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19/08/2008
Nous
devons parler et réfléchir avant de se précipiter sur Ndjamena en
Octobre !
(Action-réaction à l’interview du Dr
Albissaty Saleh Allazam)
Les déclarations de Dr Albissaty Saleh
Allazam,
dans son interview accordé au site librafrique.com, ont une grande
profondeur et elles méritent non seulement de l’attention et du sérieux
mais beaucoup plus : une action-réaction de la part de tous les
opposants convaincus de la cause de la résistance nationale. Je
vous le jure si aujourd’hui, une seule personne parmi nous nie que nous
avons de sérieux problèmes internes à régler urgemment alors ce sera
Idrss Deby qui nous convaincra de force demain, à la porte de Ndjamena
en marchant sur nos corps et sur ceux de nos enfants, que nous avons des
problèmes qui font nous échouons souvent. Je ne invite pas à aller voir
s’il ya des fautes d’orthographes ou de syntaxe dans cet interview. Je
vous invite à aller constater le mal qui nous ronge et qu’ensemble, avec
des propositions et des choix réfléchis, nous puissions corriger cette
situation problématique que seul aveugle doublé d’ignorant peut nier.
Parlons des problèmes qui nous ont empêché et qui continuent de nous
empêcher de mettre fin aux crimes de Deby et de sa gang de Ndjamena. Il
est vraiment temps que nous nous parlions avant même de nous précipiter
à Ndjamena pour le mois d’octobre. Nous ne devons plus agir sous la
colère ou sous le prétexte que Deby, dans ses mesquineries de justice
nous condamne à mort ou aux travaux forcés à perpétuité.
Déjà, je
m’aperçois que ce geste ridicule de soit disant justice d’un homme
désespéré que soit Deby Itno excite les passions de certains qui se
préparent à passer le reste de leur été à débattre autour de cette
condamnation. Nous devons plus nous précipiter en jurant naïvement au
nom de Dieu et sous l’impulsion d’un flux de sang qui nous monte à la
suite de la colère. Non arrêtez! Hommes éclairés ou peu éclairés,
intellectuels ou peu instruits, nous devons nous parler maintenant
pour poser des actions réfléchies et victorieuses à l’automne.
Réfléchir et se parler avant d’agir est un principe élémentaire
d’intelligence.
Il faut lire et
relire cette entrevue pour saisir la profondeur, l’absolue vérité, le
désir d’un homme à vouloir faire quelque chose dans l’intérêt général et
sa colère justifiée qui crève l’abcès et donne l’occasion de débattre
une fois pour de bon. Beaucoup de frères ont essayé d’amener ce sujet
et ont souhaité que nous nous parlions. Très récemment, je peux citer mr
Koulamallah qui avait récemment exprimé en des termes différents ce fond
de problèmes exprimés sans détour par Albissaty Saleh Allazam.
Lisez ce
court extrait du Dr Allazam : «
... Ce qui nous manque c'est
l'esprit de sacrifice pour la patrie. La force de Deby repose sur notre
amateurisme et notre absence de patriotisme… Il y a parmi nous des
voleurs des deniers publics, des anciens fanfarons du régime [de Deby]
en disgrâce avec ce dernier, des coupeurs de routes, des marabouts
ratés, une brochette assez grasse de crétins…Au lieu de chercher à
vaincre Deby, il faudrait d'abord se vaincre. Vaincre notre égoïsme,
notre opportunisme, nos coups bas; en un mot vaincre notre morale
politiquement criminelle… Je dirais mêmes qu'ils [les leaders
politico-militaires actuels] sont à la limite très dangereux pour la
république; surtout pour l'avenir de la jeunesse qu'ils dupent…
»
Saviez-vous cette vérité ? la soupçonniez-vous ? Pourquoi n’aviez-vous
jamais dénoncé et réclamé une correction ? Vous disiez-vous que les
linges sales se lavent en famille pour vous taire ? Est-ce responsable ?
Notre silence nous condamne nous-mêmes et se retourne contre nous-mêmes.
Continuons d’amuser la galerie par nos petitesses et paradoxes et que
chacun de nous attende son brevet de souveraine indifférence à la
barbarie. Il ya bien de gens qui attendent de nous voir s’il y en a
parmi qui vont le brandir comme un trophée honorifique. Oui, cette
indifférence au chaos et au mal, Joe Al l’a si bien exprimée même si
l’angle de son analyse diffère du mien. Ce n’est ni besoin raisonnable
ni un devoir urgent de nous précipiter à Ndjamena. Nous ne gagnons
absolument rien que nos propres frères tombent davantage sur les
terrains de combats. Même si nous les considérons comme des martyrs.
Parlons-nous et réfléchissons un tout petit peu. Ne tergiversons pas
mais ouvrons le débat maintenant ! Maintenant ! Corrigeons ce qui est à
corriger pour nous réserver la victoire prochaine. Merci Dr Albissaty
Saleh Allazazam pour ta franchise !
Brahimy Mahamat Abdelkerim
Biltine10@yahoo.frf
6/08/2008
Un
ancien ministre de Hissein Habré promet l’enfer
aux victimes qui
osent réclamer la justice
L’annonce de la tenue prochaine du procès de l’ex-dictateur
tchadien commence à chauffer bien des esprits. Dans un tel contexte, on
s’attend tout naturellement à des réactions passionnées, voire
maladroites des inconditionnels d’Habré qui se rendent maintenant à
l’évidence non sans amertume que la lutte qu’ils ont menée contre
la tenue de ce procès leur échappe. C’est dans cette ambiance de
panique à bord qu’il faut situer le papier du compatriote Yogogombaye
Michelot paru sur le net. Une sortie qui surprend à la fois par la
faiblesse de l’argumentation et par les menaces de représailles à
peine voilées que le compatriote promet à qui ose demander la justice
pour les crimes dont son patron est accusé. En attendant qu’il se présente
devant les juges au Sénégal pour témoigner en faveur de son président,
nous voulons examiner rapidement le poids des différents arguments
avancés.
Disons tout de suite que notre désaccord avec le compatriote ne porte
pas sur l’allégeance inconditionnelle à Habré qu’il revendique
haut et fort. Nous lui reconnaissons aussi le droit de préférer un
homme politique (Habré) contre un autre (Kamougué). Si ces choix sont
à son honneur et à l’honneur de la démocratie au Tchad, ils ne
constituent cependant en rien un événement dans le Tchad
d’aujourd’hui. Rappelons que depuis le départ de l’Unir du
pouvoir, le paysage politique s’est enrichi de plusieurs partis. Par
conséquent, des hommes et des femmes peuvent décider sans grande
contrainte de leur allégeance politique. Bref, il n’y a rien de
nouveau sous le soleil comme dirait l’autre.
Par contre, nous ne partageons pas les arguments et les intimidations
auxquelles l’ancien ministre se livre pour tenter de dédouaner son président
à moindres frais. Nous doutons fort que ce soit avec des affirmations
ci-après citées que le compatriote espère disculper son président.
Il prétend que : « Les
tchadiens, des traîtres, qui étaient déjà dans la collaboration avec
les ennemis du peuple, avaient commis de terribles crimes. Et
Aujourd’hui, on a voulu faire porter le fardeau de ces crimes à une
personne qui, il est vrai, était au commande mais n’ordonnait pas
tous les crimes dont il est accusé ».
Pour qui connaît les méthodes utilisées par Habré, il est inutile,
voire contre-productif, d’invoquer de telles raisons pour sa défense.
Insinuer que ce président (quasi omniprésent) n’est pas au courant
des choses aussi graves qui se sont déroulées sous son nez est une
posture intenable. Est-il nécessaire de rappeler qu’Hissein Habré a été un chef d’État autoritaire à qui presque
rien d’important (surtout pas de tueries en masse dont son régime est
accusé) qui se fait au pays ne pouvait échapper, ni se faire sans son
accord ou sa bénédiction tacite? On sait que toutes les directions des
polices politiques que comptait le pays à l’époque avaient des liens
prouvés avec Habré. Par exemple, la direction de la DDS, cet
instrument ingénieux de répression politique, a été confiée au
propre neveu du président afin que ce dernier soit tenu constamment au
courant de tout ce qui s’y déroule. Le compatriote Yogogombaye
reconnaît d’ailleurs implicitement la proximité de son président
avec les officines de torture quand il nous dit : (…) Hissein Habré qui venait d’être informé de l’arrestation de deux étudiants
de l’Université du Tchad, a ordonné notre libération immédiate :
« libérez-les immédiatement et en bonne santé », a-t-il
dit au Ministre de l’Intérieur (...). Intitule
de dire que seul, Habré avait ce pouvoir de libérer ou de laisser
mourir une personne des prisons de la DDS. En passant, on devrait se
demander combien de malheureux Tchadiens n’ont pas eu la même chance
et ont finalement péri dans ces sinistres lieux. Ou bien ces victimes
« étaient déjà dans la
collaboration avec les ennemis du peuple »
et donc ont bien mérité leur sort? Il n’est pas cohérent
d’attribuer d’un côté à l’ex-président tous les crédits des
victoires militaires contre la Libye sachant qu’il n’est pas le seul
à obtenir ces victoires et, de l’autre côté, chercher à nier toute
sa responsabilité dans les pires crimes commis sous sa direction. Dans
les deux cas, le leadership de l’intéressé est indiscutable. Plus
qu’une responsabilité morale à porter, malheureusement Habré a des
comptes à rendre à la justice pour plusieurs cas avérés de crimes
commis de son propre chef.
Les propos tels que l’ex-président « (...)
n’ordonnait pas tous les crimes dont il est accusé » ne
suffisent pas non plus à convaincre un grand monde.
En effet, le problème qui se pose n’est pas tant que l’ex-président
ait tué de ses propres mains ou non des dizaines de milliers (le
chiffre 40 000 victimes recensées est refusé par le compatriote)
des personnes alors qu’il était aux commandes des affaires. Le tort
d’Habré est qu’il a mis en place un système sophistiqué
d’atteintes graves aux droits de l’homme dans son pays. Il est tenu
pour responsable d’avoir, entre autres, crée et entretenu la
redoutable machine à exterminer son peuple : la DDS. Qu’importe
s’il fut aidé à l’occasion directement ou non dans cette macabre
entreprise par des puissances étrangères comme on le laisse entendre.
D’ailleurs, même dans l’hypothèse peu probable où ce sont des
« étrangers » qui auraient suggéré à Habré la mauvaise
idée, sa responsabilité première n’est pas pour autant dégagée.
En suivant notre compatriote jusqu’au bout de son raisonnement, Hitler
par exemple ne sera pas tenu pour responsable de l’hécatombe de la
seconde Guerre mondiale puisqu’il est impossible à cet homme tout
seul d’exterminer ces millions de vies qui étaient emportées dans
cette campagne meurtrière. On se souvient qu’Hitler a été pourtant
bien tenu pour responsable de ces crimes par le monde libre et avait
failli subir un procès s’il ne s’était pas donné la mort très tôt.
Reconnaître que le contrôle de la machine à broyer la population
qu’il a fabriquée de ses propres mains lui a échappé quelquefois,
ne saurait non plus constituer une excuse suffisante pour disculper
l’ex-président de la responsabilité des crimes perpétrés. Les
atteintes aux droits de l’homme sous le régime d’Habré sont
d’une telle ampleur qu’il est insensé de chercher à plaider en
bonne foi une quelconque ignorance en sa faveur. En tout cas, je ne vois
pas comment soutenir sans tomber dans le ridicule qu’Habré fût un
simple pantin aux mains des puissances étrangères (Américains ou Français).
La vérité est que c’est en toute connaissance que celui-ci a choisi
le mal, l’extermination massive de son propre peuple.
Une autre affirmation qui nous désole consiste à faire le lien sans le
démontrer entre la recherche de la justice par les victimes d’Habré
et « la protection des intérêts étrangers ». C’est là
une reprise du discours qui nous a déjà été servi par certains
opportunistes sénégalais qui sont en réalité plus intéressés par
l’argent d’Habré que par les souffrances des Tchadiens. Mais, quand
un compatriote reprend ainsi en son compte, des propos aussi méprisants
à l’égard des victimes, cela n’apportera pas grand-chose, si ce
n’est la preuve d’une arrogance affligeante. Vouloir mettre sur le même
pied d’égalité, ceux qui protègent je ne sais quels intérêts étrangers
et des victimes qui ne réclament rien d’autre que la justice pour de
graves torts subis est une attitude profondément décevante. Est-on en
train de nous dire que ceux qui ont été meurtris dans leur chair sous
le régime de la terreur d’Habré sont incapables de réclamer la
justice pour eux-mêmes? Puisque notre compatriote demande d’être
entendu dans le procès de son président, nous sommes curieux et
impatients de l’entendre tenir les mêmes propos devant les juges sénégalais
(ces étrangers) qui vont vraisemblablement juger son guide éclairé.
Jusqu’ici toutefois, notre compatriote a livré de façon courtoise
ses points de vue même s’il n’a pas réussi à nous les faire
accepter. Ce qui est incompréhensible et inacceptable, c’est
lorsqu’il sort brusquement de ce cadre normal pour se livrer à des
menaces d’une rare violence contre tous ceux qui ne sont pas en accord
avec ses idées et qu’il qualifie de collabos. Lisez plutôt :
En
attendant, je voudrais m’adresser à tous ceux qui, au Tchad,
pactisent avec le diable [pas seulement Idriss Deby dans ce contexte].
Je voudrais m’adresser aux traitres, aux lâches, aux collabos de
l’impérialisme et autres renégats de la République : sachez
une fois pour toute que la défense de la Patrie, la défense des idéaux
de l’UNIR est une chose pour laquelle moi, Michelot Yogogombaye, je
suis prêt à donner ma vie! Une chose est sûre : le Tchad et le
peuple tchadien gagneront un jour !
Est-il utile pour la démocratie notamment de promettre ainsi l’enfer
à tous ceux qui ne partagent pas vos idées? Quand on pense que
beaucoup de Tchadiens croyaient sincèrement que l’arrivée à la tête
du pays d’un compatriote vivant en occident pourrait constituer une
chance pour la démocratie au Tchad, ces propos tenus par un exilé
politique vivant en Suisse ont de quoi faire déchanter les plus
optimistes. Notre surprise est d’autant plus grande que jusqu’ici le
compatriote Yogogombaye nous a plutôt habitué à des réflexions plus
constructives. Qu'est-ce qui peut bien se passer pour qu’il verse
subitement dans l’intimidation en tenant des propos aussi
incandescents? De toute évidence, ce discours vise à faire la démonstration
de sa solidarité envers son président en ce temps qui s’annonce
difficile. Il est vrai que c’est dans l’adversité que l’on
reconnaît les vrais alliés, dit une sagesse bien connue de chez nous.
Mais mise à part la compassion exprimée, nous ne comprenons pas bien
quels autres gains politiques le compatriote espère tirer pour son
parti (nous croyons savoir qu’il anime un parti politique
d’opposition en exil) en adoptant une rhétorique qui rappelle de
mauvais souvenirs du passé? Sauf qu’à chercher à faire apparaître
son parti comme un faux nez de l’Unir, nous ne voyons pas l’intérêt
de ces intimidations servies sans discernement.
Nous déplorons aussi la confusion entretenue autour de ceux que le
compatriote qualifie de collabos. L’emploi de cette catégorie
(collabos) est si large et imprécis qu’il est à craindre qu’elle
englobe non seulement tous ceux qui travaillent sous le régime actuel,
mais aussi ceux qui sont en désaccord avec l’idée de l’innocence
d’Habré. Nous avons à l’esprit que le qualificatif de collabos a déjà
servi de fourre-tout et de prétexte aux despotes de tous poils pour
maltraiter d’innocentes personnes. Et même plus prêt de nous, le
parti Unir et ses bras armés (DDS et BSIR) ont abusivement fait appel
à ce prétexte pour endeuiller des Tchadiens. Ainsi, des villages
entiers ont été décimés sous le seul prétexte que ceux-ci sont des
collaborateurs d’un opposant au pouvoir en place. En tout cas, avec un
tel amalgame il y aura beaucoup de collabos tchadiens à châtier une
fois que l’Unir (ou les partis affiliés) sera de retour aux affaires.
Le procès qui s’annonce va être difficile pour les nerfs mais, il
faut savoir raison garder. Si, comme le disait un Tchadien bien connu
des internautes, l’injure ne peut constituer un argument valable dans
le procès annoncé d’Habré, les menaces de représailles proférées
sans discernement contre les victimes ne seront non plus d’aucune
utilité. Que l’on soit rassuré. Habré, lui au moins aura droit à
un procès juste et équitable qu’il a refusé à biens de ses
compatriotes. Puisque de sérieuses présomptions pèsent contre lui, ne
serait-il pas finalement dans son intérêt que l’occasion lui soit
donnée pour qu’il s’explique? Ainsi, si la preuve de son innocence
est faite, il sera blanchi sinon, ce sera sa condamnation. Dans les deux
cas, la justice sera faite enfin.
Benyamine
14/07/2008
Le
Tchad de 2008 n’est plus celui de 1979 !
L’article de notre ami et frère Mahadjir fils intitulé :
Tchad:pas de problème nord/sud (Tchad Espoir 09/07/2008),
et celui de Brahimy Mahamat Abdelkerim intitulé : Pourquoi les
multiples tentatives des rébellions de l’Est du pays pour conquérir
le pouvoir, échouent-elles?: Nous échouons parce que nous menons une
politique d’exclusion (Tchad Espoir 10/07/2008), m’ont
subitement rappelé que tous les tchadiens ne sont pas à la même
lecture de l’Histoire de leur pays. Il est vrai que certains sont fort
avancés, tandis que d’autres et pas des moindres, restent encore à
la traîne dans leur vision globale. Ceci est très compréhensif, en
raison des évènements qui ont le plus marqué certains que d’autres.
Je me rappelle que, quand je menais des campagnes de sensibilisation
auprès des milieux de la diaspora tchadienne en France ou ailleurs,
dans les années 90, au titre des droits humains, j’avais parmi mes
interlocuteurs de nombreux compatriotes exilés depuis les années 70 ou
80, au plus fort de la déchirure Nord- Sud. Il m’étais parfois fort
difficile de présenter à mes interlocuteurs un Tchad qui n’était
plus celui qu’ils avaient quitté pour l’exil, surtout en mal. Les
valeurs de références n’étaient plus les mêmes. C’est pourquoi
je ne suis pas étonné que des jeunes comme Mahadjir fils et ‘Aldo’
(alias ?), se tripotent encore pour certains fantasmes qui ont fait
leur temps. Je me permettrai de m’en mêler pour apporter une
partition différente avec un troisième œil sur le front pour percer
dans la brume…
On tombe dans
l’erreur grossière quand l’on prend pour base de comparaison
quasi-numérique les écarts entre le Nord et le Sud du Tchad.
D’abord parce que ces deux entités sont des fictions politiques ne
reposant que sur des mensonges ayant servi tous ceux qui voulaient du
pouvoir d’Etat, selon la logique néocolonialiste française. On ne
peut comparer que ce qui est comparable. A
quel pourcentage de la population locale peut-on considérer qu’une région
a beaucoup de ‘cadres’ ? Si ce critère n’est pas définit,
la comparaison entre régions n’a pas son sens non plus. Ensuite, l’éducation
scolaire et la formation professionnelle dans notre pays ont été
tributaires de plusieurs facteurs : disponibilité et accessibilité
du système, disponibilité des groupes cibles, politiques
gouvernementales successives etc. Par rapport à cette dimension, l’on
sait comment les choses ont évolué depuis Tombalbaye jusqu’à IDI
dans tout le Tchad. Passons sur les détails…
Quarante huit ans après l’octroi de ‘l’Indépendance’
au Tchad, il est évident que les données en ressources humaines ne
peuvent plus être pareilles à celles de 1979, année de la grande déchirure
nationale. Il n’y a pas de région ayant développé ou confirmé une incapacité
naturelle de s’instruire, comme il n’y a pas de région
intellectuellement supérieure aux autres. Si non, le démontrer par
une méthodologie scientifique et non par humeur et préjugé. Personne
n’a favorisé le petit berger poète de Oum Chalouba, entré à l’école
sur le tard (à 8 ans) et
ayant évolué loyalement dans le dispositif éducatif local, pour
qu’il soit couronné major de la promotion nationale de médecins 2008
à N’djaména. Ce seul exemple devrait mettre un terme aux élucubrations
de ceux qui se fabriquent des ‘complexes de supériorité’ fictives.
Pour aller plus loin, c’était un petit ‘gorane’ qui fut aussi
meilleur élève de la très sérieuse Ecole- Lycée Adventiste de N’djaména
en 2007 !
Je ne cherche pas à flatter
qui que ce soit, j’affirme simplement la vérité selon laquelle tout
succès vrai est d’abord le fruit d’un effort soutenu.
Tombalbaye ne disait-il pas : « Le
progrès est le fruit d’un travail acharné certes, mais aussi d’une
longue patience… Cette patience, persévérant dans l’effort est
certainement la forme la plus haute de courage et de civisme… Dans
l’œuvre humaine, il n’existe pas de miracles ». Et je
serai d’accord avec Mahadjir fils que le spectacle de la jeunesse
« sudiste » en perdition dans les rues des quartiers sud de
la capitale, devrait faire réfléchir les adultes abonnés à longueur
de journée dans les bars : « Tôt
ou tard, le jour va se lever » dit la chanson, mais pour
quel constat ?
Il faudrait plutôt plaindre
le fait que nos ressources humaines valables sont gaspillées, toutes régions
confondues, du fait des éléments suivants d’une conjoncture qui
n’en finit pas :
-
La plupart des
cadres tchadiens préfèrent rester à l’étranger pour servir
d’autres Etats, parce que la vie est un enfer chez eux. D’ailleurs
ils forment généralement la frange d’élite la plus opposée aux
pouvoirs en place à N’Djaména ;
-
D’autres
restent à l’étranger pour des raisons pécuniaires liées à leurs
professions ;
-
Ceux qui
restent au pays sont forcés d’entrer dans une tendance politique pour
éviter la noyade sociale ou pour se protéger de l’arbitraire ;
-
Pour les cadres
locaux, la misère, le mal emploi, le clientélisme ambiant sur les
‘postes juteux’, ces facteurs les font sombrer dans le reniement de
soi et des valeurs de progrès et dans le parasitisme public ;
-
Les plus
malchanceux prennent chaque jour le chemin des cimetières, vaincus par
la maladie commune, par le désespoir et le laisser-aller ;
-
Certains,
originaires du ‘Nord’ comme du ‘Sud’ étaient revenus avec de
grandes ardeurs patriotiques, croyant être utiles à leur pays :
c’est au pas de course qu’ils durent un jour tout abandonner pour
l’exil, promettant de ne plus revenir dans ce ‘pays de fous’ !
Leurs projets et initiatives personnelles ou le petit patrimoine
apparent qu’ils étaient censés avoir, leur causèrent des ennuis
inacceptables dans une société normale !
Voilà,
Mahadjir fils et ‘Aldo’ où nous en sommes ! Des ressources
humaines gaspillées, des cadres traînant sous les arbres ou dans les
bars à 10 h du matin. Une masse de jeunes diplômés qui attendent
chaque année de savoir s’il y aura de la place pour eux pour vivre
dignement et travailler utilement dans leur propre pays victime
‘d’agressions’ depuis quarante ans ! Inquiétez-vous plutôt
de la perte pour le Tchad que nombre de compatriotes médecins restent
à l’extérieur, pendant que leurs proches meurent comme des mouches
faute de personnel médical ? Je suis sûr que mes deux
compatriotes, en cas de besoin, se soucieraient davantage de la
possibilité de recevoir les soins appropriés dans n’importe quel
centre médical, que de critiquer le fait que ledit centre serait tenu
par un ‘infirmier’ médiocre ou douteux originaire de telle ou telle
région ? Car le revers de
cette hémorragie de ressources humaines, c’est l’aggravation de
tous les indicateurs sociaux à l’ère pétrolière, par rapport à
l’ère cotonnière précédente.
Si l’on voulait enfoncer le clou dans la plaie, l’exemple du Mayo
Kebbi est parlant :
c’est la région la plus peuplée avec plus d’un million d’âmes.
Elle a aussi des cadres de valeur en grand nombre. Elle a toujours défendu
la loyauté et l’humanité en servant de refuge tampon à toutes les
communautés menacées du Nord et du Sud, lors des folies meurtrières
qui secouèrent le pays. Malgré cela, elle est la plus mal récompensée
avec la plus faible représentation aux postes décrétés et dans les
projets de développement, en terme infrastructurel, etc. Et pourtant,
elle n’est en rébellion contre personne ! D’aucuns prendront
les cadres mayo-kebbiens pour des idiots polis, à cause de tout cela.
Ce n’est que la sagesse et l’expression d’histoires et des
cultures fortes, prohibant l’aventurisme, le désordre et la mendicité.
Ces valeurs ne sont-elles pas aussi partagées par les autres régions ?
Occasion de réagir à une partie des propos du frère Brahimy. Je ne me
prononcerai pas sur votre appel aux ‘nordistes’ de faire leur mea
culpa envers les ‘sudistes’ aux seules fins de gagner le pouvoir ou
un ‘changement’. C’est au FROLINAT et à ses écoles ségrégationnistes
qu’il faille s’adresser courageusement et honnêtement. Je
m’attarderai plutôt sur vos inquiétudes concernant le dépeuplement
de certaines régions du Nord à cause de la rébellion « nord-
nord » que vous dénonciez, et des risques de perdre face aux
sudistes quand viendra la normalisation générale par le suffrage
universel direct. Avant de viser le suffrage universel et l’agiter
comme une menace prochaine pour les nordistes (ce qui est faux !),
il faudrait d’abord se poser la question de savoir avec quelle
population fera-t-on du développement local dans ces régions ravagées ?
Où
trouvera-t-on le moment venu cette main d’œuvre locale pour réaliser
les infrastructures communautaires, pour développer des industries
extractives d’envergure (pétrole, uranium, etc.) et bénéficier des
5% ? Ira-t-on ressusciter les ‘martyrs’ des guerres
absurdes actuelles pour un pouvoir aléatoire ? Elites du BET et du Biltine : si vous n’arrêtez pas
maintenant avec la violence caractérisée, vous risquerez de faire de
vos régions à moyen terme des zones de repeuplement pour des
populations allogènes venues de partout, du Tchad et de l’étranger,
qui profiteront, sous les yeux impuissants de vos survivants mutilés et
bannis, des immenses richesses de vos régions. Ce jour-là,
certainement vous regretterez d’avoir perdu le temps à faire la
guerre partout, pour rien ! Brahimy s’alarme déjà tandis que
d’autres croient encore aux armes qu’ils n’ont pas fabriqué, qui
n’ont pas empêché la pendaison de Saddam Hussein ou le suicide de
Adolf Hitler. Ceux-là, s’ils savaient comment allait être la fin de
leurs terribles aventures politiques, auraient donné tout l’or du
monde au Bon Dieu pour changer leurs destins ?
Il
est plutôt temps pour vous d’arrêter net avec la guerre!
D’aider vos parents des terroirs à s’organiser en sociétés
civiles de développement et de lutte contre la pauvreté, comme ces
‘sudistes’ parias ou ‘peureux’, comme les Burkinabés, les
Maliens, ces Africains qui mènent la bonne lutte qui vaille !
Personne n’a le monopole de la bravoure ! Si
nombre de tchadiens n’ont pas choisi la voie ‘guerrière’ ni de la
vendetta, ce n’est pas parce qu’ils manquent de traditions
redoutables dans ce domaine, mais parce qu’au final cela n’a pas de
sens entre les fils d’un même pays. A moins que ce soit un moyen
de perpétuer les haines et rancunes entre nous et qu’il ne soit plus
possible à terme de se reconnaître fils et filles d’une même
patrie ? Personne n’entraînera ce pays à cette extrémité
pour assouvir ses ambitions égoïstes de pouvoir, de richesse et de
domination, personne ! Dieu est le Tout Puissant !
Enoch
DJONDANG
05/07/2008
Acte
de terrorisme imminent contre le Tchad
Depuis les attaques
insensées du premier février et onze juin de l’an deux mille huit du
régime terroriste, fasciste, fantoche et fantôme du soudan contre le
peuple tchadien, le gouvernement internationalement vomi de Hassan Oumar
Albéchir ne ménage aucun effort pour faire réussir un attentat contre la
personne du président Idriss Deby Itno, les membres du gouvernement, de
l’assemblée nationale partant tout le peuple tchadien. Incapable de
renverser IDI par sa puissance militaire de parade, le régime lugubre du
Soudan est entrain de faire flèche de tout bois pour perpétrer un
génocide terroriste contre notre pays dont la résultante est, ni plus,
ni moins le deuil de milliers et de milliers de familles tchadiennes.
Devant cet état de fait qui dénote la nature cynique et barbare de la
junte militaire au pouvoir au Soudan, le peuple tchadien et son
gouvernement joignant leur voix à celle de toute la diaspora tchadienne,
lancent un appel solennel à l’endroit de l’opinion internationale et
de tous les pays africains épris de paix de prendre les mesures qui
s’imposent pour rappeler le piètre régime soudanais et ces tchadiens
félons, traitres, malhabiles, bourreaux du peuple et délateurs dépourvus
de tout projet de société à l’ordre.
Frères et sœurs, il est
grand temps pour nous, de prendre conscience devant ce danger, qui, de
façon constante, sérieusement, menace les institutions de la république
et qui met en jeu notre indépendance et notre dignité d’hommes noirs-
africains, d’ailleurs fiers de l’être. Par la même occasion, je lance
un dernier appel à ceux de nos compatriotes qui militent pour une cause
perdue d’avance de considérer la cause nationale, qui, bon gré, mal gré,
nous regroupe tous, dans un creuset unique en son genre. Mises à part
les considérations ethniques, tribales, claniques et/ou sectaires, les
tchadiens dans leur ensemble, se doivent de faire appel à la raison pour
freiner la volonté de l’annexionniste de l’Est. Car, le Soudan ne peut,
en aucune manière, imposer à notre peuple des rejetés de notre société
qui, aujourd’hui, se targuent d’être démocrates, égalitaires, loyaux,
attentifs, honnêtes, sincères, francs, ouverts, nationalistes, féaux,
rectilignes, droits, directs, qu’en savons –nous encore ?
Pourtant, et pourtant
seulement, nous connaissons très bien la mentalité de ceux-là qui
voulurent, il y a dix-huit ans, se dresser contre une simple unité du
peuple tchadien qui était, néanmoins, possible. Il y eut des hommes
comme Nouri Allatchi goukouni, qui, ostensiblement, exhibèrent leur
hostilité contre la réunification de la nation. Cependant, il y avait
aussi, à l’époque, des nationalistes qui réparaient la déchirure du
tissu en reprenant la trame et la chaine. Si seulement Nouri n’avait
pas manqué à l’appel d’antan !
Par conséquent, Albechir et
ses énergumènes, inaptes et las de dominer militairement notre agrégat,
optent pour la perpétration d’un acte terroriste contre notre Etat, qui,
en d’autres contingences, sous une autre époque, eut à brandir sa
mythologique témérité. Nous avons des sources sures que j’aimerais,
volontiers, taire dans les circonstances actuelles pour ne pas éventer
les plans du diable de Khartoum, qui, coute que coute veut faire tomber
le peuple tchadien.
Nouri et sa racaille
auront longtemps à mordre la poussière comme ils l’ont toujours fait. Le
peuple du Tchad vous garantit qu’Am-zoer ne sera pas votre dernière
sortie obligée. Partout où irez, vous serez aplatis
et fracassés contre cette volonté de fer que le peuple tchadien, vous
réserve.
Tchadiennes et tchadien, nous sommes, dorénavant, si unis et si
conscients qu’aucune force ne nous désunira !
Aucun
complot ne passera ! Aucun complot ne passera ! Aucun complot ne
passera !
Ali Souleymane
gkambi@yahoo.fr
29/05/2008
Pour
défendre une cause, L’Injure ne vaut pas l’Argument
(Réaction à l’article de Mr Ali Souleymane sur Ialtchad- Opinion)
Le titre de l’article
intitulé ‘Hissène Habré, l’homme qui nous défendit de l’agression
extérieure’(1ère partie) de Ali Souleymane, avait
retenu mon attention. Je m’attendais, en le parcourant, d’y trouver des
références et des faits indéniables conformes à l’intitulé.
Malheureusement, je n’ai trouvé que des injures et rien de concret. Et
pourtant, personne aujourd’hui ne peut nier le rôle historique majeur
qu’avait joué notre ancien Président Hissène Habré dans la
réhabilitation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de
notre pays. Sur ces points-là, il faut vraiment être malhonnête pour ne
pas lui reconnaître le mérite de son combat politique et militaire. Et
le frère Ali Souleymane aurait pu simplement le rappeler avec faits à
l’appui pour la jeune génération, au moment où la vie publique de notre
pays est paralysée par l’évocation d’une autre ‘agression’, peut-être
pas de même nature à l’examen. Qu’on le veuille ou non, Hissène Habré
fait partie de notre Histoire commune, avec ses hauts et ses bas ! Et il
appartient aux tchadiens de savoir séparer l’ivraie du bon grain du
parcours de ce grand homme.
Cependant, le frère
Ali Souleymane dans son pamphlet contre le « juif américain » Reed Brody
(a-t-il un problème avec l’origine juive de ce dernier ?), est vraiment
passé à côté de la défense de son idole Habré ! L’amalgame qu’il fait
entre les faits politiques et les atteintes aux droits humains est le
levain qui embrouille l’opinion publique africaine sur le dossier Habré.
En tant que citoyen témoin, je pourrais citer de nombreux exemples
d’actes et de choix politiques très louables de notre ancien Président
et qu’aucun de ses détracteurs ne saurait contredire. Mais le frère Ali
Souleymane n’ignore pas que la gestion des sociétés humaines est régie
par des règles orales ou écrites, en l’occurrence des constitutions, des
lois et règlements, des conventions internationales. Ces dispositifs
juridiques ne sont pas venus des simples caprices de l’Occident, comme
il voudrait le prétendre dans son article. En tirant les leçons du drame
planétaire de la 2e Guerre Mondiale, les nations réunies au
sein de l’ONU ont mis ensemble des ressources intellectuelles et morales
considérables pour identifier, adopter et disséminer les socles de
valeurs positives auxquelles aucune nation ne devrait se soustraire.
Quand Hitler avait entraîné tout un peuple dans une folie aventurière
dangereuse, les millions de partisans de sa vision du monde ne se
rendirent compte de l’absurdité de leur engagement derrière le ‘Fürer’,
que lorsque des victimes peuples du monde entier répliquèrent en se
défendant jusqu’au bout pour rétablir la paix universelle.
S’il y a une affaire
Habré, c’est parce qu’il y a des personnes, des familles qui s’estiment
être des victimes de son système, en dehors de toute logique légale
défendable. Quoique ait fait l’ancien Président pour la réhabilitation
de notre pays, il faut que ces griefs individuels soit clarifiés et
résolus : c’est le plein droit reconnu à ces compatriotes par la
Constitution de 1989 adoptée sous Habré par référendum ! Si cette
constitution avait été appliquée convenablement, la justice tchadienne
aurait déjà donné suite aux plaignants éventuels, et même durant la
période actuelle suivant le règne de Mr Habré. Les ayants droits
seraient fixés sur les circonstances, les mobiles et les conclusions de
la disparition de leurs proches. Il n’y aurait pas eu d’affaires
judiciaires ‘Habré’. Alors, que Reed Brody ait existé ou pas, le
problème réel est celui-ci, un problème de justice et de droits du
citoyen. Rien à voir avec les grandes jubilations sur l’intégrité
territoriale et autres, dont personne ne nie la réalité historique.
Tout ceux qui ont dévié
cette affaire sur le terrain politique pour la noyer n’ont pas rendu
service à l’ancien Président. Jusqu’ici, de tout ce qu’on l’accuse, il
bénéficie de la présomption d’innocence. Il est en effet très facile de
mettre tout sur la tête d’un chef, c’est connu. Mais si le chef lui-même
ne se donne pas la peine et le courage de se défendre, non seulement il
se culpabilise et, en plus il permet ainsi aux vrais ‘criminels’
d’échapper tranquillement à la justice ! Des tchadiens ‘victimes’
présumées du système habréiste cherchent à faire reconnaître leurs
statuts devant un tribunal compétent et impartial. Cela leur a été
refusé dans leur propre pays (solution la plus simple), alors que le
principal ‘accusé’ lui-même n’y réside pas. Ils ont tenté dans le pays
d’exil de ce dernier, en vain. Ils ont failli obtenir gain de cause hors
du continent : c’est alors seulement que les Africains perçoivent le
danger d’un déni de justice et font semblant de se rattraper
actuellement, en multipliant les contretemps. A la fin, si une bonne
justice ne s’établissait pas, tous ces efforts de blocage auraient
contribué à anéantir les aspects positifs de l’image de notre ancien
Président.
Le frère Ali Souleymane
devrait souhaiter plutôt que l’ancien Président, qui aurait aussi ses
arguments et sa réplique, se débarrasse courageusement de cette
‘opprobre’ suspendue sur sa tête depuis le début de son exil, en
affrontant ses accusateurs face à face et en se détachant des
tortionnaires qui ont abusé de sa machine sécuritaire terrible pour
commettre tant de torts.
Quant à prétendre que le
« juif- hongrois- américain ? » Reed Brody escompterait s’enrichir avec
l’exploitation de ce dossier et que les chefs d’Etat africains auraient
peur de ce dernier, ce sont des affirmations mesquines qui n’apportent
rien aux enjeux du dossier ni ne soulagerait la rage de Ali Souleymane.
Attaquer par la même occasion une organisation comme Human Right Watch,
avec des clichés déformants, ne remplace pas une argumentation
manquante. Ces organisations humanitaires peuvent avoir leurs faiblesses
en termes stratégiques, il n’en demeure pas moins qu’elles sont souvent
les seules voix véridiques et de secours pour des millions de désolés
victimes des gouvernances brutales et arbitraires, comme au Darfour.
Pour qu’il y ait la paix
dans notre pays, pour que les acquis de chaque gouvernance ne soient pas
systématiquement rejetés par ceux qui suivent, il faudrait tout mettre
en œuvre pour donner suite définitivement aux griefs de nos compatriotes
s’estimant être victimes de notre passé politique répressif. La guerre
ne peut éternellement servir de tremplin aux élites dirigeantes
africaines, chefs de guerre compris, pour passer par perte et profit des
abominations qu’aucune conscience humaine n’accepterait et ne
justifierait. Concernant les plaignants tchadiens de Dakar, l’Article
2 alinéa 2 de la Convention contre la Torture dispose clairement : « Aucune
circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de
l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique
intérieure ou toute autre état d’exception, ne peut être invoquée pour
justifier la torture ». Il est donc pleinement dans leurs
intérêts et celui de l’ancien Président que cette polémique soit close
au plus tôt convenablement, devant une instance arbitrale compétente et
impartiale. C’est à ce prix que la stèle de Mr Habré pourrait trôner
tranquillement des siècles parmi les héros de l’Afrique, si c’était
seulement ça la préoccupation de Ali Souleymane et des autres défenseurs
de l’ancien Président !
Enoch DJONDANG
enochdjo@yahoo.fr
27/05/2008
RÉPONSE
A L’ARTICLE DIFFAMATOIRE DU PSEUDO HAMIT YOUSSOUF YBET
Monsieur, je me permets par cet article de vous répondre suite aux
allégations diffamatoires et mensongères que vous avez tenu contre le
citoyen MOUSSA FAKI MAHAMAT.
En
principe, à de tels écrits, le meilleur c’est de s’abstenir à répondre.
Aux imbéciles, on les répond par un silence dit-on. Mais j’ai préféré
vous répondre cher Monsieur juste par respect à la liberté d’expression
et aussi par ce que j ai eu à constater trop d’écrits diffamatoires
contre des citoyens ou même contre des ethnies.
En
effet, dans votre article, on pourra facilement reconnaître votre
acharnement, votre haine contre cet illustre Tchadien.
Monsieur, MOUSSA FAKI MAHAMAT est un haut cadre de l’Etat, respecté et
admiré par ses collègues tant Tchadiens, Africains qu’Européens.
Vérifiez bien son CV et renseignez-vous très promptement avant d’ecrire
des idioties contre lui.
En
parcourant votre article, je peux sans hésiter dire que votre degré
d’ignorance sur la gestion publique de l’ETAT est très élevé. Je ne sais
pour quel intérêt vous avez cité le nom de son père défunt. En quoi cela
vous servira ? Dieu seul sait.
Quand
vous dites « Logiquement, selon vous, chers lecteurs, par quel
mystère ce monsieur dont les dossiers ne sont même pas étudiés par la
fonction publique (à supposer qu'il les a déposés à ce niveau) a pu être
repéré par le chef de l'Etat pour être nommé par décret? »,
pensez-vous que pour être décrété, il faudrait que l’on soit directement
repéré par le chef de l’Etat en personne, NON, le chef de l’Etat a des
conseillers, des ministres et ceux là sont mieux placés pour pouvoir
proposer des fonctions par décret au Président. Nul n ‘est obligé d
‘integrer la fonction publique avant d ‘etre décrété ; pas besoin.
Aussi,
où est le mal qu’un citoyen fasse une demande pour pouvoir rencontrer
son Président ?
Quand
vous dites également « Lors de cette première rencontre déjà, Moussa
Faki Mahamat commença en bon renégat :" patron, les arabes, comme vous
le savait aussi, je les connais, ils sont des gens très serviables
pourvu que nous sachions les manipuler." », oubliez-vous
que Monsieur MOUSSA FAKI MAHAMAT est de mère Arabe et il a une femme
Arabe. Quels interets peut-il s‘en procurer en agissant ainsi contre ses
propres oncles maternels ? dire de MOUSSA FAKI MAHAMAT qu’il serait l’
instigateur des affrontements entre les arabes, est une grosse
diffamation meritant poursuite judiciaire.
Que
signigie ce charabia : « J'attends seulement une petite réaction de
la part de notre cher BEREMADJI ou de Moussa Faki Mahamat lui-même pour
que cette fois-là je donnerai des détails avec heures, jours et lieu,
concernant les multiples facettes de Moussa Faki mahamat et ses nouveaux
frères zagawa, comment ils ont mis tout le Tchad à feu et à sang.»,
pensez-vous que par de tels propos haineux que le TCHAD de demain se
construira ? Pourquoi associer accusez vous les ZAKHAWA ? Pourquoi
calomniez-vous les clans ? c’est absurde et insensé.
Les
Arabes et les Zakhawa sont deux ethnies frères, ils ont vécu depuis
toujours ensemble et n’ont jamais eu de conflits, alors ce n’est pas
vous qui allez allumer la mèche aujourd’hui ? je ne vais pas trop me
retarder sur vos idioties cher Monsieur, votre acte n’ est pas digne
d’un honnête Tchadien. Vous vous cachez sous des pseudonymes.
Maintenant je m’adresse à vous chers lecteurs, soyez attentifs et
vigilants à discerner les choses ;
Chers
frères Tchadiens, nombreux sont les compatriotes qui écrivent de telles
idioties. Ne nous détestons pas, et jamais ne généralisons les défauts
d’un individu à une ethnie. Un individu est un individu et une ethnie
est une ethnie.
Ce
monsieur a perdu son temps , son énergie et ses économies juste pour
écrire de telles idioties, il vaudrait mieux prier Dieu pour que la paix
revienne au Tchad, pour que les fils du Tchad retrouvent enfin l’unité,
l’amour, la compassion, la solidarité. Écrivons des articles
rassembleurs, unificateurs au lieu des écrits qui nous divisent et
déchirent. La République du Tchad est notre patrie, nous devons et nous
sommes obliger de l’aimer.
Aux
rédacteurs des différents portails Tchadiens, veuillez une fois de plus
prendre vos responsabilités, celles de pouvoir censurer tout article
diffamatoire, haineux, incitant à la division. Quels intérêts à publier
de tels écrits ? En les publiant, vous contribuez à la destruction du
pays. Le TCHAD a assez souffert Messieurs, le temps est venu pour le
reconstruire, par le biais de vos plumes, en instruisant les citoyens,
les sensibilisant à une unité, une paix...
QUE L’ON CHANGE AVANT DE VOULOIR LE CHANGEMENT DU PAYS.
VIVE LE TCHAD POUR QUE VIVE LES TCHADIENS !!!
BRAHIM MAHAMAT M.,
babra@yahoo.fr
N'djamena Tchad, TEL/ 623 60 74
19/05/2008
Tchachadi.com :
à quand la fin de calomnie ?
Je suis de
ceux qui se plaignent du comportement malsain de tchachadi.com. Site
crée et entretenu par un groupe d’étudiants animés d’un esprit de haine
injustifiée et au comportement hideux. Ces individus se croient
éveillés, intelligent et enfin conscients du problème tchadien dont ils
essaient de rendre compte aux autres jeunes tchadiens. Malheureusement,
leur engagement n’a pas dépassé l’intérêt de leur clan. Et leur
intelligence ne sert qu’à mobiliser leurs frères pour la lutte au
pouvoir.
On peut se
croire intelligents, sain et parfait, mais ce sont les autres qui vont
nous juger toujours .en tant que mes frères humains je viens vers vous
sans aucun complexe pour vous soumettre ce que je pense de votre
comportement. De me plaindre d’un comportement, qui m’atteint
profondément pas à titre individuel mais qui atteint toute ma communauté
je l’aime comme vous aimez la votre.
Ces
individus croient fort que Idriss Deby est rejeté par la majorité
tchadienne surtout par les opposants virtuels, il mérite donc d’être
calomnié par tous les noms d’oiseaux. Pas entant que président de la
république mais entant que zakawa. Ainsi on réserve une animosité
grotesque contre cette communauté. Ils s’en prennent tantôt à l’individu
de deby tantôt à sa famille et enfin toute la communauté. Ainsi un des
web master de ce site pose la question suivante au président du RFC
« comment pouvez apportez un changement au Tchad par ce même clan qui a
déstabilisé le Tchad……. ? » l’article est encore sur le site
ialtchad.com. Quelle question stupide ! Pour lui un zakawa n’a pas droit
de penser a la paix au Tchad et n’osera pas a emmener un changement au
tchad. Par respect de touts ceux qui vont me lire je garde pour moi ce
que je pense de lui.
Dans leur
passe temps favoris, ils se mettent a chanter l’éloge de leur frères qui
ont prit les armes contre le régime, font jouer leur communauté au
victime de crimes fictives pour bien les inciter a la révolte. Ils
s’attaque telle une mouche, à n’importe qui oserait dire la réalité sur
le terrain. On lisait sur leur site : toute personne qui critique les
rebelles est un traître à combattre. Quelle logique assez drôle ! Les
tchadiens n’ont-ils pas droit de critique tout homme tchadien qui se
veux public ?? Seul Deby mérite d’être calomnié n’est ce pas mes frères
humains ? Seuls les zakawa méritent touts les outrances du monde ?
Permettez
moi de dire, si le problème du Tchad peut se résoudre par ces méthodes
qui consistent à privilégier, et appeler son clan à la révolte et
calomnier ceux qui n’ont pas choisi cette voie notamment le clan dont
issu le président, faudrait qu’on comprenne que tout clan a ses jeunes
actifs, ses intellectuels et ses forces. Et si les jugements se font sur
la base ethnique et non selon les actes, sachez que Deby a aussi ses
frères, ses supporteurs et aussi des parents, et enfin nous l’aimons
entant que frère de sang et non entant qu’un individu qui peut avoir ses
erreurs et ses qualités. Je suis désolé, mais vous nous obligez.
Faudrait
qu’il soit clair pour tout le monde que chacun de nous aime son clan,
ses frères et ses parents. Le fait que nous appartenions à une patrie
commune ne nous fait pas oublier ces liens de parenté et moins encore
annuler nos affinités ethniques. Je me demande, s’il y a dans le monde
une cause noblement commune que la foi en islam, là aussi Dieu n’a pas
omit de dire « ceux qui sont lies par les liens de parenté sont plus
proches que ceux qui sont lies par la foi » a propos du djihad. Alors si
vous n’étés pas objectifs dans vos dires, nous avons aucun intérêt a ne
pas soutenir Deby.
Nous sommes
largement fatigués de vos calomnies que vous avez l’aisance de formuler
à l’égard de toute notre communauté. Que les plus intelligents d’entre
vous la symbolise par Deby, les idiots et les coquins la symbolise par
les itno ou simplement zakawa, sachez pour tout de bon et si vous le
voulez bien que nous soyons du Tchad, du soudan, itno, idriss deby, Dr
Khalil, timan et autres, nous sommes tous des frères de sang. Qu’ils
soient rebelles ou gouvernants nous les aimons au même titre. Il ne vous
appartient pas de chanter l’éloge des uns au détriment des autres, ni de
calomnier les uns au détriment des autres. Votre objectif est connu
d’avance mais n’empêche qu’on se respecte. Si nous suivons votre logique
on pourrait faire comme vous : attaque gratuites et personnelles,
calomnier de clans entiers, mettre en danger la vie des innocents etc.
Nous ne commettons pas la même erreur. On peut ne pas craindre la honte
ni ridicule ni les site qui nous manqueront mais l’amour de Dieu nous
empêche d’agir comme vous.
Mansour
Hassan, étudiant à rabat au Maroc
Mansour3228@yahoo.fr
25/02/2008
Nous
avons toujours besoin de rendre quelqu'un
responsable de nos ennuis et de nos malheurs
Bonjour
madame et monsieur
Depuis quelques temps il y’a des tchadiens qui soit disant des patriotes
soucier de leur pays se cachant sous des noms anonymes écrivent des
articles qui n’ont pas de sens mais c’est pas la le problème surtout
qu’on sait que : <<Nous avons toujours besoin de rendre quelqu'un
responsable de nos ennuis et de nos malheurs.>>
Ceci est d’autant plus grave quand je vois qu’on fait des attaques à
caractère tribale et familiales concernant la personne de monsieur Adoum
Younousmi et que des rédacteurs des sites tel que <tchadactuel,
tchadvision> qui l’acceptent et le publient sans aucune vérification de
la fiabilité des dits et qui me pousseraient même a dire qu’ils ajoutent
des conneries cela m’amène a conclure l’absence totale de conscience et
de revendications je pense que cette manière tendancieuse de traiter une
personne n’a pas sa place dans un quotidien soucieux Egalement je ne
peux que rappeler a ces <ingrats> , puisque écrire du n’importe quoi est
leurs métiers, que les articles ont un sens et que l'emploi d'un
vocabulaire précis est toujours le meilleur garant de l'exactitude c’est
pas se lever un bon matin et délirer qui va faire de vous des
intellectuels et que s’attaquer a monsieur Younousmi est honteux de
leurs parts puisqu’ils étaient souvent devant son bureau a longueur de
la journée ou bien sous les arbres chez lui tout les soirs a l’attendre.
Je comprends toutefois aisément que la présence de monsieur Younousmi
puisse moralement vous déranger car il est strict et franc sur son
boulot. Cependant je vous rappel que l'on finit souvent par oublier que
le respect d'autrui passe par la remise en cause de ses propres
intolérances. Car sinon il viendra vite un temps où, se croyant mue par
une mission céleste ou simplement dérangé dans son confort intellectuel,
chacun cherchera à interdire à l'autre de faire ce qu'il aime, pour des
raisons qui ne seront qu'émotives, ou bien parce qu’on ne partage pas
tous les mêmes idées politiques Et comment vivrons-nous alors ensembles
en société?
En espérant que vous prendrez bonne note de ce qui précède,je vous
adresse, Monsieur les rédacteurs en chef, Madame, Monsieur, mes
meilleures salutations.
Abdelmadjidmi
Etudiant en chine
Email : younousmy@hotmail.com
29/01/2008
Un
faut débat sur la diplomatie tchadienne
Depuis un certain temps, un climat malsain,
faussement scientifique règne autour de ce que les uns et les autres
décrivent comme « diplomatie tchadienne » ou plutôt son inefficace
fonctionnement.
C’est bien de lancer ce genre de débat pour nourrir la réflexion. Cela
ne peut se faire qu’en posant clairement et scientifiquement le
problème. Sans cette précaution, aucun débat pertinent ne peut se faire.
C’est l’impression que me donnent les « Jacky Chang » de la diplomatie
tchadienne, qui se rejettent tour à tour la responsabilité du
dysfonctionnement presque structurel de la diplomatie « tchadienne ».
Les uns mettent en cause nommément l’actuel ministre des Affaires
étrangères, dont la couleur de la peau ne le destinerait pas à servir
les populations tchadiennes. Ces propos ont sans surprise conduit
l’intéressé à justifier ses origines tchadiennes. D’autres débateurs,
comme diraient les jeunes, sont « tombés dans le panneau » en prenant
à tort ou à raison sa défense, accablant d’insolences, de racisme
l’auteur de l’article, notamment HASSANE MAYO ABAKAKA.
Quel crédit peut-on accorder aux uns et aux autres ?
Une chose est certaine : l’article ou les articles du frère a le mérite
de jeter les bases d’un débat sur une institution qui semble bien malade
si on en juge par le nombre des défections des diplomates tchadiens
rappelés au Pays à d’autres fonctions ! Mais la démarche adoptée par M.
Mayo est curieuse : pourquoi se pose-t-il en victime pour ensuite
attaquer nommément un ministre ? Pourquoi personnalise-t-il le débat
alors que son objectif semble manifestement de mettre le doigt sur le
problème du dysfonctionnement des institutions en général et de la
diplomatie en particulier ?
Il me semble que ces analyses seraient davantage crédibles d’un point de
vue scientifique si et seulement si, toutes choses égales par ailleurs,
elles privilégiaient les faits au détriment des émotions, et de la
passion qui mettent les uns et les autres en mouvement.
Si j’avais à analyser le malaise d’une institution comme celle-là, mon
objectif premier serait de constater les ressources humaines
(compétences, savoirs, savoir-faire et savoir-être) ainsi que les
ressources matérielles et financières allouées par les autorités
politiques à cette dernière pour la poursuite de sa mission.
Cette mission étant bien entendu le rayonnement du Tchad sur le plan
international. Or, il faut savoir que s’il est un domaine réservé du
chef de l’Etat, c’est celui de la diplomatie et nos protagonistes ne
sont pas sans le savoir !
En effet, c’est lui qui nomme les Ambassadeurs ainsi que les Hauts
Fonctionnaires internationaux, sans doute sur proposition du premier
ministre et de son gouvernement.
On suppose donc que si Monsieur Allam MI a servi
aussi longtemps cette diplomatie, c’est sans doute qu’on lui
reconnaissait certaines compétences à défendre les intérêts du Tchad sur
la scène internationale. C’est sans doute aussi parce qu’il participe au
rayonnement du Pays à l’étranger ou tout au moins parce qu’il donne
satisfaction aux différents donneurs d’ordre qui se sont succédés au
sommet de l’Etat. Peut-on dire la même chose des autres diplomates ?
je ne sais pas, mais je suppose qu’en dehors de ceux qui refusent
d’autres nominations, on peut répondre par l’affirmative.
On suppose qu’un diplomate, ou un autre agent de l’Etat, se doit d’agir
au nom de l’intérêt général et non pas se comporter de façon
opportuniste, en recherchant ses intérêts personnels.
Il peut arriver que le manageur public, -et le diplomate en est un-
puisse s’écarter un tan soit peu de l’objectif à atteindre en
utilisant autrement, et quelquefois mal, les ressources qui lui sont
allouées.
Cela ne signifie pas nécessairement qu’il fait preuve d’incompétence
mais plutôt qu’il cherche à contrôler les ressources dont il a la
charge. C’est finalement une façon de montrer qu’il a un pouvoir de
décision. Ce pouvoir peut donc le conduire préférer une ressource à une
autre, qu’elle soit humaine ou matérielle.
Cependant, ce choix ne doit pas se faire de façon arbitraire.
Pour cela, le manageur public, ici notre diplomate, doit être contrôlé,
audité, pour au moins mettre en évidence l’utilisation effective des
ressources qui lui ont été allouées.
Ce contrôle peut se faire avant, pendant et après la mise en œuvre des
ressources.
Dans les organisations privées, il s’agit de comparer les résultats
obtenus aux moyens mis en œuvre pour leur réalisation, en vue des
récompenses ou des sanctions.
Pour les institutions publiques l’auditeur va rapprocher l’effectivité
(l’usage effectif des moyens) et leur allocation initiale. Ici ce qui
intéresse l’auditeur public, c’est l’utilisation efficace des ressources
et non pas le résultat au sens économique du terme.
Sans un système de contrôle des moyens et des résultats, on peut dire
tout ce qu’on veut sur tel ou tel management, mais des comportements
déviants (le risque moral, l’opportunisme, la sélection adverse et j’en
passe) conduiront toujours tout système de gestion à des résultats
inefficaces. Et la diplomatie n’échappe pas à ce principe managérial,
fut-elle tchadienne !
Il n’y a aucune raison les acteurs du système en décident le changement
si la situation actuelle leur permet d’en contrôler toutes les
ressources et si ce changement ne leur est pas profitable. La diplomatie
dans ce sens n’est pas une fin en soi, mais un moyen permettant aux
acteurs du système de prendre le contrôle d’une ressource rare :
l’information.
On comprend donc que sans un minimum de confiance, cette ressource ne
peut être partagée. C’est pourquoi le diplomate quel qu’il soit, doit
s’entourer d’hommes et de femmes de confiance.
Au total, le lecteur comprendra que c’est à partir d’une analyse
purement objective que je suis parvenu à ce constat. Car a priori, je
n’ai rien contre les uns et les autres. Mais j’en avais ras le bol que
les uns et les autres nous servent la même sauce, c’est-à-dire un débat
faussement scientifique, haineux et qui frise des règlements de compte
personnels.
J’en ai ras le bol d’entendre le mot racisme prononcé par des Tchadiens
contre des Tchadiens.
Je finirai mon texte en citant celui que d’aucun ont traité de
régionaliste « le Tchad n’appartient ni à l’homme du nord, ni à celui de
l’homme du sud » et j’ajouterai que le Tchad appartient à tous les
Tchadiens.
Nous devons donc apporter nos contributions intellectuelles et autres
pour lui permettre de se redresser. Cela peut passer par des attaques
systémiques tout en se gardant d’attaques frontales des individus. C’est
de cette manière que nous pourrons fortifier l’identité nationale
tchadienne et intégrer la culture démocratique.
ABIA Maal-Bandoh
Reims
29/01/2008
Diplomatie
tchadienne…(Réaction
de Fatimé Barkaï)
Après
avoir suivi les réactions excessives et non fondées de certains
Internautes, qui se sont cantonnés dans les théories de Droit
international parce qu’ils n’ont jamais exercé pour comprendre la
substance de l’éthique en Diplomatie, permettez-moi de vous présenter
ma modeste compréhension de l’Analyse sur la Diplomatie tchadienne.
Après une lecture attentive, j’ai retenu quelques points qui méritent
d’être porter à la connaissance de ceux qui sont volontairement aveugles
dans la lecture des Analyses profondes.
Le
conflit entre M. Allam Mi et M. Mayo ne m’intéresse pas. Mais à partir
de l’Article, j’ai noté des remarques pertinentes, des problèmes réels
et leurs conséquences logiques.
1-
REMARQUES
-
Cette Analyse claire et précise est bien étoffée par des exemples
concrets des situations
vécues
par plusieurs Diplomates tchadiens depuis plusieurs années.
-
La pertinence des questions soulevées et les lacunes constatées dans
notre Diplomatie ne font aucun doute. Le Ministre lui-même l’a reconnu
et accepté de « tenir compte au temps que possible ».
-
Aucun Diplomate tchadien(en exercice, à la retraite ou démissionnaire)
n’a contesté cette analyse.
-
Au Ministère, seul M. Allam Mi a réagi mais pour détourner lui-même ce
débat sur sa personne et sur la couleur de sa peau, pour nous induire en
erreur. C’est ainsi «la stratégie des faucons du pouvoir » comme l’a dit
Lyadis.
-
Le Ministre n’ayant répondu à aucune des points soulevés, nous a plutôt
étalé ses problèmes personnels et les attaques dont il a fait l’objet
par d’autres personnes. Cela n’a rien à voir avec la Diplomatie
tchadienne.
-
M. Mayo n’a jamais et nulle part contesté la nationalité du Ministre
Allam Mi.
Les
attaques personnelles contre lui proviennant des griots des dirigeants
politiques
Tchadiens, ne donnent pas de réponse aux questions soulevées dans son
Article.
-
Après un sondage informel au Ministère, les Cadres du Département
apprécient cette Analyse qui est un réel constat de notre diplomatie.
2-
PROBLEMES :
-
Les Diplomates tchadiens vivent une situation de misère criante mais
camouflés par les
Responsables du Ministère des Affaires Etrangères.
-
Leurs salaires réels qui varient entre 500 et 1000 Euro, sont
insignifiants et même ridicules, pour un pays comme le Tchad avec
d’énormes ressources financières.
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Ils n’ont pas d’Assurance maladie, ni de couverture sanitaire, ni pour
les membres de leur famille.
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Leurs enfants vivant avec eux à l’extérieur n’ont pas de frais de
Scolarité pour leurs études.
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Nos Diplomates ne sont pas logés par l’Etat et rencontrent des
difficultés énormes de Loyer, car les maigres indemnités qui leurs sont
versées ne correspondent pas au coût de la vie de leur pays de
résidence.
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Rare sont des Résidences qui appartiennent au Tchad. Nos Diplomates sont
des eternels locataires.
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Les meubles et équipements dans nos Ambassades sont vétustes et parfois
même nos Drapeaux sont délabrés.
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Ils n’ont pas de congés annuels et même s’ils les prennent l’Etat
tchadien ne leur donne pas de Billet d’avion pour se rendre au pays.
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Nos anciens Diplomates sont abandonnés à eux-mêmes et il n’y a pas de
planning pour leur recrutement dans les Organisations internationales.
3-
CONSEQUENCES :
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Aucun Diplomate tchadien ne peut réagir pour dénoncer cette situation
dramatique.
- Toute réaction est considérée comme une Opposition au régime du
président Deby et
suivi
de rappel immédiat.
- Les fonds d’équipement sont utilisés par certains Ambassadeurs
comme leur argent de
Poche.
- La compétence laisse place à la mouchardise et aux calomnies
dans nos Représentations
Diplomatiques.
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Le découragement fait place au laisser-aller.
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