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  Forum: la culture

Thème: N°8  « Les richesses de la culture tchadienne»

Autres sujets:

11/12/2007
Pendant que les autres se battent, notre compatriote Mounira Mitchala
remporte le Prix Découvertes RFI 2007

C'est au stade du 28 Septembre à Conakry, que le jury présidé par le chanteur malien Salif Keita a porté son choix (à l'unanimité), sur la belle voix de Mounira Mitchala, le 8 décembre dernier.
 

Interrogée après sa consécration, la diva Mounira Mitchala, d'une voix pleine d'émotion, déclare : « J'espère que ce prix aidera à ramener la paix dans mon pays déchiré par la guerre ».
A travers cette déclaration, Mounira interpelle les protagonistes qui se battent actuellement à l’Est du pays. Elle veut leur dire que les Tchadiens peuvent mieux faire que de se battre continuellement. En effet, pendant que les autres nations luttent inexorablement pour leur développement socioéconomique et culturel, nous Tchadiens, sommes en train de faire la guerre. Si des symboles comme l’hymne national et le drapeau (bleu-or-rouge), n’ont jamais réussi à unir les Tchadiens, nous éperons que d’autres symboles comme Mounira, le arriverons un jour à rassembler les petits-fils de Toumaï.

Par DJIMOYAL BETOUNGAM ANICET,
djimoyal@yahoo.fr


12/01/2007
S.O.S JEUNES TCHADIENS

Ce sujet demande l’attention de TOUS, même de ceux qui se croient à l’abri, parents et jeunes, hommes, femmes et filles.

Il se développe parmi nos jeunes un phénomène pernicieux qui va en s’amplifiant et que l’on pourrait qualifier d’UNIFORMISATION FORCÉE.

C’est-à-dire: se fondre dans “la masse”, avec les autres, faire comme les autres, penser comme les autres...les autres. Et cela au détriment des traditions et obligations religieuses de pudeur, de chasteté, de respect envers les jeunes et les aînés, envers nos voisins, nos amis et “copains”, de respect et amour envers

  les parents, la famille, au détriment enfin, d’une éducation religieuse ET générale!

“C’est quoi encore ce vieil homme? d'où sortez-nous ce barjo arriéré! Qui c’est le mec? Ne sait-il pas qu’on doit s’intégrer à notre société?”

Je ne suis ni barjo ni vieux, les mecs. Je pourrais vous parler des us et coutumes tchadiens condamnant fermement ces imitations, mais nos professeurs dans les écoles le font avec bien plus d’érudition que moi, alors je vais juste susciter, en vous, une réflexion sur le thème.

PRENEZ LE MEILLEUR ET REJETER LE RESTE ! (à retenir!)

Une intégration réussie, mes amis, n’est pas une imitation aveugle d’un autre mode de vie, même contraire au nôtre ; il s’agit, en fait, de garder nos valeurs fondamentales, de prendre et d’assimiler ce que cette culture nous apporte de bien, de nous enrichir de tous ces aspects positifs, en délaissant le reste. Et réciproquement, faire profiter les autres de nos hautes obligations morales tchadiennes. Générer un terreau fertile d’enrichissement mutuel. Mais jamais, il ne s’agirait de renier nos valeurs et notre patrimoine cultuelle au nom d’une intégration béaute et irréfléchie, voire au nom de je ne sais quelle séquelle ou complexe post-colonial.

Le phénomène est à la fois complexe et simple.

Complexe, car il s’agit de mettre en œuvre des compétences d’analyse, de raisonnement, de savoir, relevant souvent de l’exercice d’équilibriste: le juste milieu.
Simple aussi, car si l’on suit quelques règles d'éthique ou d’hygiène de vie et de comportement, dans la cellule familiale comme à l’extérieur, on arrive à éviter les plus gros écueils, à revenir à des pratiques plus saines, et plus prometteuses pour l’avenir.
Ceux qui m’ont suivi jusque là (il en reste?) doivent se dire que c’est bien vague tous cela. Alors, soyez prêt, car je vais être plus spécifique....

-           jeunes qui se droguent, boivent et vont danser tout le temps,
- les filles qui courent après les garçons, et vice-versa.
- les filles qui sortent et couchent, le plus normalement du monde, avec des garçons, et vice-versa (ben voyons, il faut vivre avec son temps...)
- les garçons qui n’ont aucun respect envers les filles
- les jeunes ET moins jeunes qui mangent de tout (Halal ou pas)
- les jeunes défavorisés qui volent, arnaquent et n'applique des obligations religieuses.


Banalités que tous cela, c’est vrai. Tout cela, malheureusement, fait partie des réalités modernes de notre environnement. OUI, mais le problème c’est qu’il s‘agit ici... TOUS de tchadiens et tchadienne!!!

NOS jeunes, qui fréquentent même (oh...peut-être pas tous les jours), les mosquées et les églises!
NOS filles, dont certaines portent, pieusement,...le Hidjab!
HONTE sur nous. TOUS autant que nous sommes!
Alors on s’offusque en me disant qu’il s’agit d’une faible minorité. Même si cette minorité est si infime, qu’il s’agit en fait que d’une seule personne, alors, malgré tout, l'on doit réagir.

Nous avons le devoir de réagir avant que n’arrive une malédiction certaine, et pour tous. Une parabole du saint prophète de l'Islam est éloquente: il évoque un navire où se trouvent des saints et des pécheurs. Les pécheurs ayant fait un trou dans la coque du navire, par ignorance. Si tout ce beau monde ne se donne pas la main, que se passera t-il? Alors quoi, que devons-nous faire? Qui est responsable? Comment réagir? Déterminer les responsabilités est important, mais nul ne doit s’y cantonner, en rejetant la faute sur l’autre: nous n’avons plus le temps! Transcendons cela.

Il faut réagir, et vite. D’abord déterminer les causes principales, puis élaborer et proposer des solutions. C’est l’affaire de tous. Je n’ai pas l’exclusivité de cette tâche, ni celle des réponses, je veux y contribuer, humblement. Je ne m’érige pas en censeur , ni en saint au dessus de la mêlée: nulle créature n’est exempte de défauts, et je suis une créature qui devra un jour être jugé par Le Seigneur des Mondes. Et, Allah me jugera sur ce que j’ai fait, et non sur ce que les autres n’ont fait ou pas.


CAUSE N°1: DÉMISSION DES PARENTS DEVANT LEUR RESPONSABILITÉ ET MANQUE DE CULTURE GENERALE DE TOUS (PARENTS ET ENFANTS)

-           Bien peu d’entre nous lisent pour notre culture et formation, pour la comprehension de nos religions.

-           Conséquemment, une culture et une formation insuffisantes empêchent l’exercice d’un sain discernement entre le Bien et le Mal, quelqu’en soient leurs apparats. Comment voulez-vous pratiquer un quelconque exercice sans posséder les outils adéquats pour mener à bien le travail? Dois-je aussi rappeler que la recherche du Savoir est une exhortation ? Sciences religieuses, oui mais aussi: physiques, chimie, économie, psycho...

-           Ou, cette démission évoquée, trouve t-elle son origine dans l'incapacité aux parents, à appréhender le problème des jeunes? Cela renforcerait alors encore plus ces premières lignes: pour donner un savoir, une morale, il faut, au préalable, les posséder soit même, sinon, œuvrer pour les acquérir.

-           Seuls les parents sont responsables de l’éducation de leurs enfants, ce travail n’incombe ni à l’école, ni  aux marabouts ni aux pretres. Il faut savoir assumer: l’exemple vient de la cellule familiale. C’est: fondamental.

-           L’éducation ne doit être ni trop stricte ni trop souple: il s’agit de leur expliquer notre différence, nous sommes tchadiens, vivant dans une société permissive.

-           Il faut créer toutes occasions pour communiquer avec nos enfants: c’est quand la dernière fois que vous avez pris votre fils dans vos bras? Qu’à votre fille, vous avez dit “je t’aime mon enfant”?

Lorsqu’ils viennent vous voir vous disant: “maman, papa, puis-je aller à “une boum”, tous mes amis y vont, je vais bien me conduire, je sais que je suis musulman.” Nous leur sautons dessus: “tu iras en Enfer, tu ne sortiras plus du tout, tu n’es pas mon fils, tu n’es pas ma fille, je n’ai plus confiance...”. Résultat de la casse: ils ne viendront plus vous demander, mais ils sortiront probablement quand même. Si vous leur aviez dit, “assieds-toi et parlons : j’ai confiance en toi, mais pas dans les autres...”, malgré un refus, ils vont respecter le temps que vous avez pris pour les comprendre. Hélas, nous n’avons plus le temps.

Nous sommes gênés d’aimer nos enfants! Cela donnerait à nos enfants la sensation d’être aimés et valorisés...au moins chez eux, dans leur famille. D’être sécurisés, au moins chez eux.

-           Les parents doivent faire régner l’harmonie et la paix chez eux, et non pas nous disputer en permanence, voire même s’insulter, puis dire à nos enfants “c’est l’heure de faire la prière”! Nos enfants qui assistent à tout cela sont dégoûtés de cette hypocrisie...Et si nos enfants sont dégoûtés, que croyez-vous que DIEU pense de nous???

-           Il faut donner à nos enfants des raisons d’être fiers de notre différence: Toutes nos médersas devraient enseigner nos jeunes sur les bienfaits de notre civilisation et son immense apport au Tchad entier. Cela donnerai plus de fierté et de zèle à nos jeunes dans leurs études, de l’école à l’université, et bien sûr dans leurs études religieuses.

 

CAUSE N°2: APPÂTS SATANIQUES SOUS TOUTES LES FORMES

-           Chaque parent devrait contrôler et censurer toutes les revues qui rentrent chez eux: depuis les simples revues des programmes TV (des pages sont franchement pornographiques) en passant par les émissions TV aux magazines pour adolescents, en vente libre. Vous allez vers d’énormes surprises! En effet, tout y est fait pour banaliser les relations amoureuses (baisers et autres), pour désacraliser le corps de la femme en exhibant une quasi-nudité permanente, pour enseigner aux jeunes “comment faire pour la première fois”, croquis et histoires vécues à l’appui!...etc. Puis il y a certaines chansons d’amour qui font tant rêver...et les fréquentations plus ou moins saines. Liste non exhaustive.

Les jeunes sont donc soumis à un matraquage intense de notre environnement quotidien. Discerner ces sources du mal, est une première étape nécessaire, mais non suffisante.
Il ne s’agit pas de bannir toutes sources de savoir, non, mais faire preuve de sagesse: déchirer les pages “X” des revues TV, autoriser, susciter même, toutes lectures saines, ou toutes émissions éducatives, voire récréatives, mais sans les excès, (faut pas rêver, si vous bloquez tout, ils iront voir chez “les copains”). Il s’agit de leur inculquer les bases du discernement, afin qu’eux mêmes puissent déterminer le Bien du Mal. Travail long et fastidieux, mais impérieux.

Tout se passera bien si des explications sont données aux jeunes.

- Les écoles, qui font déjà un excellent travail, devraient évoquer ces problèmes sans compromis, mais dans un langage et avec des termes qui est en adéquation avec la mentalité de nos jeunes: sinon, ils vont considérer ces (bons) conseils comme démodés ou dépassés.
Car l’impact de ces médias sur ces jeunes esprits en formation peut être catastrophique: “puisque c’est naturel, pourquoi pas moi?”, “ puisque tous le monde le fait, pourquoi pas moi aussi?”, “je me demande bien ce qu’ils veulent dire par douce sensation? Faut essayer pour savoir.” Ils n’ont plus une conscience distincte de ce qui est normal ou ne l’est pas. Leurs repères sont faussés: “où est la ligne de démarcation? Qui a raison: maman, papa? Tous les autres copains? Les films? Où est la norme? Qu’est-ce qui est acceptable et ne l’est point?” Ils sont déstructurés.

Voilà comment l’on arrive à un lavage de cerveau, en douceur, sous nos yeux, chez nos jeunes, dans nos propres maisons, les entraînant loin, bien loin de nos vertus religieuses. Puis viendra le temps des pleurs, tardifs, vains...Mais sans excuse, car si “les autres” n’ont pas de normes. Les parents savent où se trouvent ces règles de conduite en adéquation avec la morale.

Les problèmes que nous subissons aujourd’hui sont le résultat de l’ignorance du bien et du mal.

DIEU nous a donné un cerveau, un esprit merveilleux en prodige, notre corps lui-même est un miracle perpétuel.

Notre corps, nos idées, nos décisions sont dirigés par notre esprit. Meilleure sera la nourriture de l’esprit, meilleures seront nos facultés et capacités de jugement, d’évaluation, meilleures seront nos initiatives!


CAUSE N°3: CONDUITES INCONSÉQUENTES DE CERTAINS JEUNES

A m’écouter, certains diront qu’on leur enlève toutes joies, ou que n’ai-je été jeune moi aussi?
Les temps ont changé, les mentalités ont changé, les pressions sur les jeunes exercées sont plus pernicieuses et destructrices. Ce sont là déjà des éléments suffisants pour éveiller notre vigilance et la leur, pour qu’elles deviennent permanentes.

À certains de mes jeunes frères TCHADIENS

- Le vin assassin tel une infâme araignée, a tendu ses filets au fond de vos cerveaux, vous entraînant vers votre déesse Ivresse, sans remord pour votre propre sort, pauvre créature délaissant la Raison.

Cela fait vraiment si chic, “cool”, sociable, de prendre un verre en société...Si DIEU était proche de vous, Lui offririez-vous un whisky?

Cependant Il est plus proche de vous que votre propre veine jugulaire!
- Avez-vous déjà entendu vos affreux gémissements ou humer vos vomissures pleines d’exhalaisons, consécutives à vos soirées d’ivresse ou de drogue? Tandis que certaines musiques font vibrer des passions impures dans votre corps pris de convulsions lubriques.
- À certains célibataires endurcis (ou assimilés), Il leur faut, chaque jour, un cœur à leur râtelier pour se prouver leur virilité, ou leur besoin de plaire. Tandis que leur bien-aimée de la veille sèche ses inutiles larmes, les voilà repartis vers de nouvelles proies naïves, exerçant un talent dont ils font grand étalage, entre copains.

Refusant la sagesse que leur apportent les années, aveugles, ne savent-ils pas que demain ils seront seuls, ici-bas peut-être, mais certainement dans la fosse creuse. Là ce qui, dans ce monde, leur donnait tant de fierté et de plaisirs, sera couvert des baisers... voraces d’actives vermines. Cette vie n’est pas éternelle, mes frères, un lit ténébreux et sans compagne, sinon nos piétés, nous attend tous.
Riches et pauvres.

-           Quant aux jeunes, preux chevaliers sans peur et sans remord, s’unissant régulièrement à des cœurs différents, avez-vous pensé demain au sort de votre propre sœur? Souffririez-vous que “d’autres” leur fassent subir vos propres amusements? Fermez les yeux et imaginez. Dur, dur? Gênant? Vous m’étonnez!

Prenez garde à ces grands appétits, alternativement tendres, rêveurs, cruels; souvent impulsions du Malin (Satan).

Vous faut-il chaque jour vous forger une assurance qui témoigne de votre séduction, de votre force, de votre virulence? Cette envie de plaire physiquement s’étiolera forcément avec le temps, comme s’évapore un parfum.

Vous aurez envie de connaître mieux. Forcer le respect par une noblesse de sentiment et de caractère est une expérience plus digne et plus forte, plus durable. Mais ne peuvent y goûter que ceux qui, au fil du temps, ont enrichi leur personnalité par des efforts persévérants et féconds. Cependant c’est un exercice qui n’admet pas d’improvisation, seuls y excellent ceux qui s’y sont exercés, dirais-je, conformés?

Toi qui “croquais la vie à pleines dents” et t’exerçais sous différentes latitudes, tu rechercheras demain ta compagne pour la vie dans les rangs des “filles pures” et “de bonne famille”, contrastant ainsi avec tes critères antérieurs. Même si ces naïves, instruments de tes péchés passés, te pardonnent, prie Dieu le Tout Puissant, que dans Ses desseins cachés, Lui ne te réserve d’affreuses surprises, car enfin, tu sais bien QUI est Le Maître du Destin!


À certaines de mes sœurs TCHADIENNES
Une fille est un joyau que l’on préserve d’un écrin de pudeur
On n’exhibe pas un joyau à longueur de journée:
1) il perdrait de son éclat
2) on risque de “se le faire piquer”
3) un écrin toujours ouvert ne préserve rien du tout
Ne faites pas d’un geste emprunté, un objet de regret éternel.


Que l’ennui où la vaine recherche de compliments, ne vous pousse pas à vous exercer à ce jeu impur de rechercher ou provoquer un regard admiratif: la grandeur de ce mal, où vous vous croyez savantes, ne vous fait-elle jamais reculer d’épouvantes?

Pourquoi chercher à revivre ce que vous avez vu dans “Les filles d’à côté” ou “Hélène et les garçons”? “Dallas”, ” Dynastie”, ” Santa Barbara”, « Rosa Salvajé » ...pour d’autres.
Vous offrez là au démon un salutaire instrument pour mieux vous manipuler à travers vos émotions.
Aveugles ou sourdes, la raison, votre raison, vous n’arrête pas de vous suggérer d’arrêter ces pratiques singulièrement dangereuses. La morale vous dit de cultiver aussi votre beauté intérieure, tandis que votre intelligence semble crier qu’un jour, tous les miroirs verront pâlir vos appâts extérieurs. Que vous restera t-il alors, si là se résumait votre échelle de valeur?

L’exemple d’amies vertueuses qui vivent leur vie sans jamais s’inquiéter ni connaître la loi de leur beauté, ne vous a t-il jamais interpellé?

Lorsqu’on vous parle d’expériences amoureuses, parlez de sérénité du cœur, de la chaleur de la proximité de Dieu, de votre paix intérieure en totale conciliation avec votre aspect extérieur. Personne ne vous demande d’être moche!

Mais traditions et religions recommandent la décence et la pudeur. Elles n’interdisent pas la liberté, mais elles interdisent le libertinage. Est-ce si difficile à appréhender?
Il est urgent alors de méditer ses sages paroles d'un eminent savant : “Le premier homme aux yeux de qui la femme adultère est avilie, c’est celui qui lui a fait commettre l’adultère".

Conclusion

Ces quelques lignes ne plairont pas à tous, peut-être - vous m’en voyez fort chagriné. Mais elles s’adressent à tous les acteurs de la cellule familiale et à ceux qui de près ou de loin, agissent sur cette cellule. Le but fixé ne fut pas de faire une caricature d’autosatisfaction, mais de faire un constat d’une pénible réalité, dans l’espoir unique de susciter une réaction de tous.

Il est bien clair que cette étude succincte ne constitue qu’une humble ébauche d’un effort de réflexion que chacun d’entre nous doit continuer de faire sur ce thème d’une capitale importance, si nous voulons préserver les enfants et les jeunes d’une déchéance et malédiction certaines. Réformer nos mauvaises habitudes pour devenir de meilleurs tchadiens.
Ouvrons nos yeux, avant qu’ils ne se ferment.

Et n’oubliez pas: “Take the best, leave the rest!”

Que DIEU nous aide tous à œuvrer avec persévérance et efficacité dans la voie de la vérité, sans jamais dévier.

Brahim Mahamat Mai
Etudiant à Marrakech - Maroc


13/04/2006
Beyem RONE : peut-on forcer l’oubli ?

Déjà éveillé, j’étais profondément adiré dans mes pensées quand le coq du matin c’était dressé sur ses ergots. Extenué par le poids de moult activités de la veille, lesquelles exécutées en arpentant à pas des géant les artères de Dakar à la recherche de mes guillemets, j’exprimais encore de la peine à quitter le lit qui n’avait su cocoler mon sommeil. Balayant du regard la chambre, les yeux se sont immobilisés sous je ne sais quelle force, contre mon gré, sur la constitution, punie au mur à environ 40 cm de mon nez. Bon Dieu du ciel ! Je sentis du coup une coulée de fonte en fusion sur le crâne. Juste à côté, se fait voir l’effigie de Ernesto Chê GUEVARA. Il vient de sonner 06 heures. Dans ma tête on est déjà un 08 avril ; le calendrier que je consulte me dément et renseigne, 02 avril. Est-ce les prémices d’un rappel ?

Peut-être ! Le rappel du pays mien : le Tchad ; d’un peuple pris en otage tel un poussin dans les serres d’un charognard : le peuple tchadien ; d’un minuscule groupe de personnes luttant par procuration : les sacrifiés incompris ; mais surtout d’un pamphlétaire légendaire à l’étrange trajectoire et destin : Beyem RONE.

Bourreau de travail, infatigable combattant, intellectuel au sens strict du mot, homme de conviction, de vision et de vérité, Roné dont on ne parle de lui qu’à l’imparfait depuis déjà deux ans, est d’une espèce rare. Rare sur cette île de gueux, peinte par le confrère Renaud DINGAMNAIL comme étant « une terre où il n’y a pas un seul homme. Ce sont une poignée de surhomme et de sous-hommes qui la peuplent »

Celui qui, aujourd’hui encore continue à dormir son dernier sommeil, s’était sculpté une obsession qui lui mangeait tout son temps et lui revenait le plus souvent dans la bouche : « que deviendront nos enfants si nous ne nous battons pas ? » Cette obsession qu’il en faisait le sens et l’essence de son existence, il la défendait corps et âme, à visage découvert. L’homme se mettait aux aguets de toutes les occasions valables pour tirer à boulet rouge sur ces surhommes qui, profondément plongés dans la matrice de l’ignorance, se croient au dessus des lois et des autres. Ces cibles préférés étaient, sans contour ni détour, ces pyromanes et mythomanes qui se sont accaparés la lourde mission de la gestion de notre pays, et ce, avec des oligarchies corrompues, des nomenklaturas ethniques repues. Dès qu’une occasion se présente, il tirait sans un iota de réserve, mais sagement sur ces plaisantins qui animent le Dar-el scènes obscènes.

Roné était sans conteste de « ceux qui risquent leur peau pour faire comprendre aux autres que ce qu’ils croient est vrai » comme le disait Chê Guevara, un jour de son vivant, dans une forêt colombienne. Mais ceux pour lesquels il s’était construit toute une montagne de peine et de haine, d’ennuis et d’ennemis, ceux-là, ne l’avaient pas compris ou s’étaient refusés de le comprendre. Peine perdue !

Mais l’homme était sans ignorer que jamais, au grand jamais on peut faire une révolution avec des attardés mentaux, des gueux, des geignards, des courtisans, des affamés. N’est ce pas qui veut que son chien le suive l’affame ? Et dans ce grand échiquier des affamés, s’agitent différentes couches : au delà du rituel, se dégagent entre autres, les uns, les sages imbéciles ne comprenant rien pour rien, qui se jettent mains et pieds liés dans la mangeoire de leur majesté, sans interpeller leur moindre conscience.

 Les autres, dotés de possibilités de changer le cours de l’histoire mais amorphes et imbibés dans la plus pire ignorance que toute l’humanité n’a pas encore connue, laissent faire et se laissent faire. Ces veules à jamais veulent aller au ciel sans mourir.

 D’autres encore, plus incompréhensibles que les précédents, cumulant des diplômes, se faisant appelés à tord intellectuels que diplômés, se bousculent sans pardon dans la pâte de la honte, de la barbarie, sombrant ainsi le peuple dans un désespoir sans fond. Quitte à se demander le pourquoi de cette dérive de logique et de morale ? Mieux encore, par quel astre pourrait-on expliquer l’attitude de ces élites instruites qui ne pensent qu’à leur panse ?

Jacqueline Ki-zerbo, épouse du célèbre historien Joseph Ki-zerbo confiait un jour « l’intellectuel n’est pas le diplômé. L’intellectuel est l’homme intelligent qui étudie les problèmes de sa communauté et trouve des solutions ». Où sont donc nos intellectuels ?

Revenant à l’homme, certaines de ces traces écrites laissent croire que « quand les hommes n’ont pas le même passé et la même culture, il leur est difficile de voir l’avenir de la même manière et donc ne peuvent vivrent ensembles » Cette pensée, dans son sens premier comme son second, laisse signifier que lui, Roné, était d’une culture revendicatrice, contestataire, d’une culture d’esprit critique, de réalisme, d’exigence et de transparence ; de l’autre rive, ceux qui ne l’avaient pas compris, eux, sont d’une culture de béni oui oui, prêt à s’acclimater à toute température que de la changer. Voilà d’où venait le contraste !

L’homme avait pour arme essentielle : la plume. Une plume acerbe. Une plume non sélective. Une plume qu’il se plaisait à remuer au profond des plaies les plus purulentes. Laquelle plume aidant, il s’attaquait aux versatiles, aux prophètes d’inepties et d’inerties, sans perdre de vue cette jeunesse que nous sommes, plongée dans un sommeil sans réveil. Roné égratignait, persiflait, agressait tout le monde à travers les personnages qu’il croquait.

Dans cette lancée, les commérages de Laou et Kréo était pour lui un moyen fort pour atteindre les consciences en mal. Mais c’était mal ausculter et comprendre la mentalité de ses cibles : laquelle chronique prêtait plutôt à rire à belle dents autour des bouteilles qu’à réfléchir. Faut-il en rire ou en pleurer ?

 Non jovial de l’attitude de ces récepteurs et peut-être jugeant insuffisant cette tactique, homme d’intarissables pensées et d ‘idées, inspiration aidant, Roné ajoutait ainsi à son actif, entre autres « La reconstruction de l’économie tchadienne : rétrospective et perspective d’avenir », « Profil de la pauvreté à N’Djamena », « Le contentieux linguistique français / arabe » Mais surtout, le plus célèbre de tous ces écrits qui expose le mieux l’homme, est et reste «  L’ambivalence culturelle et l’intégration nationale » qui, sans conteste, repère, diagnostique et traite le mieux les maux qui pointent la débine au Dar-el Deby. A l’échelle continentale, ce livre est d’un genre rare tel son homme.

De tout ce qui précède, tel Moïse, cet homme aura osé nous sortir de ce pétrin sans fond.

Mais tel les enfants d’Israël, nombre sont ceux qui ne l’avaient pas compris et jugeaient en lui qu’injures et appels à la révolte.

Tel Moïse, l’homme était tombé en pleine mission. Tombé pour ne plus se relever. Tombé au moment où les tragédies et les humiliations se conjuguent au quotidien. Tombé tel Sosthène et Néhémie, ces frères d ‘armes qui l’avaient précédé les pas, il y a respectivement quatre et six ans. Depuis sa tombée il y a jour pour jour 730 jours ce 08 avril, jusqu’au jour d’aujourd’hui, les larmes de compassion n’ont cessé de couler à flot. Celles de crocodile aussi, à profusion.

En tout cas, nous qui avons le privilège de le côtoyer en son temps terminal, sommes peut-être les bénis de Dieu. Car, d’une certaine manière nous avons hérité de sa conception et de sa lecture des faits. Et non sans raison, Laouna Gon Raoul, un de ceux qui l’ont accosté  témoigne : « ce que j’ai appris de lui dépasse toutes mes connaissances acquises à l’école, au lycée et à l’université »

Aujourd’hui, je ne le pleure pas. Je nous pleure. Nous qui sommes encore restés proies de ces loups, ces barbares habillés et habités par la boulimie de nous battre et abattre, nous piller et torpiller, d’user et d’abuser de nous, de cumuler et d’accumuler les deniers publics.

Je ne le pleure pas. Je nous pleure. Nous cette jeunesse en mal de repère et de model qui, d’une part incomprise, marginalisée et criminalisée, exaspérée et désespérée, d’autre part, hantée par une inexprimable pauvreté d’ouverture d’esprit, complice des déboires dans lesquels gît tout un peuple.

Je ne le pleure pas. Je pleure ces pauvres mères au cœur continuellement ébouillanté, qui ne cessent de tambouriner leur poitrine et pleurer toutes les larmes de leur corps.

« Les morts ne sont pas morts » «  L’artiste ne meurt jamais » Roné était un créateur, un artiste. Il est parmi nous. Dans nos chambres. Dans nos mentalités. Dans nos bureaux. Dans nos champs. Sur nos chemins. Partout. Eh oui, c’est vrai qu’on ne peut forcer l’oubli. Sinon, comment forcer l’oubli d’un homme aussi pertinent aux passés récents qui sculptent nos présents ? Roné mérite un hommage ! Il n’est plus certes, mais après tout, comme me confiait Claudy Siar au sujet de la souffrance des tchadiens, « Il est à croire sur du cristal que jamais, au grand jamais ce peuple continuera à souffrir sans limite. Tôt ou tard, contre vents et marrées, il va certainement et forcement se passer quelque chose. Forcement ! »

Allahissem Miangar


15/05/2005
La mère de Toumaï parle au président.

Un  crâne aux bourrelets saillants, noirci par le temps et les éléments, émerge de l’hypocauste de Djourab et sourit à Ahounta Djimdoumbalbaye, un jeune tchadien simple et au sourire éclaboussant. C’est en 2001. Ce jeune licencié de l’université de Ndjamena vient de mettre la main sur un trésor antédiluvien qui ne tardera pas à diviser le monde des paléontologues, un monde sans merci où la jalousie et le désir de la célébrité s’acharnent dans un duel obstiné. L’Australopithécus tugenensis découvert  par Brigitte Senut et Martin Pickford en 2000 dans les collines de Tugen, au bord du Lac Baringo (Kenya) et baptisé Orrorin vient d’être supplanté par la trouvaille d’Ahounta dans les ergs de Djourab. Erg de Djourab, un coin si venté que les habitants et les fureteurs de la paléontologie fouissent leurs phallus dans le sable pour uriner! Orrorin, âgé de six (6) millions d’années, cède avec regret son droit d’aînesse à Sahelanthropus tchadensis qui, lui, est âgé de…sept (7) majestueux millions d’années.
La théorie de l’  « East Side story » est de nouveau balayée par le revers du crâne de Djourab, après le bipède du Lac Baringo. Et qui vous dira ce que cette théorie ? Ecoutons alors Yves Coppens, un gourou de la paléontologie, professeur au collège de France, conseiller scientifique de la célèbre série télévisée : Odyssée de l’espèce et c’est aussi l’homme qui dirigea le laboratoire de paléontologie  au musée de l’Homme : « à la suite d’un changement climatique, il y a environ  4 millions d’années, les territoires à l’Est du Rift deviennent plus chauds et plus secs. Les grands arbres laissent la place aux graminées. Pour échapper aux prédateurs, l’hominidé se redresse, scrute l’horizon au-dessus des herbes. La position debout lui permet de courir en cas de danger. Bientôt ils s’organisent en tribus, un début de société. L’humain n’a pas pu apparaître dans la forêt. Il est typiquement un mammifère de savane. » Rappelons aussi que cet éminent paléontologue, auteur de cette assertion, fut célèbre grâce à Lucy, un hominidé découvert en 1974 par le Français Maurice Taieb et l’anglo-saxon  Donald Johanson dans la vallée éthiopienne de l’Hadar. C’est un squelette presque entier d’une petit femelle baptisé par Tim White Australopthécus afarensis. Avec son âge de 3,5 millions d’années et sa découverte en Afrique de l’Est, Lucy  renforça et rendit célèbre la théorie de l’ « East Side Story» qui sera hélas catapultée, centrifugée et décapitée par la découverte du crâne informe de la terre des « nomades noirs du Sahara », l’erg de Djourab au paysage lunaire. Ceux qui ont écrit des tonnes de livres et des kilomètres de films sur cette aventureuse théorie ont du mal à accepter Toumaï comme un ancêtre de l’homme et le Tchad comme un berceau de l’humanité. Selon cette théorie donc, l’hominidé est né à l’Est du Rift Valley qui est une série des faussées d’effondrement  depuis la Vallée de Jourdain jusqu’au cours inférieur du Zambèze.
La découverte de Toumaï par la modeste équipe mise sur pied par le  professeur Michel Brunet, rat fouisseur de la paléontologie en Afrique centrale, est une vérité venue sous forme d’un tremblement de terre ou d’un tsunami. C’est une vérité difficile à avaler pour les ardus de la paléontologie à l’Est du Rift Valley.
En attendant que les savants de la paléontologie se guerroient ou se mangent les nez, que peut attendre le Tchad de cette grande découverte qui passe inaperçue aux yeux de la grande majorité des tchadiens analphabètes ? Quel sort réservé au site de la découverte ? Il suffit-il de baptiser toute construction ou œuvre nouvelle du nom de Toumaï, abandonnant le site de Djourab aux dieux du vent, du froid et de la canicule ?
Ce trésor de paléontologie, cette fierté nationale, est un véritable ciment de l’unité nationale par sa naissance au Nord et par les mains entre lesquelles il décida de voir le jour, celles d’Ahounta, un fier et aimable fils du Sud du pays.
Le Tchadien lambda ne comprend rien de cette histoire de Toumaï. Pour preuve, une vieille femme originaire de Djourab,  percluse par la sénescence et cultivant un délire d’affection, croit avoir trouvé en crâne de Sahelanthropus tchadensis le cadavre de son propre fils Toumaï, mort dans la guerre entre le Tchad et la Libye ! Reconnaissante, cette vieille dame adresserait de tels vœux dans ses prières : « qu’Allah bénisse le Président Idriss Deby pour avoir trouvé les restes de mon fils et pour lui avoir donné une sépulture digne.» A chacun son Toumaï, n’est-ce pas ?

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi, étudiant en médecine.


01/03/2005
Lutte pour la sauvegarde de notre patrimoine culturel

Je vous encourage vivement pour cet effort et cette volonté de désenclaver la culture tchadienne par le biais du Net. Je suis professionnelle de l'information et de la communication. Je travaille avec un journal " l'Afrique aujourd'hui" dont le siège se trouve à Paris. Je me penche depuis quelques temps sur un projet de promotion de culture tchadienne en France et à travers le monde mais plutôt une promotion par des spectacles, expositions, projections de films, des ateliers de démonstrations de l'art tchadien dans toutes ses dimensions, des rencontres de musiciens avec concerts...
Vivant en France depuis plus de 3 ans, je constate encore avec regret que même des africains ne connaissent pas le Tchad. " Tu es de quel pays?" Toujours la même question qu'un Sarakolé ou un autre africain va te poser. Quand tu parle du Tchad, beaucoup semble l'ignorer. Et pourtant, l'Australie qui est situé loin de notre continent ne nous est pas inconnu. C'est triste ! Si le Tchad se situe sur une autre planète que la  terre, mon souci est de lui trouver une place sur la croûte terrestre où elle pourra se greffer. C'est triste d'entendre des tchadiens dire : "Je ne dis jamais que je suis du Tchad quand on me pose cette question parce que j'ai honte! Avoir honte???? Pourquoi???? Parce qu'on est né Tchadien ou Tchadienne? Pourtant, certains s'étonnent qu'il existe de belles femmes intelligentes, battantes et travailleuses au Tchad. Sur le plan économique, nous faisons partie des plus pauvres, le sport ne nous aide pour beaucoup pour la défense de nos couleurs à l'international, malgré la volonté de quelques rares sportifs qui font la fierté de la Nation de temps en temps et que j'encourage. Que nos dirigeants votent aussi un budget pour le développement de la culture et du sport car c'est aussi notre présence dans le concert de la mondialisation. Ne soyons pas que des consommateurs de la pizza ou du Jean's ou du camembert, Céline DION, Agatha Christie...mais aussi de ce qui vient de notre pays.

Mes chers frères et sœurs, ne rejetons pas notre culture car elle fait partie de notre identité.
Car, si nous renions nos valeurs, n'oublions pas que la découverte de Toumaï au 21 siècles sur le sol Tchadien doit nous amener à nous poser des questions peut-être assez scientifiques et historiques...
J'espère que tous ceux qui luttent pour la sauvegarde de notre patrimoine culturel saurons me comprendre et joindre leurs efforts aux nôtres.
Tous mes encouragements encore et j'espère que nous garderons le contact.

SOLKEM NAORGUE RUTH


     Introspection / Rétrospection : Ainsi parle la jeunesse tchadienne 

J'ai passé du temps à porter au coeur la haine, je me suis trompé de siége; J'ai passé du temps à nourrir la vendetta, je me suis leurré; J'ai spéculé dans des élucubrations agressives, je me suis mis le doigt dans l'oeil jusqu'au cou! Maintenant je crois! Je crois en un Tchad uni où chrétiens et musulmans, nordistes et sudistes marcheront main dans la main. Je crois en un peuple aux potentialités énormes mais qui ne peuvent que se matérialiser dans un système d'union! Je crois en cette puissance qui s'ignore et qui ne peut apercevoir la lumière que dans l'unité! Oui...je crois! Il fallait battre le frère quand il est faux or il fallait qu'il fallait que je me batte moi-même pour qu'il soit fort! J'ai exploré le monde né des chienlits politiques et j'ai réalisé que dans ce système, on sait toujours ce qu'on ignore et on ignore toujours ce qu'on sait: l'espoir nous est volé, l'histoire instrumentalisée, LA POLITIQUE A ECHOUE!!! Je crois en cette vertu patriarcale, berceau de l'humanité, la canne de direction nous a échappé! Coup pour coup, c'est se rabaisser au niveau de l'ennemi ou l'élever à son stade, c'est alors que je crois au mariage avec les valeurs socrato-helleniques! J'ai cru pouvoir apporter ma pierre à l'édifice en débitant des inepties à portée provocatrice, je m'étais alors aperçu que j'enfonce le système dans le système! J'ai développé des propensions à iconoclastes sans pour autant savoir que chaque existence a droit à une différence! J'ai fait des revendication autonomistes sans avoir la moindre culture de la liberté...je me suis leurré! J'ai fait montre de tous les vices que j'ai à dessein drapé de pseudomorphose réaliste. L'évidence n'était que le simulacre de la vérité! Le remède a été pire que le mal! A présent je suis ma propre victime! Une victime pour qui la chose la plus facile au monde est de se taper un bouc émissaire. Je manifeste à présent des anomalies semblables aux symptômes d'amotivationnalité: les valeurs sociales m'écoeurent!!! Mais aussi terrible que ne puisse paraître le présent, l'espoir n'est pour autant pas perdu car loin de croire conséquemment à une éminente révélation apocalyptique sur ma micro planète, je persiste à croire en des lendemains meilleurs! AINSI PARLE LA JEUNESSE TCHADOCK...

Bendiman Arnaud


                                                02/10/2002
                             
         Excision: un flirt délictueux!
 Hadjé Akhoutna enjambe les amas informes de cailloutis qui traînent devant la concession et, comme une héroïne, elle est accueillie par une salve des you-yous et une volée de billets de banque. «Elle a purifié les filles avec succès et a prémuni la famille contre la honte!», s'exclament quelques vielles femmes édentées qui la précédent, sortant de la même chambre. Une excision, mutilation abjecte, vient d'être célébré dans le faste!

   Quelque part, ailleurs, dans une salle de consultation médicale, une jeune femme d'environ vingt ans, se présente avec une excroissance monstrueuse sur sa partie génitale.
 - Avez-vous été blessée sur cette partie de votre corps? demanda le praticien.
 - Non! Rétorque la patiente.
 - Avez-vous été excisée?
 - Oui! Ce n'est que normal! Se glorifie la jeune dame, sans regret.
 -Vous avez une chéloïde, conséquence d'une mauvaise cicatrisation. Sans une intervention réparatrice, vous aurez beaucoup de problèmes pour votre féminité. Dit le médecin, soucieux.
 
  L'excision, pratique néfaste mais trop courante au Tchad, fait payer un lourd tribut aux femmes soumises à elle: obstruction de l'orifice génital, infection, contamination, apparition des chéloïdes, difficulté d'accouchement etc...
   Comme atteintes d'une frénésie de se faire préjudice certaines tribus du pays s'ombrent dans cette odieuse pratique, au mépris de mille mises en garde de la science. Pour les unes, une femme non-excisée est une infra-femme et celle mutilée, une déesse aux vertus exotiques! pour d'autres l'excision est un cadenas idéal qui protège la virginité de la jeune ou sa chasteté. Méthode niaise qui n'a jamais montré ses preuves!
   Le clitoris est une petite masse charnue, intensément innervée, érectile quand elle est stimulée. C'est un organe érogène non négligeable dans l'ascension de la gent féminine vers le nirvana, lors d'un acte sexuel. Cependant la clitoridectomie hasardeuse pratiquée par les matrones sans le moindre respect de l'asepsie n'est nullement efficace face au désir d'une fille de "se satisfaire". Les motifs qui font rencontrer deux tourtereaux sont multiples. Le clitoris n'est en rien responsable! L'hymen, cette membrane tant considérée, peut se rompre lors d'un simple exercice de gymnastique, sans que la fille ne soit déflorée par un homme! Meurtrir la femme par cette ablation barbare est une ignominie et un mépris à son égard car c'est faire preuve de manque de confiance dans sa prise en charge de sa sexualité.
 
   Si la circoncision a montré ses avantages dans l'hygiènes des hommes, l'excision, comme tout vice des femmes, accable nos âmes- sœurs et se montre de plus en plus comme une saugrenue pratique à abandonner. La femme a horreur des modifications de sa belle anatomie. N'est-ce pas? Nonobstant les gains rapportés par le cérémonies d'excision, que des bêtises données à l'excisée comme héritage. Rien ne vaut alors l'intégrité physique du corps humain, surtout quand il s'agit de cette partie
génitrice et maîtresse de la sauvegarde de la postérité de l'humanité. Prenons garde!!
 
                                                
Djiddi Ali Sougoudi Sidimi
 
                                                      sidimi@caramail.com


                                              01/10/2002
            Le mariage entre chrétien et musulman au Tchad de nos jours

Je profite pour vous faire savoir que l'union libre entre musulman et chrétien qui entre temps se faisait sans heurt devient de plus en plus risquant surtout pour les chrétiens du sud du Tchad. un jeune Tchadien vivant au Congo et qui venait de temps en temps en RCA a fait l'objet des menaces de mort à maintes reprises, ce dernier a échappé à un enlèvement du simple fait qu'il fréquente une musulmane. Bon nombre de Tchadiens sont contraints à l'exil et sont même morts parce qu'ils ont osé faire des avances aux femmes musulmanes ou parce qu'ils fréquentent ces femmes, alors que le contraire est courant, des gars musulmans du nord du Tchad continuent à s'afficher avec des filles du sud sans pour autant être inquiété, pourtant on continue à nous chanter l'unité nationale.

Les organisations des droits de l'homme doivent se pencher sur ce problème, et je compte sur votre site ialtchad pour ce travail de sensibilisation parce que j'estime que votre équipe a toujours beaucoup fait pour l'unité des enfants du Tchad.

                                                  
Allarabaye Sombaye
                                                  République Centrafricaine


                                              15/09/2002
                                      Mariages consanguins, délit médical

   Une chaleur moite pesait dans les couloirs des Pavillons des urgences de N'Djamena. Un couple attendait impatiemment le professeur neurologue pour lui présenter une créature monstrueuse, fruit de leurs neufs mois de grossesse: un enfant anencéphale(sans cerveau) était ce fruit exotique qui affligeait ce couple des arabes originaires de Batha.
 -Madame et Monsieur, êtes-vous des consanguins? Demanda le neurologue d'origine russe.
 - oui, nous sommes des cousins germains! répond le couple
 -Votre enfant présente une tare héritée de vous deux. Sa survie n'est que de quelques heures. Je ne peux rien pour sa situation. Conclut le docteur, tout désemparé.
 
    Le sort de ce couple n'est pas unique. Des centaines sinon des milliers de couples tchadiens vivent atrocement leur vie conjugale, empirée par la survenue d'un enfant porteur d'une anomalie congénitale. Et fréquemment la consanguinité entre les mariés en est la principale cause.
 
   En dépit des mises en garde répétées du corps médical, de nombreuses tribus tiennent mordicus à imposer un mariage entre cousins à leurs enfants. Les raisons par elles évoquées ne sont qu'un retour vers un nombrilisme béat assaisonné des considérations éthnico-réligieuses sans assises.

    Beaucoup de mes compatriotes, dans un élan jubilatoire, aspirent à partager le lit avec leurs cousines. «Les cousines sont faites pour les cousins!». Il balaient du revers de la main «les contres-indications» de ce coutume aussi vieux qu'Adam et Ève.

   Cependant et obligatoirement n'est-il pas venu le temps de mettre terme à cette tradition pour le bonheur de nos foyers? Autres interrogations: comment croire à l'unité du Tchad et le brassage en son sein, lorsque certains clans ou tribus refusent tout "mélange" avec d'autres groupes? Le lien de sang avec le cousin ou la cousine ne suffit-il pas pour encore vouloir un lien d'intimité? Dans cet acte où en est la part de l'inceste?
 
    Que de questions souvent même rebelles aux férus de ces mariages aux conséquences désastreuses! Tout jeune tchadien aimerait sûrement fonder un foyer heureux avec de beaux enfants pleins de gaieté. Si oui alors qu'il s'éloigne du mariage consanguin comme à de la peste.
 
    J'ose croire encore à la volonté de ma génération d'ôter de sa vie les écueils fatales à son épanouissement. Nous en sortirons grandis lorsque nos cœurs s'emballeront non pour nos cousines mais pour des filles d'autres horizons. C'est ainsi que la génération émergeante actuelle pourra éviter d'avoir des enfants à spina-bifida (malformation de la moelle épinière), des gosses niaises ou des progénitures de types marsiens.
    Laissons nos cousines aux autres (même si c'est difficile) pour qu'elles nous mettent au monde des neveux mais jamais nos propres fils car la terre regorge plus de six milliards d'âmes dont plus de la moitié sont des femmes.
                                                 
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
                                                       Sidimi@caramail.com
  


                                                14/03/2002
                             
         Fuite de cerveaux Tchadiens
   
Je lis tout les articles publiés sur ialtchad, j'apprécies beaucoup certaines idée comme celui de Monsieur Adoum Ali, puisque il faut que les Tchadiens soient conscient de tout ce qui se passe chez nous. Pour nous les Tchadiens, nous n' avons aucune idée constructibles pour un développement équitable à notre pays. Comment faire développer  notre pays comme tout le monde veut être politicien, chef de parti, ou opposant pour avoir des postes ministériels et construire une villa? (nos souhaits?) or, ce qui nous guettes de prés est le problème de mal gérance. Il n'y a pas un chef politique ou opposant avec un programme bien déterminé. Le Tchad a besoin d'une reforme économique et aussi d'une reforme politique. Mais je préfère que ça soit économique, puisque pour développer un pays il faut que la reforme économique soit stable. Or, le peuple vie dans la misère, il n'y a pas d'eau potable pour boire? on a besoin des routes, voir des bonnes voies de communication et tout cela demande de financement. Chers compatriotes il faut que les Tchadiens de l'étranger regardent pacifiquement le problème de notre pays, et je reviens sur la phrase de Adoum Ali: il faut que la diaspora s'organise a créer  des activités et des emplois pour les jeunes de notre pays. Et cette participation au développement de son pays est un acte réfléchi et hautement patriotique. Nous sommes au 21eme siècle, un pays comme le Tchad n'a pas d'accès suffisant à l'internet. Je préfère que les jeunes politiciens Tchadiens aient des idées de développement et une qualité de réformateur et non la qualité d'un politicien. Merci! Adoum Ali.
                                                
Mahamat Hissein Ali de Moscou                            


                                                04/03/2002
                        Fuite des cerveaux et sort des pays Africains
    A la lecture des débats sur la fuite de cerveaux tchadiens, je suis resté perplexe en raison de l’ambiguïté que révèle une telle question. D’une part, les cerveaux tchadiens semblent avoir raison de fuir leur terroir à l’instar d’autres africains pour chercher des situations financières et matérielles plus aisées, car il est difficile d’admettre que des hommes dont les services peuvent faire du bien à l’humanité entière se voient mal rétribués et que par-dessus le marché, ils n’aient pas la logistique nécessaire pour mener à bien leur travail. D’autre part, leur fuite peut traduire une abdication devant la réalité alarmante du développement en leurs pays.
    Pour apporter notre côte part au débat, nous irons de la situation actuelle que nous observons en Afrique (et donc par ricochet au Tchad). Tout se passe comme si les maux les plus graves que le monde connaît de nos jours atteignent leur vitesse de croisière en Afrique : Famine indescriptible, analphabétisme, coups d’états, rébellions. Le comble est sans doute la dissémination lente mais décisive de la population par le SIDA, dissémination qui menace dangereusement la progéniture africaine. L’ethnocentrisme ainsi que le tribalisme n’en sont pas de reste. Devant ce spectacle désolant on ne peut se retenir de crier : « Que cesse enfin cette misère ! ». Mais qui y mettra fin en Afrique si ce ne sont des africains, qui le fera cesser au Tchad si ce ne sont des tchadiens ? D’aucuns pensent échapper à la situation en allant se réfugier sous d’autres cieux, d’autres quittent les lieux en espérant recevoir de l’aide de l’extérieur. Les premiers se verront déçus aussitôt installés, car à notre ère de télécommunication, les médias ne manqueront pas de leur rappeler sans cesse leur origine misérable. Quelle vie alors lorsqu’on est regardé comme un éternel affamé en quête de nourriture ! Tenez par exemple, dans certains pays, les Tchadiens sont considérés comme bagarreur, agressifs pour la simple raison que le Tchad a connu de longues années de guerre. De tels jugements à priori brisent derechef toute relation basée sur des préjugés favorables. On peut en imaginer les conséquences….Les seconds se verront assez vite traités d’irresponsables ou du moins des personnes dépourvus du sens de la gestion. La conception selon laquelle l’Africain est un grand enfant n’a pas encore totalement disparu de la tête de biens de personnes. D’ailleurs certains Africains par leur comportement de dépendance à l’égard des occidentaux en particulier la laissent croire…
    Ainsi, ce n’est aucunement une fuite des cerveaux qui pourra résoudre la souffrance africaine, mais bien des hommes qui oeuvrent dans et pour leur continent.
    Une autre raison communément usitée pour expliquer la fuite des cerveaux est le manque d’équipements scientifiques et technologiques dans nos pays africains, manque qui enfreint à l’efficacité du travail. A ce sujet, l’exemple de certains grands hommes et femmes de science devrait nous enseigner. Pierre et Marie Curie, pour ne citer que ce couple de physiciens qui ont découvert le radium, avait une situation financière bien misérable au début, mais cela n’a pas empêché qu’ils apportent une nouvelle connaissance à l’humanité. A force de persévérance, de détermination, de lutte visant à conscientiser ses contemporains, à force d’unir ses forces à d’autres qui suivent le même idéal que soi, on ne sera pas déçu car le succès frappera à la porte et alors on trouvera des solutions authentiques pour l’Afrique et pour le Tchad. ( i.e qui proviennent respectivement des Africains et des Tchadiens ). C’est donc un sacrifice auquel nos cerveaux devront consentir. Les résultats escomptés se feront voir à compte-gouttes peut-être mais ils se feront voir certainement. Les « cerveaux »  Africains d’aujourd’hui devront se sacrifier pour des générations futures d’Africains. C’est par-là que se manifeste l’amour authentique d’un homme pour les siens : L’amour de l’Africain pour l’Afrique, l’amour du Tchadien pour le Tchad.
   Disons brièvement pour conclure que la « fuite des cerveaux » vers l’Occident ou ailleurs n’est que la fuite d’une misère pour une autre. Il est préférable d’œuvrer pour un bien être chez soi avec les moyens de bord dans la mesure du possible, plutôt que de se « réfugier » ailleurs ou encore de toujours tendre une main quémandeuse à l’étranger. Attaquer le mal qui ruine sa société par la racine et cela avec persévérance, détermination, union est un moyen par lequel nos pays africains parviendront enfin (quand bien même cela prendra du temps) à un train de vie moins inhumain.
                        Naortangar Rodrigue, Kinshasa, RDC. E-mail: naortaman@yahoo.fr


                                                15/02/2002
                                    
Fuite de cerveaux tchadiens 
                              «Les hommes passent mais le Tchad restera»

  La question de la fuite de cerveaux tchadiens est une véritable interpellation qui mérite d’être abordée avec autant d’objectivité, de sérénité et de patriotisme.
 
Je pense qu’il faut de manière précise et surtout haut et fort qu’il ne s’agit absolument pas d’une trahison. Il s’agit simplement d’un appel de prise de conscience lancé à l’endroit de la diaspora tchadienne et aussi des jeunes tchadiens tentés par l’exil.
  Participer au développement de son pays est un acte noble et d’une portée hautement patriotique. Cette participation peut se faire en étant aussi bien au bercail qu’à l’étranger.
   Dans certains pays africains, les immigrés d’un même pays s’organisent autour d’associations diverses pour réaliser des projets intéressants et combien utiles dans leurs régions respectives. Ces projets peuvent être un dispensaire, une maternité, des salles de classe, des fournitures scolaires, une bibliothèque, un moulin, des outils agricoles et la liste est longue.
  L’Etat est là pour ça me dira t – on. Mais force est de constater que l’Etat ne peut pas tout faire. L’Etat doit cependant rendre faciles les démarches administratives et surtout réduire certaines taxes afin que le privée puisse jouer pleinement son rôle. Le secteur privé peut et doit jouer un rôle déterminant dans le développement du pays. En Europe, aux USA et même en Asie, le secteur privé a été le rouleau compresseur du développement économique et social.
  Au Tchad, le secteur privé a vraiment bavé à cause des multiples crises politiques que le pays a connu. L’Etat fut même réduit à une seule personne, à un seul groupe et surtout à une seule vision politique. Actuellement, nous vivons une situation dramatique, un calvaire sans précédent. Mais cela ne constitue nullement un motif valable pour rester en retrait et observer. Quand certains disent que l’Etat n’a pas payé leurs études et par conséquent ils ne sont pas redevables à leur pays, cela désole terriblement. Car même si vous n’aviez fait que l’enseignement privé (Béguinage, Sacré Cœur, LTC, USA), il est honnête de révéler ici que vous êtes pour la plupart des enfants, cousins ou proches parents des hauts fonctionnaires de l’Etat. On vous amène et ramène de l’école avec les fameux RT AP. Un homme politique tchadien disait : « les hommes passent mais le Tchad restera ». Donc contribuer à l’ouverture d’une bibliothèque, à la construction d’une maternité, lutter contre la désertification ou contre le Sida ne peut être que salutaire. Je ne pense pas cela puisse empêcher quiconque de vaquer à ses propres occupations et encore moins l’appauvrir.
  Au Tchad, nous avions relevé des défis historiques et forts importants. Je ne doute même pas un instant que les cerveaux tchadiens s’exileront pour longtemps et encore moins resteront les bras croisés voir ce légendaire pays s’écrouler sous le poids l’ignorance de certains.
                                                                               
Adoum Ali

                                                  Adoum_ali@hotmail.com
                              


                                                23/01/2002
                                 Réflexion sur la fuite de cerveaux
    Le camarade Guy dans son article nous invitait réfléchir sur la question de la fuite de cerveaux tchadiens. Cher camarade Guy, la condition de vie des fonctionnaires tchadiens est telle qu'il est impossible de supporter nos familles. L'Etat Tchadien n'existe que de nom et a abandonne la jeunesse tchadien depuis trop longtemps. il est très claire que nous ne nous sentons pas moralement obliges de rendre des comptes a l'État. il n'est pas très normal que des jeunes sortis de l'Université ou des Écoles professionnelles chôment. Les jeunes ont l'impression que l'école ne nous sert a rien de nos jours. Il est très normal que les tchadiens aillent chercher leur pain ailleurs. Actuellement je ne compte pas rentre au Tchad pour y travailler, j'ai étudie dans des écoles privées jusqu'au baccalauréat et j'ai étudié avec une bourse privée. Utah State a paye pour mes études quand je suis venu ici et je suis plus reconnaissant a l'Etat de Utah qu'a l'Etat du Tchad. L'Etat Tchadien doit créer des conditions pour que nous rentrions au Tchad, nous créer des emplois en laissant partir de la fonction publique ceux qui ont atteint l'age de la retraite et ceux qui y sont entre illégalement. l'Etat doit encourager la création des entreprises privées en vue d'absorber nos jeunes frères qui sont sans emploi. L'Etat doit laisser son ingérence perpétuelle dans les affaires privées des citoyens. si ces conditions ne sont pas réunies, je ne blâme pas les tchadiens qui désirent travailler en dehors de notre très cher pays.
                                             Issa Moursal / Salt Lake City / Utah    
         
                          


                                                              30/11/2001
                      Fuite de cerveaux Tchadiens: quelles solutions?
   La situation conjoncturelle difficile du Tchad pousse beaucoup de jeunes tchadiens à quitter leur pays. Beaucoup se font enregistrer désespérément réfugié politique. Les étudiants, une fois leurs études terminées, ne rentrent pas au pays. Certains ne peuvent pas le faire faute de moyens financiers. Parfois, ce sont les parents et amis qui demandent carrément à l'étudiant de ne pas revenir et d'essayer de trouver quelque chose(un job) là où il est et ce en attendant des jours meilleurs au Tchad. C'est un véritable signe de désespoir qui accable tout jeune cadre plein d'ambitions et de courage. L'étudiant se retrouve dans une situation complexe car se faire une place chez les autres n'est pas une mince affaire. Alors commence une nouvelle vie, un pilotage à vue. Certains vivotent tout simplement, rongés intérieurement par des soucis(vue notre caractère) et acceptent difficilement de dépendre de notre solidarité légendaire et unique dans le monde. Mes soeurs et frères, je vous invite donc à réfléchir et agir pour combattre ce mal qui affecte sérieusement la jeunesse tchadienne.  Merci et Salut. Guy


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