au lieu d'être neutres et rapporter des nouvelles vraies, ils écoutent leurs coeurs et informent les citoyens des fausses nouvelles. Par exemple on a appris par le biais de quelques medias que le président tchadien a fui le Tchad; les villes telles que Abéché, Ati etc..sont tombés aux mains des rebelles; il y'a eu un commando de FUC a’ Ndjamena pour exécuter les cadres militaires et civils etc...A' quoi ça sert de raconter de telles allégations? Peut-être qu'il y'aurait des gens qui vont me qualifier pour un progouvernemental. Mais je le répète que je ne suis pas un politicien. Je suis un simple étudiant. Je suis neutre. J'aime que mon pays ait la paix. Mais c'est très important pour nos journalistes de nous raconter des choses vraies ou bien qu'ils se taisent.

Certes sans journalistes, on aurait peut-être rien su de ce qui s'est passé chez nous au Tchad dernièrement. Sans journalistes on est condamné a' en savoir moins. Dans tous les cas, il faut des bonnes nouvelles, des vraies nouvelles ou bien il faut qu’il n’ait aucune nouvelle. Ne dit-on pas que "Pas des nouvelles, bonnes nouvelles"!!!!!!!!!!!!!!!!!! A bon entendeur Salut.

Votre ami et frère
Mahadjir.fils, Amérique du Nord.


13/04/2006
Tchad, la déchirure

Julie, cette fille si jeune, presque femme est décédée parce qu’elle  n’avait pu bénéficier de soins adéquats à cause de l’inexistence de médicaments d’urgence aux urgences. Le petit Brahim, 13 ans, décédé lui aussi de suite d’une hémolyse massive à défaut de groupage sanguin par manque de réactif.. La pauvre Mariam est morte dans l’agonie parce que sa famille n’a pas les moyens de débourser le coût d’une césarienne et a emporté avec elle une autre vie. On peut citer de centaines d’ exemples  plus ou moins similaires de morts ou des handicapés à vie. Quel gâchis ?!.

 

Pourquoi tous ces morts ? Pourquoi les hôpitaux ne marchent pas ? pourquoi les malades et les familles souffrent moralement et financièrement ? Pourquoi il y’a si peu de médecins et presque pas de spécialistes ? Pourquoi pratiquement tous les malades(surtout agents de l’état et quelques nantis) veulent des évacuations sanitaires pour l’étranger ?

Pourquoi nous nous posons et nous nous poserions encore et toujours des pourquoi ?

Parce que tout simplement cette machine qu’est le ministère de la santé garante de la bonne marche de tout le système sanitaire tchadien et qui est alimentée par des milliards de nos francs par an est rouillée, par la faute de quelques individus malsains qui ont érigé depuis une décennie ce ministère en un système mafieux à l’image d’ailleurs, de tous les organes de l’état. Et tout le monde se tait, fait semblant de l’ignorer et l’accepte comme une fatalité.

Les Kotokos ne disent-ils pas que le poisson pourrit par la tête ? Allez-y savoir.

 

Certes, vous me diriez que les mots ne servent souvent à rien, mais parler soulage et dire la vérité panse les plaies et réveille les consciences.

Il suffit de regarder autour de soi, dans nos rues, nos maisons, nos villes et villages, nos régions et vous comprendrez aisément dans quelle promiscuité et quelle misère nous vivons, et dire que, ceux que j’appelle les vautours qui ont fait le lèche-botte pour s’octroyer des postes juteux pour mieux servir d’abord leur maître et se délecter des biens des pauvres concitoyens en s’entourant d’une meute de parasites(parents, amis et courtisans) pour leur montrer leur réussite, qui n’émane ni de leur sueur, ni de leur intelligence, mais gagner de façon la plus vile qui puisse exister, se permettent de vivre dans un luxe ostentatoire et insolent en ayant cure des « serfs » affamés et meurtris. Ces gens là doivent avoir honte de leur  forfait car ils n’ont aucune conscience et ils doivent avoir constamment à l’esprit qu’ils ne seront jamais enterrer avec ce qu’ils ont gagné illicitement.

le pays est entrain de se décomposer inéluctablement aidé par des opportunistes véreux qui par leur arrogance et leur ignorance de la valeur de la vie font fi de tout, ne pillent pas seulement les richesses du pays, mais détruisent en même temps toute dignité et toute morale et par ricochet, la survie même à long terme du peuple tchadien.

Qu’est ce qu’ils ont inventé de nouveau ceux qui sont passés par tous les coups bas, le vol, l’escroquerie, la magouille et la perversité pour se remplir les poches au détriment des pauvres âmes qui ne demandent rien d’autre qu’un peu de paix et de dignité sinon, oublié le sens de la vie, par-là l’existence de Dieu, en piétinant le faible, en arrachant le bien d’autrui, en assassinant sans état d’âme. Leur soif de pouvoir et de grandeur n’a d’égal que leur zèle et leur arrogance.

Qu’est ce qu’ils ont récolté pendant ces années de pouvoir si ce n’est la gabegie, l’anarchie, l’impéritie, la misère, la haine et une guerre fratricide chronique. N’oublions jamais que nous serions jugés surtout sur nos actes et non sur nos prières seulement.

 

Il ne suffit pas de faire des études pendant quelques miettes de mois, souvent revenir avec un faux diplôme(s’il vous plaît) pour occuper un poste de responsabilité parce qu’un parent ‘‘a les bras longs’’ dans l’antre du pouvoir, si non passer par toutes les bassesses, qu’il est permis de faire la pluie et le beau temps. Vraiment, le ridicule ne tue pas. Un poste se mérite, il ne se donne pas. Par ces pratiques moyenâgeuse et rétrograde l’avenir de toute une génération sera compromise à jamais. Car, un jour ou l’autre le mérite primera sur la médiocrité et beaucoup comprendrons sûrement qu’on ne peut s’accrocher au pouvoir ad vitam aeternam.

 

Que nous restent-ils ?  Un pays avec une économie exsangue, incontrôlable et ingérable. Un pays détenant le triste record de pays le plus corrompu au monde qui va droit vers la faillite. (Je ne parlerai pas du pétrole, un imbroglio douloureux ). Des villes poubelles, fantômes où vivent des âmes avec un masque de résignation. Une assemblée sensée représenter les intérêts du peuple, réduite en une caisse de résonance. Un parti-état qui ne pense qu’à organiser des fêtes en dépensant des sommes faramineuses prélevées sur le compte des contribuables. Bref, un Etat moribond avec une armée clanique composée d’un pléthore de gradés que d’hommes de troupe dont plus de la moitié est analphabète maquillée de quelques bidasses régionaux aigries et frustrées.

Feu Thomas Sankara disait qu’« un militaire analphabète est un criminel en puissance », il ne s’était pas trompé. Il y’a comme un effet boomerang en l’air.

 

‘‘Pour retrouver la tranquillité et le confort , je pouvais intégrer le troupeau, me soustraire aux ambiguïtés, me libérer du doute; comme d’aucuns l’ont fait, comme d’autres le feront, par lâcheté, par fatigue, par dégoût, par désespérance, ou plus simplement par opportunité, je n’avais qu’un pas à faire pour changer de camp et m’insérer du bon côté, pour me dissoudre dans la masse de ceux qui détiennent l’autorité et abusent de l’arbitraire, pour cesser d’être singulier et devenir commun. Et je ne dis point ce mot, et je ne fais point ce pas, car la douleur d’avoir failli à moi-même sera infiniment plus vive que la peine qui sanctionnerai mon refus.’’

 

Ceux qui veulent changer les choses par la violence et les armes ne seront sans aucun doute qu’une image en miroir du régime actuel. C’est pas en quittant le bateau qu’ils ont contribué à mener à la dérive qu’ils nous feront croire à son sauvetage, personne n’est dupe.

L’exil non plus n’est pas une solution, mais que faire quand aucune entreprise n’est possible, quand les diplômes n’ont aucune valeur, quand la médiocrité prime sur le mérite, quand la frustration et l’humiliation sont vécues au quotidien, quand l’espérance est oubliée et dissolue, quand toute vérité dite est considérée comme une sédition, quand la démocratie tant espérée n’est que chimère, alors cette alternative douloureuse et déchirante est une issue pour beaucoup.

 

Notre liberté de penser doit être inébranlable. Je suis convaincu que par le verbe et la plume nous pourrons améliorer sinon, changer les choses et faire comprendre avec beaucoup d’intelligence et de probité à certains de faire un examen de conscience, de changer de comportement et d’admettre que la gestion et les richesses du Tchad appartiennent à tous les filles et fils dignes de ce pays et que nous sommes condamnés à vivre ensemble dans l’harmonie et la paix malgré nos différences. Et ce changement ne pourra venir que par un départ négocié de Deby. Et cette négociation doit impliquer forcement la société civile, les religieux et tout les partis politiques sans exception.

 

Ce départ doit laisser la place à une élite d’hommes et de femmes consciente, responsable, motivée et intègre et qu’on puisse laisser les mains libres à cette équipe de faire son travail de redressement du pays qui passera forcement par la sécurité (qui engendre évidemment la paix), l’énergie, les communications et l’assise des vraies instances démocratiques. Donc une sorte de gouvernement de transition sous l’égide de l’ONU ou l’UA. Ca sera notre seule chance de survie. Dans le cas contraire, on persistera à vouloir prendre et défendre le pouvoir par les armes au grand risque d’une « somalisation » du pays.

 

Les sages ne disaient-ils pas que la parole enseigne, l’exemple entraîne ?
 

Dr Ali AHMED MOUSSA

Hôpital Général de Référence Nationale

Service de Cardiologie, N’djamena


04/04/2006
IDRISS DEBY VEUT ENCORE REMPILER POUR LES PRESIDENTIELLES 2006 POUR MIEUX PILLER LES TCHADIENS !

Idriss Deby sait pertinemment qu’il ne peut conduire le pays de Toumai qu’a la destruction totale. Au moment ou les autres pays parlent globalisation et progressent, lui et son parti pourvoyeurs d’une démocratie factice, ont décidé d’organiser une fois encore des élections “bananières’.

La situation socio économique du pays démontre à suffisance l’absence totale de crédibilité du régime du Mouvement Patriotique du Salut(MPS) et de sa gestion calamiteuse. Idriss Deby doit faire sien le devoir d’arrêter de torturer ce pays. Cela fait deux mandats présidentiels qu’il est dans ce processus macabre sans oublier le temps de transition de 1990 à 1996. Pendant 16 ans le Tchad demeure terriblement malade et que nous avons espéré que cette année 2006 serait une année de guérison avec les présidentielles, mais le MPS a le courage d’investir Idriss Deby comme son candidat. Le fait d’amener cette soi disante démocratie entachée d’insécurité sociale, détournements de fonds, de corruption, de conflits intercommunautaires en un mot d’injustice ne donne pas le droit a Deby d’être l’unique personne dans le MPS à rempiler une troisième fois. Ce n’est pas en lui accordant un troisième mandat qu’il fera mieux. Peut être ce mandat lui donnera l’occasion de basculer le Tchad dans le néant total en empruntant ses propres termes. Cet homme n’est pas un politicien, il n’est pas un chef d’Etat mais il s’entête à gérer le pays par pur cynisme.

Par ailleurs, ces candidats qui acceptent d’accompagner Deby aux élections prochaines savent bien qu’ils seront figuratifs pour permettre à ce cowboy de remporter ces élections sans peine. Idriss Deby et ses pseudo concurrents doivent désormais comprendre que le peuple tchadien est suffisamment meurtri par leurs actes.
Deby doit se rendre compte que le peuple ne l’aime pas et il s’en est rendu compte avec la dernière consultation référendaire de 2005. Son propre camp ne veut plus de lui et le dénonce à tout bout de champ par des coups d’Etat permanents. Et même pendant les deux mandats présidentiels, le peuple ne l’a pas voté, il a simplement truqué les résultats pour se maintenir au pouvoir comme si la présidence de la république est une chefferie traditionnelle.

Cette fois ci les partis politiques de la coordination de l’opposition pour la défense de la constitution ont bien fait de refuser d’accompagner Idriss Deby le 3 Mai 2006. L’arme qu’ils pourront utiliser pour obliger Deby Itno à partir sera la rue. Que l’exemple de la Cote d’Ivoire illustre leur refus. C’est grâce à la rue que Gbagbo est au pouvoir jusqu’aujourd’hui. C’est aussi grâce à la rue que les noirs d’Afrique du Sud ont fait abolir l’Apartheid. Il est vrai que les populations auront peur d’être tuées, mais il faut le sacrifice pour se conquérir la paix et la liberté, car on ne peut faire des omelettes sans casser les oeufs.
Que Dieu Tout Puissant délivre le peuple tchadien de la main de Deby et ses acolytes qui l’ont martyrise pendant 16 ans.

KING  REGIS
Aux Etats Unis d’Amérique
Adresse email regisking@yahoo.fr


16/03/2006
Un critère envisageable pour le Tchad: La Révolution ou un coup d'Etat

La Recherche d'éléments de distinction entre coup d'état et révolution amène à constater que deux actes, quel que soit l'angle sous le quel on tente de les comparer, sont plus porches qu'opposés. Ni leur finalité, ni leur nature ne permettent la nuance.
La finalité de l'acte dans deux cas, la prise du pouvoir politique précédée du renversement du pouvoir en place, s'avère le but de l'acte. Une nuance peut néanmoins être apportée dans le cas de coup d'état, qui peut avoir un objet de conserver le pouvoir. Mais la portée de cette atténuation est-elle effective dans la mesure où une révolution peut être destinée à remplacer quelqu'un au pouvoir après qu'il l'ait quitté ou qu'en l’en ait chassé. Cela nous amène à entrevoir un phénomène récurrent : Le coup d'état en situation révolutionnaire.
Si la révolution s'avère être le critère essentiel, elle renvoie également à des critères annexes; conséquence de la révolution et qui ressortent surtout des suites de la prise du pouvoir, selon ma propre pensée, la révolution consistent essentiellement en une création de nouveaux engagements et de nouvelle identification oubliée. Ainsi un rassemblement pacifique sur cette base d'acteurs ou des groupes d'acteurs, dans le cadre d'un mouvement social chargé au besoin par la confrontation directe et éventuellement violente si ce nécessaire avec le pouvoir en place, de promouvoir et parfois de restaurées fins collectives.
Je considère qu'il existe deux types des révolutions :
Celles qui s'opèrent dans la nation et par la nation, acte de la puissance du peuple et celles qui s'effectuent dans le sein même des gouvernements, Oeuvre de quelque ambitieux dont ce qui reflète un peu la situation politique et militaire actuelle de notre pays le Tchad. Ne nous voilons pas la face regarder ce qui se passe autour de nous : Le Mali, Le Niger, Le Nigeria, Le Burkina au temps de THOMAS SANKARA ces des exemples à suivre.
Si la Révolution peut être préparée, décidée, d'en haut, elle ne peut pas être imposée depuis ce niveau. Passé un certain stade, la participation populaire est indispensable et incontournable.
Un coup d'état civil n'est envisageable que si les comploteurs se sont assurés de la passivité des forces de l'ordre, dont la non-intervention revient à une complicité qui l’encore les rattachent au complot. La séparation entre sphère publique et sphère privée permet donc de nuancer un peu plus les deux notions; néanmoins cette distinction reste théorique, car dans la pratique les deux actes mélangeront les deux sphères.
Il est possible alors d'examiner un autre aspect de la révolution ; soit les ressorts qui peuvent être activés pour décider, entraîner les participants. En effet le but recherché dépend entre autres de la dimension et la motivation du groupe. Donc au Tchad la probabilité de se procurer de ce grain collectif (ici le pouvoir et ses prébendes) est plus élevé dans les petits groupes. Les conjurés forment un groupe exclusif au sein de la logique d'action collective, on constate donc l'intérêt national en vue du quel est accompli l’acte s’avère un critère complémentaire de celui de la révolution.
Cependant, précisons qu'il ne saurait être un critère à part entière puis qu'encore une fois, la distinction avec révolution ne s’est guère tranchée. Celle-ci apparemment accomplie par le peuple dans son intérêt, peut en fait ne recouvrir sous l'apparence d'un acte populaire de libération, que l'arrivée au pouvoir d'un groupe agissant en vue de satisfaire un intérêt propre déguisé sous intérêt général. Donc Tchadiens aujourd’hui nous sommes venus à une phase finale de pour réécrire l'histoire de notre pays, je vous laisse de réfléchir le plutôt possible et agir ce très important car on dit le silence devant l'injustice a une part de responsabilité. Nous avons une matière grise qui nous permet de différencier le bien et le mal donc sauvons notre cher pays le Tchad. Optons pour une meilleure solution.

ISSA ADOUM MOUSTAPHA
Etudiant en informatique /
France


10/03/2006
Objet: Notre appel pour la cause
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D'abord toutes nos félicitations à toutes nos soeurs et nos frères qui ont compris et décidé d'en finir avec le régime au pouvoir depuis une génération,qui ne faisait que reculer le TCHAD à tel point qu'un (