credo sia
la sigla del gruppo ribelle (ma non so cosa significhi)
27/10/2005
Mon
pays va très mal et son avenir aussi en doute.
Démocratie
participative, de la liberté de presse et celle des citoyens,
le règlement des conflits armés, l'exploitation de l'or noir etc.
voila tout ce que peuvent nous répéter nos gouvernants quand on
leur demande sur le bilan de leur exercice. Autrement dit, s'il y a
du nouveau, ils ne peuvent le prouver vraisemblablement qu'en ces
termes Mais les attentes tchadiennes ne sont pas seulement ceux-là
; les Tchadiens attendent d'eux une paix intérieure, la sécurité
de biens et de leur personne, un changement des conditions de leur
vie par la construction des hôpitaux, écoles, routes, puits
et de manière équitable pour tous les Tchadiens, la
participation de tous les hommes et les femmes compétents à la
gestion des affaires publiques.
Or, il suffit de faire un constat rétrospectif sur la
situation actuel du pays pour se rendre compte que les Tchadiens
sont très loin de voir leur situation changer sinon sa gravité.
Bref, on est sorti d'une dictature habreiste qui a ruiné le pays
pendant huit (8) ans pour entrer dans une démocratie et
liberté mais dans lesquelles la misère des peuples marginalisés,
le banditisme, l'insécurité et la corruption font leurs lois
qu'ils font appliquer sur les paisibles citoyens tchadiens laissant
derrière eux un grand désespoir.
Comment faire pour trouver des solutions aux problèmes tchadiens
dans un pays qui vient de décrocher, tout récemment, le titre du
champion mondial de la corruption au même moment où certains de
ses pairs africains qualifient à la participation au football
mondial 2006 ?
Comment faire si, après deux ans d'exploitation de l'or noir dont
le revenu fait l'objet de plus grand espoir tant attendu des
tchadiens, n'a généré jusqu'à là, qu'un grand mutisme de la
part des autorités et plongeant ainsi les citoyens dans L'inquiétude
?
Comment faire s'il se trouve que, un ministre ou un petit directeur
d'un poste battit des villas de l'opulence, se déplace par des
voitures de luxe et garde des multi millions dans son compte
bancaire alors que, des fois, la caisse de l'Etat n'a pas des
millions pour financer un petit projet au bénéfice de la
population ?
Comment comprendre devant le fait que, à défaut d'un groupe électrogène
de moins de 25 mégawat/h, qui pourrait alimenter tout n'djamena, le
problème de coupure intermittente et prolongée de l'électricité
persiste depuis toujours dans les quartiers de la capitale
tchadienne ?
Certes, si la vérité est à ne pas cacher, une chose est claire :
le Tchad souffre des inégalités sociales, de la corruption et du
gaspillage de sa richesse par une minorité au dépens de la grande
masse qui, plus près de 80% paysanne, plongeant celle-ci dans
la misère ; Et, je dirai sans risque de me tromper que, que
la plus grande cause de tous ces problèmes est le manque
quasi-total de ce qu'on appelle nationalisme.
Ce dernier n'existe qu'en langage et si c'est le cas, que les
Tchadiens sachent que le temps des discours nationalistes est révolu
; il faut que les volontés se traduisent par des actions concrètes
; que les autorités et la population s'engagent dans la lutte
pour un retour du nationalisme sinon il serait très difficile d'espérer
à un avenir socio-économique du pays notamment dans la mesure où
tout tchadien garde dans son esprit le concept de l'ethnisme, de la
famille au détriment de la nation.
Oui, il est difficile de croire à un meilleur avenir du pays tant
que les mesures de lutte contre la corruption ne seront pas prises ;
Tant que les inégalités sociales et le gaspillage de la richesse
publique ne seront pas erratiques ; brefs, il est difficile de
croire à un avenir socio-économique idéal de notre pays tant que
les phrases nationalistes de nos hommes politiques ne se traduisent
pas par des faits concrets.
Bonne chance quand même pour ma chère patrie.
BABIKIR DJIMI
Etudiant à l'université Gaston Berger de Saint-Louis
au SENEGAL Tel : (+221) 634 78 07
Email : ibeoutougu@yahoo.fr
Djimibabikir025@hotmail.com
25/10/2005
L’Hypocrisie des
organisations financières internationales
Il y a un
fait d’actualité qui retient particulièrement mon attention en
ce début d’hiver. Je voudrai parler de l’Hypocrisie des
organisations financières internationales à l’endroit du peuple
tchadien.
Au moment où nous vivons dans une éclipse économique totale qui
se traduit par le non paiement des salaires des fonctionnaires,
fermeture de l’université, abandon des étudiants tchadiens de
l’extérieur au bon Dieu et à Western Union, insécurité
totale…la BAD (Banque Africaine de Développement) félicite le
Tchad pour…bonne gouvernance !
De qui se moque-t-on au juste ? du vaillant peuple tchadien bien sûr,
c’est pourquoi je me suis senti interpeller et j’ai immédiatement
pris mon stylo pour vider ma bile. C’est une opinion réductrice
de notre grand pays le Tchad dans toute sa splendeur ! Il est vrai
que trop souvent, l’économique ne tient pas compte du social
toutefois, c’est ridicule même si le ridicule ne tue pas en
Afrique.
Notre peuple a trop souffert et il est grand temps qu’il respire
enfin la bonne odeur du pétrole qui doit en principe chasser la misère
sous toutes ses formes (morales et matérielles) à l’instar des pétromonarchies
du golfe ou du moins les pays pétroliers africains. Pour moi, le
peuple tchadien mériterait le prix Nobel de la patience si jamais,
il y en avait un (Alfred Nobel aurait dû y songer !).
Chacun doit prendre ses responsabilités à son niveau pour aider ce
pays à décoller une bonne fois pour toute car le revers de la médaille
sera lourd de conséquences pour chacun d’entre nous. Souvenons
–nous de cet adage : Le poisson pourri par sa tête !
Mahamat Dono ADAM
Ingénieur d’Etat en Agronomie
Mostaganem / Algérie
21/10/2005
L’administration
coloniale est le châtiment permanent des tchadien
 |
« Celui qui se fait marchand d’ombre a
tout intérêt à vendre son stock avant la nuit. »
proverbe Toucouleur.
Lors de la visite de
Georges Pompidou au Tchad en 1972, à Fort-Lamy, ce dernier
s’exprima : « Si
le néo-colonialisme consiste à aider ces peuples dans
l’acquisition d’une vie meilleure, d’une revalorisation,
etc… alors messieurs… vive le néo-colonialisme ! », |
non seulement il
insultait leTchad indépendant, mais il se couvrait de
ridicule, car il parlait dans un pays ou le colonialisme n’était
plus sensé être présent tout en avouant « en publique »
-par un manque de sa discrétion- la présence de ce phénomène.
La preuve, la croissance économique de ces dix dernières années
est pratiquement nulle après dix ans de néo-colonialisme.
Les guerres et divisions ethniques ont été causées par la
création des frontières séparant les ethnies.
La création des frontières
Africaine a été faite par les colons mais ils n’ont pas
tenue compte qu’ils divisaient des ethnies et même des
familles. Est ce par manque de connaissance ? Ou est ce
pour appliqué la célèbre phrase dite par Jules César
« Diviser pour
mieux régner ! » ? La chose la plus évidente
est que l’unité des peuples dans pays Africain est peu présente
du au tribalisme causé par ces frontières coloniales. On
peut constater que à chaque fois qu’une personne prend le
pouvoir, c’est sa tribut qui a tout les privilèges (ils
vivent, dans le luxe) et sont supérieurs à la Loi (ils ont
droit de vie ou de mort sur qui que soit sans être préoccupe
par la justice).
L’aberration et la gravité de ces divisions
sont plus compliquées qu’il apparaît. Car ne mesure-t-on
pas une réalité des peuples avec des termes qui leur sont
complètement étrangers ?
L’administration coloniale, mère de celle du Tchad actuel,
est une véritable ploutocratie, dont le rôle consiste à
assurer la continuité de l’exploitation coloniale et
garantir à cette exploitation la condition de sécurité nécessaire.
Elle a facilité aussi l’installation d’une base de
l’armée française dont on ignore le motif de sa présence
sur le sol tchadien, appart transformé le Tchad en un champ
d’entrainement et tires, démontre aussi que le Tchad n’a
eux qu’une indépendance fictive. Ayant une base étrangère
sur son territoire, n’expose-t-il pas un danger permanent ?
En morcelant les peuples qui, par leur unité et cohérence
sociologique, politique et économique étaient forts, par des
divisions administratives ethniques et tribales, le
colonisateur a brisé la coquille de l’œuf les éventuelles
résistances. Les futures générations tchadiennes, auraient
pu se replier pour prendre en mains leur véritable destin et
songer à leur évolution. De plus, la colonisation au moment
de la mise en place de ce type d’administration propre à
une société coloniale, dépendante de la métropole la
France.
Au Tchad une fin en soi. L’entourage du président et des
griots en cravates pour ne pas inclure les fonctionnaires intègres,
outre qu’il est dans certaine mesure le serviteur des intérêts
néocoloniaux est aussi l’échelon principal de
l’existence de l’Etat, il est parmi les premiers bénéficiaires
de la structure administration existante, c’est lui qui détient
le pouvoir et s’enrichit grâce à cette situation. Néanmoins,
il y a des loufoque (comme l’actuel ambassadeur de la France
au Tchad qui accuse les journalistes impartial, tribaliste ou
Georges Pompidou-Fort Lamy qui appellent cela le développement).
De nos jours ! Ce que sont les tribunaux au Tchad, ou
l’on applique le droit français sur le peuple qui vit dans
un contexte psychique et sociologique radicalement différent
de celui qui a été le berceau de ces lois. Qu’ils essaient
d’imaginer ce que peut donner l’application des principes
cartésiens de l’administration sur des sociétés pour
lesquelles la logique et le normal correspondent à des
concepts bien différents.
Les dictateurs qui ont régné au Tchad et continue de le
faire qu’ils détiennent les pouvoirs au Tchad, disons
qu’ils étaient ou il est tchadien par la naissance, mais
ils ne le sont ni part société, dans laquelle ils vivent ;
ils ne sont que des sous-préfets locaux de la France. Ils
vivent en général des aides internationaux et d’impôts
verser par les paysans et pour lesquels ils ne reçoivent pas
grand chose en retour en bien communautaire ; avec un
comportement qui lui est bien particulier, dans beaucoup de
cas des intérêts acquis surtout après les pilages des dénies
publiques ce qui est apparent au régime M. Deby a fait une
douloureuse expérience de cette démocratie, là, n’était
pas viable et était voué à l’échec comme toute autre démocratie
fictive. Lorsqu’on passe à N’Djamena, on voit la chaine
de voitures Humer issue des revenus pétroliers exploité par
Deby pour son compte personnel, et de l’acquisition de
propriétés immobiliers et domaines agricoles par les
dilapidations de biens publiques.
Il n’y a pas d’école au Tchad qui enseigne ou faire
valoir à leurs justes valeurs les mœurs et la morale locale
comme l’histoire par exemple, mais la littérature française
y tient une bonne place. Il faut dire aussi que dans l’éducation
à la française que reçoivent les enfants Tchadiens, on
parle moins possible de ce qu’ont fait nos ancêtres. Dans
cette éducation la place des Sara, l’empire de Kanem,
Baguirmi, et Ouaddaï et leurs réalisations économiques,
techniques et socioculturelles est excrément réduite et pour
ne pas dire qu’on en parle presque sous une forme
superficielle comme d’une chose ancienne ce que sous entend
sans valeurs actuelle. Car si un jour les tchadiens
d’aujourd’hui devenaient pleinement conscients de la force
de leur culture et de valeur de l’héritage qu’ont laissé
leurs ancêtres non colonisées, il y aurait un risque
qu’ils aillent puiser leur inspiration dans leurs sources
historiques authentiques et non dans les modèles qui leurs
ont été imposé par la France. Bien que l’histoire a
montre que le développement et le progrès d’une nation dépendent
en partie de la transformation des mentalités et des
techniques traditionnelles, dont la femme à un rôle
primordial à jouer au sein de la cellule ou elle est à la
fois agent de la production des richesses économiques et
chargé de l’équilibre de sa famille tant que la maitresse
de maison, épouse et éducatrice des enfants.
Avec le tracé des frontières Africaine ayant pour but de
diviser pour mieux régner, les néo-colonisateurs ont fait en
sorte de d’instaurer le K.O. en implantant des régimes
corrompus. |
Fait à Toronto le 20
Octobre 2005
Dite d’une personne indépendante Gourbal Djiddi Nokour
gourbal@hotmail.com
18/10/2005
Quel
Tchad sommes-nous entrain de construire ?
Si
je tiens ma plume aujourd’hui, cela n'est pas pour tirer à
boulettes rouges sur qui que ce soit mais pour appeler les uns et
les autres à recentrer le débat sur ce site. Nous sommes libres de
dire ce qui nous passe à la tête mais que cela ne soit pas des idées
stériles. Nous possédons la liberté d'expression et le libre
arbitre donc je respecte les idées de tout un chacun telles
qu'elles sont.
Je crois à mon humble et modeste avis que le Tchad a besoin
maintenant des jeunes audacieux et pragmatiques et non ceux là qui
épousent encore les lignes idéologiques de nos dirigeants.
Nous devons nous les jeunes faire preuve de maturité et
conjuguer nos efforts pour sauver notre chère patrie le Tchad. Ce
Tchad plongé dans le chaos, mené juste dans l'intérêt d'une
seule personne, d'un groupe et que sais-je encore.
Pour avoir lu certains de
mes compatriotes frères, nous donnons l'impression de vivre encore
à l'état primitif (excusez moi le terme).
Du feu Tombalbaye à Idriss Deby en passant par Malloum Felix,
Goukouni Weddey et Hissein Habré ces hommes forts de N'djamena ne
sont pas tous des saints. Ils ont des points communs que je ne
m'empresserai pas de citer ici.
Un frère a violemment réagi par rapport au reportage de Patrice
Lorton de la France 2 sur l'enfance enchâinée au Tchad. Si c'etait
l'oeuvre d'un journaliste Tchadien,l'on l'aurait poursuivi de dénigrement,
d'incitation à la haine...Mais bien que cela vient d'un journaliste
étranger nous avons pu placer un mot en soutenant que c'est une
bonne éducation donc qu'il arrête cette ingérence. Nous oublions
que le Tchad est le premier par ceux qui le dirigent à pénétrer
certains pays en mal surtout. Une éducation, nous l'acceptons tous.
L'histoire nous a appris que le prophète Mohammed avait déclaré
une guerre sainte mais n'avait jamais enchaîné une personne pour
lui inculquer les valeurs islamiques. Dans aucun livre saint il
figure un passage qui ordonne ce traitement.
Pour avoir encore lu un autre qui disait le quatrième pourvoir
qu'est la presse, dont ialtchad fait aussi partie doit organiser des
débats constructifs. Je ne peux pas me mettre dans la peau de
l'initiateur pour dire pourquoi ce nom mais littéralement cela
signifie"les enfants du Tchad" bien que je ne suis pas
forte en arabe. Donc cela, si je ne suis pas grossière nous
appartient et nos points de vue fondés contribueront à
l'avancement de ce joyau et également à un changement au
pays.
Le troisième chantait l'éloge de HH. Dans une société il existe
toujours des griots mais chercher là où exercer votre génie.
Que nous ayons mis la main dans la même assiette que HH ou que nous
mangeons avec le locataire du palais rose il faut savoir comment les
défendre. Notre appartenance à un quelconque groupe ne nous
regarde que nous. Nous ne sommes pas là pour tirer la couverture de
nos côtés ni de prêcher pour nos chapelles mais de changer
l'image du Tchad. Nous devons oublier que nous sommes du Nord ou du
Sud pour relever ce Tchad à genoux.
Pendant que nous divaguons N'djamena notre capitale ne ressemble même
pas à certaines 3e ou 4e région de certains pays Africains. Notre
Université est pareille à une école primaire. Moundou la capitale
économique a un seul tronçon bitumé avec des fréquents
"couper-coller", des arriérés des salaires à perpétuité,
la bourse est juste une bourse familiale au point où certains se
demandent si elle existe. Des milliers des personnes meurent faute
des infrastructures sanitaires. Ces milliers de personnes n'ont pas
accès à l'eau potable et ne parlons pas de l'électricité. La
politique de régressement et de l'obscurantisme, la mauvaise
gestion du fameux 5% de revenu pétrolier. Ces choses doivent faire
office de notre combat que de parler comme si nous étions autour
d'un pot. Nous sommes fatigués de ces affamés du pourvoir qui font
recours aux armes car ces régimes n'ont rien changé et je crois
qu'ils ne le feront pas pour le Tchad.
La lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud doit nous servir
d'exemple.
Dembaye Reounimta
16/10/2005
SI
BIEN QUE LE TCHAD EST EN PAIX !
« Le Tchad est en paix !», nous
disait, il y a un mois, Chrétien, un ami qui venait de débarquer
de la France, trois
heures plus tôt, et qui envisageait se rendre au Tchad quelques
moix plus tard. Aussi, a-t-il a continué : « Comme
le Togo de Faure Eyadéma, on ne peut pas dire que le Togo est en
guerre… » Il le disait à moi (bientôt six ans d’exil) et
un groupe de Tchadiens vivant depuis plus de dix ans à l’extérieur.
Oui, le Tchad est en paix car DEBY et les Soudanais au Tchad,
ce n’est pas comme la France en Algérie, il y a soixante ans…
c’était différent, me retorquera–t-on ! Ce n’est pas
comme les Belges à l’époque, ou récemment les Rwandais au Congo
Démocratique. Non ! Ce n’est pas comparable !… Oui,
le Tchad est en paix !
« Le Tchad est en paix » disent les
institutions internationales étatiques. Aussi, l’opinion
internationale refuse–t-elle de se poser la question de savoir ce
que font nombre de Tchadiens, et pas des moindres, en exil ! Et
puis, tous ces mouvements politico-militaires de libération, ces
mouvements de résistance tant à l’intérieur qu’à l’extérieur,
et jusque dans les frontières tous azimuts, ces mouvements qui
n’ont cesse de naître diversifiant le panorama du puzzle
politique tchadien au point que plusieurs esprits lucides frôlent
la folie tellement l’injustice est criante. Qui sont-ils ces
hommes qui disent non à la tyrannie de DEBY ? Cela l’opinion
internationale ne veut pas le savoir. Elle n’a jamais su prévenir.
Comme toujours, elle sait si bien dire son mea culpa après
coup.
Le Tchad regorge des ressources vitales, d’énormes
richesses agro-sylvo-pastorales et minières insoupsonnées qui font
la fierté des Tchadiens qui le savent. Pour l’attester, Llyod
TIMBERLAKE dans une étude de l’ONU en 1982 montre clairement que : « Les
sols riches du Tchad à eux seuls pourraient nourrir tout le Sahel,
et produire un surplus à exporter.»
Et les enfants du Tchad le lui rendent bien. Ils réchignent à
quitter leur pays de plein gré ! Hormis les exceptionnels
Tchadiens servant dans les organismes internationaux, les Tchadiens
de la diaspora sont avant tout, tous des EXILES POLITIQUES et non économiques !
Tous ont été contraints à l’exil par les différents tyrans qui
se succèdent à Ndjamèna ou Fort-Lamy depuis ces « soleils des
indépendances » tronquées. Tous ont plus ou moins quitté
contre leur gré leur terre natale à cause de menace de mort, des
massacres dans leur groupe d’appartenance ou d’autres formes
d’oppressions étatiques. Plusieurs n’ayant échappé que comme
par miracle !
Plus que tous les autres, le Régime zaghawa de
DEBY a achevé de mettre le Tchad par terre, en coupes réglées,
dans la poubelle des Etats existant. Désormais, nombre de Tchadiens
aux compétences valablement reconnues ont honte, honte de se présenter
comme Tchadiens dans l’arène internationale. Il demeure que seuls
des individus vils, sans foi ni loi, pire ce sont les Soudanais
mercenaires et autres satanés êtres insolites, qui se présentent
comme Tchadiens sur la scène internationale, - avec un accent
particulièrement inculte - et de façon banale !
En outre, le passeport tchadien étant le plus
facile des papiers diplomatiques à obtenir au monde (en quelques
minutes), tous les malfrats et autres maffiosi ressortissants du
reste de l’Afrique se l’offrent grâcieusement et à volonté !
De là à inventer des Tchadiens terroristes internationaux serait
une tâche fort aisée.
A propos des Jan-jawids. Le Clan Zaghawa de DEBY
parle souvent de ces Jan-jawids comme s’ils étaient des apatrides
« sortis d’une fonte ». DEBY et les siens
n’expliquent jamais qui sont ces « hommes à chevaux ».
L’opinion internationale ne le leur demande pas non plus… Nous
autres Tchadiens le savons et n’arrêtons pas de clamer que les
Jan-jawids ne sont pas tombés de la dernière pluie de 2003 !
Ces hommes à chevaux sont des Tchadiens à part entière
originaires du Batha et du Ouaddaï géographique. Ces Tchadiens ont
été expropriés de leurs filles, de leurs compagnes, de leur bétail,
de leurs terres, surtout, par le Clan Gorano-Zaghawa de HABRE –
DEBY et leurs acolytes entre les années 1982 jusqu’à nos jours.
Ces Jan-jawids
sont des Tchadiens meurtris dans leur chair qui tirent l’épée de
la justice se confondant aisément ici à l’épée de la
vengeance. Cette dernière, les Jan-jawids ne l’auront pas inventée.
Sous l’effet de la passion tout humain y est tenté. Ne dit-on pas
que la vengeance est un plat qui se mange froid. Et la France,
« PAYS DES DROITS DE L’HOMME ! », la France qui nous a
appris à chanter ces paroles de la Marseillaise ne doit pas, et ne
peut pas être dupe : « Allons enfants de la Patrie /
Le jour de gloire est arrivé / Contre nous de la tyrannie / L’étendard
sanglant élevé /… / Formez vos bataillons Marchons, marchons/
Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! »
Ainsi, mieux qu’une vengeance aveugle, les
Jan-jawids ont entrepris et mettent en oeuvre l’anéantissement de
la BASE ARRIERE DE RECRUTEMENT du Clan Zaghawa de DEBY. Donc, pour
les Jan-jawids, c’est une simple question de tactique, un détail
d’une stratégie aussi simple que l’humanité refuse à croire
pendant que l’opinion internationale feint de connaître, mais…
L’Union Africaine, mort-née de l’OUA, ne peut « débrouiller »
cette merde de DARFOUR si elle n’admet pas la féroce culpabilité
de DEBY dans ce conflit, et pas seulement…- nous le disions déjà
en juin 2003 et octobre 2004, ce qui d’ailleurs m’a valu la
perte de mon épouse kidnappée par les acolytes de DEBY le 06
novembre 2004 !-.
D’un côté, que pouvons-nous, nous autres
Tchadiens ? Les rescapés, les laisser-pour-compte sans
porte-voix au niveau des institutions internationales étatiques qui
font le lit des tyrans de l’espèce de DEBY. Voyons pour
l’exemple. C’est pourtant le Clan DEBY qui a fait le putsch sur
El Béchir en 2003 (!) mais au nom du prétendu terrosisme
international dont le Soudan fait corps avec la LISTE NOIR, El Béchir
a perdu le droit de dire à l’opinion internationale que c’est
DEBY qui lui a donné le premier coup, et qui de surcroît le
menace d’une guerre comptant sur les grandes nations, France avec
Etats Unis en tête, qui viendront bombarder le Soudan ! Fin stratège
n’est-ce pas que ce DEBY ? Et les Massa de dire Yal ngol
din loyda « La grande ruse, c’est de la folie ».
Donc que pouvons-nous ? Rien. Rien que d’entendre nous-mêmes
notre propre voix jusqu’au jour, puisqu’un jour arrive
toujours, jusqu’à ce jour quand nous comprendrons nos traîtres,
chacun devant sa porte, comme autrefois dans l’Algérie, celle des
années 50 et des années 60…
De l’autre, plusieurs des Zaghawa tchadiens
savent où va mener cette histoire dans laquelle ils sont embarqués
sous leur générique. D’aucuns essayent de quitter le navire DEBY,
ivre de sang, le sang des innocents ! Ceux des Tchadiens conscients
suivent cela avec intérêt. Certains parlent de bons et mauvais
Zaghawa. Pour d’autres, Dieu, disposant de quelque Zaghawa, a préservé
leur vie à un moment critique ! Bref, chacun y va pour son
compte comme au jour du Jugement dernier ! Tout cela
l’opinion internationale n’en a cure ! Seul le cap du Pétro-dollar
tchadien l’intéresse…
Cependant, le
jour de gloire arrive, lentement mais sûrement. Ce jour-là, les
Tchadiens réprendront le refrain des Jan-jawids pour répondre à
la folie de la violence du Clan DEBY par la férocité de la justice
légitime, la justice de la vérité et non la justice du pardon
unilatéral de la victime. Cette justice-là, egrainera les Zaghawa
tchadiens, ces parents pauvres de la litanie du serpent, pardon…!
du système DEBY. Parcontre, elle n’épargnera pas les acolytes du
Clan de quelque souche qu’ils soient… Pour sa survie, chaque
tribu s’occupera de ses traîtres !
De la même façon que la justice française n’a
pas épargné Pétain en France, lui, le générallissime, en dépit
de ses bons et loyaux services durant la Grande Guerre… Pétain,
le parrain de De Gaule, le Général commandant la France Libre !…
Cette justice qui ne se soucia pas du sacré Napoléon 1er,
sur l’ile d’Elbe… puis à Sainte Hélène… Ainsi, les traîtres
à la nation n’ont pas droit à la tombe sur la terre trahie !
Pour l’histoire, à ce que nous sachions, dans les villages Gabri,
les traîtres, ça se brûlait ; chez les Massa, on les dit
perdus, disparus sans tombe comme à l’initiation Labada.
Alors, alors, la justice du peuple tchadien se fera juste, dure,
pure, sûre. Oui, il sera question du Tchad, d’un Tchad debout et
non d’un Clan, ses mercenaires et ses acolytes galvaudant la
notion du patriotisme.
Ainsi donc, ce jour vient quand l’humanité
comprendra qu’il y avait des laisser-pour-compte dans ce vaste
Tchad riche de ressources naturelles et culturelles. Ce jour-là,
les institutions internationales diront leur mea culpa autour
d’un banquet, mieux d’un dîner diplomatique. Ce jour-là,
elles observeront quelque minute de repit au nom de l’erreur
commise comme elles savent si bien le faire… diplomatiquement !
Elles nous y ont habitué. Et nous y sommes si bien habitués ! Si
bien que le Tchad est en paix ! La paix de la Tyrannie !…
29 septembre 2005/ Joseph Mahamat LITASSOU/ mahamatl@yahoo.fr
22/09/2005
Une
réaction objective de Djondang Enoch
" Comment était la lutte pour l'indépendance
au Tchad ". L'article est forcément historique, cela
s'explique par la fait que: " la politique est histoire et
l'histoire est politique... Toute action historique fut politique,
toute action politique fait partie de l'histoire en devenir et
prolonger l'histoire."
Historiens, journalistes, économistes,
politiciens et administrateurs qui ont été les premiers et
les plus nombreux à s'intéresser à cette situation, avant l'indépendance
nous ont tantôt caché la vraie nature du problème en manipulant
l'information tantôt en demandant au peuple tchadien d'oublier ce
qui s'est passé ou se passe encore au Tchad. Cependant, il convient
de dire avec ALAIN FACO journaliste de RFI que: " nul n'a le
droit d'effacer une page de l'histoire d'un peuple car un peuple
sans histoire est un monde sans âme."
Par cette manière de faire, beaucoup de chroniqueurs n'arrivent pas
à poser objectivement les diagnostics de la crise tchadienne. Comme
une maladie mal soignée devient résistante, un conflit mal traité
et mal solutionné l'est aussi et de plus en plus se complique
davantage.
Que l'homme politique que ce soit du nord ou du sud ne se sente pas
frustré ou offusqué par le vocabulaire utilisé dans ce article;
car notre intention est de présenter les faits tels qu'ils sont.
Nous parlons en tchadien comme tout autre tchadien soucieux du drame
de son peuple et décidé à donner son point de vu sur cette crise
qui demeurent jusqu'ici. Nous parlons du politique pour réfléchir
sur les facteurs belligène qui concourent à la complexité de ce
conflit et aux éléments favorables à la construction de l'avenir
commun du Tchad.
Pays contrasté à plusieurs niveaux, son histoire politique
contemporaine est tumultueuse et l'élément marquant de celle-ci
est la guerre dont les conséquences sont: le banditisme, les rébellions,
les répressions et les insurrections.
Lorsqu'on se penche sur l'héritage de la politique coloniale au
Tchad et que l'on cherche à définir les fondements, on se heurte
à des difficultés considérables. Ce qui parait évident est que:
les autorités politique tchadienne ont hérité des colonisateurs
une situation socio-politique difficile à gérer.
La réaction de notre frère Enoch Djondang par rapport à l'article
est l'une des exigences d'une bonne recherche est la définition et
la clarification des concepts de la réalité tchadienne. Une réaction
objective et positive par rapport à la vie politique, économique
et sociale du Tchad pendant cette période.
Notre article, c'est de manière globale, il s'agit d'analyser en
bref avec réalisme la situation que le Tchad a vécu de son
histoire avant l'indépendance. D'imprimer une nouvelle philosophie
politique dans la conscience des citoyens tchadiens et de redonner
confiance en leurs hommes politique.
On ne peut pas écrire une vraie histoire sans " récit d'événements
mémorables". Les informations livresques que nous avons eues,
cela a amené à compléter nos informations auprès de certaines
personnes ayant vécu eux-mêmes ces événements. Ce n'était pas
du hasard.
Gaya - Ple Seîd
bitkine2002@yahoo.fr
19/09/2005
Diversité
tchadienne
Le Tchad doit son existence à la volonté de tous
les Tchadiens de « faire ensemble la patrie tchadienne »,
autrement dit, le Tchad pluriel qui nous est cher à tous émane de
notre diversité ethnique, fondement de notre nation. Cette diversité
doit être préservée car elle est en principe notre richesse. Elle
est mal exploitée par quelques Hommes politiques véreux qui
actionnent sur les leviers identitaires pour atteindre certains
objectifs.
Aujourd’hui, la question relative à l’unité
nationale n’est plus la préoccupation de la classe politique
tchadienne. Nous observons donc, depuis le referendum du 06 juin
dernier, une rupture totale du dialogue politique entre le pouvoir
et l’opposition légale, ce qui explique le répit que connaît la
vie politique secouée d’une manière sporadique
par les atteintes à la liberté de presse dont sont victimes
les quatre journalistes
Nous estimons donc que cette rupture synonyme à
une résignation est dangereuse pour la démocratie tchadienne. Le régime
en place doit non seulement renouer
le dialogue politique avec l’opposition mais aussi l’élargir à
l’ensemble des forces politiques sans distinction aucune,et ce,
dans le souci de rapprocher les points de vue de plus en plus
distendus. Grâce à ce dialogue politique, que pourrait naître au
Tchad un consensus national susceptible de décongestionner le
blocage actuel et de permettre au
pays d’avancer vers une issue meilleure d’une paix
durable.
Nous invitons encore le président de la République
et les siens de faire preuve d’une volonté politique qui
est celle d’accepter les Tchadiens dans leur diversité et
divergence d’opinions.
Nous sommes persuadés qu’ils ne pourront à eux
seuls relever ces innombrables défis comme en témoigne leur limite
de gestion. Le Tchad, son poids politique et les multiples
revendications de ses citoyens ne peuvent être résolus lorsque
tous les fils de ce pays jouissent de leurs droits civiques et
politiques.
Nous allons donc saluer tout effort qui converge
vers un compromis
politique et historique, main dans la main, nous essayerons d’œuvrer
pour une refondation d’un Tchad vraiment pluriel.
Par
Makaila Nguebla
Dakar-Sénégal
18/09/2005
Réaction
à l’article : « Comment était la lutte pour l’indépendance
au Tchad ? » de Gaya-Plé Séïd
Quand on décide de
revoir l’histoire ancienne, il faudrait éviter de la réécrire
en tronquant les faits réels par ses théories et commentaires,
dans le seul but de justifier encore une logique qui a marqué ses
limites et ses carences. Bien que M. Gaya-Plé et moi-même ne
soyons peut-être pas encore nés à l’époque de l’indépendance
en 1960, il n’en demeure pas moins vraie que les données de cette
période existent bel et bien. Ces données mettent en exergue les
facteurs suivants de notre dynamisme national, à savoir :
l’influence des notables, la religion, l’exclusion et la volonté
du colonisateur de ne jamais lâcher la souveraineté aux Tchadiens.
Nous allons y revenir en détail.
La première affirmation
à corriger, c’est la division Nord-Sud, chrétiens/musulmans
que le compatriote remonte déjà à cette période. Ce n’était
pas la réalité de l’époque. Elle l’est devenue seulement après,
progressivement, au gré des dérives répressives et de la
politique d’exclusion qui sera mise en place par le régime de
Tombalbaye. Selon les confidences de nos parents leaders et témoins
de l’époque, le phénomène religieux n’était pas un point
d’ancrage principal des leaders politiques du Nord. Il y avait
beaucoup de groupes ethniques dans cette partie du pays, y compris
au Guéra, au Ouaddaï et au BET qui étaient considérés par leurs
co-régionaires comme des groupes « kirdis », c’est à
dire animistes au même titre que les Saras et d’autres ethnies du
Sud. Cette discrimination persiste encore dans certains rapports
entre populations du Nord et entre beaucoup en ligne de compte dans
les origines culturelles profondes du conflit actuel du Darfour.
L’autre élément à
souligner, c’était le poids des notables sur les communautés,
et par conséquent dans la vie politique naissante du pays. Si vous
vérifiez rigoureusement les origines des leaders politiques
tchadiens de cette époque, vous constaterez que la plupart étaient
liés aux chefferies traditionnelles existantes (C’est toujours la
tendance actuelle dans les nominations). Ce qui signifie que leurs
slogans s’inscrivaient dans le droit fil des prétentions de
domination ou de résistance de ces chefferies, après la parenthèse
de Rabbah. Certains leaders politiques du Nord joueront à fond
pendant très longtemps la carte du système néocolonialiste dirigé
par Tombalbaye, pour leurs propres jeux d’équilibre tactique dans
le Nord. D’autres préfèreront la carte nassérienne pour tenter
de reprendre pied sur l’échiquier national, faute d’avoir trouvé
des compromis acceptables de partage du pouvoir.
Ainsi, ce sont les mésententes
entre les leaders politiques nordistes
qui avaient favorisé l’émergence de Tombalbaye au pouvoir, et
non pas l’issue d’un duel Nord-Sud. Tombalbaye était un moindre
mal, entre les intrigues des leaders nordistes sûrs de leurs arrières
bases féodales. N’oublions pas qu’il y avait plusieurs grands
sultanats en rivalité dans le Nord, et dans leurs zones
d’influence de nombreuses populations nordistes dominées et
soumises, qui payaient des tributs aux sultans. Les leaders issus de
ces minorités ne voyaient pas forcément d’un mauvais œil
l’ordre égalitaire républicain nouveau proposé par le
colonisateur français.
Les fameux esclaves dont
il est question dans les affirmations hâtives de certains
politologues acquis au conflit Nord-Sud étaient de plusieurs
origines : i) les prisonniers ramenés des expéditions guerrières
des sultans dans des régions actuellement situées dans la partie
« Nord politique » même ; ii) les personnes sans défense
kidnappées par des groupes d’esclavagistes professionnels et
revendus dans le royaume voisin ou un peu plus loin aux caravaniers ;
iii) les captifs ramenés d’expéditions plus lointaines en
direction de la zone équatoriale bantou, dont une partie du Sud du
Tchad. Il y a des exemples : l’expédition du grand sultan
Ali du Ouaddaï vers 1860 au royaume musulman du Baguirmi dont il
aurait ramené environ 60.000 captifs réinstallés jusqu’à ce
jour au Ouaddaï et faisant partie des populations autochtones
actuelles de l’Est. Le dromadaire n’ayant jamais traversé le
fleuve Chari avant la colonisation française, ce n’est pas forcément
à plus de 1000 km au Sud qu’il faille retrouver les origines de
certaines populations discriminées du BET actuel. L’esclavage
domestique était pratiqué même dans le Sud, par exemple chez les
Gong Moundang : C’était un moyen séculaire d’exploitation
des faibles par des familles féodales, qui n’avait pas besoin de
l’argument religieux islamique pour exister. Quelques préjugés
suffisaient largement. D’ailleurs, en tirant trop sur la corde
confessionnaliste pour tout justifier, certains théoriciens du
conflit Nord-Sud risqueraient, si cela n’est pas déjà dans
certains esprits mal informés, d’établir un lien dommageable
entre la propagation de l’Islam et la pratique de l’esclavage au
Tchad et en Afrique noire. Il faut donc faire beaucoup attention
aux affirmations fascistes triomphalistes. Enfin, les esclaves pris
dans le pays Sara de l’époque et plus loin dans la région de
l’Oubangui, étaient des captifs d’expéditions esclavagistes
destinées au commerce avec la péninsule arabe. Il n’y avait ni
occupation ni administration directe de ces régions du Sud par les
groupes esclavagistes venus du Nord. N’oublions pas l’histoire
vraie d’un jeune Kotoko de Logone Gana qui, d’esclave,
connut un brillant destin dans la cour du Tsar de Russie, et dont
les descendants russes étaient venus redécouvrir les origines il y
a quelques années !
On a exagéré cet
argument d’esclavage, au point de pousser certains chefs
rebelles FROLINAT du BET de soumettre leurs prisonniers de guerre
« sudistes » à des traitements proches de l’esclavage
entre 1978 et 1984. Alors que les populations du BET sont encore les
plus hospitalières et les plus tolérantes du pays. Si elles
avaient pu, en dehors d’une propagande montée de toute pièce
pour les besoins de la cause, établir un lien direct entre les
sudistes et les clans locaux anciennement discriminés des
palmeraies, jamais les Goranes n’auraient accepté le plus grand métissage
qu’il y eut entre régions opposées du Tchad. Car, contrairement
à ce qui se passe au niveau de la gouvernance, il y a plus de
Tchadiens du Sud fiers de leurs liens consanguins avec le BET et
vice versa, qu’on en trouve entre d’autres blocs ethniques et
raciaux de même religion. De même, si un conard me traitait
aujourd’hui d’esclave, par excès de zèle pour ces slogans
honteux de la guerre civile, dans le meilleur des cas, je lui
pardonnerai son ignorance (qui est la pire forme moderne
d’esclavage), à défaut je lui montrerai que je suis moi-même un
ancien esclavagiste d’ascendance, à ses risques et périls.
Dans le contexte
historique réel des années 58, les leaders politiques nordistes ne
pouvaient pas former un bloc homogène d’opposition systématique contre une prétendue
émergence d’un Sud servile à outrance. Par contre, l’influence
d’un notable feu Koulamallah dans la vie politique naissante,
ainsi que d’autres leaders « nordistes » portant des
noms allogènes tels que Sow, Touré, Sissoko, N’Diaye, Diallo et
consorts, tous affiliés au Nord par alliance, sera un élément
fondamental de prédominance des tendances étrangères sur
l’identité tchadienne originelle dans notre histoire mouvementée.
Jusqu’à la CNS, l’âme profonde du Tchad a été étouffée par
des prétentions violentes venues de l’Est, en l’absence de la
manifestation d’un esprit patriote affranchi de toute référence
fausse et étrangère.
Pour
mieux cerner les subtilités culturelles qui faussent la bonne
lecture de notre histoire, il faut souligner le peu de considération
que le FROLINAT au pouvoir accorde au souvenir de son fondateur
Ibrahim Abatcha, d’origine Bornou donc étrangère et même du Dr
Abbas Siddick qui lui succéda des années durant, pour défaut de
base tribale autochtone. Ce sont des vérités qui devraient être
mises à jour pour refaire la lumière dans l ‘esprit de nos
nombreux compatriotes cadres qui continuent encore de raisonner
selon les fantasmes élaborés par l’ex-colonisateur et appliqués
par ses serviteurs locaux politiques et politico-militaires.
Pour revenir à
Tombalbaye, sa longévité politique était manifestement liée en
partie au soutien que des milieux du Nord ne lui avaient cessé
d’apporter depuis son ascension au pouvoir jusqu’à sa chute en
1975. Sans ce soutien, Tombalbaye n’aurait pas tenu le pouvoir
avec une armée numériquement plus faible que l’armée coloniale
durant quinze années. Le même phénomène profite en sens inverse
à ses successeurs Hissène Habré et Idriss Déby, dont les éminences
grises les plus connues sont des intellectuels et officiers
sudistes. C’est une donne qu’il ne faudrait pas tronquer quand
il sera question d’écrire l’histoire vraie de notre pays.
Enfin, concernant le
refus de l’indépendance par les leaders nordistes, au motif
d’une infériorité numérique en cadres compétents, je récuse
cette affirmation.
En effet, jusque dans les années 1965-1960, il n’y avait que très
peu de cadres formés et les premiers diplômés dans certains
domaines n’étaient pas forcément des sudistes. La plupart des
fonctionnaires étaient de petits commis formés dans le tas et
Tombalbaye avait l’intelligence de faire appel à la solidarité
RDA pour combler le déficit humain de l’Administration en
recourant aux services de nombreux Africains de l’Ouest dont
certains ont fini par avoir des affinités de mariage avec les
Tchadiens. Il n’aurait pas eu besoin de le faire si les sudistes
étaient si nombreux et si qualifiés que cela. Ma génération a été
complètement formée par ces étrangers privilégiés et non par
des sudistes. Ce qui peut être vrai, par contre, c’est l’apport
important en hommes originaires du Sud que l’armée coloniale
avait légué à la nouvelle armée tchadienne. Même là encore, si
les démobilisés du Guéra, du Mayo Kebbi ou du BET n’avaient pas
massivement préféré regagner leurs terroirs après le service du
colon, la réalité aurait été un peu différente dans l’équilibre
ethnique de l’armée tchadienne naissante. Comme vous le savez, à
cause de leur culture, certaines ethnies n’acceptèrent
d’exercer certains métiers que sous la contrainte du Blanc, et
après lui avaient décroché. Cas par exemple des emplois
domestiques à l’heure actuelle.
Les leaders politiques
du Nord pouvaient gouverner le Tchad dès l’Indépendance, malgré
ce déficit en cadres formés. La réalité était – elle l’est toujours
– que les différents « Nord » ne pouvaient
s’entendre dans ce sens, sur le seul argument de faire face à un
Sud qui, lui aussi, a démontré qu’il y avait plusieurs « Sud »
distincts. Ce sont les députés du Nord qui avaient propulsé
Tombalbaye au pouvoir par leurs voix, par mécontentement contre
Koulamallah et Sahoulba (Chef Moundang sudiste et musulman).
Cependant, devrions-nous constater qu’en trois décennies de
luttes fratricides dites de libération nationale, le FROLINAT est
le seul mouvement de ce genre au monde qui n’a jamais formé de
cadres ni favorisé l’instruction populaire, même dans le système
arabe dont il défendait bec et ongle l’imposition de la langue.
Et aujourd’hui, on n’a plus besoin de l’école pour être un
cadre ou un technicien au Tchad : la force suffit très
largement.
Un détail très
important a été soulevé par M. Gaya-Ple concernant le changement
par Tombalbaye de la couleur verte initiale du drapeau tchadien par
le bleu,
acte interprété (selon lui) par les leaders nordistes musulmans
comme un rejet de l’arabité du Tchad. Cet incident n’a jamais
été rapporté par les commentateurs de notre histoire, même
s’il peut avoir été en partie vrai. Cependant, je suis étonné
que ce sujet ne soit pas revenu lors des débats tue-temps qui
avaient suivi le départ des députés de l’opposition de l’hémicycle
par rapport au projet de loi de modification de la Constitution du
31 mars 1996. En effet, Mahamat Hissène le SG du MPS et ses
compagnons nostalgiques du FROLINAT et de la géopolitique Nord-Sud,
s’étaient plutôt focalisé sur la couleur jaune ou or de
notre emblème et non le bleu. Qui d’autres que ces nassériens
seraient plus intéressés par le symbole religieux dont ils se font
les défenseurs acharnés au sein de leur association-clergé ?
Nous savons que le Nassérisme a fortement influencé le
FROLINAT et les élites du Nord. Sa forme la plus récente, le Tourabisme,
avait tenté avec beaucoup de menaces à la CNS, de proclamer la république
arabe islamique avec l’instauration de la Charia, par des voix
autorisées comme Béchir Assamani et consorts.
Aujourd’hui, le Nassérisme,
qui a construit le Panarabisme triomphant au Proche Orient et
en Afrique du Nord, est en perte de vitesse. Son fondement idéologique
basé sur les trois valeurs de l’Arabe : la langue, la
religion et la civilisation (l’espace politique), est rejeté
par les peuples blancs de souche non arabe tels que les Kurdes,
les Berbères d’Afrique du Nord et d’autres minorités
orientales pourtant musulmanes, mais qui considèrent
l’imposition de la langue arabe et le reniement forcé de leurs
identités d’origine comme un phénomène de colonisation et
d’oppression. Le déclin du panarabisme, dopé au départ par
les grands moyens financiers et militaires offerts par des
puissances arabes à des mouvements inféodés d’Afrique noire
(comme le FROLINAT) pour élargir son espace vital depuis trois décennies
de boom pétrolier, fait apparaître au grand jour les réalités
contradictoires internes qu’il camouflait. Qui aurait cru qu’une
majorité d’Irakiens remet en cause l’arabité de leur pays dans
le projet actuel de Constitution en négociation ? On aura beau
critiquer les Etats-Unis en les accusant d’être à l’origine
d’une telle contestation, cela ne changera rien à la donne
nouvelle. Le Jordanien Balzarkaoui et ses bombes ne fait que
renforcer la détermination des composantes non arabes d’Irak de
saisir l’occasion de la revanche historique et culturelle. Plus près
de nous, après avoir ravagé le Sud du Soudan dit chrétien et
animiste par sa barbarie et ses pratiques discriminatoires, cette idéologie
hégémonique s’est buté sur les réalités contradictoires du
Darfour. Les populations For, Massalit et Béri revendiquent
clairement leur identité négro-africaine, pour simplifier les
choses. C’est dire tout l’intérêt d’approfondir les
recherches sur cet aspect critique de notre histoire politique, afin
de mieux prévenir les chocs des bouleversements majeurs qui courent
déjà à vive allure pas loin de notre pays.
Pour conclure, le Tchad
était entraîné dans la mouvance des indépendances sans état
d’âme, car les animateurs de ce mouvement étaient ailleurs sur
le continent. Aucun parti n’ayant pris l’exemple de Sékou Touré
pour dire « Non » à la France, c’était une formalité
que André Malraux vint accomplir le 11 août 1960. Depuis lors, ce
sont des formalités qui ne cessent d’être exécutées par les
promus de l’heure, de drame en drame. L’âme du Tchad est encore
enchaînée quelque part… dans la tête de ses fils inconscients
et apatrides.
Djondang Enoch
07/08/2005
Eléments
pour une réglementation spéciale contre les crimes spécifiques et
dans le domaine de l’application de la peine de mort
S’il
faut comptabiliser tous les morts des violences gratuites avant 1979
sous les régimes de Tombalbaye et de Malloum (dont les données
semblent être méconnues), les quelques 40.000 victimes supposées
du régime de Hissène Habré et les 25.000 de la période actuelle,
sans compter les victimes de la violence domestique, la situation du
Tchad défie tout entendement. La Banque Mondiale, très engagée au
Tchad, vient de publier son rapport sur « Les indicateurs
de développement de l’Afrique 2005 », le 12 juillet
dernier à N’djaména, classant notre pays au bas de l’échelle
sur tous les plans.
Pour
un pays censé être ni en guerre ni en paix (niveau du Moyen Age),
cela appelle à un examen profond du phénomène de la criminalité
florissante et des voies et moyens novateurs pour juguler cette dérive
généralisée. Car aucun développement humain durable ni aucune
coopération saine et pérenne ne sont possibles dans cette ambiance
funèbre quasi-permanente.
Aussi
dans l’esprit de la Renaissance Nationale, nous faisons les
propositions suivantes, sans conformisme ni mimétisme aucun.
Inutile d’aller chercher des comparaisons dans les systèmes
juridiques-mères françaises ou anglo-saxonnes. Nous tenons
toujours compte de nos réalités nationales dans toute notre démarche.
1)
Concernant les crimes dits spécifiques [au
contexte tchadien]
Pour
faire face à la montée fulgurante des tendances criminelles
actuelles au sein de la société tchadienne, des mesures particulières
devraient être prises, notamment la promulgation d’une ordonnance
spéciale pour la répression des crimes « publics »,
des crimes rituels et du « terrorisme domestique ». La répression
de ces types de crimes sera exclusivement d’ordre public et non
plus coutumier.
ü
Les crimes publics
sont les homicides volontaires commis par des personnes agissant
pour le compte ou au nom de l’Etat, avec ou non des moyens fournis
par l’Etat ou usant de leurs prérogatives à cet effet. Un bon
nombre de crimes commis par des hommes en tenue militaire entre dans
cette catégorie.
ü
Les crimes rituels
sont les homicides volontaires commis par des personnes sur la base
de leurs croyances ou pratiques coutumières, et pour lesquels ils
n’éprouvent aucun sentiment de culpabilité ou de remords, et même
peuvent bénéficier de l’assistance, de la solidarité ou de la
protection de leurs proches. Certains cercles ont brillé ces dernières
années par la résurgence de ces coutumes criminelles, encouragés
par « l’accord » discriminatoire entre la majorité
des ethnies tchadiennes sur la dia, exceptés celles du Nord et du
Nord-Est au pouvoir depuis deux décennies. Il faudrait ajouter dans
cette catégorie les viols commis à l’occasion de ces violences,
les trafics d’êtres humains ou d’organes humains récupérés
sur des victimes de crimes.
ü
Par terrorisme domestique,
on distingue les actes criminels commis à l’occasion de vols
organisés de biens tels que le bétail, sur la personne de
passagers par les « coupeurs de routes », à domicile
avec, dans tous les cas, l’usage volontaire de moyens pouvant
donner la mort.
Ces trois catégories
de crimes méritent d’être spécifiés dans leur répression,
avec des procédures et des peines distinctes, dans le respect des
principes généraux du droit. Les victimes de ces actes
criminels devraient bénéficier d’office de la présomption de légitime
défense, dans les cas où, en se défendant, elles auraient causé
la mort de leurs agresseurs. Ce qui signifie qu’elles ne
devront payer aucun dommage et intérêt ou dia, ni par voie
judiciaire, ni par voie coutumière. Les auteurs de ces crimes
seront coupables, quels que soient les torts par eux subis lors de
la commission de leurs forfaits.
Les
personnes qui auront prêté de plein gré leur assistance, leur
protection ou leur solidarité aux auteurs de ces crimes, seront
assimilées à des complices ou à des commanditaires selon la
nature et le degré de leur implication. Aucun arrangement coutumier
ne devra être pris en compte aux fins de disculper ou d’atténuer
leur responsabilité individuelle, tel que le paiement de la dia par
les victimes par exemple.
Il ne peut y avoir d’arrangement
coutumier après la commission de ces crimes spécifiques, seule la
justice de l’Etat sera compétente, au nom du peuple tchadien.
Seront exclus de ces catégories tous les autres cas d’homicides
volontaires ou involontaires d’une société « normale »,
et qui relèveront du droit commun en vigueur. Un parquet spécial
sera chargé du tri et de la qualification de ces crimes spécifiques.
A
l’occasion de la recherche et/ou de la neutralisation des auteurs
de ces crimes, l’Administration pourrait recourir à des moyens
proportionnels aux dangers qu’ils représentent, mais en tenant
compte des circonstances. En cas de bavures, des enquêtes
pourraient être ouvertes pour établir les responsabilités.
Le
simple fait de participer à de tels crimes devrait constituer déjà
une circonstance aggravante, en plus des conditions dans lesquelles
ils ont été commis. Entre autres motifs à retenir par la loi spéciale comme
circonstances aggravantes :
- Le mépris manifeste de l’ordre établi,
- Le mépris affiché envers la victime en raison
de ses origines sociales,
- Le sentiment d’avoir accompli un devoir
familial ou coutumier,
- Le refus de l’auteur de tenir compte de la
douleur et de l’imploration de la victime au moment de la
commission du crime,
- La fierté affichée après le crime,
- Lorsque la victime est un enfant, une femme ou un
handicapé.
Ce
sont là les conditions aggravantes à prendre en compte par le juge
dans le cas précis d’un homicide entrant dans l’une des trois
catégories.
2)
Concernant l’application de la peine de
mort
La
prononciation de la peine de mort sera une faculté laissée au juge
selon les cas ; celui-ci peut préférer une autre peine s’il
considère en son intime conviction qu’elle corresponde au mieux
à la situation. Dans tous les cas, la prononciation d’une peine
de mort ne mettra pas fin aux procédures ; aussi des
propositions sont faites, dans le cas des crimes ci-dessus, pour éviter
des erreurs judiciaires éventuelles et faire valoir la grâce dans
des conditions où elle n’annule pas la force de la justice et
n’encourage pas plutôt les criminels.
En
cas de prononciation de la peine de mort dans une affaire, une période
de sûreté de trois (3) mois fermes sera accordée où l’exécution
est impossible. Durant cette période, le procès pourra être
reconsidéré s’il intervient un élément nouveau de nature à
disculper ou à atténuer la culpabilité du condamné, à dévoiler
d’autres co-auteurs, commanditaires ou complices.
En
cas de reprise du procès dans les conditions ci-dessus, la première
peine prononcée sera ajournée, même si l’ex-condamné était
encore maintenu en détention pour les besoins de la procédure. Ces
gardes fous sont rendus nécessaire au vu de la pratique des exécutions
expéditives de nature politico-judiciaire constatées ces dernières
années, avec tous les risques de faux procès-verbaux et d’enquêtes
bâclées ou tendancieuses.
Lorsque
le juge aura prononcé des peines de privation de liberté, une période
de sûreté égale à la moitié de la peine sera observée en vertu
de laquelle aucune mesure de grâce ne saurait intervenir, ceci pour
éviter la frustration des parties civiles et de la société, par
la pratique abusive des remises de peines encourageant les
criminels.
Pendant
les périodes de sûreté, la peine sera aggravée ou exécutée immédiatement
en cas de tentative d’évasion, même organisée par des personnes
tierces ou de violations flagrantes des règles de la détention.
L’exercice du droit de grâce sera alors caduc même si la procédure
était déjà en cours.
3)
Des nouvelles conditions de la grâce
La
grâce ne sera plus un pouvoir discrétionnaire, par simples
formalités administratives comme actuellement. La grâce sera exercée
par voie judiciaire, au niveau de la Cour Suprême de Justice.
- La procédure sera publique et contradictoire ;
ce ne sera pas un nouveau procès. Les séances pourront être
couvertes médiatiquement. Seront concernés nommément le
condamné, la partie civile et le parquet général de la Cour
Suprême représentant la société.
- Le condamné, qui demande la grâce, exposera les
raisons de sa démarche et les garanties qu’il compte apporter
à sa reconversion sociale, au pardon et à la consolation de la
partie civile.
- Le parquet général de la Cour Suprême peut
interroger le condamné pour s’assurer de sa bonne foi et suggérer
la reconversion de sa peine.
- Le président de la Cour Suprême dirige les débats
et fera lecture de la décision finale.
- La partie civile donnera librement son avis sur
la démarche ; cependant, cet avis peut ne pas être suivi
par la Cour Suprême, car la justice est rendue au nom du peuple
tchadien.
- Tant que la décision finale de la Cour Suprême
sur la demande de grâce n’est pas prononcée, aucune exécution
de la peine capitale n’est possible. La Cour peut donner un
nouveau délai de réflexion et de concertation aux parties
civiles, et au demandeur une période d’observation à durée
indéterminée.
Cette
nouvelle approche originale proposée a pour but d’éduquer la
société tchadienne dans la réprobation totale du phénomène du
crime, de lui ôter toute justification rituelle ou conjoncturelle
et d’assumer collectivement et de façon responsable les conséquences
du crime, dans le respect du droit à la vie longtemps bafoué dans
notre pays.
Au
lieu d’une suppression pure et simple de la peine de mort, qui
n’aura aucun impact positif sur une situation en profonde déliquescence,
ces propositions concrètes sont susceptibles d’assurer une
meilleure transition vers l’abolition totale. Elles pourraient créer
plus rapidement des conditions endogènes objectives pour
l’abolition de la peine de mort à moyen terme. Car il a fallu
d’abord réunir un minimum de conditions de la bonne justice, du
système carcéral et de la protection des libertés fondamentales
et de la propriété en France, sous Mitterrand seulement, avant
d’abolir la peine de mort et de ranger la guillotine. On ne peut
pas, pour des raisons purement idéologiques et idylliques, demander
au Tchad actuellement plongé dans la jungle du Moyen Age, de faire
un bond dans l’inconnu, par simple mimétisme.
Enoch Djondang
27/06/2005
Réflexion
pour une sortie de crise
En
décembre 1990, l'arrivée de Déby et son MPS au pouvoir ainsi que
sa formule choc"ni or ni argent mais la liberté" nous ont
apporté l'espoir et on avait cru à un moment à un ATT tchadien.
Je pense qu'au début de son arrivée aux commandes du pays, le
colonel Déby avait de bonnes intentions pour le Tchad mais
malheureusement à cette période, il n'avait pas trouvé autour de
lui des hommes politiques qui avaient le sens de la responsabilité
et soucieux de l'avenir de leur pays. Donc, au fil des mois, le
colonel président a pris goût au pouvoir et s'est laissé
corrompre par ce dernier. Et la suite on le sait:le massacre des hadjarai
avec le vrai- faux coup d'état de Maldom, le massacre des
ouaddaiens à Gniguilim et N'djaména, l'assassinat d'Abbas Koty, de
Ketté Moise et Laokein. A mon avis, il ne sert à rien de
s'apitoyer sur le passé car nous avons eu la conférence
nationale"souveraine" et on sait ce qu'elle nous a apporté
à part qu'on a perdu du temps et de l'argent mais aussi certains
individus ont profité de cette tribune pour se positionner et se
faire remarquer. Depuis l'indépendance, le Tchad a beaucoup
souffert et avec lui toutes les familles tchadiennes du Nord au Sud
et d'Est en Ouest. Pour ce faire, je demande au président Déby de
s'accorder un temps de réflexion pour faire le bilan de ses quinze
années de pouvoir et je dis qu'il n'est pas encore trop tard pour
rentrer dans l'histoire du Tchad en faisant un geste salutaire car
je sais que c'est très difficile mais la grandeur d'un homme
politique c'est aussi ça. A l'heure actuelle, le Tchad traverse une
grave crise et si nous ne réagissons pas dans un sursaut national
nous arriverons à la catastrophe et ça sera dommage pour le Tchad
et tous les Tchadiens. En fait, pour sortir de cette crise, je
souhaite que les actions suivantes soient menées :
1- Former
un gouvernement de transition d'ici octobre 2005 présidé par Déby
et ce, pour une durée de 18 mois(j'ai horreur des longues
transitions car on risque de s'emballer) et dont les membres seront
des cadres compétents et des personnalités indépendantes mais pas
des chefs des partis politiques. Les membres de ce gouvernement
seront neutres et ne doivent pas se présenter aux futures échéances
électorales tout comme le président Déby. Les tâches de ce
gouvernement de transition seront:
a)-
Rédiger une nouvelle constitution et la soumettre au peuple.
b)-
Créer un forum de réconciliation et de reconstruction(comme l'a
proposé l'UFC) et dont le
nombre de participants ne dépassera
pas 150 personnes et les débats fixés à 15 jours.
c)-
Réorganiser l'armée avec l'appui de l'UE et des EU pour doter le
pays d'une armée véritablement
nationale et au service
de la nation.
d)-
Dissoudre l'actuelle assemblée nationale.
e)- Organiser des élections législatives en avril
2007 et présidentielles en mai 2007.
2-
Créer une commission Justice et Pardon(CJP) qui fera la lumière
sur tout ce qui s'est passé et qui permettra aux tchadiens de se réconcilier
avec leur passé mais aussi avec eux-mêmes.
3- Créer une commission des biens mal acquis(CBMA) dont le rôle
n'est pas de faire la chasse aux sorcières mais de faire un travail
d'équité afin de rendre à l'état tout ce qui est acquis de manière
frauduleuse.
4- Réorganiser l'administration et les différents services
de l'état.
5- Dissoudre tous les partis politiques et limiter leur
nombre à 10 car si nous voyons les EU qui ont une population de
plus de 200 millions d'habitants mais qui n'ont que 2 principaux
partis politiques tout comme la France avec une population de plus
de 65 millions d'habitants mais avec 6 principaux partis politiques.
6- Réorganiser le système financier en passant par la
douane et le trésor public.
7- Donner à la justice son indépendance et la doter des
moyens humains, matériels et financiers pour lui permettre de
faire normalement son travail.
8- Dissoudre la police politique et créer un service de
renseignements généraux qui doit défendre les intérêts du Tchad
et veiller à sa sécurité mais pas un service au profit d'un clan
ou d'un individu et qui opprime les citoyens.
Le président Déby en acceptant ces différents points donnera une
chance immense à son pays pour lui sortir de cette crise et aura
rendu un grand service à son peuple.
Voilà en quelques points, la réflexion d'un citoyen tchadien
ordinaire soucieux de l'avenir de son pays. J'attends vos réactions
pour qu'ensemble dans un sursaut national, nous puissions réaliser
ce qui paraît impossible et notre pays en sortira grandi.
Bourma
Daoud Ahmat
Amiens-France
Pour
tout contact: bourma.daoud@neuf.fr
23/06/2005
Résoudre
autrement nos problèmes
L’afro-optimisme cède à l’afro-pessimisme.
Après les vagues des démocratisations, on a espéré voir
autrement l’Afrique ; une Afrique soucieuse de son développement,
du bien-être de ses populations. Au regard et au constat de ce qui
se passe actuellement, l’espoir est-il encore permis? Cette
question me tracasse tous les jours et je ne cesse de me la poser. Quelques-fois, je suis tenté de
me demander pourquoi je suis un Africain ? Mais je peux quand même
me consoler de la situation qui prévaut aussi ailleurs mais là
n’est pas la question car les causes ne sont pas les mêmes.
Les années 1990
ont paru être la solution des problèmes dont souffre l’Afrique.
Peu après, certains ce sont rendus compte que « l’Afrique
n’est pas mure pour la démocratie » et qu’il
lui fallait une monarchie absolue téléguidée de l’extérieure.
Pauvre Afrique, comme un enfant dont on apprend comment marcher,
quoi porter aujourd’hui, quoi manger ; elle doit subir, tout
subir. Or, les enfants d’aujourd’hui agissent et réfléchissent
comme des grandes personnes. Pourquoi pas l’Afrique, cette enfant
qui ne peut réfléchir pour elle, qui subit du moins se laisse
subir ? Le vent de la démocratie n’aura rien apporté à
l’Afrique de positif ; au contraire, elle lui créé
d’autres problèmes supplémentaires retardant ainsi son envol
pour le développement.
La démocratie, le multipartisme, la Constitution,
les élections, sont des mots dénoués de tout fondement s’il
n’y a pas une volonté politique des dirigeants, de la population.
La légitimité est préférable à la légalité qui produit à
l’Afrique des dirigeants illégitimes parce que légaux, parce que
désignés conformément à la Constitution qui peut être modifiée
à volonté pourvu qu’elle serve les intérêts des dirigeants
soucieux de ne satisfaire que leurs intérêts mercantiles au détriment
de ceux de la population dont ils ont la charge. Faut-il repenser
une démocratie pour l’Afrique ? La question mérite d’être
posée. Sinon, comment concevoir un système politique qui multiplie
les disparitions, les assassinats, les réfugiés, les personnes déplacées,
les mendiants, etc. Il paraît que ce système marche ailleurs
et pourquoi pas en Afrique ?
A vrai dire, les problèmes de l’Afrique
viennent des Africains eux-mêmes. Ils ont la gestion de leur pays,
décident et exécutent eux-mêmes les politiques qu’il leur faut.
Un peuple peut-il vouloir délibérément une situation
conflictuelle ? Je ne le pense pas et me demande toujours
comment expliquer ces multiples conflits en Afrique. La République
démocratique du Congo, le Libéria, la Sierra Leone, l’Angola, le
Burundi, la Cote d’Ivoire, et récemment encore le Soudan, à qui
profitent « ces guerres qui usent l’Afrique » ?
Qui a intérêt à dire : « laissons-les faire la
guerre jusqu’à ce qu’ils s’en lassent, s’y épuisent, en
meurent ou subissent la colère de leurs peuples » ?
Cette interrogation suscite celle de l’origine des moyens de faire
la guerre. L’Occident ne fabrique t-elle pas des armes pour l’Afrique ?
Le comble de tout est que ces armes sont achetées avec l’argent
du contribuable.
Il a été prouvé que quand l’Etat ne paie plus
les salaires des fonctionnaires et abandonne écoles, hôpitaux,
transports, « la guerre est une alternative à une économie
de paix qui ne nourrit plus : la kalachnikov est le meilleur
moyen de production »
et les laissés-pour-compte de l’exode rural, les jeunes
bricoleurs des quartiers sont la chair des canons des guerres
civiles.
Il y a pourtant un moyen, des possibilités d’éviter des guerres,
des rebellions dont redoutent tant les chefs d’Etat Africains.
Bien que Koffi Annan, secrétaire général de l’ONU, pointe le rôle
des marchands d’armes ou des intérêts étrangers, il insiste sur le rôle
que certains gouvernements africains jouent pour soutenir, voire
fomenter des conflits chez leurs voisins. Les dirigeants Africains
doivent privilégier la recherche et la satisfaction des intérêts
de leur population, leur assurer l’autosuffisance alimentaire du
moins, le nécessaire pour qu’elle ait confiance non seulement en
eux mais aussi en leurs institutions. Ils doivent s’empêcher tout
népotisme, corruption afin
de ne promouvoir que la cause commune. L’alternance doit être le
sacro-saint principe directeur et ne souffrir d’aucune exception.
Les élections, transparents et libres, doivent aboutir à la désignation
de dirigeants voulus par le peuple et non donner des « dinosaures
sortis des urnes ». L’exemple de
l’Afrique du sud, du Sénégal et récemment du Mali sont
encourageants et doivent interpréter tout un chacun.
Pour cela, si les Occidentaux décident de ne plus
assumer le rôle de « gendarmes de l’Afrique »,
ils doivent aussi cesser d’être des « coupeurs de
l’Afrique ». La présence des troupes françaises aux
cotés de celles de l’ONU en Cote d’Ivoire est à la fois
inutile et dangereuse pour la stabilité de ce pays et de la sous région
qui peut être touchée dans la généralisation du conflit. Quelle
est l’efficacité du Recamp – français - (renforcement des
capacités africaines de maintien de la paix) et de l’ACRI – américaine
- (Initiative de réaction aux crises africaines) face aux multiples
conflits ?
A vrai dire, l’Afrique
doit repenser sa politique et sa gouvernance. L’Union Africaine
qui doit servir de mécanisme de prévention, de gestion et de règlement
des conflits semble inexistante, faute de pouvoir prendre des décisions
politiques et de pouvoir les appliquer. Son seul rôle reste le
regroupement régulier de Chefs d’Etat coupés de leur peuple
parce que n’étant pas l’émanation de la volonté générale.
Cette situation implique qu’il faut repenser l’Union Africaine
dans le sens de plus d’implication des peuples que des éternels
présidents au pouvoir qui ont pour seul objectif : protéger
leurs intérêts et ceux de leur proche. L’UA doit être plus
proche des peuples que des politiques. Il ne sert à rien de vouloir
faire comme les autres tout en sachant que les réalités ne sont
pas les mêmes. Il faut positiver nos politiques, nos actions pour
qu’elles soient rentables et qu’elles nous honorent. Sinon, à
quoi sert une UA si elle ne peut rien pour les Africains et qu’à
chaque situation, il faut faire appel à Union Européenne ou à
l’ONU ? L’idéal d’une Institution comme l’UA n’est
pas son existence mais
son opérabilité, son apport et son impact direct sur les premiers
bénéficiaires qui sont les peuples sacrifiés par leurs
dirigeants. La proclamation d’Etat démocratique ne suffit pas non
plus ; faut-il encore que les exigences et les caractéristiques
d’un Etat démocratique soient respectées afin qu’on parvienne
à un Etat de droit. Ce souci doit être celui de tout Africain, de
tout homme, détenteur, minime soit-il, d’une parcelle de pouvoir
sur les autres. Etre responsable, c’est servir les autres et non
se servir.
Les premiers pas pour y
parvenir sont la conscience nationale, le respect de la volonté générale
et de l’ordre constitutionnel ; le reste suit. Qui veut peut.
« Qui ne veut pas ce qui est bien ? »,
disait toujours mon professeur, M. ABBA’A Oyono. A priori, la réponse
est affirmative sinon le contraire surprendrait tout esprit éclairé.
Il importe aux Africains eux-mêmes de savoir ce qu’ils cherchent,
où ils veulent aller, ceci, pour le bien de tous. La liberté,
c’est aussi cette aptitude de pouvoir décider, en toute
responsabilité, ce dont on a besoin.
Guéning
Massama Kiliouto
Résidence André Allix K 129
2, rue sœur Bouvier
69005 Lyon - France
|
04/06/2005
Chasser
le chef clanique Deby |
 |
Le
Tchad est dans une autre phase décisive de son histoire
politique. Une fois de plus, les Tchadiens et les Tchadiennes
sont appelés à se prononcer pour exprimer leurs souhaits,
les légitimes face à un choix historique. Celui
d’approuver ou non des modifications à la Loi
fondamentale, entendez la constitution. Voila un grand défi !
L’occasion d’amener un démenti formel à tous ceux qui
pensent agir au nom de la majorité, à tous ceux qui se
bercent
|
d’illusions
pour réaliser leur rêve du pouvoir. Ce pouvoir qui ne
s’exerce que par le peuple et pour le peuple.
De plus, pour paraphraser Edem Kodjo,
la démocratie consiste à donner la parole à tout
individu et prendre des décisions conformes aux vœux exprimés
par la majorité de citoyens. Ce respect du choix est
l’essence de la démocratie, ce dont le peuple tchadien a été
privé depuis l’indépendance. De Tombalbaye
au « Général » Deby
en passant par Hissein Habré, le général clanique président gouverne omniscient
et omniprésent. Il ignore la règle élémentaire, qui existe
au cœur de la démocratie qui considère un homme en tant
qu’homme quel qu’il soit, son rang social ou niveau
intellectuel.
En effet, le peuple tchadien a été endormi par la démocratie
prôné par un soit disant général autoproclame président,
tandis que les Grecs n’ont pas attendu 14 ans pour instaurer
la démocratie. Le régime athénien est un modèle qui a
contribuée à la bonne gouvernance de notre monde.
Mais, la démocratie Debyienne prévoit ce que John
Locke nomme « Appel au ciel » à
savoir de droit et devoir du peuple tchadien de se rebeller
contre le système antidémocrate et marionnette chef de tribu
Deby. Mais son système
clanique, basé sur le mensonge et la lâcheté, ne peut résister
lorsque le peuple se lève contre lui avec une vive détermination.
Peuple tchadien debout et chasse ce délinquant de Deby,
je vous le dit sans risque de me tromper qu’il est très
peureux avec sa police que vous le connaissez. Avec peu de la
parole de force il va fuir comme un chacal. Rien n’est au
dessus de la volonté du peuple digne de notre pays, dont la
gloire que la France avait salué à la 2ème Guère
Mondiale (Strasbourg-Alsace).
A l’égard des chantages de l’heure actuelle et aux récentes
parades d’intimidations des
populations dans le Tchad profond, j’appelle
l’ensemble des tchadiens à une prise de conscience conséquente
pour sanctionner doublement et amèrement ce clan. Ce lundi 6
juin 2005, un « NON » dans un sens ou dans l’autre amènera les
malheureux prétendants à se rendre à l’évidence d’un
Tchad qui veut un changement.
Je suis persuade que le peuple tchadien n’est pas dupe. Un
jour, le gangster Deby
sera
humilié aux élections et battu comme Nicolae Ceausescu de Roumanie, chassé comme Hissein Habré ou encore assassiné comme Tombalbaye; ou s’il cherchera à s’imposer par la force contre
la volonté des citoyens. Je crois que les Tchadiens doivent
prendre leur responsabilité historique ; c’est de se
mobiliser pour le chasser comme ils l’avaient fait avec les
anciens dictateurs.
Je saisis l’occasion pour dénoncer et condamner les atrocités
sur les tchadiens du Ouaddaï géographique. J’exprime ma
compassion aux familles éprouvées. Quoi donc de plus
mobilisateur autour d’un refus mesuré sous tendu par le NON.
Peuple
tchadien êtes-vous prêt à sacrifier encore 25 000
compatriotes, acceptez d’être dominer par un dictateur
acharné et sans pitié qui impose votre destiné et qui à le
pouvoir de voler vos biens, violer vos sœurs, emprisonner vos
frères et restreindre la liberté de presse et d’expression
? Si la réponse est NON,
le jour de la révision constitutionnelle, veiller rester chez
vous. Sinon votez NON.
Qu’a fait Deby de
bon pendant 15 ans de règne absolue pour se permettre nous
imposer sa présidence à vie ?
A
toutes et à tous, tchadiens, soyons mobilisés !
Fait à Toronto le 03 Juin 2005
Dite d’une personne indépendante Gourbal Djiddi Nokour
gourbal@hotmail.com |
03/06/2005
Le
peuple Tchadien
Le peuple Tchadien
a tellement souffert et son esprit a été tellement contrôlé
qu’il a oubliée la cause réelle de sa souffrance et a commencé
à blâmer ceux qui étaient présenté comme calomniateur du peuple
par son vrai ennemi. Depuis son arrive au pouvoir par les armes, le
MPS de Deby n’a cessé en aucun cas de mener sa campagne de désinformation,
de manipulation, de la méfiance et de l’intolérance envers la
France, les Etat Unis (USA) et le Canada. A trois reprises, on a pu
constater combien cette campagne de la haine Debist a atteint au
font du cœur de notre peuple en l’encontre des ces trois pays cités.
Avec une gestion
honnête et transparente, bien que le Tchad a des ressources
naturelles suffisantes pour accéder à son développement même
sans le pétrole, MPS le pouvoir en place a pu convaincre le peuple
Tchadien que le pétrole est le seul moyen de la construction du
pays. Le peuple Tchadien a commencé d’attendre avec
l’impatience ce pétrole qui était perçu comme la clé de leur
aisance.
Le temps a été
venu pour Deby de manipuler facilement ce peuple désespéré contre
l’ouest. Il a commencé sa campagne de la haine contre la France
en faisant croire a la population que la France était contre
l’exploitation du pétrole tchadien et posait des obstacles. Le
pouvoir clanique a forcé les tchadiens à descendre dans la rue
pour manifester contre toute présence française au Tchad. Avec les
instructions directes des frères et collaborateurs de Deby, ce
peuple inexpérimenté de manifester même pour ses propres droits
fondamentaux, a commencé de saccager les bureaux de la société pétrolière
française Elf et à brûler des institutions françaises au Tchad
en 1998. Le gouvernement de Deby s’est tout de suite servit de
l’occasion et rompu avec l’Elf la société française.
Lorsque Deby avait
donné le contra du pétrole aux trois compagnies ExxonMobil,
Chevron tous américaines et Petronas malaysienne en été 1998 le
peuple se réjouissait de la joie croyant toujours que se sont ces
compagnies qui contrôlaient son sort. Petit a petit, Deby a commencé
sa campagne de désinformation et celle de la haine contre les américains.
Sachant que le peuple tchadien déteste tous ceux qui s’amusent
avec son pétrole, Deby a dénoncé publiquement la gestion et
l’exportation du pétrole par les américains en automne 2004.
Depuis ce temps, il menait sa campagne contre les américains et
aujourd’hui il a déjà pu convaincre à un grand nombre des
tchadiens que se sont les américains qui sont derrière nos
souffrances. Il a diabolisé ces compagnies qui n’ont fait que réaliser
nos rêves.
Dernièrement,
c’est le tour du Canada. Deby sait que la conscience des tchadiens
qui ont vécu au Canada ne leur permettra pas de détourner, piller,
tuer ou violer. Alors il a commencé de traiter des traîtres ces
derniers. Il a interpellé, incarcéré et torturé deux tchadiens
qui ont la citoyenneté canadienne les accusant d’être des traîtres
et les jugeant dangereux pour son régime.
Cher compatriote,
aujourd’hui si notre pays se recule progressivement, ça n’était
pas à cause de français, américains ou canadiens. Cette régression
est due au mal gestion du pouvoir dictatorial et corrompu en place
dirigée par Idriss Deby. Car si nous regardons d’une façon réaliste,
se ne sont pas des français, ni américains ou canadien qui
abattent nos frères comme des chiens, pillent nos trésors et
violent nos sœurs. Se sont les frères, les cousins et les fils
d’Idriss Deby qui sèment cette ambiance de terreur. Alors nous
devons lutter pour renverser ce pouvoir pour donner la dignité et
la liberté a notre peuple, construire notre pays en établissant
des excellentes relations pour des intérêts mutuels avec nos
partenaires économique qui sont la France, les Etat Unis d’Amérique
(USA), le Canada et le reste du monde. Car ils ont toujours montré
leur volonté à aider le Tchad et son peuple.
M. Sougui Nour
09/05/2005
Une
vision patriotique
Je suis un ressortissant
tchadien au Canada depuis avril 1998.
Tout a commencé dans la matinée du 20 mars 1998 lorsque j’ai
quitté le Tchad à bord de la compagnie Air Afrique en destination
des Etats Unis d’Amérique. J’y ai séjourné une dizaine de
jours avant de venir m’établir au Canada.
Aujourd’hui ma conscience
humaine et intellectuelle me donne raison d’exprimer mon
implication dans l’histoire de mon pays bordé par la Libye, le
Soudan, le Nigeria, le Cameroun… Il a toujours demeuré dans
l’histoire de l’humanité. La découverte archéologique récente
de Toumaï témoigne de la grandeur et de l’ancienneté de mon
peuple. On a bel et bien participé au développement de l’esprit
de l’humanité.
Nous sommes un peuple courageux,
fort de capacité mentale et un des garants de l’histoire
actuelle. Grâce à Toumaï et ses compatriotes, l’histoire n’a
cessé de régner. Mais le Tchad, tel un arbre, n’a cessé de
souffrir malgré la bravoure de ces faits. Unissons nos forces pour
bâtir une société humaine, moins affectée par l’intérêt.
Depuis la colonisation française
au Tchad jusqu’aux multiples successions au pouvoir, les Tchadiens
et Tchadiennes n’ont cessé de vivre dans la peur, la corruption,
les détournements de fonds publics, l’ignorance pure, ou encore,
l’injustice sociale. Nous avons oublié les valeurs primordiales
qui fondent chaque individu.
Selon moi, jamais un homme ne
dirigera mieux le Tchad que celui qui le dirige actuellement. Depuis
le 1er décembre 1990, un homme et ses compatriotes ont décidé
de changer l’histoire du Tchad en ne promettant ni or, ni argent,
mais la démocratie. Grâce à eux, chaque homme peut se sentir
aujourd’hui actif dans le développement de son pays. Même si
tout n’est pas rose, ce mode de fonctionnement est le plus
efficace à mes yeux.
La démocratie dans un pays
comme le nôtre a besoin d’une stabilité sincère, avec la
participation du peuple.
Idriss Déby hérité d’un
Etat cassé, mutilé, fracassé, terrorisé par le barbarisme tribal
et l’ignorance, isolé depuis un demi-siècle. Pour la survie de
cet Etat, nous devons travailler ensemble avec une détermination
ferme et juste.
Cherchons à unir nos forces, nos idées, nos valeurs morales, nos
enfants de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, afin de conserver
l’image de la grandeur de nos ancêtres.
Cessons la violence,
l’ignorance et l’obsession du pouvoir, et confions un nouveau
mandat à Idriss Déby afin de conduire le Tchad dans la voie de la
sécurité et de la paix. Le président a une personnalité
incontestable et la force d’apporter la sécurité au pays.
C’est à travers la sécurité que la paix arrive. D’après moi,
il n’y a pas un gouvernement ou un royaume au monde n’ayant
jamais favorisé son entourage de près ou de loin. Cependant, la démocratie
permet d’atténuer l’injustice sociale même si c’est dernière
mettra du temps avant de disparaître.
Notre terre est riche sous et
sur son sol. Nous devons être les artisans de notre propre destin.
Depuis le projet pétrolier, depuis celui du NEPAD, le Tchad, par sa
situation géographique, sera le carrefour des pays africains et
nous permettra, par exemple, de développer le tourisme comme une
force potentielle.
À mon avis, pour le bien du Tchad et de nos enfants, nous devons
unir nos forces, nos consciences et notre moral pour gagner la cause
qu’est la fierté.
Je vis au Canada, dans la
province du Québec et je suis fier de la justice environnante. Mon
plus cher rêve est de voir un jour les Tchadiens et Tchadiennes
vivrent dans la même égalité sociale partout dans le monde, car
malgré nos différences
nous partageons tous une destinée commune et une seule branche :
le Tchad !
Ali Douto, étudiant
à Québec
06/04/2005
TCHAD: dérive dictatoriale
Pour tous ceux qui pensent, à la Démocratie au Tchad, il est
temps de se désillusionner et de croire, désormais avec preuve irréfutable
au retour de la dictature comme dans le passé. Les Tchadiens sans
distinction subissent des traitements qui rappèlent bien les années
des régimes d'exception que le pays a connus.
Autant de situations attestent les dérives totalitaires du régime
actuel. Nous prenons à titre d'exemple, le retrait des passeports
de l'Ambassade de France par les autorités tchadiennes, des
responsables de l'opposition politique légale qui devaient prendre
part à paris à la rencontre organisée par les politico-militaires
en exil. Cette attitude de dépossession et confiscation des
documents voyage des citoyens qui n'appartient plus à notre
époque. A travers ce message fort, il est simple pour quiconque de
décrypter le contenu, il veut signifier clairement aux gens que «:Vous
pouvez beau crier, mais personne ne viendra à votre rescousse
". L'avènement de la Démocratie dans notre pays a certes
suscité un grand enthousiasme espéré par les Tchadiens qui sont
aujourd'hui déchantés de voir le retour inévitable de la
dictature.
Je ne cesse d'être surpris par le silence émis par les médias
internationaux qui n'ont guère évoqué un tout petit mot même au
passage. Cette interdiction de circuler, s'inscrit pour une nouvelle
fois à l'actif du régime qui refuse tout compromis politique pour
dénouer les multiples problèmes de notre société. Elle dénote
manifestement que la liberté de mouvements connaît bel et bien des
graves restrictions pour devenir préoccupante. Le pouvoir a les
mains libres et ne semble pas gêné au niveau national par aucune
force politique. Il revient donc aux citoyens de décider de leur
sort.
A quand verra t-on au TCHAD l'émergence d'un débat d'idées
contradictoires de société sans aucune pression du pouvoir?
Par MAKAILA NGUEBLA
Tunis -TUNISIE
26/03/2005
TCHAD:
Pays alternances sanglantes.
De
son histoire politique, le Tchad s'est toujours distingué et
illustré tristement par des événements
douloureux qui lui place incontestablement dans le camp des pays
dits à alternances pénibles.
En récapitulant, les régimes politiques et leurs successions au
pouvoir, j'ai remarqué, que seul, le feu
NGARTA TOMBALBAYE, a accédé à la tête du pays sans effusion
du sang, sa fin tragique a laissé libre cours à une instabilité
politique permanente et chronique irrémédiable au Tchad.
Nous pouvons dire, que toutes les autres alternances politiques qu'a
connues notre pays découlent des bouleversements militaires(Coups
d'ETATS et rebellions).
Pourquoi recours t-on aux armes pour de fins politiques et accéder
au pouvoir?
La réponse à cette question, réside au niveau de nos prédispositions
mentales réputées belliqueuses, lesquelles sont à l'origine des
alternances sanglantes.
Avec l'avènement de la Démocratie en AFRIQUE, et au Tchad, en
particulier, nous avons cru désormais aux alternances en douceur,
donc pacifiques. Malheureusement, les choses sont restées immuables
et nous avons très vite observé de nouvelles stratégies de
maintien permanent au pouvoir de nos régimes, elles sont autrement
manifestées par le comportement de logique de guerre et de
violences, pour intimider et dissuader toute velléité au
changement.
Au Tchad, l'usage des méthodes militaires et policières restent en
vigueur, il permet au régime actuel de brider et atomiser
l'opposition légale, en même temps que la société civile.
L'alternance politique pacifique au Tchad n'es telle pas tributaire
réellement de l'évolution mentale au niveau national?
Par MAKAILA NGUEBLA
Tunis-TUNISIE.
18/03/2005
Idriss
Deby : Ceausescu ou gangstérisme d’Etat ?
 |
 |
En
1990, Idriss Deby annonçait, avec vigueur, sincérité et détermination,
au peuple tchadien une libéralisation de la vie politique
nationale. Mais qu’est-ce qui se passe ? Environ quinze ans
de règne d’un régime érigé sur la base de
l’ethnie, de la tribu, du clan, pour ainsi dire, une
oligarchie tyrannique
pure et simple ne
suffisent-ils pas, pour que celui-là, en
qui, le peuple a, d’emblée, |
| placé
sa confiance et son espoir se décide, enfin, à tenir ses
engagements? Et, surtout s’il faut se rendre à l’évidence
qu’il s’agit, ici, d’un peuple qui a enduré son sort
avec un stoïcisme inébranlable et longtemps fait une patte de grue devant un rêve dont la réalisation
est, sciemment, renvoyée aux calendes grecques.
Sur place, dans la « capitale » tchadienne
et à travers tout le pays, les bouffons et les caudataires du
Président se targuent, à longueur de journée, d’être les
pionniers de la démocratie au Tchad. Quelle démocratie !
Ces hilares, ces insouciants politiciens assimilent les élections
qui s’étaient déroulées au pays à un scrutin répondant
aux critères et normes du Droit Positif. Au contraire, nous
avons assisté à une parodie, un simulacre de suffrage
universel qui a failli faire vomir les observateurs
internationaux venus, à l’époque, pour les deux occasions
quinquennales. Les irrégularités étaient telles qu’après
la proclamation des résultats, les mineurs qui n’étaient,
même, pas à l’age de voter et pour qui la chose politique
était la dernière préoccupation, se moquaient, avec
une insouciance tout de go, des militants du M.P.S, à chacun
de leur passage dans les rues de la capitale pour fêter leur
stupide victoire. Et, idem pour les deux législatives. |
Devant
cet état de faits qui caractérisent la pérennisation des intérêts
d’un régime hideux, odieux, sans foi et ni loi, le mutisme
complice des nations qui comme la France, hier, se souciaient à la
face du monde de la
paix, de la quiétude, du bien-être du peuple de ce continent
longtemps oublié et placé toujours, et pour cause,
au second rang de l’humanité fait monter d’un cran la
colère et l’exaspération des populations africaines en général,
celles de l’Oubangui Chari et du Tchad en particulier.
Imaginez
que placés sous la protection « bienfaisante » de
Idriss Deby, des éléments dits incontrôlés appartenant à
l’ethnie de celui-ci, ouvrent
le feu sur le marché de Ndjiguelim pour massacrer cent
soixante treize âmes innocentes, en plein jour, pour
venger quatre
des leurs, poursuivis et massacrés par les Ouaddaïens parce
qu’ils avaient volé quelques têtes de bétail.
Le Lendemain, quand le clan du
« démocrate »
Président s’en était perçu, il fallait que la Garde Républicaine
de notre homme de la France de Mitterrand François dont la
politique éhontée est encore soutenue par Chirac jacques,
S’attaquât à des familles des victimes innocentes des Ouaddaïens
parce qu’elles voulaient naturellement signifier au Nicolae
Ceausescu de l’Afrique, par une simple marche pacifique, que leur
familles ont été décimées alors
qu’elles n’étaient pas les auteurs de ce vol bénin. En réponse,
Le cou- de- héron envoya plus de 400 cents personnes à la tombe et
600 à garder le lit dont elles ne sont plus relevées. Voyons une attitude de bassesse où
diverses platitudes étaient au rendez-vous dont les présidents
Mitterrand et Chirac y fermèrent les yeux et que le
Président George Bush Junior n’a pas
manqué de commentaires, à l’occasion de la seconde guerre
du Golfe quand
il vit la réticence de
Gallopin et partant de la France de participer au renversement du
dictateur de Bagdad : « ceux- là qui ont toujours vécu
en se cachant la vérité». Les tchadiens finalement devenus la chasse gardée de tous,
Ahmat AssabAllah Soubiane, qui, Hier partisan mordu de la fusion
Tchad- Libye, se déclare, contre toute attente, le dirigeant
de la démocratie ou quelque chose
de ce genre. Il se contenta dans le tas d’asseoir sur pied ce
qu’il appela : CDDC (Coalition des Dictatures Déçues et Découragées).
Laisse-moi
t’interroger petit Ahmat Bavure ! Que diras-tu aux enfants de
ceux que tu as occis quand tu étais piètre ministre de l’intérieur
et par ton manifeste zèle
tu assassinas des paisibles citoyens tchadiens? Parce que le spectre
de Bissau Mamadou fréquentera nuitamment tes sommeils. Ses enfants
devinrent par ta faute des orphelins rejetés par la société tout
entière. En tout cas oublions-le il ne mérite pas qu’on s’étale
sur son cas.
Voilà
ce qui sera dorénavant notre combat à nous tous. Pour ne citer que
Habré qui disait il y a vingt-cinq ans : « L’échec
du régime de Tripoli est l’une des souffrances des fils du Tchad.»
je dirais aujourd’hui le renversement du régime de Deby serait
normalement l’une des préoccupation essentielles des fils du
Tchad que de s’attarder sur le sort que devrait être réserver
aux Doums si jamais on arrive au pouvoir. La face surannée
des idées telles
que Nord -Sud annihile
nos efforts vers des avancées futures. Ne prêtez plus attention à
des idées rétrogrades ou des évocations pleines de préjugés par
exemple celles de Timothée Donangmaye concernant le code de famille qui ne verra,
d’ailleurs jamais le jour.
Chers
compatriotes, la liste des exactions et des bavures les plus atroces
qui constituent le lot quotidien des tchadiens est loin d’être
exhaustive. Devant
cette scène macabre ou l’on assiste
à un véritable assassinat de l’idée démocratique, les
Tchadiens de toutes les couches sociales se réservent le droit de
s’interroger sur l’attitude complice de la France et de toutes
les nations dites «civilisées»
éprises de paix et de liberté. Car, c’est dans le premier pays,
cité en référence, que l’actuel Président a subi un lavage de
cerveau, été dressé
et lâché contre son compagnon de lutte d’antan. Entendez par-là
Hissein Habré ! La
France serait-elle revenue sur sa décision de Labaule? Si non,
comment trouver une explication plausible au silence incongru de ce
pays qui, en 1990, était si anxieux quant à la démocratisation
des régimes, alors dictatoriaux, de l’Afrique sub-saharienne? Si
Paul Valery mentionnait quelque part dans ses écrits que «
la liberté est un état d’esprit. », moi et un grand nombre
de tchadiens, aujourd’hui, privés
de nos libertés fondamentales, dirions du passage
circonstanciel à la tête de la nation de Hissein Habré dont vous
nous auriez prétendument sauvés, comme étant pernicieux et
divisionniste était une question de temps et d’espace. Napoléon
n’était pas la France ne Serait pas, Bismarck n’était pas l’Allemagne
ne serait pas et Habré n’était pas le Tchad ne serait pas.
En
tout état de cause, il serait insensé, pour nous, de chercher, à
l’état actuel des choses, la solution auprès d’un tel ou tel
autre pays incitateur, pour ne pas dire, fauteur de troubles, alors
que la clé du problème se trouve entre les mains d’un tchadien
dont le règne n’a que trop duré et qui, sans vergogne,
toujours, toujours, insatiablement et de façon intarissable exerce
son implacable dictature sur nos pères, mères, frères et sœurs dont les visages
sont, chaque jour naissant, marqués un peu plus d’amertume. Leur
pommettes saillantes provoquées par la boulimie et la soif du
pouvoir du siècle en sont le témoignage poignant que me rapporta
mon intime ami Mahamat Nour Ahmat dit Castro qui eut
l’impression que, même, les habitations étaient plus basses que
d’habitude lors de son passage en juillet 2004 à Ndjamena
.
Somme
toute, il appartient au président Deby de donner, pour son bien, en
particulier et celui du peuple tchadien, en général à ces
millions de femmes, d’hommes et d’enfants las de croupir sous la
misère, une nouvelle orientation sociale. Nous disons sociale parce
que nous n’avons que foutre de la politique d’Alembert.
Car,
en adoptant cette attitude, Amberto aura rendu a son peuple un
service dont les retombées, on ne peut plus salutaires, tiendraient
au respect les nations
les plus civilisées de cette planète. Ce faisant, Deby aura bâti
un Tchad ou la Liberté règnera en maîtresse. Puisque celle-ci
permettra, enfin, aux filles et aux fils de ce pays de se côtoyer
en toute quiétude: un Tchad ou Ngakoutou se déplacera sans méfiance
vers l’extrémité septentrionale et, Alafouza, vice versa;
passons pour ce qui est de Djada qui a toujours su cultiver
l’esprit de bon voisinage.
Si
le président a soutenu, quelque part, devant la presse qu’il
avait laissé la latitude aux journalistes de le critiquer de fond
en comble et ceux-ci n’ont jamais trouvé l’occasion de dire:
« Idriss est enceinte », eh bien ! Je dirais, pas plus
que tout autre observateur averti d’ailleurs, que le Général
doit, ni plus ni moins, donner naissance à un enfant salvateur que
le peuple attend, il y a belle lurette : L’instauration intégrale
et définitive de la démocratie pluraliste dans ce pays exsangue ou
le pluralisme politique apparaît, plutôt, comme une chimère même
pour les chefs des formations politiques actuellement en gestation.
Par
conséquent, si le chef de l’Etat, en déclarant cela voulait éviter
le fait que l’opinion tant nationale qu’internationale le
critique d’être en passe d’accoucher, il est grand temps, pour
lui, de respecter les propos tenus dans sa déclaration du quatre décembre
1990: « Je vous ai apporté un cadeau qui n’est ni Or ni
Argent. Mais c’est la liberté ».
Donc, au lieu de se laisser prendre à son propre piège, il est
recommandé qu’Idriss sonne, lui-même, le glas de son règne
totalitaire à l’instar de Frederik Declerc qui programma sa
propre chute politique et à qui rien n’arriva.
Ali
Souleymane
gkambi@yahoo.fr
03/03/2005
TCHAD:
Espoirs déçus
Nous nous souvenons encore, de la date du
1er décembre 1990,il y a aujourd'hui 15ans,lorsque le président,
IDRIIS DEBY, à la tête d'une rébellion s'emparait du pouvoir. Le
peuple tchadien, sans distinction aucune s'était levée pour
ovationner ceux qu'il considérait d'abord comme libérateurs,
ensuite pour saluer la mutation et le triomphe de la Démocratie.
Hélas!Les espoirs de tout un peuple s'étaient progressivement
effrité pour laisser place à des déceptions variées. Depuis
donc, cette période, le Tchad est entré dans un cycle infernal de
complications tous azimuts.
Le pays connaît coup sur coup, une série de crises:Politique, économique
et sociale. Nul ne peut alors remettre en cause ce que subit le
peuple comme atrocités. Vous conviendrez avec moi, que le pays va
mal à tous les niveaux.
La situation qui prévaut au Tchad est indescriptible; C'est un
drame épouvantable, il est méconnu à l'échelle internationale
faute de médiatisation. Comme, je le disais la question est
suffisamment grave et mérite d'être soulignée puis soulevée pour
au moins retenir l'attention de l'opinion internationale.
J'ai donc essayé modestement et suivant des observations
personnelles à enregistrer les obstacles à divers niveaux;
- Au niveau politique et institutionnel: la crise politique est
persistante et sans précédent, le pouvoir n'affiche toujours pas
la moindre volonté de mener à bien la Démocratisation du pays, de
même que, son processus n'a jamais été aussi entamé,
il est au point mort. Les citoyens sont dépossédés de leurs
libertés individuelles et les violations de droits de l'Homme
répétées, es O.N.G locales des défenses de droits de l'homme ne
sont pas épargnées; elles observent puissamment la dégradation de
la situation et subissent l'emprise du pouvoir, les gens sont laissés
à la merci de Dieu.
Les organisations politiques essuient tout les affronts du monde;
elles sont étouffées, leurs responsables sont bridés et laminés.
Une presse soit disant libre est de plus en plus sous la coupe
réglée du pouvoir;elle est contrainte de peser les poids de
risques à entreprendre. Jamais l'histoire politique d'un pays n'a
connu de telles restrictions et aucun régime ne s'était illustré
par autant de barbaries à l'égard de son propre peuple.
- Au niveau économique: le Tchad tient le haut du pavés de
hits parade des pays en difficultés économiques. Le marasme
est bien perceptible, car les entreprises publiques et privées n'épanouissent
pas;elles sont systématiquement essorées par le régime. Les détournements
sont multiples et constituent véritablement des crimes économiques.
Le pouvoir a montré ses limites dans les négociations des revenus
pétroliers, car il a mal ficelé le dossier et les retombées sont
en sa défaveur. Le pays ne présente pas l'aspect de l 'ère pétrolière,
les gens sont extrêmement pauvres.
- Au niveau social:la détérioration de la situation sociale est
plus que jamais inquiétante, les fonctionnaires accusent un cumul
et des arrières de salaires, ils ont une marge de manœuvre bien réduite
et ont perdu tout réflexe syndical pour revend que leurs droits. A
cela s'ajoutent les besoins tels que sont la nourriture,
l'eau, l'habitat et l'électricité qui, jusqu'aujourd'hui
restent un luxe pour bien de personnes au Tchad. Tout cet état de
faits atteste notoirement l'absence d'une couverture sociale,
sanitaire et éducative au niveau national. Le régime brille par
son indifférence et son incurie sur des sujets d'intérêt public.
Pour faire, face cette situation insoutenable et répondre à leurs
besoins élémentaires, les gens sont contraints à se plier aux
exigences des seigneurs du pouvoir. Les postes à responsabilités
obéissent aux critères des bassesses et des soumissions, pas
principes de compétences. Les gens fléchissent aux tentations matérielles,
en faisant fi à leurs dignités et honneurs, ils sont donc victimes
des comportements dégradants et humiliants. Sous d'autres cieux, ce
qui se passe au Tchad est criard.
Pour stopper l'extrême dérive de ce pays, le souhait de voir
intervenir est pressant. Pour ce fait, l'heure à la mobilisation,
les Tchadiens doivent agir.
J'invite donc, tous ceux qui apportent leur soutien au régime à se
désolidariser de lui et avec eux les inconditionnels, car c'est une
question d'intérêt national.
De plus, que la société éprise de paix, de justice, de tolérance
et de liberté apportent leur soutien au peuple tchadien meurtri.
Par MAKAILA NGUEBLA.
Tunis-TUNISIE.
26/02/2005
Quelle
Diplomatie pour le Tchad ?
Par
Hassane Mayo-Abakaka
(1)
A l’occasion de la
nouvelle année 2005, permettez-moi de vous présenter mes meilleurs
vœux de succès et de réussite pour votre Journal, mes vœux de
santé, de bonheur et de prospérité pour vos rédacteurs et
lecteurs et enfin mes vœux de paix et de sécurité pour notre
pays, le Tchad. Ainsi, au seuil de ce nouvel An, il est certes bien
d’adresser des vœux, mais il serait aussi intéressant de poser
des questions qui permettraient à chacun de nous de réfléchir sur
des sujets importants
pour notre pays.
Dans les années 1995, on parlait de la <clochardisation des
diplomates tchadiens>, article publié dans NDjaména-Hebdo par
notre frère Mahamat-Ahmat Adamou. Aujourd’hui environs dix ans
après, comment se porte la diplomatie tchadienne? Y a-t-il une évolution
positive ou négative? Quels changements ou réformes ont-ils été
entrepris? Bien qu’il n’est pas question ici de faire un bilan,
peut-on savoir l’état actuel de notre diplomatie? Quel est le
sort de nos diplomates et dans quelle condition exercent-ils leur
noble mission de représentation de notre pays ?
La politique étrangère relève généralement du domaine réservé
du Président de la République. Quels efforts le Chef de l’Etat
a-t-il fait pour améliorer la diplomatie tchadienne? Et quels résultats
nos multiples Ministres des Affaires Étrangères avaient-ils
réalisés ?
La politique étrangère appelée aussi politique extérieure, est
en principe le prolongement et l’expression de la politique
nationale d’un Etat sur le plan international. La diplomatie
n’est que la manière de sa mise en oeuvre ou la méthode de son
exécution par les agents et cadres du Ministères des Affaires Étrangères.
La crédibi