Hymne national
     Le pays
     Constitution
     Assemblée
     Gouvernement
     Opposition
     Tourisme
     Art & Culture
     Musique
     Sports
     Cuisine
     Images du Tchad

     Éditorial
     Actualité
     Interview
     Forums
     Salon d'entreprises
     Emploi
     Annonces
     Sahibi
     Poésie
     Livre d'or
     Archives
     Groupe ialtchad


  Forum Solution

Thème: N°3  «Quelles Solutions pour le Tchad?»

Autres sujets:

29/01/2008
2008 doit être placée sous le seul de lutte sous toutes
les formes contre la dictature de ndjamena.

       L an 2007 a pris fin. un autre commence. Grâce aux efforts louables des compatriotes, les internautes ont eu a faire le choix de lecture parmi plusieurs bilans des douze mois écoulés présentés par des différents intervenants. Le seul constat qu'on peut tirer est que d'une manière générale c'est le pessimisme ou l'euphémisme qui bat son plein. Mais malheureusement rien d'intéressant ou de nouveau n'a été élucidé. Tous les problèmes infernaux que vivent les tchadiens ont été délibérément rangés dans les répertoires de l'oubli. C' est pourquoi je vais m'investir encore fois de plus afin d'apporter ma contribution n'est ce reste que modeste. Je reconnais que c'est un tout petit peu tard en effet j'étais souffrant, le chirurgien (peut être ami de Deby-ah!ah! je plaisante) m'a fait un mal terrible. ainsi donc comme un artiste  je vais essayer de remodeler et redonner de la forme de manière  la plus forte, de revivifier tous les maux qui étranglent et empestent les activités socioéconomiques de la chère patrie-mère. Tout ceci étant dit, je vais juste me focaliser sur trois thèmes et a savoir;

  • l'arche de zoé,
  • le pétrole et finir 
  • par la lutte sous toutes les dimensions contre la dictature, l'imposture, ouf! pornacratie.

Tout d'abord, l'affaire dite 'Arche de Zoé' n'est qu'une grossière mise en scène minutieusement calculée au millimètre et orchestrée par Deby avec l'aide de l'Elysée et la complicité bienveillante (tenez vous bien) en toute sorte d'expertise des nos intellectuels (vicieux,véreux et verbeux), pour humilier encore davantage les tchadiens. Sachant très bien que  ces derniers sont dépossédés absolument de tout, chassés de leur maison, le diable et ses acolytes ont sans la moindre gène essayé une seule fois de plus de toucher au sacre: c'est a dire, chers frères, mes amis:le fort intérieur du tchadien, son ego, l'Honneur du peuple. Cette démarche machiavélique avait pour but de couper court a tout espoir de révolte et soulèvement donc de bouleversement. Une supposée assurance de se gripper encore longtemps sur le bateau-pouvoir qui est complètement immergé.
Y a t-il réellement une carence de la justice tchadienne? non! La réalité est toute autre. Il y a eu une pression politique du début jusqu' a la fin du procès. L image qui m'a frappé dans tout ce cirque, c'est de voir le chef de bandes Eric Broteau fumer tranquillement dans l'enceinte du palais de justice. Pour ma part, de tout ce cinéma, j'aurais voulu voir n'est ce reste que pour une fois et juste pour une fois et pour la forme, nos magistrats en herbes pourtant si bavards sauter sur l'occasion puis s'arracher le dossier pour démontrer aux tchadiens et aux terriens en général, tout le talent, tout le ''jus'' qu'ils se renferment. Malencontreusement personne n'a rien vu.
Je suis certain que  sous d'autres cieux, il aurait l'éclosion d'une nouvelle génération des maîtres Wade, verges et Briguiere locaux en pagaille.

           Pour ce qui de l'or noir, les tchadiens doivent désormais penser a vivre a '' l'après pétrole''. Les Itno et clan constitués en véritable pillards, des individus qui ont pour le noyau fondamental de vie: le vol et le viol comme une culture, n'ont  rien laissé au  peuple tchadien. ils ont rasé, razzié,rapiné et ruiné le pays. il n'y a plus une seule goutte pour allumer une lampe; tout est bradé et bazardé.
L'Etat existe-il réellement? Les anarchistes qui prétendent diriger ce pays, se permettent d' acheter a coup de milliards toute sorte de ferraille:des ruines de l'époque soviétique, au mépris de la population qui rampent dans la poussière de dénuement le plus total.
Le tchadien vit dans une misère absolue que même le plus grand précairien Albert Camus aurait compati. Victor Hugo ne saurait comment décrire cette calamité.

Savez-vous  ce que vivre tchadien  signifie aujourd'hui?
Euh ben! le Tchad sous deby est un authentique camp de concentration nazi, la prison Abu-ghraib, l'apartheid.
Les Tchadiens sont opprimés et obnubilés. Le peuple est persécuté, torturé, tyrannisé et muselé.
Les compatriotes croupissent et s'agenouillent dans le boucan de l'enfer. Toute une nation réduite en esclave et vouée à l'asservissement.

Lorsque des voix se lèvent timidement, des langues se délient pour condamner puis informer l'opinion internationale de toutes ces atrocités, toutes ces cruautés, ces brutalités; certains compatriotes nous ordonnent de nous taire. Ils sont quasi-indifférents aux souffrances de leurs frères, assoiffés d'argent et de sang, lesquels le parti au pouvoir Mps leur a promis des appartements en Europe, s'organisent en un syndicat de vices, de crimes et s'interposent. Ces énergumènes persistent et signent que c'est  tout a fait ''normal'' et naturel les tristes conditions dans lesquelles vivent les tchadiens. Ils sont que des pauvres traîtres,des clowns,des ultra pessimistes, des Salman Rushdie. 

Partant de récapitulation de tous ces faits, je suis a mesure dire sans le risque le risque de me tromper que l'année 2008 doit être placer sous le seuil, le point de départ de la lutte sous toutes les formes contre le régime dictatorial et sanguinaire en place a Ndjamena.
Chers compatriotes, la cloche de la liberté a sonné.
L’heure est à la mobilisation, à la conscientisation de tous les fils du Tchad.
Le réveil du peuple! O peuple debout!
A vous chers compatriotes, frères du même terroir, s'il s'avère que vous êtes encore hésitant de prendre la caravane de la liberté, alors pensez aux frères qui sont morts sous les balles des libyens et à ceux qui continuent à se battre, ce que vous pouvez faire pour ce pays.
C'est le moment ou plus jamais de s'engager dans le combat de démocratie de liberté et de justice, s'inscrire en lettres d'or dans pages les plus illuminées du grand livre de la vaste histoire tumultueuse du Tchad. Faites vous place d'honneur et de gloire parmi les illustres fils du Tchad, a coté  de Toumai Allatchi, de Youssouf Togoimi, de Loakin Barde, de Djiddi hisseine, de togoi Adoum, Galmaye Malimi, salah Galmai, hassane Loukou, Salah chidi, Abakar Mallimi, Selgue...,ils sont tous morts pour une cause noble celui la liberté, de justice et de démocratie.
Je lance un appel solennel a tous les compatriotes soucieux de l'avenir du Tchad, a ceux croient encore au Tchad demain, de se joindre pour mener a bien la lutte pour l'indépendance. Tous unis derrière le colonel Fizani Mahadjir, ce nom est une formule magique concoctée par le général Nouri grace auquel tous les rebelles se sont homogénéisés et formés le commandement unifie de la résistance. Le nouveau chef d'état major est un véritable antidote contre le venin du serpent-Deby qui paralyse le pays. Et bientôt le soleil de l'est se lèvera pour démasquer les ennemis du Tchad.

Pour finir, j'interpelle tous nos érudits à s'activer plutôt dans les domaines qui sont les leurs. Puisque c'est aux intellectuels qu'ils s'agit, vous avez une  obligation  de vous consacrer l'éducation et a épanouissement de la jeune de la génération. Donc n'oubliez pas que cette franche de la population est entrain de suivre vos faits et gestes.
Ces derniers temps avons assisté à des débats empoisonnés, stériles et infantilisés des nos savants parmi les plus illustres. L'exemple le plus frappant: Dr Abakaka Mayo a crucifié le ministre Ahmed Allami; Son Excellence Mayo ne se déchaîne t-il pas contre un système totalitaire. Or Allami est un des maillons de cette chaîne. Donc il ne peut s'échapper aux griffes du lion abakaka. Toutefois des tels comportements conduiraient à la dérive du peuple; donc à sa perte et permettraient à n'importe qui, comme Djiddi Gourbal d'oser se présenter à la magistrature suprême.

vive les idées brillantes
vive les critiques citoyens
vive le  peuple tchadien
Vive la résistance armée
vive le commandement unifié
Pour de vive le Tchad
Le combat continue 

CheickhTidjane Galmai
webmaster , www.Tchachadi.com


14/01/2008
Message de paix et de conscientisation

  Citoyens Tchadiens, chers compatriotes de l’extérieur et de l’intérieur, la cloche de la citoyenneté sonne et l’heure est déjà venue pour vous de vous lever  comme un seul homme et d’une seule voix crier contre l’oppression des faibles par les forts, la punition du faible pour une faute qu’il n’a pas commise.

  Comme vous le savez, notre pays, le Tchad souffre d’une guerre dont les principaux Héros sont IDI, EL-BECHIR, MAHAMAT NOUR, MAHAMAT NOURI, les FRERES ERDIMI,  les membres de la ZAKAWACRATIE, et les principales victimes sont les populations de DAR-TAMA, OUADDI-FIRRA, OUADDAÏ, BILTINE, DAR-SILA, BET,…

  En effet ces populations sont chaque jour victimes du génocide orchestré par les personnalités ci-dessus citées. Et ceci sous le regard impuissant des forces de l’armée de notre mère patrie, le pays des gaulois. Pourtant, pourtant, notre mère patrie est également mère de la déclaration universelle de droits de l’Homme et aussi pionnière de la convention de Genève et des nations unis.

  Dans ce climat de silence  absolu de la part de la communauté internationale et de notre mère patrie, Nous citoyens Tchadiens, conscients du danger de sous développement que représente ce massacre d’immenses ressources humaines, devons agir pour sortir notre pays de ce périple. Oui agir mais agir dans le bon sens pour ne pas une fois de plus se faire confondre à ces sanguinaires qui eux aussi disent combattre pour le bien être du peuple.

   Peuple Tchadien, hommes et femmes de bonne volonté, conscients de l’avenir de ce pays .je voudrais vous appelé à la propagande par tout les moyens légaux afin que tous ensemble, nous puissions arrêter ce génocide qui s’annonce et poursuivre un jour devant la justice de notre pays ces sanguinaires pour crime contre l’humanité. Usez de tous les moyens de communication possible, pour prouver aux yeux du monde le danger que représentent ce conflit et ses héros.

NB : Ce message n’est pas destiné aux politiciens chasseurs d’intérêt. Faites votre politique en vous basant sur vos propres idées.  

NDAKMISSOU GEDEON
TEL: 0023774045118, YAOUNDE-CAMEROUN
E-mail: ndakmissou@yahoo.fr, ou ndakmissou_gedeon@yahoo.com


03/01/2008
Les quarante sept années de l’indépendance

Chers (es) compatriotes,
Permettez-moi de vous adresser en cette fin d’année 2007, mes meilleurs vœux pour l’année 2008.
Que cette année soit pour chacun de nous, une année de moral, de conscience, de bonheur et surtout de paix pour notre cher pays le Tchad.
Je voudrais par le biais de cet écrit vous demandez de jeter un regard rétrospectif vers les quarante sept années de l’indépendance qu’a connu le Tchad. 
Permettez que je vous fasse un bref rappel sur les causes des conflits qui n’ont cessé de ruiner notre cher beau pays.
Le Tchad est né d’un accord entre les nations européennes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, en regroupant sur un vaste territoire un peuple qui n’ont rien de commun.
Le nord comprend deux sous-ensembles ;

-         les zones désertiques du BET (Borkou Ennedi Tibesti) peuplées par des nomades noirs, les Toubous. Ceux-ci ne constituent pas un peuple homogène, mais comprennent deux ethnies, les Tedas implantés au nord, prés de la Libye, et les Dazas qui vivent dans la partie du centre-est et traditionnellement plus de contact avec le Soudan et l’Egypte qu’avec la Libye. C’est la source des différents qui a opposé Hissein HABRE et GOUGOUNI sont liées au fait que le premier était  un Dazas et le second un Tedas ;

-         les zones sahéliennes, semi désertiques, qui vivent de l’élevage surtout, entre le 12é et le 16é parallèle, sont peuplés D’arabe noirs et des Peuls ;

-         le sud est la seule région où les conditions climatiques permettent de développer certaines cultures (coton).

La répartition de la population entre ces trois régions est très désiliquibrée : 55% de la population vie au sud tandis que 45% vivent dans les deux autres régions ; sur les 45%, 5% sont Toubous.
La population du  sud est animistes où chrétiens  tandis que celle du nord et de la zone sahélienne est musulmane.

La période sudiste

Juste après l’indépendance, de 1960-1965 tout laisse croire qu’il y a une tension entre le sud et le nord. Lorsqu’en 1962, le Président Tombalbaye impose le régime du parti unique, le bureau politique national du parti comprend autant de nordistes que de sudistes. Mais certains élus nordistes refusent d’y siéger, ce qui entraîne la nomination d’un sudiste au poste du ministre des affaires étrangères, une décision qui mécontente les dirigeants nordistes. Cela provoque dés 1963 une crise politique ; des nordistes arrêtés, jugés et une manifestation a lieu à N’Djamena contre le parti unique. C’est le début d’une collaboration difficile entre les dirigeants sudiste et nordiste.

En 1965 c’est un facteur économique qui déclenche les premiers troubles. Un emprunt obligatoire est lancé envers les fonctionnaires pour financer le développement, cette mesure revient a doublé l’impôt c’est ce qui entraîne une vif réaction des paysans du Ouaddaï : ils tuent deux fonctionnaires et six gendarmes. L’armé riposte en rasant des villages. En suite, les troubles se perpétuent en 1966 et en 1967 dans cette région avec une répression militaire très brutale.
Parallèlement, au BET pour d’autre raison une crise s’éclate car en 1965 l’armée française se fait relever par l’armée tchadienne dans la zone du nord. Les garnisons sont composées en grandes parties des Sudistes et en 1966, le mauvais comportement d’une garnison à l’égard des Toubous provoque une émeute qui est réprimée sévèrement. Ensuite, en 1968, un détachement de la garde nomade d’Aouzou se révolte et massacre une partie de la garnison de l’armée tchadienne.
Ainsi, on assiste au  développement de deux conflits sérieux, le premier en zone sahélienne pour cause fiscale et le second dans le nord pour cause politique, voilà le nord et centre-est gagné par le conflit. Tombalbaye fait appel à l’armée française pour sécuriser les deux régions en conflit, puis un calme relatif est revenu en 1972 jusqu’au coup d’Etat militaire de 13 avril 1975 qui renverse le régime Tombalbaye et lui même tué.
Après le coup d’Etat militaire de 1975 le pays est dirigé par le Général Malloum, un sudiste. En 1977, la guerre reprend au nord par le FROLINAT une organisation politique fondé au Soudan par les nordistes en 1966 et dirigé par Goukouni Oueddeï, bien organisé et entretenu par la Libye. Ils contrôlent le majeur parti du nord et du centre.
Le Général Malloum est sauvé une fois par l’armée française.
Suite à un conflit entre le FROLINAT (Toubout et Arabe) Hissein Habré signe avec le CSM un accord et il est nommé Premier Ministre.

La période de la domination nordiste

L’accord signé entre Hissein Habré et Malloum ne dure que six mois et l’Etat Tchadien s’effondre en février 1979 suite à une bagarre au Lycée Félix Eboué de N’Djaména, une guerre civile s’éclate avec des combats meurtriers pendant trois jours dans la capitale entre l’armée tchadienne qui obéit au Président Malloum et les FAN, l’armée du Premier ministre. Tous les sudistes se rangent derrière le Président de la République et les nordistes derrière le Premier Ministre, y compris Goukouni avec ses troupes ainsi que le groupe armé du FROLINAT. C’est  une guerre totale entre les nordistes et les sudistes (musulmans et chrétiens).
En août 1979 un accord est signé à Lagos (Nigeria) par toutes les factions et on met en place un GUNT présidé par Goukouni et Hissein Habré comme ministre de défense. C’est la mainmise sur l’Etat par les nordistes tandis que le sud fait sécession : le colonel Kamougué prend la tête d’une administration indépendante à Moundou, avec une armée sudiste, les FAT.

Mais en mars 1980, une guerre s’éclate entre Goukouni et Hissein Habré et dure huit mois. Kamougué et sa troupe s’allient au FROLINAT et Goukouni contre Hissein Habré avec la complicité de la Libye.
Un acte de fusion est propose par Kadhafi. Cela déclenche un affrontement au sein du GUNT entre les pro-libyens et Goukouni qui rejette l’acte.

En juin1982, Hissein Habré aidé par les Etats-Unis, le Soudan et l’Egypte profite du conflit entre le GUNT et s’empare du pouvoir. C’est la période de la dictature. Une autre rébellion (KODOS) refait surface au sud : des villages brûlés, des populations massacrés (septembre noir). Au nord, Kadhafi soutien le GUNT et s’empare de Faya puis menace Abéché. Et la France intervient pour stopper les troupes du GUNT et la Libye au 16é parallèle.
Ainsi vient la période de la guerre entre le Tchad et la Libye d’où nous ne pouvons pas ignorer les conséquences tant matérielles qu’humaines qu’a connu les fils du Tchad.

Mécontent de la politique du Président Hissein, un groupe de ses proches se révoltent contre lui et s’emparent du pouvoir en décembre 1990.
DEBY et le MPS à la commande du pays La liberté est promis au tchadiens, vient l’ère de la démocratie ou tout les fils du Tchad sont assis au tour de la Conférence  National Souveraine pour enterré difficilement la hache de guerre et se tourné vers le développement. Quarante partis politiques ont pris part. Mais hélas le peuplement connaît encor un autre cauchemar. Le MPS est arrivé au pouvoir grâce au soudanais et ceux-ci sèment la terreur : des personnes tuées à cause des voitures, des motos ou pour faire taire ceux qui ont pensé dire haut ce que les autres disent bas.
Voilà en bref, la genèse des conflits au Tchad.

Chers compatriotes, existe-t-il réellement un parti d’opposition dite démocratique au Tchad ? Je dirais non. Vous ne me direz pas le contraire. En 17 ans de multipartisme, on retrouve les mêmes personnes à la tête des partis politiques et c’est eux encore qui sont toujours là pour le partage de gâteau. Pour revendiquer la démocratie il faut être soit même démocrate donc nos chefs de partis politiques doivent démocratiser leur parti politique. Si non pourquoi  en vouloir au Président Idriss DEBY ITNO qui veut se maintenir au pouvoir.
Pour l’opposition armée, je dirais que le conflit est devenu leur source de revenu si non pourquoi ces multitudes accord de réconciliation signées. Avec eux c’est la même chose qui va se reproduire. Il n’y aura pas de changement.

En 47 ans, l’électricité, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la communication (Internet…)  restent un luxe.

Avec la guerre civile, le système éducatif public est niveler vers le bas, avec des effectives pléthoriques, des professeurs qui n’arrivent pas à faire un suivi qualitatif de leurs étudiants.
De ce fait, le système éducatif Tchadien est resté toujours loin du besoin des entreprises. Etudier au Tchad, c’est devenu une profession. Les étudiants sortis de l’Université de N’Djamena ont une durée de chômage de 5 – 7 ans. Au bout de 7 ans de chômage, les connaissances théoriques et l’acquis pratique deviennent obsolètes.
Heureusement, dans le même temps, le système éducatif privé s’est développé au Tchad pour combler les défaillances du système public, mais nous constatons aussi que les formations dispensées par ses écoles supérieures privées posent d’autre problème. Car on retrouve des écoles privées qui ne respectent pas les normes académiques et qui forment à leur tour des chômeurs.
Ils faut un cadre institutionnel plus adapter qui permette de fixer les normes aux écoles privées, avec des systèmes de contrôle qui seraient d’ailleurs valables pour le secteurs publics avec des modes d’évaluations et de classement annuels qui permettraient aux étudiants d’avoir des repères lors de leurs processus de choix de filière afin d’être compétitive sur le marché d’emploi.
Etudier au Tchad en ce jour devient une profession. Les parents nantis sont obligés d’envoyer leur progéniture vers d’autres pays de la sous région pour un bon suivi éducatif et malheur aux enfants des pauvres.
Chaque année des écoles de formations et les Universités ne cessent de déverser des milliers des jeunes diplômes tchadiens sur le marché d’emploi qui ont de la peine à trouver leur premier emploi. Les recrutements à la fonction publique et dans les secteurs privés se font au compte goûte ou par affinité.
Faute d’instabilité politique, le Tchad est délaissé au profit des autre pays voisins en matière d’investissement étranger. Economiquement le Tchad est entrain de perdre : par exemple l’uranium d’ Aouzou qui devrait être exploité est laissé au profit de celui de Niger. 
En 2003, vient le grand ouf de soulagement de la jeunesse tchadienne qui a tant souffert, c’est l’ère pétrolière. C’est espoir d’une courte durée s’envole avec la révision de la loi no 001 sur les 5% réservé à la génération future  pour la défense de l’intégrité du territoire.
Un adage dit « Seul les imbécile ne change pas » la jeunesse tchadienne n’a plus besoin de la guerre. Le pouvoir c’est Dieu qui donne. La jeunesse tchadienne en a assez mare de cette guerre, c’est son avenir qui est en jeu. Pensons au développement de ce pays. Tourner un peu le regard au tour de vous où est le Tchad par rapport aux autres pays du continent. Rien ne va pour l’avancement de ce pays.

Chers (es) compatriotes, voila plus de 47 ans passés. Et où en sommes-nous ? Cela est-il une malédiction de Dieu? Je dirais malédiction peut-être parce que le Tchad est voisin au Soudan, à la Libye. Si c’est effectivement cela la fin de la guerre n’est pas pour aujourd’hui.

Pour finir, cher (es) compatriotes, unissons nous pour mettre fin à cette rien est impossible. Un peu de volonté et de sacrifice des Hommes nationaliste pour fin à cette guerre qui est perpétué par une minorité car la guerre est devenu le chemin le plus court pour avoir accès à la magistrature suprême.

Le moment est venu pour que chacun de nous puisse prendre conscience.

Cordialement à vous.

Ahmet PONGA
Etudiant en GRH à Lomé – TOGO
Courriel :
ahmetponga@yahoo.fr
Tel : (00228) 982 51 24


27/12/2007
Mes meilleurs vœux pour un Tchad à l’ombre des armes!

Etrange sensation mais vraie que le temps passe.
Minute pour minute, jour pour jour et année pour année on ne fait que charger d’âge et  d’expérience.
Je suis venu au monde dans les années où notre pays a connu des moments difficiles .des moments de guerre où les séquelles de 1979 existent encore.
Du coup on osera d’une nouvelle année 2008.
Pour ce fait, je tiens à manifester mes meilleurs vœux, du cœur de l’espoir à toute la Population Tchadienne.
Mes cher(e) s compatriotes le plus gros de mes souhaits est que le mot surnommé guerre qui a pas mal secoué notre terre, rescapé tout une population et encore depuis quelques jours voir des mois ce fameux terme fait la une du pays sur les ondes des radios et des pages d’Internet soit le plus loin possible de l’esprit tchadien.
Je souhaite, la fin des oppressions, oppositions bénéficiaires quotidiennes et la reconnaissance de toute injustice où qu’elle se produise est une menace pour la justice partout ailleurs.
Je souhaite qu’on sache le besoin de l’homme de vaincre l’oppression et la violence sans recourir à la violence et à l’oppression.
Je souhaite qu’on réfléchisse pour résoudre certains conflits  et problèmes par des méthodes qui excluent la vengeance, l’agression et les représailles (le fondement de ces méthodes est l’amour de patrie).
Prions Dieu pour que sa main qui aide à retrouver l’amour soit avec nous et l’exerçons sur cette terre du contient ‘’reculé’’ dés l’aube 2008.
Certes, comme ma grand-mère disait « est-il bon à la personne d’étancher la soif de ses peu qu’il a comme respects ou sentiments en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine » pour signifier et souhaiter que la haine, les menaces pourvues qu’elles soient de l’intérieur ou de l’extérieur que le vent de 2007 les emporte et laissant un Tchad hors de l’ombre des armes.
Je souhaite également que les organisations internationales jouent leurs rôles de réconciliation entre les peuples et les nations en conflits dans tous les continents.
Je souhaite que l’or noir tchadien  qui vient de voir ses jours bientôt six ans donne la possibilité  à nos rêves dans des bonnes conditions.
Que le niveau éducatif soit élevé de plus qu’on espère.

Pour clore, je lance un appel aux hautes autorités à savoir le membre du gouvernement et en particulier à son Excellence Monsieur le Président de la République de tenir ses promesses, les promesses d’ordre générique soulevées lors de son discours de 17 anniversaire  à Mao à la veille de 2008 résuma les priorités de la nation telles que la santé, l’éducation, le logement etc.…
Et surtout la réitération de la main tendue pour les négociations.

L’homme ne possédera que ce qu’il aura acquis par son action.
Son action peut être vue.

Patriotiquement, bonne et heureuse année 2008.

Youssouf Mahamat Adawi
Tel : 6222317/9222317


17/12/2007
Notre avenir est compromis

J’aurais dû apporter ma modeste contribution bien avant, mais je ne savais pas par où commencer ; il y a tellement des problèmes qui me  hantent l’esprit. J’écris aujourd’hui tout en espérant que, quelques-uns partageront mon opinion. Ce qui me tourmente beaucoup plus ce sont les combats fratricides qui nous divisent tant et laissent derrières des orphelins, des veuves, des mutilés ; sèment la zizanie, propagent les images honteuses.

Incompréhensible, absurde, honteuse, préoccupante,… bref, ce sont des qualificatives que j’attribue à la situation actuelle de notre pays. N’a-t-on pas dit qu’à la guerre il n’y a que des perdants ? Pire encore s’il s’agit, entre frères !

Hier nous étions unis comme un seul homme en combattant l’ennemi commun en libérant notre cher et beau pays, mettant en échec les intentions de l’envahisseur suréquipé (Libye) contre nos modestes armes et surtout avec notre courage et notre  bravoure .Aujourd’hui……… ??? Les armes tournées contre nous.

Arrêtons ! Si les uns voient l’usage des armes comme une solution préalable à la crise qui secoue notre pays depuis des années, moi je ne vois que le chaos et la destruction. Alors disons non à cette  absurdité qui ne fait qu’empirer les choses. Nous sommes des hommes : des intellectuels qui réfléchissent, analysent et décident ; pas seulement des guerriers qui ne savent que s’entretuer.

Nous ne nous laissons pas emporter par le courant de la supercherie que ce soit du coté des rebelles ou du gouvernement. L’ère à laquelle ou on  montre sa célébrité par les armes est surannée, c’est par le dialogue et des actes concrets que les hommes se repèrent. L’histoire nous jugera ! Notre cher pays n’a pas soif du sang de ses fils innocents mais la sueur de ses hommes. Pourquoi nous nous entretuons ? Est ce la seule alternative ? Les autres avancent nous régressons, c’est malheureux ! Cette crise, née de l’absence d’une conscience nationale montre à l’évidence la fragilité de l’Etat qui semble voué à une décadence politique, économique et culturelle difficilement réparable à moyen terme. Tournons la page sombre d’hier et regardons pour demain. Apres tout, on ne peut pas vivre éternellement ; alors pourquoi chercher à s’enrichir illicitement et à se construire des villas somptueuses quand les autres n’ont pas de quoi à se mettre sous la dent, à rouler avec des voitures de toutes marques quand les autres n’ont pas un âne pour s’approvisionner en eau. Il est tant de prendre conscience que  les tendances cèdent leurs fauteuils à une nouvelle génération d’hommes politiques plus tolérants et moins égocentriques, plaçant l’intérêt supérieur du peuple avant les ambitions personnelles. Pensons à l’avenir du développement viable de notre pays avec ses potentialités économiques hors commun.  Pourquoi ce sourire aux lèvres quand ceux -là ou ceux-ci sont mort ou blessés ; je m’excuse le terme, mais c’est la réalité même si elle n’est pas valable envers tout le monde. Qu’on veuille ou non, nous sommes condamnés à vivre ensemble. Et Pourtant la diversité culturelle et ethnique est un atout pour le développement d’une Nation pourquoi pas  au Tchad ? Il est tant d’exploiter cette richesse afin de vivre en harmonie. Arrêtons de nous s’entretuer, pensons à la mémoire des héros qui ont libéré notre Nation au pris de leurs vies ; nous leur faisons honte. Il s’agit de nous et de nous seul de relever les défis : de penser et d’agir dans le sens de l’unité, dans le sens du pardon réciproque et dans le sens de l’édification d’une nouvelle société et d’un Tchad uni.

Je ne me considère pas pour un politologue moins encore analyste loin de là, mais c’est un constat personnel et un signal de détresse envers tous les tchadiens. Seule l’unité nationale constitue l’arme fétiche pour que nous puissions vivre en toute quiétude. Tant qu’il n’y a pas la paix il n’y aura pas de développement sur tous les plans. L’erreur est humaine mais il faudrait avoir un regard rétrospectif, pour pouvoir corriger les erreurs qui ont été commises par le passé et planifier le futur afin d’atteindre les objectifs fixés.

Vous pouvez me juger sur mes idées sur et ma vision des choses, mais je resterais sceptique à l’idée que la guerre est une alternative pour la crise actuelle.

A quand la conscience Nationale ? , A quand l’Unité Nationale ? Les années passent, les pays se développent et nous laissent sur le bord de la route de la mondialisation ; à quand le développement économique ? Est-ce que le développement fiable tant souhaité par tous les Tchadiens est réalisable, sans la stabilité politique et sociale ? Comment les Rwandais sont-ils arrivés à se réconcilier après le génocide de 1994 et  nous ne parvenions  pas à un simple consensus ?

Vive la révolution et Vive le Tchad !

IBRAHIM HASSAN DJOGOYE
Etudiant à l’université Mouloud
Mammeri de Tizi-Ouzou
Option management
Email : tchadoc@yahoo.fr


10/12/2007
Le grand destructeur : Général Deby

Lors  des campagnes des élections présidentielles de 1996, je me rappelle d'une photo du Président général des destructeurs Deby sur laquelle un de ses bras maudits se trouve dans le plan de la photo incliné légèrement par rapport au vertical, les doigts dirigés vers le haut et contient  une expression : « LE CONSTRUCTEUR » .
Cette position s'explique physiquement de plusieurs façons mais moi j'aimerai interpréter comme suit :
       -    Soit au centre de cette sphère ayant pour rayon ce bras maudit se trouvent l'injustice, l'insécurité, la pauvreté, le trafic des faux, les viols, le tribalisme,..
      -   Soit ce centre serait le siège de : la paix, la solidarité, la fraternité, la justice, la bonne gouvernance, la sécurité, les pétrodollars,...
 
Alors l'orientation de ses doigts explique ce qui suit :
  Dans le premier cas Deby voulait mettre tous ces faux hors de notre patrie : « LE CONSTRUCTEUR »
Mais plutôt il a choisi le deuxième cas pour mettre le Tchad dans un chaos total presque sans remède immédiate. C'est-à-dire il a mis hors du Tchad tous ces biens
  Le général Idriss a semé le tribalisme, le régionalisme, une division jamais attendue dans le pays de Toumai.
  - Les sudistes sont divisés en cinq mille  morceaux impossibles de cohabiter ensemble prochainement (moundang contre Sara, ngambay contre le massa; gore, toupouri, contre..)
  - les arabes sont subdivisés en deux mille groupes(awlad khider,khouzam,allawiyin,awlad rachi,awlad hissein,awlad moussa,awlad,awlad,awlad,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,)
  - les gouranes se retrouvent aujourdhui avec trois mille groupes(  agazana, ezerama,bichira1, djagaliyen, kiliyan, modouma, issania, mourdima, bichirma, ehida, wagna, kozara, kouda, djouhourma, bouzourma,tebyan,gaida her, gaida arami, gaida dazzi......)
  -les zakhawa eux sont repartis en quatre mille sous groupes (biliyada, archida, erchida, sara, kourouyala, bichira2, gourkoula, famille haggar, famille kobe, famille,...)
  - même choses pour les kanebou, hadjarai, ouaddai,.......
Pourquoi cette division ? Pourquoi acceptons-nous cette division ? Pourquoi cette lâcheté ?
Ne soyons pas trompés par cette fausse cohabitation (gourane, arabe, tama, zakhawa, ouaddai,...) Chacun attend avec impatience une occasion pour sauter sur l'autre, et ce que beaucoup d'entre nous n'ont pas caché à montrer : les évènements du 13 avril, 1990, 1962, 1982,1993...

Deby et les vieux à FADA

Dans les années où le  mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT) du YOUSSOUF TOGOIMI était très chaud dans le nord du Tchad, Deby ne sait quoi faire. Ainsi il a effectué un voyage unique dans son genre dans la nouvelle ville principale de l'Ennedi Fada où il a réuni tous les vieux (différents représentants de gouranes et bourougates) avec lesquels il s'est entretenu longuement en gourane.
  Parmi ses milles phrases, retenons ceci : « je ne quitterai Ndjamena que si j aurai réussi a transformer la capitale à un terrain où peuvent courir aisément les antilopes. »
  Chers compatriotes ce que le général destructeur est entrain de faire en ce moment.
Essayer de demander un nationaliste qui travaille à l'aéroport de Ndjamena et il vous dira le nombre incroyable des armes qui entre par journée. Ce qui est étonnant chez lui pourquoi il garde les deux tiers de ces armes dans la capitale.
Le 13 avril il a exposé tous les AMl et autres armes lourdes en pleine capitale. Pour dire que nos parents civils sont en dangers. Que le Tout Puissant protège ces civils (hommes civils, femmes et enfants) contre toute arme soit légère soit  lourde. Amine.

Le grand destructeur, on vous demande de quitter ce beau pays sans tuer ces pauvres civils. (Dar tama, Kalait.)

  Abdallah Chidi Djorkodei
  djorkodeifils@hotmail.com
  chididj@yahoo.fr


24/03/2007
Unité nationale et émergence du peuple tchadien

Un jour un compatriote m'avait posé une question de ce genre :
Quelles solutions préconises –tu afin de faciliter l'unité et l'émergence du peuple Tchadien ?
A cela je lui ai répondu ce qui suit :
Avoir l'initiative de poser ces questions et collecter des solutions tous azimuts provenant des jeunes actuels, prouve qu'il y a en toi un petit feu que tu désires enflammer pour qu'il puisse illuminer notre « ténébreux » pays qu'est le Tchad j'embrasse entièrement ta préoccupation.
Ceci étant dit, sans aucun pessimisme et avec un réalisme ébranlable, solutionner les problèmes du Tchad relève d'une tache ardue, longue et à issue quasiment incertaine. Mais néanmoins ça vaut la peine d'en discuter et d'en parler.
Pour commencer, nous peuple Tchadien sommes pas avares en paroles et en écrits. Beaucoup a été dit et écrit par les Tchadiens (es) pour les Tchadiens (es) -Il suffit de parcourir les différents sites web mis en place par les compatriotes pour se rendre à l'évidence. Notre avarice se trouve plutôt sur les actes et la volonté ferme de faire avancer les choses. La chose sur laquelle nous devrons s'atteler, c'est l'unité nationale dont il est question. Qu'on prenne conscience nous fils et filles du Tchad que nous avons un seul et unique pays. Sans cet esprit nationaliste et patriotique, je crains que nos efforts fournis seront vains. S'unir ce n'est pas constituer un groupuscule clanique, régional ou ethnique et discuter de nos sorts présents et de futur proche, mais c'est plutôt déglinguer progressivement   ces entraves érigées par ceux qui nous précédaient pour défendre leurs piètres intérêts égoïstes. Nous de la génération actuelle avons notre propre intérêt : défendre coûte que coûte l'unité nationale. Considérons nous comme une entité atomique. Du nord au Sud et de l'est à l'Ouest prônons l'unité et efforçons nous à la maintenir le plus longtemps possible. Pour cela faut que nous sachions qu'elle ne sera pas le fruit du hasard ni quelque chose qui se bâtira et se pérennisera du jour au lendemain. C'est un long processus, une tache à la fois coriace et noble à la quelle nous ne baisserons pas les bras. En un mot, il y a un prix à payer et ce prix n'est rien d'autre que le sacrifice.
Les générations avant nous, lorsqu'elles avaient nos ages rêvaient aussi d'un Tchad meilleur mais malheureusement les dires ont pris le dessus sur les faire. Afin de rompre ce cercle vicieux, il nous incombe à nous jeunes actuels de changer de stratégies en évitant les ornières tracées par ceux qui nous précédaient. Le monde actuel diffère de celui d'avant et la situation du Tchad ne se prive pas aussi de ces complexités. Conséquemment, nous avons un gros pain sur la planche.
Sur ce revenons a notre sujet. Les solutions que je suggère pour faciliter cette unité sont les suivantes :

-     de prime à bord, chercher à éradiquer de notre caboche cette idée ségrégationniste de Nord –Sud. En effet, cette histoire de Nordiste et de Sudiste est la cause première de cette désunion du peuple Tchadien. Depuis l'aube de la guerre, ceci à sonner le glas du climat harmonieux dans lequel vivait nos aînés et nos parents. Comme disait Abraham LINCOLN : «A house divided against itself cannot stand »

-      chercher à se parler c'est à dire mettre en place un forum pour qu'on se dise tout sans rancune et se pardonner sans sournoiserie.

-      Briser les barrières artificielles érigées par nos différentes cultures et religions

-      Eduquer la génération future en leur inculquant l'unicité du Tchad dès les cours préparatoires.

-     Rééduquer les « adultes récupérables » afin qu'ils servent de vecteurs à leur entourage. J'attends par adulte récupérable toute personne qui est apte de changer d'avis après qu'on lui ait fait savoir qu'elle est en train de sombrer dans l'erreur.

Il est fort probable que parmi mes suggestions sinon toutes ont été préalablement dites ou écrites par d'autres personnes comme je l'ai souligné au début. « Toutes choses sont dites déjà, comme personne n'écoute, il faut toujours recommencer » disait André Gide
En ce qui concerne l'émergence, si je puisse me permettre de faire une analogie : l'émergence est à l'unité ce que la finition d'un bâtiment est à la fondation. L'unité est le socle sur lequel tout se construit.
Une fois le socle mis en place, pour la finition on aura besoin des bras valide et surtout des cerveaux. Les premiers, ce n'est pas ce qui manque au Tchad tout comme les seconds qui font les « palabres » des autres nations mais pour ces derniers il leur faut un environnement propice à leur épanouissement afin qu'ils reviennent s'installer. Pour avoir les bras valides encore faut –il avoir le ventre plein. L'objectif premier après l'unité sera l'autosuffisance alimentaire. Après cela, les conditions seront peu ou prou réunies pour vouloir passer à d'autre objectifs. L'émergence du Tchad n'aura lieu que si nous même le voulons. Personne ne fera le travail à notre place pire encore ceux-là qui font semblant de nous aider ne voient qu'à court ou long terme leur propre intérêt. Comme disait Omran AIVANOV « Si les gens sont plongés dans l'incertitude et le doute, c'est parce qu'ils ont cherchés la vérité par des voies extérieures et que de tout ce qui est extérieur, on ne peut jamais être sur ». Et nous sommes sans savoir que le Tchad a attiré et attire beaucoup de convoitises.
Pour finir, comme un adage de chez dit, un cheval ne peut à lui seul soulever la poussière. Le problème du Tchad n'est pas un problème de foyer moins encore un problème de famille. Il faut qu'on ait les pieds sur terre. Prenons le taureau par les cornes pour qu'on mette notre pays sur les rails et lui faire retrouver sa places d'antan dans le concert des nations. Il n'est pas interdit de rêver et que parfois certains rêves deviennent réalité.
« Toute idée fortement implantée dans notre cerveau porte en elle une force intrinsèque de réalisation » disait Sénèque.
Bonne chance à nous tous et bonne fête à nos maman, soeurs, tantes et épouses.

Abakar SINTAL
abakarsintal@gmail.com


17/03/2007
Alwihda, escroquerie ou opportunisme?

Des qu’il s’agit d’annoncer que l’opposition va mal, on retrouve les premières informations sur Alwihda.com de Ahmat Yacoub. Lorsqu’il s’agit de dénoncer les dérives du régime de Ndjamena et les violations des tchadiens, on retrouve les informations ailleurs sur d’autres sites tels que tchadactuel.com, tchado.com, tchadespoir.com, ialtchad.com, tchadnet.com, zoomtchad.com, tchadien.com. Qui déconstruit l’opposition et qui le construit?

Même les simples altercations entre membres de l’opposition,  Alwihda se précipite à alerter le monde qu’une crise sévit au sein de l’opposition.  Dans la course à annoncer les mauvaises nouvelles de l’opposition, Alwihda est toujours champion. Dans la dénonciation de la dictature de Deby, les autres sites lui font bien de la concurrence ou sont mêmes plus tranchants. Lorsqu’il s’agit d’annoncer la naissance d’organisation curieuse telle que COMPAS, c’est encore Alwihda qu’on retrouve sur la première ligne allant jusqu'à mettre la photo de DR Boulada  et des mots dans sa bouche. Voila les questionnements des lecteurs et citoyens : Si le communiqué vient réellement de DR Boulada, dite officiellement que la contre-vérité du docteur est une déclaration de mauvaise foi venant de lui-même et qu’il signe un communiqué officiel sur tous les sites tchadiens pour confirmer la véracité des publications d’Alwihda. Nous, lecteurs, nous inquiétons sérieusement  ce qui semble être une manipulation occulte par certaines personnes. La dernière contre-attaque de la direction générale d’Alwihda n’est qu’une poudre aux yeux et une esquive, menaçant ceux qui ont démasqués les jeux troubles et extrêmement suspects de   Ahmat Yacoub. Pourquoi, la Direction ou la rédaction trouve rien à dire au démenti de M. Boulada? Que Alwihda dise officiellement à ses lecteurs que le communiqué publié sur le site vient effectivement de M. Boulada et autorisé par lui-même. Il n’y a aucun nom dans le communiqué, ce qui attribut cette publication au directeur de publication Makaila Nguebla. D’ailleurs, dans son démenti, Makaila Nguebla ne contredit pas la déclaration de M. Boulada mais vole au secours de Ahmat Yacoub et menace ceux qui recherchent la vérité sur ses actions et ses intentions. Alwihda prétend qu’il ne diffusera jamais des communiqués sans signatures. Voila un communiqué non signé publiés par Alwihda. Contradiction? Manipulation? Usage de faux? Évidemment, je m’attends à vous entendre jouer la cassette : «  nous faisons notre devoir d’informer nos lecteurs de ce qui passe au front sans censure d’information, raison pour laquelle on vous cite souvent les altercations entre membres de l’opposition.  

Aussi, nous nous réservons le droit de publier des communiqués sans nom car  c’est notre site et nos déclarations de parole ne nous concernent pas». Merci bien messieurs.  Livrez-nous encore d’autres argumentaires. On les lira et on rira... Que Alwihda explique d’où sort ce mystérieux comité, inconnu de la majorité des tchadiens,  qui prétend défendre les intérêts majeurs des tchadiens sans mandat des tchadiens eux-mêmes? Qui sont ses membres? Retrouve-t-on encore le nom de Ahmat Yacoub qui a quitté COPORT pour créer une autre organisation pour la paix? Est-ce que c’est encore pour quitter COMPAS après quelques mois pour des raisons privées, qu’il refusera de dire au peuple tchadien souverain? Irrespectueux de sa part s’il croit que ses raisons privées sont supérieures au droit des tchadiens de savoir les raisons de sa démission d’une organisation que les tchadiens ont donné leurs accords et lui ont confié la présidence. A moins que Yacoub a toujours cru diriger une entreprise privée.  

Par ailleurs, la qualité et  la pertinence des publications d’Alwihda sont en décroissance à comparer avec le contenu du site il y a quelques mois. Par exemple, ce matin 17/03/2007, je trouve des écrits invitant les africains à prier pour la victoire de Ségolène Royal parce que cette dame a fait aux africains des promesses dans ses discours électoraux. Les africains croient-ils que les votes électoraux sont du charlatanisme?  En priant Dieu sous les arbres en Afrique ou dans les mosquées, croyez-vous que les citoyens français ne réfléchiront plus et iront voter dans l’inconséquence pour la France et les français eux-mêmes? Êtes-vous naïfs ou malhonnêtes? Faites-vous appel à Dieu pour tricher le vote des français? Je m’adresse à la direction des publications : On paie de nos poches l’accès à Internet pour lire sur les sites et il est regrettable retrouver des bassesses et naïvetés pareilles publiées sur vos sites avec votre consentement. Ce qui témoigne bien votre limite dans le visionnement de la qualité de l’information que vous offrez à vos lecteurs. En quoi un tel écrit  nous instruit et nous fait réfléchir? Où est passe la qualité de l’information? On me dira nous ne censurons pas les opinions des gens. Peut-être bien. Mais si vous continuez à diffuser des discours au contenu aussi nuls, nous irons voir ailleurs. Nous ne venons sur les sites pour regarder animations ou les interfaces de vos sites qui restent à améliorer. Tout ce qui nous importe, c’est le contenu. Laissez les écrits naïfs à leurs auteurs eux-mêmes.  Sur le champ de la résistance, il faut résister dans le réalisme.  Livrez des écrits qui ont un contenu éducatif, qui instruisent. Avant, je passais au moins deux heures à lire sur les sites. Aujourd’hui, 10 minutes  me suffisent pour parcourir tous les sites sans manquer les calomnies, les manipulations, les crises des politico-militaires et les escroqueries qui s’y trouvent. 

M. Adoum Hassan Issa
la_voix_du_citoyen@yahoo.fr


                                                     11/03/2007
                     
 
Ahmat Yacoub/Idriss Deby : acte I scène II

D’abord il n’y a point d’amalgame entre la personne singulière d’Ahamat Yacoub et l’homme politique et publique qu’il prétend être. Nous ne sommes point figé sur sa vie privée d’immigré, elle ne nous intéresse pas. Nous ne sommes pas au stade d’inventaire car s’il faudrait le faire, autant de mécréance, de subterfuge et de diffamation seront évoqué. Il faut savoir faire un distinguo, une symétrie sur le simple phénomène Ahamat Yacoub. Car ce qui nous intéresse c’est celui qui prétend parler au nom du peuple tchadien, de l’opposition tchadienne, donc selon sa version “d’homme politique“.

Nous avons vu ses dernières sorties sur le net avec des diatribes ambiguës.

Il mène une défense de none dans l’esprit qui le caractérise à savoir l’insulte et la menace. Comme souvent dans ces cas similaires l’individu cherche des boucs émissaires, des personnes avec lesquelles il a de la maille à s’entendre pour en faire un objectif d’atteint. Dans ses mécréances il cite : Tchadespoir et Tchadvision en ordre de cible, bien que nous savons avec pertinence qui il veut atteindre sans avoir le cran et les couilles de nommer. Au delà de la diffame ; des personnes accusées n’ont rien à voir avec notre premier et deuxième écrit. Nous nous excusons auprès des personnes indexées à tort pour la simple raison de déplaire à l’humeur vexatrice de celui-ci. Désolé mais nous continuons…  De dire cette vérité qui le démasque et le mets à nu.

Le Dimanche 18 février 2007 Ahamat Yacoub a rencontré Idriss Déby. Nous avons intitulé cet article : Le passage de la taupe à la caisse. Eh bien oui à la caisse même s’il le nie, il y est passé, lugubre de sa vertu, touché 150.000 euros partagés sous deux enveloppes kaki. Cet argent à l’odeur de la traîtrise lui a été remis par Seïd Goby, un avorton multi couleur, jadis huissier à l’ambassade du Tchad en Libye sous Adoum Togoï, vendeur de petit ruban et trafiquant de petites choses, qui fait office de protocole financier de Déby. Présent de facto l’incontournable Abakar Manany.

Faudrait peut être en dire plus, non. Nous garderons encore plus des bric à braque le concernant que nous mettrons sur la place publique le moment venu en lui convoitant l’hostilité de ses verbes.

Pendant longtemps Ahamat Yacoub et Alwihda se sont attaqués sur l’honneur et la vertu des personnes. Ils ont été pionnier dans l’art de la diffamation, du colportage et de la manipulation. Dans son esprit de vadrouille intellectuelle il s’est permis de toiser des aînés sans scrupule ni respect. Une ambivalence sans limite avec une haine à son effigie. Il assigne aux personnes une identité qui n’a pas lieu d’être et figer des catégories en prenant le risque qu’elles soient salies et privées de reconnaissances. Ce type de procédé est paré de vertu inégalitaire qui porte en lui les germes de haine et de l’opprobre. L’homme est aujourd’hui cerné. Il est autant convaincu de vouloir se laver en publique qu’il en cherche moult éventail pour apporter un crédit à sa démarche, jusqu’à en citer des personnalités qui soient disant  approuveraient sa balade personnelle. Des personnes citées mais qui de suite avaient demandées à ce que leurs noms ne soient nommés. Toutes les personnes qui gesticulent à cet effet font parti de son groupe de presse Alwihda, et encore d’autres manipulées à des fins mercantiles et matériels. Personne n’est dupe sur les mesures qu’il désigne et la manière avec laquelle il tisse sa toile à travers des personnes qu’il exploite et utilise à des fins caractériels et mégalomanes.

Je suis allé voir Idriss Déby en mon nom propre dit-il… C’est la seule raison qui lui est sienne. Mais Ahamat Yacoub est cité par un mandat d’arrêt international, fait au décret par le même Idriss Déby, qui le reçoit. Que dit-on…

Ma démarche est personnelle dit-il.  Alors pourquoi y associé l’opposition. Selon quel referendum ou consultation il a été mandaté pour faire cette démarche ? Que dit la fameuse lettre du président Abdoulaye Wade du Sénégal ? Pourquoi est elle secret défense si elle existe. En fait la vérité est ailleurs, car aux dernières nouvelles une autre piste plus juteuse est évoquée entre Ahamat Yacoub et trois autres larrons. Une piste qui les mènera vers la Libye de Ghadafi parce qu’elle est productrice de lait et de miel, et apparaître dans les méandres d’Idriss Déby.

Les tchadiens de l’opposition ne sont pas dupes ou bêtes aux risques de les prendre pour des jouets avec lesquels on peut aiguiser les jeux de l’écriture ou encore les prendre pour des objets de cirque. Ahamat Yacoub a depuis longtemps mobilisé toute son énergie pour exister au devant de sa scène. IL fait croire qu’il est dans l’opposition, mais nous voyons avec quel immobilisme il gère son site en gommant la sculpture de son parrain Idriss Déby. La plume de l’opposant acerbe a disparu sous le poids des billets de banque. Aussi sombre il apparaît, sombres seront ceux qui brasseront ses idées, ceux qu’il aura manipulé, mais qui à la fin constateront sa vraie nature.

  Nous ne sommes pas des exemples de vertu certes : Mais la diversité de l’homme fait qu’une mauvaise graine restera toujours la même. Et quoi qu’on fasse, on voudra chasser le naturel mais il revient toujours au galop.

Tokinon Gong Alphonse 
Ahamat Yacoub/Idriss Déby : Conclusion Partie finale bientôt.


08/03/2007
Opposition : attention aux sous-traitants de Deby !

Pas membre de l’opposition politico-militaire, mais je suis profondément soucieux de l’unité de camp de l’espoir du peuple face aux forces de la dictature implacable de Deby.  Je suis donc très attentif et actif à toutes les démarches tendant vers cette unité et cette responsabilité. Nous ne pouvons nous ingérer dans les affaires du bureau exécutif de l’UFDD, mais le comportement inamical de certains nous oblige à nous prononcer aujourd’hui. Il y a quelques semaines, le Président de l’UFDD, Mahamat Nouri accordait une brillante interview à la télévision Al-Jesira. Il a défendu la cause de toute l’opposition contre la dictature. Juste après, ceux qui se disent cadres du RND ont fait un tapage médiatique contre l’unité de ce mouvement arguant que Nouri a oublié de citer leur nom comme composant de l’UFDD. Aucune linge sale en la nature mais « les linges sales se lavent en famille » disait-on et l’appliquait-on comme valeur élémentaire quand on est de bonne foi. Des simples jeunes militants de France ont réagi efficacement mais sagement pour calmer la situation. 

Malheureusement, l’affaire cache en réalité une manœuvre déstabilisatrice contre toute l’opposition. Et pour cause, elle récidive aujourd’hui. Et cette fois-ci, un communiqué de ‘’Adouma’’ (RND) vient contredire son collègue dans ses démarches pour un bureau de l’UFDD en Europe. En effet Monsieur ABDALWAHID ABOUD MACKAYE, Secrétaire général de l’UFDD, avait appelé à une assemblée générale des militants d’Europe pour le samedi 10 mars, et cela afin de clore les querelles ridicules pour la structuration de l’UFDD en Europe. Des personnalités crédibles et très soucieuses de l’unité de l’opposition ont accepté agréablement de soutenir cette démarche pour en finir avec les péripéties stériles et continuelles qui empoisonnent les relations des uns avec les autres depuis la création de la représentation en France. En effet, dans le normal des choses (et ceci est valable chez toute personne normale), n’est-il pas impératif que ce ‘’camarde’’ adresse ses suggestions à l’endroit de son collègue et en interne ? Cela aurait été ainsi s’il y a suffisamment de bonne foi et un tout petit peu de discipline. Mais, c’est encore contre notre ultime vœu, l’unité de l’opposition, que ces gens ont réagi en publiant une contre-mesure dans l’impudeur. J’en appelle toutefois les membres et militants de l’UFDD, de l’intérieur comme de l’extérieur, à l’unité de ce mouvement sans laquelle celle de l’opposition serait encore difficile.  

Pour quelqu’un qui aime ce pays, ce coup est  dur pour l’unité de l’opposition en générale et dur donc pour nous ennemis des ennemis de notre peuple. Et, comme ce n’est pas de la comédie que je veux faire, je dirais que ce coup ne peut venir que d’un ennemi du Tchad quelque soit le nom qu’il porte réelement. L’ennemi visible est certes Deby, mais il y a aussi d’autres ennemis dans le rang des vaillants combattants de notre peuple. Je rejoins tous ceux qui ont dénoncé ce milieu mafieux fait des sous-marins lâches qui minent notre cohésion face à l’absurdité historique que vit notre peuple. Ces gens ne sont pas des tchadiens dans la définition noble du terme.

Mais, dans bientôt ce peuple aura son salut, incha-Allah. Pour ça, nous y rêvons noblement, nous y croyons vivement, nous y luttons légitimement, nous y donnons tout, tout de ce qu’il a fait de nous, tout ce qu’il a fait à nous. Et au plaisir de rencontrer quiconque sur notre chemin pour lui expliquer s’il veut comprendre ou le combattre s’il s’oppose à notre lutte noble et normale sans laquelle nous ferons honte à notre pays. Mes  chers compatriotes, partout où vous êtes et quelques soient vos formations, libérons nous des petites querelles pour faire de notre peuple un seul homme contre le régime de Deby qui nous méprise et ceux qui sous-traitent cette méprise par des lâches manœuvres, pas du tout tchadien, qui veulent rendre plus absurdes nos luttes. Faisons de notre pays un seul intérêt face  aux mille égoïsmes qui nous guettent. Et tant que Deby persiste à nous mépriser, jamais notre peuple ne sera fondé à jeter ses armes. Et vous l’auriez compris, je suis pour que ces armes soient disciplinées et responsabilisées. C’est dans son unité que l’UFDD s’approchera, dans bientôt, des autres Forces de résistance. Beaucoup s’y adonnent sans relâche. Que tous ceux qui tiennent à l’unité des uns et des autres restent vigilants face aux perturbateurs et aux indisciplinés quelque soient ce qu’ils s’appellent ou ce qu’ils se font appeler. Compagnons, prenez soin de vous, attention aux sous-traitants de l’absurde, de la décadence !

Vive le Tchad, vive le Tchad, vive le Tchad
DJIBRINE ABAKAR KHIRACHI


2/03/2007
Visite de Ahmat Yacoub à I. Deby, le passage de la taupe à la caisse

Ahamat Yacoub a demandé une audience à Idriss Déby qui le lui a accordé. La rencontre a eu lieu ce fameux dimanche, et qui sonne comme un glas. Beaucoup de nos compatriotes sont restés ébahis de la nouvelle, de la manière et des faits.

Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage, il est lieu de sculpter son passé d’homme militant et politique, donc public. Ahamat Yacoub est arrivée à la politique dans les années 1990 dans le sillage de la génération D ’Idriss Déby. C’est un homme particulier dans les méthodes du militant moyen, avec une anarchie considérable dans la manière d’approche et de travail.

Il faut remonter en 2001, voilà 6 ans déjà, Ahamat Yacoub a eu une maille à travailler au sein de la CMAP. Il s’attela sur ordre à un dementélement et un boycott d’approche participative allant dans le contraire des objectifs de cette organisation. Il avait à l’époque combattue des personnes qu’il continue de griffer encore aujourd’hui :Mme Bourkou Louise, Mobélé Djikoloum, Dr Boulada, Dr Ley N’gardigal, Hissein Moussa, Me Ndoninga Josué, sans oublier l’ex-président Goukouni Weddey. Bref, il s’y attela jusqu’à faire éclater la CMAP. Beaucoup garde de cette époque un souvenir amère, et de Ahamat Yacoub un chagrin des croisés de chemin. La roue tourne dit-on.

L’individu a toujours eu que des problèmes avec les membres de différentes oppositions, tantôt il s’inscrit dans la manigance, la manipulation, les menaces et la félonie. De la CMAP à L’UFC, le FUC, le COPORT. Jusqu’aux dernières organisations Ahamat Yacoub les a intégré avant de les amener à un éclatement. Sa mission principale est comprise à nos jours, ne jamais laisser une opposition faire de l’ombre à Idriss Déby. Derniers faits et actes : Le FUC de Mahamat Nour qu’il intégra avant de discréditer cette organisation et ses dirigeants pour un étalage de petite somme d’argent, comme si les idéaux pour lesquels il s’y est inscrit sont juste un alibi. Il faut dire que l’individu s’inscrit toujours dans des raids fous, plus osés, plus inavouables. Au lieu de voter Acheikh Ibn Oumar, je voterai Idriss Déby dit-il. Ce fut une sortie annonciatrice programmée, un cocktail de sensation, un vrai trip d’underground comique. Mais beaucoup n’avait pas vu le calcul de rendez-vous du fameux dimanche. En vérité la querelle vouée à Acheikh est une diversion. Nous savons que sa haine envers cet homme est à la mesure de son sentiment tribun envers Mahamat Nouri et d’autres hommes politiques qu’il n’a et ne pourra jamais avoir ni l’envergure, ni le charisme, tout comme ceux qui sur le terrain sont loin de son jeu mercantile. Il naît des grands hommes, des grandes disputes disait Hamlet : l’homme Ahamat n’a tout simplement aucune lumière.  Après les deux conférences de Paris qu’il organisa avec une piètrerie criante et sa fameuse démission du COPORT dont il voue une haine acerbe à ses membres jusqu’à ne plus vouloir publier leurs écrits, il noyaute Le RND pour mieux infiltrer L’UFDD. Ses multiples appels sur le terrain pour prise d’information et ses manipulations à tout va sont très lisibles à présent.

Aux générations inscrites dans l’opposition nous dirons faite attention. Ahamat Yacoub n’est pas Casimir, et son site Alwihda est loin du nom d’unité qui lui est donné. La posture de cet homme est loin de la colère du peuple contre l’injustice. Beaucoup de nos compatriotes ont cru devoir lui faire confiance et aujourd’hui nous avons les résultats de son extravagance et de sa traîtrise.

Un adage tchadien se révèle en ces termes ; Courir sur un toit où un balcon à toujours une limite. Nous ne ferons pas d’inventaire le concernant tellement la liste est longue, car l’individu est sans équivoque un sensationnel du métamorphose, de l’insulte des absents, du regardez-moi j’y suis. Sa méconnaissance du Tchad pour n’y avoir vécu que sommairement ne lui accorde aucun sentiment de la patrie, moins encore de son peuple. L’amour de la patrie est un sentiment qui vient des tripes. Aimer son pays et être en phase avec ses souffrances et ses douleurs c’est d’abord y avoir humer sa terre, vu la sueur des siens, nager dans ses marres, se saupoudrer de sa poussière, avoir de l’orgueil, de la fierté à son image et pleurer de ses émotions. L’amour de la patrie est une doctrine assez élevée pour un acabit des dernières décennies.

Nous retenons par contre qu’il est allé voir Idriss Déby sans mandat, ni index.

En allant  à son rencard, il n’était ni membre du COPORT pour parler en son nom, et aucune organisation politique, ni politico-militaire ne lui avait assigné une mission auprès du sieur Déby, à moins qu’il le dise preuve à l’appui. Et pour toute équivoque il est allé que de sa personne, accompagné de personne, recevoir de la caisse le butin de la traîtrise, de la félonie et de l’abject. Aussi taupe nous le pensons, taupe nous le confirmerons même si à différents égards l’individu s’arroge à contribuer le patronyme des certains membres et personnalités de l’opposition comme quoi ils sont solidaires d’une démarche félonne et sans concertation aucune.

Les tchadiens malgré leur complexité  discernent les méthodes et la manière qu’il utilise sur Alwihda pour s’attaquer à des personnes, des organisations et certaines orientations. Un site pionnier dans l’environnement du web tchadien et qui est devenu par l’humeur d’un énergumène une vitrine du mensonge, d’attaque de personnes, de la diffamation et de l’intox.

Le fait de confier la vitrine de ce site à des jeunes talents, ne le dédommage aucunement des mensonges et calomnies qu’il colporte sur l’opposition qui ne s’inscrit point dans ses manigances.

L’histoire retiendra qu’il n’est point un érudit, moins encore celui par lequel la révélation de la paix adviendra au tchad. Juste un traître sans complexe au service d’un parrain des aléas, et qui un jour venu, alla toucher son dû en catimini sous les manteaux, et sans aucun projecteur.

Mais le sort que réserve la vie aux félons est légion.
Œil pour œil, dent pour dent, la vie continue…

A suivre la 2ème partie bientôt.
Tokinon Gong Alphonse 


19/02/2007
Initiative de paix au Tchad : attention aux démarcheurs de consciences

La nouvelle brutale qui vient de tomber face aux attentes du peuple Tchadien doit inquiéter les opposants honnêtes connus ou peu connus des Tchadiens et Tchadiennes de l’intérieur comme de l’extérieur. Il me semble que cette nouvelle est capricieuse et porte en elle pleines de tentations dangereuses.

Malgré  la lutte armée que Deby et les ennemis du Tchad nous ont imposée, malgré la division que prône certains individus sans discipline, malgré la sagesse et le respect que nous avons toujours  exigés pour l’intérêt du Tchad  à tous nos compatriotes, un détournement de la conscience nationale est survenu aujourd’hui pour  essayer de brouiller nos visions claires et républicaines et ainsi atteindre le sentiment résistant.

Cette nouvelle, c’est la probable rencontre entre Deby et Ahmat Yacoub. Aucune tentative de rencontre avec un criminel comme Deby ne nous laissera indifférents pour démontrer notre position sur un éventuel processus de dialogue avec celui –ci. Deby a toujours trompé le peuple Tchadien pris en otage, mais jamais il ne réussira à nous détourner en silence et confiner nos ambitions républicaines pour le redressement du climat politique du pays.

Les Tchadiens organiseront un forum national lorsque Deby accepte les vraies conditions de paix. Et d’ailleurs au nom de qui, et au nom de quoi certains marchands des chairs engagent un dialogue avec idriss Deby, ou osent nous proposer une telle mesquinerie.

Vu les traits identifiables de la nature même du régime criminel, il ne sera certainement que dans l’intérêt de Deby que nos mains soient  tendues après tant des gestes pareils qui n’ont cessé de maintenir l’aspiration des concitoyens dans l’illusion et la confusion. Ce n’est pas de cette façon que nous allons tendre la main à Deby qui a les mains sales.

Il est incontestable que tous les opposants politiques et autres formations  ne se reconnaissent ni en Yacoub, ni au fameux Coport, ou autre genre de rassemblement. Les intrigues et la mauvaise foi ont conduit les personnalités sérieuses et respectables de quitter le Coport et ce qui en reste pour ne pas cautionner des bases manœuvres sur le dos du Tchad.

Nous attirons l’attention face à la tentation pécuniaire que présente cette manœuvre mafieuse née autour du sommet France-Afrique. Cette prostitution montée et entretenue attire ceux qui sont prêts à mendier de l’argent en continuant à livrer nos intérêts communs à la merci du désordre et du chaos.

L’opposition militaire doit se méfier des pratiques de manipulations et défendre notamment de prés les forces de la résistance. C’est un véritable piège que nous tend Deby par la complicité des opportunistes à fin de brader nos aspirations de changement.

Cela ne doit pas laisser les résistants se séparer de leurs militants et sympathisants, ou bien montrer à la communauté internationale  que nous sommes mobilisés pour nous soumettre  aux engagements de Deby.

En conclusion, nous tenons à rappeler à tous ceux qui soutiennent la lutte armée que rien ne nous garantit que Deby a repris  conscience des nos inquiétudes. Tout simplement, il brande le matériel et gagnera par la tentation des petro-dollards des consciences endormies qui emporterons beaucoup d’autres. Une proposition comme cela nous ramènera tous à la grosse marmite de Deby, et la résistance ne peut pas cautionner une telle confusion, alors que si Deby est vraiment sérieux pour quelque chose de noble, il y a d’autre méthodes très démocratiques et qui exigent le respect de chacun de nous. Or, aujourd’hui, ni Deby, ni ces personnes qui parlent de la paix ne nous garantissent les vraies conditions pour y arriver. Les vrais opposants ne veulent que le changement et le vrai changement. Et sur ça ils auront toujours l’occasion de le montrer contre tous ceux qui méprisent les varis intérêts nationaux en montant des mauvaises comédies.

Vive la résistance pour que vive un Tchad Libre et Souverain !

Mahamat Adam Sultan
Opposant Tchadien

mbdoums@yahoo.fr
tel :(0033)633815779


17/01/2007
DIASPORA TCHADIENNE : QUE FAIRE ENTRE LE DEPASSEMENT
DE L’OLIGARCHIE ET LES TARES GENERALISEES DE LA JEUNESSE ?

Il est déplorable que les Tchadiens n’arrivent pas à trouver la formule politique appropriée pour résoudre leurs querelles/différends internes autour du pouvoir après un demi-siècle de haine gratuite, de conflits perlés, non fondés et interminables ainsi que de guerres clano-ethniques ayant pour seul but le partage du pouvoir étatique. Ces guerres et conflits depuis 1979 ont créé la diaspora tchadienne dotée d’une multitude de communautés partout dans le monde. Cependant, l’apport de cette diaspora dans la résolution des conflits tchadiens est presque inexistant ou de moindre importance. Et le champ est laissé aux spéculateurs ou spécialistes du problème tchadien qui ne font qu’aggraver la situation de pourrissement de ces conflits. Au lieu de s’organiser comme des  éléments ayant encore des attaches avec la Mère Patrie, les Tchadiens de la diaspora préfèrent se trucider dans leur guéguerre de différences socioculturelles et oublier leur Patrie au détriment de leur pays d’accueil.

La course à la création des partis politiques dans les années 90 pour remettre le Tchad sur les rails de la démocratie a fait place au foisonnement des factions et rebellions connues sous le vocable de « politico-armés/militaires » en 2000 pour chasser le promoteur de la démocratie tchadienne. Aujourd’hui, ils ont tous échoué et les regards sont tournés désormais vers les communautés tchadiennes de la diaspora pour une solution médiane.

Qu’on le veuille ou non, le Grand Tchad continue par attendre son libérateur. Car, malgré la prolifération des tendances armées et des partis politiques, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, cela n’a jamais été un gage de fédération des aspirations légitimes des populations tchadiennes dans leur ensemble autour d’idéologies politiques adéquates ou autour d’individus capables dotés de patriotisme et de vision pour arrêter ce cycle maffieux de guerres fratricides communément appelées « musique tchadienne».

Il faut se le dire, aujourd’hui, les guerres et conflits au Tchad ont perdu toute leur substance. Ils sont devenus l’apanage des ramassis et des ratés de la société tchadienne qui croient trouver en cela un raccourci pour se mettre pleines les poches et se hisser au-dessus des autres par les bouts de fusils ou de canons. Et l’échelle sociale à gravir c’est le parcours du désert tchadien jusqu'à la capitale N’djamena à bord des Toyota. Voilà le parcours du combattant libérateur tchadien ! Car on ne sait trop pour qui ces soi-disant politico-armés combattent ou agissent sur le terrain. Les exemples de rébellions, contre rébellions, trahisons, aller-retours et ralliements sont légions au Tchad qu’il n’est point besoin d’en parler ici. Mahamat Nour, le libérateur-raté d’avril 2006 dont les dés ont été pipés par l’Ambassadeur Bercot et l’Opération Epervier au Tchad en est le dernier exemple de libérateur véreux. Même si nous avons crié au voleur entre temps, le naturel des sauveurs tchadiens donne aujourd’hui raison à ces valets de l’impérialisme français en poste au Tchad. Ils nous ont écartés d’un fléau politique comme Mahamat Nour!

Les colorations ethniques, linguistiques, religieuses, régionales ou je ne sais quoi, attribuées à la genèse de ces conflits et guerres au Tchad s’effilochent au fil de jours, d’années et de guerres pour un observateur averti de la scène politique tchadienne.  Malheureusement, l’argument principal du conflit tchadien reste toujours encastré dans la coloration ethnico-régionale et religieuse. Hier on utilisait des noms et qualificatifs tels que Sara, Gorone, Hadjarai, Arabe etc. pour manipuler et donner une dimension politico-ethnique, religieuse ou régionale à ces conflits et guerres. Aujourd’hui, le mot Zaghawa et Deby riment avec tous les malheurs du Tchad et des Tchadiens (même si les Tchadiens dans leur majorité en sont responsables) !!!!

Si tel en est le cas, comme on l’entend souvent, pourquoi les politico-armés/militaires en exil ou sur le terrain ne peuvent-ils s’unir tous contre Deby et les Zaghawa? Si Deby est le problème, au lieu de se rapprocher les uns des autres dans leurs aspirations, idéologies ou visions politiques pour faire partir Deby ou faire de l’intégration nationale une réalité, les politiciens tchadiens- surtout ceux de la diaspora et l’aile des politico-armés/militaires en exil- dans leur majorité, préfèrent toujours aller en ordre dispersé ou plutôt donner une coloration ethnique à leur lutte pour se regarder comme des îles dans un pays culturellement et ethniquement diversifié, pour attiser  la haine de la différence culturelle et assouvir leurs macabres désirs individuels au nom du peuple tchadien. Même si on sait d’avance que leur rêve primordial est celui d’assurer l’avenir de leur famille, enfants et ajoutés, pas celui du commun des Tchadiens pour qui ils prétendent agir. Et ces phénomènes sont légions dans les communautés politiques tchadiennes de la diaspora.

Aujourd’hui, presque tous les politico-militaires et hommes politiques tchadiens de la diaspora ont montré la limite de leur dépassement face au président Deby qui sévit malgré tous les noms qu’on lui attribue. Comme quoi, l’oligarchie politique tchadienne de la diaspora est dépassée par les événements ! Puisque le « démon » Deby lui au moins sait ce qu’il veut, il s’en sort bien dans ses  manœuvres et subterfuges malgré les brouhahas de cette communauté politique tchadienne de l’intérieur ou de la diaspora.

Cependant, malgré les déboires de l’oligarchie composée de politico-militaires et politiciens sauveurs et libérateurs du peuple tchadien, l’espoir de vivre ensemble dans ce pays diversement riche n’est pas perdu. Il faut de la bonne volonté et de l’auto-reniement de la part de tous ceux et toutes celles qui pensent politique ou qui rêvent de gouverner ce pays pour permettre le déclic. Le danger tchadien c’est cette ambivalence culturelle qu’on crée autour de l’intégration nationale (Beyem, 2002) pour diviser le pays. Il faut que les Tchadiens et leurs politiciens/militaires tournent la page de la politisation de leurs différences en 2007. Car « la meilleure des connaissances est celle qui mène l’homme vers les hommes», dit un sage africain.

Si hier on parlait de la fuite des cerveaux, aujourd’hui, c’est plutôt du transfert du savoir et de renforcement des capacités. Et les diasporas sont considérées comme les véhicules de ce transfert et de ce renforcement des capacités. Mais les communautés de la diaspora tchadienne brillent par leur absence dans le cadre de la réalisation de cette nouvelle donne politique. Il n’y a pas de structures de concertations adéquates au sein des communautés tchadiennes de l’étranger pour permettre l’émergence d’une diaspora capable de renverser la situation sociopolitique du pays. Comme l’Union Africaine considère les diasporas africaines comme un sixième bloc de la division géographique du continent (en plus de l’Afrique du Nord, Sud, Est, Central, Ouest, etc.), il est impératif que les Tchadiens de la diaspora s’organisent pour faire entendre leurs voix et préoccupations politiques de l’heure à la tribune des nations africaines qui est l’Union Africaine.

Du moins, le hic dans les conflits tchadiens c’est que tout Tchadien voit l’autre comme un obstacle à son épanouissement ou réussite personnelle. C’est à dire que le Tchadien ne voit pas son compatriote comme quelqu’un avec qui il faut réfléchir, négocier, créer ou communiquer en toute liberté ou honnêteté sur la situation sociopolitique du pays. Le compatriote chez le Tchadien est un envahisseur et traître qu’il vaut mieux éviter ou voir et saluer de loin. Alors force est de constater aujourd’hui que la jeunesse tchadienne de l’extérieur ( donc de la diaspora) est moulée dans les mêmes tares et considérations égoïstes qui enveniment la situation socio-politique et culturelle au Tchad. Il est indéniable aujourd’hui que les Tchadiens (vieux ou jeunes) de l’extérieur sont plus hostiles les uns aux autres dans leurs discours et idéologies politiques que ceux de l’intérieur qui transcendent ce qui les divise au niveau socio-politique.

Les bassesses, coups bas et mesquineries du pays, nées de la politique du ventre et de réussite personnelle qu’on croyait reléguer de l’autre côté de l’atlantique, sont transposées partout dans les communautés de la diaspora tchadienne. Par conséquent, il n’y a pas d’harmonie dans la différence chez les Tchadiens de la diaspora. Et le maillon faible de cette haine gratuite à la tchadienne au niveau de la diaspora c’est la communauté des enfants tchadiens nés de l’immigration ou de l’exil. Ces enfants, quoiqu’ils représentent des ressources humaines indéniables pour le Tchad de demain, ne savent rien de ces conflits, et ne connaissent rien du pays d’origine de leurs parents/ancêtres. L’histoire est occultée par leurs géniteurs parce que le pays d’accueil offre mieux, et le Tchad peut toujours attendre. Voilà comment les parents dans les communautés tchadiennes de la diaspora préparent une autre potentielle forme de conflit/guerre au Tchad entre les enfants tchadiens nés de l’immigration/exil (ou de la troisième culture) et ceux de l’intérieur qui ont grandi et connu tout dans cette situation de guerre.

Si la politisation de la différence au Tchad a servi un temps à manipuler et diviser les  Tchadiens, les séquelles et résidus culturels nés de cette politique empêchent tout rapprochement constructif aujourd’hui chez les jeunes Tchadiens de la diaspora. Alors il faut que les communautés tchadiennes de la diaspora servent de cadre d’échanges et de formation pour ces jeunes nés de l’immigration/exil pour que le Tchad sort grandi de cette bouillabaisse de politisation de la différence au niveau des Tchadiens.  Cela nous évitera à l’avenir d’entendre des expressions telles que « you are not from here » entre des jeunes tchadiens qui veulent construire ensemble dans leur pays.

Par Laounodji MBAIRESSEM
E-mail : laoumonzal@yahoo.fr


26/12/2006
Guéréda : Rencontre ITNO-MAHAMAT NOUR ;
les soubassements d'une alliance.

Personne n'aura pensé un seul instant à cet événement exceptionnellement historique.
En effet, huit mois après qu'il eut lancé un assaut décisif jusqu'en pleine capitale provoquant un  soubresaut endémique et chaotique le Capitaine Nour accepte une rencontre dans son Guéréda natal avec le Général ITNO.
u sortir rien a filtré, Nour n'a pas répondu aux questions, les journalistes sont rentés bredouilles.
Mais que s'est-il exactement passé ce 17 décembre 2006 dans la résidence du gouverneur de Wadi-Fira? Que pose comme principes ce baroudeur énigmatique?
Où veut-il en venir ?

Flash-back; il avait à peine 20 ans en 1989 lorsqu'il quitta le lycée pour entrer en rébellion aux cotes du Colonel Deby .Le lycéen se serait présenté avec une lettre de soutien de la part du sultan Dar-Tama . Ce qui explique par ailleurs le ras le bol du peuple face un dictateur Habré. La situation était telle que les tchadiens perdaient leurs statuts de citoyen et de l'homme tout court. Les communautés "negroides" de l'Est accusées d'intelligences avec la rébellion subissaient des exactions féroces de la part de la sécurité  présidentielle (SP) et de la redoutable police politique (DDS).
Enlèvements, assassinats, viols, incendies de villages … tout allait crescendo à tel point que les gents devaient choisir entre mourir à coté des femmes ou se sauver avec la guérilla. Ainsi le MPS né de la fusion de plusieurs mouvements hostiles au régime de N'djamena devait vite agir pour éviter les débordements et l'extermination des siens. Ce dans ce sens que se serait réuni la rencontre dite de Bamina qui scella et traça les objectifs du mouvement en quête du pouvoir. Parmi les accords dit-on; l'élimination physique et systématique de tous les auteurs et responsables des exactions extrajudiciaires du régime despotique. La décision était ferme que la grande offensive du Novembre 90 a vu s'effondrer comme un château de cartes le régime arrogant de Habré. Le MPS est au pouvoir les signateurs de Bamina ont hâte d'exécuter leurs plans, mais volte-face. Le nouvel homme fort pense que le vrai coupable est parti et que les autres ne sont que des simples soumissionnaires par conséquent il n'y aura aucun règlement des compte contre aucun tchadien .
Là il faut reconnaître sincèrement une audacieuse décision d'un Deby à la tête d'un régime fragile, un sens politique à cet enfant d'éleveur. Piège ou trahison, beaucoup de revanchards ne gobent pas cette attitude. Mais en attendant, il faut consolider le pouvoir face à des soudaines menaces qu'attisait un MOUSSA MEDELLAH et un certain BRAHIM MALLAH coalisés à des nostalgiques du défunt régime. Les batailles de Toulba et de Baltourom à moins de 80 km de N'djamena mettent hors d'état de nuire ce premier foyer de tension dans le Lac Tchad. La situation à l'intérieur n'est guère rose. Les contestations; putschs manqués, des complots déjoués, des soulèvements populaires maîtrisés …les combattants de Bamina s'entredéchirent.
Telles étaient les ambiances qui ont marqués les quatre premières années du règne MPS. L'ancien com-chef prend le dessus et ceux qui se sentent trahis regagnent leurs asiles dans les pays voisins, Soudan et Libye notamment les éternels destructeurs du Tchad. Mahamat Nour Abdel-kerim faisait parti.
Deby ne cesse de réitérer son appel à l'unité, sa politique de longue main tendue. Peu à peu exilés et réfugiés rejoignent le pays. Le second revers c'est le retour avec quiétude des ex-responsables de l'appareil répressif. Le temps passe, le pouvoir s'élargi, contestateurs réduits au silence, contrepoids emprisonnés. Les combattants lambda convertis en gangsters et desperado à l'exemple du pauvre Bani qui se proclame le conducteur du premier véhicule MPS à entrer à N'djamena. Il avait installé un petit atelier de bricolage à quelques mètres de la place de l'indépendance. Bani ne cache pas sa déception  quand il côtoie ses clients. Drapé dans un vieux djellaba usé et puant qui ne vaut même pas à une déchirure d'un charognard, raconte; voyez-vous désignant le palais présidentiel, c'est nous qui avions bâti ça et c'est nous allons le détruire un jour .Tous les combattants de Banima ne sont pas évidemment les maître du pays. Là où le bas blesse n'est ni le non respect des accords ni le retour des bourreaux, mais c'est le retour en force dans les affaires de ce mêmes bourreaux.
Ils deviennent les plus puissants que les combattants eux-mêmes. Le cercle se ressert contre ces derniers. On cri au népotisme, au clanisme, au tribalisme … C'est scandaleux, bonnet blanc, blanc bonnet se contente t- on pour l'instant. Du MDD au MDJT le régime finit par connaître ses véritables amis et ses véritables ennemis. Il découvre ses nouveaux faucons les élève aux grades supérieurs, d'autres apparaissent et ainsi de suite. Bamina n'est plus qu'un vieux souvenir, à Dieu les saints. Les concussions, les gabegies, l'impunité, le favoritisme gâtent les ténors de l'armée. Au même moment les cousins de l'Est comptant sur l'appui de ceux de l'ouest s'insurgent contre Khartoum. Les rebelles soudanais attaquent et narguent leur pays à partir des territoires tchadiens.
La question divise au plus haut chef le régime de N'djamena, on arrive pas à s'entendre sur les
stratégies à adopter face à la circonstance. La situation déborde, la personnalité de base prime sur
la responsabilité d'Etat. Les officiers de N'djamena s'insurgent à leur tour; défection sur défection
jusqu'au sein même de la famille. Les relations diplomatiques se détériorent entre les deux pays, le torchon brûle. Face à cette querelle intestinale les "déçus" se retrouvent et forment une coalition entraînée et armée par le Soudan. A sa tête un peu connu de la scène; Mahamat Nour Abdel-Kerim un intrépide imbu qui se méfie de tout effort de la part des autres mouvements qu'il juge kif- kif avec le régime de N'djamena. L'homme contre toute atteinte lance ses troupes qui viennent s'échouer en plein N'djamena. Cette opération est un échec que la coalition impute au Capitaine qui refuse d'admettre.
Sa capacité de diriger vu son intransigeance est remise en cause. Les chefs des tendances tiennent une assemblée générale, un nouveau bureau est mis sur pied mais Nour refuse de reconnaître la nouvelle direction.
Pendant ce temps un ancien proche collaborateur de Habré quitte son poste d'ambassadeur pour se mettre en campagne contre un régime désormais vulnérable. Les consultations vont bon train, celui qu'on qualifie de "raciste" et divisionniste est mis hors jeu. A l'issue on parvient à créer l'UFDD dont le secrétariat général est dirigé par l'aile dissidente de Nour sous les deux anciens ex-hommes liges du régime Habré. D'autre part l'alliance RAFD-CNT regroupe tous le clan Deby hostile à Deby et celui d'un autre dissident du FUC originel.
Délaissé à son tour, blessé dans son arrogance Mahamat Nour n'est plus que l'ombre de lui- même. Rien ne joue pour lui. De son côté Deby livre combat dans la plus grande méfiance, car il n'a plus confiance à tous ses officiers, des potentiels défaillants. C'est là que commencent les coulisses au grand dam des factions rebelles et du déstabilisateur Soudan. Les deux trahis parviennent à une rencontre. Pour le Capitaine Nour son retour à l'égalité comptera pour deux causes principales:
- se venger contre ceux qui l'ont écarté des affaires,
- régler ses comptes à ces bourreaux qui ont échappés à l'application des accords de Bamina. Mais reste à savoir si le Général franchirait le rubicond à ce point. Mais une chose est sûre, si le Nour vend la mèche c'est-à-dire s'il livre tous les secrets à son Général, le Soudan qui a mangé son pain blanc aura encore du pain sur la planche. En tout état de cause félicitations Nour strictement pour avoir choisi le Tchad contre le Soudan. Bon courage Général Itno que l'effusion du sang tchadien arrête et que la paix revienne. ALLELUIA.         

Adoum Ali Adoum
Sociologie de la communication
adoumaliadoum@yaho.fr
Tel:0023162873349


08/12/2006
COMMENTAIRES SUR LA NOUVELLE MENTALITE DE GUERRE
QUI RAVAGE NOTRE PAYS LE TCHAD

Je voudrai féliciter mon ami Gaya-Ple Seïd pour son excellent article intitulé « Conséquences du conflit tchado tchadien sur la vie du pays » paru sur notre site ialtchad.com. Voilà une analyse scientifique plausible qui pourrait fournir de la matière aux acteurs et aux observateurs de la vie publique tchadienne ! Nos sociologues devraient lui emboîter le pas pour scanner en profondeur les nouveaux phénomènes sociaux dont l’immense majorité n’en est malheureusement pas consciente. En effet, Gaya-Ple nous démontre comment et pourquoi les valeurs initiales des peuples du Tchad ont radicalement changé ; les facteurs déterminants de cette mutation et son appréciation qualitative. Il faut retenir de son analyse que le pays a considérablement reculé en termes de valeurs universellement acceptées par toutes les nations du monde. Gaya-Ple fait le lien étroit entre le travail négatif et persistant de désagrégation des valeurs par les acteurs publics et les nouvelles mentalités rétrogrades, violentes et antisociales diffusées au sein de nos populations. Ce genre d’analyse, sous d’autres cieux, obligerait les acteurs et meneurs sociaux à s’arrêter un peu, se remettre en cause et proposer de nouveaux horizons aux masses qui les subissent. Or, la règle au Tchad est de désigner un seul coupable, celui qui exerce le pouvoir. C’est celui là qui, curieusement, est l’origine de tous les maux et comportements sociaux. C’est une démarche tenace qui caractérise la plus grande partie des élites politiques du pays. Elle a commencé avec feu le président Tombalbaye, que certains de ses pourfendeurs du FROLINAT réhabilitent aujourd’hui dans leurs aveux. A cause de la caricature volontairement défigurant de Tombalbaye par ceux qui l’avaient combattu, les tchadiens du Sud sont entrés collectivement dans la nébuleuse du conflit nord-sud et le paient encore chèrement. Les tchadiens du Nord aussi seront caricaturés et manipulés dans la logique des politiciens divisionnistes.
       
L’évolution dramatique qui s’en ait suivi s’est métamorphosée en tribalisme puis en clanisme, au gré des enjeux de la lutte pour le pouvoir. Le conflit nord-sud n’est plus d’actualité, ayant causé trop de victimes innocentes et ne reposant sur rien de solide, le disque parait usé sauf chez quelques imbéciles. Maintenant, on fait chaque jour la connaissance d’une tribu ou d’un clan jusqu’ici confondu dans un ensemble régional protagoniste. On finira par faire le tour des deux cent ethnies et de leurs sous ensemble bientôt. Mais Gaya-Ple ne s’arrête pas à une analyse médiatique de la situation. Il s’engouffre dans un couloir difficile qui consiste en un examen clinique de notre pays. Une démarche qui pourrait agacer ou être marginalisée.
       
L’excellence de la contribution de Gaya-Ple, c’est la mise en relief des dégâts énormes sur les comportements et réflexes quotidiens et nouveaux des tchadiens. Une mentalité de guerre est bel et bien née, avec ses valeurs moyenâgeuses. La violence partout, l’intolérance, l’arrogance, la mauvaise foi, l’opportunisme, la délation, etc. Je le confirme formellement : nous le vivons dans nos familles actuellement. Les jeunes dits « de bonne famille », c'est-à-dire disposant de toutes les conditions pour une éducation de qualité et de chances supérieures, sont ceux-là même qui mènent le ballet de la délinquance et de la criminalité. Leurs modèles sont nos chefs militaro-politiques genre « Al Kanto » et les gangsters de Hollywood. Les parents, y compris les leaders d’opinion, sont désemparés par la dérive de leur progéniture. Comme pour le contexte politique, il y a incompréhension de langage et contradiction de valeurs de références dans les familles mêmes. C’est l’héritage le plus critique que lègue notre histoire politique aux nouvelles générations. Gaya-Ple parle des « enfants ayant grandi sous la guerre ». Disons mieux les « enfants qui n’ont que la guerre comme référence et l’état de belligérance comme valeur ». Selon des études des Nations Unies, les pays sortant d’un conflit ont 44% de chances d’y replonger au cours des cinq premières années de paix. Quand bien même les progrès sont rapides une fois la paix obtenue, il faut parfois une génération ou plus pour retrouver le niveau de vie d’avant-guerre.   Cette réalité frappe de plein fouet certaines populations du grand Nord et du Nord-Est qui ont enrôlé leurs jeunesses sans interruption dans les aventures politico-militaires de luttes fratricides pour la conquête du pouvoir. Dans ces groupes, l’activité militaro agressive permanente remplace une vieille mentalité guerrière correspondant à l’époque pré coloniale. L’armée se confond avec la tribu, la nourrit, la paie, lui procure des promotions et privilèges éphémères et injustes, et la détruit aussi au passage à petit feu. N’ayant jamais songé à des perspectives de reconversion sociale et de développement locale propres aux programmes de vrais groupes révolutionnaires, les élites de ces contrées sont prisonnières de cette mentalité rétrograde qui les met souvent en marge et en mal de cohabitation avec les autres. C’est pourquoi la guéguerre ne finira pas de si tôt dans certaines zones de notre pays. Car la plus grande difficulté réside dans la reconversion et la réinsertion de certains groupes dans le contexte de la modernité, de l’ordre, de l’égalité. Aucune force politique tchadienne, à l’heure actuelle, n’a proposé un diagnostic et un programme de reconversion sociale pour les zones où la mentalité de guerre a atteint des seuils critiques et devient une menace constante à tout processus harmonieux de décollage économique, politique, culturel et social du pays. Les saupoudrages de partage de postes, pour calmer ceux-là, alors qu’il y a une profonde divergence de références basiques avec le reste de la population, ne constituent plus une solution durable et efficace.
       
L’influence des images et des mots courants est aussi très importante dans ce naufrage collectif. En effet, pendant qu’ailleurs les jeunes ont le choix de loisirs et d’images consacrées aux progrès techniques et philosophiques, dans notre pays c’est le contraire, des images des troglodytes (du temps de notre ancêtre semi animal Toumaï). Dans la rue comme sur les médias, nos jeunes sont drogués par les faits divers macabres quasi-quotidiens de violence, d’arrogance, de rapines, d’intolérance. Les sites Internet tchadiens ne sont pas du reste. 80% de ce qui y est publié est la résultante de cette mentalité de guerre qui veut toujours des victimes et du sang. La proportion d’idées porteuses d’espérance et de vrai changement de mentalité, prélude au changement qualitatif de gouvernance, est rare. Ces phénomènes observés tant au pays que dans les diaspora confirme la justesse des analyses de Gaya-Ple : le Tchad est profondément malade des tchadiens eux-mêmes.
        Comme le 22 avril 1900 à Koussiri où la tête de Rabah était exposée au bout d’une perche, comme celle de Ibrahim Abatcha le fut à l’actuel Ministère des Affaires Etrangères, l’adversité cultivée par les acteurs politiques ne pourrait se calmer provisoirement que si cette tradition macabre est respectée. Revoir tous les communiqués et déclaration d’adversités consommées entre acteurs politiques tchadiens depuis 1979, une montagne ! Il leur faut des têtes coupées sur des perches, pour célébrer les « victoires » (prise et reprise de villes tchadiennes aux tchadiens par des tchadiens, casses, pillages, poursuites, anéantissement partiel ou total des frères ennemis, butins et matériels de mort et de désolation récupérée, etc.), et non pas des idées novatrices et une nouvelle dynamique sociale. Nous sommes en mesure, en tant que techniciens « laoukoura », d’évaluer avec précision les coûts du recul accusé par les régions de l’Est du fait des batailles fratricides, et même d’indiquer ce qui sera extrêmement difficile à reconstituer ou à réparer, matériellement et humainement parlant, une fois les appétits de pouvoir et de puissance des uns et des autres satisfaits. Ce qui est déjà sûr, c’est que chaque évènement militaire aggrave les indicateurs de pauvreté. A la fin, qu’on le veuille ou non, il faudra bien poser la question « aux glorieux combattants » de tous bords si tout cela en valait vraiment la peine ?
        Toute les démarches et les argumentations politiques actuelles de part et d’autre s’inscrivent dans cette logique de « mentalité de guerre ». Donc, si une nouvelle vague idéologique pacifiste et unificatrice n’émerge pas rapidement au sein des élites tchadiennes, il sera bientôt trop tard pour faire la paix et se réclamer solidaires d’une même patrie. Peu importe les changements de personnes au pouvoir, le mal couve et se métamorphosera aussitôt de nouveaux rapports de force établis. Chacun de nous, les jeunes en premier, a cumulé en lui assez de frustrations et de traumatismes inconscients pour être capable, son tour venu, de pires violences et drames, au-delà de l’appartenance tribale. C’est en cela que Gaya-Ple et quelques autres seraient trop en avance sur le rythme et la capacité d’adaptation des élites tchadiennes. Nous sommes donc des marginaux qui doivent souffrir de leur troisième œil.
        En conclusion, il y a deux évolutions possibles résultantes des ravages de la mentalité de guerre : 1) Soit la jeunesse suit les aînés dans leurs dérives et le pays disparaît dans un horizon proche ; 2) Soit il y a un sursaut collectif et un rejet des bases et des facteurs de désagrégation des valeurs par une nouvelle génération, au prix de révoltes pacifiques individuelles et collectives ouvertes contre la mentalité de la guéguerre, et le pays pourra s’engager dans une convalescence bienfaisante qui guérira ses profondes meurtrissures du passé et du présent. Mais ça, qui se donne la peine d’y penser ?

Enoch DJONDANG
enochdjo@yahoo.fr


25/08/2006
Requiem pour la non violence au Tchad !

La guerre et toujours la guerre rien que la guerre et encore la guerre, la guerre, la guerre et continuellement la GUERRE, que veulent mes compatriotes Tchadiens pour vouloir choisir cette voie dans toutes leurs revendications et leur vécu quotidien ?

Après avoir fait porter a notre pays toutes les ignominies telles que Tchad Etat néant, Tchadiens, des véritables criminels, ces genres qui ne savent rien faire d’autre que la guerre et bien d’autres affirmations visant a ternir notre image, nous nous complaisons encore a faire perdurer notre sport favori : la guerre, la mise a mort des innocentes personnes par arme a feu, la destruction progressive de notre maigre tissu économique, etc.

Ne sera-t-il pas utile pour tout un chacun de nous réunir autour de l’arbre a palabre, de discuter franchement et sincèrement de nos maux et divergences ?

Continuerons nous à nous entretuer alors que les autres s’attèlent à construire leur pays ?

Quel héritage léguerions-nous aux générations futures, une bonne éducation, un essor économique et social ou la culture de la barbarie, de la haine et de la cruauté ?

En toute franchise, le temps de la prise du pouvoir par les armes est révolu et dépassé car, le peuple Tchadien refuse d’être complice des pyromanes qui détruisent en quelques heures ce que des Hommes ont consacré des années de labeur, d’énergie, de moyens matériel et financier pour construire. Le peuple Tchadien a subi les affres des la guerre et ses conséquences qui perdurent de nos jours.

Le Peuple Tchadien a connu l’exil, l’humiliation en terre étrangère, nous avons connu les camps de réfugiés de Kousserie, Poly, Maiduguri, Gambarou, Cotonou, Diffa au Niger et nous ne souhaitons en aucune matière que cette période tragique se réédite encore pour une nième fois, le peuple ne veut plus voir ses fils sauter sur des mines anti-personnel, ses bras valides amputer, des hommes obligés de fuir les exactions laissant affamés femme, enfant et vieillard. Que cela prenne définitivement fin chez nous et par ricochet dans la sous région.

Nous ne voulons plus un éternel recommencement du cercle vicieux des violences !
Nous ne voulons plus voir des Hommes charcutés en gisant à la merci charognards et autres prédateurs !
Nous ne voulons plus voir les cadavres de nos compatriotes gisant sur le sol tchadien englués dans leur sang, tableau macabre a la vue de nos enfants traumatisés !
Nous ne voulons plus voir nos morts se faire sommairement enterrés dans nos concessions faute de pouvoir nous rendre dans les cimentières à cause coups de feu acharnés !
Nous ne voulons plus voir des familles entières disparaître sous les effets conjugués des obus et de la famille !
Nous ne voulons plus voir des enfants orphelins en haillons errés, hagards et squelettiques dans nos rues et nos villes à la recherche de leur difficile subsistance !

Le peuple Tchadien dit non aux phénomènes des enfants de la rue, victimes expiatoires des violences sexuelles, de la drogue, de la prostitution…
Les enfants de Toumai disent non à toute action visant à détruire, brûler et abréger des vies, des édifices, l’environnement, l’économie, les institutions de l’Etat, la crédibilité du Tchadien et de ses fils.
Le vaillant peuple du Tchad refuse de retomber dans les sombres années de la dictature, de la barbarie humaine et de la haine instituée en système de gouvernance.

Le peuple tchadien combattra jusqu'à sa dernière énergie les dévots de :

v    v Prise du pouvoir par les armes ;
v Voleurs de deniers publics ;
v Les impunités, les injustices et l’arbitraire ;
v Le tribalisme, le clientélisme et  le régionalisme ;
v Les violations  des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ;
v Actions visant à détruire l’œuvre de reconstruction nationale ;
v Etc.

Il est encore grand temps et possible de faire la paix entre tous les fils du Tchad. Car nous devons savoir que dans la vie, il y a un temps pour faire la guerre un temps pour faire la paix que notre peuple ne doit pas être indéfiniment pris en otage par des groupes d’Hommes qui n’ont que pour seul objectif, la mise a feu et a sang de ce coin d’Afrique, cette terre africaine du Tchad. La perche doit être saisie de part et d’autre pour garantir une paix juste et durable pour tous les fils du Tchad.

A tous ceux de nos compatriotes qui se retrouverons prochainement en France dans le cadre du forum de l’opposition Tchadienne, nous disons que les fils du Tchad ont trop souffert dans leur âme et leur chair et qu’il faille mettre de coté nos divergences pour avoir une vision convergente pour la paix et pour l’essor économique et social de notre pays qui des décennies durant excelle dans la médiocrité et les effusions inutiles de sang alors que des voies de sorties de crise existent et ne demandent qu’a être empruntées pour faire luire notre pays de mille feux de paix, de  joie et de concorde nationale.

Sommes nous différents des autres nations allant jusqu'à avoir l’incapacité de nous entendre pour construire et développer notre beau pays?
Sommes nous des êtres humains dotés de tous les sens qu’il nous faut pour ainsi agir dans le sens de la destruction de notre pays ?
Sommes nous insensibles a la souffrance de ces orphelins qui errent dans nos rues et nos villes a la merci de tous les maux de la société ?
Serions des éternels insatisfaits et va t’en guerre ?

A qui profite la guerre, la mort d’Homme, la destruction de nos structures économiques et Etatiques ?
N’avons-nous pas honte de nous même en nous transformant en risée de l’Afrique par nos querelles infantiles et incessantes ?

Lançons un vibrant appel pour la paix, la concorde et la cohésion nationale au Tchad !

Abbas Kayangar
Abbasite2002@yahoo.fr


30/07/2006
Pour une vraie victoire tchadienne !

Au moment où partout ailleurs, à travers le monde, les peuples injustement démunis semblent militer avec  ardeur et conviction pour une victoire contre l’ignorance, la pauvreté, la maladie, l’injustice, l’esclavagisme, la marginalisation, la corruption et le sous-développement. Tandis que nombreuses  sont les personnes qui, se demandent constamment comment donner un coup de pousse à l'essor économique de leurs nations respectives. A l’heure où le chinois comme l’indien, dans leur lutte quotidienne effrénée, contre la pauvreté qui les assomme, émerveillent le puissant monde, communément appelé : « civilisé ». Alors que même certains pays africains jadis misérables, à force de durement travailler, comme des beaux diables, ont fini par retrouver, les rails menant inévitablement vers des lendemains prospères et heureux.

Cependant, tout le monde n’a pas le même ambition pour sa patrie. Il y a même des personnes qui n’ont point d’ambition, il ne faudrait pas aller trop loin que, quelque part au cœur d’Afrique, au bon milieu du grand désert, pour avoir l’honneur de faire leur connaissance, au Tchad, le tchadiennes et les tchadiens, manifestent un autre souci, un éternel souci typiquement tchadien, celui de savoir ce que plutôt l’Etat tchadien peut leur apporter! Apres tout c’est l’Etat qui doit veiller sur les personnes, c’est une logique planétaire, n’est-ce pas ? Aussi préjudiciable que cela puisse paraître, pour une belle part des tchadiennes et des tchadiens, la république, ne représente plus, qu’une généreuse poule aux œufs d’or !

En effet, comment pouvait-on considérer cette république autrement ? Si comme dans un vrai régime des mafias, au Tchad contemporain, chez nombreux compatriotes, détourner les richesses de l’Etat, ne relève dorénavant, ni plus ni moins que, du réflexe instinctif. Une routine qui, au fil d’années, n’a pas manqué de devenir une véritable seconde nature, pour  celles et ceux,  qu’il convient désormais de les qualifier, des dépendants. Beaucoup sont celles et ceux qui se voient obliger de corrompre afin d’obtenir, ce que tout simplement de droit. La corruption paraît ainsi entrée dans les nouvelles mœurs tchadiennes. Etant donné que tout le monde le fait, quelquefois de manière ostentatoire, d’autres fois dans l’indifférence totale.

Par ailleurs, ayant de bonne heure, complètement perdu les pédales et ayant de l’aube de l’indépendance, manifestement raté, un après l’autre, tous les rendez-vous avec la réussite économique. Nonobstant l’existence palpable des ressources naturelles à couper le souffle, le Tchad, telle une malheureuse patrie intégralement peuplée des vrais imbéciles inconscients, s’engouffre chaque jour davantage, dans la désolation écœurante et la déchirure implacable. De guerre en guerre, de misère en misère, de malheur en malheur, le drame tchadien semble se développer de mal en pire. Comble de l’inadmissible, le tout semble se passer curieusement dans l’indifférence presque totale des masses populaires tchadiennes.

J’ai bien dit un peu plus haut, le drame tchadien, je pèse mon mot, en effet, loin de moi toute impression, d’avoir une vision démesurée ou apocalyptique, sur la situation du Tchad contemporain, étant donné que, quand dans un immense pays, de surcroît bourré des richesses naturelles, comme le nôtre, des personnes humaines sont réduites à l’état de vivre, quotidiennement, avec l’angoisse omniprésente, de comment trouver quelque chose à mettre sous les dents. Eh bien, ayons donc, au moins le courage, d’appeler un chat, un chat. Cette triste réalité tchadienne, ne pourrait être qualifier autrement, que de dramatique, aussi bien au sens propre comme au sens figuré!  Outre les conditions de vie extrêmement malheureuses, le grand Tchad semble faire office du théâtre de toutes sortes des folies meurtrières, des délinquances avancées, des activités mafieuses, des gaspillages inutiles, des corruptions inégalées, des impunités révoltantes et autres phénomènes sociaux incommensurablement néfastes.

A qui revient donc la gigantesque faute d’avoir conduit, les tchadiennes et les tchadiens au naufrage collectif ? Comment pouvait-il porter en conscience l’erreur d’avoir livré tout un pays à la misère accablante ?

En toute évidence, nul n’a besoin de réfléchir du midi à quatorze heure, pour trouver le premier coupable. La belle part de la responsabilité du chaos qui frappe le Tchad revient naturellement au capricieux mythomane IDI, eu égard à ses pouvoirs absolus sur la gestion du pays. Ce mégalomane unique de genre, soutenu bec et ongle, par des puissances étrangères mafieuses, a développé au Tchad une culture hautement maligne, digne d’un vrai régime des razzias, en créant partout au Tchad des cellules composées des escrocs qui exercent leurs actives dans l’impunité totale, pour alimenter leurs propres comptes occultes, dans un premier temps et remplir les poches du locataire du palais rose, dans un seconde temps.

Cette manière miraculeuse de s’enrichir, du jour au lendemain, sans verser une goutte de sueur,  comme un heureux gagnant du super jackpot du vendredi 13, cette façon facile de se faire des pognons  plein les poches, entretenue au fil d’années par le grand maître en personne, voulue par des alliés diaboliques, n’a décidément pas manqué de séduire du monde ! Beaucoup du monde y trouvent leurs comptes. Y compris parfois, hélas, des tchadiennes et des tchadiens jadis réputé(es) intègres. De nos jours, rarissimes sont celles et ceux qui résistent à la tentation monumentale, dès lors que l’on parle, des sommes qui, dans certains cas, font couler de salive !

Par ailleurs, comme au mouvais vieux temps de la colonisation, dérangés au plus profond de leurs consciences, certains escrocs obscurantistes, essayent d’édulcorer cette pratique mafieuse, en inventant un vocabulaire nettement plus pudique. En effet, qui n’a jamais entendu les fameuses phrases: «faire des affaires, se débrouiller, élever ses enfants etc.» En place et lieu de saccager, d’escroquer et de piller ! D’autres poussent l’aberration en tentant même de justifier la corruption jamais égalée qui empreignait les institutions de l’Etat tchadien, comme le tabac empeignerait les nids des fumeurs !

De tout ce qui précède, il est très important que l’opinion tchadienne sache très bien, qu’il faut parler d’un système pourri qui, empoisonne la vie publique au Tchad, en lieu et place, d’une personne, président de la république fut-elle ! En tant que personne humaine, celle-ci, de force, de vieillisse ou même de mort naturelle, quittera le palais rose. Cependant, il serait utopique de croire, que tous les réseaux diaboliques et toutes les cellules mafieuses, qu’il avait entre-temps crées, s’évaporent dans la nature avec sa disparition. N’est-ce pas, la plupart de ses collaborateurs, ses exécuteurs des basses besognes, qui sèment la terreur aujourd’hui, sont celles et ceux, les-mêmes qui, servaient autrefois, corps et âmes, des dictateurs avérés, comme le sanguinaire Hissein Habré et le barbare Goukouni Oueddei ? N’est-ce l’histoire ne qu’une éternelle répétition de mêmes faits ?

Que l’opinion tchadienne soit bien consciente, que la jeunesse tchadienne soit certaine, que celles et ceux qui aiment le Tchad soient avertis, la vraie victoire tchadienne, se joue principalement, dans l’éducation tchadienne, dans la façon tchadienne d’être, dans les mœurs tchadiennes, dans les mentalités tchadiennes, dans les cœurs et dans les consciences tchadiennes.

Le jour où, nous : les tchadiennes et les tchadiens, serons capables, d’avoir par nous-même et pour nous-mêmes, un véritable projet de nation, le jour où, notre destinée collective en tant que nation libre et souveraine, aura été intégralement définie, par des têtes tchadiennes dévouées, sans la mainmise de l’Élysée, de la Matignon ou du Quai d’Orsay. Le jour où, nous serions arrivés au terme de la remise en question. Le jour où, la majorité silencieuse tchadienne, aura parvenue après méditation, à se libérer, dans un premier temps, dans sa tête, de tous les préjugés sociaux qui, entravent la renaissance nationale et dans seconde temps, dans sa façons d’être, face aux pesanteurs ethniques qui, résisteront, au changement et à l’évolution positive.

Ce jour va inévitablement arriver, d’ailleurs toutes ces tensions sanguinaires qui secouent le Tchad et la sous région, en sont des véritables signes avant-coureurs. Nous sortions de ces crises ravageuses, de ces guerres meurtrières, de ces déchirures profondes, des personnes mûres qui savent apprécier de vivre dans la concorde et la paix. Des individus dont la légitimité est manifestement grande, car, elle aura été acquise par nous-mêmes. Certes que c’est dans la douteur cruelle que tout cela va se faire. Mais c’est à ce prix élevé que nous réaliserons notre vraie victoire. Laquelle victoire définitive qui, sera à juste titre, non seulement, contre le drame tchadien et son cortège des malheurs qui nous pourrissent la vie, mais aussi et surtout, contre toutes ces puissances étrangères qui, bien dissimulées quelque part, n’ont cesser de semer des barrières dans notre chemin pour l’épanouissement moral et physique de notre peuple.

Cordialement
Hassan Abelkerim Bouyebri
http://bouyebrionline.skynetblogs.be/


19/06/2006
Le changement justifie les moyens !

S’il est aujourd’hui un noble combat répondant fidèlement aux aspirations de l’écrasante majorité des enfants du Tchad, c’est à coup sûr, le combat pour le changement. Nombre des tchadiennes et des tchadiens, souhaitent ardemment que le Tchad de demain, ne ressemble aucunement à celui d’aujourd’hui. Les maquisards quant à eux, au péril de leur vie, ont passé à l’action, ils affichent en effet, une détermination sans faille, à lutter dans tous les fronts, jusqu’à l’avènement d’un autre Tchad havre de justice. 

Autant que faire se peut, dans cette épineuse course contre le naufrage collectif. Le changement étant la finalité ultime, tous les chemins mènent à Rome! Tout le monde y va de sa propre manière. Chacun y procède de sa propre stratégie.

En guise d’illustration, soulignons ici, le cas de notre compatriote avocate prénommant Delphine, pacifique radicalement convaincue, elle tire inlassablement, la sonnette d’alarme, exigeant de tout remettre à plat et dialoguer, sereinement, moyennant, un véritable forum national, sans exclusif, qui déterminera les voies à suivre. Si seulement, cet-appel à la sagesse, pouvait aboutir, ailleurs, qu’aux habituelles sourdes oreilles des concernés. Si simplement, cette démarche marque de bonne volonté, à laquelle, à l’instar de toute personne animée d’humanisme, je souscris pleinement, pouvait mener quelque part, ailleurs, qu’à l’impasse !

Autre exemple parlant, certains discoureurs, vrais-faux vedettes, de la scène  politique tchadienne, assommés par la dureté des temps, résignés par la fatalité à l’échec, ont jugé utile de boycotter, en ultime signe de protestation, le simulacre d’élection présidentielle dernière. Une fois n’est pas coutume, ces éternels animateurs de l’opposition passive, ont résisté d’une manière miraculeuse, de servir des romanesques candidats, nonobstant, les espèces sonnantes et trébuchantes, qui auraient pu être généreusement mises à leur disposition. N’est-ce pas une manière inédite de lutter efficacement pour le changement !

Toute réflexion mûrement faite, toujours est-il qu’il faut tenir compte des réalités historiques et sociales tchadiennes, comme il n’y aura pas de recettes miracles, il va justement falloir s’adapter à la nouvelle donne politique, telle qu’elle se présente aujourd’hui. L’opposition a beau fait des communiqués, boycotté des élections, réclamé des pourparlers inclusifs, condamné les fuites en avant, dénoncé le détournement des deniers publics etc. Ca ne payera absolument pas ! Hélas, IDI , ne quittera jamais le pouvoir, moyennant un billet retour au berceau, l’oublié Bordaba, au bord du Toumaï air Tchad ! Il n’aménagera aucun effort, lui permettant de résister, En effet, dans le périlleux combat pour le changement, il est un secret de polichinelle, n’est-ce pas ? Que beaucoup des valeureux rebelles, y ont laissé, au fil des années, de leur plumes. Ceci peut aujourd’hui donner, aux maquisards et autres, si besoin est, à mûrement réfléchir à deux fois !

S’agissant des révoltés d’octobre 05, ils ne se sont point fait des illusions, d’ailleurs, comment pouvaient-ils s’égarer sur celui qui est à l’origine de tous leur couchemares ? Après toutes ces années des vertigineuses traversées du désert, après toute une décennie presque anéantissante passée dans les premières lignes des combats sanguinaires, les quels combats parfois vains et lointains, c’est naturellement qu’ils ne peuvent qu’être convaincus, de l’absence manifeste de toute issue pacifique, pour avoir justement connu de très près, la nature belliqueuse de l’homme, à la tête de l’Etat tchadien. Alors, sans y aller par quatre chemins, ils ont opté pour le seul langage qui vaille au Tchad contemporain, non le moindre, arme à la main, bien que la finalité justifie tous les moyens ! La guerre n'étant guère, une finalité par elle-même, ils ne peuvent être considérés, comme des va-t-en-guerre.

Au contraire, comble du paradoxe, aussi surprenant que cela puisse parâtre, ils croient sincèrement se battre, afin d’engendrer au Tchad renouveau, une certaine forme de paix globale. Tout compte fait, aucune nation paisible au monde n’a obtenu la paix moyennant une baguette magique, il serait illusoire, dans une certaine manière, de croire connaître véritablement la paix, dans une société, dans le temps et dans la durée, sans consentir des sacrifices humains et matériels. En effet, combien des fois, la paix, avait-elle été, curieusement, le fruit des batailles apocalyptiques ? C’est donc soit au prix du sang menaçant d’anéantissement complet, soit au prix de la sagesse collective acquise le long du temps, que l’on connaît la véritable paix !

Eu égard aux considérations sommairement évoquées, c’est au peuple tchadien maintenant, de leur témoigner, concrètement, bienveillance, considération, assistance et reconnaissance, afin de parvenir au changement faisant l’objet de toutes les espérances de notre peuple. Le concours de toute tchadienne  et de tout tchadien, est dorénavant, une nécessité impérative. Que les choses soient suffisamment limpides, qu’il ne s’agit en aucun cas, d’une quelconque affaire de région ni d’ethnie ni de famille, c’est qui est véritablement enjeu aujourd’hui, c’est notre patrie dans sa largeur et longueur, n’en déplaise aux obscurantistes de tout poil, qui essaient vainement de réduire cela, à un règlement des comptes inter-beris !

N’a-t-on pas encore bien compris que, le mégalomane IDI joue au chat et à la souris, en lançant un appel au dialogue sélectif ? Cette tentative est une manifeste plaisanterie de mauvais goût, émanant d’un homme, en proie au désespoir le plus complet.

Cet-appel inconscient digne d’un autre âge, ne peut être interprété autrement qu’une véritable chasse aux sorcières. Lequel arrogant appel est destiné d’abord, à manipuler l’opposition démocratique à concourir au nouveau quinquennat, concocté de toutes pièces, contre vents et marées, afin de lui donner les couleurs d’une certaine cohésion romanesque, ensuite, à tromper la communauté internationale sur une certaine ouverture au dialogue et enfin, à gagner le temps de profiter sans état d’âme, de la généreuse poule aux œufs d’or, que constitue la république. A la lumière de tout ce qui précède, il faut donc être, assurément, un véritable abruti, pour oser souscrire à une démarche, d’une telle stupidité !

v      NB : La présente réflexion est totalement indépendante. Elle vise à contribuer, sereinement, au débat sur les voies à suivre pour atteindre le changement. Cette démarche, m’est donc, scrupuleusement, personnelle. Et par définition, elle ne peut engager que ma seule personne.

Hassan Abdelkerim Bouyebri


21/05/2006
Le salut doit venir du peuple

Le salut doit venir du peuple, le salut définitif UN JOUR, viendra du peuple, uniquement du peuple. Seule le peuple a le pouvoir ou sera déterré notre salut.

 Ainsi on vient d'assister  à l'une des multiples pages troubles de l'histoire de notre pays, du moins ce qu'il en reste. Ainsi donc vient d'assister à la troisième élection présidentielle de notre dite « république ». Simulacre cautionné aux hautes sphères des instances internationales. Un scrutin, réplique des précédentes, parodie de démocratie digne d'un scénario stalinien. « Debycratie » ou chronique d'une tragédie annoncée ...La où le soleil s'était levée en 1990 à l'est à  par les armes et s'apprête à se coucher sur le régime du MPS à l'est..par les armes. Assez !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Peuple tchadien debout et à l'ouvrage. Tu as conquis ta terre et ton droit mais ta liberté naîtra d'abord de ton courage

Ce n'est pas de la sympathie pour le régime clanique, corrompu et un tantinet mobutesque d'IDI que de dire que je m'oppose catégoriquement et cela par pure principe à une autre prise de pouvoir d'une énième force appuyée par je ne sais quel autre puissance étrangère. El bechir, Kadhafi ou autre Chirac.  Tous au diable. Oui au diable Monsieur Chirac pour avoir pris un peuple en otage pour vos intérêts stratégique. Pour lui infliger le plus grand des supplices, celui d'agoniser dans le silence, dans l'indifférence de tous, de lui avoir ôter toute forme de fierté, de lui imposer des dirigeants incultes, illettrés, mafieux, alcooliques, indignent de diriger un Etat. Aussi misérable soit t-il, notre pays mérite plus de considération, plus de gratitude, plus de respect, plus d'humanisme de votre part Monsieur
CHIRAC.. « De gaulle disait, Un état n'a pas d'amis il n'a que des intérêt » me répondrait sans doute d'un ton  et sournois notre ami Jacques.

Néanmoins par principe républicain je considère que FUC ou tout autre alliance politico militaire reste un obstacle à la réconciliation nationale, qu'importe le degré de bonne foi qui les anime. Puisque cette rébellion reste une fraction du peuple, armés de surcroît. Une ethnie, un groupe.

Quiconque prendra le pouvoir par les armes ne fera que perpétué une tradition néfaste à l'évolution de notre ensemble. D'autres part brandir une arme par opposition reste une négation pure et simple à la démocratie (comment utilisé se terme quand en face on a des « ghettocrates » de la trempe de IDRISS DEBY ITNO me direz vous  !!!!?????...à juste titre je vous le concède).

Mais à l'aube du XXIeme siècle le Tchad  par l'intermédiaire de sa jeunesse, ces démocrates, ces intellectuels, sa diaspora doit être en mesure de montrer le chemin de la D E M O C R A T I E au peuple. Le concept de citoyenneté pour le tchadien moyen n'est pas un concept inné, la responsabilité revient donc à ces représentants politiques de l'inculquer à la masse. La république est un arbre à branches multiples qui se solidifie à la racine, par son peuple. Le peuple doit prendre les rênes de son destin et non espéré à je ne sais quel autre père noël en treillis. Ce qui nous amènera seize en arrière. Seize ans déjà ? Oh oui seize ans de trop !!!!!

J'ai eu un rêve, la nuit dernière. Un rêve étrange, merveilleux et plein de candeur comme cette chronique, où tout le peuple, des grottes d'Aozou aux bassins du Logone se soulevait comme un seul. Un seul corps, un seul sol, un seul sang marchant,  buste droit et tête haute en bravant les fusils,
chantant, en réclamant paix, justice, égalité,  et le départ de nos tortionnaires. Partout dans toutes les villes on sentait le souffle d'un vent nouveau on entendait les clameurs, les cris. L'énergie, La dissidence d'un peuple pour l'acquis de ces droits est aussi belle qu'un coucher du soleil.
On vivait notre  REVOLUTION PACIFIQUE du nord au sud, de l'est à l'ouest ...
Femmes, enfants,  musulmans, chrétiens.. mon sommeil s'achevait avec frissons et délice. Au réveil la réalité me renvoyait à nos cauchemars.

Seule le peuple à le pouvoir d'obtenir sa liberté. Et ce n'est ni un Gorane, ni un Mbay, ni un Sara, ni un Tama ou autre Zakawha qui prétendra offrir la démocratie au peuple tchadien « ni or..ni argent » disait la légende on sait ce qu'il advint... Car dans un éxès d'ego propre à l'homme « ce libérateur » finira par confisquer cette libération. L'histoire de l'Afrique est émaillé d'exemple de ce genre .nous avons une diversité ethnique et religieuse, un avenir qui nous regarde avec envie, la peau endurci par un sol aride asséché par le sang de près de 30 ans de conflits, et ce jour où le peuple se soulèvera, oh oui c'est sur le Tchad tremblera. Le jour de cette réconciliation avec notre fierté, le jour de ce mariage béni avec la liberté l'histoire sera notre plus beau témoin..

Mon rêve ne mentionnait pas la désespérante, fantomatique et affligeante « opposition ». Mon rêve ne cautionnait ni UDR ni RDR, ni FAR, ni ABC ou autre somme de lettre sans âme ni conviction (celle qui brave le fatalisme pour soulever un peuple contre l'oppression) sans âme donc, mais aussi sans foie
ni loi. Ces leaders « politique de village », sans charisme, sans ténacité, sans talent.  « Sin cojonès » aussi, seule qualité que je reconnaîtrai à Idris « Dada » Deby. Ces leaders je les blâmerai pas,  car ils sont victimes d'un ennemi invisible, et irrévocable, le temps.

Mon rêve ne mentionnait pas non plus les défections au sein du régime Deby. Des Nouri, « Erdimi's brother » et tous les autres qui s'en sont mis plein les poches hier, (avant-hier aussi pour certains) et nous font croire rédemption aujourd'hui. Mais oui nous le savions que le Tchad était gouverné par un « Parrain », dont vous étiez les valets et pour le quelle vous avez contribuer à façonner les murs de cet édifice devenu forteresse d'égoïsme. A ces nouveaux repentis je rajouterai juste que l'on n'expie pas ces fautes avec des promesses le peuple attendra donc de constater les acte. Paradoxalement je salut toute volonté qui aspire au changement, je salue toute entreprise qui aboutira à la fin du calvaire de note peuple.
Même si mon coeur en ignorant raison avalisera seulement à soutenir les initiatives démocratique, le combat du peuple.

REVOLUTION PACIFIQUE,  des actions concrètes,  des marches, des manifestations sur place publique, des grèves..!!! Tout cela finira bien par soulevé l'opinion internationale qui entendra enfin le cri d'un peuple. Une révolte concertée sera la fierté du peuple (et non en demandant l'intervention
de OUMAR BONGO ancêtres de la Franc Afrique comme on a pu le constater récemment, pauvre opposition !!!!Décidément) car elle seule sera la victoire du peuple, du nord, du sud, de l'unité et non celui du tribalisme.

De quoi as t-on peur ? Qu'as t'on à perdre ? Des vies humaines ? Il n'est pas de prise de la bastille sans sacrifice, il n'est pas de fin d'apartheid sans sacrifice, il n'est pas de combat contre une quelconque forme d'oppression sans sacrifice.

Il est toujours plus facile de souffrir pour ces convictions, de plus lorsque celles-ci sont légitimes que vivre cacher à l'abri de ces ambitions

La liberté est un acquis que l'homme à travers l'histoire a maintes fois remis en question. La liberté se gagne, « s'arrache à l'oppresseur » comme le disait le reverrant king. Elle doit être le résultat d'un fait,
d'une révolte du peuple, seule cette forme de mouvement peut être l'avènement d'un changement réel. Si le tchadien moyen actuellement n'a pas le réflexe de s'opposé pacifiquement, de revendiquer ses droits de se battre pour les obtenir, la raison essentiel réside dans MPS UNIR MNRCS FROLINAT GUNT et tous ces groupes armés qui ont jalonné et terni l'histoire de notre pays...On dit souvent que les enfants reproduisent les gestes de leurs parents, le tchadien - sans différence nord sud car je parle au nom de l'unité - pour s'opposer brandira la kalachnikov !!! La démocratie un est concept qui se professe et ceux qui prétendent en être les garants (suivez mon regard.) se doivent de l'inculquer au peuple, qui à leur tour l'inculquerons à leurs enfants, puis viendra le jour « béni » où cet héritage deviendra génétique. Ce jour où le tchadien pour montrer que son pays n'est pas seulement une somme de frontière, que la volonté d'un homme + une femme + un homme + une femme peut être plus forte que celle d'un chef de guerre.

Beadoum. NJ

 mayokebi@msn.com
Etudiant master AGE PARIS 12


20/05/2006
IDI ne mérite d’être soutenu sous aucun prétexte!

Tout d’abord, prenons pour acquis que tout ce que je vais vous dire ici est du domaine du déjà dit, du déjà vu à travers différentes interventions. Cependant, au risque de me répéter, je ne puis résister au désir d’exprimer mon opinion face à la tragédie qui affecte notre pays. A cet effet, cette contribution consistera à répondre, par des éléments de preuves, pourquoi le Président Deby doit partir.

En effet, la fuite en avant du général Idriss Deby, après 16 ans de règne calamiteux, est tout simplement inconcevable et n’augure rien de bon. Ne dit-on pas qu’on « peut tromper tout le monde quelques temps, on peut tromper quelques uns tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps! ». Pas surtout avec le manque de subtilité qui caractérise le comportement de l’autocrate invétéré dont on veut nous faire croire pitoyablement qu’il est le seul recours pour assurer la paix, la sécurité et la stabilité du pays. On ne saurait cacher le soleil avec une main. Le ridicule dans tout ça est que même les «candidats-faire-valoir» pour soutenir la cause de Deby se font de plus en plus rares. C’est dire combien ces hommes politiques sont fatigués d’être « utilisés, un a un, durant 15 ans », comme l’affirme son auteur, Idriss Deby.

          IDI, tenez-vous bien, s’exprimait en ces termes lors de l’ouverture de la campagne électorale : « Quinze ans durant, je me suis battu corps et âme pour le développement économique du Tchad. J’ai eu à cœur de hisser notre pays parmi les Nations les plus respectées du Monde… La santé, l’éducation et l’eau potable dans les centres urbains et ruraux ont été au centre de mes priorités. Les résultats sont là, tangibles, visibles ; ». Ceci est tout simplement une plaisanterie burlesque que même les affamés du MPS auraient du mal à digérer. C’est à se demander si cet homme jouit pleinement de toutes ses facultés mentales.

          En tout cas, il ne manque pas de culot ! Comment peut-il oser, fut-il, si sûr de la mauvaise moralité et de l’étroitesse d’esprit de ses concitoyens, se moquer royalement de ses victimes au point d’en abuser à outrance leurs errements. Avouons qu’il a réussi son coup : celui de bafouer les valeurs morales et la dignité tchadienne.

Cependant, si le chef de file de la politique du « Ni or ni argent » a survécu durant 16 ans par tous les moyens et continue de s’accrocher au pouvoir par les mêmes méthodes, sa myopie politique qui l’empêche de voir clair l’avenir ne lui rend malheureusement pas service. Il est tout sauf prévoyant en long terme. N’est-il pas chimérique d’espérer s’éterniser à la tête d’une nation (s’il vous plait souveraine) par l’usage de la dépendance, la ruse, la force brutale, la malhonnêteté intellectuelle, la corruption et que sais-je ? Sait-il seulement qu’il est en fin de cycle politique ? Est-il conscient qu’en s’évertuant à proroger son séjour à la tête de l’État, il ne fait qu’aggraver, sinon hypothéquer la sérénité de ses vieux jours et celle de sa famille ? Celle-ci fait-elle partie intégrante de son agenda des calculs machiavéliques. Je doute fort, car un homme responsable qui pense à la dignité et à la sécurité de sa famille pour ne pas dire de sa communauté, encore moins de son peuple, fut-il, IDI, chef d’État du pays le plus corrompu au monde, aurait eu une vision beaucoup plus clairvoyante de la situation qui l’entoure et opterait pour une sortie salutaire. Car, quoi de plus ignoble que de s’octroyer tous les plaisirs du monde au prix d’une injustice criarde et d’un égoïsme insolent envers ses concitoyens. Pourtant, ce pouvoir qui ne tient que sur une corde et qui s’amincit chaque jour davantage est loin d’être éternel. Et qu’adviendra-t-il ensuite de son sort ? A-t-il seulement pensé à cette suite tragique que la nature réserve aux dictateurs de son espèce, traqués comme des opprobres jusqu’au dernier souffle après leur chute? Certainement pas !

Aujourd’hui, être collaborateur du président Deby est un véritable calvaire pour un être animé ne serait-ce que d’un brin de dignité. L’amère hilarité et surtout la nocivité dans ce phénomène Deby, est qu’il a réussi à dénaturer les mentalités tchadiennes à telle enseigne que le plus instruit du citoyen a du mal à discerner le bien du mal et de dissocier la chose publique de la propriété de Deby. Ce dernier confisque des contribuables leur dû et ne leur cède qu’en échange d’une allégeance à sa mythomanie et à son système prédateur. Le pire est que rare sont ceux qui se rendent compte que contester l’injustice est un devoir sacré pendant que la réclamation de ses droits constitue une légitimité inaliénable. Ne dit-on pas que «quand tu manges le pain d'autrui, tu parles en son nom» ?

Le système Deby, contrairement au caractère ethnique que l’on veut lui coller, est plutôt composé d’individus véreux issus de toutes les couches sociales. Ces «intellectuels théoriciens» qui ne représentent que leur personne pour la plupart, ont opté curieusement pour l’apologie et la promotion des théories mafiosiques au service de M. Deby au détriment de leur noble mission consistant à contribuer à la promotion du progrès scientifique, économique et social. D’ailleurs, comment peut-il en être autrement si le président de la République, cette référence morale du peuple, se comporte lui-même en véritable valet au service d’une puissance étrangère plutôt qu’un chef d’État digne et responsable ? Ainsi, il ne pense avoir des comptes à rendre qu’uniquement à Chirac et à sa Françafrique.

Quelques mois après l’explosion de la base clanique, le président ne cesse d’amuser ses cobayes (son public) avec des semi vérités du genre : « que me veulent les généraux illettrés tels que les Sebi Aguid, Issakha Diar et consorts auxquels j’ai tout donné ». Eh bien l’erreur était celle qui consistait à tout donner à un groupe de personnes en puisant dans les caisses publiques, en échange de leur fidélité. Quant à l’incompréhension du président face à la défection des siens, l’explication est tout aussi simple : même ces privilégiés, à qui M. le président reconnaît avoir tout concédé, se sont rendus compte, à juste raison d’ailleurs, qu’il est en fin de cycle tout court. Ils ont compris qu’avec lui, il n’y a point de salut.

Et comme si toute cette fourberie nauséabonde ne suffisait pas à elle seule, IDI ne voit curieusement que les défauts des autres. Il traite les rebelles tchadiens des mercenaires à la solde du régime soudanais d’Albéchir. Soit ! Et lui qu’est-ce qu’il pense qu’il est en réalité sinon qu’une pure marionnette de la Françafrique, chargée de piller les ressources de l’État au profit de cette mafia.

           En tout état de cause, IDI doit aujourd’hui partir pour avoir tout échoué, tout détruit et tout hypothéqué contrairement à ce qu’il clame haut et fort. Il doit partir pour avoir endeuillé les familles tchadiennes et contribuer expressément à l’effritement de leur cohésion sociale. Il doit partir pour avoir anéanti sciemment le système éducatif. Il doit partir pour avoir empiré le système sanitaire. Il doit partir pour avoir bradé les ressources de l’État. Il doit partir pour avoir privé les citoyens de leurs droits les plus élémentaires pendant 16 ans au profit d’une bande mafieuse et des puissances étrangères. Il doit partir parce qu’il est un président illégitimement imposé par la Françafrique de Chirac auquel on ne sait quel secret d’Omerta le lie. Il doit partir parce que s’il n’a pas pu changer durant 16 ans, il ne le pourra certainement pas pour le restant de sa vie. Bref, il doit partir parce qu’il a trahi son peuple et franchi la limite de l’intolérable et du réparable. Comme dit un proverbe chinois : «l’eau répandue ne se recueille pas».

Le changement que les Tchadiens appellent de leurs vœux ne saurait s’obtenir avec Idriss Deby à la tête de l’État pour les raisons évoquées plus haut. Par voie de conséquence, la liberté, comme disait Martin Luther King, «ne s’accorde pas. Elle s’arrache à l’oppresseur». Il ne saurait être effectué non plus par cette politique subjective et exclusive qui caractérise certaines forces dites du changement. Il faut se mettre à l’évidence qu’on ne peut jamais vaincre l’injustice par l’injustice, la malhonnêteté par le même moyen et j’en passe. Ce changement requiert le concours de tous les Tchadiens épris de paix et de justice. Et je suis convaincu que nous adhérons tous au moins au premier. Je suis convaincu également que nous ne voulons pas continuer à mourir, sinon à perdre les nôtres dans des guerres futiles et interminables car, comme disait Ghandi à juste titre : « celui qui connaît la mort a plus de responsabilité devant la vie ». C’est qui est malheureusement loin d’être le cas du président Deby.

           Il n’y a donc pas lieu de se laisser influencer par la campagne qui consiste à dire qu’après Deby c’est le déluge. On n’a pas besoin de craindre ce dernier puisque honnêtement parlant, on le vit déjà. Je ne crois pas que le successeur de Deby peut être pire que lui quelque soit sa médiocrité et sa mauvaise foi. Cela ne signifie pas qu’il faut choisir un leader au hasard, l’important est de trouver l’homme de consensus qui puisse colmater les brèches pour sauver le pays une fois que M. Deby sera mis hors d’état de nuire.

Les éléments de l’armée régulière qui se trouvent confrontés au dilemme actuel peuvent aussi choisir. Puisque l’objectif ultime poursuivi par tous les résistants est d’opérer un changement, pourquoi donc ne pas chercher à renverser Deby pour mettre fin à cette guerre insensée. Car, après l’éviction de Deby du pouvoir, l’armée, au lieu de s’embarquer dans une tragédie sans fin aux côtés de M. Deby, elle aura beaucoup plus à gagner en se consacrant à sa mission traditionnelle de garante de la sécurité, la paix et la stabilité, conditions sine qua none à l’édification d’une véritable nation digne et prospère.

En résumé, loin de représenter les Zaghawa qu’on a tendance à mettre dans le même sac, le système Deby est une imposition extérieure qui doit être combattue par tous les Tchadiens, les Zaghawa en premiers, non pas forcement pour leurs propres intérêts, mais pour l’amour de leur peuple. L’heure n’est donc pas aux règlements des comptes, mais à l’urgence du débarras de ce système prédateur, d’abord. Ensuite, viendra le moment de décider de la destinée du pays autour de l’homme de consensus. Pour ce faire, tout processus de changement doit être soutenu, fut-il venant des Zaghawa qui ont d’ailleurs tout intérêt à contribuer en ce sens. C’est à ce prix que nous épargnerons notre peuple des mercenaires imposés de l’extérieur tout comme Deby d’ailleurs. C’est à ce prix également que l’intelligentsia tchadienne se libérera des griffes du dictateur en vue de s’atteler à sa noble mission d’éclaireur et d’éducateur de la Nation. C’est à ce prix aussi que les militaires reconnaîtront la paix et éviteront, par le fait même, de risquer leurs vies pour une cause qui ne vaut pas le coup. C’est à ce prix enfin que le citoyen tout court pourra aspirer légitimement à ses droits d’être sécurisé, éduqué, soigné et logé.

Hissein Haggar

09/05/2006
Peut-on se taire s’agissant de ce qui se passe au Tchad ?

Depuis son indépendance, le Tchad n’a fait qu’assister à la ronde des putschistes  qui ont contribué à sa destruction. En 1990,date à laquelle le vent de la démocratie a soufflé sur le continent africain, a marqué la fin du régime du dictateur Hisseine Habré .Son ancien compagnon de guerre et ancien chef d’Etat-major  Idriss  Déby  Itno, lui ,est arrivé à la tête du Tchad, toujours par un coup de force en donnant espoir au peuple et en lui disant : « je ne vous apporte ni or ni argent mais la liberté ».Mais en 16 ans de règne , le Président est entrain de nous présenter un autre visage de sa politique. Tous les régimes qui se sont succédés à la tête du pays ont-ils contribué à son développement ?  Ou va alors le Tchad ?

Evoquons d’abord rapidement la situation de notre pays. Les écoles sont peu nombreuses et surchargées ; les enseignants, cumulant des arriérés de salaire n’ont guère l’amour de dispenser les cours comme il se doit ; il y a aussi le manque d’enseignants qualifiés  pour nous soutenir dans nos études. Tout ceci ne nous permet pas de faire de bonnes études que nous souhaiterions et nous nous plaignons avec raison de la baisse de niveau. Après tant d’années d’études, dénués d’initiative, les  jeunes se trouvent confrontés au problème de chômage. Certains y font face avec beaucoup de courage et beaucoup se  laissent  à la boisson, à la  délinquance.  Les petits qui sont  à l’école sont inquiets et se demandent alors :quel serait notre avenir ? Les centres de santé sont peu nombreux et éloignés de la population.

Si nous sommes malades et nous voulons nous soigner ;  arrivés dans ces centres de santé, nous  sommes souvent déçus :  soit,  il n’y a pas de médicaments soit, il n’y a pas d’infirmiers. Les caisses publiques qui doivent servir  le paiement des fonctionnaires sont pillées au profit d’un petit groupe.   Et ceux qui doivent faire rentrer des recettes dans les caisses sont souvent déçus ;ils finissent par remplir leurs poches pour nourrir leur famille. Etant un pays producteur du pétrole, le Tchad est incapable d’alimenter sa population en électricité. Plusieurs quartiers de la capitale sont plongés dans le noir, raison pour laquelle on dit aujourd’hui que N’djamena est  une capitale exceptionnelle.

Le respect  que l’on doit avoir à l’égard de chaque citoyen, le respect de sa personne et de ses biens tend à disparaître. La   modification  de la constitution  permettant  à  Idriss Deby Itno    de prolonger à vie son mandat et  le  refus du dialogue  avec les  opposants  politico-militaires  et la  société civile constituent-ils les vrais problèmes actuels du Tchad ? Depuis l’année dernière, nous avons constaté quelques défections  au sein de la garde présidentielle composée essentiellement des  éléments de l’ethnie du Président Deby. Ces derniers qui ont passé environ 15ans à coté de leur chef, ont décidé de prendre les armes pour le faire partir.

Les membres de la famille présidentielle se trouvent en amont et en aval de la gestion du pétrole. C’est tout cela qui nous décourage et tant d’autres encore. On nous parle de développement et de la lutte contre la pauvreté mais souvent c’est le contraire qui arrive.  C’est ce qui pousse beaucoup de gens à dire que notre pays est malade, nous ne nous en sortiront jamais ; notre pays est perdu.

Au vu des maux qui sont restés sans solution et qui continuent à freiner le développement du Tchad, au vu du régime de Deby  basé essentiellement sur la terreur mise en place   à la fois par une police politique et des milices claniques, au vu de la violation des droits de l’homme ; bref face aux  crimes sanguinaires et financiers de ce régime, que pourrions-nous faire ?

Si le « chantre » de la démocratie n’a rien fait en 15 ans, pourra-t-il changer l’image du Tchad dans les années à venir ? Le Président Deby Itno n’a aucune notion de développement de son pays. Certes nous pouvons attendre tout du gouvernement comme se fait dans la plupart des pays africains, mais nous avons le droit d’exiger de lui pour qu’il fasse respecter le DROIT, la JUSTICE, la SECURITE et la LIBERTE.  N’oublions pas que nous avons aussi le devoir d’agir en tant que citoyens dans les associations de la société et les PARTIS POLITIQUES. Depuis sa prise au pouvoir en 1990, Deby a-t-il changé ?  IL n’a nullement pas l’intention de partager le pouvoir ni le gâteau pétrolier.  La  France a mis en place un régime  qui a ruiné considérablement la population tchadienne et qui laisse se dégrader l’éducation et la santé. Que veut exactement la France au Tchad ? Deby a toujours ménagé les intérêts de la France, raison pour laquelle elle cherche à tout prix le maintenir au pouvoir. Tous  les régimes qui se sont succédés à la tête de ce vaste territoire et qui ont refusé de protéger les intérêts de la France ont été déstabilisés. Au lieu d’aider les tchadiens à sortir de l’ornière, la France préfère armer et former les seigneurs de guerre qui retourneront leurs armes contre la population. N’eût été les forces armées françaises, le régime de Deby serait déstabilisé par les rebelles  du FUC( Front Uni pour le Changement ) lors des offensives lancées sur N’djamena par les rebelles le 13 Avril 2006. Les accords signés entre la France et le Tchad ne doivent s’appliquer qu’en cas d’agressions  extérieures. Les autorités françaises  prétendent que leur mission au Tchad ne se limite qu’au renseignement. Mais renseignement pour qui ?  Et pourtant ces forces militaires françaises n’ont pas hésité d’effectuer des « tires de semonce » pour empêcher une colonne des rebelles qui se dirigeait vers N’djamena.

Aussi la France s’apprête elle déjà à valider son élection. La  France doit laisser le soigne aux tchadiens eux-même de résoudre leurs problèmes. Le Président Deby, lui-même, est un soldat de formation ,mais il est incapable de former une armée digne de ce nom pour assurer la sécurité des biens  et  des personnes. Le Tchad aura-t-il un autre avenir avec, à sa tête, Idriss Deby Itno et ses proches ?  Le régime de Deby est un régime sanguinaire, dictatorial qui veut se donner un visage démocratique.

Jeunes, absence totale de réaction vaut-elle une complicité ? Ne pourrions nous  pas descendre dans  les rues pour dire non à la politique française, dénoncer les crimes sanguinaires et financiers de ce régime ou demander son départ ?

Si nous voulons changer notre pays, changeons  d’abord nous-mêmes. Nous  ne devons pas mettre notre langue dans la poche. Mais nous devons contribuer au débat public et à la construction d’une société démocratique et ouverte. Par les mouvements et les sentiments qui nous animent, soyons capables de faire comprendre à la communauté internationale ce qui est le fond de notre cœur, de notre âme, de notre esprit. Notre pays s’est donné comme devise : « Unité- Travail –Progrès » .Qu’elle ne soit pas un simple slogan mais qu’elle se traduise dans la réalité.   Alors nous devons tous nous mettre au travail  pour bâtir notre pays et notre vie, car tout progrès commence avec la mobilisation individuelle et collective. Donc chaque tchadien doit agir la oû il se trouve. « Qui vit doit lutter pour sa liberté ? »

Voici quelques questions que je demanderais à chacun de répondre :
- OÙ VA LE TCHAD ?
- Peut-on se taire s’agissant de ce qui se passe au Tchad ?
- Quand attendons-nous pour réagir ?
- Existe-il des moments de vérité pour le peuple tchadien ?
- Le Président Deby pourra-t-il changer  ce vaste pays deux fois plus grand que la - France ?
- Pourrions nous accepter l’accaparement du  pouvoir par les seigneurs de guerre ?
- Pourquoi les mots LIBERTE ET EGALITE ne doivent-ils pas être valables pour tous ?
- Peut-on parler d’une démocratie ou  d’une «  débycratie » au Tchad ?

Yezo THIERY


09/05/2006
A toute la jeunesse Tchadienne

S’il y a un peuple qui est fier de sa patrie, c’est bien le peuple tchadien. Cette affirmation, je l’ai faite avec raison et pour avoir côtoyé plusieurs autres nationalités lors de mes longs séjours dans plusieurs pays sur trois continents différents (Afrique, Amérique et Europe).La différence entre mes compatriotes de la diaspora et les autres, c’est qu’ils sont fiers d’affirmer haut et fort leur attachement à leur pays malgré son lourd émaillé de guerres civiles, de famine, d’épidémies, de malversation financière dont font preuve les dirigeants, etc. Ils racontent avec passion et beaucoup de regret leur moment passé. Certains se souviennent de leurs soirées endiablées dans les bars de Moursal. D’autres, les flirteurs, vous relatent leur avec détails leur donjuanisme et leur succès auprès des filles dans les écoles et collèges tels le  lycée Félix Éboué, le lycée Technique commercial. C’était le bon vieux temps quoi! Tout ceci pour dire que malgré la précarité qu’a connue la jeunesse Tchadienne et qu’elle continue à traverser, elle n’arrête pas de jeter de fleurs à son pays et ne permet à personne de lancer de discrédit sur lui. Corrigez- moi si je me trompe.

Par contre aujourd’hui les réalités ne sont plus pareilles. Le vent d’inquiétude commence à gagner les esprits devant  la crise qui mine le pays.   La planète entière vit un nouvel ordre mondial et ce n’est plus le temps de faire l’éloge de ses gloires  passées. L’heure de la mondialisation a réellement sonné et presque tous les pays du monde ont déjà pris le bateau. Le Tchad vit encore à la période des guerres, des rancoeurs ethnique et religieuse, des règlements de compte nous ramenant ainsi à des centaines de siècles en arrière. Je lance un appel solennel à toute la jeunesse tchadienne, toute confession confondue, du nord comme du sud, de la diaspora comme celle du pays, à se donner la main. Tous nos responsables politiques ont semé dans nos esprits la haine, le clivage ethnique pour arriver à leur fin et en bout ligne ils ne nous légués comme héritage rien que le langage belliqueux, revanchard, l’esprit de déchirure. Les uns après les autres n’ont rien à nous prouver. Je mets au défi quiconque prêt à me démontrer  ne reste qu’une œuvre tendant alléger la misère des pauvres populations. Le pétrole? Un vrai rêve en couleurs et un lot de problèmes. Aujourd’hui les fonctionnaires accusent plusieurs arriérés de salaires, l’inflation gagne du terrain, les rebellions se multiplient, le système éducatif de piètre qualité, même la capitale vit dans l’obscurité totale et sans eau potable et sans oublier l’ingérence de plus en plus flagrante des « Astis » de français dans nos affaires internes voulant protéger leurs investissements dans le projet pétrolier. Avant les pétrodollars, la vie était bien meilleure et on se souvient même de certains qui versaient le demi- salaire permettant au moins à nos parents de financer leur ménage. Comme si tout cela ne suffisait pas, les pauvres populations sans histoire accablées par la galère quotidienne qui ne demandent pas rien que la paix, viennent de payer massivement  de  leurs vies lors du dernier coup d’État RATé devant l’indifférence quasi-totale de l’opinion internationale et des autorités tchadiennes. Ces dernières se targuant à se féliciter de leur prouesse et de la défaite infligée à leur ennemi .Où va notre pays enfin?  Il est temps que les jeunes arrêtent d’être spectateurs de cette dérive que vit notre cher Tchad, le messie, c’est vous et moi. Loin de moi l’intention d’appeler à une quelconque révolution ou une énième rébellion. La violence pour moi, est le premier refuge des incapables. Juste une prise de conscience collective de la réalité (par de dénonciations et de senbilisation) est un pas non négligeable vers un Tchad meilleur  car comme disait une sagesse « les ennemis de ce monde ne sont pas ceux qui lui font du mal mais plutôt ceux là qui le regardent sans agir » Remplacez juste le monde par le Tchad pour donner une corrélation à la pensée. Chers (ères) compatriotes, finissons avec les querelles entre Ibrahim et Abraham et avec une bonne dose de tolérance, nous triompherons. C’est notre temps !

Merci de recommander cet article à d’autres frères et sœurs.

Signé, Sew de Séwé


01/05/2006
Lettre ouverte aux Tchadiens et Tchadiennes

Salut mes chers compatriotes ! Je viens par la présente lettre pour vous informer de ce qui suit :
Notre cher pays, le Tchad, a été le théâtre de différents désordres depuis son accession à l’indépendance et, malheureusement, il continue à souffrir de ces séquelles.

Chers frères et sœurs, comme vous le savez, on ne pouvait rien faire de mieux dans notre pays sans la solidarité, l’unité nationale et le respect d’autrui.
Depuis la libération de la bande d’Aouzou qui fut annexée par la Libye (la dite libération a fait du Tchad un pays reconnu et incontesté de par le monde), depuis lors on ne s’est jamais battu pour une cause nationale.

Je ne dis pas que le Président de la République est le seul responsable de la situation que vit notre pays aujourd’hui, mais il est le premier responsable des maux dont souffre présentement le Tchad.

Etre au pouvoir pendant plus de quinze ans, n’est ni quinze mois ni quinze jours. Pendant ce temps, à ma connaissance, rien n’ait été fait pour bâtir le présent et le futur de  notre pays, si ce n’est l’activité pétrolière à laquelle il (Président Deby) a travaillé durement pour son intérêt personnel avant toute chose, on ne peut pas être satisfait du bilan global de sa gestion.

Les domaines les plus importants pour la gestion économique de notre pays sont comme vous savez: les infrastructures routières, l’agriculture, la santé, l’éducation, le développement rural etc. Le Président Deby a profité de la naïveté des Tchadiens que nous sommes pour nous diviser et nous inciter à la haine mutuelle, au lieu de s’atteler à la tache et prendre les mesures opportunes pour développer le pays.

Par ailleurs, les « politico-militaires » (membres de l’opposition au régime et rebelles) ne sont pas aussi crédibles comme ils se disent, car, dans la réalité, chaque groupe est entouré et soutenu par les siens c’est à dire leur propre ethnie. Est-il possible de gouverner un pays aussi grand comme le Tchad avec une ou deux ethnies qui ne sont pas représentatives de toutes les autres? Je ne pense pas. Si d’aventure le Président Deby s’hasardait à aller dans ce sens, il se tromperait largement ainsi que tous ceux qui l’entourent et le soutiennent. Il en serait de même du coté de l’opposition (politico militaire).

Je pense que la plupart d’entre vous se souviennent que lors de l’arrivée du MPS en 1990, il y eut pas mal de désordres qui ont été perpétré impunément dans la capitale même. Il en ait résulté des tueries, des confiscations de biens d’autrui, des vols à main armée, etc. Ceux  la s’expliquent par la manière dont le dit mouvement est arrivé au pouvoir et l’ignorance qui incarne le peuple Tchadien.

Rappelons nous que tuer une vie que Dieu nous a donné et rendu sacrée est un péché capital dans toutes nos croyances. Pour qu’il ait la paix dans notre pays il faut que chacun d’entre nous apporte sa contribution avec un gage de bonne volonté pour solutionner nos problèmes quotidiens.

Pour en finir, je demande à tous les citoyens Tchadiens en général et en particulier aux autorités civiles et militaires qui ont connu les différents régimes antérieurs de revenir à la raison pour qu’une coexistence pacifique s’installe et que la paix revienne dans notre pays que nous aimons tous.

J’en appelle également à la nouvelle génération pour qu’une prise de conscience l’incite à œuvrer dans l’intérêt de tous et croire ainsi en son futur.

Que Dieu nous aide à conforter la justice et la fraternité dans notre pays et que le partage de pouvoir se fasse dans l’intérêt de tous.

Dans l’espoir d’une vie meilleure à laquelle nous aspirons tous, je vous adresse mes salutations les plus cordiales et les plus chaleureuses à chacun d’entre vous.

Hosky Youssouf Taguibo
Depuis la France.


23/04/2006
A qui la faute

Chers frères et sœurs, Aujourd’hui encore notre pays est dans une mauvaise posture, pris en tenailles entre l’armée de DEBY et les mouvements rebelles et c’est vraiment déplorable.
Le TCHAD depuis son indépendance n’a fait que sombrer. Les dirigeants qui se sont succédé ont tous continués dans la même lancée qui est celle de la destruction.

Mais qu’est ce qui ne va pas ? la question que tout tchadien doit se poser est celle de savoir est ce le départ de DEBY est la solution à notre problème ? Pour moi non, en tout cas pas de cette façon. A l’instar des événements qui viennent de se dérouler, je crois que les tchadiens n’ont pas encore compris que le fait de changer un as de pique par un as de cœur ce n’est pas vraiment un changement. Ce que tout le monde doit savoir, c’est que le changement qui ne vient pas du peuple lui-même ne sera jamais le bon pour lui.

Pourquoi toujours attendre qu’un groupe de militaire mettent notre pays à feu et à sang pour prendre le pouvoir et faire la même chose que le précédent régime. Pourquoi les tchadiens eux-mêmes ne se lèvent pas et marchent, tous comme un seul homme, unis par l’amour de leur pays et aller à la présidence et exiger la démission du chef de l’Etat et de son gouvernement. Il ne pourra jamais tous nous tuer. Pourquoi nous ne prenons pas notre destin en main ? Pourquoi toujours attendre que quelqu’un le fasse à notre place?
Regardons un peu au tour de nous, ça n’arrive pas qu’aux autres le changement. Pourquoi ne dépassons nous pas les clivages ethniques, l’égoïsme. Prenons l’exemple du Mali, de l’Ukraine, etc. Une chose est sûre, si nous ne pouvons pas nous libérer nous même, c’est qu’on n’est pas prêt pour être libre ou que nous méritons ce qui nous arrive. Un homme avait dit un jour que tout peuple qui subit une dictature le mérite.

Mes frères et sœurs, notre grand problème ce n’est pas DEBY, c’est nous même, nos clivages ethniques, notre opportunisme et notre passivité et je doute fort que les solutions à ces problèmes soient entre les mains des gars du FUC, du RDL, du SCUD, du MDJT ou même des parties politiques. La solution est entre nos mains, en chacun de nous et si nous ne pouvons rien faire alors là, ni personne, DIEU même ne pourra rien pour nous.
J’espère seulement qu’un jour le peuple tchadien comprendra et arrive à prendre lui même ses initiatives. Pour l’instant prions tous pour notre pays, nos familles, nos amis et nos morts. Que DIEU nous aide.

MAHAMAT KARAMBAL AHMAT
karambal@hotmail.com


23/04/2006
La démocratie et l’alternative politique au Tchad

Avant tout, la démocratie est par définition: "un système de gouvernement dont l'autorité suprême appartient au peuple".
Toute personne libre et démocrate doit s'accorder à légitimer cette définition qui est l'essence même d'une république dotée des institutions libres et indépendantes qui s'interconnectent via des règles bien définies par la constitution.

A cet effet, la constitution tchadienne dans une lecture tout à fait objective traduit avec clarté cet état de fait. Mais dans la pratique, les hommes politiques donnent une lecture complètement alambiquée qui vide la démocratie de sa substance. Au Tchad, la constitution n'est pas respectée et la démocratie aux abonnés absents. Cette légèreté dans le respect de la constitution, et le visage obsolète que notre jeune démocratie dégage sont, sans nul doute à la base de la déconfiture actuelle que connaît notre pays. Le président dans sa quête d'éternité présidentielle, et son iniquité dans sa façon d'utiliser les ressources humaines du pays, crée des frustrations chez certaines personnes tentées par le partage du gâteau et qui se voient refuser la moindre bouchée, résultat la route du maquis.

Dans ces décisions souvent d'ambitions personnelles, édulcorées ensuite par des intentions nationales ou nationalistes des changements inspirés par le peuple, ces personnes pensent arriver à résoudre les problèmes du Tchad. Ces derniers sont beaucoup plus profonds et ne se résolvent pas uniquement par les armes.
Depuis son accession à l'indépendance, le Tchad a connu une prolifération des mouvements politico-militaires avec le résultat que l'on calamités tous (je vous passe les détails). Les vrais changements doivent venir, même si je fais preuve de naïveté du président actuel qui en quinze ans de pouvoir n'a rien fait pour le Tchad. Il doit impulser une vrai alternative de changement en mettant de côté son ambition personnelle et de penser pour une fois à l'avenir du Tchad et de sa jeunesse. Pour ce faire il doit organiser un vrai dialogue autour du débat national en impliquant tous les tchadiens, surtout la jeunesse et pas seulement les vieux briscards de la politique tchadienne, qui ont été de toutes les calamités de notre pays. La jeunesse a son mot à dire et je crois en sa perspicacité à jouer un rôle prépondérant pour une alternative politique. Telle est à mon avis l'une des issues qui peut s'avérer prometteuse pour le devenir tchadien.

Je ne suis pas favorable au changement par les armes car il induit inéluctablement un cortège de drames et laisse des traces indélébiles surtout dans la population civile, comme ça été le cas dernièrement.

TAHIROU Hisseine Dagga


10/04/2006
La voie de la paix

 Sans aucun doute, la plus grande, la plus importante et en même temps, la plus délicate de toutes les questions est celle des relations futures, politiques et commerciales, entre les guerres autonomes et la rébellion. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de démontrer les avantages d’une plus étroite union. Aussi forts que soient les liens sentimentaux et aussi impossibles qu’il soit d’établir des relations sans l’existence de ces liens sentimentaux, nous sommes d’accord pour penser qu’il serait bon d’en tirer profit et de resserrer encore les relations qui nous unissent. Ici, en tout cas, l’idée de guerre est dans l’air. Il vous appartient de dire et de considérer si nous pouvons donner une application pratique à ce principe. Il se peut que les temps ne soient pas encore mûrs pour quelque chose de définitif dans ce domaine. Il est bien vrai que notre propre constitution et vos constitutions se sont très lentement élaborées et adaptées et qu’elles sont d’autant plus solides qu’elles ont été renforcées graduellement, et il en est peut-être de même de la Fédération Impériale. S’il faut le faire, ce ne sera qu’après un certain laps de temps, et seulement par étapes successives.

Et certainement, une des étapes à laquelle nous attachons tous une grande importance est le regroupement pour la paix. Nous nous réjouissons ici que le Tchad ait déjà montré la voie, avec des résultats qui, chacun a pu le voir, ont renforcé considérablement sa puissance et sa prospérité. Nous observons, avec le plus haut intérêt, les développements qui prennent place en ce moment au tchad. Nous savons qu’en Afrique, la même idée s’est développée très fortement dans le passé et reparaîtra sans doute à nouveau. En présence de tous ces faits, ce n’est pas à nous à donner des conseils ; ce n’est pas à nous à vous contraindre d’accepter, sous quelque forme que ce soit, notre intervention ou notre assistance. S’il nous était possible de vous aider à réaliser vos propres désirs, je n’ai pas besoin de vous dire que nous sommes entièrement à votre service. […] Mais en ce qui concerne la question plus générale d’une Fédération Impériale, elle dépend entièrement des sentiments qui existent entre les tchadiens elles-mêmes. Il s’agit de savoir si, jusqu’à présent, il existe une telle aspiration populaire vers une union plus étroite, qui justifierait l’élaboration de propositions pratiques qui lui donneraient corps.

Je pense qu’il y a une réelle nécessité à améliorer les formes des négociations entre les opposants et le gouvernement. […] et qu’il serait possible de créer une grande table de négociation auquel les tchadiens pourraient envoyer des plénipotentiaires, et non de simples délégués qui seraient incapables de parler en leur nom, sans en référer à leurs gouvernements respectifs, mais des gens qui, par leur situation du Tchad, par leur caractère représentatif et par leurs contacts étroits avec le milieu du peuples, seraient capables, sur tous les sujets qui leur seraient soumis, de donner un avis vraiment positif et valable. Si un tel conseil était créé, il revêtirait aussitôt une importance immense, et il est parfaitement évident qu’il pourrait encore s’élargir. Il pourrait lentement se muer en l’unité nationale, ce conseil que nous devons considérer comme notre ultime idéal.

Et à un conseil de ce type serait confiée, en première instance, la discussion de tous les sujets mineurs d’intérêt commun, et l’avis serait pris et pèserait très fortement dans la balance, avant qu’aucune décision ne soit prise dans ce pays.

En relation avec ceci, il y a un point dont nous devons tous nous souvenir. Il se peut que le moment soit venu — et, sinon, je pense qu’il viendra — où ils voudront remplacer les liens lâches qui existent en ce moment par une véritable guerre,en ce cas, elles désireront leur part dans la direction du Tchad, et nous aimons à penser qu’elle leur appartient autant qu’à nous. Mais, naturellement, avec le privilège de la guerre et du mal gestion du pays viendra aussi des obligations et des responsabilités. Il y aura une forme de contribution aux dépenses communes, ceci est évident, mais il ne faut jamais le perdre de vue, même aux premières étapes de notre discussion. […]

Par Mr. Djouma Abdelkerim
Depuis l'Afrique de l'ouest


27/01/2006
Oui au droit à l’ingérence.  

À la fin du dix- neuvième siècle, quand  Jules Verne publia pour la première fois  «Cinq semaines en ballon », il ne se doutait pas que son œuvre allait connaître un succès immense et instantané.
À une époque où la terre africaine était partiellement méconnue des occidentaux, cet éminent homme de Lettres d’une rare intelligence imagina tout un stratagème de personnages et de situations aussi loufoques et drôles les uns que les autres pour faire découvrir aux siens le mystérieux continent noir dans tous ses angles à partir de l’aérostat  «Le Victoria », une sorte de montgolfière suspendue en haut dans les airs.
À l’intérieur du «Le Victoria  » s’y trouvaient le docteur Fergusson qui est  le concepteur de l’expédition, son domestique Joe et enfin Dick Kennedy,  un ami du docteur qui accepta de les suivre après moult  hésitations.
À un moment donné, nos trois voyageurs ou aventuriers(appelez-les comme vous voulez) arrivèrent dans une forêt humide bordée de cases aux toits de chaumes où deux tribus cannibales s’affrontent sans discernement et dans une telle violence que le spectacle en valait la peine d’être regardé et commenté  par les trois européens.
N’en pouvant plus de supporter et d’endurer cette macabre scène de bataille et de cannibalisme inacceptable par toute civilisation digne de ce nom, Dick Kennedy se tourna vers son ami le docteur Fergusson et lui dit sur un ton sec et sans ménagement :


    -     « J’ai une furieuse envie d’intervenir dans le combat, en brandissant sa carabine ».
    -     « Non pas, répondit vivement le docteur ! non pas !mêlons-nous de ce qui nous regarde… ».

Curieuse attitude que celle du docteur Fergusson ! . Il aurait fallu permettre à son ami de tirer un simple coup de feu(en l’air soit-il) pour  réconcilier ou mettre en débandade des peuplades qui ne connaissent pas encore l’existence du  fusil. Mais le chef de cette expédition préfère les voir crever plutôt que de s’interposer, ce qui équivaudrait à ce qui pourrait être une non-assistance à des personnes (ignorantes ?) en danger. Et pourtant, l’expédition continue et les trois Nassaras profitent allègrement de tout ce que ce continent leur offre en pleine vue : faune, flore, végétation, or…

Rien qu’en mettant en scène des simples personnages, Jules Verne venait  d’inventer, et  peut-être sans le savoir, ce que un siècle et demie plus tard et jusqu’à nos jours, des Institutions françaises de chez lui  telles que  l’Élysée et Matignon avaient instauré et adopté comme étant leur credo sinon  leur cheval de bataille  en matière de politique étrangère dans leurs anciennes colonies. Et cela s’appelle « la non ingérence dans les affaires internes des pays ». Aujourd’hui, le cannibalisme et son corollaire de chefs de tribus barbares avait certes disparu mais les africains, qu’ils soient tchadiens, camerounais, ivoiriens ou guinéens, découvrent et se font imposer, sous le couvert d’une fausse démocratie,  une autre forme de « cannibalisme » à visage humain qui est celle de s’emparer du pouvoir, d’y demeurer éternellement tout en pratiquant la corruption, le favoritisme, le népotisme, la répression, la torture et la zizanie. Et la France , forte de sa tradition démocratique et de la solidité de ses institutions, au lieu de dénoncer cette imposture dont souffrent les populations civiles à la merci de  présidents sanguinaires, se cache derrière son droit de politique de non-ingérence et laisse faire les choses alors qu’elle possède le pouvoir, la force et l’autorité morale d’y mettre fin. Une démocratie stable, des vraies élections libres et une bonne gouvernance en Afrique francophone ne seraient qu’un gage de réussite qui ouvrirait grand la porte aux investisseurs du vieux continent. Mais malheureusement, tout le monde sait très bien que cette indifférence notoire des français à une soit disant impartialité n’est qu’une façade illusoire qui renfermerait des calculs stratégiquement politiques et économiques propres à leurs intérêts. C’est ce que Bernard Doray, dans son essai «L’inhumanitaire ou le cannibalisme guerrier à l’ère néolibérale » disait et je le cite « la multiplication des guerres, le changement de leur nature(les sociétés civiles en sont de plus en plus l’unique cible), l’effacement des frontières entre guerre militaire et guerres économiques) tout cela répond à des logiques précises, et qui n’ont tout de même rien d’un insondable mystère ».
La démocratie est une denrée très rare, on connaît ses bienfaits que lorsqu’on la vit pleinement dans toutes les libertés qu’elle procure et là où le bas blesse, c’est de voir qu’un pays comme la France en savoure pleinement  dedans sans prétendre  faire le moindre effort pour aider les autres à y parvenir.
C’est pourquoi je dis oui au droit à l’ingérence car il est temps que cette France qui nous a légué sa langue, sa justice, son code civil et une partie de sa culture puisse mettre de côté ses intérêts à long terme afin de s’impliquer de plein fouet à court terme auprès des  populations civiles pour les aider à se débarrasser de leurs bourreaux. N’est-ce pas ce que font si bien et avec succès les États-Unis auprès des ex –Républiques  soviétiques de Géorgie, d’Ukraine et j’en passe ? .

À bon internaute salut ! .

Mahamat A. Moussa Wichémi
wichemi@email.com


21/12/2005
Le désert tchadien « assoiffé » de sang ?

Depuis quelque temps, le Tchad revit ce que l’on pourrait appeler la « vieille tradition tchadienne ». Le pays vibre à nouveau au rythme de la saga de ses « noires » années. La nouvelle « danse » créée par le SCUD se danse au bruit des bottes…Des éléments de Déby et diverses tendances politico-militaires esquissent des pas sur un air de « symphonie » déjà connue…Et, l’écho de la musique que les tchadiens dans leur ensemble se préparent à «danser» n’est pas si différent de celui qui a déjà fait de nous et de nos « dirigeants », des éternels guerriers-patriotes au cœur monstrueux…
Une fois encore, le pays compte ses fils tombés pour sa « survie ». Les mêmes causes reproduisent les mêmes effets et les raisons invoquées se répètent sans une autre nouvelle connotation. Des désertions du rang de la garde républicaine (GR) ont confirmé la vainement voilée mésentente entre membres  du propre clan du Big Boss. Nous voici repartis une fois de plus dans le doute mais sûrement sur les empreintes laissées par nos  soldats toujours aguerris et décidés à opérer un changement salutaire pour la mère patrie agonisante. La case de départ se redessine comme si le Tchad était condamné à évoluer dans la perpétuelle négativité… Le sang si cher de nos compatriotes remouille pour une énième fois le sol aride du désert comme si les dieux du sable mouvant se réveillent de leur long sommeil clamant l’envie de se désaltérer de la sève de nos vaillants jeunes… le sang, le sang des tchadiens, le sang humain. Toujours à l’Est, des bruits de bottes retentissent ! Curieusement, on constate  aussi que même « l’armée nationale » est emballée par la « fiesta Scudienne » et s’est récemment vidée de ses éléments en faveur de ceux que le chef d’Etat qualifie d’aventuriers.

Chacun des tchadiens observe ces continuelles désertions d’un œil très attentionné. Et…Ces successions de défections des éléments de l’armée laissent deviner que «le pouvoir se vide petit à petit de sa substance».  Grosso-modo, Idriss déby, son pouvoir et son régime se vident de leurs énergies. Mais, que ce soit pour le simple citoyen ou pour l’homme politique, la réalité est que des hommes quittent N’djaména pour le maquis. Cahin-caha, le  visage du régime non seulement se resserre mais encore se referme. Les frères d’armes du Général l’abandonnent de façon dispersée mais paradoxalement très organisée. Tout semble indiquer que les tchadiens revivront les analogues scénari et les mêmes aventures  des années 80 et 90 (avant et pendant la chute de Hissein Habré) à moins que je ne tire hâtivement ma conclusion.  Ce qui est sûr, c’est que la bataille risque d’être dure et peut-être même rude. Lets us wait and see !

Pendant ce temps, Pala est secoué dans le silence.  Des élèves aux côtés de leurs enseignants tombent sous des balles des personnes payées (quand bien même formées c’est peu sûr) pour protéger le citoyen tchadien. Les familles des victimes comme  les  survivants vivent le grand cauchemar de l’injustice au vu et au su des prétendus garants de la sécurité des tchadiens. Comme à l’accoutumée, personne ne se soucie de ces pauvres gens à la quête de leurs droits confisqués. Pis, et comme si cela ne suffisait pas, pour leur faire porter le chapeau de sa barbarie, le gouvernement évoque et concocte des raisons fallacieuses : «  trouble à l’ordre publique etc. ». Entre temps, les mères sans secours ni défense pleurent et enterrent  leurs enfants. Quel spectacle d’irresponsabilité et de désolation!  Dieu ! ô Dieu ! Allah ! Qu’ont-ils fait de mal  ces pauvres élèves si ce n’est que la revendication légitime des arriérés de salaires de leurs enseignants !? Méritent-ils vraiment la mort pour une simple marche de protestation ? Où est passé le droit de grève ? Quelle politique…quelle politique de bornés ! De toute façon, la roue du temps tourne et croyez-moi, chères victimes,  JUSTICE vous sera rendue un jour,  parce que le droit de grève est un droit aussi élémentaire que celui de mériter le salaire pour lequel on a travaillé.

Autre fait tout aussi remarquable : de simples citoyens s’arrogent au nom du prestige de fils de…le droit de hisser des couleurs nationales (Bleu, Or, Rouge) devant chez eux n’importe quand et n’importe comment tels de simples rideaux ornementaux, bafouant  les règles constitutionnelles les plus élémentaires pourtant à faire respecter dans une REPUBLIQUE.  Jusqu’où (le régime et ses brebis galeuses) vont se moquer des limites dévolues aux prérogatives réservées aux hautes personnalités de l’Etat pour les déplacer jusqu’au limbe des orgueilleux et gourmands caprices de leurs propre progéniture ?

Le général Idriss Déby, Président de la république, chef de l’Etat, garant de la constitution  doit avoir toujours présent à l’esprit que la violation de la constitution tchadienne est punissable à n’importe quel niveau et ce, pour n’importe qui…fut-il son propre fils bien aimé ! Ces genres de comportements inciviques n’honorent guère le Tchad, mais jettent plutôt un grand discrédit sur son état actuel déjà alarmant. Ne remuons pas s’il vous plait le couteau dans la plaie déjà infecte de l’Etat tchadien, de l’administration tchadienne, de la nation tchadienne bref, du Tchad tout court, qui vient de se distinguer dans la honte à l’échelle internationale pour la première fois de son existence comme le pays le plus corrompu du monde.

Pour terminer, n’oublions pas qu’à chaque coin de la petite étendue du territoire tchadien, la peur règne. Des questions se posent. La menace de l’inconnu plane. Des langues se lient et se délient. Le régime en place est perçu comme étant incapable d’assurer la sécurité voire la survie de ses propres citoyens.  Plus loin, il serait même inutile de rappeler que des études et des sondages non rendus publics démontrent que bon nombre de tchadiens ont de vraies difficultés à assurer ne serait-ce que les trois repas du jour pour leur famille. Ceux qui arrivent à en assurer un sont déjà des privilégiés. Cela est le résultat des grandes injustices qui font que comme l’a si bien dit quelqu’un « Le Tchad est un pays riche où tout le monde est pauvre ». Il faut seulement prendre le soin de rajouter : sauf les éléments du régime et leurs courtisans. Ce sont ces mêmes injustices qui finissent un jour par se transformer en MDJT ou SCUD et autres rébellions.

Le Tchad est à genou ! Le Tchad est à genou et ce, malgré l’exploitation de son pétrole. Qu’est - ce qui se passe ?! C’est très décevant. Vivement qu’un changement advienne. Un vrai changement : une révolution pour tout dire…

Et si un jour le Tchad connaissait le succès du Burkina ?! Et si un jour le Tchad était félicité sur la scène internationale comme le Mali ! Car comment peut-on être Déby, succéder à une dictature, passer 15 ans à la tête de l’Etat, pour que même la capitale ne soit pas électrifiée ? Pour que même le goudron de la place de l’Indépendance soit éternellement lézardé ? Pour que même les artères de la capitale n’aient pas de « feux rouges » ? Pour que la seule ville, si on peut le dire du beau Nord du Tchad soit toujours Abéché ? Et encore ! Comment peut-on passer 15 ans à la tête du Tchad, et sans honte, badigeonner de blanc les « dougdours » pour accueillir les autres Chefs d’Etat parce qu’on a rien d’autre à offrir ?! Si vous considérez les pays du Sahel, le Tchad est parmi les mieux nantis par la nature. Mais il est indubitablement le moins avancé. Niger, Burkina, Mali, etc. Tous nous dépassent. Et pourtant paradoxalement, tous ne rêvent que d’avoir un pays comme le Tchad. Et si on avait un jour un dirigeant jaloux de l’image du Tchad, jaloux de son progrès ?! Jaloux de tous les tchadiens ? Et non pas seulement jaloux de son clan ? Et non pas seulement jaloux de sa poche ? Et si on gagnait à la loterie un « Sankara Tchadien » ?! Ce serait formidable pour le pays.

Ndilmbaye Ndilédé Olivier
walaoli@hotmail.com


12/12/2005
Tchad : Au secours, tout va bien !

Aujourd’hui, le Tchad est au bord d’un immense gouffre. Il ne reste que ce pas, ce petit pas vers l’avant, pour basculer dans le cauchemar. L’avenir du pays est incertain et c’est un faible mot. Au Nord, au Sud, à l’Est, partout il y a des mouvements politico-militaires. Et pour ne rien arranger ces organisations, opposées au régime en place, ne sont d’accord que sur le départ de Déby.
La situation des tendances des années 1980 pointe son nez. Je me suis souviens encore de cette citation du défunt Saleh Ngaba présentant les infos sur le RNT lors de l’indépendance du Zimbabwe en 1980. En conclusion de son papier sur ce pays, il disait « Si au Zimbabwe on avance, ici on recule en piétinant ». Cette phrase est restée gravée en moi. Non parce qu’elle me plait mais parce que plus le temps avance, plus elle colle à l’actualité dans notre pays.
Et c’est la triste réalité. Depuis plus de 15 ans, certes des choses qui ont été faites. Mais la comparaison avec les autres nations, qui étaient mal lotis que notre pays il y a quelques années, ne laisse pas de doute sur l’énorme retard que le Tchad a accusé.
D’abord durant 15 ans le pays a tranquillement, comme dans un processus normal, dévié et s’est retrouvé dans les abîmes de la misère. Pas d’électricité, pas d’économie. Le social est dans un état calamiteux : les prix des denrées qui flambent, les salaires qui sont stagnants. Tout le système étatique est désarticulé. Le pays est classé le plus corrompu du monde ? Soit. Mais comment vivent au quotidien les Tchadiens ? Si on pouvait faire une enquête.
Puis dans la lutte pour le pouvoir engagée entre Déby et ses frères et cousins d’une part, et en embuscades les autres prétendants d’autre part, la population tchadienne se trouve bien orpheline. Tout le monde parle en son nom mais personne ne pense réellement à elle. Et bien sûr c’est elle qui va supporter les dégâts collatéraux. Combien faut-il encore de victimes pour assouvir la soif du pouvoir de nos politiciens de tous bords? Pour accéder à la tête du Tchad, faut-il absolument passer sur les corps d’autres Tchadiens ? Malheureusement oui aussi longtemps qu’il n’y aurait pas la justice et la liberté.
Le président Idriss Déby, qui vient de passer au pouvoir autant de temps que Tombalbaye, a réussi le tour de force de faire regretter une dictature. Comment un pouvoir qui a comme leitmotiv démocratie, liberté puisse arriver à ce résultat ? Tout ce qu’on souhaite ce que l’avenir ne nous fasse pas regretter Déby. Comme ce dernier a fait regretter à beaucoup Habré.

Brahim Moussa
bramous@yahoo.fr


01/12/2005
POUR LE TCHAD, UNE REVOLUTION :
LET MY PEOPLE GO

Aussi vrai que l’on ne peut descendre plus bas que le fond, aussi vrai qu’un homme couché par terre ne peut tomber, le Tchad, l’Etat le plus corrompu au monde[1][1], ne peut connaître situation pire que l’état actuel. Alors. Alors, il ne reste qu’une et une seule alternative en pareille circonstance : LA REVOLUTION. Pas la Pseudo-révolution du FROLINAT[2][2] ni celle de TOMBALBAYE[3][3], encore moins l’UNIR[4][4] de HABRE.

Il faut Une Révolution pour le Tchad. Une Révolution pour inscrire le Tchad dans l’histoire vers le haut comme pour la France de 1789, comme pour l’Algérie de l’indépendance, comme, tout près de nous, le Burkina Faso des années 80… Dès aujourd’hui, pendant que la Dynastie Deby fête ses quinze longues années de tyrannie, pour tout Tchadien digne, le mot d’ordre doit être le Soulèvement Populaire. Il n’y a plus de délai ! Tchadiens, nous n’y avons plus droit.

 

Aux Etats Unis, gendarme du monde, et à la France, gendarme du l’Afrique francophone, à ces deux Puissances qui sécurisent et protègent au su et au vu de tous, le Régime le plus corrompu de la terre… le Régime de pharaon Déby, à ces deux Nations « garantes de Démocratie et des Droits de l’Homme », je leur dis, à chacune dans sa langue : « USA, LET MY PEOPLE GO », « FRANCE, LAISSE ALLER MON PEUPLE» A ces deux réunis, Etats Unis et France je dis : « Essayez seulement d’être justes, vous rendrez service à l’humanité. Seule la justice de la vérité peut combattre le terrorisme » Pas besoin de rationalité, le bon sens suffit pour indiquer que les armes ne peuvent rien contre la volonté d’équité qui conduit au sacrifice ultime.

 

Aux Tchadiens, je dis : Allons à Notre Sacrifice, Ici et Maintenant  pour éviter de disparaître. Car, désormais, le Clan Deby appelle « Tchadiens » les Natifs du Darfour soudanais ! [5][5]… Allons à notre sacrifice comme jadis du temps de Moïse. Quel salut y a t-il pour les hommes les plus corrompus de la planète ? Rien. Rien que le blâme de l’humanité. Rien. Rien que la colère des divinités. Rien que le feu des Dieux et des Hommes et nous tous le savons.

Tchadien, passe le mot à ton voisin : Formez vos bataillons. Allons à Notre Sacrifice. Exprimons le refus à Notre Annihilation sur la terre. C’est notre droit d’y exister. NON ! NON ! NON ! Au Régime de Deby. NON à ses protecteurs. NON aux acolytes ! Plus de place pour les traîtres jusqu’au tombeau !

Joseph Mahamat LITASSOU B., 11 novembre 2005

[1][1] Transparency International,  Rapport Octobre 2005
[2][2] Front de Libération Nationale
[3][3] MNRCS ( Mouvement nationale pour la Révolution Culturelle).
[4][4] Union Nationale pour l’Indépendance et la Révolution.
[5][5]Une anecdote récente parlait de la traversée du Pont de Gueli par un groupe de cinq étudiants allant au Sénégal. A la question du policier de savoir combien sont-ils, l’un du groupe répondit en Arabe local Tchadiens talata wa Sara tinen qui veut dire trois « Tchadiens » (Soudanais) et deux SARA ! Et pourtant, SARA est numériquement le plus gros ensemble des groupes ethniques au Tchad !


17/11/2005
La réponse aux problèmes du Tchad n’est pas aux armes, mais plutôt une prise de conscience patriotique. Les Tchadiens veulent un changement de système mais pas un changement des personnes au sein d’un même système!

Il vaut mieux s'interroger à font pour ne pas se laisser prendre dans les pièges du "petit lièvre"...le peuple est appelé à réfléchir sur ces hypothèses qui suivent et sur bien d'autre encore qu'il peut s'en formuler :
1°-N’est-il pas du au fait que le patron du Palais Rose[1] serait irrécupérable, vu l’état avancé de sa maladie ?
2°-N’est-il pas du au fait que la  garde républicaine ne serait-elle plus utile au grand patron du Palais Rose ?
3°-N’est-il pas du au fait que le parti debyste[2] aurait perdu tout espoir à un trucage aux élections présidentielles probables ?
4°-N’est-il pas du au fait que la formule du fils héritier au trône du Tchad n’est plus poursuivable  démocratiquement[3]?
5°-Le probable jugement de Habré[4] aurait-il démoralisé ses complices qui ne savent à quel bon dieu se vouer ?
L’heure de rendre compte n’est peut être pas loin! les complices le savent et ils savent aussi qu’il faut se chercher toujours un moyen de survie. se forger un système de révolution. Dieu seul le sait...
Il faut se demander s’il y a une formule de révolution plus juste pour conduire un peuple à sa destination s'il n'y a pas des prise de conscience de la part des dirigeants politiques et ceux de la société civile  par rapport au sang sang versé par le passé sur cette terre tchadiene? Des année '60 à nos jours...
Après 46 ans d’indépendance…parmi tant autres pays dans le monde, qu’ est-il  devenu le peuple tchadien ?
Faut-il souligner que tous les maux vécus n’ont pas rendus conscients la classe politique tchadienne ?
les dirigeants politique ne savent-ils pas encore etre ce qui veut dire etre une nation pauvre au tiers monde ? Nous rendons nous compte ?! Cela n’est pas un titre de bravoure: c'est une nommination qui fait verser de larmes à quiconque se veut une nation digne d'un nom!
Rendons nous un tout petit peu conscients de notre misère…Ne fait-il pas honte pendant  que le peuple meurt de faim, l'on investi autant pour l’achat des armes, l'on crée des rebellion? Réveillons nous de notre sommeil!
Qui doit nous rendre conscients de notre état ? Qui pourrait être ce guerrier que nous attendons pour tourner la page de notre histoire vers un développement possible ? Verra-t-il du ciel ?
Si tant de rébellions faites par le passé n’ont pas pu résoudre le problème du Tchad, pouvons nous espérer que les révoltés du dernier régime pourraient-ils changer quelque chose? peut-etre si!
mais il faut savoir qui veut détrôner qui . SCUD[5] et DEBYSME n’ont-ils pas la même résonance ? Cela n’est-il pas un jeu d’élite ? Une formule de maintien de pouvoir entre les mains du régime actuel ?
SCUD pourrait-il être mieux que le système debyste ? Dieu seul le sait ; par ailleurs nous devons être prudents dans la lecture des événement et l’écoute des propagandes.
Parler révolution…je ne suis pas contre. En effet il est très important de connaître la nature de la  révolution et ses mobiles.

Nous sommes fatigués de «  vendeurs d’illusion ».
Fatigués de voir de jour en jour le pays s’enfoncer dans le merdier sans que le guerrier du tour soit capable de l’en sortir.
Nous devons savoir que personne d’autre n’aura intérêt à nous faire sortir du puits qu’on a creusé nous même.
Il nous faut prendre conscience de nous mêmes et renoncer à notre suicide…tant de rébellion qu’on a eu à faire n’a nullement résolu nos problèmes…sinon les innocents en ont perdu leur vie.
La réponse aux problèmes du Tchad n’est pas aux armes, mais plutôt une prise de conscience patriotique. Le Tchad veut un changement de système mais pas de personnes au sein d’un même système!

SALTOKOD JEREMIE


[1] Il palazzo presidenziale
[2] Idriss Déby è il presidente del Ciad dal 1991
[3] Negli anni scorsi girava voce che Déby stesse preparando il posto per un suo parente (“figlio” all’africana…). Nel 2004 aveva nominato primo ministro un suo nipote.
[4] Il precedente dittatore ciadiano (anni 80)
[5] credo sia la sigla del gruppo ribelle (ma non so cosa significhi)

27/10/2005
Mon pays va très mal et son avenir aussi en doute.

Démocratie participative, de la  liberté de presse et celle des citoyens, le règlement des conflits armés, l'exploitation de l'or noir etc. voila tout ce que peuvent nous répéter nos gouvernants quand on leur demande sur le bilan de leur exercice. Autrement dit, s'il y a du nouveau, ils ne peuvent le prouver vraisemblablement qu'en ces termes Mais les attentes tchadiennes ne sont pas seulement ceux-là ; les Tchadiens attendent d'eux une paix intérieure, la sécurité de biens et de leur personne, un changement des conditions de leur vie par la construction des hôpitaux, écoles, routes, puits  et de manière équitable pour tous les Tchadiens, la  participation de tous les hommes et les femmes compétents à la gestion des affaires publiques.
Or, il  suffit de faire un constat rétrospectif sur la situation actuel du pays pour se rendre compte que les Tchadiens sont très loin de voir leur situation changer sinon sa gravité. Bref, on est sorti d'une dictature habreiste qui a ruiné le pays pendant huit (8) ans pour entrer  dans une démocratie et liberté mais dans lesquelles la misère des peuples marginalisés, le banditisme, l'insécurité et la corruption font leurs lois qu'ils font appliquer sur les paisibles citoyens tchadiens laissant derrière eux un grand désespoir.

Comment faire pour trouver des solutions aux problèmes tchadiens dans un pays qui vient de décrocher, tout récemment, le titre du champion mondial de la corruption au même moment où certains de ses pairs africains qualifient à la participation au football mondial 2006 ?

Comment faire si, après deux ans d'exploitation de l'or noir dont le revenu fait l'objet de plus grand espoir tant attendu des tchadiens, n'a généré jusqu'à là, qu'un grand mutisme de la part des autorités et plongeant ainsi les citoyens dans L'inquiétude ?

Comment faire s'il se trouve que, un ministre ou un petit directeur d'un poste battit des villas de l'opulence, se déplace par des voitures de luxe et garde des multi millions dans son compte bancaire alors que, des fois, la caisse de l'Etat n'a pas des millions pour financer un petit projet au bénéfice de la population ?

Comment comprendre devant le fait que, à défaut d'un groupe électrogène de moins de 25 mégawat/h, qui pourrait alimenter tout n'djamena, le problème de coupure intermittente et prolongée de l'électricité persiste depuis toujours dans les quartiers de la capitale tchadienne ?

Certes, si la vérité est à ne pas cacher, une chose est claire : le Tchad souffre des inégalités sociales, de la corruption et du gaspillage de sa richesse par une minorité au dépens de la grande masse qui, plus près de 80%  paysanne, plongeant celle-ci dans la misère ;  Et, je dirai sans risque de me tromper que, que la plus grande cause de tous ces problèmes est le manque quasi-total de ce qu'on appelle nationalisme.
Ce dernier  n'existe qu'en langage et si c'est le cas, que les Tchadiens sachent que le temps des discours nationalistes est révolu ; il faut que les volontés se traduisent par des actions concrètes ; que les autorités et la  population s'engagent dans la lutte pour un retour du nationalisme sinon il serait très difficile d'espérer à un avenir socio-économique du pays notamment dans la mesure où tout tchadien garde dans son esprit le concept de l'ethnisme, de la famille au détriment de la nation.
Oui, il est difficile de croire à un meilleur avenir du pays tant que les mesures de lutte contre la corruption ne seront pas prises ; Tant que les inégalités sociales et le gaspillage de la richesse publique ne seront pas erratiques ; brefs, il est difficile de croire à un avenir socio-économique idéal de notre pays tant que les phrases nationalistes de nos hommes politiques ne se traduisent pas par des faits concrets.
Bonne chance quand même pour ma chère patrie.

BABIKIR DJIMI
Etudiant à l'université Gaston Berger de Saint-Louis
au SENEGAL Tel : (+221) 634 78 07
Email : ibeoutougu@yahoo.fr   Djimibabikir025@hotmail.com


25/10/2005
L’Hypocrisie des organisations financières internationales

Il y a un fait d’actualité qui retient particulièrement mon attention en ce début d’hiver. Je voudrai parler de l’Hypocrisie des organisations financières internationales à l’endroit du peuple tchadien.
Au moment où nous vivons dans une éclipse économique totale qui se traduit par le non paiement des salaires des fonctionnaires, fermeture de l’université, abandon des étudiants tchadiens de l’extérieur au bon Dieu et à Western Union, insécurité totale…la BAD (Banque Africaine de Développement) félicite le Tchad pour…bonne gouvernance !
De qui se moque-t-on au juste ? du vaillant peuple tchadien bien sûr, c’est pourquoi je me suis senti interpeller et j’ai immédiatement pris mon stylo pour vider ma bile. C’est une opinion réductrice de notre grand pays le Tchad dans toute sa splendeur ! Il est vrai que trop souvent, l’économique ne tient pas compte du social toutefois, c’est ridicule même si le ridicule ne tue pas en Afrique.
Notre peuple a trop souffert et il est grand temps qu’il respire enfin la bonne odeur du pétrole qui doit en principe chasser la misère sous toutes ses formes (morales et matérielles) à l’instar des pétromonarchies du golfe ou du moins les pays pétroliers africains. Pour moi, le peuple tchadien mériterait le prix Nobel de la patience si jamais, il y en avait un (Alfred Nobel aurait dû y songer !).
Chacun doit prendre ses responsabilités à son niveau pour aider ce pays à décoller une bonne fois pour toute car le revers de la médaille sera lourd de conséquences pour chacun d’entre nous. Souvenons –nous de cet adage : Le poisson pourri par sa tête !

Mahamat Dono ADAM
Ingénieur d’Etat en Agronomie
Mostaganem / Algérie


21/10/2005
L’administration coloniale est le châtiment permanent des tchadien

« Celui qui se fait marchand d’ombre a tout intérêt à vendre son stock avant la nuit. » proverbe Toucouleur.
      Lors de la visite de Georges Pompidou au Tchad en 1972, à Fort-Lamy, ce dernier s’exprima : «  Si le néo-colonialisme consiste à aider ces peuples dans l’acquisition d’une vie meilleure, d’une revalorisation, etc… alors messieurs… vive le néo-colonialisme ! », 
non seulement il insultait leTchad indépendant, mais il se couvrait de ridicule, car il parlait dans un pays ou le colonialisme n’était plus sensé être présent tout en avouant « en publique » -par un manque de sa discrétion- la présence de ce phénomène. La preuve, la croissance économique de ces dix dernières années est pratiquement nulle après dix ans de néo-colonialisme. Les guerres et divisions ethniques ont été causées par la création des frontières séparant les ethnies.
La création des frontières Africaine a été faite par les colons mais ils n’ont pas tenue compte qu’ils divisaient des ethnies et même des familles. Est ce par manque de connaissance ? Ou est ce pour appliqué la célèbre phrase dite par Jules César « Diviser pour mieux régner ! » ? La chose la plus évidente est que l’unité des peuples dans pays Africain est peu présente du au tribalisme causé par ces frontières coloniales. On peut constater que à chaque fois qu’une personne prend le pouvoir, c’est sa tribut qui a tout les privilèges (ils vivent, dans le luxe) et sont supérieurs à la Loi (ils ont droit de vie ou de mort sur qui que soit sans être préoccupe par la justice).
L’aberration et la gravité de ces divisions sont plus compliquées qu’il apparaît. Car ne mesure-t-on pas une réalité des peuples avec des termes qui leur sont complètement étrangers ?
L’administration coloniale, mère de celle du Tchad actuel, est une véritable ploutocratie, dont le rôle consiste à assurer la continuité de l’exploitation coloniale et garantir à cette exploitation la condition de sécurité nécessaire. Elle a facilité aussi l’installation d’une base de l’armée française dont on ignore le motif de sa présence sur le sol tchadien, appart transformé le Tchad en un champ d’entrainement et tires, démontre aussi que le Tchad n’a eux qu’une indépendance fictive. Ayant une base étrangère sur son territoire, n’expose-t-il pas un danger permanent ?
En morcelant les peuples qui, par leur unité et cohérence sociologique, politique et économique étaient forts, par des divisions administratives ethniques et tribales, le colonisateur a brisé la coquille de l’œuf les éventuelles résistances. Les futures générations tchadiennes, auraient pu se replier pour prendre en mains leur véritable destin et songer à leur évolution. De plus, la colonisation au moment de la mise en place de ce type d’administration propre à une société coloniale, dépendante de la métropole la France.
Au Tchad une fin en soi. L’entourage du président et des griots en cravates pour ne pas inclure les fonctionnaires intègres, outre qu’il est dans certaine mesure le serviteur des intérêts néocoloniaux est aussi l’échelon principal de l’existence de l’Etat, il est parmi les premiers bénéficiaires de la structure administration existante, c’est lui qui détient le pouvoir et s’enrichit grâce à cette situation. Néanmoins, il y a des loufoque (comme l’actuel ambassadeur de la France au Tchad qui accuse les journalistes impartial, tribaliste ou Georges Pompidou-Fort Lamy qui appellent cela le développement).
De nos jours ! Ce que sont les tribunaux au Tchad, ou l’on applique le droit français sur le peuple qui vit dans un contexte psychique et sociologique radicalement différent de celui qui a été le berceau de ces lois. Qu’ils essaient d’imaginer ce que peut donner l’application des principes cartésiens de l’administration sur des sociétés pour lesquelles la logique et le normal correspondent à des concepts bien différents.
Les dictateurs qui ont régné au Tchad et continue de le faire qu’ils détiennent les pouvoirs au Tchad, disons qu’ils étaient ou il est tchadien par la naissance, mais ils ne le sont ni part société, dans laquelle ils vivent ; ils ne sont que des sous-préfets locaux de la France. Ils vivent en général des aides internationaux et d’impôts verser par les paysans et pour lesquels ils ne reçoivent pas grand chose en retour en bien communautaire ; avec un comportement qui lui est bien particulier, dans beaucoup de cas des intérêts acquis surtout après les pilages des dénies publiques ce qui est apparent au régime M. Deby a fait une douloureuse expérience de cette démocratie, là, n’était pas viable et était voué à l’échec comme toute autre démocratie fictive. Lorsqu’on passe à N’Djamena, on voit la chaine de voitures Humer issue des revenus pétroliers exploité par Deby pour son compte personnel, et de l’acquisition de propriétés immobiliers et domaines agricoles par les dilapidations de biens publiques.
Il n’y a pas d’école au Tchad qui enseigne ou faire valoir à leurs justes valeurs les mœurs et la morale locale comme l’histoire par exemple, mais la littérature française y tient une bonne place. Il faut dire aussi que dans l’éducation à la française que reçoivent les enfants Tchadiens, on parle moins possible de ce qu’ont fait nos ancêtres. Dans cette éducation la place des Sara, l’empire de Kanem, Baguirmi, et Ouaddaï et leurs réalisations économiques, techniques et socioculturelles est excrément réduite et pour ne pas dire qu’on en parle presque sous une forme superficielle comme d’une chose ancienne ce que sous entend sans valeurs actuelle. Car si un jour les tchadiens d’aujourd’hui devenaient pleinement conscients de la force de leur culture et de valeur de l’héritage qu’ont laissé leurs ancêtres non colonisées, il y aurait un risque qu’ils aillent puiser leur inspiration dans leurs sources historiques authentiques et non dans les modèles qui leurs ont été imposé par la France. Bien que l’histoire a montre que le développement et le progrès d’une nation dépendent en partie de la transformation des mentalités et des techniques traditionnelles, dont la femme à un rôle primordial à jouer au sein de la cellule ou elle est à la fois agent de la production des richesses économiques et chargé de l’équilibre de sa famille tant que la maitresse de maison, épouse et éducatrice des enfants.
Avec le tracé des frontières Africaine ayant pour but de diviser pour mieux régner, les néo-colonisateurs ont fait en sorte de d’instaurer le K.O. en implantant des régimes corrompus.

Fait à Toronto le 20 Octobre 2005
Dite d’une personne indépendante Gourbal Djiddi Nokour
gourbal@hotmail.com


18/10/2005
Quel Tchad sommes-nous entrain de construire ?

Si je tiens ma plume aujourd’hui, cela n'est pas pour tirer à boulettes rouges sur qui que ce soit mais pour appeler les uns et les autres à recentrer le débat sur ce site. Nous sommes libres de dire ce qui nous passe à la tête mais que cela ne soit pas des idées stériles. Nous possédons la liberté d'expression et le libre arbitre donc je respecte les idées de tout un chacun telles qu'elles sont.
Je crois à mon humble et modeste avis que le Tchad a besoin maintenant des jeunes audacieux et pragmatiques et non ceux là  qui épousent encore les  lignes idéologiques de nos dirigeants.
Nous devons nous les jeunes faire preuve de maturité et conjuguer nos efforts pour sauver notre chère patrie le Tchad. Ce Tchad plongé dans le chaos, mené juste dans l'intérêt d'une seule personne, d'un groupe et que sais-je encore.
Pour avoir lu certains de mes compatriotes frères, nous donnons l'impression de vivre encore à l'état primitif (excusez moi le terme).
Du feu Tombalbaye à Idriss Deby en passant par Malloum Felix, Goukouni Weddey et Hissein Habré ces hommes forts de N'djamena ne sont pas tous des saints. Ils ont des points communs que je ne m'empresserai pas de citer ici.
Un frère a violemment réagi par rapport au reportage de Patrice Lorton de la France 2 sur l'enfance enchâinée au Tchad. Si c'etait l'oeuvre d'un journaliste Tchadien,l'on l'aurait poursuivi de dénigrement, d'incitation à la haine...Mais bien que cela vient d'un journaliste étranger nous avons pu placer un mot en soutenant que c'est une bonne éducation donc qu'il arrête cette ingérence. Nous oublions que le Tchad est le premier par ceux qui le dirigent à pénétrer certains pays en mal surtout. Une éducation, nous l'acceptons tous. L'histoire nous a appris que le prophète Mohammed avait déclaré une guerre sainte mais n'avait jamais enchaîné une personne pour lui inculquer les valeurs islamiques. Dans aucun livre saint il figure un passage qui ordonne ce traitement.
Pour avoir encore lu un autre qui disait le quatrième pourvoir qu'est la presse, dont ialtchad fait aussi partie doit organiser des débats constructifs. Je ne peux pas me mettre dans la peau de l'initiateur pour dire pourquoi ce nom mais littéralement cela signifie"les enfants du Tchad" bien que je ne suis pas forte en arabe. Donc cela, si je ne suis pas grossière nous appartient et nos points de vue fondés contribueront à l'avancement de ce joyau et également à un changement au pays.
Le troisième chantait l'éloge de HH. Dans une société il existe toujours des griots mais chercher là où exercer votre génie.
Que nous ayons mis la main dans la même assiette que HH ou que nous mangeons avec le locataire du palais rose il faut savoir comment les défendre. Notre appartenance à un quelconque groupe ne nous regarde que nous. Nous ne sommes pas là pour tirer la couverture de nos côtés ni de prêcher pour nos chapelles mais de changer l'image du Tchad. Nous devons oublier que nous sommes du Nord ou du Sud pour relever ce Tchad à genoux.
Pendant que nous divaguons N'djamena notre capitale ne ressemble même pas à certaines 3e ou 4e région de certains pays Africains. Notre Université est pareille à une école primaire. Moundou la capitale économique a un seul tronçon bitumé avec des fréquents "couper-coller", des arriérés des salaires à perpétuité, la bourse est juste une bourse familiale au point où certains se demandent si elle existe. Des milliers des personnes meurent faute des infrastructures sanitaires. Ces milliers de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et ne parlons pas de l'électricité. La politique de régressement et de l'obscurantisme, la mauvaise gestion du fameux 5% de revenu pétrolier. Ces choses doivent faire office de notre combat que de parler comme si nous étions autour d'un pot. Nous sommes fatigués de ces affamés du pourvoir qui font recours aux armes car ces régimes n'ont rien changé et je crois qu'ils ne le feront pas pour le Tchad.
La lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud doit nous servir d'exemple.

Dembaye Reounimta


16/10/2005
SI BIEN QUE LE TCHAD EST EN PAIX !

« Le Tchad est en paix !», nous disait, il y a un mois, Chrétien, un ami qui venait de débarquer de la  France, trois heures plus tôt, et qui envisageait se rendre au Tchad quelques moix plus tard. Aussi, a-t-il a continué : « Comme le Togo de Faure Eyadéma, on ne peut pas dire que le Togo est en guerre… » Il le disait à moi (bientôt six ans d’exil) et un groupe de Tchadiens vivant depuis plus de dix ans à l’extérieur.  Oui, le Tchad est en paix car DEBY et les Soudanais au Tchad, ce n’est pas comme la France en Algérie, il y a soixante ans… c’était différent, me retorquera–t-on ! Ce n’est pas comme les Belges à l’époque, ou récemment les Rwandais au Congo Démocratique. Non ! Ce n’est pas comparable !… Oui, le Tchad est en paix !

« Le Tchad est en paix » disent les institutions internationales étatiques. Aussi, l’opinion internationale refuse–t-elle de se poser la question de savoir ce que font nombre de Tchadiens, et pas des moindres, en exil ! Et puis, tous ces mouvements politico-militaires de libération, ces mouvements de résistance tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et jusque dans les frontières tous azimuts, ces mouvements qui n’ont cesse de naître diversifiant le panorama du puzzle politique tchadien au point que plusieurs esprits lucides frôlent la folie tellement l’injustice est criante. Qui sont-ils ces hommes qui disent non à la tyrannie de DEBY ? Cela l’opinion internationale ne veut pas le savoir. Elle n’a jamais su prévenir. Comme toujours, elle sait si bien dire son mea culpa après coup.

Le Tchad regorge des ressources vitales, d’énormes richesses agro-sylvo-pastorales et minières insoupsonnées qui font la fierté des Tchadiens qui le savent. Pour l’attester, Llyod TIMBERLAKE dans une étude de l’ONU en 1982 montre clairement que : « Les sols riches du Tchad à eux seuls pourraient nourrir tout le Sahel, et produire un surplus à exporter.»[1] Et les enfants du Tchad le lui rendent bien. Ils réchignent à quitter leur pays de plein gré ! Hormis les exceptionnels Tchadiens servant dans les organismes internationaux, les Tchadiens de la diaspora sont avant tout, tous des EXILES POLITIQUES et non économiques ! Tous ont été contraints à l’exil par les différents tyrans qui se succèdent à Ndjamèna ou Fort-Lamy depuis ces « soleils des indépendances » tronquées. Tous ont plus ou moins quitté contre leur gré leur terre natale à cause de menace de mort, des massacres dans leur groupe d’appartenance ou d’autres formes d’oppressions étatiques. Plusieurs n’ayant échappé que comme par miracle !

Plus que tous les autres, le Régime zaghawa de DEBY a achevé de mettre le Tchad par terre, en coupes réglées, dans la poubelle des Etats existant. Désormais, nombre de Tchadiens aux compétences valablement reconnues ont honte, honte de se présenter comme Tchadiens dans l’arène internationale. Il demeure que seuls des individus vils, sans foi ni loi, pire ce sont les Soudanais mercenaires et autres satanés êtres insolites, qui se présentent comme Tchadiens sur la scène internationale, - avec un accent particulièrement inculte - et de façon banale !

En outre, le passeport tchadien étant le plus facile des papiers diplomatiques à obtenir au monde (en quelques minutes), tous les malfrats et autres maffiosi ressortissants du reste de l’Afrique se l’offrent grâcieusement et à volonté ! De là à inventer des Tchadiens terroristes internationaux serait une tâche fort aisée.

A propos des Jan-jawids. Le Clan Zaghawa de DEBY parle souvent de ces Jan-jawids comme s’ils étaient des apatrides « sortis d’une fonte ». DEBY et les siens n’expliquent jamais qui sont ces « hommes à chevaux ». L’opinion internationale ne le leur demande pas non plus… Nous autres Tchadiens le savons et n’arrêtons pas de clamer que les Jan-jawids ne sont pas tombés de la dernière pluie de 2003 ! Ces hommes à chevaux sont des Tchadiens à part entière originaires du Batha et du Ouaddaï géographique. Ces Tchadiens ont été expropriés de leurs filles, de leurs compagnes, de leur bétail, de leurs terres, surtout, par le Clan Gorano-Zaghawa de HABRE – DEBY et leurs acolytes entre les années 1982 jusqu’à nos jours.

Ces Jan-jawids sont des Tchadiens meurtris dans leur chair qui tirent l’épée de la justice se confondant aisément ici à l’épée de la vengeance. Cette dernière, les Jan-jawids ne l’auront pas inventée. Sous l’effet de la passion tout humain y est tenté. Ne dit-on pas que la vengeance est un plat qui se mange froid. Et la France, « PAYS DES DROITS DE L’HOMME ! », la France qui nous a appris à chanter ces paroles de la Marseillaise ne doit pas, et ne peut pas être dupe : « Allons enfants de la Patrie / Le jour de gloire est arrivé / Contre nous de la tyrannie / L’étendard sanglant élevé /… / Formez vos bataillons Marchons, marchons/ Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! »

Ainsi, mieux qu’une vengeance aveugle, les Jan-jawids ont entrepris et mettent en oeuvre l’anéantissement de la BASE ARRIERE DE RECRUTEMENT du Clan Zaghawa de DEBY. Donc, pour les Jan-jawids, c’est une simple question de tactique, un détail d’une stratégie aussi simple que l’humanité refuse à croire pendant que l’opinion internationale feint de connaître, mais… L’Union Africaine, mort-née de l’OUA, ne peut « débrouiller » cette merde de DARFOUR si elle n’admet pas la féroce culpabilité de DEBY dans ce conflit, et pas seulement…- nous le disions déjà en juin 2003 et octobre 2004, ce qui d’ailleurs m’a valu la perte de mon épouse kidnappée par les acolytes de DEBY le 06 novembre 2004 !-.

D’un côté, que pouvons-nous, nous autres Tchadiens ? Les rescapés, les laisser-pour-compte sans porte-voix au niveau des institutions internationales étatiques qui font le lit des tyrans de l’espèce de DEBY. Voyons pour l’exemple. C’est pourtant le Clan DEBY qui a fait le putsch sur El Béchir en 2003 (!) mais au nom du prétendu terrosisme international dont le Soudan fait corps avec la LISTE NOIR, El Béchir a perdu le droit de dire à l’opinion internationale que c’est DEBY qui lui a donné le premier coup, et qui de surcroît le menace d’une guerre comptant sur les grandes nations, France avec Etats Unis en tête, qui viendront bombarder le Soudan ! Fin stratège n’est-ce pas que ce DEBY ? Et les Massa de dire Yal ngol din loyda  « La grande ruse, c’est de la folie ». Donc que pouvons-nous ? Rien. Rien que d’entendre nous-mêmes notre propre voix jusqu’au jour, puisqu’un jour arrive toujours, jusqu’à ce jour quand nous comprendrons nos traîtres, chacun devant sa porte, comme autrefois dans l’Algérie, celle des années 50 et des années 60…

De l’autre, plusieurs des Zaghawa tchadiens savent où va mener cette histoire dans laquelle ils sont embarqués sous leur générique. D’aucuns essayent de quitter le navire DEBY, ivre de sang, le sang des innocents ! Ceux des Tchadiens conscients suivent cela avec intérêt. Certains parlent de bons et mauvais Zaghawa. Pour d’autres, Dieu, disposant de quelque Zaghawa, a préservé leur vie à un moment critique ! Bref, chacun y va pour son compte comme au jour du Jugement dernier ! Tout cela l’opinion internationale n’en a cure ! Seul le cap du Pétro-dollar tchadien l’intéresse…

Cependant, le jour de gloire arrive, lentement mais sûrement. Ce jour-là, les Tchadiens réprendront le refrain des Jan-jawids pour répondre à la folie de la violence du Clan DEBY par la férocité de la justice légitime, la justice de la vérité et non la justice du pardon unilatéral de la victime. Cette justice-là, egrainera les Zaghawa tchadiens, ces parents pauvres de la litanie du serpent, pardon…! du système DEBY. Parcontre, elle n’épargnera pas les acolytes du Clan de quelque souche qu’ils soient… Pour sa survie, chaque tribu s’occupera de ses traîtres !

De la même façon que la justice française n’a pas épargné Pétain en France, lui, le générallissime, en dépit de ses bons et loyaux services durant la Grande Guerre… Pétain, le parrain de De Gaule, le Général commandant la France Libre !… Cette justice qui ne se soucia pas du sacré Napoléon 1er, sur l’ile d’Elbe… puis à Sainte Hélène… Ainsi, les traîtres à la nation n’ont pas droit à la tombe sur la terre trahie ! Pour l’histoire, à ce que nous sachions, dans les villages Gabri, les traîtres, ça se brûlait ; chez les Massa, on les dit perdus, disparus sans tombe comme à l’initiation Labada. Alors, alors, la justice du peuple tchadien se fera juste, dure, pure, sûre. Oui, il sera question du Tchad, d’un Tchad debout et non d’un Clan, ses mercenaires et ses acolytes galvaudant la notion du patriotisme.

Ainsi donc, ce jour vient quand l’humanité comprendra qu’il y avait des laisser-pour-compte dans ce vaste Tchad riche de ressources naturelles et culturelles. Ce jour-là, les institutions internationales diront leur mea culpa autour d’un banquet, mieux d’un dîner diplomatique. Ce jour-là, elles observeront quelque minute de repit au nom de l’erreur commise comme elles savent si bien le faire… diplomatiquement ! Elles nous y ont habitué. Et nous y sommes si bien habitués ! Si bien que le Tchad est en paix ! La paix de la Tyrannie !…

29 septembre 2005/ Joseph Mahamat LITASSOU/ mahamatl@yahoo.fr


[1] L’Afrique en crise : la banqueroute de l’environnement, p. 50, L’Harmattan, 1985, 292pp.


22/09/2005
Une réaction objective de Djondang Enoch

" Comment était la lutte pour l'indépendance au Tchad ". L'article est forcément historique, cela s'explique par la fait que: " la politique est histoire et l'histoire est politique... Toute action historique fut politique, toute action politique fait partie de l'histoire en devenir et prolonger l'histoire."

Historiens, journalistes, économistes, politiciens et administrateurs qui ont été les premiers et les plus nombreux à s'intéresser à cette situation, avant l'indépendance nous ont tantôt caché la vraie nature du problème en manipulant l'information tantôt en demandant au peuple tchadien d'oublier ce qui s'est passé ou se passe encore au Tchad. Cependant, il convient de dire avec ALAIN FACO journaliste de RFI que: " nul n'a le droit d'effacer une page de l'histoire d'un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans âme."
Par cette manière de faire, beaucoup de chroniqueurs n'arrivent pas à poser objectivement les diagnostics de la crise tchadienne. Comme une maladie mal soignée devient résistante, un conflit mal traité et mal solutionné l'est aussi et de plus en plus se complique davantage.
Que l'homme politique que ce soit du nord ou du sud ne se sente pas frustré ou offusqué par le vocabulaire utilisé dans ce article; car notre intention est de présenter les faits tels qu'ils sont.
Nous parlons en tchadien comme tout autre tchadien soucieux du drame de son peuple et décidé à donner son point de vu sur cette crise qui demeurent jusqu'ici. Nous parlons du politique pour réfléchir sur les facteurs belligène qui concourent à la complexité de ce conflit et aux éléments favorables à la construction de l'avenir commun du Tchad.
Pays contrasté à plusieurs niveaux, son histoire politique contemporaine est tumultueuse et l'élément marquant de celle-ci est la guerre dont les conséquences sont: le banditisme, les rébellions, les répressions et les insurrections.
Lorsqu'on se penche sur l'héritage de la politique coloniale au Tchad et que l'on cherche à définir les fondements, on se heurte à des difficultés considérables. Ce qui parait évident est que: les autorités politique tchadienne ont hérité des colonisateurs une situation socio-politique difficile à gérer.
La réaction de notre frère Enoch Djondang par rapport à l'article est l'une des exigences d'une bonne recherche est la définition et la clarification des concepts de la réalité tchadienne. Une réaction objective et positive par rapport à la vie politique, économique et sociale du Tchad pendant cette période.
Notre article, c'est de manière globale, il s'agit d'analyser en bref avec réalisme la situation que le Tchad a vécu de son histoire avant l'indépendance. D'imprimer une nouvelle philosophie politique dans la conscience des citoyens tchadiens et de redonner confiance en leurs hommes politique.
On ne peut pas écrire une vraie histoire sans " récit d'événements mémorables". Les informations livresques que nous avons eues, cela a amené à compléter nos informations auprès de certaines personnes ayant vécu eux-mêmes ces événements. Ce n'était pas du hasard.

Gaya - Ple Seîd
bitkine2002@yahoo.fr


19/09/2005
Diversité tchadienne

Le Tchad doit son existence à la volonté de tous les Tchadiens de « faire ensemble la patrie tchadienne », autrement dit, le Tchad pluriel qui nous est cher à tous émane de notre diversité ethnique, fondement de notre nation. Cette diversité doit être préservée car elle est en principe notre richesse. Elle est mal exploitée par quelques Hommes politiques véreux qui actionnent sur les leviers identitaires pour atteindre certains objectifs.

Aujourd’hui, la question relative à l’unité nationale n’est plus la préoccupation de la classe politique tchadienne. Nous observons donc, depuis le referendum du 06 juin dernier, une rupture totale du dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition légale, ce qui explique le répit que connaît la   vie politique secouée d’une manière sporadique  par les atteintes à la liberté de presse dont sont victimes les quatre journalistes

Nous estimons donc que cette rupture synonyme à une résignation est dangereuse pour la démocratie tchadienne. Le régime en place doit non seulement  renouer le dialogue politique avec l’opposition mais aussi l’élargir à l’ensemble des forces politiques sans distinction aucune,et ce, dans le souci de rapprocher les points de vue de plus en plus distendus. Grâce à ce dialogue politique, que pourrait naître au Tchad un consensus national susceptible de décongestionner le blocage actuel et de permettre au  pays d’avancer vers une issue meilleure d’une paix durable.

Nous invitons encore le président de la République et les siens de faire preuve d’une volonté politique  qui est celle d’accepter les Tchadiens dans leur diversité et divergence d’opinions.

Nous sommes persuadés qu’ils ne pourront à eux seuls relever ces innombrables défis comme en témoigne leur limite de gestion. Le Tchad, son poids politique et les multiples revendications de ses citoyens ne peuvent être résolus lorsque tous les fils de ce pays jouissent de leurs droits civiques et politiques.

Nous allons donc saluer tout effort qui converge vers  un compromis politique et historique, main dans la main, nous essayerons d’œuvrer pour une refondation d’un Tchad vraiment pluriel.

Par Makaila Nguebla
Dakar-Sénégal


18/09/2005
Réaction à l’article : « Comment était la lutte pour l’indépendance au Tchad ? » de Gaya-Plé Séïd

Quand on décide de revoir l’histoire ancienne, il faudrait éviter de la réécrire en tronquant les faits réels par ses théories et commentaires, dans le seul but de justifier encore une logique qui a marqué ses limites et ses carences. Bien que M. Gaya-Plé et moi-même ne soyons peut-être pas encore nés à l’époque de l’indépendance en 1960, il n’en demeure pas moins vraie que les données de cette période existent bel et bien. Ces données mettent en exergue les facteurs suivants de notre dynamisme national, à savoir : l’influence des notables, la religion, l’exclusion et la volonté du colonisateur de ne jamais lâcher la souveraineté aux Tchadiens. Nous allons y revenir en détail.
     La première affirmation à corriger, c’est la division Nord-Sud, chrétiens/musulmans que le compatriote remonte déjà à cette période. Ce n’était pas la réalité de l’époque. Elle l’est devenue seulement après, progressivement, au gré des dérives répressives et de la politique d’exclusion qui sera mise en place par le régime de Tombalbaye. Selon les confidences de nos parents leaders et témoins de l’époque, le phénomène religieux n’était pas un point d’ancrage principal des leaders politiques du Nord. Il y avait beaucoup de groupes ethniques dans cette partie du pays, y compris au Guéra, au Ouaddaï et au BET qui étaient considérés par leurs co-régionaires comme des groupes « kirdis », c’est à dire animistes au même titre que les Saras et d’autres ethnies du Sud. Cette discrimination persiste encore dans certains rapports entre populations du Nord et entre beaucoup en ligne de compte dans les origines culturelles profondes du conflit actuel du Darfour.
     L’autre élément à souligner, c’était le poids des notables sur les communautés, et par conséquent dans la vie politique naissante du pays. Si vous vérifiez rigoureusement les origines des leaders politiques tchadiens de cette époque, vous constaterez que la plupart étaient liés aux chefferies traditionnelles existantes (C’est toujours la tendance actuelle dans les nominations). Ce qui signifie que leurs slogans s’inscrivaient dans le droit fil des prétentions de domination ou de résistance de ces chefferies, après la parenthèse de Rabbah. Certains leaders politiques du Nord joueront à fond pendant très longtemps la carte du système néocolonialiste dirigé par Tombalbaye, pour leurs propres jeux d’équilibre tactique dans le Nord. D’autres préfèreront la carte nassérienne pour tenter de reprendre pied sur l’échiquier national, faute d’avoir trouvé des compromis acceptables de partage du pouvoir.
     Ainsi, ce sont les mésententes entre les leaders politiques nordistes qui avaient favorisé l’émergence de Tombalbaye au pouvoir, et non pas l’issue d’un duel Nord-Sud. Tombalbaye était un moindre mal, entre les intrigues des leaders nordistes sûrs de leurs arrières bases féodales. N’oublions pas qu’il y avait plusieurs grands sultanats en rivalité dans le Nord, et dans leurs zones d’influence de nombreuses populations nordistes dominées et soumises, qui payaient des tributs aux sultans. Les leaders issus de ces minorités ne voyaient pas forcément d’un mauvais œil l’ordre égalitaire républicain nouveau proposé par le colonisateur français.
     Les fameux esclaves dont il est question dans les affirmations hâtives de certains politologues acquis au conflit Nord-Sud étaient de plusieurs origines : i) les prisonniers ramenés des expéditions guerrières des sultans dans des régions actuellement situées dans la partie « Nord politique » même ; ii) les personnes sans défense kidnappées par des groupes d’esclavagistes professionnels et revendus dans le royaume voisin ou un peu plus loin aux caravaniers ; iii) les captifs ramenés d’expéditions plus lointaines en direction de la zone équatoriale bantou, dont une partie du Sud du Tchad. Il y a des exemples : l’expédition du grand sultan Ali du Ouaddaï vers 1860 au royaume musulman du Baguirmi dont il aurait ramené environ 60.000 captifs réinstallés jusqu’à ce jour au Ouaddaï et faisant partie des populations autochtones actuelles de l’Est. Le dromadaire n’ayant jamais traversé le fleuve Chari avant la colonisation française, ce n’est pas forcément à plus de 1000 km au Sud qu’il faille retrouver les origines de certaines populations discriminées du BET actuel. L’esclavage domestique était pratiqué même dans le Sud, par exemple chez les Gong Moundang : C’était un moyen séculaire d’exploitation des faibles par des familles féodales, qui n’avait pas besoin de l’argument religieux islamique pour exister. Quelques préjugés suffisaient largement. D’ailleurs, en tirant trop sur la corde confessionnaliste pour tout justifier, certains théoriciens du conflit Nord-Sud risqueraient, si cela n’est pas déjà dans certains esprits mal informés, d’établir un lien dommageable entre la propagation de l’Islam et la pratique de l’esclavage au Tchad et en Afrique noire. Il faut donc faire beaucoup attention aux affirmations fascistes triomphalistes. Enfin, les esclaves pris dans le pays Sara de l’époque et plus loin dans la région de l’Oubangui, étaient des captifs d’expéditions esclavagistes destinées au commerce avec la péninsule arabe. Il n’y avait ni occupation ni administration directe de ces régions du Sud par les groupes esclavagistes venus du Nord. N’oublions pas l’histoire vraie d’un jeune Kotoko de Logone Gana qui, d’esclave, connut un brillant destin dans la cour du Tsar de Russie, et dont les descendants russes étaient venus redécouvrir les origines il y a quelques années !
     On a exagéré cet argument d’esclavage, au point de pousser certains chefs rebelles FROLINAT du BET de soumettre leurs prisonniers de guerre « sudistes » à des traitements proches de l’esclavage entre 1978 et 1984. Alors que les populations du BET sont encore les plus hospitalières et les plus tolérantes du pays. Si elles avaient pu, en dehors d’une propagande montée de toute pièce pour les besoins de la cause, établir un lien direct entre les sudistes et les clans locaux anciennement discriminés des palmeraies, jamais les Goranes n’auraient accepté le plus grand métissage qu’il y eut entre régions opposées du Tchad. Car, contrairement à ce qui se passe au niveau de la gouvernance, il y a plus de Tchadiens du Sud fiers de leurs liens consanguins avec le BET et vice versa, qu’on en trouve entre d’autres blocs ethniques et raciaux de même religion. De même, si un conard me traitait aujourd’hui d’esclave, par excès de zèle pour ces slogans honteux de la guerre civile, dans le meilleur des cas, je lui pardonnerai son ignorance (qui est la pire forme moderne d’esclavage), à défaut je lui montrerai que je suis moi-même un ancien esclavagiste d’ascendance, à ses risques et périls.
     Dans le contexte historique réel des années 58, les leaders politiques nordistes ne pouvaient pas former un bloc homogène d’opposition systématique contre une prétendue émergence d’un Sud servile à outrance. Par contre, l’influence d’un notable feu Koulamallah dans la vie politique naissante, ainsi que d’autres leaders « nordistes » portant des noms allogènes tels que Sow, Touré, Sissoko, N’Diaye, Diallo et consorts, tous affiliés au Nord par alliance, sera un élément fondamental de prédominance des tendances étrangères sur l’identité tchadienne originelle dans notre histoire mouvementée. Jusqu’à la CNS, l’âme profonde du Tchad a été étouffée par des prétentions violentes venues de l’Est, en l’absence de la manifestation d’un esprit patriote affranchi de toute référence fausse et étrangère.
    Pour mieux cerner les subtilités culturelles qui faussent la bonne lecture de notre histoire, il faut souligner le peu de considération que le FROLINAT au pouvoir accorde au souvenir de son fondateur Ibrahim Abatcha, d’origine Bornou donc étrangère et même du Dr Abbas Siddick qui lui succéda des années durant, pour défaut de base tribale autochtone. Ce sont des vérités qui devraient être mises à jour pour refaire la lumière dans l ‘esprit de nos nombreux compatriotes cadres qui continuent encore de raisonner selon les fantasmes élaborés par l’ex-colonisateur et appliqués par ses serviteurs locaux politiques et politico-militaires.
     Pour revenir à Tombalbaye, sa longévité politique était manifestement liée en partie au soutien que des milieux du Nord ne lui avaient cessé d’apporter depuis son ascension au pouvoir jusqu’à sa chute en 1975. Sans ce soutien, Tombalbaye n’aurait pas tenu le pouvoir avec une armée numériquement plus faible que l’armée coloniale durant quinze années. Le même phénomène profite en sens inverse à ses successeurs Hissène Habré et Idriss Déby, dont les éminences grises les plus connues sont des intellectuels et officiers sudistes. C’est une donne qu’il ne faudrait pas tronquer quand il sera question d’écrire l’histoire vraie de notre pays.
     Enfin, concernant le refus de l’indépendance par les leaders nordistes, au motif d’une infériorité numérique en cadres compétents, je récuse cette affirmation. En effet, jusque dans les années 1965-1960, il n’y avait que très peu de cadres formés et les premiers diplômés dans certains domaines n’étaient pas forcément des sudistes. La plupart des fonctionnaires étaient de petits commis formés dans le tas et Tombalbaye avait l’intelligence de faire appel à la solidarité RDA pour combler le déficit humain de l’Administration en recourant aux services de nombreux Africains de l’Ouest dont certains ont fini par avoir des affinités de mariage avec les Tchadiens. Il n’aurait pas eu besoin de le faire si les sudistes étaient si nombreux et si qualifiés que cela. Ma génération a été complètement formée par ces étrangers privilégiés et non par des sudistes. Ce qui peut être vrai, par contre, c’est l’apport important en hommes originaires du Sud que l’armée coloniale avait légué à la nouvelle armée tchadienne. Même là encore, si les démobilisés du Guéra, du Mayo Kebbi ou du BET n’avaient pas massivement préféré regagner leurs terroirs après le service du colon, la réalité aurait été un peu différente dans l’équilibre ethnique de l’armée tchadienne naissante. Comme vous le savez, à cause de leur culture, certaines ethnies n’acceptèrent d’exercer certains métiers que sous la contrainte du Blanc, et après lui avaient décroché. Cas par exemple des emplois domestiques à l’heure actuelle.
     Les leaders politiques du Nord pouvaient gouverner le Tchad dès l’Indépendance, malgré ce déficit en cadres formés. La réalité était – elle l’est toujours – que les différents « Nord » ne pouvaient s’entendre dans ce sens, sur le seul argument de faire face à un Sud qui, lui aussi, a démontré qu’il y avait plusieurs « Sud » distincts. Ce sont les députés du Nord qui avaient propulsé Tombalbaye au pouvoir par leurs voix, par mécontentement contre Koulamallah et Sahoulba (Chef Moundang sudiste et musulman). Cependant, devrions-nous constater qu’en trois décennies de luttes fratricides dites de libération nationale, le FROLINAT est le seul mouvement de ce genre au monde qui n’a jamais formé de cadres ni favorisé l’instruction populaire, même dans le système arabe dont il défendait bec et ongle l’imposition de la langue. Et aujourd’hui, on n’a plus besoin de l’école pour être un cadre ou un technicien au Tchad : la force suffit très largement.
     Un détail très important a été soulevé par M. Gaya-Ple concernant le changement par Tombalbaye de la couleur verte initiale du drapeau tchadien par le bleu, acte interprété (selon lui) par les leaders nordistes musulmans comme un rejet de l’arabité du Tchad. Cet incident n’a jamais été rapporté par les commentateurs de notre histoire, même s’il peut avoir été en partie vrai. Cependant, je suis étonné que ce sujet ne soit pas revenu lors des débats tue-temps qui avaient suivi le départ des députés de l’opposition de l’hémicycle par rapport au projet de loi de modification de la Constitution du 31 mars 1996. En effet, Mahamat Hissène le SG du MPS et ses compagnons nostalgiques du FROLINAT et de la géopolitique Nord-Sud, s’étaient plutôt focalisé sur la couleur jaune ou or de notre emblème et non le bleu. Qui d’autres que ces nassériens seraient plus intéressés par le symbole religieux dont ils se font les défenseurs acharnés au sein de leur association-clergé ? Nous savons que le Nassérisme a fortement influencé le FROLINAT et les élites du Nord. Sa forme la plus récente, le Tourabisme, avait tenté avec beaucoup de menaces à la CNS, de proclamer la république arabe islamique avec l’instauration de la Charia, par des voix autorisées comme Béchir Assamani et consorts.
     Aujourd’hui, le Nassérisme, qui a construit le Panarabisme triomphant au Proche Orient et en Afrique du Nord, est en perte de vitesse. Son fondement idéologique basé sur les trois valeurs de l’Arabe : la langue, la religion et la civilisation (l’espace politique), est rejeté par les peuples blancs de souche non arabe tels que les Kurdes, les Berbères d’Afrique du Nord et d’autres minorités orientales pourtant musulmanes, mais qui considèrent l’imposition de la langue arabe et le reniement forcé de leurs identités d’origine comme un phénomène de colonisation et d’oppression. Le déclin du panarabisme, dopé au départ par les grands moyens financiers et militaires offerts par des puissances arabes à des mouvements inféodés d’Afrique noire (comme le FROLINAT) pour élargir son espace vital depuis trois décennies de boom pétrolier, fait apparaître au grand jour les réalités contradictoires internes qu’il camouflait. Qui aurait cru qu’une majorité d’Irakiens remet en cause l’arabité de leur pays dans le projet actuel de Constitution en négociation ? On aura beau critiquer les Etats-Unis en les accusant d’être à l’origine d’une telle contestation, cela ne changera rien à la donne nouvelle. Le Jordanien Balzarkaoui et ses bombes ne fait que renforcer la détermination des composantes non arabes d’Irak de saisir l’occasion de la revanche historique et culturelle. Plus près de nous, après avoir ravagé le Sud du Soudan dit chrétien et animiste par sa barbarie et ses pratiques discriminatoires, cette idéologie hégémonique s’est buté sur les réalités contradictoires du Darfour. Les populations For, Massalit et Béri revendiquent clairement leur identité négro-africaine, pour simplifier les choses. C’est dire tout l’intérêt d’approfondir les recherches sur cet aspect critique de notre histoire politique, afin de mieux prévenir les chocs des bouleversements majeurs qui courent déjà à vive allure pas loin de notre pays.
     Pour conclure, le Tchad était entraîné dans la mouvance des indépendances sans état d’âme, car les animateurs de ce mouvement étaient ailleurs sur le continent. Aucun parti n’ayant pris l’exemple de Sékou Touré pour dire « Non » à la France, c’était une formalité que André Malraux vint accomplir le 11 août 1960. Depuis lors, ce sont des formalités qui ne cessent d’être exécutées par les promus de l’heure, de drame en drame. L’âme du Tchad est encore enchaînée quelque part… dans la tête de ses fils inconscients et apatrides.

Djondang Enoch


07/08/2005
Eléments pour une réglementation spéciale contre les crimes spécifiques et dans le domaine de l’application de la peine de mort

S’il faut comptabiliser tous les morts des violences gratuites avant 1979 sous les régimes de Tombalbaye et de Malloum (dont les données semblent être méconnues), les quelques 40.000 victimes supposées du régime de Hissène Habré et les 25.000 de la période actuelle, sans compter les victimes de la violence domestique, la situation du Tchad défie tout entendement. La Banque Mondiale, très engagée au Tchad, vient de publier son rapport sur « Les indicateurs de développement de l’Afrique 2005 », le 12 juillet dernier à N’djaména, classant notre pays au bas de l’échelle sur tous les plans.

Pour un pays censé être ni en guerre ni en paix (niveau du Moyen Age), cela appelle à un examen profond du phénomène de la criminalité florissante et des voies et moyens novateurs pour juguler cette dérive généralisée. Car aucun développement humain durable ni aucune coopération saine et pérenne ne sont possibles dans cette ambiance funèbre quasi-permanente.

Aussi dans l’esprit de la Renaissance Nationale, nous faisons les propositions suivantes, sans conformisme ni mimétisme aucun. Inutile d’aller chercher des comparaisons dans les systèmes juridiques-mères françaises ou anglo-saxonnes. Nous tenons toujours compte de nos réalités nationales dans toute notre démarche.

1)                  Concernant les crimes dits spécifiques [au contexte tchadien]

Pour faire face à la montée fulgurante des tendances criminelles actuelles au sein de la société tchadienne, des mesures particulières devraient être prises, notamment la promulgation d’une ordonnance spéciale pour la répression des crimes « publics », des crimes rituels et du « terrorisme domestique ». La répression de ces types de crimes sera exclusivement d’ordre public et non plus coutumier.

ü       Les crimes publics sont les homicides volontaires commis par des personnes agissant pour le compte ou au nom de l’Etat, avec ou non des moyens fournis par l’Etat ou usant de leurs prérogatives à cet effet. Un bon nombre de crimes commis par des hommes en tenue militaire entre dans cette catégorie.

ü       Les crimes rituels sont les homicides volontaires commis par des personnes sur la base de leurs croyances ou pratiques coutumières, et pour lesquels ils n’éprouvent aucun sentiment de culpabilité ou de remords, et même peuvent bénéficier de l’assistance, de la solidarité ou de la protection de leurs proches. Certains cercles ont brillé ces dernières années par la résurgence de ces coutumes criminelles, encouragés par « l’accord » discriminatoire entre la majorité des ethnies tchadiennes sur la dia, exceptés celles du Nord et du Nord-Est au pouvoir depuis deux décennies. Il faudrait ajouter dans cette catégorie les viols commis à l’occasion de ces violences, les trafics d’êtres humains ou d’organes humains récupérés sur des victimes de crimes.

ü       Par terrorisme domestique, on distingue les actes criminels commis à l’occasion de vols organisés de biens tels que le bétail, sur la personne de passagers par les « coupeurs de routes », à domicile avec, dans tous les cas, l’usage volontaire de moyens pouvant donner la mort.

Ces trois catégories de crimes méritent d’être spécifiés dans leur répression, avec des procédures et des peines distinctes, dans le respect des principes généraux du droit. Les victimes de ces actes criminels devraient bénéficier d’office de la présomption de légitime défense, dans les cas où, en se défendant, elles auraient causé la mort de leurs agresseurs. Ce qui signifie qu’elles ne devront payer aucun dommage et intérêt ou dia, ni par voie judiciaire, ni par voie coutumière. Les auteurs de ces crimes seront coupables, quels que soient les torts par eux subis lors de la commission de leurs forfaits.

Les personnes qui auront prêté de plein gré leur assistance, leur protection ou leur solidarité aux auteurs de ces crimes, seront assimilées à des complices ou à des commanditaires selon la nature et le degré de leur implication. Aucun arrangement coutumier ne devra être pris en compte aux fins de disculper ou d’atténuer leur responsabilité individuelle, tel que le paiement de la dia par les victimes par exemple.

Il ne peut y avoir d’arrangement coutumier après la commission de ces crimes spécifiques, seule la justice de l’Etat sera compétente, au nom du peuple tchadien. Seront exclus de ces catégories tous les autres cas d’homicides volontaires ou involontaires d’une société « normale », et qui relèveront du droit commun en vigueur. Un parquet spécial sera chargé du tri et de la qualification de ces crimes spécifiques.

A l’occasion de la recherche et/ou de la neutralisation des auteurs de ces crimes, l’Administration pourrait recourir à des moyens proportionnels aux dangers qu’ils représentent, mais en tenant compte des circonstances. En cas de bavures, des enquêtes pourraient être ouvertes pour établir les responsabilités.

Le simple fait de participer à de tels crimes devrait constituer déjà une circonstance aggravante, en plus des conditions dans lesquelles ils ont été commis. Entre autres motifs à retenir par la loi spéciale comme circonstances aggravantes :

  • Le mépris manifeste de l’ordre établi,
  • Le mépris affiché envers la victime en raison de ses origines sociales,
  • Le sentiment d’avoir accompli un devoir familial ou coutumier,
  • Le refus de l’auteur de tenir compte de la douleur et de l’imploration de la victime au moment de la commission du crime,
  • La fierté affichée après le crime,
  • Lorsque la victime est un enfant, une femme ou un handicapé.

Ce sont là les conditions aggravantes à prendre en compte par le juge dans le cas précis d’un homicide entrant dans l’une des trois catégories.

2)                  Concernant l’application de la peine de mort

La prononciation de la peine de mort sera une faculté laissée au juge selon les cas ; celui-ci peut préférer une autre peine s’il considère en son intime conviction qu’elle corresponde au mieux à la situation. Dans tous les cas, la prononciation d’une peine de mort ne mettra pas fin aux procédures ; aussi des propositions sont faites, dans le cas des crimes ci-dessus, pour éviter des erreurs judiciaires éventuelles et faire valoir la grâce dans des conditions où elle n’annule pas la force de la justice et n’encourage pas plutôt les criminels.

En cas de prononciation de la peine de mort dans une affaire, une période de sûreté de trois (3) mois fermes sera accordée où l’exécution est impossible. Durant cette période, le procès pourra être reconsidéré s’il intervient un élément nouveau de nature à disculper ou à atténuer la culpabilité du condamné, à dévoiler d’autres co-auteurs, commanditaires ou complices.

En cas de reprise du procès dans les conditions ci-dessus, la première peine prononcée sera ajournée, même si l’ex-condamné était encore maintenu en détention pour les besoins de la procédure. Ces gardes fous sont rendus nécessaire au vu de la pratique des exécutions expéditives de nature politico-judiciaire constatées ces dernières années, avec tous les risques de faux procès-verbaux et d’enquêtes bâclées ou tendancieuses.

Lorsque le juge aura prononcé des peines de privation de liberté, une période de sûreté égale à la moitié de la peine sera observée en vertu de laquelle aucune mesure de grâce ne saurait intervenir, ceci pour éviter la frustration des parties civiles et de la société, par la pratique abusive des remises de peines encourageant les criminels.

Pendant les périodes de sûreté, la peine sera aggravée ou exécutée immédiatement en cas de tentative d’évasion, même organisée par des personnes tierces ou de violations flagrantes des règles de la détention. L’exercice du droit de grâce sera alors caduc même si la procédure était déjà en cours.

3)                  Des nouvelles conditions de la grâce

La grâce ne sera plus un pouvoir discrétionnaire, par simples formalités administratives comme actuellement. La grâce sera exercée par voie judiciaire, au niveau de la Cour Suprême de Justice.

  • La procédure sera publique et contradictoire ; ce ne sera pas un nouveau procès. Les séances pourront être couvertes médiatiquement. Seront concernés nommément le condamné, la partie civile et le parquet général de la Cour Suprême représentant la société.
  • Le condamné, qui demande la grâce, exposera les raisons de sa démarche et les garanties qu’il compte apporter à sa reconversion sociale, au pardon et à la consolation de la partie civile.
  • Le parquet général de la Cour Suprême peut interroger le condamné pour s’assurer de sa bonne foi et suggérer la reconversion de sa peine.
  • Le président de la Cour Suprême dirige les débats et fera lecture de la décision finale.
  • La partie civile donnera librement son avis sur la démarche ; cependant, cet avis peut ne pas être suivi par la Cour Suprême, car la justice est rendue au nom du peuple tchadien.
  • Tant que la décision finale de la Cour Suprême sur la demande de grâce n’est pas prononcée, aucune exécution de la peine capitale n’est possible. La Cour peut donner un nouveau délai de réflexion et de concertation aux parties civiles, et au demandeur une période d’observation à durée indéterminée.

Cette nouvelle approche originale proposée a pour but d’éduquer la société tchadienne dans la réprobation totale du phénomène du crime, de lui ôter toute justification rituelle ou conjoncturelle et d’assumer collectivement et de façon responsable les conséquences du crime, dans le respect du droit à la vie longtemps bafoué dans notre pays.

Au lieu d’une suppression pure et simple de la peine de mort, qui n’aura aucun impact positif sur une situation en profonde déliquescence, ces propositions concrètes sont susceptibles d’assurer une meilleure transition vers l’abolition totale. Elles pourraient créer plus rapidement des conditions endogènes objectives pour l’abolition de la peine de mort à moyen terme. Car il a fallu d’abord réunir un minimum de conditions de la bonne justice, du système carcéral et de la protection des libertés fondamentales et de la propriété en France, sous Mitterrand seulement, avant d’abolir la peine de mort et de ranger la guillotine. On ne peut pas, pour des raisons purement idéologiques et idylliques, demander au Tchad actuellement plongé dans la jungle du Moyen Age, de faire un bond dans l’inconnu, par simple mimétisme.

Enoch Djondang


27/06/2005
Réflexion pour une sortie de crise

En décembre 1990, l'arrivée de Déby et son MPS au pouvoir ainsi que sa formule choc"ni or ni argent mais la liberté" nous ont apporté l'espoir et on avait cru à un moment à un ATT tchadien. Je pense qu'au début de son arrivée aux commandes du pays, le colonel Déby avait de bonnes intentions pour le Tchad mais malheureusement à cette période, il n'avait pas trouvé autour de lui des hommes politiques qui avaient le sens de la responsabilité et soucieux de l'avenir de leur pays. Donc, au fil des mois, le colonel président a pris goût au pouvoir et s'est laissé corrompre par ce dernier. Et la suite on le sait:le massacre des hadjarai avec le vrai- faux coup d'état de Maldom, le massacre des ouaddaiens à Gniguilim et N'djaména, l'assassinat d'Abbas Koty, de Ketté Moise et Laokein. A mon avis, il ne sert à rien de s'apitoyer sur le passé car nous avons eu la conférence nationale"souveraine" et on sait ce qu'elle nous a apporté à part qu'on a perdu du temps et de l'argent mais aussi certains individus ont profité de cette tribune pour se positionner et se faire remarquer. Depuis l'indépendance, le Tchad a beaucoup souffert et avec lui toutes les familles tchadiennes du Nord au Sud et d'Est en Ouest. Pour ce faire, je demande au président Déby de s'accorder un temps de réflexion pour faire le bilan de ses quinze années de pouvoir et je dis qu'il n'est pas encore trop tard pour rentrer dans l'histoire du Tchad en faisant un geste salutaire car je sais que c'est très difficile mais la grandeur d'un homme politique c'est aussi ça. A l'heure actuelle, le Tchad traverse une grave crise et si nous ne réagissons pas dans un sursaut national nous arriverons à la catastrophe et ça sera dommage pour le Tchad et tous les Tchadiens. En fait, pour sortir de cette crise, je souhaite que les actions suivantes soient menées :
1- Former un gouvernement de transition d'ici octobre 2005 présidé par Déby et ce, pour une durée de 18 mois(j'ai horreur des longues transitions car on risque de s'emballer) et dont les membres seront des cadres compétents et des personnalités indépendantes mais pas des chefs des partis politiques. Les membres de ce gouvernement seront neutres et ne doivent pas se présenter aux futures échéances électorales tout comme le président Déby. Les tâches de ce gouvernement de transition seront:
   a)- Rédiger une nouvelle constitution et la soumettre au peuple.
   b)- Créer un forum de réconciliation et de reconstruction(comme l'a proposé l'UFC) et dont le
       nombre de participants ne dépassera pas 150 personnes et les débats fixés à 15 jours.
   c)- Réorganiser l'armée avec l'appui de l'UE et des EU pour doter le pays d'une armée véritablement
        nationale et au service de la nation.
   d)- Dissoudre l'actuelle assemblée nationale.
   e)- Organiser des élections législatives en avril 2007 et présidentielles en mai 2007.

2- Créer une commission Justice et Pardon(CJP) qui fera la lumière sur tout ce qui s'est passé et qui permettra aux tchadiens de se réconcilier avec leur passé mais aussi avec eux-mêmes.
3- Créer une commission des biens mal acquis(CBMA) dont le rôle n'est pas de faire la chasse aux sorcières mais de faire un travail d'équité afin de rendre à l'état tout ce qui est acquis de manière frauduleuse.
4- Réorganiser l'administration et les différents services de l'état.
5- Dissoudre tous les partis politiques et limiter leur nombre à 10 car si nous voyons les EU qui ont une population de plus de 200 millions d'habitants mais qui n'ont que 2 principaux partis politiques tout comme la France avec une population de plus de 65 millions d'habitants mais avec 6 principaux partis politiques.
6- Réorganiser le système financier en passant par la douane et le trésor public.
7- Donner à la justice son indépendance et la doter des moyens humains, matériels et financiers pour lui permettre de faire normalement son travail.
8- Dissoudre la police politique et créer un service de renseignements généraux qui doit défendre les intérêts du Tchad et veiller à sa sécurité mais pas un service au profit d'un clan ou d'un individu et qui opprime les citoyens.
Le président Déby en acceptant ces différents points donnera une chance immense à son pays pour lui sortir de cette crise et aura rendu un grand service à son peuple.
Voilà en quelques points, la réflexion d'un citoyen tchadien ordinaire soucieux de l'avenir de son pays. J'attends vos réactions pour qu'ensemble dans un sursaut national, nous puissions réaliser ce qui paraît impossible et notre pays en sortira grandi.

Bourma Daoud Ahmat
Amiens-France
Pour tout contact: bourma.daoud@neuf.fr


23/06/2005
Résoudre autrement nos problèmes

L’afro-optimisme cède à l’afro-pessimisme. Après les vagues des démocratisations, on a espéré voir autrement l’Afrique ; une Afrique soucieuse de son développement, du bien-être de ses populations. Au regard et au constat de ce qui se passe actuellement, l’espoir est-il encore permis? Cette question me tracasse tous les jours et  je ne cesse de me la poser. Quelques-fois, je suis tenté de me demander pourquoi je suis un Africain ? Mais je peux quand même me consoler de la situation qui prévaut aussi ailleurs mais là n’est pas la question car les causes ne sont pas les mêmes.

Les années 1990 ont paru être la solution des problèmes dont souffre l’Afrique. Peu après, certains ce sont rendus compte que « l’Afrique n’est pas mure pour la démocratie » et qu’il lui fallait une monarchie absolue téléguidée de l’extérieure. Pauvre Afrique, comme un enfant dont on apprend comment marcher, quoi porter aujourd’hui, quoi manger ; elle doit subir, tout subir. Or, les enfants d’aujourd’hui agissent et réfléchissent comme des grandes personnes. Pourquoi pas l’Afrique, cette enfant qui ne peut réfléchir pour elle, qui subit du moins se laisse subir ? Le vent de la démocratie n’aura rien apporté à l’Afrique de positif ; au contraire, elle lui créé d’autres problèmes supplémentaires retardant ainsi son envol pour le développement.

La démocratie, le multipartisme, la Constitution, les élections, sont des mots dénoués de tout fondement s’il n’y a pas une volonté politique des dirigeants, de la population. La légitimité est préférable à la légalité qui produit à l’Afrique des dirigeants illégitimes parce que légaux, parce que désignés conformément à la Constitution qui peut être modifiée à volonté pourvu qu’elle serve les intérêts des dirigeants soucieux de ne satisfaire que leurs intérêts mercantiles au détriment de ceux de la population dont ils ont la charge. Faut-il repenser une démocratie pour l’Afrique ? La question mérite d’être posée. Sinon, comment concevoir un système politique qui multiplie les disparitions, les assassinats, les réfugiés, les personnes déplacées, les mendiants, etc.  Il paraît que ce système marche ailleurs et pourquoi pas en Afrique ?

A vrai dire, les problèmes de l’Afrique viennent des Africains eux-mêmes. Ils ont la gestion de leur pays, décident et exécutent eux-mêmes les politiques qu’il leur faut. Un peuple peut-il vouloir délibérément une situation conflictuelle ? Je ne le pense pas et me demande toujours comment expliquer ces multiples conflits en Afrique. La République démocratique du Congo, le Libéria, la Sierra Leone, l’Angola, le Burundi, la Cote d’Ivoire, et récemment encore le Soudan, à qui profitent « ces guerres qui usent l’Afrique »[1] ? Qui a intérêt à dire : « laissons-les faire la guerre jusqu’à ce qu’ils s’en lassent, s’y épuisent, en meurent ou subissent la colère de leurs peuples »[2] ? Cette interrogation suscite celle de l’origine des moyens de faire la guerre. L’Occident ne fabrique t-elle pas des armes pour l’Afrique ? Le comble de tout est que ces armes sont achetées avec l’argent du contribuable.

Il a été prouvé que quand l’Etat ne paie plus les salaires des fonctionnaires et abandonne écoles, hôpitaux, transports, « la guerre est une alternative à une économie de paix qui ne nourrit plus : la kalachnikov est le meilleur moyen de production[3] » et les laissés-pour-compte de l’exode rural, les jeunes bricoleurs des quartiers sont la chair des canons des guerres civiles[4]. Il y a pourtant un moyen, des possibilités d’éviter des guerres, des rebellions dont redoutent tant les chefs d’Etat Africains. Bien que Koffi Annan, secrétaire général de l’ONU, pointe le rôle des marchands d’armes ou des intérêts étrangers[5], il insiste sur le rôle que certains gouvernements africains jouent pour soutenir, voire fomenter des conflits chez leurs voisins. Les dirigeants Africains doivent privilégier la recherche et la satisfaction des intérêts de leur population, leur assurer l’autosuffisance alimentaire du moins, le nécessaire pour qu’elle ait confiance non seulement en eux mais aussi en leurs institutions. Ils doivent s’empêcher tout népotisme, corruption  afin de ne promouvoir que la cause commune. L’alternance doit être le sacro-saint principe directeur et ne souffrir d’aucune exception. Les élections, transparents et libres, doivent aboutir à la désignation de dirigeants voulus par le peuple et non donner des « dinosaures sortis des urnes[6] ». L’exemple de l’Afrique du sud, du Sénégal et récemment du Mali sont encourageants et doivent interpréter tout un chacun.

Pour cela, si les Occidentaux décident de ne plus assumer le rôle de « gendarmes de l’Afrique », ils doivent aussi cesser d’être des « coupeurs de l’Afrique ». La présence des troupes françaises aux cotés de celles de l’ONU en Cote d’Ivoire est à la fois inutile et dangereuse pour la stabilité de ce pays et de la sous région qui peut être touchée dans la généralisation du conflit. Quelle est l’efficacité du Recamp – français - (renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) et de l’ACRI – américaine - (Initiative de réaction aux crises africaines) face aux multiples conflits ?

A vrai dire, l’Afrique doit repenser sa politique et sa gouvernance. L’Union Africaine qui doit servir de mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits semble inexistante, faute de pouvoir prendre des décisions politiques et de pouvoir les appliquer. Son seul rôle reste le regroupement régulier de Chefs d’Etat coupés de leur peuple parce que n’étant pas l’émanation de la volonté générale. Cette situation implique qu’il faut repenser l’Union Africaine dans le sens de plus d’implication des peuples que des éternels présidents au pouvoir qui ont pour seul objectif : protéger leurs intérêts et ceux de leur proche. L’UA doit être plus proche des peuples que des politiques. Il ne sert à rien de vouloir faire comme les autres tout en sachant que les réalités ne sont pas les mêmes. Il faut positiver nos politiques, nos actions pour qu’elles soient rentables et qu’elles nous honorent. Sinon, à quoi sert une UA si elle ne peut rien pour les Africains et qu’à chaque situation, il faut faire appel à Union Européenne ou à l’ONU ? L’idéal d’une Institution comme l’UA n’est pas  son existence mais son opérabilité, son apport et son impact direct sur les premiers bénéficiaires qui sont les peuples sacrifiés par leurs dirigeants. La proclamation d’Etat démocratique ne suffit pas non plus ; faut-il encore que les exigences et les caractéristiques d’un Etat démocratique soient respectées afin qu’on parvienne à un Etat de droit. Ce souci doit être celui de tout Africain, de tout homme, détenteur, minime soit-il, d’une parcelle de pouvoir sur les autres. Etre responsable, c’est servir les autres et non se servir.

Les premiers pas pour y parvenir sont la conscience nationale, le respect de la volonté générale et de l’ordre constitutionnel ; le reste suit. Qui veut peut. « Qui ne veut pas ce qui est bien ? », disait toujours mon professeur, M. ABBA’A Oyono. A priori, la réponse est affirmative sinon le contraire surprendrait tout esprit éclairé. Il importe aux Africains eux-mêmes de savoir ce qu’ils cherchent, où ils veulent aller, ceci, pour le bien de tous. La liberté, c’est aussi cette aptitude de pouvoir décider, en toute responsabilité, ce dont on a besoin.

[1] Philippe Leymarie, In « Ces guerres qui usent l’Afrique 
[2]
Béchir Ben Yahmed, « Il faut boycotter les va-t-en-guerre », Jeune Afrique, 16 février 1999.
[3] Stephen Smith, « L’Afrique aux Africains... en armes », Libération, 29 novembre 1998
[4] P. Leymarie, idem
[5] Rapport sur les causes des conflits et la promotion d’une paix et d’un développement durables en Afrique présenté au Conseil de sécurité, le 16 avril 1998
[6] Martine-Renée Galloy et Marc-Eric Gruénais, « Des dictateurs africains sortis des urnes », Le Monde diplomatique, novembre 1997

Guéning Massama Kiliouto
Résidence André Allix K 129
2, rue sœur Bouvier
69005 Lyon - France


04/06/2005
Chasser le chef clanique Deby

Le Tchad est dans une autre phase décisive de son histoire politique. Une fois de plus, les Tchadiens et les Tchadiennes sont appelés à se prononcer pour exprimer leurs souhaits, les légitimes face à un choix  historique. Celui d’approuver ou non des modifications à la Loi fondamentale, entendez la constitution. Voila un grand défi ! L’occasion d’amener un démenti formel à tous ceux qui pensent agir au nom de la majorité, à tous ceux qui se bercent
d’illusions pour réaliser leur rêve du pouvoir. Ce pouvoir qui ne s’exerce que par le peuple et pour le peuple.
De plus, pour paraphraser Edem Kodjo, la démocratie consiste à donner la parole à tout individu et prendre des décisions conformes aux vœux exprimés par la majorité de citoyens. Ce respect du choix est l’essence de la démocratie, ce dont le peuple tchadien a été privé depuis l’indépendance. De Tombalbaye  au « Général » Deby en passant par Hissein Habré, le général clanique président gouverne omniscient et omniprésent. Il ignore la règle élémentaire, qui existe au cœur de la démocratie qui considère un homme en tant qu’homme quel qu’il soit, son rang social ou niveau intellectuel.
En effet, le peuple tchadien a été endormi par la démocratie prôné par un soit disant général autoproclame président, tandis que les Grecs n’ont pas attendu 14 ans pour instaurer la démocratie. Le régime athénien est un modèle qui a contribuée à la bonne gouvernance de notre  monde. Mais, la démocratie Debyienne prévoit ce que John Locke nomme « Appel au ciel »  à savoir de droit et devoir du peuple tchadien de se rebeller contre le système antidémocrate et marionnette chef de tribu Deby. Mais son système clanique, basé sur le mensonge et la lâcheté, ne peut résister lorsque le peuple se lève contre lui avec une vive détermination. Peuple tchadien debout et chasse ce délinquant de Deby, je vous le dit sans risque de me tromper qu’il est très peureux avec sa police que vous le connaissez. Avec peu de la parole de force il va fuir comme un chacal. Rien n’est au dessus de la volonté du peuple digne de notre pays, dont la gloire que la France avait salué à la 2ème Guère Mondiale (Strasbourg-Alsace).
A l’égard des chantages de l’heure actuelle et aux récentes parades d’intimidations des  populations dans le Tchad profond, j’appelle l’ensemble des tchadiens à une prise de conscience conséquente pour sanctionner doublement et amèrement ce clan. Ce lundi 6 juin 2005, un « NON » dans un sens ou dans l’autre amènera les malheureux prétendants à se rendre à l’évidence d’un Tchad qui veut un changement.
Je suis persuade que le peuple tchadien n’est pas dupe. Un jour, le gangster Deby  sera humilié aux élections et battu comme Nicolae Ceausescu de Roumanie, chassé comme Hissein Habré ou encore assassiné comme Tombalbaye; ou s’il cherchera à s’imposer par la force contre la volonté des citoyens. Je crois que les Tchadiens doivent prendre leur responsabilité historique ; c’est de se mobiliser pour le chasser comme ils l’avaient fait avec les anciens dictateurs.
Je saisis l’occasion pour dénoncer et condamner les atrocités sur les tchadiens du Ouaddaï géographique. J’exprime ma compassion aux familles éprouvées. Quoi donc de plus mobilisateur autour d’un refus mesuré sous tendu par le NON.  Peuple tchadien êtes-vous prêt à sacrifier encore 25 000 compatriotes, acceptez d’être dominer par un dictateur acharné et sans pitié qui impose votre destiné et qui à le pouvoir de voler vos biens, violer vos sœurs, emprisonner vos frères et restreindre la liberté de presse et d’expression ? Si la réponse est NON, le jour de la révision constitutionnelle, veiller rester chez vous. Sinon votez NON.
Qu’a fait Deby de bon pendant 15 ans de règne absolue pour se permettre nous imposer sa présidence à vie ?

A toutes et à tous, tchadiens, soyons mobilisés !

Fait à Toronto le 03 Juin 2005
Dite d’une personne indépendante Gourbal Djiddi Nokour
gourbal@hotmail.com

03/06/2005
Le peuple Tchadien

Le peuple Tchadien a tellement souffert et son esprit a été tellement contrôlé qu’il a oubliée la cause réelle de sa souffrance et a commencé à blâmer ceux qui étaient présenté comme calomniateur du peuple par son vrai ennemi. Depuis son arrive au pouvoir par les armes, le MPS de Deby n’a cessé en aucun cas de mener sa campagne de désinformation, de manipulation, de la méfiance et de l’intolérance envers la France, les Etat Unis (USA) et le Canada. A trois reprises, on a pu constater combien cette campagne de la haine Debist a atteint au font du cœur de notre peuple en l’encontre des ces trois pays cités.

Avec une gestion honnête et transparente, bien que le Tchad a des ressources naturelles suffisantes pour accéder à son développement même sans le pétrole, MPS le pouvoir en place a pu convaincre le peuple Tchadien que le pétrole est le seul moyen de la construction du pays. Le peuple Tchadien a commencé d’attendre avec l’impatience ce pétrole qui était perçu comme la clé de leur aisance.

Le temps a été venu pour Deby de manipuler facilement ce peuple désespéré contre l’ouest. Il a commencé sa campagne de la haine contre la France en faisant croire a la population que la France était contre l’exploitation du pétrole tchadien et posait des obstacles. Le pouvoir clanique a forcé les tchadiens à descendre dans la rue pour manifester contre toute présence française au Tchad. Avec les instructions directes des frères et collaborateurs de Deby, ce peuple inexpérimenté de manifester même pour ses propres droits fondamentaux, a commencé de saccager les bureaux de la société pétrolière française Elf et à brûler des institutions françaises au Tchad en 1998. Le gouvernement de Deby s’est tout de suite servit de l’occasion et rompu avec l’Elf la société française.

Lorsque Deby avait donné le contra du pétrole aux trois compagnies ExxonMobil, Chevron tous américaines et Petronas malaysienne en été 1998 le peuple se réjouissait de la joie croyant toujours que se sont ces compagnies qui contrôlaient son sort. Petit a petit, Deby a commencé sa campagne de désinformation et celle de la haine contre les américains. Sachant que le peuple tchadien déteste tous ceux qui s’amusent avec son pétrole, Deby a dénoncé publiquement la gestion et l’exportation du pétrole par les américains en automne 2004. Depuis ce temps, il menait sa campagne contre les américains et aujourd’hui il a déjà pu convaincre à un grand nombre des tchadiens que se sont les américains qui sont derrière nos souffrances. Il a diabolisé ces compagnies qui n’ont fait que réaliser nos rêves.

Dernièrement, c’est le tour du Canada. Deby sait que la conscience des tchadiens qui ont vécu au Canada ne leur permettra pas de détourner, piller, tuer ou violer. Alors il a commencé de traiter des traîtres ces derniers. Il a interpellé, incarcéré et torturé deux tchadiens qui ont la citoyenneté canadienne les accusant d’être des traîtres et les jugeant dangereux pour son régime.

Cher compatriote, aujourd’hui si notre pays se recule progressivement, ça n’était pas à cause de français, américains ou canadiens. Cette régression est due au mal gestion du pouvoir dictatorial et corrompu en place dirigée par Idriss Deby. Car si nous regardons d’une façon réaliste, se ne sont pas des français, ni américains ou canadien qui abattent nos frères comme des chiens, pillent nos trésors et violent nos sœurs. Se sont les frères, les cousins et les fils d’Idriss Deby qui sèment cette ambiance de terreur. Alors nous devons lutter pour renverser ce pouvoir pour donner la dignité et la liberté a notre peuple, construire notre pays en établissant des excellentes relations pour des intérêts mutuels avec nos partenaires économique qui sont la France, les Etat Unis d’Amérique (USA), le Canada et le reste du monde. Car ils ont toujours montré leur volonté à aider le Tchad et son peuple.

M. Sougui Nour


09/05/2005
Une vision patriotique 

Je suis un ressortissant tchadien au Canada depuis avril 1998.
Tout a commencé dans la matinée du 20 mars 1998 lorsque j’ai quitté le Tchad à bord de la compagnie Air Afrique en destination des Etats Unis d’Amérique. J’y ai séjourné une dizaine de jours avant de venir m’établir au Canada.

Aujourd’hui ma conscience humaine et intellectuelle me donne raison d’exprimer mon implication dans l’histoire de mon pays bordé par la Libye, le Soudan, le Nigeria, le Cameroun… Il a toujours demeuré dans l’histoire de l’humanité. La découverte archéologique récente de Toumaï témoigne de la grandeur et de l’ancienneté de mon peuple. On a bel et bien participé au développement de l’esprit de l’humanité.

Nous sommes un peuple courageux, fort de capacité mentale et un des garants de l’histoire actuelle. Grâce à Toumaï et ses compatriotes, l’histoire n’a cessé de régner. Mais le Tchad, tel un arbre, n’a cessé de souffrir malgré la bravoure de ces faits. Unissons nos forces pour bâtir une société humaine, moins affectée par l’intérêt.

Depuis la colonisation française au Tchad jusqu’aux multiples successions au pouvoir, les Tchadiens et Tchadiennes n’ont cessé de vivre dans la peur, la corruption, les détournements de fonds publics, l’ignorance pure, ou encore, l’injustice sociale. Nous avons oublié les valeurs primordiales qui fondent chaque individu.

Selon moi, jamais un homme ne dirigera mieux le Tchad que celui qui le dirige actuellement. Depuis le 1er décembre 1990, un homme et ses compatriotes ont décidé de changer l’histoire du Tchad en ne promettant ni or, ni argent, mais la démocratie. Grâce à eux, chaque homme peut se sentir aujourd’hui actif dans le développement de son pays. Même si tout n’est pas rose, ce mode de fonctionnement est le plus efficace à mes yeux.

La démocratie dans un pays comme le nôtre a besoin d’une stabilité sincère, avec la participation du peuple.  

Idriss Déby hérité d’un Etat cassé, mutilé, fracassé, terrorisé par le barbarisme tribal et l’ignorance, isolé depuis un demi-siècle. Pour la survie de cet Etat, nous devons travailler ensemble avec une détermination ferme et juste.
Cherchons à unir nos forces, nos idées, nos valeurs morales, nos enfants de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, afin de conserver l’image de la grandeur de nos ancêtres.

Cessons la violence, l’ignorance et l’obsession du pouvoir, et confions un nouveau mandat à Idriss Déby afin de conduire le Tchad dans la voie de la sécurité et de la paix. Le président a une personnalité incontestable et la force d’apporter la sécurité au pays. C’est à travers la sécurité que la paix arrive. D’après moi, il n’y a pas un gouvernement ou un royaume au monde n’ayant jamais favorisé son entourage de près ou de loin. Cependant, la démocratie permet d’atténuer l’injustice sociale même si c’est dernière mettra du temps avant de disparaître.

Notre terre est riche sous et sur son sol. Nous devons être les artisans de notre propre destin. Depuis le projet pétrolier, depuis celui du NEPAD, le Tchad, par sa situation géographique, sera le carrefour des pays africains et nous permettra, par exemple, de développer le tourisme comme une force potentielle.
À mon avis, pour le bien du Tchad et de nos enfants, nous devons unir nos forces, nos consciences et notre moral pour gagner la cause qu’est la fierté.

Je vis au Canada, dans la province du Québec et je suis fier de la justice environnante. Mon plus cher rêve est de voir un jour les Tchadiens et Tchadiennes vivrent dans la même égalité sociale partout dans le monde, car malgré  nos différences nous partageons tous une destinée commune et une seule branche : le Tchad !

                                                                                                Ali Douto, étudiant à Québec


06/04/2005
TCHAD: dérive dictatoriale 

Pour tous ceux qui pensent, à la Démocratie au Tchad, il est temps de se désillusionner et de croire, désormais avec preuve irréfutable au retour de la dictature comme dans le passé. Les Tchadiens sans distinction subissent des traitements qui rappèlent bien les années des régimes d'exception que le pays a connus. 

Autant de situations attestent les dérives totalitaires du régime actuel. Nous prenons à titre d'exemple, le retrait des passeports de  l'Ambassade de France par les autorités tchadiennes, des responsables de l'opposition politique légale qui devaient prendre part à paris à la rencontre organisée par les politico-militaires en exil. Cette attitude de dépossession et confiscation des documents voyage des citoyens qui  n'appartient plus à notre époque. A travers ce message fort, il est simple pour quiconque de décrypter le contenu, il veut signifier clairement aux gens que «:Vous pouvez beau crier, mais personne ne viendra à votre rescousse ". L'avènement de la Démocratie dans notre pays a certes suscité un grand enthousiasme espéré par les Tchadiens qui sont aujourd'hui déchantés de voir le retour inévitable de la dictature.

Je ne cesse d'être surpris par le silence émis par les médias internationaux qui n'ont guère évoqué un tout petit mot même au passage. Cette interdiction de circuler, s'inscrit pour une nouvelle fois à l'actif du régime qui refuse tout compromis politique pour dénouer les multiples problèmes de notre société. Elle dénote manifestement que la liberté de mouvements connaît bel et bien des graves restrictions pour devenir préoccupante. Le pouvoir a les mains libres et ne semble pas gêné au niveau national par aucune force politique. Il revient donc aux citoyens de décider de leur sort.

A quand  verra t-on au TCHAD l'émergence d'un débat d'idées contradictoires de société sans aucune pression du pouvoir?

Par MAKAILA NGUEBLA
Tunis -TUNISIE


26/03/2005
TCHAD: Pays alternances sanglantes.

De son histoire politique, le Tchad s'est toujours distingué et illustré tristement par des événements
douloureux qui lui place incontestablement dans le camp des pays dits à alternances pénibles.

En récapitulant, les régimes politiques et leurs successions au pouvoir, j'ai remarqué, que seul, le feu
NGARTA TOMBALBAYE, a accédé à la tête du pays sans effusion du sang, sa fin tragique a laissé libre cours à une instabilité politique permanente et chronique irrémédiable au Tchad.
Nous pouvons dire, que toutes les autres alternances politiques qu'a connues notre pays découlent des bouleversements militaires(Coups d'ETATS et rebellions).
Pourquoi recours t-on aux armes pour de fins politiques et accéder au pouvoir?
La réponse à cette question, réside au niveau de nos prédispositions mentales réputées belliqueuses, lesquelles sont à l'origine des alternances sanglantes.

Avec l'avènement de la Démocratie en AFRIQUE, et au Tchad, en particulier, nous avons cru désormais aux alternances en douceur, donc pacifiques. Malheureusement, les choses sont restées immuables et nous avons très vite observé de nouvelles stratégies de maintien permanent au pouvoir de nos régimes, elles sont autrement manifestées par le comportement de logique de guerre et de violences, pour intimider et dissuader toute velléité au changement.

Au Tchad, l'usage des méthodes militaires et policières restent en vigueur, il permet au régime actuel de brider et atomiser l'opposition légale, en même temps que la société civile. L'alternance politique pacifique au Tchad n'es telle pas tributaire réellement de l'évolution mentale au niveau national?

Par MAKAILA NGUEBLA
Tunis-TUNISIE.


18/03/2005
Idriss Deby : Ceausescu ou gangstérisme d’Etat ?

En 1990, Idriss Deby annonçait, avec vigueur, sincérité et détermination, au peuple tchadien une libéralisation de la vie politique nationale. Mais qu’est-ce qui se passe ? Environ quinze ans de règne d’un régime érigé sur la base de  l’ethnie, de la tribu, du clan, pour ainsi dire, une oligarchie tyrannique pure et simple ne suffisent-ils pas, pour que celui-là, en qui, le peuple a, d’emblée,
placé sa confiance et son espoir se décide, enfin, à tenir ses engagements? Et, surtout s’il faut se rendre à l’évidence qu’il s’agit, ici, d’un peuple qui a enduré son sort avec un stoïcisme inébranlable et  longtemps fait une patte de grue devant un rêve dont la réalisation est, sciemment, renvoyée aux calendes grecques.  Sur place, dans la « capitale » tchadienne et à travers tout le pays, les bouffons et les caudataires du Président se targuent, à longueur de journée, d’être les pionniers de la démocratie au Tchad. Quelle démocratie ! Ces hilares, ces insouciants politiciens assimilent les élections qui s’étaient déroulées au pays à un scrutin répondant aux critères et normes du Droit Positif. Au contraire, nous avons assisté à une parodie, un simulacre de suffrage universel qui a failli faire vomir les observateurs internationaux venus, à l’époque, pour les deux occasions quinquennales. Les irrégularités étaient telles qu’après la proclamation des résultats, les mineurs qui n’étaient, même, pas à l’age de voter et pour qui la chose politique était la dernière préoccupation, se moquaient, avec une insouciance tout de go, des militants du M.P.S, à chacun de leur passage dans les rues de la capitale pour fêter leur stupide victoire. Et, idem pour les deux législatives.

Devant cet état de faits qui caractérisent la pérennisation des intérêts d’un régime hideux, odieux, sans foi et ni loi, le mutisme complice des nations qui comme la France, hier, se souciaient à la face du  monde de la paix, de la quiétude, du bien-être du peuple de ce continent longtemps oublié et placé toujours, et pour cause, au second rang de l’humanité fait monter d’un cran la colère et l’exaspération des populations africaines en général, celles de l’Oubangui Chari et du Tchad en particulier.

Imaginez que placés sous la protection « bienfaisante » de Idriss Deby, des éléments dits incontrôlés appartenant à l’ethnie de celui-ci, ouvrent  le feu sur le marché de Ndjiguelim pour massacrer cent soixante treize âmes innocentes, en plein jour, pour  venger  quatre des leurs, poursuivis et massacrés par les Ouaddaïens parce qu’ils avaient volé quelques têtes de bétail.  Le Lendemain, quand le clan du  « démocrate »  Président s’en était perçu, il fallait que la Garde Républicaine de notre homme de la France de Mitterrand François dont la politique éhontée est encore soutenue par Chirac jacques, S’attaquât à des familles des victimes innocentes des Ouaddaïens parce qu’elles voulaient naturellement signifier au Nicolae Ceausescu de l’Afrique, par une simple marche pacifique, que leur familles ont été décimées  alors qu’elles n’étaient pas les auteurs de ce vol bénin. En réponse, Le cou- de- héron envoya plus de 400 cents personnes à la tombe et 600 à garder le lit dont elles ne sont plus relevées. Voyons une  attitude de bassesse    diverses platitudes étaient au rendez-vous dont les présidents Mitterrand et Chirac y fermèrent les yeux et que   le Président George Bush Junior n’a pas  manqué de commentaires, à l’occasion de la seconde guerre du Golfe  quand  il vit la réticence  de Gallopin et partant de la France de participer au renversement du dictateur de Bagdad : « ceux- là qui ont toujours vécu en se cachant la vérité».  Les tchadiens finalement devenus la chasse gardée de tous, Ahmat AssabAllah Soubiane, qui, Hier partisan mordu de la fusion Tchad- Libye, se déclare, contre toute attente, le dirigeant de la démocratie ou quelque  chose de ce genre. Il se contenta dans le tas d’asseoir sur pied ce qu’il appela : CDDC (Coalition des Dictatures Déçues et Découragées).  Laisse-moi t’interroger petit Ahmat Bavure ! Que diras-tu aux enfants de ceux que tu as occis quand tu étais piètre ministre de l’intérieur et par  ton manifeste zèle tu assassinas des paisibles citoyens tchadiens? Parce que le spectre de Bissau Mamadou fréquentera nuitamment tes sommeils. Ses enfants devinrent par ta faute des orphelins rejetés par la société tout entière. En tout cas oublions-le il ne mérite pas qu’on s’étale sur son cas.

Voilà ce qui sera dorénavant notre combat à nous tous. Pour ne citer que Habré qui disait il y a vingt-cinq ans : «  L’échec du régime de Tripoli est l’une des souffrances des fils du Tchad.» je dirais aujourd’hui le renversement du régime de Deby serait normalement l’une des préoccupation essentielles des fils du Tchad que de s’attarder sur le sort que devrait être réserver aux Doums si jamais on arrive au pouvoir. La face surannée  des idées  telles que Nord -Sud  annihile nos efforts vers des avancées futures. Ne prêtez plus attention à des idées rétrogrades ou des évocations pleines de préjugés par exemple celles de Timothée  Donangmaye concernant le code de famille qui ne verra, d’ailleurs jamais le jour.          

Chers compatriotes, la liste des exactions et des bavures les plus atroces qui constituent le lot quotidien des tchadiens est loin d’être exhaustive.  Devant cette scène macabre ou l’on assiste  à un véritable assassinat de l’idée démocratique, les Tchadiens de toutes les couches sociales se réservent le droit de s’interroger sur l’attitude complice de la France et de toutes les  nations dites «civilisées» éprises de paix et de liberté. Car, c’est dans le premier pays, cité en référence, que l’actuel Président a subi un lavage de cerveau,  été dressé et lâché contre son compagnon de lutte d’antan. Entendez par-là Hissein Habré !  La France serait-elle revenue sur sa décision de Labaule? Si non, comment trouver une explication plausible au silence incongru de ce pays qui, en 1990, était si anxieux quant à la démocratisation des régimes, alors dictatoriaux, de l’Afrique sub-saharienne? Si Paul Valery mentionnait quelque part dans ses écrits que «  la liberté est un état d’esprit. », moi et un grand nombre de tchadiens, aujourd’hui, privés de nos libertés fondamentales, dirions du passage circonstanciel à la tête de la nation de Hissein Habré dont vous nous auriez prétendument sauvés, comme étant pernicieux et divisionniste était une question de temps et d’espace. Napoléon n’était pas la France ne Serait pas, Bismarck n’était pas l’Allemagne ne serait pas et Habré n’était pas le Tchad ne serait pas.       

En tout état de cause, il serait insensé, pour nous, de chercher, à l’état actuel des choses, la solution auprès d’un tel ou tel autre pays incitateur, pour ne pas dire, fauteur de troubles, alors que la clé du problème se trouve entre les mains d’un tchadien dont le règne n’a que trop duré et qui, sans vergogne, toujours, toujours, insatiablement et de façon intarissable exerce son implacable dictature  sur nos pères, mères, frères et sœurs dont les visages sont, chaque jour naissant, marqués un peu plus d’amertume. Leur pommettes saillantes provoquées par la boulimie et la soif du pouvoir du siècle en sont le témoignage poignant que me rapporta  mon intime ami Mahamat Nour Ahmat dit Castro qui eut l’impression que, même, les habitations étaient plus basses que d’habitude lors de son passage en juillet 2004 à Ndjamena   .      

Somme toute, il appartient au président Deby de donner, pour son bien, en particulier et celui du peuple tchadien, en général à ces millions de femmes, d’hommes et d’enfants las de croupir sous la misère, une nouvelle orientation sociale. Nous disons sociale parce que nous n’avons que foutre de la politique d’Alembert.  

Car, en adoptant cette attitude, Amberto aura rendu a son peuple un service dont les retombées, on ne peut plus salutaires, tiendraient au  respect les nations les plus civilisées de cette planète. Ce faisant, Deby aura bâti un Tchad ou la Liberté règnera en maîtresse. Puisque celle-ci permettra, enfin, aux filles et aux fils de ce pays de se côtoyer en toute quiétude: un Tchad ou Ngakoutou se déplacera sans méfiance vers l’extrémité septentrionale et, Alafouza, vice versa; passons pour ce qui est de Djada qui a toujours su cultiver l’esprit de bon voisinage.     

Si le président a soutenu, quelque part, devant la presse qu’il avait laissé la latitude aux journalistes de le critiquer de fond en comble et ceux-ci n’ont jamais trouvé l’occasion de dire: «  Idriss est enceinte », eh bien ! Je dirais, pas plus que tout autre observateur averti d’ailleurs, que le Général doit, ni plus ni moins, donner naissance à un enfant salvateur que le peuple attend, il y a belle lurette : L’instauration intégrale et définitive de la démocratie pluraliste dans ce pays exsangue ou le pluralisme politique apparaît, plutôt, comme une chimère même pour les chefs des formations politiques actuellement en gestation.

Par conséquent, si le chef de l’Etat, en déclarant cela voulait éviter le fait que l’opinion tant nationale qu’internationale le critique d’être en passe d’accoucher, il est grand temps, pour lui, de respecter les propos tenus dans sa déclaration du quatre décembre 1990: «  Je vous ai apporté un cadeau qui n’est ni Or ni Argent. Mais c’est la  liberté ». Donc, au lieu de se laisser prendre à son propre piège, il est recommandé qu’Idriss sonne, lui-même, le glas de son règne totalitaire à l’instar de Frederik Declerc qui programma sa propre chute politique et à qui rien n’arriva.

Ali Souleymane
gkambi@yahoo.fr


  03/03/2005
TCHAD: Espoirs déçus

Nous nous souvenons encore, de la date du 1er décembre 1990,il y a aujourd'hui 15ans,lorsque le président, IDRIIS DEBY, à la tête d'une rébellion s'emparait du pouvoir. Le peuple tchadien, sans distinction aucune s'était levée pour ovationner ceux qu'il considérait d'abord comme libérateurs, ensuite pour saluer la mutation et le triomphe de la Démocratie.

Hélas!Les espoirs de tout un peuple s'étaient progressivement effrité pour laisser place à des déceptions variées. Depuis donc, cette période, le Tchad est entré dans un cycle infernal de complications tous azimuts.
Le pays connaît coup sur coup, une série de crises:Politique, économique et sociale. Nul ne peut alors remettre en cause ce que subit le peuple comme atrocités. Vous conviendrez avec moi, que le pays va mal à tous les niveaux.

La situation qui prévaut au Tchad est indescriptible; C'est un drame épouvantable, il est méconnu à l'échelle internationale faute de médiatisation. Comme, je le disais la question est suffisamment grave et mérite d'être soulignée puis soulevée pour au moins retenir l'attention de l'opinion internationale.

J'ai donc essayé modestement et suivant des observations personnelles à enregistrer les obstacles à divers niveaux;
- Au niveau politique et institutionnel: la crise politique est persistante et sans précédent, le pouvoir n'affiche toujours pas la moindre volonté de mener à bien la Démocratisation du pays, de même que, son  processus  n'a jamais été aussi entamé, il est au point mort. Les citoyens sont dépossédés de leurs libertés individuelles et les violations  de droits de l'Homme répétées, es O.N.G locales des défenses de droits de l'homme ne sont pas épargnées; elles observent puissamment la dégradation de la situation et subissent l'emprise du pouvoir, les gens sont laissés à la merci de Dieu.
Les organisations politiques essuient tout les affronts du monde; elles sont étouffées, leurs responsables sont bridés et laminés. Une presse soit disant  libre est de plus en plus sous la coupe réglée du pouvoir;elle est contrainte de peser les poids de risques à entreprendre. Jamais l'histoire politique d'un pays n'a connu de telles restrictions et aucun régime ne s'était illustré par autant de barbaries à l'égard de son propre peuple.

 - Au niveau économique: le Tchad tient le haut du pavés de hits parade des pays  en difficultés économiques. Le marasme est bien perceptible, car les entreprises publiques et privées n'épanouissent pas;elles sont systématiquement essorées par le régime. Les détournements sont multiples et constituent véritablement des  crimes économiques. Le pouvoir a montré ses limites dans les négociations des revenus pétroliers, car il a mal ficelé le dossier et les retombées sont en sa défaveur. Le pays ne présente pas l'aspect de l 'ère pétrolière, les gens sont extrêmement pauvres.

- Au niveau social:la détérioration de la situation sociale est plus que jamais inquiétante, les fonctionnaires accusent un cumul et des arrières de salaires, ils ont une marge de manœuvre bien réduite et ont perdu tout réflexe syndical pour revend que leurs droits. A cela s'ajoutent les  besoins tels que sont la nourriture, l'eau, l'habitat et l'électricité qui, jusqu'aujourd'hui  restent un luxe pour bien de personnes au Tchad. Tout cet état de faits atteste notoirement l'absence d'une couverture sociale, sanitaire et éducative au niveau national. Le régime brille par son indifférence et son incurie sur des sujets d'intérêt public. 

Pour faire, face cette situation insoutenable et répondre à leurs besoins élémentaires, les gens sont contraints à se plier aux exigences des seigneurs du pouvoir. Les postes à responsabilités obéissent aux critères des bassesses et des soumissions,  pas principes de compétences. Les gens fléchissent aux tentations matérielles, en faisant fi à leurs dignités et honneurs, ils sont donc victimes des comportements dégradants et humiliants. Sous d'autres cieux, ce qui se passe au Tchad est criard.

Pour stopper l'extrême dérive de ce pays, le souhait de voir intervenir est pressant. Pour ce fait, l'heure à la mobilisation, les Tchadiens doivent agir.
J'invite donc, tous ceux qui apportent leur soutien au régime à se désolidariser de lui et avec eux les inconditionnels, car c'est une question d'intérêt national.
De plus, que la société éprise de paix, de justice, de tolérance et de liberté apportent leur soutien au peuple tchadien meurtri.

Par MAKAILA NGUEBLA.
Tunis-TUNISIE.


26/02/2005
Quelle Diplomatie pour le Tchad ?
Par Hassane Mayo-Abakaka
(1)

A l’occasion de la nouvelle année 2005, permettez-moi de vous présenter mes meilleurs vœux de succès et de réussite pour votre Journal, mes vœux de santé, de bonheur et de prospérité pour vos rédacteurs et lecteurs et enfin mes vœux de paix et de sécurité pour notre pays, le Tchad. Ainsi, au seuil de ce nouvel An, il est certes bien d’adresser des vœux, mais il serait aussi intéressant de poser des questions qui permettraient à chacun de nous de réfléchir sur des sujets  importants pour notre pays.
Dans les années 1995, on parlait de la <clochardisation des diplomates tchadiens>, article publié dans NDjaména-Hebdo par notre frère Mahamat-Ahmat Adamou. Aujourd’hui environs dix ans après, comment se porte la diplomatie tchadienne? Y a-t-il une évolution positive ou négative? Quels changements ou réformes ont-ils été entrepris? Bien qu’il n’est pas question ici de faire un bilan, peut-on savoir l’état actuel de notre diplomatie? Quel est le sort de nos diplomates et dans quelle condition exercent-ils leur noble mission de représentation de notre pays ?
La politique étrangère relève généralement du domaine réservé du Président de la République. Quels efforts le Chef de l’Etat a-t-il fait pour améliorer la diplomatie tchadienne? Et quels résultats nos multiples Ministres des Affaires Étrangères avaient-ils réalisés ?
La politique étrangère appelée aussi politique extérieure, est en principe le prolongement et l’expression de la politique nationale d’un Etat sur le plan international. La diplomatie n’est que la manière de sa mise en oeuvre ou la méthode de son exécution par les agents et cadres du Ministères des Affaires Étrangères.
La crédibi