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  Forum Actualités (suite)

Suite du Thème: N°1  «Les Sujets d'Actualité» 

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10/05/2006
Alwihda semble se tromper de combat !

La bonne utilisation de l’image et la diffusion automatique de l'information sur le Web, renouvelle de façon fondamentale, la délicate question de l’éthique de l’information et de la déontologie journalistique. Aujourd’hui, toute la problématique à cet-égard, est cristallisée, par celles et ceux, qui deviennent moyennant la magique toile « Internet » et du jour au lendemain, des journalistes à part entière, sans avoir au préalable, la moindre
formation quant à l’éthique et à la déontologie qui régissent le journalisme. Laquelle problématique semble d’ores et déjà atteindre des profondeurs inquiétantes ! D’où, la nécessité impérative, d’ouvrir sans délais, un débat public, sincère, serein et sérieux au sujet des limites journalistiques permises moralement parlant. A titre d’exemple et afin d’illustrer ladite problématique, faisant par ailleurs, l'objet de mon intervention, examinons, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, le site Internet Alwihda qui dans l’éventualité où, un minimum du sérieux est témoigné, aurait pu être considéré comme étant la voix audible de l’opposition et de la diaspora tchadienne.

Toutefois, force est de constater que malheureusement, cet espace «Alwihda» généreusement dédié aux palabres populaires contient également, les germes de véritables dérives journalistiques incommensurablement  lamentables. Lesquelles mesquines dérives, consistent à publier épisodiquement des : articles calomnieux sans auteurs, des mensonges infiniment répétitifs, des images choques hors contexte, des machinations malsaines montées de toute pièce etc. Négligeant délibérément ainsi, de se soumettre à quelconque règle d‘éthique et de déontologie journalistique. Dès cet-instant, à mon humble avis, des grandes précautions de réserve aiguë s’imposent aux internautes tchadiennes et tchadiens. Seules ces précautions d’usage nous permettent désormais de nous forger une idée crédible ou du moins indépendante. Autrement, à qui avoir recours si celles et ceux qui prétendent nous informer objectivement, ne font en réalité que nous balancer incessamment leur haine maladive au plein figure ?

Par ailleurs, nous savons tous pertinemment que, la toile lance aujourd’hui, des nouveaux défis aux journalistes tchadiennes et tchadiens à l’instar de leurs condisciples à travers le monde. Par les nouveaux espaces d’enrichissement des contenus et des libertés qu’il permet, la toile peut être considérée comme l’outil incontournable au service du journalisme moderne. Cependant, elle présente également pour chaque face positive, un revers dangereux, ses innombrables défis en sont la meilleure illustration, parmi tant d’autres, nous pouvons souligner ici : la compétitions aveugle et infernale entre les sites traitant l’ actualités tchadienne. Vous l’aurez assurément constaté, combien cette compétition omniprésente est  rude ! Cependant, est-il franchement correcte de la part d’Alwihda de nous raconter quotidiennement n’importe quoi, quitte à mentir, afin de gagner cette curieuse compétition qui n’a jamais dit son nom ? A quoi bon d’être le premier site à apprendre aux internautes une nouvelle qui dans l’heure qui suit s’avère manifestement erronée ?  La véracité de l’information ne relève t-elle pas de la crédibilité journalistique ?

Des articles incomplets et sans auteurs, des images étranges et hors contexte, c’est encore Alwihda !
En tant que lecteur régulier d’Alwihda, je suis extrêmement indigné, par le palpable manque du professionnalisme et du sérieux, régulièrement témoigné, par ce site aux goûts  insoutenables. Dans sa  perpétuelle course effrénée contre la montre, Alwihda, nous invite à lire non seulement des articles  sans tête ni queue ni auteur  mais aussi  des articles dont la publication n’est pas encore achevée ! Pourquoi autant de précipitation ?

Plus saisissante encore, depuis quelques semaines, croyant avoir enfin trouvé l’idée magique permettant de mobiliser son lectorat, le site Alwihda accompagne ses articles déjà suffisamment alarmistes, avec d’images qui sont certes poignantes mais complètement hors contexte. Ainsi, comme beaucoup de lecteurs assurément, j’ai eu le droit de voir des macabres images des personnes, très probablement d’Iraq,  sauvagement massacrées,  cruellement coupées en plusieurs morceaux et une autre image toute aussi apocalyptique, d’une malheureuse femme noire irrémédiablement affamée avec son enfant aussi mortellement affamé et succombant dans ses bras. Reste à savoir exactement maintenant, quel message veut-on transmettre en publiant ces abominables images ramassées de google version tragédie humaine ?

Pour tout dire, je tiens également à condamner, avec la dernière énergie et de la façon la plus claire qu’elle soit, les transformations extrêmement outrageuses et mesquines apportées par Alwihda sur les photos du couple présidentiel tchadien.

Car, la rédaction d’Alwihda semble décidément oublier que nous ne luttons absolument pas contre la personne de IDI, ça aurait été tout simplement trop facile et encore davantage facile de s’exciter contre son jeune épouse Hinda, étant donné que notre principal combat est plutôt et surtout contre son système dictatorial à bout du souffle, contre son appareil répressif en proie au désespoir,  contre ses violations récurrentes de lois constitutionnelles, contre ses  politiques autruche en matière du développement, contre ses approches idéologiques en matière de gestion, contre ses  activités mafieuses en matière économique et contre son méprisable désire, de gouverner à vie. Ainsi, il est extrêmement important de rappeler que, s’acharner corps et âme contre la personne de IDI de cette façon personnelle et passionnelle, ne peut être hélas interprété autrement que comme un véritable aveu de faiblesse, sinon, comme un combat journalistique , sans éthique, inconscient, maladroit, simpliste et réducteur !

v      Remarque :  Je reste naturellement disposé envers celles et ceux qui veulent contribuer  à  enrichir, un débat national, objectif, sincère, serein et sérieux quant à ce sujet précis. Cependant, que les choses soient suffisamment limpides, je ne répondrai à aucun lâche internaute fictif, incapable d’assumer ses propres convictions, qui réagirait suite à mon  présent article, sous couvert d’anonymat ou encore en empruntant des pseudonymes.

Hassan Abdelkerim Bouyebri


04/05/2006
Une mascarade d’élection

Organiser des élections présidentielles quelques semaines après les violents combats qui ont opposé le FUC aux forces gouvernementales relève de l'ineptie et de l’irresponsabilité politique. Le pays est encore en pleine ébullition politique, où instabilité et insécurité règnent en maître, ce climat n’est de bon présage pour l’organisation d’un tel évènement dont l’issue impactera sur la vie entière d’un peuple. Même si la vie des tchadiens, n est pas au centre des préoccupations du président DEBY, le bon sens aurait aimé qu' il reporte à plus tard l' organisation de cette parodie d' élection, qui n' a de sens que pour lui même.

Les tchadiens ont enduré des souffrances pendant plusieurs décennies, il serait inhumain de se servir d’eux comme boucliers pour parer à certaines éventualités dont les symptômes sont déjà prévisibles et considérés comme inéluctables par des observateurs avisés. Le Tchad n a pas besoin de cela pour changer son quotidien miséreux, mais ce dont il a besoin, c’est de voir le Général président, préparer une vraie alternative politique pouvant lui permettre d’entrevoir le bout du tunnel dans lequel il  l'a engouffré.

Pour des raisons de responsabilités politiques et de probités intellectuelles, se présenter à des élections présidentielles ou autres, désertées par l’ensemble de partis politiques de poids, à l’exception de quelques partis satellites de tradition guignolesque, est tout simplement inconcevable. Un président de la république doit être élu par la notion toute entière, et l’élection doit voir la participation de tous les partis politiques légaux et légitimes qui alimentent la vie démocratique. Aujourd'hui ce n’est pas le cas, et il est tout à fait regrettable de voir le président tenir mordicus devant une telle mobilisation et communion des partis politiques qui sont, pour le moins inédites car d’usage dans le milieu politique tchadien la communion n’est pas de mise. 

En tant que jeune tchadien, épris de justice, de paix et de liberté, je prends la communauté internationale à témoin quant à l’issue de ces élections et l’exhorte de s’intéresser à notre pays en faisant pression sur le Général président pour plus d’ouvertures et de démocratie.
Que Dieu bénisse notre pays. 

TAHIROU  Hisseine Dagga


03/05/2006
Alwihda devient AlQAIDA!. Aller voter n'est il pas un droit?

Chers frères, toute chose a ses limites, l'appel que vous lancez ici sur le net «Fatwa de L'Association des Ressortissants du Ouaddaï Géographique (AROG)» est totalement déplacé. Vous restez loin en France et vous vous permettez de n'importe quoi en invitant les enfants des autre aller mourir bêtement ceci me rappel exactement l'événement survenu à N'djamena il y a de cela une dizaine d'années des paisibles citoyens ont suivi les conseils des provocateurs comme vous et finalement vous connaissez le résultat.  Je ne veux pas revenir là-dessus. Moi personnellement, je suis aussi ressortissant du Ouaddaï et j'attire l'attention de celui qui se permet de lancer des tels appels suicidaires et en même temps les responsables d'alwihda de prendre toutes leurs responsabilités et d'en tirer les conséquences qui peuvent survenir suite à des tels appels totalement irresponsables. Finalement j'ai l'impression qu'alwihda devient exactement comme Radio Kigali avec pour but principal, incitation à la haine.

Soyez responsables!
Mahamat Ahmat


23/04/2006
Trop, c’est trop, il faut de la nouveauté au valeur,
 mais pas des djandjawid!

La chevauchée de l’armée nationale Tchadienne a déjà déclenché. Cette nuit, du 13 avril les forces armées nationales tchadiennes ont assailli collision battant le premier accrochage avec les mercenaires soudanais à N’Djamena pour protection et la sauvegarde de notre chère patrie en détruisant dans leur tanière les Mercenaires soudanais qui ne se souhaitaient peut-être pas à consentir une telle avanie d'entrée. Oui, mais voilà, le président Deby et l’armée nationale tchadienne n'ont pas de temps à perdre avec des mercenaires soudanais et les djandawid et contrôle déjà tout le territoire national, ce qui ne constitue pas un étonnement. "La population tchadienne" a encore assumé le premier personnage pour la défense de la patrie avec une forte mobilisation derrière le président Deby, pour dire non aux soudanais et leur acolyte les djandjawid. Le témoignage a été étincelant au premier accrochage au palais du 15 janvier un nombre indéterminé de mercenaire qui veulent se diriger !
vers le quartier Moursal sont tombé guet-apens tendu par l’armée nationale tchadienne plusieurs morts, notamment lors d'un second timbale de flammes (non loin de pharmacie du centre). Les mercenaires soudanais ont seulement placé le museau à la lumière lors du combat qui sait dérouler au quartier Bololo, mais les forces armée nationales ont illico replacé l’ombrage pour finir en rafale.

Les Colombiens et plusieurs militaires sudistes dirigés par le commandant Alaram se sont bataillé à Gassi comme des beaux démons avec 20 Blindés au magnifique entourage de réjouissance Moursalois. En face, les djandjawid décidé à brûler le quartier Sud de N’Djamena ont fait ce qu'ils peuvent, se contentant de ramasser les débris du ripaille opposé et rebrousser chemin. «J'ai beaucoup de rêves, mais celui-ci est l'un des plus importants qui devient palpable. J'ai combattu les djandjawid de façon fabuleuse», a déclaré Djimadoum un jeune Colombien. Les seigneurs de guerre du Tchad avec leur condottiere ne font pas preuve de dévouement à la patrie. Le fuc « Front uni pour le changement démocratique » avec leur mercenaire soudanais sont plutôt Agités par des intérêts blasés, ils font de cette sale guerre une tête qui n’a rien à saisir avec l’achèvement de béatitude du Peuple et l’ennui de la république. Les scènes attristantes qu’ils ont causées à N’Djamena est une preuve pal!
pable. Avons-nous besoins des soudanais encore sur notre terre ? Non-merci. Les mêmes qui avaient accompagné hier Deby veulent revenir aujourd’hui avec le fuc « Front uni pour le changement démocratique » pour nous étouffés. Les prisonniers sont tous des jeunes et en plus des soudanais en sont une preuve. Impuissants de se distancer et de se comprendre et laisser les intérêts égoïstes de coté pour défendre et libérer la population, les éléments de fuc « Front uni pour le changement démocratique » avec leur condottiere ont préféré trahir le chef du fuc « Front uni pour le changement démocratique » Mahahat Nour. L’avenir de masse ne les angoisse peu. Ils ne font pas du toute déclaration d’une recherche honnête de la vraie liberté. Leurs faims exaltées pour le fauteuil présidentiel et le pillage des biens pour les paisibles citoyens ont conduit à leur débandade.

Les divisions internes des politico-militaires n’encouragent aucunement le changement tellement attendu par le peuple. En plus de la course de fauteuil présidentiel qui dépeint ses agitateurs elle est sapée par des clivages et des influences, très périlleuses pour le rendement de son but. Sûrement, des politiciens et des politiciennes sincères le pays en avait beaucoup, mais leur bonne volonté est noyée par les appétits des altérés.

Les seigneurs de guerre doivent formellement abandonner la lutte armée et à la barbarie. La démobilisation de leurs puissances militaire et leur mercenaire. La voie de la sérénité est le seul puisse émerger Notre patrie de l’ouverture, et les Tchadiens de la peine et de malheur. Tchad n’est pas le Soudan ou un gros village du Soudan mais un pays ou on doit gouverner plus de 10 millions de gens à la recherche des gagne-pain honnêtes pour leur distinction. Trop, c’est trop, il faut de la nouveauté au valeur, mais pas des djandjawid! 

Élisée Danio
FGD-Tchad, Ndjamena


23/04/2006
Opposition et opposants: un ignoble charlatanisme
Entre Deby, la France, l’opposition civile et l’opposition armée, les citoyens tchadiens sont coincés.

La France, cette France de nos malheurs, nous séquestre par son avantage économique et politico-militaire et vient faire la pluie et le beau temps à son gré dans nos murs. La forme de néo-colonialisme à laquelle elle s’adonne si aisément est pur outrage à notre souveraineté et notre dignité nationale. Elle se forge des positions stratégiques de dominance à travers les guignols qu’elle nous impose comme leaders afin de se garantir
la part du lion dans le partage de nos ressources. La France est juste une opportuniste égoïste et méprisable qui se plait à semer de la zizanie dans notre peuple pour nous occuper pendant qu’elle s’adonne à son vil dépouillement. Quels que soient les termes de marchandages entre nos représentants et leurs parrains français, il y a lieu de croire que les masses importent peu dans les négociations. Du moment où Idriss Deby Itno fait l’affaire de la France et vice versa, le peuple versera sueur et sang sans changement.

Les oppositions politiques qui, à certains moments offrent des lueurs d’espoir, ne sont que des spectres du néant quand il en vient à l’action pour le changement. Dans leur course éperdue au pouvoir, ils se donnent comme objectif de bouter l’imposteur hors du trône, se laissant prendre au piège de la convoitise du Siège vacant. Quant à leur goal subséquent, Dieu seul le sait. Les activités de l’opposition politique civile se résument à des communiqués de presse sporadiques qui tiennent lieu du moyen par excellent de lutte. De temps en temps, par souci de briser la routine, ces opposants appellent à des journées villes morte pour protester un fait quelconque, mais se pressent de revenir à la routine, classant ainsi le dossier. Leur effervescence autour des saisons électorales crée un mouvement de confusion pitoyable qui ne fait qu’embrouiller leurs adeptes. Le vent des élections leur donne l’opportunité de régurgiter des diatribes contre IDI le jour et de lorgner les murs pour lui faire les révérences la nuit. La plupart de ces clowns de la scène politique sont des traîtres reconnus qui se poignardent mutuellement dans le dos à la première opportunité. Leur activisme se limite aux paroles creuses visant à se cajoler les uns les autres et à endormir la conscience de leurs militants en mal de changement.

Certains comme Saleh Kebzabo de l’UNDP, célèbre truand et proxénète politique de grande envergure, a prouvé à mille et une reprises qu’il ne collecte des militants que pour les immoler à l’autel du MPS pour un modique poste éphémère.

De même, Yorongar LeMoiban du FAR essentialise sa lutte en terme de régionalisme comme solution magique au calvaire des Tchadiens. Il confisque les efforts de l’opposition pour en faire une affaire personnelle entre IDI et lui. C’est un affront que de se servir des efforts communs pour ratisser un règlement de comptes privé.

C’est aussi un affront de compter Kassiré Coumacoye et son Viva-RNDP comme un mouvement d’opposition car cela dilue considérablement les efforts de l’opposition tchadienne en général. En dehors de sa verbosité, Dr. Kassiré n’est qu’un aventurier politique misérable et sans lois, prêt à lécher les bottes du premier venu qui lui promet son prochain repas. La lamentable politique du ventre qui mine Viva-RNDP honni l’opposition du Tchad sur tous les plans.

Hassaballah Soubiane, un convertit de la dernière heure croit quant à lui avoir une foi à déplacer les montagnes quand, au fait, il aspire simplement à se faire maître au Palais Rose comme tout autre.

Tout comme l’opposition civile, les politico militaires qui se veulent messies du peuple tchadien dissimulent les vraies cartes du jeu dans leurs manches. Débarrasser le Tchad de IDI est le refrain commun, mais après cet acte –qui sera plus que salutaire –quelle sera notre direction ? Nul ne va au pouvoir avec l’intention d’y crever ; mais l’exemple du MPS nous crève les yeux. IDI ne nous apportait « ni or ni argent » le 1er Décembre 1990 ; cependant, la carte cachée dans sa manche était de voler, de nous dépouiller du peu d’or et d’argent dont nous disposions au profit de sa famille et surtout pour s’armer généreusement contre de potentiels rivaux au trône présidentiel. Tout cela était mis en œuvre grâce au parrainage odieux de – encore une fois de plus – cette France de nos malheurs. Seul l’imbécile ne tire des leçons du passé.
Les frères Erdimi qui ont faussé compagnie à leur oncle IDI, d’où leur vient leur fortune si ce n’est soutiré des ressources publiques auxquelles leur position privilégiée leur donnait accès ? Pourquoi faire confiance aux gens qui étaient les piliers des maux qu’ils dénoncent en s’absolvant de toute responsabilité ? Plus ils en ont et plus ils en veulent, à quel moment regarderont-ils vers les masses souffreteuses en état de survie ? La plupart de ces politico-militaires profitent de la situation précaire de la population pour gagner leur sympathie et entrer dans les spotlights médiatiques à travers le monde. Il suffit de gratter un peu sous ces êtres pour voir le neo-debyisme germer.

Ceci n’est pas seulement une réflexion pessimiste et simpliste des événements qui ont jalonné le parcours politique du Tchad, moins encore une anticipation morose de l’avenir. L’expérience du MPS élève les barres de l’attente nationale et le peuple a besoin de beaucoup plus de raisons tangibles pour prêter son allégeance à une quelconque structure politique. Il y a certes des initiatives élogieuses des partis de l’opposition tel le refus de participer aux fallacieuses élections prochaines dont déjà nous connaissons sans doute les résultats. Les efforts des mouvements pour les Droits de l’Homme et de la Femme méritent aussi d’être encouragés et reconnus. Mais nous n’avons pas besoin de dix millions de partis politiques pour dix millions de tchadiens. Si nous avons un but commun, il importe de se réunir autour de ce but et d’agir concrètement pour défendre nos droits contre la France, contre Deby et ses acolytes, conte les aventuriers et politicards de l’opposition et aussi pour entretenir la vigilance contre les pseudo-libérateurs de l’opposition armée. Les merveilleux discours politiques sont caducs et tombent en lambeaux dans la course effrénée au pouvoir. Mais la détermination et la volonté du peuple de se libérer prévaudront contre le chao ambiant. L’oisiveté, la passiveté, le clientélisme, la corruption, l’ignorance et l’indifférence se conjuguent à toutes les personnes et à tous les temps. Notre épanouissement viendra de nos sacrifices et de notre respect pour le bien commun. Retroussons donc les manches et mettons les mains à la pâte.

Evelyne Mayem
evelynmayem@hotmail.com


23/04/2006
L'histoire se répète mais la vérité n'apparaît pas

Encore une fois, des termes remplacent d'autres « les bandits et les renégats » deviennent « des mercenaires soudanais », « le  traître Président Al Béchir du Soudan » remplace, « le régime fantoche du Soudan ». Deux hommes sur le même lieu ; « la place de l'arrogance de N'djamena » je m'excuse, je veux dire la place de l'indépendance de N'djamena. Le premier homme Hissein Habré un certain juin 1990 accusait son voisin de l'est d'être entrain d'armer et de soutenir un groupe « des traîtres » se sont ses termes : qui veulent allumer le feu au Tchad. Bien que arrogant comme il n'y a pas son deux ici bas, Habré reconnu au moins que se sont des tchadiens mais traîtres. Déclaration faite devant un
parterre de militants avec tous les honneurs d'un jusqu'auboutisme. Entre temps un certain Moctar Wawa Dahab alors porte-parole du M.P.S démenti toute implication du Soudan dans cette affaire tchado-tchadienne.

Seulement quelques mois après le dictateur serait rattrapé par son arrogance mais ses accusations seront vérifiées : N'djamena est sécurisée par des hommes qui ne connaissent même pas l'arabe tchadien : « WEN BITAGA TÄ ADJLA TÄÄG » pour demander les pièces d'une moto. Aujourd'hui encore le même Soudan, les mêmes manœuvres, les mêmes accusations de la part du régime de N'djamena à son voisin de l'est.
Et Deby de montrer des photos, preuves que le Soudan soutient effectivement les rebelles. Alors le plus fidèle ne serait pas de reconnaître comme composé de tchadiens le F.U.C. et de montrer des preuves de ses complicités avec le régime du Soudan quand lui-même étais au maquis ; ce qui motivera les tchadiens à se battre jusqu'au bout face à un pays qui déstabilise leur patrie. Sinon Habré n'a pas fui N'djamena parce qu'il n'y a pas une armée.

A bon entendeur salut !!!!

Adoum Ali ADOUM
adoumaliadoum@yahoo.fr


17/04/2006
Darfour : un serpent à deux têtes !

Il est indéniable que la crise que connaît la région Ouest soudanaise du Darfour depuis 2003, a laissé des mauvais impacts non seulement sur le Soudan, mais bien aussi sur le Tchad voisin. Déplacement massif des réfugiés vers l’Est Tchadien, pillage, destruction, insécurité aux frontières… et j’en passe.

Mais au delà de toutes ces répercussions dues à cette grave crise politico-militaire, peut-on après trois années de guerre dire que le Soudan,le Tchad voisin,l’union africaine,et la communauté internationale représentée par l’ONU et ses institutions sont en mesure de régler ce tsunami humanitaire ? Je pense
qu’on est toujours loin d’une bonne issue politique qui pourrait mettre fin à tous ces maux. Et la  preuve en est que :

- les négociations inter soudanaises d’Abuja  traînent, et n’ont rien donné de concret jusqu’à maintenant

- l’union africaine « à tort ou à raison » n’est plus en mesure de financer ses 7000 soldats stationnés dans la région pour protéger les civiles et calmer un peu les choses, ce qui risque  d’ouvrir la porte à une « internationalisation » de ladite crise au profit de certaines puissances étrangères, au lieu d’une solution politique définitive.

- Darfour a prouvé qu’il ne possède pas une seule identité, et est capable de créer d’autres Darfours « multinationaux », et ce qui se déroule dans le pays de TOUMAI n’est qu’une petite partie émergée de l’iceberg. !

Certes, les donnes sont un peu différentes, puisque chez nous les uns s’accrochent au pouvoir à tout prix et au nom d’une légitimité « inexistante » et contestée même par les « enfants de la toute petite concession », quant aux autres, ils essaient de s’appuyer sur le « Baraka » du  Darfour pour se légitimer et changer les choses…et le reste seul Dieu le connaît.

Bref, Darfour ne se contente pas de ce qu’il a fait .il est disponible et capable d’aller n’importe où, n’importe quand et par fois  nulle part. reste à savoir s’il peut jusqu’où avoir d’influence sur un Tchad qui se dirige vers un bourbier politico- militaro- clanique voir une somalisation  ?

WAIT AND SEE  !!!

AHMAT ABDELSEMI
Email arbibougous@hotmail.com


17/04/2006
Réaction à l'article « message pressent à tous les tchadiens »

Je voudrais simplement rectifier ce que l'auteur a semblé dire dans son article selon lequel l'objectif ultime de ces luttes armées ou pacifiques est le départ de Deby et que comme Deby en tant qu'être humain a une vie limitée et il  laissera un jour le pouvoir. Quant on dit Deby doit partir, ce n'est pas l'individu Deby mais le système qu'incarne Deby. C'est une forme d'abréviation.

Naturellement, Deby ne fera pas  plus 50 ans au pouvoir mais son système lui peut survivre de manière illimitée si les tchadiens ne se battent pas. Il en est ainsi de Hisseine Habre et de Idriss Deby Itno. Hissein Habre en tant qu'individu est parti en 1990 après avoir dirigé le Tchad pendant 8 ans. Deby, son ex chef d'Etat Major a pris le pouvoir et dirige depuis 16 ans mais le système demeure celui de Hissein Habre. On dira que le système Habré a duré 24 ans (16+8).

Par ailleurs, il n' y a pas de bonne guerre à court terme à cause des morts, des blessés, des destructions y afférent mais la guerre peut être interprétée comme le sacrifice des populations présentes pour garantir l'avenir des générations futures. On ne peut faire de l’omelette sans casser les oeufs. Tout cela a des fondements bibliques. Souvenez vous de la bataille de moise pour sortir les israélites du calvaire égyptien. Lui Moise, n'a pas profité des fruits de la guerre mais il a contribué grandement à la libération des juifs qui sont parvenus eux à la terre promise. Merci pour la  prise en compte de cette précision

PS : A Ladish Ahmed : entre Taboingar et Tabongar, il y a un i de sauté par inadvertance. Vous m'en excusez.

Taboingar Sylvain Ndangar.
N'Djamena Tchad


16/04/2006
Journaliste ou imposteur (ALWIHDA-INFO)

Avec la démocratie, le multipartisme et tous ces bouleversements qui agitent le pays et que d’aucuns essaient de canaliser, de réorienter, bref, avec ces pas échappés au souffle du changement, c’est la presse.
Et la presse, en acquerrant son indépendance, a littéralement explosée. La presse libre ? Le croyez-vous ? En acquerrant la liberté, la presse tchadienne a obtenu beaucoup de pouvoir, plus qu’elle en avait jamais en, et ça lui a donné le vertige, ça lui a tourné la tête et elle est devenue débile. On écrit sans aucun contrôle ne soit effectué. N’importe qui peut dire n’importe quoi et n’importe comment. Diffamations, calomnies coûtèrent les désinformations et les
mensonges les plus éhontés. On n’est en plein délire.

La vérité, c’est qu’au Tchad l’explosion de la presse libre a donné lieu à des énormes abus. Si vous publiez tout et n’importe quoi à tour de bras, c’est que les journalistes, les gens de la presse subissent des pressions, se font parfois corrompre. La déontologie de la nouvelle presse tchadienne est à instaurer d’urgence. Quels sont les critères qui permettent d’établir qu’une presse est libre dans son pays ? D’abord l’indépendance économique et politique face à l’Etat et aux groupes de pression ; la liberté de critique envers les autorités quelles qu’elles soient et enfin la diversité des sources d’information.

Bien des journalistes ont payé de leur vie, l’idée qu’ils se faisaient de leur mission.
Certes, dans cette société tchadienne il y’a des journalistes qui assument et exercent audacieusement sans aucune intention de dépraver ni de pervertir, en sus, ils sont des fils conducteur de la transparence à travers, mais pas pour inciter la haine ni pour ancrer le racisme.
Rien n’est plus beau qu’être honnête de soit même et de travailler sans aucun iota de haine, alors courage aux honnêtes et malheur aux malhonnêtes.
Que DIEU nous unis la main dans la main pour un TCHAD meilleur et unit que DIEU bénisse le TCHAD amen !!!

DJAMAL DIRMY HAROUN


16/04/2006
Un message pressent à tous les Tchadiens!

Rien que cette bataille de N'djaména a été édifiante pour nous rappeler une fois de plus cette ânerie, cette animosité dont les Tchadiens ont fait montre. Cette bataille n'a endeuillé que le paisible peuple tchadien, combien d'enfants, de femmes et d'hommes ont perdu la vie et pour quel prix? moi  franchement je ne peux le démontrer. Je me pose cette question est-ce le pauvre peuple qui doit payer le prix pour la destitution de Déby? Monsieur d"Alwihda êtes-vous bien informer ce que nous autres Tchadiens de la diaspora avons vécu tout au long des événements qui s'en ont suivi? nous avons laissé nos familles, nos enfants au pays et penseriez-vous que la chute de Deby doit passer par la perte de nos parents? Ecoutez, une fois de plus, ayez le sens humain le Tchad ne doit jamais se construire par la violence, un changement ne doit jamais s'opérer par la guerre. Je suis complètement déçu par l'option opérer par ces forces de changement, même s'il y a changement je suis sûr que le peuple Tchadien n'aura jamais un lendemain meilleur car à l'allure où vont les choses, ces forces ne vont jamais s'entendre pour le partage du cadeau et une fois de plus c'est le peuple qui va récolter le pots à casser.
Monsieur l'activiste NGuebla, tu es un petit frère, je pense que durant ces événements as-tu imaginé ce qu'ont enduré tes parents, tes amis du coté de Bololo? Une fois de plus mes chers frères faisons preuve de dépassement le Tchad n'a pas besoin de tout cela. On en a marre, de grâce ne restez pas au dehors et dire des choses qui ne feront que du mal au peuple.
Dans tous les cas un jour ou un autre Deby va abandonner le pouvoir, mais quand même vous n'allez pas encore construire un pays en sacrifiant le peuple Tchadien. Je suis complètement bouleversé par ce qui se passe au Tchad au point où le mots me manquent pour pouvoir exprimer mon déboire.
Une fois de plus vos pages, vos fenêtres doivent être consacré plutôt sur des idées constructives que de nous rapporter tout le temps des bilans de batailles et de guerre.
Cette nouvelle technologie de l'information doit être bien au contraire un facteur de développement et non de déchirement. Les autres peuples les utilisent à des fins économiques et non à des fins guerriers.

Au moment où je vous rédige cette réflexion, je connais beaucoup de famille qui ont perdu les leurs au nom de quoi je ne sais. Alors vous aussi, vous voudriez sacrifier le peuple pour le pouvoir? Ce peuple que vous prétendez défendre n'a pas besoin d'être sauver par une seconde mort.

Il est encore temps pour que chaque Tchadien se ressaisisse!

Chaib Adaffana,
Paisible citoyen Tchadien


14/04/2006
Le Tchad ou l’impasse politique

Au vu de la situation politique qui prévaut actuellement dans notre cher pays, rien ne laisse présager un indicateur positif dans quelque domaine que se soit. Le pays va mal, très mal, politiquement, économiquement et même socialement, avec une accentuation du fossé entre riches proches du pouvoir et pauvres citoyens lambda croupissant dans une pauvreté sans cesse exponentielle.

Je suis né en 1976 quelques années après le coup d’Etat qui a vu la déchéance du régime de N'GARTA, trente ans après de coup d’Etat en coup d’Etat, tous les régimes qui se sont succédés à la tête de ce pays l’ont engouffrés dans une asphyxie politique sans précédent. Pour un jeune qui n'a connu que cela, avoir foi en l'avenir est plus que utopique et relève plutôt de la démence.

Sans pessimisme beat, la morosité politique ambiante dans laquelle est plongé notre pays depuis plusieurs décennies, me fait penser à une punition céleste. De toute façon, la réalité parle d’elle même, jour après jour depuis plus de trente ans on a écouté les mêmes calomnies, on a cru aux mêmes hommes aujourd'hui on a plus que nos yeux pour pleurer. Telles sont les réalités qui me font épouser cette thèse fataliste.

Une alternative politique est elle possible? Ne serait ce que pour redorer le blason sur l’échiquier national et international de notre cher pays. A ce sujet, s'avancer serait faire preuve de naïveté. Quant on voit le profil des nos pseudos hommes politiques qui, gèrent ou prétendent gérer le TCHAD, on est en droit de manifester sa stupéfaction et d’adopter une attitude plutôt drastique.

Concernant, ceux qui, par accident de l’histoire ont eu la chance de présider à la destinée de ce pays, ils ont montrés de façon patente leur incapacité de mener à bien la gestion de la chose publique. Pour ceux là, RESPONSABILITE était synonyme de: PILLAGE, DETOURNEMENT, voire ASSASSINATS. Des hommes qui ont pour vertu ce genre d’ignominies n'aspirent pas à la confiance.

Quant à ceux qui, prétendent, gouverner le TCHAD, ils ont pour beaucoup d’entre eux collaborer avec les régimes précédents, voire l'actuel et sont imbibés jusqu'au cou dans les fiascos politiques qu' a connu notre pays .  

Devant une telle impasse, à qui faire confiance: Au diable ou à son cousin? En tout cas, sans proportion gardée, je suis tenté de dire que l'avenir du TCHAD n’est pas pour le moins proche. Et si, avenir il y a, sur quels hommes politiques, ce pays riche par son immensité et diversité, et pauvre par l’inconscience de ses fils pourra se reposer.

Tahirou Hisseine DAGGA


14/04/2006
Point de vue sur le conflit tchadien.

Tout d'abord je remercie Ialtchad Presse d'être parmi les plaques tournantes, permettant à beaucoup de tchadien(ne)s de s'interpeller et réfléchir vaillamment sur la situation qui prévôt dans notre pays.
Il est vrai que depuis certains temps le pouvoir en place présente des zones d'ombres qui nécessitent une approche particulière. Tout porte à croire que le troisième mandat du Président Deby est contesté par beaucoup, nous voila à un chevet d'une guerre qui ne dit pas son nom. Guerre civile? génocide en vue....

A bas l'amalgame......
L'évolution de la situation est telle que ses derniers temps un petit groupe d'individus après l'assaut sur N'Djamena par les rebelles,  je dis bien civiles, convaincus de la chute prochaine du régime se sont précipités à prendre des machettes et pratiquement passer à l'acte en blessant certaines personnes pris pour alliés ou simplement appartenant au clan Deby......
Même si c'est un cas isolé, embrassant depuis longtemps la spécificité de la mentalité tchadienne et l'aveuglement de groupe dans ce genre de situation, il y a de quoi a être inquiet.
Personnellement, je condamne la conquête du pouvoir par les armes connaissant les conséquences désastreuses et les traces indélébiles qui ont marqué l'histoire du Tchad depuis 1960, répondant au "un pas en avant et deux pas en arrière".

Il y a, à ce que je sache des groupes rebelles, qui n'ont ni programme politique, ni coordination, ça rappelle beaucoup le FROLINA tout ça.
On est dans un autre monde et on doit apprendre à vivre sans cette manière forte qui devient un stéréotype pour les tchadiens.
La seule porte de sortie, c'est d'abord une réunion d'urgence de tous les représentants de la société civile pour trouver des voies et moyens afin que cessent les raisons de ces violences; mais au préalable toutes les parties concernées dans le conflit actuel doivent impérativement cesser les hostilités, et sous les auspices de la communauté internationale, l'union africaine et les nations unis en tête, une prompte solution doit être trouver.

Vu le contexte actuel, compte tenu d'ingérences extérieures, précisément Soudanaises et françaises, je suppose qu’une réelle analyse s'impose.
Le Tchad est un pays souverain, hier la Libye, aujourd’hui le Soudan s'ingérant dans les affaires intérieurs du pays. Déplaçant le conflit du Darfour sur le sol tchadien en soutenant la rébellion, malgré le fardeau des réfugiés déjà sur place; le Soudan espère ainsi se débarrasser des conflits internes. C’est l'exemple type du conflit Rwando-congolais qui se répète.

Que les tchadiens ne se trompent pas, tout cela conduira le Tchad dans une situation d'apocalypse certaine dont le présent état des choses paraîtra comme un paradis terrestre.
C'est bien vrai que compte tenu des accords de défense signés avec le Tchad, la France apporte un soutien logistique et technique, qui s'est déjà manifesté dans le conflit actuel.
C'est justement un problème d'intérêt et de stratégie; pour la France, le Tchad est un point tournant dans sa stratégie militaire et de défense en Afrique, surtout après le retrait de la base centrafricaine. Le Tchad devient ainsi le seul pays d'Afrique centrale à accueillir la base militaire française en Afrique centrale. L'Opération Epervier mise en place depuis 1986 assure ce rôle.
C'est aussi pour des raisons humanitaires (plus d'un millier de ressortissants français au Tchad, une déstabilisation du Tchad- guerre civile et autres), sont les raisons qui poussent l'ex puissance coloniale à ne pas se précipiter pour souhaiter la bienvenue à la rébellion en cour.
Il y a certes d'autres raisons, dont je suppose pas des moindres, la France pour l'instant et je pense pas pour bientôt, n'a nullement l'intention de céder une de ses zones d'influence à une puissance tierce.

Assez de guerre, assez de violence, assez de haine
Pour que vive le Tchad, dans la Prospérité et la Justice.

Abdallah Bachar!
absrusse@yahoo.fr


14/04/2006
Réaction de la rue : Les rebelles étaient les bienvenus à N'Djamena ?

Jeudi 13 Avril à 13 heures, une rumeur courait depuis la veille dans les quartiers d'Abena, de Chagoua, de Moursal et de Paris Congo faisant état de l'entrée triomphale des rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) à N'Djamena. Du coup, des centaines de Tchadiens sortaient de leurs maisons où ils étaient cachés toute la matinée et se dirigeaient tout joyeux vers  l'Avenue Mobutu pour accueillir les libérateurs.

Plus de deux heures d'attente, aucun libérateur n'est passé et la population est repartie malheureuse et déçue chez elles. J'ai aperçu même une femme pleurer aux larmes
pour l'échec de cette attaque des rebelles et de s'exclamer: « qu'attend-t-on fait à Dieu et à la France pour nous imposer un régime dictatorial, clanique et cynique? »  un autre de dire : « nous tchadiens, nous n'aurons jamais le droit comme les Français de manifester contre une loi de type CPE pendant plusieurs jours sans être massacrés. Nous demandons simplement un minimum de conditions de vie : avoir accès à la nourriture, à l'eau potable et à la sécurité. »

Jacques Chirac doit comprendre cette préoccupation légitime de la population tchadienne au lieu de continuer de soutenir mordicus un dictateur au tchad. Cette réaction spontanée de la population traduit le désire d’un vraiment changement de régime. Un N’djamenois déçu affirme que « ceux qui rendent impossible le changement par l'alternance le rendent inévitable par la violence »

Tabongar Sylvain Ndangar
N’djamena Tchad


14/04/2006
Critique

En ce moment de crise politique majeur que connait notre pays le tchado, de nombreux étudiants dont moi-même ne savons plus où donner de la tête. Qui faut-il croire, qui ne faut-il pas croire, qui ment et qui ne ment pas? Pourtant accroché au net pendant toute la journée, on ne constate en fait qu'un vaste fossé entre autorité et rebelles mais aussi (et c'est ce qui est plus grave) entre rebelles eux-mêmes. Pour nous résidents tchadiens à l'étranger, le net qui autrefois nous apportait éclairage sur notre pays, nous plonge aujourd'hui dans l'obscurité. A qui la faute: doit on accuser Ialtchad Presse, alwihda, les rebelles, ou les autorités? Informer n'est certes pas une tache facile mais cela n'empêche que vous, journalistes, fassiez un travail de tri pour pouvoir nous éclairer mieux car pendant une période aussi critique que celle-ci, vous êtes notre seul espoir de garder contact avec les vrais réalités du pays.

Ali Abdoulaye


13/04/2006
Journalisme: Peut-on conférer le 4eme pouvoir aux journalistes?

D'abord qu'est-ce qu'un Etat? Selon petit Larousse, l'Etat est une entité politique constituée d'un territoire délimité par des frontières, d'une population et d'un pouvoir institutionnalisé. De quoi est constitué un Etat? On peut facilement épiloguer que l'Etat est constitué d'un pouvoir législatif, d'un pouvoir exécutif et aussi d'un pouvoir judiciaire. Et puis la séparation de ces 3 pouvoirs ci-dessus est l'un des principes de base de la démocratie.

Mais dans la vie il y'a également d'autres pouvoirs. Certains disent que l'Argent c'est un pouvoir. D'autres disent que la force c'est un pouvoir. Bref les intellectuels ont conclu que la connaissance c'est un pouvoir. Je suis d'accord avec le dernier. Et puis je me permets de conférer le 4eme pouvoir aux journalistes. Car les journalistes ont une connaissance extraordinaire de dire et écrire ce qu'ils pensent. Ils sont la' pour être les yeux et les oreilles pour les autres citoyens. Ils sont la' pour rapporter "ce qui va comme ce qui ne va pas". Quand dans un pays, on complique le travail des journalistes, c'est un peu comme si on se balançait de l'équilibre démocratique et que, conséquemment, on se foutait éperdument des citoyens. Généralement ceci arrive dans les régimes totalitaires. Il faut que les journalistes soient libres de dire ce qu'ils en pensent!

Cependant, il faut aussi que les journalistes eux même disent des bonnes choses. Il faut que ces derniers racontent des choses vraies. Ce n'est pas sérieux de raconter des bêtises en abusant son métier (le journalisme). Par exemple, dans les événements qui se passent dernièrement au Tchad, beaucoup des journalistes sont des partis pris. Au lieu d'être neutres et rapporter des nouvelles vraies, ils écoutent leurs coeurs et informent les citoyens des fausses nouvelles. Par exemple on a appris par le biais de quelques medias que le président tchadien a fui le Tchad; les villes telles que Abéché, Ati etc..sont tombés aux mains des rebelles; il y'a eu un commando de FUC a’ Ndjamena pour exécuter les cadres militaires et civils etc...A' quoi ça sert de raconter de telles allégations? Peut-être qu'il y'aurait des gens qui vont me qualifier pour un progouvernemental. Mais je le répète que je ne suis pas un politicien. Je suis un simple étudiant. Je suis neutre. J'aime que mon pays ait la paix. Mais c'est très important pour nos journalistes de nous raconter des choses vraies ou bien qu'ils se taisent.

Certes sans journalistes, on aurait peut-être rien su de ce qui s'est passé chez nous au Tchad dernièrement. Sans journalistes on est condamné a' en savoir moins. Dans tous les cas, il faut des bonnes nouvelles, des vraies nouvelles ou bien il faut qu’il n’ait aucune nouvelle. Ne dit-on pas que "Pas des nouvelles, bonnes nouvelles"!!!!!!!!!!!!!!!!!! A bon entendeur Salut.

Votre ami et frère
Mahadjir.fils, Amérique du Nord.


13/04/2006
Tchad, la déchirure

Julie, cette fille si jeune, presque femme est décédée parce qu’elle  n’avait pu bénéficier de soins adéquats à cause de l’inexistence de médicaments d’urgence aux urgences. Le petit Brahim, 13 ans, décédé lui aussi de suite d’une hémolyse massive à défaut de groupage sanguin par manque de réactif.. La pauvre Mariam est morte dans l’agonie parce que sa famille n’a pas les moyens de débourser le coût d’une césarienne et a emporté avec elle une autre vie. On peut citer de centaines d’ exemples  plus ou moins similaires de morts ou des handicapés à vie. Quel gâchis ?!.

 

Pourquoi tous ces morts ? Pourquoi les hôpitaux ne marchent pas ? pourquoi les malades et les familles souffrent moralement et financièrement ? Pourquoi il y’a si peu de médecins et presque pas de spécialistes ? Pourquoi pratiquement tous les malades(surtout agents de l’état et quelques nantis) veulent des évacuations sanitaires pour l’étranger ?

Pourquoi nous nous posons et nous nous poserions encore et toujours des pourquoi ?

Parce que tout simplement cette machine qu’est le ministère de la santé garante de la bonne marche de tout le système sanitaire tchadien et qui est alimentée par des milliards de nos francs par an est rouillée, par la faute de quelques individus malsains qui ont érigé depuis une décennie ce ministère en un système mafieux à l’image d’ailleurs, de tous les organes de l’état. Et tout le monde se tait, fait semblant de l’ignorer et l’accepte comme une fatalité.

Les Kotokos ne disent-ils pas que le poisson pourrit par la tête ? Allez-y savoir.

 

Certes, vous me diriez que les mots ne servent souvent à rien, mais parler soulage et dire la vérité panse les plaies et réveille les consciences.

Il suffit de regarder autour de soi, dans nos rues, nos maisons, nos villes et villages, nos régions et vous comprendrez aisément dans quelle promiscuité et quelle misère nous vivons, et dire que, ceux que j’appelle les vautours qui ont fait le lèche-botte pour s’octroyer des postes juteux pour mieux servir d’abord leur maître et se délecter des biens des pauvres concitoyens en s’entourant d’une meute de parasites(parents, amis et courtisans) pour leur montrer leur réussite, qui n’émane ni de leur sueur, ni de leur intelligence, mais gagner de façon la plus vile qui puisse exister, se permettent de vivre dans un luxe ostentatoire et insolent en ayant cure des « serfs » affamés et meurtris. Ces gens là doivent avoir honte de leur  forfait car ils n’ont aucune conscience et ils doivent avoir constamment à l’esprit qu’ils ne seront jamais enterrer avec ce qu’ils ont gagné illicitement.

le pays est entrain de se décomposer inéluctablement aidé par des opportunistes véreux qui par leur arrogance et leur ignorance de la valeur de la vie font fi de tout, ne pillent pas seulement les richesses du pays, mais détruisent en même temps toute dignité et toute morale et par ricochet, la survie même à long terme du peuple tchadien.

Qu’est ce qu’ils ont inventé de nouveau ceux qui sont passés par tous les coups bas, le vol, l’escroquerie, la magouille et la perversité pour se remplir les poches au détriment des pauvres âmes qui ne demandent rien d’autre qu’un peu de paix et de dignité sinon, oublié le sens de la vie, par-là l’existence de Dieu, en piétinant le faible, en arrachant le bien d’autrui, en assassinant sans état d’âme. Leur soif de pouvoir et de grandeur n’a d’égal que leur zèle et leur arrogance.

Qu’est ce qu’ils ont récolté pendant ces années de pouvoir si ce n’est la gabegie, l’anarchie, l’impéritie, la misère, la haine et une guerre fratricide chronique. N’oublions jamais que nous serions jugés surtout sur nos actes et non sur nos prières seulement.

 

Il ne suffit pas de faire des études pendant quelques miettes de mois, souvent revenir avec un faux diplôme(s’il vous plaît) pour occuper un poste de responsabilité parce qu’un parent ‘‘a les bras longs’’ dans l’antre du pouvoir, si non passer par toutes les bassesses, qu’il est permis de faire la pluie et le beau temps. Vraiment, le ridicule ne tue pas. Un poste se mérite, il ne se donne pas. Par ces pratiques moyenâgeuse et rétrograde l’avenir de toute une génération sera compromise à jamais. Car, un jour ou l’autre le mérite primera sur la médiocrité et beaucoup comprendrons sûrement qu’on ne peut s’accrocher au pouvoir ad vitam aeternam.

 

Que nous restent-ils ?  Un pays avec une économie exsangue, incontrôlable et ingérable. Un pays détenant le triste record de pays le plus corrompu au monde qui va droit vers la faillite. (Je ne parlerai pas du pétrole, un imbroglio douloureux ). Des villes poubelles, fantômes où vivent des âmes avec un masque de résignation. Une assemblée sensée représenter les intérêts du peuple, réduite en une caisse de résonance. Un parti-état qui ne pense qu’à organiser des fêtes en dépensant des sommes faramineuses prélevées sur le compte des contribuables. Bref, un Etat moribond avec une armée clanique composée d’un pléthore de gradés que d’hommes de troupe dont plus de la moitié est analphabète maquillée de quelques bidasses régionaux aigries et frustrées.

Feu Thomas Sankara disait qu’« un militaire analphabète est un criminel en puissance », il ne s’était pas trompé. Il y’a comme un effet boomerang en l’air.

 

‘‘Pour retrouver la tranquillité et le confort , je pouvais intégrer le troupeau, me soustraire aux ambiguïtés, me libérer du doute; comme d’aucuns l’ont fait, comme d’autres le feront, par lâcheté, par fatigue, par dégoût, par désespérance, ou plus simplement par opportunité, je n’avais qu’un pas à faire pour changer de camp et m’insérer du bon côté, pour me dissoudre dans la masse de ceux qui détiennent l’autorité et abusent de l’arbitraire, pour cesser d’être singulier et devenir commun. Et je ne dis point ce mot, et je ne fais point ce pas, car la douleur d’avoir failli à moi-même sera infiniment plus vive que la peine qui sanctionnerai mon refus.’’

 

Ceux qui veulent changer les choses par la violence et les armes ne seront sans aucun doute qu’une image en miroir du régime actuel. C’est pas en quittant le bateau qu’ils ont contribué à mener à la dérive qu’ils nous feront croire à son sauvetage, personne n’est dupe.

L’exil non plus n’est pas une solution, mais que faire quand aucune entreprise n’est possible, quand les diplômes n’ont aucune valeur, quand la médiocrité prime sur le mérite, quand la frustration et l’humiliation sont vécues au quotidien, quand l’espérance est oubliée et dissolue, quand toute vérité dite est considérée comme une sédition, quand la démocratie tant espérée n’est que chimère, alors cette alternative douloureuse et déchirante est une issue pour beaucoup.

 

Notre liberté de penser doit être inébranlable. Je suis convaincu que par le verbe et la plume nous pourrons améliorer sinon, changer les choses et faire comprendre avec beaucoup d’intelligence et de probité à certains de faire un examen de conscience, de changer de comportement et d’admettre que la gestion et les richesses du Tchad appartiennent à tous les filles et fils dignes de ce pays et que nous sommes condamnés à vivre ensemble dans l’harmonie et la paix malgré nos différences. Et ce changement ne pourra venir que par un départ négocié de Deby. Et cette négociation doit impliquer forcement la société civile, les religieux et tout les partis politiques sans exception.

 

Ce départ doit laisser la place à une élite d’hommes et de femmes consciente, responsable, motivée et intègre et qu’on puisse laisser les mains libres à cette équipe de faire son travail de redressement du pays qui passera forcement par la sécurité (qui engendre évidemment la paix), l’énergie, les communications et l’assise des vraies instances démocratiques. Donc une sorte de gouvernement de transition sous l’égide de l’ONU ou l’UA. Ca sera notre seule chance de survie. Dans le cas contraire, on persistera à vouloir prendre et défendre le pouvoir par les armes au grand risque d’une « somalisation » du pays.

 

Les sages ne disaient-ils pas que la parole enseigne, l’exemple entraîne ?
 

Dr Ali AHMED MOUSSA

Hôpital Général de Référence Nationale

Service de Cardiologie, N’djamena


04/04/2006
IDRISS DEBY VEUT ENCORE REMPILER POUR LES PRESIDENTIELLES 2006 POUR MIEUX PILLER LES TCHADIENS !

Idriss Deby sait pertinemment qu’il ne peut conduire le pays de Toumai qu’a la destruction totale. Au moment ou les autres pays parlent globalisation et progressent, lui et son parti pourvoyeurs d’une démocratie factice, ont décidé d’organiser une fois encore des élections “bananières’.

La situation socio économique du pays démontre à suffisance l’absence totale de crédibilité du régime du Mouvement Patriotique du Salut(MPS) et de sa gestion calamiteuse. Idriss Deby doit faire sien le devoir d’arrêter de torturer ce pays. Cela fait deux mandats présidentiels qu’il est dans ce processus macabre sans oublier le temps de transition de 1990 à 1996. Pendant 16 ans le Tchad demeure terriblement malade et que nous avons espéré que cette année 2006 serait une année de guérison avec les présidentielles, mais le MPS a le courage d’investir Idriss Deby comme son candidat. Le fait d’amener cette soi disante démocratie entachée d’insécurité sociale, détournements de fonds, de corruption, de conflits intercommunautaires en un mot d’injustice ne donne pas le droit a Deby d’être l’unique personne dans le MPS à rempiler une troisième fois. Ce n’est pas en lui accordant un troisième mandat qu’il fera mieux. Peut être ce mandat lui donnera l’occasion de basculer le Tchad dans le néant total en empruntant ses propres termes. Cet homme n’est pas un politicien, il n’est pas un chef d’Etat mais il s’entête à gérer le pays par pur cynisme.

Par ailleurs, ces candidats qui acceptent d’accompagner Deby aux élections prochaines savent bien qu’ils seront figuratifs pour permettre à ce cowboy de remporter ces élections sans peine. Idriss Deby et ses pseudo concurrents doivent désormais comprendre que le peuple tchadien est suffisamment meurtri par leurs actes.
Deby doit se rendre compte que le peuple ne l’aime pas et il s’en est rendu compte avec la dernière consultation référendaire de 2005. Son propre camp ne veut plus de lui et le dénonce à tout bout de champ par des coups d’Etat permanents. Et même pendant les deux mandats présidentiels, le peuple ne l’a pas voté, il a simplement truqué les résultats pour se maintenir au pouvoir comme si la présidence de la république est une chefferie traditionnelle.

Cette fois ci les partis politiques de la coordination de l’opposition pour la défense de la constitution ont bien fait de refuser d’accompagner Idriss Deby le 3 Mai 2006. L’arme qu’ils pourront utiliser pour obliger Deby Itno à partir sera la rue. Que l’exemple de la Cote d’Ivoire illustre leur refus. C’est grâce à la rue que Gbagbo est au pouvoir jusqu’aujourd’hui. C’est aussi grâce à la rue que les noirs d’Afrique du Sud ont fait abolir l’Apartheid. Il est vrai que les populations auront peur d’être tuées, mais il faut le sacrifice pour se conquérir la paix et la liberté, car on ne peut faire des omelettes sans casser les oeufs.
Que Dieu Tout Puissant délivre le peuple tchadien de la main de Deby et ses acolytes qui l’ont martyrise pendant 16 ans.

KING  REGIS
Aux Etats Unis d’Amérique
Adresse email regisking@yahoo.fr


16/03/2006
Un critère envisageable pour le Tchad: La Révolution ou un coup d'Etat

La Recherche d'éléments de distinction entre coup d'état et révolution amène à constater que deux actes, quel que soit l'angle sous le quel on tente de les comparer, sont plus porches qu'opposés. Ni leur finalité, ni leur nature ne permettent la nuance.
La finalité de l'acte dans deux cas, la prise du pouvoir politique précédée du renversement du pouvoir en place, s'avère le but de l'acte. Une nuance peut néanmoins être apportée dans le cas de coup d'état, qui peut avoir un objet de conserver le pouvoir. Mais la portée de cette atténuation est-elle effective dans la mesure où une révolution peut être destinée à remplacer quelqu'un au pouvoir après qu'il l'ait quitté ou qu'en l’en ait chassé. Cela nous amène à entrevoir un phénomène récurrent : Le coup d'état en situation révolutionnaire.
Si la révolution s'avère être le critère essentiel, elle renvoie également à des critères annexes; conséquence de la révolution et qui ressortent surtout des suites de la prise du pouvoir, selon ma propre pensée, la révolution consistent essentiellement en une création de nouveaux engagements et de nouvelle identification oubliée. Ainsi un rassemblement pacifique sur cette base d'acteurs ou des groupes d'acteurs, dans le cadre d'un mouvement social chargé au besoin par la confrontation directe et éventuellement violente si ce nécessaire avec le pouvoir en place, de promouvoir et parfois de restaurées fins collectives.
Je considère qu'il existe deux types des révolutions :
Celles qui s'opèrent dans la nation et par la nation, acte de la puissance du peuple et celles qui s'effectuent dans le sein même des gouvernements, Oeuvre de quelque ambitieux dont ce qui reflète un peu la situation politique et militaire actuelle de notre pays le Tchad. Ne nous voilons pas la face regarder ce qui se passe autour de nous : Le Mali, Le Niger, Le Nigeria, Le Burkina au temps de THOMAS SANKARA ces des exemples à suivre.
Si la Révolution peut être préparée, décidée, d'en haut, elle ne peut pas être imposée depuis ce niveau. Passé un certain stade, la participation populaire est indispensable et incontournable.
Un coup d'état civil n'est envisageable que si les comploteurs se sont assurés de la passivité des forces de l'ordre, dont la non-intervention revient à une complicité qui l’encore les rattachent au complot. La séparation entre sphère publique et sphère privée permet donc de nuancer un peu plus les deux notions; néanmoins cette distinction reste théorique, car dans la pratique les deux actes mélangeront les deux sphères.
Il est possible alors d'examiner un autre aspect de la révolution ; soit les ressorts qui peuvent être activés pour décider, entraîner les participants. En effet le but recherché dépend entre autres de la dimension et la motivation du groupe. Donc au Tchad la probabilité de se procurer de ce grain collectif (ici le pouvoir et ses prébendes) est plus élevé dans les petits groupes. Les conjurés forment un groupe exclusif au sein de la logique d'action collective, on constate donc l'intérêt national en vue du quel est accompli l’acte s’avère un critère complémentaire de celui de la révolution.
Cependant, précisons qu'il ne saurait être un critère à part entière puis qu'encore une fois, la distinction avec révolution ne s’est guère tranchée. Celle-ci apparemment accomplie par le peuple dans son intérêt, peut en fait ne recouvrir sous l'apparence d'un acte populaire de libération, que l'arrivée au pouvoir d'un groupe agissant en vue de satisfaire un intérêt propre déguisé sous intérêt général. Donc Tchadiens aujourd’hui nous sommes venus à une phase finale de pour réécrire l'histoire de notre pays, je vous laisse de réfléchir le plutôt possible et agir ce très important car on dit le silence devant l'injustice a une part de responsabilité. Nous avons une matière grise qui nous permet de différencier le bien et le mal donc sauvons notre cher pays le Tchad. Optons pour une meilleure solution.

ISSA ADOUM MOUSTAPHA
Etudiant en informatique /
France


10/03/2006
Objet: Notre appel pour la cause
.

D'abord toutes nos félicitations à toutes nos soeurs et nos frères qui ont compris et décidé d'en finir avec le régime au pouvoir depuis une génération,qui ne faisait que reculer le TCHAD à tel point qu'un (1) jour seulement équivaut à plus de (12) douze mois pour remédier toute situation donnée sur n'importe quel plan (économique,culturel, etc).

Aujourd'hui,le moment n'est plus celui de rester les bras croisés,ni de chanter pour IDRISS DEBY parce qu'on est dans le luxe ou de le critiquer parce qu'on est mal vu mais c'est bel et bien le moment de faire un "Nième" sacrifice pour faire partir la seule personne, à mon avis d'IDRISS DEBY qui est le seul Maître absolu à l'origine du misère total et de la terreur absolue:
- pas de sécurité.
- pas de justice
- pas d'armée nationale
- pas d'eau potable
- pas d'hôpitaux
- pas d'administration
- pas de Lois
- pas de principes.
- pas de règles,etc, etc !

Les gens avaient attendu pendant (15) quinze ans croyant qu'ID aura changé un (1) jour !!!

Je profite de cette même occasion pour lancer un appel très pressant à l'opinion nationale pour que nous nous unissions derrière toute personne que nous souhaitons qu'elle ou qu'il se fixe le seul et seulement seul objectif de prendre,avant tout ,toutes les tchadiennes et tous les tchadiens de l'EST à l'OUEST,du NORD au SUD  sur le même d'égalité afin de pouvoir:

- Ramener la PAIX sur tout le territoire tchadien
- Assurer la tranquillité et l'espoir du peuple pour un vrai changement.
- Instaurer une vraie JUSTICE
- Créer une Commission de Vérité et Réconciliation de genre Modèle Sud-africain pour rendre justice au peuple tchadien.

Et à l'opinion internationale qu'il ne faut intervenir que si et seulement si leur effort de près ou de loin ne contribue qu'à tourner une nouvelle page au profit du peuple tchadien et non au profit de groupuscules d'individus donnés !

Montréal, le 07 Mars 2006.
Mr Korei Djimi


21/02/2006
Le Tchad, foule aux pieds ses engagements !

Le Tchad qui mise sur le déploiement des casques bleues de l'ONU a sa frontière avec le Soudan pour endiguer les troubles qui ne cessent de s'envenimer avec son voisin Soudanais et l'implantation inquiétante de groupes rebelles hostiles au régime en place a N’djamena, bat le rappel de ses casques bleues en service pour la paix dans plusieurs pays d'Afrique.

Les faucons de la droite ligne pour le rappel de tous les troupes dans les opérations de maintien de la paix, mettent le pays dans une situation inconfortable car, en voulant un déploiement des casques bleues a sa frontière avec le Soudan, le Tchad doit également faire franc jeu avec l'ONU en respectant ses engagements jusqu'a la fin et a la lettre.

Pourquoi, le Ministre Routouang Yoma Golom s'acharne t-il a faire affecté des lauréats aux tests de recrutements de l'ONU dans les coins reculés du pays alors que l'organisation internationale a dépêché au Tchad ses cadres pour la supervision de ces tests?

Monsieur Routouang en bloquant la liste des lauréats pense t-il résoudre les problèmes d'échec des siens qui ont lamentablement échoué aux tests ?
De grâce monsieur le Ministre, ne ternissez pas l'image du pays avec vos décisions irrationnelles !

Bengar Raoul alias Ngondjé
New Jersey - USA


19/02/2006
Panique au bord du Tchad Air Force One !

Pendant plus d’une décennie de règne, le général ID a fait preuve d’une force de lion et une ruse de renard !  Aujourd’hui, les temps semblent finalement changés. En tout état de cause, tout porte à croire que la fin de règne tant espérée est plus que jamais imminente. Nous assistons d’ores et déjà à l’effondrement du régime du jour au jour tel un véritable château des cartes ! Cette fois-ci, c’est très sérieuse dit on ouvertement à N’djamena. Le régime ne pourra en effet éternellement résister au mécontentement populaire qui a atteint son paroxysme sinon des proportions inattendues !

Tout à fait, depuis quelques mois la sonnette d’alarme est fréquemment sinon constamment tirée. La politique d’autruche exercée en matière du développement a tourné au fiasco. Le disfonctionnement de l’appareil de l’Etat est considérablement aggravé. Les droits les plus fondamentaux de l’homme ont été régulièrement violés. La constitution de la république est frauduleusement modifiée, les richesses de l’Etat détournées. Conséquences logiques, les défections des cadres civils et militaires se sont multipliées. Des nouvelles tendances politico-militaires sont apparues.  La paix est plus que jamais compromise sinon menacée !

Néanmoins, ID n’a rien à foutre avec tout cela ! En effet, nonobstant toutes ces contestations aussi bien nationales qu’internationales, Malgré les protestations diplomatiques, politiques, militaires et populaires, fidèle à lui-même, le mythomane ID continue contre vents et marées son chemin et persiste sur sa logique irresponsable de vouloir coûte que coûte s’éterniser au pouvoir. Aux dernières nouvelles, accompagnés des mercenaires français et autres chèrement  achetés avec ce qui reste des pétrodollars, il passe le plus claire de  son temps à étudier des macabres stratégies militaires et des aventures belliqueuses contre les insurgés.

Cependant, depuis hier avec l’information faisant état de la défection du redoutable général Sebi Aguid, et du figure emblématique le général Issaka Diar ! la sauve-qui-peut gagne le camp présidentiel ! Autrement dit, panique au bord d’aire force one version tchadienne !  le doute s’installe progressivement. Pouvons nous éternel épris de paix, imaginer ou nous attendre à un scénario à la mauritanienne ? En tout état de cause, c’est manifestement ce qu’il y a de meilleure à souhaiter au peuple tchadien !

Pour clore, je tiens à saluer sans réserve la courageuse défection du général Sebi Aguid et ses compagnons, étant donné la longueur du liste des dissidents, je me contenterai de saluer de façon générale le courage et l’engagement de tous les dissidents de plus gradé au simple compatriote anonyme.

Sincères Salutations

Hassan Abdelkerim Bouyebri


13/02/2006
Sommes nous vraiment conscient de ce qui ce passe dans notre cher pays  le tchad ?

Un besoin d’autonomie, une envie profonde et vibrante sans précédent anima des patriotes, des hommes certes différents mais soucieux du devenir de l’Afrique. J’ose croire que leur déception ne pourrait être infinie si par un ordre extraordinaire il se tînt a ce qu’il soit parmi nous. Le vent de décolonisation qu’a connu l’Afrique dans les années 60, le plongea sans nul doute dans l’un des tournant des plus révélatrice de son histoire il fit émerger des forces vives, des caractères indomptables, une fierté frôlant inopinément l’orgueil conduisant à longueur de temps à des gouvernances uniques en leur genre, typique dans leur idéaux qui reste encore fort inconnu de l’histoire de l’humanité.
Notre cher pays le Tchad en est une caricature par excellence. Depuis la déclaration d’indépendance du Tchad à nos jours, l’existence des citoyens tchadiens n’a cessé d’empirer. Me dira t’on que ce sont des étapes de maturité que doit connaître tout un peuple ?
Me dira t’on que nul nation n’a connu cette gestation conduisant à enfanter un état sain, Exempté de toute malformation chronique.
Et ben je dirais <<nuts >>, car notre chère patrie n’a fait qu’enfanter dans ce cas que de cinq (5)  prématurés qui dans leur ordre chronologique présentent des symptômes de plus en plus néfastes.
Parlons en de notre benjamin machiavélique, prématuré sans nulle doute jusqu'à l’âme. Son excellence idriss Deby itno et sa cohorte indéfectueuse et efficace quant a la manière de mettre en ruine notre cher pays le Tchad. Le temps nous semble si long depuis que l’homme fort de bamina a fait sa première apparition sur l’écran de nos téléviseurs, le visage émacié, le regard encore hagard, reflétant le parcourt héroïque, incarnant un peu ceux qui son mort pour la liberté, pour les femmes et les enfants, pour éradiquer un autre régime sanguinaire qu’il remplacera avec stratégie. Une générosité qui caractérise l’idéal dont j’en ai parlé, nous est tombé, une offre empoisonnée nous sera tendu, et nos esprits perturbés par huit (8) ans de dictature claire ne sue voir le danger venir. Depuis 1990 jusqu'à nos jour nous n’avons rien vu d’autre que la misère, les structures de l’état se défont de jour en jour, la gouvernance se fait dans le désordre et la confusion totale. L’intérêt d’une minorité prime sans partage ni ombre de doute sur le reste des filles et fils de la nation.
Militairement Deby a su d’abord effacer ses compagnons de lutte, ceux la même qui se sont jurés fidélité pendant les moments difficiles du maquis. Il s’en est pris ensuite à ses potentiels rivaux assez honnête et brave pour dénoncer ces dérives par les armes. Replié de plus en plus derrière un rideau de méfiance, la lame tranchante entre les mains, il n’arrête point d’éliminer tout ceux qui pour une raison ou une autre haussent le ton. Quelle est donc la couleur de cette liberté promise ?
Politiquement, en utilisant incessamment des gens qu’il rejette par la suite Deby a su petit à petit  gagner du terrain en corrompant des âmes, puis déstabilisés ses opposants. Des élections orchestrés par le même maestro ont conduit inconditionnellement vers la victoire du MPS ; la gabegie atteint son comble lorsque par un coup de baguette magique l’occupant du palais rose s’est offert la voie du pouvoir éternel un cadeau qui profite bien à son offrant.
Economiquement tout semble paralyser, rien n’y vas plus, électricité, eau ; fonctionnaires, commerce monopolisé, tout dernièrement les braves retraités qui après temps d’années de dévotion pour le pays se retrouvent humiliés alors que notre cher prématuré continue sont aventure ambiguë entre l’est du pays, l’achat des armes et le FMI.

Comment pouvions nous encore et encore accepter cette situation ? comment pouvions nous fermer les yeux sur cette domination injuste et humiliante, qui bafoue toute croyance, toute les valeurs humaines ? Ce pays appartient- il qu’a Deby et se compères pour en juger de notre devenir de la sorte ?
Sûrement non, il est temps que l’on réagissent, que tous les filles et fils du Tchad soucieux de l’avenir de leur pays coordonnent leurs efforts afin que les choses changent. Nous devons sortir de ce marasme chronique par nous même. Nous sommes fatigués de supporter le président le plus pire de l’histoire du Tchad ou plus du monde.

Pour la mémoire de toutes les victimes de la dictature barbare de hissein Habré, je ne pourrais taire mon opinion sur l’affaire qui a fait les jours précédentes la une des medias.
Habré qui a décimé des tributs entiers, ne peux pas rester impunis. Tout le mal qu’il a infligé à la population tchadienne, toute les souffrance qu’il la fait vivre à des innocents, toute les familles qu’il a endeuillé méritent d’avoir un procès équitable. N’oublions pas que tous ces complices doivent répondre aussi de leurs actes. Deby doit aussi comparaître comme complice pour ces actes  meurtriers en faveur du régime de Habré.

En tant que membre de l’A.D.R (alliance des démocrates résistants) je lance un appel à tous les tchadiens afin qu’ensemble nous pouvions mettre fin à ce régime clanique et dictatoriale.
N’oublions pas que nous sommes les seuls maîtres de notre destin.

HISSECIN ABDERAMON
MONS BELGIQUE
Email : djoddaina@yahoo.fr


07/02/2006
APPEL DU DEVOIR

S’opposer revient à aller à l’encontre d’un acte ou d’un dire jugé contraire aux usages en vigueur; mais dès lors qu’on s’oppose politiquement, on désavoue un ordre  trop contraignant pour le commun des citoyens tchadiens; notamment quand on veut exprimer notre ras-le -bol. Face à la dérive génocidaire du régime en place à N’djaména, nous décidons de prendre notre responsabilité en main pour aider  le peuple Tchadien, pour cela donc nous avons pris la ferme décision de combattre le régime autocratique, de demograture et démagogie de N’djaména. Le recours à l’action armée s’impose donc comme une donnée majeure puisque IDRISS DEBY ne privilégie que le langage de la violence au détriment du dialogue serein, pacifique et porteur pour les tchadien. Comme d’habitude son principale arme est les mensonges pour cela il a  inventé des scènes  fantoche comme la les tentatives de son renversement  ect… pour brouiller  le putsch constitutionnel et se maintenir au pouvoir a vie mais l’époque ou les tchadiens ne disent rien est révolu. N’insulter pas  l’intelligence du peuple, « On peut tromper une partie du peuple pendant un certain temps, mais pas tout le peuple  tous le temps »

Le temps de désordre est terminé, les tchadien ne veulent ni vous(DEBYSTES) ni votre mouvement (MPS) degageeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer.

Urgence, urgence.
Le TCHAD est agonisant rien ne marche plus, tout est dans le rouge au point mort, notre administration est pourrie et corrompue, notre peuple est au bout du souffle, il n’y a plus d’eau,
Plus de nourriture,
Plus santé,
Plus d’électricité
Plus de sécurité
Plus de route
Plus des fonctionnaires
Plus des directeurs
Plus des ministres
Plus des députés
Plus de président    → poste vacant
Plus de gouvernement
Bref nous avons rien et rien ne marche.
Où est ce  cœur chaud des tchadien ?
Où est passer notre jeunesse ?
Où sont nos  hommes forts ?
Ou sont passé nos vrai politiciens ?
Où est notre armée nationale ?
Ou es tu  tchadien du nord, tchadien du sud, tchadien de l’extérieur, tchadien de l’intérieur ?
Où sont les parents des filles violées par le pédophile Deby ?

Réveillez vous le TCHAD a besoin de vous  pour le grand combat contre le mal,
Nous commencerons a zéro puis que la maison est tombée pour cela mobilisons nous puis que nous avons les matérielles pour la construction.

ALI MHT DJIBRINE , MDJT


02/01/2006
Le Tchad de toutes les turbulences

Le débat est clos au Tchad sur la campagne de notre roi tchadien de toucher les 10% revenu pétrolier. Les 10% réservé à la génération future.
La Banque
Mondiale ne veut pas mais le roi veut donc il n'y a rien à faire. Notre roi semble être préoccupé par la pauvreté chronique de notre pays, est ce que c'est vrai? Franchement non.
Un autre rêve de notre cher roi vient de se réaliser du fait que nos princes parlementaires ont répondu oui à son désir. Et pour corroborer aussi ce qu'il a dit en novembre dernier sur les antennes de RFI :"Personne n'empêchera le Tchad d'utiliser les revenus de son pétrole même pour l'achat des armes." peut-être a t-il omis de dire aussi personne ne l'empêchera d'assurer la perpétuité de la modification de ses lois.

La prorogation de la loi 001 est passée comme une lettre à la poste à l'assemblée nationale.
L'Assemblée Nationale du moins la majorité mécanique de son parti Mps a dit oui. Histoire de témoigner l'attachement et à servir les moindres ordres de notre roi. Dans l'hémicycle il y a l'insouciance, l'indifférence, l'insensibilité et une bouche partisane. Peu importe le sort du pays Donc nous attendons encore une autre occasion pour que nos princes viennent encore faire plaisir à notre roi par leur présence physique et leurs applaudissements. Triste pour ceux qui se disent représentants du peuple et ces soi-disant élus par ce dernier.

Où est passé le revenu prévu pour les Tchadiens d'aujourd'hui pour que l'on touche à celui de nos enfants. Nous comprenons que notre cher roi a décidé d'aller  dans ce sens parce qu'il a chaud, même la chaleur du Nord de notre pays ne fait pas encore mal. Et il veut aussi combler le déficit de ses armes emportées par ses frères déserteurs. Sinon pourquoi attendre ce moment pour imposer le vote à nos adorables princes parlementaires.
Dès qu'il s'agit de trouver les voies et moyens pour gaspiller l'argent du contribuable, notre roi est toujours pret et lui seul détient le plus profond secret. Nous pourrions aussi l'associer à ses chers frères. Notre roi sait toujours résoudre les équations pour les dépenses de prestiges pour des fins partisanes. L'intérêt général est relégué au second plan pour ne pas dire oublié.
La transhumance politique de ces derniers temps développe encore plus l'intelligence de notre roi pour ses manœuvres politiciennes.
Ces 10% seront utilisés pour la sécurité nationale pourquoi ne pas affirmer le réel motif de l'action que de tromper encore la vigilance des Tchadiens? C'est sans aucun doute pour la protection de notre roi. Depuis quand le citoyen a été protégé? Ce sont nos hommes en tenues qui sont censés nous protéger qui nous matraquent, nous pillent et nous pourchassent toutes les fois que nous voyons à nouveau le soleil. La raison de ce changement tire sa motivation  dans le concert officiel de désamour entre le roi et ses frères et le pouvoir de N'djamena et  celui de Khartoum.

Le roi a entamé une caravane d'accusation à l'endroit du Soudan. D'Abuja à Addis Abéba le langage de notre tout puissant n'a pas changé. Il avoue et martèle de voir la main de soutien invisible du Soudan aux rebelles. De quoi s'étonne t-il? Cela pourrait être un étonnement pour nous qui ne sommes pas dans le cercle mais s'il ose le faire c'est par connaissance de cause. Car nos hommes forts viennent le plus souvent à N'djamena par l'Est, par la bénédiction du Soudan ,de la Libye et nos présidents du Nord. Le Soudan leur sert toujours de terrain de mise en forme des dernières stratégies.

Notre roi confond les réalités de son royaume à celles des autres pays. S'il donne des sévères pressions à la presse, arrive à mettre les opposants sous ses pieds, à terrifier et dompter  le paisible citoyen. à être le président spirituel de la centrafrique. Cela ne peut pas être la même chose avec le Soudan. Sil croit réussir ce même jeu chez ce voisin  comme un cadeau du père noël, il se trompe. Déclaré une offensive contre ce pays n'est pas une bonne idée pendant que le problème est tchado-tchadien. A t-il peur de quoi? Ce sont les armes et le sang qui l'ont porté au pouvoir  et peut être ce serait les mêmes choses qui le feront partir. Comme il refuse de partir constitutionnellement. Nous ne souhaitons pas cette méthode. Nous voulons montrer aux autres de nous enlever l'étiquette des sauvages qui manquent de raison utilisent la violence pour résoudre leurs problèmes.

Après moult démentis aux accusations, le Soudan se dit pret la semaine dernière à contre-attaquer. Notre pays a t-il les moyens pour faire face à ce pays pus puissant que lui? Les 10% achèteront des armes certes mais où est le moyen humain?
Comme par le passé, nos jeunes, frères, nos futurs cadres, nos futurs pères, nos futurs époux seront arrachés  pour aller combattre l'ennemi d'une seule personne, d'un seul clan, d'un seul pouvoir. Nous reviendront t-ils vivants ceux qui ne savent même pas tenir l'arme et méconnaissent le terrain militaire.

Marari R
.


18/12/2005
Deby et frères: Un processus d'un divorce total

Monsieur le président n'a plus le sommeil tranquille depuis Mai 2004.Cela parce que ses frères du même clan qui ont constitué avec lui un pouvoir clanique sont mécontents de sa gestion du pays.
Des coups de force manqués donnent du stress au locataire du palais rose.
Monsieur le président qui est une entreprise publique a juste ouvert ses portes à ses parents pour être bien entouré. Question d'être en sécurité et de temporiser les siens dont il est convaincu de leurs instincts guerriers plus développés que ceux d'autres Tchadiens.
Peut-être a t-il oublié que le plus proche peut facilement tuer que l'ennemi qui vient un peu de loin. D'ailleurs on a pas besoin de lui dicter cette règle car il en est un exemple avec son prédécesseur.
"Renverser Deby et instaurer la  démocratie et le changement" tel est le credo du socle de changement ,l'unité nationale et la démocratie.
Monsieur le président n'avait -il pas eu ce même idéal quand il préparait le renversement de son ex patron?
A une comparaison de près, n'existe t-il pas une corrélation entre le credo des déserteurs et cette célèbre formule qu'on a entendue un 1er Décembre 1990.Je cite "je vous ai amené ni or ni argent mais la liberté"
Nos chers dirigeants et déserteurs ,le Tchadien n'est pas dupe ni consentant. Il n'est pas un mouton de panurge que l'on mène a l'abattoir sans un mot.
Nous sommes vraiment dans un Tchad où il suffit de rien pour etre médiatisé comme une star de cinéma.
L'on nous a amené la liberté nous l'acceptons tous. Parce que nous avons eu une petite fenêtre de liberté avec la naissance de la presse privée. Cette presse où le pouvoir joue entièrement son rôle de roi lion. Le paisible citoyen ne peut se promener et voyager d'un lieu à un autre. Il risque sa vie s'il tombe sur les intouchables qui tuent leurs semblables comme un poulet que n'importe quel enfant de la maison peut le faire.
Nous sommes conscients que le développement est un long processus mais faut-il un demi siècle pour que le notre soit effectif? Il a fallu juste un mandat  de cinq ans renouvelable une seule fois et le non "rehabillage" de la constitution pour qu'Alpha Omar Konaré change le" visage"du Mali. Et fait noter une avancée démocratique dans ce pays.
Tout n'est pas rose, tout n'est pas noir dans la classe dirigeante mais tout peut s'améliorer si elle peut avoir un esprit  de dépassement, à privilégier l'intérêt général et à respecter l'Etat de droit.
Revenons sur ceux qui font l'actualité ces derniers temps ,les auteurs de la défection, désertion...
Ceux là sont les proches de Deby qui ont décidé d'exprimer leur ras -le -bol en tournant le  dos à leur petit et grand frère président. Ils sont partis avec une partie de matériels de guerre de l'Etat. Voilà une première leçon. Si le premier bonus pétrolier était utilisé dans le social ces déserteurs ne devront pas avoir ces moyens là.
Jusqu'où arrêteriez-vous de donner de spectacle et d'amuser la galerie? De quel écervelé vous nous prenez? Ce ne sont pas les mêmes qui ont constitué le cercle vicieux présidentiel? Et ce pas au nom de ce même cercle que le président a clamé haut et fort que c'est le peuple tchadien qui lui fait confiance et demande encore un troisième mandat?
De grâce nous sommes assez "coupdetanisés" donc "electionniser" nous. Si nous avons une faveur à vous demander c'est de nous laisser librement choisir notre président et nous serons prets à assumer les conséquences de sa gouvernance.
Nous sommes bien tentés de dire que Monsieur le prési est en train de donner de l'onction de succession à une autre personne que vous et c'est qui vous met le feu au cœur. De quel changement parler vous? Aviez vous un programme concret pour ce pays meurtri quand vous arriverez a vos fins?
Nous ne serons jamais surpris d'assister à un coup d'Etat car aucun de nos dirigeants n'a été élu démocratiquement. S'il avait un prix Nobel pour ça notre pays en devait déjà être un récipiendaire et que nous ses enfants serions contents de caresser ce précieux mais dommage donc réfléchissons.
Pitié pour mes frères de l'Est car nous savons ce que ça donne quand on vit dans un même lieu que les rebelles. L'exemple vécu en 1993 à Goré et 1997 à Moundou en témoigne.
Nous ne sommes pas pour un Zaghawa. un Massa, un Gor pour ne citer que ceux là mais un homme digne qui mènera la destinée de notre pays au bon port en dépit de ses considérations personnelles.
Quand vous gagnerez vos tours de passe-passe de marketing politique qui serait le prochain mécontent parmi vous? Wait and see.
En attendant mes vœux les meilleurs à tous les Tchadiens et que Dieu sauve le Tchad.

Marari R.


06/11/2005
Les bourreaux du Palais Rose sont réellement
décider de déshabiller Idriss Pierre pour habiller Yaya Paul ?

Les Tchadiens se souviennent d'un certain avril 1989 lorsqu'un groupe des officiers des FANT se révoltait contre le régime de Habré dont ils ont été les bras armés durant toutes atrocités.
Les Tchadiens se souviennent encore d'un certain 1er décembre 90 lorsqu'un troisième larron Deby prononçait dans son premier discours de chef de l'Etat : « ce cadeau ne ni or, ni argent, mais c'est la liberté ». La « liberté », déjà on a applaudit l'arrivée du Messie Deby :  Un Deby qui a chassé le dictateur Habré ; un Deby qui a amené le démocratie ;un Deby qui a restauré l'égalité ;un Deby qui a donne la liberté de presse.. bref un 
Deby qui a réussi les honneurs de tous les seigneurs.

Mais cela les Tchadiens ont vite cru à l'incroyable, qui prouvera le contraire aujourd'hui.
Les tortionnaires impunis ; l'insécurité, l'obscurité, la mauvaise gestion, le grincement dans l'appareil administratif, tout va crescendo. Preuve le Tchad est aujourd'hui classé pays le plus corrumpu du monde et aussi le plus pauvre de la planète, paradoxe d'un pays exportateur de l'or noir. Face à ce paroxysme et comme depuis quelques décennies au Tchad, ce sont toujours les mêmes têtes qui se soulèvent et se révoltent pour quelques intérêts que se soient, contre leur propre camp. C'est le cas aujourd'hui d'un Yaya Dillo qui décide de scier l'arbre à la branche duquel il est assis.
Après la stratégie de « mutinerie » fabriquée de toutes pièces à la veille de la reforme constitutionnelle pour mystifier l'opinion internationale en donnant l'impression d'un pays en insécurité, chose qui permis la pérennisation du régime Deby .A bientôt les présidentielles et encore, puisque l'insécurité est toujours le dindon de la farce ; Yaya Dillo. Est il une autre marionnette du stratège Deby pour piéger les mécontents de Ninguilim, les aventuriers de Soubiane ou encore les nostalgique de Abbas Kotty qui errent dans la région de Ouaddaï ?Est il un vrai patriote conscient de la cause noble ? Si oui que changera son éventuel avènement au pouvoir ?
Là il y aurait une probabilité de 50-50.Cest-à-dire qu'il pourrait être pire à 50% parce qu'il est issu du même clan que Deby. Tout comme il pourrait être mieux à 50% parce qu'on aura affaire à un nouveau système et un à un nouvel homme dirait Sedick Ali. Et comme lui beaucoup des tchadiens par nature humaine et par psychologie souhaitent un changement et misent dans cette probabilité. Mais en réalité cette probabilité-ci est facile à imaginer : qui est Yaya Dillo ? Quels sont les éléments qui l'entourent ? Qui est Deby ? Quels sont les éléments qui l'entourent ?
Les réponses à ces questions trouvées, il reviendrait d'opposer le sens humain je voudrai parler de la valeur morale de deux hommes. Contrairement à un Deby qui dilapide des millions de contribuables pour se marier aux belles filles de N'djamena pendant que son pays détient les deux palmarès de déshonneur suscités.
Un Yaya Dillo pourrait être un petit peu humain que ça. Mais au fond nous trouvons toujours avec les mêmes acolytes avérés si ce n'est peut être que d'autres princes remplaceront Brahim Deby, Abdel-Rahim Bahr.. Deby à la noce, Dillo en campagne à la frontière tchado soudanaise et  les paisibles citoyens à l'insécurité et à la misère. Et tout cela se passe au moment où le vieux lion qui a perdu ses dents au pays de la Teranga attend répondre à ses passés du jour au lendemain. Un adage local n'a-t-il  pas dit que la lame qui a rasé la tête de Hassan rasera celle de Hussein.
Wait and see.
Mais avant à Dieu Human Rights Watch !

Adoum Ali Adoum

adoumaliadoum@yahoo.fr
Tel : 0021362873349


30/10/2005
Le vent qui souffle de l’est du Tchad est plein d’espoir.

Les tchadiens ont remarqué ces derniers jours la création du mouvement politico-militaire; le socle pour le changement, l’unité nationale et la démocratie (SCUD) et ils ont par la suite appris que le SCUD a pour objectif de renverser le régime dictatorial du président Déby et ensuite installer un régime contrecarré par les fondements de la démocratie.

Cette action prouve que certains tchadiens sont bien au courant de la situation actuelle de leur pays et qu’ils se préoccupent beaucoup du futur de celui-ci; c’est en effet l’étouffement du Tchad par l’anarchie, le non respect de la constitution,  les droits de l’Homme bafoués, une armée qui est tout sauf nationale, une insécurité alarmante, une économie complètement ruinée… qui les inquiètent énormément. Cette dissidence indique par ailleurs le ras-le-bol d’un groupe de tchadiens vis-à-vis du régime anarchique du MPS qui a laissé notre pays exsangue, ils sont pleinement conscient que le Tchad  n’ont seulement à besoin d’un changement mais mérite un changement radical de tous les secteurs axé vers le progrès.

En outre, le président Idriss Déby qui s’est implanté au sommet de l’état à travers toutes ces années n’a fait que démontrer ses multiples faiblesses et son incompétence à géré un pays comme le Tchad. C’est bien évident qu’il est le principal responsable de la malversation de l’administration publique tchadienne et de tous les problèmes que connaît notre pays dû grandement à sa politique outrée et ses méthodes despotique; une chose est sûre et certaine, le président usurpateur doit partir;  c’est dans cette atmosphère que nos frères tchadiens comptent lutter courageusement contre la dictature pour une cause collective et nationale.

Depuis l’officialisation du SCUD, les réactions ont été nombreuses et chaleureusement favorable, beaucoup de tchadiens issues des diverses classes ont exprimés leurs soutient au collège révolutionnaire; ce qui sous entend que la majorité d’entre nous aspire à un changement fondamental.

C’est dans ce sentiment de changement qu’on devrait aider et soutenir nos compatriotes du socle pour le changement, l’unité national et la démocratie car ils veulent sacrifier leurs existences pour le nôtre. Le vent qui souffle de l’est du Tchad est plein d’espoir.
Vive le Tchad, Vive le SCUD

Hamdoun Erdi
Militant du SCUD


28/10/2005
Des aveux explosifs et révélateurs

Depuis l'exploitation de l'or noir tchadien à coup de fanfare le 10 octobre 2003, il semblait depuis ce jour là que le pétrole a coulé et emporté à son passage tout ce que l'Etat tchadien a comme argent dans la caisse.  Le limogeage et la démission de certains ministres qui ne veulent pas se taire et manger comme le fustige un dicton "la bouche qui mange ne  parle pas ". Nous savons que ce jour là (10 octobre 2003) où certains groupes des Tchadiens "s'en aillent'" à Doba pour la saga, d'autres en faisaient une journée de deuil national. Je parle précisément des collectifs des droits de l'homme et la Radio FM LIberté qui étaient déjà conscients du malheur qui tombera sur le peuple Tchadien.
Entre ce temps certaines lèvres condamnées à miter de ce qu'elles en ont normalement le droit sans gymnastiques, disaient d'eux que ce sont des éternels protestants. Voilà deux ans bien sonnés quoi de plus bénéfique? L'heure est au regret et aux multiples lamentations. Le rêve est devenu un rêve infernal.
Il n'y a pas de l'argent c'est pourquoi nos parents croupissent dans la misère sans salaire. Les visages ridés de souffrance des fonctionnaires en témoignent si bien. Mais quel est cet argent qui fait pousser le Tchad au rang des champions en corruption. Comme souvent c'est sur les antennes de RFI que nos autorités font des aveux et étalent leurs états d'âme. Il faut absolument que le Tchad réagisse suite au rapport en sa défaveur de Transparency Internationale et c'est à partir de là que certains Tchadiens (comme moi aussi) croient qu'il y a aussi de l'argent au Tchad. En sa défaveur j'en abuse sinon c'est bien la triste réalité Le ministre de l'information pour ne pas le nommer Moussa Doumgor disait " si le Tchad est le premier pays corrompu c'est parce qu'il y a l'argent avec le pétrole et c'est ce qui attire les corrupteurs." Cet argent dont il parlait  pourrait peut-être être celui du compte d'un particulier Dieu seul sait. Les Tchadiens sinon presque rêvaient à la veille de l'exploitation du pétrole, aspirer aux lendemains meilleurs mais hélas. La situation va de mal en pire. Que dirons-nous de ces nombreux jeunes élèves qui ont abandonné les études pour la construction du champ pétrolier. Les voilà aujourd'hui sans job et sans études... Nous devons, nous les Tchadiens savoir ce qui fera notre bonheur et choisir qui se confier. Car ces nombreuses expériences doivent maintenant et entièrement nous mûrir. A qui la faute  dans l'affaire sombre que notre pays s'est emballé.

DEMBAYE REOUNIMTA


25/10/2005
Les jeunes sont les acteurs du changement!

Depuis la modification de la constitution pour une possibilité d'un 3eme Mandat pour le PR Deby, le régime MPS continue de battre des records d'impopularité au Tchad. De1, l'ex-SG Ahmat Hassaballah Soubiane a démissionné tout en créant la CDDC. De2, presque tous les partis politiques critiquent négativement cette modification. De3, il y'a eu un coup d'Etat au mois de Mai dernier. Enfin Yaya Dilo Djerou, un proche parent a' Deby vient de créer le SCUD et il s’est retranché en compagnie de plusieurs officiers a' l'Est du pays. Depuis lors le ralliement des militaires dans le rang de SCUD continue sans cesse. L’objectif primordial de SCUD c'est le départ du PR Deby (de gré ou de force).

Bref pour éviter de bain de sang encore entre les tchadiens en général, les Zakhawa, Goranes et Arabes en particulier, il faut que le PR Deby revienne a' sa décision; celui de ne pas changer la constitution. Chers frères tchadiens, ne soyons pas récidivistes. Le 1er président du Tchad, son excellence Ngarta Tombalbaye a eté assassiné par ses proches parce qu'il a tenté de s'éterniser au pouvoir. Donc le fait que le PR Deby soit encore candidat pour la 3eme fois en 2006 c’est trop risquer et pour lui et pour le pays tout entier. Les tchadiens ne sont pas si dociles pour pouvoir les gouverner tout le temps contre leur gré.

Par ailleurs, il semble que la société moderne du Tchad n'a pas appris grand-chose du passé. Sinon les nombreux conflits nationaux sans oublier les néfastes guerres civiles allaient nous servir des leçons. Hélas ce n'était pas le cas au Tchad. Au niveau national ou simplement dans notre quotidien, des exemples concrets nous confirment cette triste réalité: Dizaine des rebellions au Tchad; cinquantaine des partis politiques, montée de l'individualisme a' Ndjamena etc... Nous ne savons pas quel genre de péché que le Tchad a commis sur cette terre pour mériter un tel châtiment. Que Dieu apporte la paix et l'harmonie au Tchad.

En finissant, l'ouverture d’Esprit que j'ai eue a' l'Etranger m'a mené a' croire que toute personne, indépendamment de sa tribut, de sa région ou de sa religion avait pour mission de faire en sorte que la société évolue dans la paix et l'harmonie. Apres 40 années de guerre civile, il est temps de prendre un peu de recul et de décider a' quoi nous voulons que notre future ressemble. Pour ce faire, chers frères et parents, évitons de faire des guerres fratricides interminables qui ne font que détruire le pays. En outre, consacrons beaucoup de temps et énergie dans les grandes causes pour forger ensemble notre demain. Il nous appartient. Alors impliquons nous en "chair et en os" pour notre avenir et pour celui de nos enfants, car nous les jeunes, nous sommes les acteurs du changement. Merci de votre lecture et bonne journée.  

Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l’Amérique du Nord.

18/10/2005
DES QUESTIONS PRÉJUDICIELLES A MOHAMMED KÉBIR : “ SUPPUTATIONS HATIVES AUTOUR DE REALITES BISCORNUES “ (10/10/05 - Forum Actualités)

     Je me permets de réagir à l’article sus-cité sur l’usage des chaînes dans l’école coranique, et surtout « ses prétendues vertus ». D’entrée de jeu, je voudrai me rappeler le symbole que constituent les chaînes du point de vue des droits humains. Il y a de cela plusieurs années, j’avais suivi un reportage sur la télévision camerounaise, présentant des prisonniers du sinistre bagne de Tcholliré, dans le Nord de ce pays voisin, dont nous parlaient déjà les parents. La plupart étaient des Tchadiens arrêtés et détenus sans jugement depuis des années, enchaînés comme des bêtes de somme dans la cour de la prison. Cette image me marqua profondément, et me rappela étrangement celles des livres d’histoire du lycée concernant la traite négrière. Plus tard, en 1991 à Dakar, j’eus le privilège de visiter la célèbre Maison des Esclaves à Gorée, où je puis constater et toucher de mes propres mains les chaînes qui firent des siècles durant le supplice et la honte de la race noire. Paradoxalement, le logo de mon association (LTDH) présente une colombe s’envolant enfin après avoir pu briser les chaînes qui la retenaient. Une célèbre carte postale d’Amnesty International présente aussi une colombe enchaînée à l’intérieur d’une cellule de prison et regardant fixement et tristement la lumière qui perçait de dehors à travers les grilles. Alors, je ne suis pas sûr que Mohammed Kébir trouve beaucoup de sympathisants sérieux en présentant les chaînes comme un symbole ou un instrument de vertu, dans n’importe quel domaine de la vie.
     Ensuite, je voudrai poser à notre ami la première question préjudicielle : peut-il nous citer un seul passage du Coran ou des Hadith qui institue expressément l’usage des chaînes comme instrument d’éducation à la piété ? Si ce passage existe et authentifié, alors je me tais pour les écoles coraniques de redressement des délinquants. Si ce n’était pas le cas, poursuivons le débat franchement et sans amalgame. Je ne m’intéresse pas à la valeur et à la portée des propos du Président Déby sur RFI, pour distinguer l’exploitation politique de la réalité d’un phénomène social.
Mohammed Kébir déclare : « Ce qui aurait pu retenir mon attention à faire arrêt sur l’image, c’est la dramatisation excessive par une chaîne de télévision française ( France2) de la méthode employée depuis des temps immémoriaux par les éducateurs des écoles où l’on enseigne les versets du livre saint de l’Islam, l’enchaînement. Afin de mieux maîtriser les récalcitrants, le seul moyen qui a paru efficace était l’enchevêtrement des chevilles par des chaînes et cela se fait par le consentement des parents de l’enfant. Cette méthode aurait permis de limiter les dégâts face à la recrudescence de la délinquance juvénile au Tchad. Ces enfants « enchaînés » ont été confiés à leurs bourreaux par leurs parents propres. Mais lesquels enchaînements permettaient tout de même, bien que difficilement, aux suppliciés de pouvoir se déplacer ».

-          Primo, si c’est parce que la pratique des chaînes remonte aux temps immémoriaux, elle n’a aucune légitimité religieuse. Je m’explique : l’excision et le port des gris-gris sont des pratiques faussement attribuées à l’Islam, sauf preuve du contraire. Elles sont païennes. Ce qui n’empêche que beaucoup les défendent en leur trouvant de faux liens avec la religion, sans être en mesure de le prouver. Des pratiques obscurantistes peuvent se servir de la couverture d’une religion quelconque pour abuser des siècles durant des populations ignorantes. Si les chaînes ont été un instrument d’éducation vite associé à l’école coranique, elles ne deviennent pas pour autant des instruments religieux immuables et incontestables. C’est pourquoi les esclavagistes en ont eux aussi abusé durant l’Histoire.
-          Secundo, « la maîtrise des récalcitrants » par les chaînes, c’est la même logique qui a prévalu dans les méthodes cruelles de la colonisation française, pour venir à bout de tout esprit de résistance du nègre et obtenir de lui mécaniquement et non par adhésion volontaire la soumission totale à l’ordre coloniale. Elle a été à la base de beaucoup de révoltes populaires dans le Nord comme dans le Sud du Tchad, surtout quand ce furent des autorités nègres qui prirent la relève des colons blancs. En psychologie, il est de notoriété que l’éducation en Afrique noire freine l’émancipation intellectuelle et morale des peuples parce que trop basée sur l’usage de la peur comme méthode efficace d’assimilation, au point que les élites aujourd’hui souffrent encore de la difficulté d’évoluer, d’autocritique constructive, se cramponnant dans les fantasmes de leur subconscient violenté.
-          Dire que cette méthode a permis de limiter les dégâts de la délinquance juvénile au Tchad est vraiment insultant. Notre ami serait-il le seul à ne voir la délinquance que dans les quelques familles pauvres et ignorantes qui recourent à cette méthode ? A-t-il vraiment défini les critères de la délinquance juvénile pour ne pas constater ce qui se passe dans les collèges et les autres centres du savoir fréquentés par les jeunes de toute confession, y compris musulmane ? Alors, si les chaînes sont un instrument vertueux et efficace de redressement des délinquants juvéniles, il serait temps de les institutionnaliser à tous les niveaux de l’éducation nationale !
-          Peu importe que des parents offrent leurs enfants aux bourreaux pour les enchaîner ? D’abord, il faut se prononcer sur l’esprit de responsabilité des parents qui les poussent à recourir à des solutions extrêmes et externes, pour combler leur propre défaillance. Si l’accumulation des supplices corporels et de la peur produisent une reconversion vertueuse des victimes, vraiment il est inutile que les défenseurs de droits humains continuent de dénoncer l’usage systématique de méthodes semblables par les éléments incontrôlés du régime. L’obtention forcée d’un aveu ne serait-il pas un résultat noble justifiant les brutalités infligées aux citoyens par les « gendarmes » ?
-          Des comparaisons inopportunes : Mohammed Kébir poursuit : « Jadis, feu Faki Ab Kaoussara à Abéché, la ville réputée pour ses enseignements en la matière, n’a-t-il pas employé cette méthode pour former voire rendre dociles ses élèves les plus difficiles à maîtriser ? L’histoire a rapporté que tous les enfants issus de son école étaient des génies. La quasi-totalité de nos ulémas ne sont-ils pas passé par-là ? Rien ne prouve que tous les enfants qui ont été scolarisés dans ces écoles étaient ou sont enchaînés. Cet état de faits semble ne s’appliquer que sur ceux qui s’acharnent à dévier des normes édictées par la société. Quelle est cette civilisation exhaustive qui, du jour au lendemain, doit laver le cerveau de quelques-uns de nos concitoyens et qui vont s’acharner avec autant de virulence contre les leurs ? Attendez ! Que veut-on me faire croire comme ça ? ». Pourquoi faire des amalgames entre la formation des ulémas, personnes consacrées au culte religieux, et le redressement des délinquants sociaux ? Les deux processus ne visent pas le même produit, par conséquent n’empruntent pas forcément les mêmes méthodes, même pour fabriquer des « génies ».
-          Des normes édictées par la société ne sont pas forcement moralement légitimes. En effet, chaque société édicte des normes en fonction de son niveau d’émancipation culturelle et socio-économique. Par exemple, mes ascendants les rois Moundang ne crachaient jamais par terre mais sur leurs sujets qui s’empressaient de cueillir en plein vol la salive projetée du souverain, signe d’onction : cette norme séculaire me donne de la nausée et je la condamne énergiquement aujourd’hui, sans pour autant que ma démarche soit le fruit d’un « lavage de cerveau » par la civilisation occidentale ! Je considère simplement qu’il y a mieux à offrir à ses sujets que sa salive ou ses urines infectes ; ce n’est pas une question de civilisation mais d’évolution mentale tout court ! Autre exemple encore courant dans nos campagnes tchadiennes : la chasse aux « massass » (sorcières) que des gens influents des communautés continuent de pratiquer devant les cas de neuro-paludisme avec convulsions. L’ignorance séculaire de cette maladie a favorisé des coutumes barbares de lynchage de supposés sorciers, alors que l’administration de la quinine suffit à soulager le malade. Doit-on continuer à rester dans la nuit des temps au XXIe siècle ?
-          Sans entrer en conflit sur ce point-ci avec lui, je voudrai adresser une autre question préjudicielle à Mohammed Kébir, quand il dit : « P. Lorton traduit dans son reportage « nassara » par « chrétien », comme pour tenter de réveiller le vieux démon qui dresse les communautés religieuses les unes contre les autres, alors que le terme de « nassara », pour tout tchadien, désigne simplement l’« homme  blanc ». Si nous sommes conscients du danger de mauvaise traduction ou utilisation de la sémantique populaire, nous comprendrons aussi honnêtement comment la perception du terme « kirdi » nous aura fait de mal dans notre pays, de même que « habith », sans autre commentaire !
-          « Sans aucune analyse critique, beaucoup se sont laissés emportés (peut-être pas à la dérive, je le suppose) par cette manière indolente de se foutre de nos cultures. Pourtant, jamais personne n’en est mort », s’exclame notre ami ! Je ne défends pas ce reportage ni ses auteurs, ce qui m’intéresse, c’est la logique argumentaire de mon jeune frère Kébir. Ou nous nous justifions par rapport à la religion et il n’y a plus de débat ou nous nous perdons dans la brumeuse de nos cultures, et là le bas blesse ! Car c’est bien la résurgence de certaines coutumes rétrogrades qui a neutralisé la justice et les droits élémentaires et égalitaires des citoyens dans notre pays ces dernières années. A-t-on recensé et codifié les coutumes « acceptables » de notre société cosmopolite ? Avions-nous tous la même perception pénale du vol, du crime, par exemple, pour évoquer « nos cultures » méprisées par « cette manière indolente » ? Pourtant beaucoup sont morts de manière directe ou par ricochet de certaines de « nos cultures ». Citer des exemples serait long et pénible.

Alors, pour se résumer, si la pratique des chaînes est une prescription islamique prouvée et non une coutume indûment liée, je retire tous mes propos mais je m’en prévaudrai pour toute autre religion ou philosophie. Sinon, au risque d’user de symboles universellement honnis, ayont le courage de situer le problème dans son vrai contexte, le dépolitiser et l’examiner à fond sans déchaînement de passions stériles, pour séparer ce qui relève de la lumière de ce qui doit disparaître à jamais dans la nuit des temps.

Enoch Djondang  


16/10/2005
CEUTA et MELILIA : Drame Africain

Merci d’abord à ialtchad presse de m’avoir accordé cette occasion
La communauté internationale en général et l’Afrique subsaharienne en particulier a suivie à partir de CEUTA et  MELILIA le drame de ces clandestins subsahariens, qui essaient par tous les moyens de franchir les barbelés qui séparent l’Afrique de l’eldorado européen, les uns ont pu mettre le pied sur le sol européens, Les autres, menottés et embarqués vers le Sahara marocain sans eau ni nourriture, et la troisième  catégorie ont eu la chance d’être rapatriés vers leurs pays respectifs.
En effet, tous ces scandales ne devraient initialement pas concernés les pays maghrébins, qui sont la plaque tournante de l’immigration clandestine, ni les pays subsahariens dont les immigrés clandestins sont majoritairement originaires. car cette immigration est d’abord l’affaire des pays riches, qui constituent  la destination finale et l’objectif principal des ces clandestins. Ce sont eux qui  ont érigé un nouveau « mur de Berlin » pour protéger leur confort et leur bien-être  contre ces personnes venues du tiers-monde,  ce sont eux qui pillent les richesses du sud en inventant la coopération,  en organisant la corruption des dirigeants tiers-mondistes, tout en faisant  « l’immigration sélective » qui n’est qu’une opération qui  assure les transferts des rares élites des pays pauvres vers l’Europe.

Pour mettre fin à ces drames humains, il faut que les pays riches européens prennent leurs responsabilités historiques en mettant sur pied un vrai et sérieux plan de développement global dans leurs anciennes colonies et qui consiste à  exploiter les richesses, bien orienter les aides et le financement des projets, afin qu’ils  touchent directement les couches sociales concernées, et enfin l’ouverture d’un véritable dialogue NORD-SUD afin d’adopter des mesures communes pour lutter contre ce fléau ,tout en traitant avec pitié et sagesse  les personnes qui en sont victimes.

ABDELSEMI AHMAT DJIBRINE
Email : abdelsemi@yahoo.fr


16/10/2005
Réponse à l'article paru dans Jeune Afrique Intelligent
 numéro 2335 du 09 au 15 octobre 2005.

Je suis un jeune universitaire tchadien, lecteur de votre journal depuis  l'age de 9 ans, en 1984.
D'une part, je voudrais apporter quelques précisions sur l'article paru dans  J.A.I  sous le titre intitulé l'homme de la semaine: TCHAD Hissein Habré

1. Certes, Hissein Habré est originaire de grand nord tchadien mais pas de l'ethnie Toubou. Il est d'ethnie Gorane dans la région de Borkou, tout autour de Faya, le chef lieu du BET. Par contre, les Toubou vivaient à l'extrême nord du pays, dans le Tibesti, frontalier avec la Libye dont une partie de ce peuple vivait de l'autre coté de la frontière

2. La dissidence entre Goukouni Weddeye et Hissein Habré a eu lieu juste après la  libération de Mme Claustre en 1977 mais non en 1976. Et la cause est justement du en partie à l'affaire Claustre. Car, Goukouni s'est vu imposé ou du moins ne voulait pas mécontenter le Colonel Gaddafi accepta de finalement de libérer sa prisonnière en Janvier 1977. Contrairement à Habré beaucoup plus hostile, refuse de lâcher sa proie tant qu'on ne lui aurait pas livré ce qu'il exigeait en contrepartie( armes, argent ...) de la France.

D'autre part, l'article nous a enseigné beaucoup des choses sur l'homme et son parcours. Par ailleurs, à chaque fois qu'on lisait  François Sudan, surtout quand il décrit les grands hommes politiques africains du 20 siècle tels ; les pacifistes Nelson Mandela, Thomas Sankara, les dictateurs Ahmed Sékou Touré, Jean B. Bokassa ou le monarque Hassan II, on n'est ravi de ses connaissances intellectuelles et journalistiques.
Pour ce qui est d'Habré, certes l'homme est intelligent, orgueilleux, manipulateur mais aussi barbare, sanguinaire, dictateur. Je ne comprends aussi, le Sénégal un pays model pour la démocratie en Afrique, insiste ou persiste de livrer Habré à la justice. Etant moi-même, mon ethnie le Hadjarai a été  persécutée entre juin-septembre1987, c'était horrible, inhumain, inimaginable. Nous attendons une justice plus juste, plus équitable et plus garantie qu'est celle de Dieu, le tout puissant. Ce jour où ni Me Doudou Ndoye, ni Me Madicke Niang, ni même la confrérie maraboutique satanique de Tivaoune ne pouvaient défendre Hissein Habré et ses complices.
Enfin je remercie Reed Brody, les membres de AVCRP et autres activistes de droit de l'homme pour leur courageux actes.
Merci pour votre attention,

Abdallah Bani Cheik, tchadien.
abtouyour@hotmail.com


10/10/2005
SUPPUTATIONS HATIVES AUTOUR DE REALITES BISCORNUES 

Je me dois de situer par ceci, à la place qui est naturellement la sienne, ce qui semble délibérément ou par inadvertance être interprété par rapport à la succession des faits rocambolesques qui ont émaillé ces derniers temps la sphère médiatique tchadienne. Je ne me plais pas à pérorer pour ne rien dire. Je n’ai nullement cette inspiration de me contenter d’une sortie médiatique, serait-ce aussi tonitruante que celle d’un chef d’Etat, pour réagir. Moins encore lorsqu’il s’agit de s’étaler sur une comparaison ostentatoire de deux cultures seraient-elles diamétralement opposées.

Il me paraît indispensable de spécifier ici et maintenant que, l’information, je n’ai pas besoin de la dire lorsqu’elle vient s’offrir à moi, car, à ce même moment-là, elle se serait offerte également à tous. Par conséquent, répéter la même information en d’autres termes, c’est se livrer à de la redondance, à des futilités indécentes qui susciteraient le dégoût. L’information, avant de la dire, j’ai besoin d’aller à son encontre. Oui, pour dire l’information de manière à en assumer la responsabilité, il est de notoriété déontologique, d’aller la débusquer dans son repaire, de la vérifier puis de la recouper avant de la rendre publique.

Lorsque l’on s’offre le loisir de prendre la plume pour prétendre immortaliser ce dont on estime non seulement de sensationnel, mais d’indispensable pour la bienséance des internautes et des citoyens tout court, il importerait bien que l’on le fasse selon les règles de l’art. Les invectives, la calomnie et la profusion des sentiments antipathiques dirigées contre quelqu’un à travers la presse relèvent de la diffamation. Lorsque l’on se retranche derrière des buissons pour lancer des diatribes dont on ne serait pas capable de prononcer quand on est en face de celui contre qui on le fait, l’on est simplement un lâche. Les propos injurieux tenus contre une personne dans un organe de presse ne peuvent assurément pas être prononcés tels quels lorsque l’on est en face de la personne visée. Et cela ne s’appelle pas une information. Cela ne s’appelle pas non plus une dénonciation. Non, cela ne s’appelle pas non plus de l’analyse.

S’étonner du fait que je n’ai pas osé réagir parce que le Président du Tchad éructe à l’antenne de Radio France internationale n’être pas au courant de l’existence des « madrassas » dans son pays est une aberration. Je ne suis pas un « chasseur des propos » de ce dernier. J’anticipe sur sa mignardise de procéder certes, mais je ne guète pas ses sorties oratoires. Veut-on me faire croire par cette naïveté qu’une autre personne du même acabit en dirait le contraire ? Il n’est pas con, lui. Il aurait pourtant fallu se plancher sur la libération de nos quatre confrères pour se faire une idée assez claire, sachant bien qu’au lendemain de celle-ci, l’imprésario déferle dans l’Hexagone, lui qui kiffe grave. Car, il est évident que s’il ne les a pas relaxés ce jour, son voyage en France aurait de fortes chances de n’avoir pas lieu comme ce fut le cas, mais bien ultérieurement peut-être. Alors, dans ce cas-là, il n’y aurait pas eu d’interview émanant de son chef, donc pas de spéculations maladroites lui pouvant être imputées et par conséquent, pas de joutes oratoires.

Ce qui fait gercer les lèvres des patriotes vient d’ailleurs. Bien sûr il est inconcevable aujourd’hui, au XXIe siècle, qu’un Président de la République déclare à la face du monde entier qu’il ignore l’existence des « pratiques d’un autre âge » (dixit Deby) dans son pays. Ce qui aurait pu retenir mon attention à faire arrêt sur l’image, c’est la dramatisation excessive par une chaîne de télévision française ( France2) de la méthode employée depuis des temps immémoriaux par les éducateurs des écoles où l’on enseigne les versets du livre saint de l’Islam, l’enchaînement. Afin de mieux maîtriser les récalcitrants, le seul moyen qui a paru efficace était l’enchevêtrement des chevilles par des chaînes et cela se fait par le consentement des parents de l’enfant. Cette méthode aurait permis de limiter les dégâts face à la recrudescence de la délinquance juvénile au Tchad. Ces enfants « enchaînés » ont été confiés à leurs bourreaux par leurs parents propres. Mais lesquels enchaînements permettaient tout de même, bien que difficilement, aux suppliciés de pouvoir se déplacer.

Jadis, feu Faki Ab Kaoussara à Abéché, la ville réputée pour ses enseignements en la matière, n’a-t-il pas employé cette méthode pour former voire rendre dociles ses élèves les plus difficiles à maîtriser ? L’histoire a rapporté que tous les enfants issus de son école étaient des génies. La quasi-totalité de nos ulémas ne sont-ils pas passé par-là ? Rien ne prouve que tous les enfants qui ont été scolarisés dans ces écoles étaient ou sont enchaînés. Cet état de faits semble ne s’appliquer que sur ceux qui s’acharnent à dévier des normes édictées par la société. Quelle est cette civilisation exhaustive qui, du jour au lendemain, doit laver le cerveau de quelques-uns de nos concitoyens et qui vont s’acharner avec autant de virulence contre les leurs ? Attendez ! Que veut-on me faire croire comme ça ?  

Ma déception était à son comble. Comment comprendre en effet, qu’un reportage entaché d’errata et diffusé sur la deuxième chaîne de télévision française en date du 15 septembre dernier sous les auspices de Patrice Lorton, reporter de ladite télévision, qui va susciter une remise en cause d’un système qui a pourtant porté ses fruits dans un pays où les citoyens se sont débrouillés et se débrouillent comme ils peuvent pour combler la béance de leur existence ? Un reportage qui semble dresser les Tchadiens les uns contre les autres. Ceux qui réagissent avec véhémence suite à ce reportage donnent l’impression qu’ils méconnaissent les réalités qui sont propres au Tchad. Erroné, ce reportage l’est. Il l’est sur le fond et sur la forme. A commencer par ce dernier cas, il y a une incompatibilité notoire entre le titre intitulé  Tchad, l’enfance enchaînée  et le contenu que sont les images qui laissent voir qu’il y a parmi ces élèves, même un quadragénaire dont les chevilles sont liées à la chaîne.

Autres faits que je constate dans ce reportage et qui ne reflète pas la vérité : tous les enfants ne sont pas enchaînés comme le prétendait Patrice Lorton. Il n’y a que ceux dont les parents ont recommandé l’enchaînement qui le sont effectivement, et c’est par rapport à leurs conduites jugées trop dangereuses par ces derniers. On l’a vu dans le reportage, un enfant gâté dont la maman a jugé utile de confier à une de ces écoles aurait acquit la sagesse en quelques mois. De retour à la maison, sa mère en était bien fière !

P. Lorton traduit dans son reportage « nassara » par « chrétien », comme pour tenter de réveiller le vieux démon qui dresse les communautés religieuses les unes contre les autres, alors que le terme de « nassara », pour tout tchadien, désigne simplement l’« homme  blanc ».

Le plus grave dans ce reportage, c’est aussi l’usurpation des images. P. Lorton laisse méticuleusement entendre dans son reportage être entré dans une des « madrassas » de N’djamena en camera cachée, accompagné d’une certaine Khadîdja. Celle-ci aurait servi de courroie de transmission certes pour la corruption intervenue moyennant les deux fameux sacs de mil. Mais, contrairement à ses allégations, les responsables de l’école en question (à N’djamena) ne lui ont pas permis de franchir le portail de l’établissement. Je me suis entretenu avec le confident de celui qui aurait filmé par la camera cachée la scène qui se déroulait à l’intérieur. Monsieur Lorton serait resté attendre à l’extérieur. Mon interlocuteur est formel là-dessus. C’est donc un tchadien qui aurait accompagné Khadîdja à l’intérieur, remettre les sacs de mils aux récipiendaires et voler discrètement les images dans la cour. Tous les moyens (n’est-ce pas ?) lui ont semblé bons pour réussir son coup.

Se laisser désinformer trop facilement par des images parfois édulcorées par la sophistique de la technologie et le tchatche larmoyant d’un reporter sciemment orchestré. C’est le constat amer que je relève ici. Sans aucune analyse critique, beaucoup se sont laissés emportés (peut-être pas à la dérive, je le suppose) par cette manière indolente de se foutre de nos cultures. Pourtant, jamais personne n’en est mort. Au contraire, les enfants qui croient pouvoir échapper au contrôle parental retrouvent là une bonne conduite et renouent avec le droit chemin, mais s’imprègnent aussi des dures réalités de la vie et finissent par comprendre à la longue que c’est pour leur bien qu’on les ait parfois traités comme tels. Qu’est ce qui se passe ici en occident où les enfants sont éduqués autrement, qui ne sont jamais grondés, battus ou (loin de là) enchaînés ? La délinquance n’y est pour autant pas moins répertoriée qu’au Tchad ! Pire, ici, toutes les trois secondes, une personne au moins est victime d’un acte de délinquance.

Non seulement le numéro un tchadien croit faire plaisir à la presse hexagonale en niant une des formes de pratiques inhérentes à la culture socio-éducative du Tchad, mais avec lui, d’autres me surprennent en les voyant clouer au pilori ceux à qui des familles ont jugé adéquat de confier leurs progénitures pour une éducation sereine. Aller jusqu’à affirmer que ce système est financé par des pays du golfe persique et citer nommément l’Arabie Saoudite, n’honore en aucun cas la crédibilité du PR qui reprend les termes de l’auteur dudit reportage, et ceux qui sans le savoir s’allient à lui pour voir les choses comme telles. L’Arabe est une langue qui est introduite au Tchad depuis l’avènement du Sultanat du Dar Ouaddaï. L’enseignement des versets du livre saint de la religion musulmane précède de loin l’arrivée au pouvoir de tous les prédécesseurs du Président actuel du Tchad. Il est inconcevable que celui-ci ne sache cette réalité. S’il en dit le contraire, cela n’engage que lui. Mais cette incartade ne m’intéresse pas. Les madrassas au Tchad ont également vu le jour plusieurs décennies avant l’arrivée des talibans au pouvoir en Afghanistan, mais il n’y a jamais eu de mouvement islamiste prêchant un islam radical au Tchad.

Je conviens avec le commun des mortels, que fouetter les enfants sous le prétexte de leur prodiguer un enseignement est rédhibitoire. J’aurais souhaité entendre celui qui préside aux destinées de mon pays convaincre les médias pour lesquels il s’est prêté par des arguments valables. Reconnaître les réalités qui sont les nôtres, tout en relevant le bon et le mauvais côté. Faire à son tour une allégorie didactique en démontrant avec force conviction que malgré son système éducatif rudimentaire qui ne plaît pas toujours aux autres, le Tchad est un pays où les populations s’attèlent quand bien même à ne pas laisser leurs enfants devenir des délinquants. Quant aux madrassas, ces établissements qui prônent un enseignement en une langue autre que celle introduite par la colonisation, ne remettent pas en cause la laïcité de l’Etat.

Mohamed KEBIR 


10/10/2005
Une leçon de morale ou une ingérence  dans nos affaires internes?

« Les moyens audiovisuels sont « Les moyens audiovisuels sont devenus un instrument

Fondamental d’importance stratégique permettant d’aider la politique étrangère française à réaliser ses grands desseins » fin de citation.

 

Surprise, oui une grande surprise!!! Un grand reporter comme patrice Lorton nous fait découvrir un reportage sur le Tchad  intitulé « les enfants enchaînés »certes, il  y’a eu des abus de la part de ces enseignants.

Comme dans toutes œuvres humaines il y’a de manquement et ceux-ci nous déplorons tous. J’étais surpris par votre méthode adoptée pour arriver à bout de ce reportage déontologiquement injuste. Je trouve que  vous avez choisi votre camp celui de RFI et AFP.chercher à des ambiguïtés d’amalgames des confusions autrement jeter l’huile sur le feu, dramatiser la situation à quelle fin ?

Ce reportage a décelé  la honte de ce qu’on appelle la France Afrique  et son protégé  le président  Tchadien. Un adage de chez nous  qui dit « Le ferrick qui n’a pas des chevaux ses ânes galopent » comme le vide est comblé, nous plaçant tout naturellement dans un état de dépendance à son égard. C’est amer mais c’est comme ça. Il n’y a aucunement de tabous ; c’est le lobby France Afrique s’ajoute le  scoop américain le terrorisme qui continu d’étaler ses tentacules, qui se traduit par une mainmise sur les média.

Voyez-vous la complicité et le degré de bassesse de ceux qui normalement doivent veiller, orienter, vérifier et se permettent de nier pire encore  mentir. Alors  que vous et moi savons que ce pays est laïc. Nous ne sommes pas obligés de demander à un imam ou un prêtre de dicter ou imposer un projet de société que le Tchad doit édifier.

Qui a empêché qui de ne construire ? Le Tchad est aux Tchadiens ; libre de circuler ; eux, et leur biens.

Nous avons assez de vos combines le Tchad est laïc point.

Ce que vous oubliez en décelant dans la version originale un passage ou un documentaire,  qui vous semble exprimer une certaine antipathie contre notre cause, vous publiez  ce documentaire ou ce passage dans leur intégralité, sans se rendre compte que les idées et les opinions qu’ils comportent sont, hostile à nos valeurs  et à nos revendications. Je vous invite d’enquêter sur les étudiants Tchadiens de l’étranger là vous aurez «  l’avenir enchaîné »

Est  ce n’est pas une manière de détourner les regards comme les élections de 2006 approches et les bruits des bottes se font entendre ?

S’il vous plait laisser ces Tchadiens en  paix, déjà ils ont marre de votre protégé que vous imposez ‘’contre vents et marres ‘’un champion dans l’art de tromper et des coups bas ,avec ce système qui détruit ,exploite stratégiquement préparé qui pille l’Etat ,saigne le peuple .avec la torture le vol , le viol ,agression à main armée comme forme de gouvernement et l’assassinat comme manière de combattre l’opposition.

La destruction des relations interethnique ; bref, destruction  de structure sociale de base, notamment la famille.

Kiffaya, ce peuple a beaucoup souffert de vos complots ces montages artificiels moyennant contrainte, corruption, Campagne de rumeur, d’intoxication habile, le conflit entre ethnies. Il a besoin d’une volonté politique qui découle d’une stabilité de son développement .un lit pour dormir, une couverture, une moustiquaire  et un toit pour se protéger et pour se laisser aller à son rêve et oublier ses cauchemars.

A bon entendeur salut,
Abakar Assileck H


03/10/2005
Les tchadiens ont ils encore le choix pour voter ?

Plus d’une décennie de gouvernement de désordre et de violation de droit de l’homme a apporte la preuve que Idriss Deby Itno est incapable d’engager le pas qui placerait enfin le Tchad sur la route de la réduction de la pauvreté, de l’État de droit, de la lutte contre corruption semé par ce dernier et du recouvrement de notre dignité nationale. Cela dit, les Tchadiens prendront ils le chemin des urnes au mois du mai? Et pour voter qui!

    En tout état de cause, après l’avoir observe et subi quinze années Durant, aucun tchadien muni d’un minimum de bon sens devrait voter Idriss Deby et sa bande de pillard lors des prochaines élections présidentielles.

Mais la situation n’est aussi simple qu’elle le parait. Car pour sanctionner  un homme dans une démocratie, il faudrait être en mesure de lui substituer un autre homme, plus capable, plus dynamique, plus juste. Ce qui loin d’être le cas pour l’instant au Tchad. En face de Idriss Deby Itno, ou a cote de lui, se trouvent les hommes ayant plus ou moins les mêmes caractéristiques: viles, lâches, veules, incultes et complètement ignorant de l’intérêt publique. Il me semble que lâcheté installé par Deby et sa famille est la chose la mieux partage en politique au Tchad. S’il me parait évident que le changement, en politique, comme en toute chose, doit être une règle de gestion, j’ai en revanche de gros doutes, sinon une grande certitude, que le changement, dans l’esprit des hommes sensés nous conduire, est synonyme de retourner sa veste afin de se mettre au service du plus offrant, en termes de << postes de responsabilité >>, et donc dans le jargon politique tchadien, de responsabilités d’emporter la caisse sans être inquiétés. Car encore dans leurs esprits, la caisse publique n’appartenant a personne, appartient au premier qui se l’approprie.

     Au demeurant, certains homme politiques de certains pays voisins du Tchad  pensent et agissent aussi de la même façon. En revanche, dans aucun autre pays que le notre, la lâcheté politique, la lâcheté tout court, n’a été érigée en système de gestion des carriers politique. S’opposer a Idriss Deby Itno pour  la plupart des élites de notre pays, c’est, disent-ils , signe son arrêt de mort. Et pourtant, cela fait curieusement plusieurs années que nous n’avons déploré aucun assassinat politique, arrestation ou torture ( je n’évoque pas ici le cas de Laokein, Kette, Togoimi qui sont de cas de rebellions militaires ). Il est tout a fait possible que certains parmi nos hommes politiques ont fait l’objet d’intimidations et de menaces. Mais le plus souvent, ces menaces sont plutôt d’ordre matériels: les passer aux oubliettes au moment des grand partages. Ce a toujours semble insupportable a nos politiciens. La politique du ventre dont parlait un célèbre politologue français en qualifiant les pratiques camerounaises il y a une décennie n’a jamais eu meilleure illustration qu’au régime de Deby; au Tchad. Et donc pour ne pas tomber dans les trappes que Idriss Deby Itno et sa bande mafieuse ne se gênent jamais de leur présenter, beaucoup adoptent soit une stratégie de collaboration avec lui, ou alors une posture d’auto-mise a l’écart volontaire-mais sans jamais oser effaroucher le prince. Je préfère encore ceux qui collaborent. Au moins ils montre leurs couleurs. Ils sont certes veules mais pas lâches.

     Je hais, et je méprise ( les mots ne sont pas assez forte ) ceux qui s’adonnent a cette politique incompréhensible de mise a l’écart volontaire, qui veulent nous pousser a faire comme eux. Leurs lâchetés ne doivent pas être partagées. Beaucoup de partis et d’hommes publics tchadiens appellent aujourd’hui leurs compatriotes a boycotter les élections. Ce genre d’appel n’est nouveau. Au contraire, il est si récurrent que c’est le fait qu’un opposant appelle a voter qui surprend les populations aujourd’hui. Les argument pour appeler au boycott ont tous été passes en revue. Et aucun des conséquence escomptées d’un appel au boycott n’a jamais été effective.

      Bien au contraire, boycott après boycott, Idriss Deby Itno continue par consolider son pouvoir et son parti, et au jourd’hui qu’on dise, il passé aux yeux de beaucoup de nos compatriotes comme le seul homme politique tchadien qui ait du courage, et de la continuité dans ses idées. Peu importe les effets désastreux de ses différents mandates. Sa présence seule, dans n’importe quelle village du Tchad, attire, qu’on le veuille ou non, de milliers de personne. On pourra très bien me rétorquer que les gens accourent dans l’espoir que Idriss Deby leur << lâchera quelque miettes >>. Soit, mais la fonction présidentielle en elle même, les personnes qui l’occupent, paraissent suffisamment fascinants aux yeux des populations pour quelle se déplacent. Idriss Deby Itno n’a jamais appelé au boycott. Bien au contraire. Et même s’il n’a jamais réalisé aucune ses promesses électorales, le simple fait qu’il encourage les citoyens a exercer leurs droits et devoir civiques le place d’emblée au dessus des autres, du point de vue du courage.

       Bien sur, cela parait trop simple comme raisonnement. Mais a toujours vouloir fuir la réalité ou se cacher a Paris ou a Washington, la seule alternative que nos politiciens nous laissent est de nous ranger derrière la personne capable de décider de ce qu’il veut faire de sa vie politique. Appeler au boycott n’a rien d’héroïque, surtout si on le fait depuis un salon parisien ou encore derrière les murs de sa villa climatisée a N’Djamena, pendant que les autres sont entrain de rôtir au soleil et crève faute de soins suffisants.

    Les arguments de ceux qui appellent au boycott me paraissent aujourd’hui épuisés. Il faudra se résoudre a aller aux élections, avec les moyens qui sont les nôtres. A moins de faire preuve encore une fois, de lâcheté. La politique n’est une affaires de salon feutres et climatises. C’est d’abord et tout une question de tripes. Et si on se croit investi d’une mission de service publique, on doit être en mesure de le démontrer. Et le démontrer passe forcement par la conquête puis la possession d’un territoire. Le principale territoire d’un opposant en Afrique reste la rue. C’est par et grâce a la rue que Gbagbo règne et perdure aujourd’hui en Cote d’Ivoire. C’est grâce a la rue que les maliens ont chasse leur ancien président Moussa Traore. C’est toujours par la rue et elle seule que l’ANC a vaincu l’apartheid en Afrique du Sud. Ce qui se passe au Tchad aujourd’hui en termes de prédation n’est rien compare a ce que les sud-africains on vécus plus de six a huit décennies. Si les tchadiens avaient été a la place des sud-africain, nul doute que l’Afrique du Sud resterait éternellement << apatheidisee>>.

      Pour convaincre la rue de vous soutenir, il n’y a qu’un moyen: l’encourager a faire acte des droits naturels qui sont les siens, et lui demander d’agir dans le cas ou ces droits sont nies. Comment voulez vous avoir le soutien de la rue, messieurs et medames responsables des partis politiques, des associations et des ONG, si vous lui refuser la simple responsabilité d’exercer ses droits de citoyens? La rue n’a jamais eu peur. La lâcheté n’a jamais été sa tasse de thé. Mais tant qu’elle n’est pas blessée dans ses droits, elle reste calme. Appelons les gens a voter, c’est la seule et unique  responsabilité de faire partir Deby et sa bande de pillards, qui pourrons bien truquer les élections a l’infini s’ils le souhaite, mais ne pourrons jamais truquer  la colère des gens qui se sentirons spolies de leur victoire. A moins que les hommes politiques, bien au fait de leur importance réelle, préfèrent justement ce subterfuge qu’est le boycott pour reculer le temps ou leur prétendues popularités sera découverte par le peuple.

     Pour moi en tout cas, sans verser dans de grosses analyses politiques ou sociologiques, je suis convaincu d’une chose: a l’heure de la démocratie, la prise de pouvoir se fait par les urnes ( n’en déplaise a Erdimi et consorts), qui perpétuent une forme de lâcheté dans nos pratiques politiques, la politique armée, souvent exercée contre des populations désarmées. Et si le peuple, parce qu’il ajustement vote, se sent spolie, il réagira. A moins qu’on ne mapporte une preuve de sa lâcheté tout le long de l’histoire. En tout états de cause, la lâcheté ne doit plus être de mise en Mai prochain.

 

Idriss NGarnim


29/09/2005
Les choses s'empirent  pour les journalistes

Pendant que les quatre journalistes arrêtés depuis le 16 juillet espérer de souffler le 26 de ce mois le vent de la liberté, un autre vient de faire son entrée car les maisons de détention de n'djamena ne peuvent être à l'aise sans un journaliste dans ses entrailles.

Nous  n'avons pas encore fini d'applaudir la nouvelle de la libération des quatre autres, M Tchanguis Vathanka le directeur, fondateur de Radio Brakos basée à Moissala dans le Sud du pays passe  encore et une fois de plus un séjour derrière les barreaux pour un motif qu'on ignore jusqu'a présent. Pour rappeler, le journaliste n'est pas à sa première interpellation car, par le passé, il avait fait l'objet de menaces entre autre des bastonnades, des suspensions d'émissions de la Radio ...

Combien de temps durera ce mauvais regard sur les hommes de media et surtout sur la presse indépendante au Tchad qui ne font que faire leur travail. M Tchanguis qui n'est pas d'origine tchadienne (bien qu'il est marié à une tchadienne) ne peut qu'être encouragé dans ses oeuvres humanitaires louables. Une Radio, une école pendant qu'on sait pertinemment que l'éducation n'est pas au beau fixe au Tchad. La vérité  du moins toute n'est pas beau à entendre par ceux qui la cachent mais c'est le rôle primordiale d'un journaliste donc nous demandons sa libération et sa non expulsion vers son pays d'origine d'ou il serait tué.

DEMBAYE REOUNIMTA


29/09/2005
Tchad : les Journalistes retrouvent la liberté

Les pressions des ONG Internationales sur le gouvernement tchadien portent leurs fruits au fur et à mesure qu’elles sont exercées. Après le succès de l’organisation américaine de défense des droits de l’Hommes, « Human Rights Watch » d’avoir réussi à dégraisser et assainir le  puissant appareil sécuritaire tchadien «  A.N.S », pour avoir sauté certains responsables avérés pour leurs démêlés judiciaires.

C’est le tour donc de « Reporters Sans Frontières » du bouillant Robert Menard, qui après des démarches menées auprès du président Idriss Deby, contraint la Justice Tchadienne à la mise en liberté de quatre journalistes et à l’abandon des poursuites à leur encontre. Il a donc fallu l’intervention directe du président Tchadien pour  que ces derniers retrouvent leur liberté de mouvement. Cette marche arrière de notre appareil judiciaire révèle son pilotage par l’exécutif. Nous prenons acte et accueillons avec soulagement cette mise  en liberté qui constitue une avancée notable ; elle n’exclut pas  de même de réclamer la libération de Tchankis Vathanka, directeur de la radio « Brakos », encore en détention.

Cette victoire ; elle est pour la liberté de presse, les défenseurs des droits de l’Homme et surtout pour le site « Ialtchad », notre « Al-Jazira » ; ou encore « CNN », « national », je laisse le soin aux uns et aux autres d’interpréter l’appellation selon leur convenance. Saluons en passant l’initiative  du site d’avoir affiché les photos de quatre journalistes soutenues par le slogan demandant leur libération. Ils sont enfin libres !

De par son hébergement à l’extérieur du Tchad, « Ialtchad » est  proche des réalités tchadiennes, assure le rôle de « tour de contrôle », en terme de couverture médiatique de toutes les actualités nationales. Il offre un précieux espace de libre expression à tous les Tchadiens y compris les responsables politiques du pouvoir comme de l’opposition. C’est le lieu de rendre ici Hommage à tout le groupe « Ialtchad » pour les efforts consentis et le travail abattu qui s’inscrivent dans la droite ligne  de la promotion et de l’enracinement d’une culture démocratique dan notre pays.

La libération de ces  journalistes est une étape franchie qui nous donne l’impression que le pouvoir est attentif aux revendications des groupes des pressions et évite leur confrontation. Pour les institutions Internationales la politique de conformité est devenue de nos jours une exigence, une  des conditionnalités, un critère d’éligibilité des pays candidats à l’octroi  des aides extérieures. Comment le Tchad, peut-il alors se soustraire ?

Nous invitons donc l’entourage immédiat du président de la République à l’accompagner  en synergie dans sa nouvelle dynamique de volonté politique.

Pour y arriver, nous leur demandons entre autres ; de colmater les manquements liés à leurs engagements politiques, de réduire le dénivellement qui règne dans la Société Tchadienne en  appliquant la justice pour tous, et enfin, de combler le déficit démocratique du pays de façon à atteindre une mise à niveau intégrale.

Par Makaila Nguebla
Dakar-Sénégal


27/09/2005
Réaction à la lettre ouverte de Enoch Djondang au chef du MDJT

Cher Enoch, Mon cher frère,
Je n'ai pas toujours partagé tes opinions te trouvant souvent sectaire et pas toujours combattant objectif des Droits de l'Homme. Droits de l'Homme qui ne t'intéressaient que dans une petite partie du Tchad ; mais j'avoue que ta lettre ouverte à Monsieur Mardégué Chef rallié du MDJT m'a laissé sans voix tant je l'ai trouvé merveilleusement écrite, très justement empreinte de cette objectivité que je te reprochais souvent de ne pas en avoir.

Tu as su démontrer le contraire et exprimé avec des mots forts, les maux justement qui minent nos révolutions à répétition, déclenchées par des Chefs de Guerre qui quand ils arrivent au pouvoir se croient irremplaçables et deviennent vites, trop vite des dictateurs. Alors tous les principes qui ont jalonné les étapes de leur règne (qu'ils mesurent en cadavres) sont éparpillés dans la rivière des illusions qu'ils ont toujours transporté.

Leurs révolutions, aussi creuses que la caisse qui surmontent leurs épaules, n'ont générées que des dictatures !!!!!!!!

Qu'il est juste de ta part de te préoccuper du sort de ces combattants oubliés qui ont fait la gloire de ces chefs ambitieux, qui finissent par négocier des accords d'une banalité sans commune mesure avec leurs principes révolutionnaires et qui en fait ne règlent que leur sort personnel.

Bonne chance à Monsieur Mardégué et toute sa meute de cadres politiques et militaires à la recherche d'une promotion sociale avec en prime la fleur au fusil !!!!

Cher Enoch je suis un de tes amis d'enfance et nous avons ensemble grandit à Ambassatna et tu m'avais même convaincu d'être parmi les premiers membres fondateurs de la LTDH malgré mon engagement politique par ailleurs. Je ne peux hélas (pour des raisons bassement politiciennes) qu'utiliser un nom d'emprunt, comme quoi les conseilleurs ne sont pas toujours les payeurs.

Bravo pour ton joli article, tu fais honneur aux enfants de Ambassatna mais ne dit on pas que ce quartier à toujours été le symbole de l'Unité Nationale ?

Affectueusement et sincèrement!!!

Abou Djiddou
Paris -France


27/09/2005
Réponse à mon ami observateur de la vie politique tchadienne

Je ne sais pas pourquoi vous refusez de décliner votre identité sous le prétexte de vouloir préserver le peu de relations qui resteraient entre vous et moi. Quand on croit dire des contre-vérités, il faut le dire à visage découvert. Je ne suis pas un tueur et je n’ai absolument rien à me reprocher sinon d’avoir été tolérant et patient envers ceux qui m’avaient diffamé et sali injustement dans le passé, pour des raisons bassement grotesques. Je l’ai fait, non par faiblesse mais parce que j’ai une culture, une éducation et une foi qui ne correspond peut-être pas à la vôtre. C’est pourquoi je n’ai jamais développé la morve et la haine verbale dans mes propos contre qui que ce soit. Je respecte la différence et je garde toujours la main de l’amitié et de la paix, quels que soient les différents qui pourraient m’opposer aux uns et aux autres. Si ce n’était pas le cas, le mouvement des droits humains ne serait pas ce qu’il demeure aujourd’hui au Tchad. Je ne vous en veux pas de me traiter d’opportuniste ou de double face. Votre vision de l’Etat et votre déficit d’information me paraissent suffisamment justifier votre opinion. En plus que vous me connaissez très mal, vous me confondez avec d’autres personnalités qui entrent dans votre schéma conflictuel de la vie politique nationale. Si vous faîtes allusion à mon passage au gouvernement, c’est un refrain usé que mes détracteurs utilisèrent à défaut d’arguments valables dans un débat franc et contradictoire qu’ils ne seront pas en mesure de soutenir.
A propos de votre conception de l’Etat, nous ne nous entendons pas sur certains points suivant :

·         Je suis né dans un Etat organisé appelé Tchad et je dois y vivre toute ma vie ;

·         Je suis un agent de l’Etat qui a ses compétences à faire valoir ;

·         Je ne confonds pas l’Etat tel qu’il apparaît dans la Constitution et les lois, avec un régime, fut-il celui de M. Déby ;

·         Tant que j’exerce dans ce cadre institutionnel en toute honnêteté, je ne peux répondre des faits des membres d’un régime aussi violateur de la loi qu’il soit ; je ne répondrai que des faits avérés qui engagent ma responsabilité personnelle ; comme vous aussi vous acceptez que ces personnalités « vendues » selon vos propos établissent les actes de votre vie citoyenne et professionnelle, tout en les haïssant. Autant aller vivre dans une île du Pacifique où vous trouverez encore à redire contre vos voisins, tant que ces canards du Bon Dieu ne vous ressembleront pas !

·         En plus de cela, sachez que pendant mes sept années de mandat national et international dans la défense des droits de l’homme, comme à Dakar en 1994, je voyageais avec des ordres de missions administratives que mes supérieurs hiérarchiques acceptaient de m’établir, comme leurs contributions à la lutte commune et je les en remercie ;

·         C’est aussi l’occasion de vous informer que la force de la LTDH à l’époque était bel et bien la diversité et la qualité de ses militants, dont beaucoup d’anonymes dans la hiérarchie gouvernementale qui nous aidèrent à gérer des situations difficiles et dangereuses ; je ne traiterai pas ceux-là d’opportunistes ou de traîtres, comme vous le faîtes par naïveté, parce que étant des personnalités politiques ou militaires. Je vous renverrai plutôt à la relecture de la Charte internationale des droits de l’homme pour que certaines confusions de genre se dissipent dans votre jeune esprit ;

·         Je suis tranquille aussi parce que je n’ai vendu personne ni hier ni aujourd’hui et j’ai considéré la fonction ministérielle comme un cursus administratif normal ni plus, que j’avais exercé avec la même rigueur que dans la gestion d’une ADH ; ceci étant, il serait même plus facile de me salir si seulement un seul collaborateur des finances pouvait régulièrement prouver mon implication dans une quelconque corruption ou je ne sais quoi ?

·         Je suis fier d’être parmi les quelques cadres qui, en dehors des confusions que vous faîtes, sont restés égal à eux-mêmes durant leur parcours et qui peuvent dire ce qu’ils pensent devant n’importe qui, M. Déby ou vous-même, pourvu que le débat soit franc et contradictoire ; donc, rassurez-vous, je ne cherche pas à me racheter ni votre adhésion à mon fanion idéologique. Qui est censeur de qui ? Je n’ai donc pas besoin de vous donnez des gages de ma sincérité, vos récriminations, je le répète, font de la confusion de genre, d’approche et de personne : à ce titre, je respecte votre opinion.

·         Ensuite, je voudrai vous faire remarquer que, pour un jeune compatriote qui a besoin de savoir la vérité, l’attitude de préjugés et de rejet systématique des individus, sur la base de votre vision du monde, vous portera préjudice dans votre carrière. C’est une attitude semblable qui cloisonne aujourd’hui nos cadres dans des replis tribalistes et confessionnalistes, faute de surmonter leur handicap culturel pour mieux connaître les autres tels qu’ils sont réellement. Et, en tant que défenseur convaincu des droits humains –même si vous ne le reconnaissiez pas- je m’efforce de lutter contre les préjugés et les mentalités rétrogrades qui minent notre société et notre élite tchadienne.

·         Sur cette lancée, je le dis haut et fort, ce n’est pas parce que quelqu’un d’autre prendrait la place de M. Déby aujourd’hui que le Tchad irait mieux, tant que les racines profondes du mal tchadien ne seraient pas circonscrites et enrayées, surtout parmi les intellectuels. Sur ce terrain là, je crois même être trop en avance sur les débats actuels et cela me chagrine un peu. J’apprécie à sa juste valeur, par exemple, la contribution de M. Gaya-Plé Séïd qui a tenté honnêtement d’ouvrir une page d’histoire controversée, et c’est une démarche encourageante qui devrait être suivie pour faire avancer les choses. Pourquoi voulez-vous que je sois un Sankara ou un Mandéla ? Et pourquoi pas vous plutôt? Et pourquoi chercherai-je un suffrage sur ialtchad.com, si mes œuvres continuent de produire des effets bénéfiques dans notre pays et à travers le monde ? Mon destin est le mien, celui de Gali ou de Sankara et le vôtre appartient à chacun: voilà tout mon frère ! Ne suivez pas mon destin, même si vous étiez mon frère jumeau : préoccupez-vous plutôt de votre part dans la construction ou la destruction de notre chère patrie commune. Et surtout ne vous cachez pas si vous prétendez être une relation à moi : je ne suis qu’un citoyen comme tout autre ! Merci quand même de vous être défoulé sur ma modeste personne qui n’en valait pas tant dans l’état actuel de la situation chaotique de notre cher pays !

Enoch Djondang


27/09/2005

Qui sont les vrais assassins de l’homme d’affaire
soudanais; Acheikh Ibn Oumar!

           Le 17 novembre 2004, Deby faisait fusiller Adouma Ali, ainsi que 15 autres tchadiens ramasses par ci par la et dont certains ont déjà été juges et purgeaient leur peine. Beaucoup a été dit et écrit sur l’assassinat d’Adouma et de l’homme d’affaire soudanais Acheck Ibn Oumar. Il a été rapporte que Adouma n’est du tout l’auteur d’assassinat de l’homme daffaire soudanais et que ce dernier a été victime dune mascarade montée de toute pièce par le régime de Khartoum avec lappui direct de Idriss Deby.

      Aujourd’hui il est établi que les services des renseignements de Khartoum détiennent un document sur les tenants et les aboutissements de ce qui s’est passé. C’est un des nombreux dossiers que Khartoum balancera au moment venu aux visages de Deby et les siens. A partir des bribes filtrées a dessein, on apprend que si l’idée de se débarrasser d’Adouma et d’Ibn Oumar est partie du Soudan (intéressé par la disparition de deux potentiels support de la rébellion du Darfour), l’opération fut mené de bout en bout par les tchadiens, sans que l’ombre du Soudan apparaisse nulle part. Idriss Deby et Daoussa Deby et un autre dont il faut taire le nom pour le moment, ont montes l’opération. Abderaman Moussa, alors ministre de l’intérieur a été de la coordination et de réalisation de l’opération. L’assassinat de l’homme de d’affaires fut l’oeuvre des deux jeunes proches de Deby, son propre neveu et le beau frère de ceux dernier, dans une des villas des hôtes de Farcha. Le reste de mise en scène est connue. Entre temps il y a eu un victime collatérale : un commissaire de police, le fils de Togou Djime, a été partout hasard, témoin de l’enlèvement de l’homme d’affaires de son bureau par les deux jeunes. Il a été liquide. Idriss Deby et Daoussa Deby devraient être, tous les deux, absent de N’Djamena. Ce fut le cas du président Deby, par contre Daoussa empêché n’a pu effectue le déplacement. On se rappelle que pendant tout le temps de la détention d’Adouma jusqu’a son exécution, Daoussa a élu domicile a Djedda, Arabie Saoudite. L’opération a apporte aux Deby 17 millions de dollars US en espèce et a Khartoum, l’élimination de deux potentiels soutiens des rebelles du Darfour, les quels étaient longtemps ses hommes de main.

   Ainsi va le Tchad de Deby, mais la route de l’histoire tourne, tourne, tourne.

Idriss NGarnim


26/09/2005
Deby, frein au développement du Tchad

Le Tchad, pays épris de paix et de justice est entrain de sombrer dans un Etat de Jungle depuis l'accession aux affaires de cette race de prédateurs aguerris a la tête desquels se trouve le tristement célèbre général d'opérette Idriss Deby, émule du diable dans des actes de cruauté et cupidité qui  n'ont de semblables que sa fourberie financière et sa propension cruelle à l'effusion de sang des paisibles gens(cf Septembre noir, Niguilim, Ouaddai, Guerra, DDS).

A l'ère pétrolière, les fonctionnaires tchadiens accusent une litanie d'arriéré de salaires alors que son clan, affiche d'une manière égoïste leur opulence volée sur le sang et la souffrance des milliers de paisibles citoyens morts ou spoliés de leur bien. Pour preuve de cette provocation se fait souvent lors des mariages des proches du "Fou de bahaï" où les grosses cylindrées arborent les artères de la capitale a bord desquelles se trouvent des hommes et femmes habillés en tissus de valeur, les femmes présentant aux médisants des bras ornés de bracelets en or et autres barrettes dorées embellissant les cheveux et ce, au moment où plus d'un Tchadien cri famine.

Deby, ignorant que le pouvoir est donné et repris par Dieu, foule aux pieds les règles élémentaires d'une société humanisée, favorisant les siens dans tous les domaines sans tenir compte de la compétence, de la probité et de l'expérience, comme si être ami du pouvoir est un passeport ouvrant la porte au poste de responsabilité, aux bourses d'études, aux bons de commande, au passage a la douane, a l'occupation des édifices des particuliers et de l'Etat et ce, sans payer les factures afférentes aux charges électriques et d'eau courante. Pour Deby et les siens, être collaborateurs ou membre du clan est synonyme de ne pas reconnaître l'autorité de la justice tchadienne en commettant des actes répréhensibles sans pour autant être inquiets car, les prisons tchadiennes sont perméables au clan. Pour preuve, Ibrahim Garim Mour alias Gara Guéwi, responsable de la mort du colonel Abbo en 2003, de l'attaque du Cambiste en 2003 a la rue des 40 mètres, de la mort des payeurs du ministre de l'intérieur, du bar Zéro heure de Farcha (la liste est longue au moins une quinzaine d'attaques), arrêté en 2004 a été remis(On fait croire que Ibrahim a fui les RG) en liberté par le lobby du clan alors que des paisibles citoyens sont passés par les armes parce que ne faisant pas partie du clan ou pas protéger par le clan des prédateurs aux longues dents.

Que Dieu nous préserve de Deby et de son clan. Que Dieu nous donne la force, le courage et la volonté de mettre hors d'état de nuire ces néfastes qui ont semé la mort et la désolation au Tchad, en Centrafrique, au Soudan, au Congo et en RDC.

Amine Ismael G.


25/09/2005
Lettre ouverte à Mr Djondang

J’étais très jeune étudiant à Dakar, venant tout fraîchement de mon village SUD du Tchad après un bac C.  C’était en 1994. comme dans mes habitudes, tout débat public ou portant sur des thèmes politiques  m’intéressait follement  et je pouvais absenter les  cours pour  y participer. Un  soir, un collègue me disait que le président de la LTDH était en mission à Dakar et qu’il allait animer un débat sur le thème « la jeunesse tchadienne et la politique » à l’intention des  étudiants de l’UGEEST dirigée  alors par Mr  Evariste  Ngarlem Toldé. Comme on peut s’en douter, le lendemain, j’étais l’un   des premiers à me présenter à l’Ecole  des étudiants  vétérinaires VETO  qu abritait la réunion. Le président de la LTDH en question  était Monsieur Enoch Djondang.

J’ai trouvé l’orateur très billant, maîtrisant le thème, visiblement ayant une connaissance parfaite de  la société  tchadienne, de ses hommes politiques, sa jeunesse, de son histoire. L’orateur ressemblait à une bibliothèque qui citait avec dates précises (jour, mois, année)  les événements majeurs qui ont marqué l’histoire du Tchad. L’orateur était vraisemblablement éloquent malgré une modestie vestimentaire expressément affichée. Tous les mots étaient  bien pesés.

Quelle émotion positive m’avait envahi ce jour ! certains des  compagnons  ne sont plus de notre monde mais d’autres qui sont  encore là  peuvent confirmer ou infirmer mes propos ce jour : « la jeunesse  tchadienne est déboussolée par ce que elle n’a pas de modèle pour  suivre. Le Tchad pour son développement a besoin d’un Nelson Mandela, d’un Thomas Sankara, d’un Alpha konaré. J’ai cherché dans la passé  et dans le présent en vain. Mais cet orateur (Enoch),  nous pouvons en faire un modèle ».

Quel retournement de situation trois ou quatre ans plus tard ? je ne veux pas revenir  sur déboires privées , mais  après votre nomination au gouvernement,  vous lancez dans les journaux  à l’adresse des journalistes « je ne vous ai jamais dit que je ne vais jamais travailler pour l’Etat », ma naïveté a été  cruellement mise à jour. Oui, je n’avais pas compté avec la versatilité des hommes publics tchadiens. Mon extraordinaire Enoch n’est pas différents des  autres tchadiens : courant pour leurs propres intérêts, changeant de   camps comme on change de chemises. Enoch n’est pas différents des autres tchadiens qui peuvent  sacrifier   à tout moment  leurs idéaux contre les postes ministériels ( Abderaman Djasnabaye, le porte parte parole de la force vive vient d’ être ajouté à la liste des ministres , par un décret additif). Vous avez déçu  nombreux jeunes comme moi qui ont cru à un moment donné en vous. Il  a suivi le pas de  Gata  Gali Gothé qui de compromissions en compromissions a fini pour se réduire au silence.  Sur l’échiquier politique,  Gali ne représente que sa petite famille dont il est chef. Que dire de Abderaman  Koulamala qui se considérait comme le pere de la jeunesse tchadienne mais une fois devenu ministre, il disait aux étudiants que la bourse  d’étude n’est pas un droit mais une aide  et  que le gouvernement est libre de s’en acquitter ou pas. Il poussait son ignorance plus loin en disant que les bourses d’études sont des dépenses publiques non productives. Pourtant, on  dit que «  la jeunesse, c’est l’avenir » et « que l’homme est au début et à la fin  de tout développement ». Non,  la liste des hommes publics caméléons tchadiens est longue et pour  revenir à vous Mr  Enoch, vés écrits que je lis ces derniers temps poussent visiblement à redorer votre image, pourtant salie à jamais.

Non les amis,  l’opportunisme et le manque de vision communautaire sont les principaux maux qui tuent le tchad. Ils sont pires que les armes  feu que les occidentaux nous vendent pour nous autodétruire.

Mr Enoch, vous n’avez pas encore tout perdu mais promettez que cette fois  ci, c’est un combattant à vie des droits de l’homme que vous voulez être. Promettez aussi qu’aucun poste politique ne peut vous dévier de cet idéal. Quant à moi, je vous jugerai à l’œuvre car pour  la première fois,  on peut me pardonner ma naïveté, mais deux fois deviendrons inexcusables.

Observateur de la vie politique Tchadienne.
Ndjamena, Tchad

Je souhaiterais que cette lettre soit publiée sous anonymat pour sauver  ce qui reste encore de  nos relations avec l’intéressé

16/09/2005
Ce Tchad qui se dissèque

L’exploitation du pétrole tchadien est sans doute venue forcir l’abîme des misères de la majorité de la population. Du miracle attendu, on s’astique les yeux devant le mirage disparu ! Les pauvres s’appauvrissent dans leurs efforts de s’ajuster à un niveau de vie qui s’est élevé sans raisons apparentes. Conjointement, l’affront de la minorité bourgeoise se fait plus arrogant. Un minuscule groupe de farfelus, d’arrivistes et d’opportunistes font la loi et règnent au vu et au su du reste du monde, mais il faut accuser les victimes qui font les marchepieds de ces égoïstes. Voilà deux groupes qui vivent deux différentes réalités dans les mêmes environnements. La kermesse du désordre au Tchad s’empire au jour le jour avec Idriss Deby comme garant. Ainsi, pour se la couler douce, le parrain a désigné la presse privée comme son bouc émissaire et lui fait la chasse aux sorcières. Quatre journalistes ont été lâchement arrêtés et condamnés à différents termes en prison pour le délit d’avoir fait leur travail.
Deux ans d’exploitation déjà mais l’électricité reste un luxe, l’eau potable demeure cérémoniale, les voies praticables commencent et finissent dans des zones délimitées à N’Djamena et l’accès aux soins primaires un privilège réservé pour ceux qui ont des liaisons. A ceci s’ajoute la probabilité d’une famine hélée par une mauvaise récolte. Il n’est nul besoin de pondérer l’accablement de la majorité de la population en leur imposant une candide peinture née du plumeau d’une poignée nantie.  La Banque Mondiale reste « très préoccupée par les conclusions du rapport du Collège de contrôle et de surveillance des ressources pétrolières (CCSRP) au Tchad » selon Jeune Afrique l’Intelligent, car la transparence dans la gestion des revenus financiers demeure en fait une utopie dans sa majeure partie. Les secteurs dits prioritaires dans l’allocation de la manne pétrolière continuent à trottiner dans leur trajectoire précoloniale avec leurs services rudimentaires et superficiels.
Il ya des moments ou le découragement anéantit toute initiative et tout désir de faire la différence. Quand les luttes semblent vaines, quand elles nous transforment en ennemis jurés ou en personnes indésirables dans nos milieux de vie, l’abandon s’érige en ultime issue de secours. Mais pas si vite. L’échec appartient à ceux qui abandonnent. Pour nous, le soleil ne fait que se lever et nous nous attèleront à changer de tirs, bon gré ou mal gré.

Evelyne Mayem


13/09/2005
Chadian have right to rebel against to tyranny

“If you strike at, imprison or kill us, out of our prison or graves, we will still evoke a spirit that will thwart you, and, mayhap, raise a force that will destroy you. We defy you! Do your worst”. James Connolly

I am pleading the Chadian people (political opposition parties, military movements, and the democrats, and elites, nationalists-progresses) to unite 

their efforts to stand against tyranny and antidemocratic regime for the national interests. I think nothing matters now except beating Deby. It has been proven that if we open a quarrel between the past and the present, we shall have lost the future. Let the personal quarrels be forgotten, and let us keep our hatred for the common enemy. Let ethnical, tribal, regional and parties or movement or individual interest be ignored, let all our energies be harnessed, let the whole ability and forces of the Chadian nation be hurled into the struggle.

Every Chadian leader or individual against to the anti-democratic Deby and tries each days to fight the tyranny shall be respected. The regime by arresting the journalist, it has been deliberate policy to try to destroy the basic tenants of human rights which is matters of life and death for every nation. We should speak and act against those inconsistencies to end the further shedding of blood and continuance of needless suffering of our nation.

I am asking Chadian nation  to give financial and moral support to those independent papers or even organize peaceful rally to show sympathy for those who struggled with their pens for the national interest. For those who are paying high prices by accepting the prison and being the voices for those do not have voices to be heard. I hope that it is not too late. I am very much afraid that it is. We could do our best to demand their release without delay by all mean is necessary.
We are the people we have the power, we must fight to establish the reign of law and to protect our liberties, dignities and freedom from any kind of tyranny. One language is understood to Deby is a used of force. Our lack of struggle against dictator would mean an age of barbaric violence, and be fatal not only for our generations but also for the generations to come. Please permit me to quote Winston Churchill, when he said, "A one man state is no state. It is enslavement of the soul, the mind, the body of mankind." Deby brute will had assassinated or killed the Chadian elites, imprisoned the journalist and exiled the best Chadian civil servants. I believed that Deby regime has destroyed people drives and the minds of our nation could be cowed be the will of this man, then our values were broken irreparably. Furthermore, the reporters whose have been arrested by court or will of one man, their fault is that they stand for free way of life. It is a life that death to metric tyrant regime. When we look inside the regime absolute rule, Chadian people have no reason to doubt the justice of our cause.
I am inviting all Chadian to fight this regime that one’s of the worst regime in the face of the earth or Chad had ever known. I am quite sure, that wars are won by superior will-power. Now, we will wrest the initiatives from the brutal dictator Deby and impose our will on him. History has showed, in struggle against tyranny, one cannot wait to have everything perfect, but must fight in relation to the regime’s strength and plight.

One last comment, Chadian people answer if they wanted to know whether they were not inherited dictator by dictator or living in democratic way with current regime: Tyrant Deby! You are one who confessed and prophesied to have brought to Chadian people “neither gold nor diamond but democracy”. To be true to one’s word, please permit me to give you a standard democratic test, in which is summarized 14 years of your absolute rule! Perhaps, in your own words implied “Demo=accrue”!!! By the way, here the test is before you:

Is there right to free expression of opinion and of the opposition and criticism of the government of the day?

Have the people the right to turn out a government of which they disapprove, and are constitutional means provided by which they can make their will apparent?

Are their courts of justice free from violence by the executive and from the threats of mob violence, and free from all association with particular political parties of the regime?

Will these courts administer open and well-established laws, which are associated in the human mind with broad principles of decency and justice?

Will there be fair play for poor as well as for rich, for private persons as well as for government officials?

Will the right of individual, subject to his duties to the state, be maintained asserted and exalted?
Is the ordinary peasant or work person, who is earning a living by daily toil and striving to bring up a family free from the fear that some grim police organization under the control of single party, like the ANS, started by the tyrant Deby, will tap him on the shoulder and pack him off without fair trial to bondage or ill-treatment?

I am appealing Chadian people to rally and denounce this corrupted regime that have no respect for us, steep on us, murdered us and abused us, therefore we are no obliged to let those act of irresponsibility’s and un-rightness’ continue to deprive us. In other hand, I am quite sure that, democracy can not be picked up in the street by a gang of bandits from the forests or mountains or from the countryside who think that by violence they can govern the country. Finally, I hope the time is not far off when one statesman able to unite all worse and educated men of all this country and establish a uniform civil society based on the principles of the justice, democratic and equal opportunity for all Chadian disregard regional, tribal and confession, which is only are tunes and which is only can lead Chadian to happiness.

In Toronto, September 5, 2005.
Said by an independent person, Gourbal Djiddi Nokour
gourbal@hotmail.com

 


05/09/2005
Réaction à l’article de E.Djondang : Deby est-il si fort qu’on le croit ?

Le très controversé amendement de la constitution, la récente reddition du MDJT de Hassan Mardegué et la condamnation des journalistes viennent d'interpeller plus d'un jeune tchadien sur l’éventualité d’une alternance quelconque au Tchad. Deby vient de réussir son énième coup, se contente t-on de dire. Le pessimisme est donc de rigueur et l’espoir s’émousse chez tous les compatriotes soucieux de l’avenir de notre pays. Le cri strident du désespoir s’est fait plus que jamais sentir. On s’en prend tantôt à l’opposition démocratique, tantôt aux politico-militaires, tantôt aux zakhawa en général ou toute autre entité susceptible de contribuer à la pérennisation du règne phénoménal d’Idriss Deby.

Cette situation d'incertitude stressante sur le devenir sombre de notre pays sous la direction d'un homme qui n'est pas prêt à lâcher prise après 15 ans de règne catastrophique, décourage plus d'un Tchadien épris de changement.

Dans cette contribution, nous essaierons de trouver les raisons de ce pessimisme quant à l'éventualité d'une alternance politique et le pourquoi de cette inefficacité de la lutte pour le changement.

Depuis son accession à l'indépendance en 1960, notre pays le Tchad a connu une série de régimes autocratiques de Tombalbaye à Idriss Deby, en passant par le Général Malloum, Goukouni Weddeye et Hissein Habré.

Tous ces hommes qui ont eu l'honneur de diriger à la destinée de notre pays n'ont rien laissé de nostalgique au peuple tchadien. La plupart d'entre eux n'ont au contraire a leur actif que crimes et désolation. Pourtant, la question que le commun du Tchadien est en droit de se poser est de savoir pourquoi ces hommes d’État n’ont-ils pu trouver rien de mieux que de laisser à leurs pauvres concitoyens un mauvais souvenir de leur passage?

Cette récurrence dictatoriale a eu et continue d'avoir des effets néfastes sur l’état d’esprit du citoyen.

Las d'une succession de pouvoirs caractérisés par des tendances dictatoriales plus ou moins semblables, les Tchadiens arrivent à la conclusion que le Tchad ne connaîtra jamais de Président intègre, capable de prioriser les intérêts nationaux par dessus tout. Au contraire, l'expérience a montré que les Tchadiens ont eu la malchance d'être dirigés par des individus mégalomanes, aux ambitions démesurées et aux méthodes répressives.

La dernière en date est le règne d'Idriss Deby qui, en plus de défauts ayant caractérisé ses prédécesseurs, brille par sa médiocrité, son mépris de la chose publique et de la dignité humaine. Excellent fossoyeur de troubles, Idriss Deby excelle dans l’art de diviser pour régner, d’appauvrir pour dompter et de terroriser pour arriver à ses fins. Cette politique qui consiste à user de tous les moyens pour assouvir ses ambitions égoïstes est une méthode abjecte qui existe depuis la nuit de temps. En revanche, l’utilisation de cette méthode sous-tend le reniement de toute notion de dignité et de valeur morale.

Pourtant, cette méthode grâce à laquelle Idriss Deby survit à la tête du pays pendant 15 ans s’avère très efficace. Reste à savoir si l’usage de cette arme illégale pourrait être considérée comme un talent positif qu’aucun autre Tchadien ne détient à l’exception d’Idriss Deby comme l’évoquait notre ami Djondang.

En effet, dans une analyse éloquente, Enoch Djondang se propose de nous dégager les atouts et les faiblesses du président Deby. Tout en respectant le point de vue de l’auteur, il serait opportun de relever quelques points qui rencontrent ma désapprobation, quand bien même l’article soulève des questions pertinentes.

En relevant les forces de M. Deby que Djondang appelle pudiquement « les atouts du président », l’auteur nous retrace l’image d’un président stratège et jouissant d’une popularité grandissante au sein de l’ethnie Zaghawa dont il est originaire, qui « connaît les mentalités tchadiennes mieux que quiconque, que n’importe quel autre leader politique ou de la société civile. ».  Mieux que quiconque me semble un peu exagéré, mais admettons qu’il maîtrise parfaitement les mentalités tchadiennes, son utilisation de cet atout dans la gestion politique de son règne est certainement loin d’être digne d’un homme politique chevronné dont l’auteur nous retrace le portrait. Notre ami nous répondrait certainement que Deby est le plus fort parce qu’il réussit toujours à disqualifier ses adversaires politiques et/ou les éliminer physiquement. Disons que quand on a à sa disposition toutes les ressources nationales et les forces répressives de tout un pays, quand on dispose le soutien indéfectible de la France et autres pays satellites, quand l’opinion internationale ferme les yeux devant les violations persistantes des Droits de l’Homme, quand la Banque mondiale et le FMI sont complices devant le détournement des revenus pétroliers à des fins personnelles, quand on est un homme amoral, sans scrupules et sans parole, quand on ne ressent aucun sentiment patriotique, presque n’importe quel Tchadien pourrait en faire autant.

Il est important de noter que le résultat d’une gouvernance ne s’évalue pas en termes du nombre d’années au pouvoir, mais en termes des réalisations concrètes durant ledit règne. Il conviendrait donc de souligner que si « tout chemin mène à Rome », il existe sûrement un chemin optimal par lequel on arriverait à la même ville dans des conditions beaucoup plus avantageuses. La tactique selon laquelle « tous les moyens sont bons » pour se maintenir au pouvoir est une piètre politique de dernier recours des dictateurs. Puisque l’usage de la force fait taire et l’argent renoue les relations, on pourrait facilement deviner la suite.

L’auteur continue la promotion des forces du président en allant jusqu’à affirmer que M. Deby est le président qui a bénéficié le plus popularité au sein de son ethnie à l’exception d’Hissein Habré : « la solidarité active de son ethnie ne lui a jamais fait défaut. ». Cependant, il prend la peine  de souligner une minorité dissidente qui serait restée marginale. Sur ce point je donnerai raison à Djondang, car pour quelqu’un qui connaît mal le milieu Béri, il serait tenté facilement de croire qu’Idriss jouit d’une popularité au sein de son ethnie qui n’est en réalité qu’une pure mise en scène destinée à la consommation des esprits non avertis. En vérité, Idriss Deby est le président le plus impopulaire, non seulement  au sein de son ethnie, mais aussi dans son propre clan, que le Tchad ait connu.

L’apologie du président atteint son paroxysme quand l’auteur affirme clairement que Deby est apprécié des « politico-militaires français » parce qu’il est redouté de ses adversaires politiques : «Même en exil, il ne faudrait pas croire échapper facilement au poing du Général Idriss Deby. Seul Dieu pourrait vous protéger si vous êtes dans la ligne de mire et non pas vos mille précautions». En tenant des tels propos, j’espère que l’auteur ne sensibilise pas les Tchadiens à la reddition et au défaitisme.

Par ailleurs, Djondang aurait pu être plus convaincant en parlant plutôt des intérêts français. Selon mon humble avis, si Deby est aujourd’hui choyé par les gaulois, c’est parce qu’il est un président  sans foi ni loi, facilement manipulable, antipatriotique et donc prêt à hypothéquer toutes les ressources du pays en échange de son maintien au pouvoir. Quant à l’affaire de la bande d’Aouzou que notre ami ajoute à l’actif du président Deby, rappelons que cette affaire était déjà portée à la Cour de la Haye avant l’accession de ce dernier au pouvoir.

L’auteur s’en prend également à l’opposition démocratique dont il  critique  le retard sur la situation politique et qualifie de « marque de naïveté indélébile » que de s’en prendre à la personne de l’ambassadeur. Notre défaut à nous les Tchadiens, ce qu’on a toujours peur d’exprimer ce que l’on pense. Pourrait-on m’expliquer ce qu’un opposant démocratique gagnerait en ménageant la France surtout quand cette dernière a une grande part de responsabilité dans la situation actuelle du pays. Cabri mort aurait-il encore peur de couteau?

Rappelons que le règne d’Idriss Deby est aussi l’ère de toutes les illusions. Ainsi, on se réveille un bon matin et songe à devenir président, (à défaut ministre), car Deby aussi l’est devenu sans aucune formation politique ni diplôme. Pourquoi pas moi ? Alors, on forme un petit club qu’on appelle parti politique. Ce dernier pourrait être vendu à tout moment en échange d’une villa, d’une bagnole… Mais en attendant d’être invité à la soupe, on dénonce tout ce qui nous entoure et on crie fort pour faire entendre sa voix le plus loin possible. Aussitôt qu‘on renifle l’odeur de la soupe dont on dénonçait autrefois le cyanure, on change de ton et de langage.  Et on s’accuse les uns les autres de n’avoir rien fait pour changer les choses. Dans tout ça, où se trouve l’autocritique ? Si nous voulons réellement changer les choses, nous devons d’abord maîtriser nos propres pulsions convoitantes avant de jeter le tort sur les autres. La solution contre la dictature reste dans la lutte continue, le refus de la collaboration et la désobéissance civile d’une part ; d’autre part, elle réside dans le défi de la pauvreté et de la peur. La solution à notre problème ne saurait venir d’ailleurs.

Au Tchad, on donne l’impression de vivre dans un océan de loups enragés et des vipères venimeuses, mais en réalité, je ne crois pas que notre pays soit composé que des hommes de mauvaise foi, des peureux, des hypocrites et des opportunistes. Il y a aussi des hommes intègres, courageux, conscients de leur devoir patriotique qui luttent sans relâche en dépit de leurs moyens limités. C’est en cela que nous devons louer les efforts de ces concitoyens et non les décourager en tenant des propos pessimistes.

Souvent, nous les jeunes, avons tendance à accuser nos aînés de ne rien faire pour apporter une solution à la crise, mais qu’avons-nous fait nous-même de significatif pour le pays sinon que de chercher à collaborer et à s’enrichir illicitement ? La preuve, aujourd’hui, la majorité des multimillionnaires tchadiens ont moins de 40 ans. Le rôle de la jeunesse ne serait-il pas de révolutionner les esprits en étant à l’avant-garde de la lutte pour le changement?

En définitive, Idriss n’est pas fort, ce sont les faiblesses des tchadiens (absence de réalisme politique, manque de confiance en soi, pratiques tribales…) qui rendent la lutte inefficace. Par conséquent, c’est à nous de transformer nos faiblesses en forces en s’acceptant les uns et les autres tout en demeurant réaliste et objectif.

Abakar Mahamat Ali


29/08/2005
Si j’en juge d’après mon expérience

Peuple Tchadien, tu viens d’essuyer encore un affront. Il est certainement temps que désormais, tu te mettes debout comme te l’exige ton Hymne National. Debout comme un seul homme, comme une seule femme, lèves ta tête pour recréer ton avenir. En effet, après 14 ans de mensonges, de tromperies, de pillages, il est temps d’abandonner les illusions consistant à s’attendre à l’établissement de la démocratie de la part d’une personne arrivée au pouvoir avec l’assistance étrangère, vérité qui avait valu déjà, il y a quelques années, des ennuis au journal Ndjamena-Hebdo. Car 
l’emprisonnement des journalistes aujourd’hui est une atteinte grave à la liberté d’expression dans un pays supposé démocratique.

Peuple Tchadien, il est certainement temps que Monsieur le dictateur Deby, rende compte de tous ces crimes commis contre ceux qui croyaient en la démocratie, aux droits de l’homme, ou à un Tchad plus juste.  Certains assassinats sont restés non élucidés, une décennie après qu’ils aient été commis et les assassins libres, narguant les parents de victimes. Aujourd’hui, la violence cautionnée par le sommet s’est étendue aux enlèvements et viols des jeunes filles et jeunes femmes d’autrui, à la confiscation des biens et à l’arrestation des journalistes, derniers remparts de la défense du Citoyen !!!  Et ce n’est bien sûr pas la première fois que des journalistes sont arrêtés pour avoir écrit sur les errements du régime. Le détournement de justice auquel les Tchadiennes et Tchadiens viennent d’assister, avec le soutien direct et actif de l’Ambassadeur de France qui ne s’est pas dérangé en s’ingérant de manière aussi flagrante et insultante le 14 juillet dernier doit interpeller tous ceux qui aspirent à la démocratie dans notre Pays. Il y a lieu de se demander si ces journalistes ont fait que les parents du président qui ont pris les armes ou se sont retirés à maintes reprises, tantôt dans les grottes de l’Ennedi, tantôt a n’djamena et qui, après négociations et ralliements, se sont vus attribuer  des grades et postes « juteux » ? Est-ce que le « crime » des journalistes dépasse, en gravité, le cas des membres de la famille présidentielle qui ont fomenté un coup d’Etat le 16 mai 2004 ?

Les Tchadiens devraient comprendre aujourd’hui que cette tendance à se tenir silencieux parce que c’est une affaire de journaux indépendants  ou tout simplement de « Sudistes » est une attitude dommageable et condamnable. Le Président l’a souvent et si bien utiliser contre les Tchadiens. Pourquoi doit-on appliquer différentes règles, différentes lois alors que l’on parle de l’égalité des citoyens devant la Loi tchadienne ?

Il est aujourd’hui temps de comprendre que les tchadiens nationalistes, progressistes et démocrates nous sommes  de connivence avec les journalistes emprisonnés et bien sûre que « oui » nous sommes unanimes ; de Baibokoum à Aozou en passant par Kanem et Lac, Batha, Ouaddaï et Chari-Logone, Mayo-Kebbi, Tibesti-Guera, Moyen-Chari-Salamat et Biltine, tel un corps pour le faire ; car quand un membre du corps  souffre, c’est le  corps tout entier  qui souffre ; une partie faisant appel à l’autre à cause de l’insomnie ou de la fièvre. Nous voudrions encore prendre à témoin la communauté nationale et internationale à travers les partis politiques, les associations de la société civile, les mosquées et églises, les missions diplomatiques  accréditées au Tchad, les ONG pour de dénoncer cette politique discriminatoire et divisionniste qui est imposé au peuple tchadiens. Je voudrai demander à la communauté internationale d’exercer leurs influences et libérer ces journalistes qui sont arrêtés injustement, immédiatement sans conditions.

Pour conclure, Le phénomène Deby ! Vous ne pouvez pas échapper la justice populaire et serez puni pour les crimes que vous entraine de  commettre en pleine jours, par exemple l’assassinassions l’homme de la justice et droits humane Joseph Behidi, Al-hadj Issa Gourane, Bichara Digui Degui, Bisso Mamadou, Adoum Acyle, Khafine Chadallah, Bâcher Moussa, Goukeni Guet, Abbas Koti, Docteur Guetti, Youssouf Togoimi et liste longue et j’en passe, mais a cela s’ajoute, par exemple en arrêtant des journalistes, en tuant leurs frères, en enlevant leurs filles ou  en confisquant leurs biens?

Fait à Toronto le 27 Août 2005
Dite d’une personne indépendante Gourbal Djiddi Nokour
gourbal@hotmail.com


19/08/2005
Pourquoi Idriss Deby saccroche au pouvoir !

Selon la constitution dans son article 61 qui devait empêcher Idriss de se présenter à la prochaine élection présidentiel, Il y a aussi la pertinente question de sa gestion des biens publics. Durant ces 14 du pouvoir totalitaire Idriss deby et sa bande clanique n’ont que piller et s’approprier des biens de l’état. Idriss Deby , de pat sa gestion actuelle, a fait du Tchad un pays ou l’irresponsabilité et médiocrité sont devenu des critère d’excellence. Cela dit, les tchadiens doivent voter NON a l’éventuelle modification de la constitution qui ne serait qu’une sanction logique pour Deby et sa gestion qui fait du Tchad le pays le plus corrompu du monde.

       En prenant le pouvoir en décembre 1990, Deby avait apporter un soulagement au peuple tchadiens qui sortent d’une odieuse dictature et la promesse d’une démocratie. Tchadiens se sont permis le rêve de la liberté et d’une vie meilleure. Hélas très vite, l’espoir s’est éteint, et le pays sombre chaque jour dans une situation de plus en plus catastrophique.

      Aujourd’hui , l’épouvantable état du Tchad résulte de l’attitude prédatrice de Idriss Deby et sa bande. Parcequ’ils n’ont jamais cesse de razzier, ruinant  un pays déjà meurtri par la pauvreté. Dans leur quête d’assouvir a tout prix leurs ambition personnelles, ils ont fait de l’occultation et de la gabegie les fondements de leur politique.

      Au plan politique, la gestion opaque et mafieuse de l’économie au détriment des intérêts tchadiens est sans précèdent. Tout les rouage de l’économie (ministères, banques, sociétés d’État, projets. etc) sont la quasi-propriété privée des parents et des proches de Deby. La privatisation des entreprises publiques, le projet pétrole, comme les reformes financières ont exclusivement profite a ces derniers en faisant des certains des milliardaires. Les revenus de la manne  pétrolière n’ont amélioré le quotidien des tchadiens d’un liard. Même s’il est encore tôt d’évaluer ses dividendes.

       Au plan politique, le régime clanique et barbare de Deby n’a pas non plus hésite a se lance dans la persécution des tchadiens. Des graves violations des droits de l’homme ont étés ainsi commises: exécutions sommaire et extrajudiciaires, assassinats ,enlèvements, arrestations arbitraires, intimidations et extorsion, etc. Il y a eu des noms qu’on citera toujours: Ms. Behidi, Bisso, Mamadou, Issa Gourane, Bichara Digui, Laoken Barde Abbas Koti, Dr. Guetti Mahamat, Brahim Selgue; des evenement qu’on ne peut les oublier: la répression 13 octobre 1991, le massacre 14 août 1993 a Gniguilim, etc. Beaucoup des innocents ont été exécutes par Deby.

     Au plan institutionnel, l’absence de la légitimité est aberrante, tout les pouvoirs sont entre les mains de Deby. Une assemblée caricaturale, une chambre d’enregistrement sans véritable débat politique ou les élus s’ennuient a mourir. Une justice de sa force de coercition, prompte a frapper ceux qui ne peuvent ouvrir certaines portes. Une classe politique asservie, agrémentée d’une navrante opposition. Et surtout une armée foncièrement tribale a la solde du régime de Deby.

       Au plan social, la santé et l’éducation son laissées pour compte. Les conséquences sociales de cette sont outrageantes. Dans les hôpitaux les patients continuent  a mourir parce qu’ils n’ont pas le 2000fr Cfa pour les consultations. Comme si les maladies était prévisibles! Combien d’étudiants tchadiens croupissent dans la faim et la misère loin de leur parents? Combien ont connu le décrochage scolaire au pays?

     Aussi rien de concret n’a été fait pour améliorer les conditions de vie d’une population dont la majorité vit sous le seuil de la pauvreté. Le minimum comme l’eau potable et l’électricité se trouve être le cadet de soucis de nos princes. Bref toute la gouvernance de ce régime reste jalonnée par des pratiques dignes des échalas des mafias sicilienne: des mascarades électorales, des détournements, faux et usage de faux, des privatisation bidons, gestion familiale de la chose publique, etc. Dans ces conditions, rien ne favorisera la restauration d’un État, encore moins d’un État véritablement démocratique.

      Idriss Deby a immole l’âme du pays, avili toute la classe politique et veut se pérenniser au pouvoir en dévouant l’article 61, se placer ainsi au-dessus de la Loi Fondamentale. Une façon lapidaire d’affirmer la primauté de sa personne sur le droit de tout les autres tchadiens. Certes, une constitution est susceptible de modifications, mais changer face a un bilan aussi médiocre, faudrait-il nécessairement exhiber l’article 61 de la constitution pour exiger le départ de Deby? Non, le mâle est fait pas d’autre chance pour Deby. Il doit partir et nous devons faire savoir cela autant que possible, il serait tout aussi important qu’il agisse en conséquence !    

 Idriss NGarnim


01/08/2005
Appel à la détresse 

Tchad aux tchadiens, conscientisons nous à la situation actuelle de notre pays, la crise de la conscience ne sera que le développement des germes virulents plantés alors dans les esprits et les cœurs.

IL y a des causes générales, soit morales, soit physique ; nous devons faire face et réagir par n’importe quel moyen, si le hasard d’une bataille a fait de Deby un président qui a ruiné un Etat, alors l’allure principale, causes générales entraîneront avec elle tous les accidents particuliers. Le Tchad est discrédité de sa dignité, de sa souveraineté, de son Etat en générale par un homme sans ambition et objectif politique, faible d’esprit, vite  manipulable, aucune sens de responsabilité la preuve, son bilan depuis 15 ans au pouvoir tout est négatif avec une politique égarée, il a toujours duper le peuple, Jamais dans l’histoire de notre pays, la fracture sociale, l’injustice, le régionalisme, le tribalisme et l’éthnicisme, n’ont connu un telle propension. Ils sont érigés en système de Gouvernement. Jamais les Masses Populaires  n’ont connu une telle paupérisation (maladies, analphabétisme, famine…) avec pour conséquence une déshumanisation de la société.

Ce écurant de voir ce pays sombré dans le Ko et nous les autochtones fuient nos devoir de patriotisme sous prétexte que la guerre n’est pas une solution  en laissant des paillards soudanais pillent nos biens, sèment des désordres sociale. Quelle est la solution alors ? Puisque la constitution sera changée par n’importe quel moyen et peut être qu’il fera de son fils le futur président du Tchad. Reposons nous mille fois la même questions quel sera l’avenir du Tchad sans une intervention de notre part et soyons objectif dans nos combat je déplore aussi les quelques tchadiens et organismes manipulés, corrompus par l’occident de poursuivre Habré a la justice international, soyer nationaliste honnête, s’il y aura justice, c’est au Tchad et par des tchadiens qu’il sera juger et non et par des blancs. Si tous les institutions étaient loyale et confiant comme vous le prétendez (ligues de droit de l’homme, ONU, justice de la haie ...) est ce que George w. bush violera la charte des Nations Unies et frappera l’Irak .ou encore la colonisation, la traite négrière, et les génocides en Afrique (Rwanda),la discrimination, le racisme, le sida, le yebola (comme arme biologique utilisé contre la démographie africaine) ce ne sont pas des crimes contre l’humanité tout simplement parce qu’il sont au dessus de leurs lois il est temps de prendre conscience et de résoudre nos problèmes national et africain. Pour rafraîchir vos mémoires courte sachez que Hissein Habré nous a sauvé de l’impérialisme libyenne, et les néocolonialismes et aujourd’hui grâce à lui le Tchad est dans sa globalité,sur le plan politique international, nous sommes classé entre temps parmi les dix premier pays, il était président honorable autocrate, charismatique, nationaliste, souverain,  il se toujours battu pour l’intérêt de son pays. A son arrivé au pouvoir, le Tchad est déclaré Etat pire que néant sur tout les plans, économique, sociale et infrastructure, sans oublié la famine en 1984 avec sa politique agricole, nous sommes arrivés à l’autosuffisance alimentaire, le prix des produits premières nécessités sont contrôlés par l’Etat, malgré la contribution à l’effort de guerre, et le demi salaire les tchadiens avaient le pouvoir d’achat, une dérapage politique a toujours existé par tout dans les pays du monde. Laisser moi vous dire aussi que si Pol Pot et Hitler sont des dictateurs H. Habré est loin de les ressemblés et si la nuance entre le despotisme et la dictature est absurde pour vous sa m’étonnerais pas de vos pré jugement sur Habré ; l’africain n’a jamais voulu le respect, il cautionne toujours sur la corruption, le détournement, la manipulation et la domination qui sont aujourd’hui le conséquence de la mal partition de l’Afrique noire malgré la potentialité de nos ressources,nous resterons toujours affamés,quémandeurs,marginalisés  le dernier du planète bref pourquoi les bon présidents africains ne restent jamais tel que thomas sankara, Habré si ce dernier était parti c’est tout simplement les intérêts stratégiques de la France au Tchad étaient menacer et il voulait Renégocier les accords dits de coopération signée avec la France depuis la fausse indépendance et Fermer toutes les bases de l'armée coloniale française sur le sol national,puis le désaccord avec Mitterrand au Baule sur l’impositions de l’instauration de la démocratie occidentale en Afrique Pour la France cela est inacceptable et son ex-protégé doit quitter le pouvoir .et entre temps Deby était déjà au maquis pour de raison purement ethnique et la France savais pertinemment que Deby n’a ni ambition ni programme encore loin d’être digne, loyale, honnête, souverain pour son pays, il ne sera que leurs pions pour protéger leurs intérêt et les désordre sociale,économique au Tchad et en Afrique.

Mes chers frères compatriotes tchadiens tchadiennes de loin où de prés je vous rappel que  nous avons un devoir, une obligation a renversé cette situation humiliante à tout prix et Sacher que chaque citoyen a un pouvoir même s’il est limité.

Souradj Oumar sakine
souradjos@yahoo.fr 

 

29/04/2007
                                    L’Opposition politique et ses tenants

On désigne par « opposition » les partis politiques ou les mouvements n'appartenant pas à la majorité parlementaire et donc s'y opposant. L'opposition constitue un contre-pouvoir: elle permet d'éviter que la majorité, une fois parvenue au pouvoir, n'ait la tentation de suivre une politique trop extrême (...)En Guinée, au Tchad, au Gabon, au Cameroun, en République démocratique du Congo,au Togo,pour ne citer que ces pays là, les opposants sont soit bâillonnés,muselé,affamé, soit cooptés par le pouvoir pour une gestion à sens unique des affaires de l'Etat. Les exemples en la matière sont légion au Tchad ! L’ancien premier ministre de transition,le Docteur Nourradinne Delwa Kassiré Coumakoye,connu plutôt pour sa versatilité et sa langue de bois, a opéré des changements spectaculaires de vestes quand les intérêts de son parti le Viva RNDP l’exigent !D’autres leaders politiques tchadiens,tels Saleh kEBZABO,Alingué BAOYEU,Ibni oumar Mahamat saleh,et les autres Salibou Garba….Ont signé des alliances avec le parti au pouvoir,en obtenant des postes au gouvernement !Ce qui a offusqué l’ensemble de la population qui digérait mal ces alliances contre nature,même si ces leaders justifiaient à l’époque leur ralliement,par le souci de miner le système de l’intérieur,comme l’ont expérimenté les Abdoulaye Wade du Sénégal !Mais auront –il réussi à miner le système de l’intérieur comme ils le prétendaient ?Ils y ont plutôt laissés des plumes,et Saleh Kebzabo,qui fait partie avec ses collègues de la CPDC de l’aile dure de l’opposition tchadienne, Saleh Kebzabo donc lors d’une conférence de presse à N’djamena début Janvier a indiqué,qu’Idriss Déby nous a doublé !Il n’est pas un homme de compromis ! Quand il signe avec vous un accord, son intention est de vous noyer !Il est un monstre froid,fin de citation !Chat échaudé,craint-il l’eau froide ?

Le grand gagnant, semble être Ngarledji Yorongar, dirigeant du FAR ! Il le clame à souhait : Je ne suis pas de ceux -à qui sont habitués à aller manger dans le râtelier de DEBY, disait-il dans l’une de ses interviews à Christophe Boisbouvier sur RFI ! Effectivement, le fédéraliste Yorongar, a gagné  ce pari ! Il n’a pas participé à un seul gouvernement durant le règne de Deby ! Beaucoup d’observateurs de la scène politique tchadienne saluent toute de même son engagement, mais déplorent par la même son radicalisme, jugé trop dangereux en politique !

C'est pour cela qu'en France, l'opposition dispose de différents moyens: la mise en cause de la responsabilité gouvernementale devant l'Assemblée nationale par la motion de censure, la saisine du Conseil constitutionnel, les questions posées au gouvernement dans les enceintes parlementaires... Elle représente aussi la possibilité d'une alternance politique: elle participe à l'existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie.

Ce pluralisme permet de choisir ses gouvernants, or il n'y a de choix véritable que si l'électeur peut se prononcer entre plusieurs possibilités. Ainsi, l'opposition, en proposant un nouveau cours à la politique nationale, permet aux citoyens éventuellement mécontents de disposer d'un recours. Enfin, l'opposition permet aussi de renouveler le personnel politique: lorsque la majorité perd le pouvoir, une nouvelle génération d'hommes politiques peut trouver une place de choix dans l'opposition et se préparer ainsi à assumer des fonctions importantes à l'occasion d'une victoire à venir. Le rôle de l'opposition est donc essentiel en démocratie. C'est pourquoi certains pays lui ont organisé un véritable statut. Ainsi, la Grande Bretagne a érigé la fonction de chef de l'opposition en fonction officielle: "chef de l'opposition de Sa Majesté".

Mais dans nombre de pays d'Afrique, cette place primordiale qu'occupe en démocratie l'opposition, est souvent occultée par le parti au pouvoir. Réfractaires aux critiques, ceux qui détiennent les rênes du pouvoir prennent leurs opposants pour des ennemis à abattre. Coups bas, harcèlements, emprisonnements, chasses à l'homme, menaces permanentes de mort deviennent leur lot quotidien. Quand tout va comme sur des roulettes, le parti au pouvoir s'en réjouit et en fait un trophée de chasse. Mais quand la machine s'enrhume, c'est l'opposition qui est indexée, malmenée. Dans certains cas, on se soude au pouvoir par le biais des parodies d'élections et on essuie les larmes à l'opposition en lui offrant des strapontins dans le cadre du gouvernement d'union nationale qui reste une bévue en démocratie.

Au Togo, l'opposition a connu un passé très mouvementé. Ceux qui s'étaient déclaré opposants au régime du dictateur Gnassingbé Eyadèma avaient connu la souffrance, l'exil, la prison. Réduits à la misère, certains d’entre eux étaient obligés de retourner leur veste, le temps de se refaire une santé financière. Au Tchad,la situation n’est pas différente ! L’opposition, du moins celle qui se respecte, a boycotté les dernières présidentielles de 2006,jugeant les conditions de son organisation  peu fiables !Mais,l’un des leurs,toujours égal à lui même a passé outre le mot d’ordre,et s’est présenté à ces élections ! Kassiré koumakoye, puisque c’est de lui qu’il s’agit,estimaient en son temps que la participation aux élections était plus importantes que les conditions dans lesquelles elles sont organisé ! Drôle non,de la part d’un juriste politologue de renom formé à la Sorbonne  ?? A voir ! Résultat, juste après son investiture,le nouveau président « élu » Idriss Deby ITNO le bombarde ministre d’état chargé des travaux public, deuxième dans l’ordre protocolaire ! Beaucoup de cadre de son parti ont eu des postes  dans ce gouvernement chargé d’appliquer le programme du vainqueur ! Fin Février, alors que l’opinion nationale tchadienne s’y attendait, le Docteur Kassiré Koumacoye, deuxième aux présidentielles de 2006 remplace Pascal Yoadoumnadji à la primature !Ce dernier a succombé à un accident cardiovasculaire à Paris !La récompense,de « l’opposant malin » est assuré ! Alors des dénominations fantaisistes sont sorties des tiroirs pour qualifier cette cooptation par la dictature. Ainsi, a-t-on parlé d’« opposition constructive », «lucide» ou encore «responsable».


Le chef de l'Etat qui défraie actuellement la chronique et qui n'a que faire de son opposition, est le géronte Robert Mugabe du Zimbabwe. Le chef de file de son opposition Morgan Tsvangirai a été sauvagement molesté après son arrestation lors d' "une assemblée de prières" qu'il a organisée. La police est intervenue avec violence, en tirant sur les manifestants et en tuant une militante. Blessé à la tête et le visage tuméfié, l'opposant n'en démord pas et affirme que "la lutte continue". Mais pendant encore combien de temps? Le pire ne risque-t-il pas d'arriver?

Au Bénin, pourtant citer en exemple parmi les démocraties les plus en vue, il n’y a pratiquement pas d’opposants depuis l’arrivée au pouvoir du technocrate BONI YAYI ! L’ancien directeur  de la Banque ouest africaine de développement  fait l’unanimité,et comme ce qui fait le succès de la démocratie béninoise,c’est son image à l’extérieur,on s’arrange à ce que tout marche,mais pas d’opposition véritable ! Maître Adrien Hougbedji,le leader du parti Républicain et démocrate(PRD), arrivé deuxième lors des présidentielles, devait à juste titre prendre le titre de chef de file de l’opposition politique Béninoise,en attendant les prochaines échéances !Il se réclame  de la mouvance,comme les autres partis politiques ! Dans ces conditions, l’on doute fort, de la suite à donner à ce processus démocratique, sans une opposition affichée ! C’est un système à la béninoise, qui pourtant a cours depuis le renouveau démocratique en 1990 !

Dans de tels contextes, les démocraties européennes doivent accorder une place plus importante aux oppositions africaines en recevant publiquement leurs leaders au lieu de se servir des réseaux de lobbyistes pour leur prodiguer des conseils qui, à la limite, les poussent dans les bras des satrapes au pouvoir.  Aussi l’occident devra-t-il réagir vigoureusement et plus fermement lorsque, pour des débats d’idées et des contestations démocratiques, des dirigeants africains bâillonnent leurs oppositions.

La tragédie occasionnée en ce début d’année par le mourant dictateur guinéen Lansana Conté demandant aux militaires à ses ordres de tirer sur des populations désespérées par des années de totalitarisme et de précarité, le satrape zimbabwéen qui n’entend pas donner l’espoir d’une alternance politique dans son pays, Sassou N’guesso qui confond Parti-Etat et multipartisme au Congo, Faure Gnassingbé qui ignore les règles élémentaires de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance, voilà autant d’occasion que les pays qui se veulent des modèles de démocratie doivent saisir pour rendre universel le droit de chaque peuple à la liberté et au libre choix. Mais pour se faire aider, encore faut-il que les oppositions africaines se respectent et adoptent des attitudes d’hommes d’Etats et de responsables politiques.

Qu’elles fassent leurs cette assertion de John G. Diefenbaker, dans une allocution prononcée devant l'Empire Club du Canada à Toronto, le 27 octobre 1949: «L'histoire nous prouve que la liberté s'évanouit toujours lorsqu'il n'y a plus de critique. L'opposition fait respecter et soutient les droits des minorités».

Eric TOPONA MOCNGA


01/08/2005
Partis politiques à la Tchadienne !!! 

Merci d'abord à Ialtchad Presse, de m'avoir offert cette libre tribune :
On peut définir un parti politique en disant que c'est "une association organisée rassemblant des
citoyens unis par une philosophie ou par une idéologie commune, et Ayant comme objectif 
affiché la conquête et l'exercice du pouvoir".

Revenons maintenant au cas de notre pays, qui est loin d'être en concordance avec la définition
précédente, puisque depuis les années 90 le Tchad a connu la naissance d'une centaine des partis
politiques, qui sont maintenant presque absents de la scène politique, Sauf aux moments électoraux. !!!

Mais, un parti politique doit être présent et actif afin qu'il puisse réaliser ses objectifs, il doit aussi avoir un siége permanent, des bureaux régionaux, des activités politico-mediatiques, tous ces éléments sont très importants pour le fonctionnement d'un parti politique. Hélas, dans notre
pays les partis politiques ne sont que des regroupements ethniques et régionaux qui n'ont aucun
lien avec les réalités politiques, économique et sociales du pays.

Pis, dans notre pays les partis (la plus part en tout cas) n'ont pas de siége, ni de programme exact et connu par leurs propres militants, ni une base populaire qui pourrait leur donner une sorte de
crédibilité, et au lieu que les partis politiques animent la scène politique en présentant des
alternatives aux différentes crises et problèmes que connaît le pays, et en adoptant une vision claire et différente de celle du système politique administrant le pays, ils ne se soucient qu'aux ralliements et aux sorties mediatico-politiques saisonnières qui ne servirons pas leurs  partis et leurs militants.    

Bref, dans l'état actuel des choses, aucun parti politique ne pourra s'imposer sur la scène politique
parce que :-
1- les partis politiques ne sont pas convaincants
2- ils sont saisonniers,
3- ils n'ont pas les moyens et les mécanismes qui leur permettent d'être actifs et présents  d'une manière permanente sur le terrain  
4- ils sont les otages de leurs propres leaders qui demeurent  présidents ou secrétaires généraux à vie au sein de leurs partis.
 
 AHMAT ABDELSEMI
 Email : arbibbougous@hotmail.com


25/07/2005
Je ne veux pas être râleur mais le LIVE 8 m’inspire
le commentaire dégoûtant suivant :

Il y en a qui continuent de croire que ce sont les occidentaux qui vont développer l’Afrique. S’ils en étaient capable, il y a bien longtemps qu’ils nous auraient développés. Le Live 8 est encore un de ces grands bluffs qui distraient les Africains –en tout cas, s’il y en a que cela distrait. Cela m’écœure !

On aurait pu faire chanter PBS, Tiken Jah Fakoli, qui représentent mieux la pauvreté car ils la vivent. Au lieu de cela, on nous remet tous ces grands artistes qui, pour se donner bonne conscience –ou pour faire vendre leurs disques- défilent sur la scène au nom de la lutte contre la pauvreté. Au final, quel message veut-on nous donner à travers ces méga stars ?

J’ai joué le 1er juillet sous la pluie à Laval avec l’Assos Trois Mondes. Il y avait au plus cent personnes. Mais c’étaient des militants. En dépit de la pluie, nous étions restés tous unis jusqu’à la fin des manifs. Idem, quand on a joué en faveur de la Croix Rouge le 16 février dernier à la Salle Polyvalente de Laval. Il y avait en tout pas plus de trois cents personnes. Ce type d’action n’est pas suivi. Et quand des gens se pressent parce que des méga stars jouent, ce n’est, bien souvent, pas pour la cause qu’ils prétendent défendre. La plus value, c’est leur propre personne.

J’aurais souhaité voir  des artistes vraiment Africains sur la scène. Au lieu de cela, on nous a encore servi la culture occidentale, qui tend à envahir le monde. Et dire qu’on nous parle de diversité culturelle ! Attention, des missionnaires avaient aplani les sentiers de la colonisation !!

Par ailleurs annuler la dette de l’Afrique ne fait pas partie de la solution. Il se trouve en terre africaine, des tyrans fous qui dilapident les deniers publics. Avec la complicité des dirigeants du Nord. Si ces tyrans sont restés depuis de longues années sans pouvoir faire avancer le niveau de vie de leurs concitoyens, ce n’est pas demain que, par miracle, ils vont changer et faire changer les choses –parce que la dette a été annulée. N’oublions pas que l’aide soutient les dictateurs et ceux qui l’octroient. Et c’est toujours nous, pauvres citoyens, qui allons mettre la main à la poche.

Je ne dis pas que c’est mauvais. Mon souhait est  que ceux qui veulent lutter contre la pauvreté choisissent d’autres voies –voix- que celles mercantiles qui doivent nous faire honte. Ceux qui vivent la pauvreté la connaissent mieux que ceux qui n’en ont que de vagues clichés. Aucune théorie de la lutte contre la pauvreté n’est dissociable de la théorie de l’aide ; et les deux ne sont pas dissociables de la théorie de la colonisation.

Kaar Kaas Sonn
http://kaarkaassonn.site.voila.fr 


19/07/2005
Au Tchad le droit à l'information et le droit de 
l'information sont bafoués !

La Conférence Nationale Souveraine tenue à N'Djamena du 15 Janvier au 07 Avril 1993 a permi au peuple tchadien d'amorcer une expérience démocratique avec la reconquête des libertés fondamentales.

C'est dans le même ordre d'idée que la constitution du 31 Mars 1996, largement inspirée de la déclaration universelle de 1948 et de la Charte Africaine des droits de l'homme et des Peuples de 1981, a accordé une place de choix à la liberté de la presse avec la création d'une institution indépendante de tout pouvoir pour la garantir et la préserver. C'est la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la communication.

Mais à quoi bon d'inscrire la liberté de la presse dans la constitution si les citoyens ignorent ce qu'est le droit de l'information et le droit à l'information. Ces droits relèves des libertés fondamentales de la société sur lesquelles est fondée la liberté d'écrire et de parler.

La définition la plus simple de la communication est l'acte de transmettre des informations, des idées et des attitudes d'un individu à un autre; car le besoin de communiquer avec son prochain est aussi fondamental que la nécessité physique de se nourrir et de s'abriter. C'est pourquoi on dit que les libertés fondamentales d'une société Démocratique sont: la liberté d'expression, la liberté de la presse, la liberté de réunion et la liberté de pétition. Mais malheureusement, au Tchad, la presse est directement menacée: les journalistes connaissent des bastonnades et emprisonnements; trois journalistes sont abattus en 1992, Kladoumbaye de l'ATP en Janvier, Madjigoto en Octobre et Djerabé en Novembre.

La loi No 29/ PR/94 du 22 Août portant régime de la presse au Tchad n'a jamais été respectée. Les radios privés et la presse écrite sont régulièrement ménacées suppendues pour reduire au silence.

Dieudonné Djonabaye et son équipe de N'Djamena-Hebdo ont connu la valeur de l'ANS, le feu Sosthene N'Gargoune a vu l'enfer en prison, Sy Komba Singa Gali, Samory N'Garadoumbe respectivement directrice et rédacteur du journal, l'Observateur récoltent les fruits de la dictature.

Samory N'Garadoumbe et Garondé Djarma sont condamnés le lundi 18 juillet 2005, l'un trois mois d'emprisonnement  et l'autre trois ans d'emprisonnement avec une amande de un million de Fcfa. Sont soupçonnés de publier un article et d'écrire un article, or il n'est pas interdit par la loi.

La presse ayant d'être l'instrument d'expression des seuls dirigeants ou gouvernants, est plutôt devenue de nos jours un forum où circulent librement des idées et des informations à l'usage des gouvernés. Il y a cinq siècle que la presse écrite a eu droit de cite dans notre monde. Mais au Tchad, des menaces réelles s'exercent sur les libertés fondamentales dont la presse. Mais comme les dictateurs n'arrêtent pas toujours de dresser des obstacles pour empêcher le progrès de la presse, le génie des peuples concourts à la fabuleuses invention d'influer sur l'opinion publique.

Le peuple tchadien ne demande plus seulement de nos jours que la presse soit libre, mais aussi qu'elle soit mise au service de tous les citoyens. Le droit de la communication-Presse-Ecrite et Audiovisuelle affirment que " la liberté de l'information suppose, à la fois, celle de faire l'information et celle de recevoir l'information." Tout citoyen doit choisir l'information qu'il désire et doit pouvoir se forger sa propre opinion à partir d'une information indépendante de tout pouvoir et faisait état de toutes les tendances de pensées et d'opinions.

Sans la liberté de la presse, il n'y a pas d'information et, sans information il n'y a pas des citoyens. Le droit à l'information, et le droit de l'information, nous pouvons retenir que la liberté de la presse doit être sauvegardée comme étant l'une des plus précieuses conquête de notre peuple pour asseoir et affermir sa Démocratie. Il importe donc de savoir que la question des médias ne concerne pas les seuls communicateurs ou les patrons des entreprises de presse; mais plutôt c'est un combat commun.

Nous demandons humblement aux autorités tchadiennes de voir le monde de la presse, d'examiner ce cas de Samory et Garondé d'urgence afin que les deux journalistes puissent être remis en liberté totale.
Courage à nos journalistes.

Gaya -Ple Seïd

Tel:+4748127122


09/07/2005
Le casse-tête de l’article 61

En publiant les résultats du referendum de 07 juin dernier, et qui présentent les « oui »  majoritaire avec plus de 77% de voix,  on a enfin  Pu mettre fin au fameux article 61 de la constitution tchadienne, qui ne cesse de faire un véritable casse-tête à l'homme fort de BAMINA.

Mais, ce referendum ne passe pas inaperçu sans que maintes questions soient posées :
- primo : que ce qu'il va nous apporter ce referendum en temps que citoyens tchadiens ?
- secondo : quelle  pierre- ajoutera ce referendum au processus démocratique et à la maturité  politique dans notre patrie ?

- tertio :  quel est le sens d'un referendum qui  risque de faire entrer notre pays au club des pays en voie de monarchisation ?

Les réponses à toutes ces questions me paraissent infécondes et vaines dans l'état actuel des choses, et dans un pays où le citoyen n'est qu'une vache à lait qui n'est utile que pour payer les impôts.

   Bref, ce referendum ne changera rien, puisqu'il avait un seul objectif qui consiste à  satisfaire les désirs personnels d'un seul individu qui ne fait et ne fera pas grande chose pour au moins améliorer les choses !
Preuve : durant toutes ses années au pouvoir, il n'a même pas eu le courage d'éclairer notre capitale, ni d'assurer la sécurité du pauvre citoyen tchadien, ni de bien bitumer les principales avenues de notre capitale, y compris celle qui mène à la présidence de la république.

  Least but not last, désormais « excellence » peut rester au palais rose, jusqu'à l'age de gâtisme, tout simplement parce qu'il a pu imposer sa logique sur un peuple qui  se bat jour et nuit pour survivre, en utilisant tous les moyens qui lui paraissent utiles pour faire taire tous ceux qui murmurent, dans un pays où sociétés civiles et partis politiques « réels » semblent absents, et une opposition politique malade, saisonnière et opportuniste qui ne pense qu'à  sa  panse. 

Par Ahmat ABDELSEMI

23/06/2005
Vous avez parlé de la protection des réfugiés ?

Je crois que le problème devait se poser autrement, en termes de solutions. On ne doit pas se camper éternellement à vouloir protéger les droits de réfugiés ; ceci ne me paraît pas une attitude responsable et une assistance durable. Cette protection actuelle apparaît comme le calmant prescrit par le médecin à son patient ; ce n’est pas une solution définitive apportée aux problèmes des réfugiés.

Le phénomène des réfugiés est assez complexe pour ne pas se résoudre par des simples assistances juridiques, des droits d’asile ou encore d’autres privilèges liés à ce statut. Le mouvement des réfugiés est la conséquence logique d’une situation nationale intenable qui nécessite un refuge à l’extérieur de son pays, du pays dont on a la nationalité.

Les conflits sont à la base de ce mouvement et ce sont notamment les causes de ces conflits qu’il faut déceler et éradiquer. Ainsi, il n’y aura plus de problèmes de réfugiés car il n’y aura plus la cause qui entraîne ce mouvement. Il faut lier le problème des réfugiés comme l’effet d’une cause (le conflit) qu’il faut résoudre. Ces conflits ont de multiples causes que nous pouvons citer quelques-unes à savoir :

  • La centralisation excessive du pouvoir politique et économique, engendrant corruption et népotisme ;
  • Le refus de certains dirigeants de rendre compte et d’accepter l’alternance politique ;
  • Le mépris des minorités et absence de système de représentation efficace ;
  • Disputes sur des tracés territoriaux hérités de la colonisation[1].

Ces causes peuvent pourtant être combattues ; les associations de protection des droits des réfugiés devraient associer leur force aux autres qui militent pour l’instauration d’un Etat de droit en Afrique pour qu’on puisse parvenir à une situation sans crises, sans « réfugiés » ; cette appréhension paraît utopique pour certains mais elle est pourtant envisageable et réalisable.

La première solution aux problèmes des réfugiés est l’instauration d’un monde stable, d’un monde de paix. Dans ce monde, il va falloir y injecter un régime démocratique soucieux des droits et intérêts de la population. L’important est d’avoir une situation politique confortable, du moins qui respecte la personne humaine. Les populations doivent avoir choisi eux-mêmes et librement leurs dirigeants, ce qui suppose éviter des « dirigeants parachutés », imposées et étrangers à tous les problèmes des personnes dont ils ont la charge.

Comme le dit M. Olivier Brachet, directeur de Forum Réfugiés, « derrière un fuyard, il y a toujours un bourreau[2] », on aura beau garder le « fuyard »,  tout lui donner, la situation ne changera guère car ce « bourreau » existera toujours et continuera ses exactions sur les autres. Jusqu’à combien et quand les pays d’accueil seront-ils à mesure d’héberger les réfugiés ? On invoque le plus souvent les pénuries d’eau, d’aliments, les risques de maladies et bien d’autres maux et les appels aux fonds sont lancés pour venir en aide à ces personnes nécessiteuses. Ces aides éphémères doivent être orientées vers des aides durables, vers des solutions aux problèmes de réfugiés et non les maintenir dans des situations de dépendances dans les pays d’accueil.

« On éteint les incendies, mais on ne gère pas le problème », dit M. Brachet. Je suis de ceux qui partagent son point de vue et qui souhaitent que le problème des réfugiés se traite sur place, dans leur propre pays et non dans les pays d’accueil. Oeuvrons pour des solutions durables, définitives et non pour celles qui sont éphémères. Evitons le travail de Sisyphe.

Ceci suppose trouver des voies et moyens permettant la communauté internationale d’obliger les Etats à traiter les « éventuels fuyards » autrement et donner à ces derniers des moyens nouveaux les permettant de faire face à leurs « bourreaux ». La CPI est un premier pas qu’il faut encourager et il va falloir lui donner les possibilités nécessaires pour y parvenir. La responsabilité pénale des dirigeants ne doit non plus souffrir de doutes et l’immunité ne doit pas signifier l’irresponsabilité. Toute personne doit répondre de son acte préjudiciable à autrui, fut-elle Président de la République car nul n’est au dessus de la loi. Ces garanties renforcées sont un début de solutions aux problèmes des réfugiés qui interpellent tout un chacun.

Guéning Massama Kiliuoto


[1] Philippe Leymarie In « Ces guerres qui usent l’Afrique »
[2] In « Passez le mot, 2ème nuit de musiques pour les réfugiés », page 3 ; supplément à Lyon Capitale


06/06/2005
La Revolution des Mangues

 

La majorité des jeunes Tchadiens se sent impuissant, désespéré et résigné devant la tyrannie du pouvoir en place au Tchad. Cependant, il y’a plusieurs organisations internationales qui sont prêtes a aider toute population qui se trouve dans la même situation de se débarrasser de la dictature.

 

Le « Soros Foundation Network » est l’une d’elles. Cette organisation fondé par le milliardaire Américain M. George Soros a déjà contribué a plusieurs soulèvement des jeunes qui ont finit a renverser les dictateurs dans leur pays respectifs. La première dictature victime de cette organisation de bonne fois était celle de Slobodan Milosevic de la Serbie en 2000. Puis, la fondation a donné son coup de main  au soulèvement paisible appelé la révolution des roses qui a renversé le dictateur Eduard Chevardnadze le 23 Novembre 2003 en Georgie et la révolution orange en Ukraine qui a renversé le président Viktor Yanukovych le 23 Janvier 2005. Il est temps pour nous de penser a la Révolution des Mangues « The mango Revolution ».

 

Je connais très bien que nul n’est facile mais tout s’améliore. Dépendamment de notre volonté, détermination et sacrifice, il y’a une grande possibilité qu’on pourra unir nos jeunes et monter notre soulèvement contre la tyrannie d’Idriss Deby afin de le renverser et vivre en paix.

 

Les arrestations récentes des journalistes Ngaradoumbé Samory et Sy Koumbo Singa Gali nous touchent profondément. Nous condamnons ces actes lâches et inhumains perpétré par le groupe des cousins de Deby dirigé par Ibrahim Mahamat Saleh le fils du cousin direct d’Idriss Deby (Mahamat  Saleh Ibrahim), Abderamane Erdibou et Mahamat Ismail de l’ANS. Nous exprimons nos sympathies aux journalistes arrêtés et leurs familles et nous prions pour leurs libérations et le renversement de la dictature au Tchad.

 

M. Sougui Nour


01/06/2005
A quand le respect des droits de la presse en Afrique ?

La précarité du sort des défenseurs des droits humains en Afrique contribue à la perpétuation des violations fondamentales: avocats, syndicalistes, leaders, religieux, journalistes, membres d'ONG où tout citoyen écrivant un article, ceux-ci ont non seulement une tâche énorme et indispensable, mais leur sécurité ou même leur vie est souvent en danger. Bien entendu, la situation socio-politique varie d'un pays à l'autre, et il en va de même de la façon dont sont traités.
Certes, la Tunisie reste l'un des pays les plus violents des droits de l'homme en Afrique. L'une des figures emblématique de la lutte pour la liberté en Tunisie, la journaliste SIHEM BENEDRINE, 55 ans est actuellement la cible d'une campagne obscène de la part de la presse tunisienne. Le 3 mai 2000 la grève de faim du journaliste dissident TAOUFIK BEN BRIK suscitait une vive émotion dans les médias internationaux.
Nous dénonçons ici avec désolation et amertume la décision injuste prise contre MAKAILA N'GUEBLA reconnu et admis légalement sur le sol tunisien depuis 5 ans en tant qu'étudiant.
Makaïla N'Guebla étudiant tchadien a été arrêté le 05 mai à 10 heures locale par la police tunisienne, qui le soupçonnait d'avoir écrire les articles sur le site d'information ialtchad.com.
Cet acte intervient dans le seul but de satisfaire un régime cruel, responsable de la mort de plus de 25000 personnes selon les organisations des droits de l'homme, impliqué dans des affaires mafia, contesté par le peuple tchadien.
Nous demandons aux autorités tunisiennes d'ouvrir une enquête en vue de sanctionner tous les auteurs et co-auteurs de cet acte irresponsable et malsain qui pourra tenir l'image de la Tunisie de la discrédite sur le plan régional qu'international suite à cette tentative d'expulsion contraire non seulement à la constitution tunisienne, mais également à la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et à la charte africaine des droits de l'homme et des peuples.
Force est de constater que l'inquiétude est entrain de grandir chez beaucoup de nos compatriotes qui ne se retrouvent plus dans la nouvelle donne qui s'instaure, avec la présence de Agence Nationale de Sécurité ( ANS ) sur le sol tunisien.
Nous demandons instamment aux autorités tunisiennes de mettre fin aux manœuvres de harcèlement et aux arrestations illégales dont font l'objet des tchadiens considérés comme étant opposés au régime d'Idriss Déby.
En fin nous lançons un appel à tous les compatriotes d'où qu'ils soient d'être prudents de cette menace.

Gaya - Ple Seid
Tel: +4748127122


25/05/2005
Lettre ouverte à l'Honorable Mahamat Hisseine (SG du MPS)

Honorable Député MAHAMAT HISSEINE,
L'honneur m'échoit aujourd'hui de vous adresser cette missive, pour vous dire combien vous avez forgé mon admiration. Admiration due au fait que vous aviez été le Directeur de Publication du premier journal quotidien du pays (Le Progrès). Journal qui a certes eu à bénéficier des largesses du parti au pouvoir à travers des subventions, tandis que vos compères de N'Djamena Hebdo, Le Temps, l'Observateurs ... trimaient la galère, et avaient pour toutes récompenses : menaces, intimidations, procès, censures, ... et une aide à la presse qui est tombée bien plus tard ! Pourquoi ? Pour la simple raison qu'ils faisaient leurs travails en toute objectivité et conscience professionnelle pour éclairer la grande masse des égarements du pouvoir en place !
Cette occasion particulière que je saisi aujourd'hui me permet de vous faire aussi part de mes préoccupations suite à votre interview accordée à N'Djamena Bi-Hebdo n° 855 dans laquelle vous affirmez '' Le recensement de 2005 est mieux que celui des années précédentes.''
Chapeau ! Jusqu'à ce jour je ne vous connaissais que des talents de journalistes qui passait le plus clair de son temps à arpenter les halls du Palais de justice afin de rapporter les échos de procès, mais pas ceux de démographes ou de statisticiens !
Si tel est le cas, expliquez-nous comment les populations du Nord du pays migrantes par excellence, du fait de la transhumance et de la précarité de leurs régions arides sont elles revenues subitement massivement en abandonnant les régions du sud où le commerce est florissant ?
Et la région pétrolifère n'offre-t-elle plus d'opportunités par rapport aux ouaddis et dattiers ?
Le tourisme y serait-il tellement développé subitement ? Et les mines parsemées ça et là par les différents conflits?
Les réponses doivent - elles se trouvent dans l'arrivée massive des réfugiés soudanais, qui ont été recensés comme citoyens tchadiens ?
Expliquez-nous, comment le Mayo Dala et les deux logones, jadis considéré comme les foyers les plus peuplés ont-ils vu subitement leurs populations baisser de taux, ont-ils été décimés par un fléau de grande envergure ? 
Dites-nous comment se fait-il que des enfants âgés de 12 à 14 ans ont été recensés alors que la constitution prévoit à 18 ans l'age majeur pour accomplir ce devoir ?
Dites-nous, comment des citoyens tchadiens vivant à l'étranger aient été recensés sans avoir de carte comportant de n° de série ? (le cas du Soudan, Arabie saoudite et Libye)
Dites-nous, comment des feuillets de recensement peuvent comporter seulement de noms tels que : Abdelkerim, Ali, Abdallah ?
''La poule a toujours besoin du coq pour faire des oeufs'' autrement dit : nous jeunes avions besoin des expériences enrichissantes de nos aînés pour être positifs dans nos sociétés !
Sincèrement il serait une erreur monumentale de suivre vos pas car nous n'avions pas besoin d'une grosse loupe pour nous rendre compte à l'évidence que vous semblez mélanger les choses.
Que vous soyez de plein pied dans le MPS, ne regarde que votre personne, car tout un chacun de nous est appelé à faire des choix selon ses intérêts ! Mais de la à vouloir mélanger les intérêts personnels à ceux d'une nation toute entière est une bassesse de votre part.
Arrêter de duper le monde de grâce !
'' La bouche qui mange ne parle pas ! A force de vouloir trop parler, vous risquerez de faire tomber le morceau qui se trouve dans votre bouche et... gâcher tout !''

A bon entendeur salut !
D. NEBE


25/05/2005
Ne Touchez pas à la Constitution ...

En ce mois de mai 2005, diverses manifestations sont célébrées à travers le monde. A l'exemple du 60ème anniversaire commémorant la capitulation de l'Allemagne à la seconde guerre mondiale.
Au Tchad, notre pays, ce mois est beaucoup plus marqué par la campagne référendaire.
Les Etats majors de différentes formations politiques affinent leurs armes pour cette grande bataille où la finalité sera le changement ou non de la constitution tchadienne.
Rien qu'a y penser, on a vraiment la gorge très serrée... car les dés sont pipés à l'avance par le MPS parti au pouvoir !
Pour être plus explicite on dirait plutôt que la machine est habilement huilée et que la modification de cette constitution ne sera qu'une mascarade de plus et passera aisément comme une lettre à la poste ...
Qui sommes nous pour affirmer tous ceci ?
Nous avions été recrutés après un test à la Commission Nationale du Recensement Electoral (CNRE) pour l'informatisation des listes électorales (du 22 février au 15 avril 2005). tout ce temps passé au sein de cette structure mafieuse nous a permis de relever d'innombrables irrégularités et violations contraire aux normes de recensement électoral !
Comment comprendre que le Nord du pays, région au climat hostile et aride (avec une population jadis de 2 habitants au km2)  puisse enregistrer une forte augmentation, au détriment du Sud (considéré comme un El dorado par nos frères du nord), région commerciale par excellence, zone pétrolifère, grenier en matière produits vivriers, et puisse enregistrer une nette diminution ?
Le tourisme y serait - il tellement développer que tout le monde s'y adonne ?
Chiffre à l'appui sur plus de 5 000 000 de cartes d'électeurs seuls 1 400 000 ont été attribuées aux populations du sud et le reste affecté au Nord. Nous n'oublions pas de préciser que même les réfugiés arrivés du Darfour ont été recensés !
Comment comprendre que dans un couple on puisse avoir 8 à 10 enfants dont l'age varie seulement de 18 à 19 ans ? Après la découverte de Toumaï on est en passe de faire la promotion des
'' femmes pondeuses'' qui peuvent procréer au minimum 5 enfants par ans ?
Comment expliquer que des enfants de 12 et 14 ans aient eu des cartes d'électeurs ? la nouvelle constitution prévoit-elle de modifier l'age requis pour voter de 18 à 12 ans ? Comment comprendre que des personnes soient recensées au Soudan, Libye, et Arabie saoudite avec des cartes sans numéros de séries ? Tous nés dans le même village (Iriba dans la grande majorité et massakory) ?
Comment comprendre que sur un feuillet qui comporte 20 noms tous s'appellent Ali ou Abdelkerim ?
Comment comprendre qu’au moment où officiellement le recensement a pris fin, officieusement cette opération continue son cours de chemin ? Pourquoi ne pas distribuer ces cartes dans les quartiers de la capitale ou le manquement de ces cartes s'est fait cruellement ressentir ?
Les réponses à ces questions ne sont pas d'ordre économique ou climatique, mais une supercherie dans le but d'obtenir un hold-up électoral qui ne dit pas son nom. Voila comment cette population du nord du pays à considérablement augmentée !!!
Et le tout ne s'arrête pas là, car l'autre étape de cette grande mascarade reste la CENI. Des anciens amis ayant travaillé au sein de cette structure pendant les élections de 2001 nous ont confirmé qu'au moment d'entrer les données statistiques des élections, une enveloppe de 50 000 francs a été remis à chacun d'eux et priés de laisser la place à des spécialiste de la fraude informatique.
Face à toutes ces violations, rester passif et avaler tout doux ces grosses couleuvres est une forme de complicité, mais plutôt se jeter dans un combat de sensibilisation afin de s'engager sur une voie susceptible d'apporter d'autres alternatives d'où une véritable démocratie afin d'aspirer au développement réel et surtout apporter notre contribution si modeste soit-elle pour rebâtir un Tchad futur et meilleur.

DINGAMNAISSEM NEBE
DONANGUE GUY BLAISE


24/05/2005
Au sujet des arrestations récentes de quelques compatriotes

     Je pense vraiment il ne s’agit pas d’un fait nouveau, mais plutôt c’est une suite des séries exterminations, ou des arrestations communautaires de Idriss Deby, depuis le jeudi (1983-1984) noir qui a permis à ce dernier incendier des villages entiers, puis le tour des Gouranes juste avant l’arrivée de MPS au pouvoir en 1990, d’ailleurs il a cherché à liguer tout le peuple tchadien contre les Gouranes, en suite successivement le tour des Hadjaraïs, des Ouaddaïs, des « Saras » de Kété, dans le Sud, des Boudoumas et Kanebous dans le Lac Tchad, des Zagawas d’Abbas Kotty et aujourd'hui le tour des ressortissants de Moussoro, dans oublier les arrestations ciblées des opposants, des journalistes, anonymes et des innocents.

     Ces manœuvres et manipulations sont connus des tous, à la veille de chaque événement important il s’attaque à la communauté la plus importante économiquement ou politiquement pour faire passer la pullule en douce. N’oubliez pas que le referendum s’approche, donc ce qui justifie ces agitations de Idris Deby, d’ANS et MPS. Je ne dis pas là qu’il y a pas eu des arrestations de jeunes tous originaires des Moussoro avec des armes de guerre, mais je croie plus à un complot monté contre ces  jeunes, par les agents d’ANS ont préparé et tendu un piège à ces jeunes sans expérience, et ils les sont tombés dans le guet-apens. En plus ils tentent démonter les uns (Moussorois) contre les autres (Moussorois), pour dire que c’est Abakar Tahir et ses acolytes, qui ont dénoncés, de fois Korom Ahmat et ses amis qui seraient dénonciateurs ou alors les incarcérés et les auditionnés sont dénonciateurs tous ça c’est du supercherie, ces théories sont vieilles comme le monde : « dilemmes des prisonniers »  et « diviser pour régner ». Chers compatriotes ne vous laissez pas avoir par ces agitations politiciennes. Tenez vous bon et dites non à la violation de la constitution et votez à votre âme et conscience selon vos propres convictions, des toutes façons les résultats seront truqués la fraudes sera massive, mais au moins vous aurez la conscience tranquille.

Pour finir j’appelle l’opinion nationale et internationale de venir en aide pour la libération de tous les prisonniers, injustement incarcérés.

Abbaw TANY
Etudiant tchadien en europe.
Abbaw1@yahoo.fr


24/05/2005
Au sujet des arrestations des ressortissants de Moussoro

Cher frère de droit de l'homme , Il vient de passer au Tchad 3 sorte d'arrestation au niveau de même ethnie, les kredas du Moussoro. On sait même pas la cause de cette arrestation qui ce dérouler a n'djamena par les hommes de Idriss Deby. Je croit qu’il y'a toujours une cause mais j’ai du mal à écrire en français, je continue en anglais.,

The human right does not exist in Chad whereas if there existed it will not then have an arrest without cause us voulont has all prices to have the cause either on press or on radio chains has djamena, my eye the rumours say that he want to prepare a coup d'etat has current the president which became a monster immortal after the problem of djandjawite Arabic he comes from leaving these claws to the popolation the mossoro you know what I know this deby the kredas one help financially and soutenancier, then today he A sends the years for arrest of almost of score of innocent, for what they Na not to stop all the population of mossoro these people that it has just stopped them are of the person in charge in the army and some are of the tradesman and teststemyàs also interrogation have ceratin, kalii senousi, general hamit moussaye ex cemat, which is on teststemyà of among us who make have them known as tellque the abakar to tahir of almanna, hassane COM dagana, and much I do not want siter their name but it go asset of the evil and pay attention to the close relation of the deby family would have badly known you has to believe from here some day if these people will not be releases most quickly possible and I ask for to the brother ila Chad to publish Ca, the capacity of deby not eternal if to provide it and etternelle hissein habre it is or today you say that this hissein who is a dicdator but the large dictator this good deby I same of palpable proof but one day are turn will have just fled and to cry,then these innocent not nothing has to have with the capacity that which is famished will want of regnee 14 years of reign massascre, violate, bracage, or the this hell summons us which brings us this deby, are first time enters in being able I N bring you neither gold nor money but the democracy or is the democracy ..........

MOUSSA ISSA
EMIRAT ARAB UNIS

DUBAI


24/05/2005
LA CHASSE AUX KREDA DE MOUSSORO

Le régime dictatorial, attentatoire aux libertés individuelles et collectives incarné par Deby et sa famille a procédé à l'arrestation de plusieurs ressortissants du département du Bahr-el-gazel par le biais de ses arsenaux répressifs(GSP,ANS) sans motif judiciaire préalable.

Tout a commencé le 5 mai par l'arrestation de l'administrateur civil ABIDA MAHAMAT GOURBAL qui est jusqu'a là président du parti de l'opposition AL-DJAMA et de dizaines d'autres personnes (des hommes d'affaires, des militaires, des hommes politiques...) tous ressortissants du Moussoro.

A cet effet, nous attirons l'attention de l'opinion nationale et internationale d'examiner au fond ces manœuvres anti démocratiques et d'apporter de solutions pour freiner cette machination qui risque de faire plonger le pays dans une impasse sans précédente, puisque ces actes de barbaries ne peuvent qu'alimenter la spirale de la violence.

Par ailleurs nous invitons aussi tous les Tchadiens et les ressortissants du Bahr-el-gazel en particulier de rester unis, solidaires et prêts à se défendre en cas de nécessité conformément à nos valeurs traditionnelles et fidèles à nos coutumes.

MAMARI&MOUSSAY


 24/05/2005
Ou est donc la raison ?

Dire la vérité semble insensée pour cette poignée d'hypocrites. Mais un bon tribunal de conscience ne la contourne pas, le silence est plutôt complice.

Depuis presque trois semaines loin de ramener le calme le gouvernement morbide de Deby a employé une violence qui a provoqué l'indignation totale de la societé. Certaines semaines il faut savoir être de mauvaise humeur, se moquer d'un gouvernement autoritariste basé sur la corruption et  l'affairisme bref "debysme"ou la politique des poches garnies.  Si on dédaigne ces papas se proclamant du monde libre. On tend vers l'épine dorsale. Je m’en moque pas mal de ceux qui  se disent opposants, parlons plus d'eux parce qu'ils ont rien a proposer donc ou est le fiable ? s'ils vous plait trouvez vous autre moyen pour demander les miettes du gâteau de Deby le "vautourisme"est compris. Mais évidement la mauvaise humeur de la semaine tient aux barbaries qui touchent nos du sud du pays et surtout a l'arrestation des "camarades" camarades que sais - je ? Chers compatriotes n'oublier pas que le Tchad gradira bientot le rang de pays dont le pouvoir a été transmis du père au fils. On laisse le temps faire ! la mauvaise humeur c'est l'impression, la vérité plutôt un partage de prise de conscience pour l'avenir de notre chère patrie. Pose t'on la question de savoir pourquoi les partenaire économiques et politiques ferment les yeux sur le processus démocratique très particulier admis au Tchad.

 

Moustapha Moussa Abakar

Futur membre du parti pour la cause commune


20/05/2005
L'origine du probleme Moussoro-Deby

Au Tchad l'histoire malsaine de Deby ne fait que se répéter. En décembre 1990, lorsqu'il a prit N'Djamena, son armée de MPS a été une armée forte étant composée des Zakhawa, Tchadiens et soudanaises, les Arabes et les Hadjarayes.  Peu après la prise de son pouvoir, Deby a fomenté  un coup d'état par Maldoum Bada Abbas pour justifier ses atrocités contre la population du Guera. Nous avons tous vécu l'horreur et continu de se rappeler des massacres commit à Bitikine par les GR (la Garde Républicaine) formée uniquement des proches de Deby. Il a donné des ordres à ses proches d'éliminer publiquement tous les cadres dans la communauté Ouadaienne d'Abéché à N'Djamena. Il a donné le feu vert à son GR de faire le nettoyage ethnique au sud du pays en brûlant des villages entiers et tuant des enfants commençant par Goré.

La méfiance et l'égoïsme de Deby lui ont poussé de semer le désaccord avec ses cousins de Biltine. Sans tarder, il a commencé sa campagne de diabolisation du défunt Abbas Koti et ses partisans en faisant croire surtout aux Gorans (du BET et du Kanem) que les Zakhawa de Biltine avaient l'intention de faire une coalition avec des Zakhawa soudanais pour  exterminer tous les Gorans. Peu du temps après, le problème entre Koty et Deby a été devenu publique et il a pu facilement recruter plus des 600 militaires parmi les Moussorois grâce a ses campagnes. Puis Deby a pu affaiblir l'armée de Koty lors de la bataille de Massakory ou ces recrutés ont activement participé.

En décembre 2003, Deby a été invité à célébrer son anniversaire à Moussoro  par les Moussorois. Ils l'ont fait une accueille chaleureuse. Apparemment, il a été très impressionné. Des son retour a N'Djamena, sachant que son armée clanique était affaibli perdant le support des partisans de Koty et celle des arabes, il a chargé un de ses cousins de contacter tous les jeunes et militaires Moussorois pour faire une alliance pour écrasé toute opposition ou manifestation après son éventuel referendum qui est prévu pour Juin 2005 en leur promettant des postes ministériels et des directeurs dans le gouvernement et des postes des officiers supérieurs dans l'armée.
Malheureusement a Deby, cette fois ci, les ressortissants de Moussoro ont rejeté son offre et refusé de faire une alliance avec lui pour massacrer le peuple innocent du Tchad qui ne réclame que ses droit fondamentaux. Le pauvre et désespéré Deby n'a finalement rien et a été laissé seul. Deby a perdu le support des zakhawa de Biltine, arabe, hadjaraye, goran, sara, boulala et tous le reste des tchadiens tant disque le referendum s'approche et le soulèvement de la population est imminent.  Deby n'a pas seulement perdu le support des tchadiens, il a aussi perdu leur control. Alors il a commencé sa campagne de répression contre Moussoro et ses massacre à l'Est du Tchad d'une façon folle.

Mahamat Hasan


17/05/2005
Demande d’arrêt des massacres et arrestation au Tchad

Le gouvernement tchadien doit arrêter immédiatement le massacre des civils innocents dans l'est du Tchad et l'incarcération et l'intimidation des jeunes provenant des régions ciblées du pays.

Le fait de massacrer les gens ou les arrêter pour se faire plaisir créera un sentiment de vengeance et de frustration parmi leurs parents et ils mèneront certainement un soulèvement plus large contre le gouvernement. Il forcera la population pour joindre les mouvements politico-militaires qui n’est sûrement pas dans l'intérêt d'un président égoïste comme Deby. Fondamentalement, le gouvernement a une responsabilité de protéger la population pas celle de les massacrer ou de les frustrer.

Nous tous savons que Deby a une histoire d'opprimer violemment la population afin de contrôler leurs choix. Selon les organisations des Droit de l’Homme, il a aussi commis des crimes impardonnables de toutes sortes y compris les massacres et les nettoyages ethniques dans le passé. Ces crimes qu'il a commis précédemment le rappellent toujours de ne pas laisser la présidence parce qu'il finalement sera arrêté et amené à la justice. Pour échapper la justice, il a choisi de ne pas quitter le pouvoir fixant un référendum d’une présidence à vie.

Plus de 90% de la population a été déçu et a rejeté tout de suite l'idée de le maintenir plus que ses 14 années de dictature au Tchad parce qu'ils n'ont pas voulu vivre dans la crainte d’une façon éternelle. Parmi les 10% restants, certains de nous, nous avons choisi de voter oui pour son prochain référendum afin d’éviter l'effusion de sang dans une échelle plus grande et dans un temps plus court par l'armée opprimant et cruelle dominée par les parents de Deby qu'ils n'hésiteront même pas une minute de faire ce qu'ils ont été enseignés qui est de garder le pouvoir par les meurtres et la crainte des autres. L'autre partie du 10% a choisi une campagne d'interpellation, de frustration et d'incarcération pour s'assurer qu'il est gardé au pouvoir par toute mesure pour éviter leur propre procès devant la justice pour leurs actions criminelles et cruelles qui ont commis précédemment contre la population paisible.

Par conséquent, beaucoup de jeunes a l’intérieur et a l'extérieur du pays ont décidé de faire plus que de seulement regarder la situation détériorant de leurs parents et leur compatriotes et le contrôle de leur sort par une centaine de gens qui sont nommés par Deby pour la seule raison qu'ils sont ses parents et qui