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Par un point de presse animé ce 23 décembre, la plateforme Agir pour le Tchad dit satisfaite du bon déroulement du scrutin référendaire du 17 décembre dernier. Elle appelle les tchadiens au respect des résultats des urnes.

Pour Mahamat Souleymane Dagache, coordonnateur de cette plateforme qui compte plus de 300 organisations de la société civile, le scrutin a vu une participation active de la population tchadienne. « Chaque voix compte dans la construction de notre avenir collectif, et votre implication témoigne de votre détermination à contribuer au processus décisionnel qui guidera le destin du Tchad », dit-il. Il indique, la plateforme a constaté dans tous les bureaux de vote sur l'ensemble du territoire national un calme et une sérénité sans précédent. Pour se faire, il invite les tchadiens dans leur ensemble à respecter le choix et les résultats des urnes. « Quelle que soit l'issue de ce référendum, que nous soyons en accord ou en désaccord, il est crucial de respecter le choix exprimé par la majorité. Le respect mutuel et la compréhension sont les piliers sur lesquels repose une société démocratique », affirme M. Dagache. En attendant la proclamation des résultats provisoires, M. Dagache, coordonnateur de la plateforme Agir pour le Tchad invite les tchadiens d'être conscients et d'éviter tout appel à violence post-électorale. « Nous appelons à toute la population, qu'après que le résultat soit en notre faveur, d'être respectueuse, et d'éviter les désordres et les troubles », a-t-il fustigé.

Enfin, M. Dagache a salué la commission nationale chargée d'organisation du référendum constitutionnel pour sa transparence et les tchadiens pour leur exemplarité et maturité politique.

Abderamane Moussa Amadaye

Lors d’un point de presse ce 23 décembre, le Bureau exécutif (BE) du Syndicat national des Douanes (SYNAD) a dénoncé la violation du statut particulier du douanier prévu par les articles 4 et 44 de la loi portant Statut Général de la fonction publique. Le Syndad le réclame.

M. Mbaihognon Tanaagueum Jude, président du BE du Synad revendique la préservation de ce statut particulier, « ce statut est un droit irréfragable prévu par la loi. Elle ne révèle pas d'une personne qui interdit ou limite l'exercice aux fonctionnaires des Douanes ».

M. Tanaagueum affirme que ne pas avoir ce statut expose la Douane tchadienne à une gestion informelle et irrationnelle. Selon lui, certaines autorités civiles ou militaires s'ingèrent par le biais des trafics d'influence dans la gestion de la douane en remplaçant les douaniers professionnels par des individus sans aucune formation par simple décision du Directeur général des Douanes.

Le Synad demande l'implication du président de transition pour protéger la douane tchadienne afin de rétablir l'ordre juridique en mettant fin au nomadisme professionnel, « parce qu’aux Douanes doivent exercer des douaniers de métier » dit-il.

Pour rappel, le statut particulier est un ensemble des dispositions juridiques qui régissent les conditions de travail des fonctionnaires, en matière de recrutement, d'avancement, de promotion, de rémunération et éventuellement des sanctions applicables à tous les fonctionnaires.

Ousmane Bello Daoudou

La STDC dit avoir constaté que le déroulement du vote s’est effectué sans incident majeur, « les citoyens se sont rendus aux urnes, ont exprimé leur suffrage dans le calme et la sérénité. Pour le vote des militaires et des civils, nous avons remarqué un retard à l'ouverture des bureaux de vote, le manque des matériels, une méconnaissance de certains membres des bureaux de vote dans le remplissage des procès-verbaux, le manque d'engouement manifeste des populations pour ce scrutin et surtout l'absence des délégués des partis politiques dans la plupart des bureaux ».

A cela s'est ajouté, l'inexistence de certains bureaux de vote dans certains endroits prévus par la Commission nationale chargée de l’organisation du référendum constitutionnel (CONOREC). Ce qui a conduit à jumeler dans quelques arrondissements des bureaux de vote ainsi que le retard dans leur ouverture, l'inexactitude d'informations relatives aux procès-verbaux, le manque des documents nécessaires de l'opération électorale.

La STDC recommande aux autorités la révision de la composition de la CONOREC et du fichier électoral, l'élaboration d'un Code électoral consensuel, l'inclusivité de toutes les forces vives pour la suite de la transition, la transparence dans la préparation et l'organisation des prochaines élections présidentielles, législatives et locales.

Enfin, la STDC soulève la question du constat de la dislocation du G5 Sahel et rappel au Tchad et à la Mauritanie de rejoindre l'Alliance des États du Sahel constituée du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Noël Adoum

Dans une conférence de presse ce 22 décembre 2023, le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) a invité le président de transition à l'annuler le scrutin du 17 décembre dernier et à ouvrir un dialogue minima pour résoudre la crise que traverse le pays.

Pour Avocksouma Djona, la consultation référendaire du dimanche dernier a été une défaite cuisante pour le président de transition, la Commission nationale chargée de l’organisation du référendum constitutionnel (CONOREC) ainsi que leurs acolytes, dit-il. Selon, le GCAP les irrégularités et le boycott par les Tchadiens sont des motifs pour annuler purement et simplement ce référendum. « M. Mahamat Idriss Deby ITNO doit prendre un décret pour annuler ce scrutin référendaire. Il grandirait et se revêtirait de l'habit de démocrate. Il n'a aucun autre choix. La confiance ne peut revenir qu'à ce prix. A vouloir forcer les choses, il ne ferait que compliquer davantage les choses. Là où il y a un problème, il y a toujours une solution et celle que nous proposons est la meilleure », a déclaré professeur Avocksouma Djona.

Il estime que la solution serait l'organisation d'un dialogue politique à minima qui doit regrouper toutes les tendances de l'opposition civile ou armée. Dans la foulée, le GCAP a annoncé un nouveau mot d'ordre de, disent les membres, barrer la route à la constitution qui sera issue du référendum. «Nous ne devons jamais accepter l’imposition d’une constitution que nous avons rejetée. L'heure de la dictature, du vol et de tripatouillage est révolue. Nous devons manifester par tous les moyens pour empêcher que ce qui est en cours ne se produise pas. Dès à présent, nous lançons un nouveau mot d'ordre: Halte à l'imposture et au vol. Ce n'est pas notre constitution», dit le GCAP.

Enfin le porte-parole du GCAP, Max Kemkoye s'est indigné au sujet de la suspension des salaires de certains enseignants grévistes ce mois de décembre. M. Kemkoye estime que priver les enseignants du public de leur dû est mal, dit-il. Pour soutenir les enseignants, le GCAP a annoncé la mise en place d'un panier de solidarité ouvert à la radio FM liberté qui selon M. Kemkoye sera dédié aux enseignants victimes de la politique du Premier ministre Kebzabo et du président de transition Mahamat Idriss Deby. Ils invitent les Tchadiens à contribuer pour soutenir les enseignants.

Abderamane Moussa Amadaye

La Mission d'Observation du référendum constitutionnel de la coordination des associations de la société civile et de défense des droits de l'homme (CASCIDHO) a animé un point de presse ce 21 décembre pour présenter son rapport sur le scrutin du 17 décembre dernier.

Mahamat Digadimbaye, coordonnateur de la CASCIDHO, affirme que la consultation référendaire du 17 décembre s'est déroulée dans le calme et la sérénité nonobstant quelques ratés techniques. Il a cité l'insuffisance de formation et de qualification des membres de bureau de vote, la mauvaise répartition des bulletins de vote, l'absence de la liste d'électeurs dans certains bureaux de vote ou encore la dispersion des listes électorales et des cartes d'électeurs. « Ce scrutin a été libre, transparent, crédible démocratique et répond aux normes internationales d'organisation des élections. La CASCIDHO salue la maturité et la participation du peuple tchadien »,  a-t-il déclaré. M. Digadimbaye soutient que ce référendum est une étape importante pour l'encrage de la démocratie au Tchad et est déterminant pour le retour à l'ordre constitutionnel.

Le coordonnateur a aussi formulé quelques recommandations à l'endroit du gouvernement et aux forces vives , tels que, le dialogue l'implication de la société civile dans le processus électoral.

Abderamane Moussa Amadaye

Dans une déclaration à la presse, le Front du « NON » au référendum constitutionnel s’est expliqué sur le vote. Son coordonnateur national, M. Brice MBaimon Guedmaye affirme que le 17 décembre dernier les tchadiens ont fait leur choix sur le projet de constitution. « De l'organisation par la Commission nationale chargée de l’organisation du référendum constitutionnel (CONOREC) en passant par la campagne, le front du Non a enregistré les irrégularités gravissimes dont les auteurs sont du camp des partisans du Oui. Ils ont violé les dispositions de la loi électorale ».

Selon lui, ces irrégularités sont de plusieurs ordres. Il y a le vote des mineurs, le renvoi des délégués des bureaux de vote accrédité par le Front du « Non », les menaces, les agressions, les arrestations et le bourrage des urnes.

Ensuite, il a demandé au président de la CONOREC de respecter le délai prévu par la loi électorale qui dit « lorsque le référendum conclut au rejet du projet de Constitution, un autre scrutin est organisé dans une période n'excédant pas soixante jours ».

Enfin, M. Brice a martelé que la victoire du « Non » est visible, « le Tchad passe de l'État unitaire à l'État fédéral parce que les Tchadiens ont choisi en toute lucidité et souveraineté ».

Ousmane Bello Daoudou

La plateforme le Tchad d'abord a présenté son rapport d'observation sur les constats sur le terrain et fait des recommandations. C’était cet après-midi au musée national dans le 5ème arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena.

Le porte-parole de cette plateforme M. Djadode Bekoutou Isidore affirme que son organisation s’est déployée durant ce scrutin du 16 au 17 décembre dans 7 provinces du pays avec 420 agents. « La campagne s'est déroulée dans un climat calme, mais un incident fâcheux s’est produit, c’est, par exemple, l'interception des véhicules portant inscription « Halte au référendum » par les forces de l'ordre ».

M. Bekoutou soutient que les manquements s'articulent autour de non-respect de l'article 34, 35 du code électoral, le manque de sensibilisation des militaires sur les procédures du vote et la proximité des bureaux de vote et leur ouverture n'a pas toujours été respectée dans certains bureaux conformément à la loi électorale. Aussi, il n’y a pas eu assez d’endroits pour les isoloirs ou pas d’isoloir du Tout.

Le « Tchad d’abord » recommande au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires bien avant le jour du scrutin, de recadrer les partis politiques pour permettre aux acteurs politiques de jouer leur rôle, bien aménager les espaces destinés aux bureaux de vote.

Ensuite, la plateforme recommande à la Commission nationale chargée de l’organisation du référendum constitutionnel (CONOREC) à renforcer les capacités des agents électoraux, de mener les actions d'éducation civique et électorale, de rendre disponible la liste électorale pour éviter les retards d'ouverture et de clôture des bureaux de vote.

Enfin, à la communauté internationale, le « Tchad d’abord » recommande de collaborer en mettant une cellule de veille électorale regroupant les observateurs nationaux et internationaux.

Pour finir, la plateforme dit être satisfaite par le déroulement de l'élection et la maturité des Tchadiens.

Ousmane Bello Daoudou

Le Haut Conseil des Experts Électoraux Africains (CEEAH) a fait une déclaration devant la presse nationale relative au cadre de l'élection référendaire du 17 décembre 2023 dans la salle de conférence du ministère des affaires étrangères.

Le Haut Conseil des Experts Électoraux Africains, Composé de 10 ONG de la société civile disséminées dans 8 pays en Afrique et de la diaspora, a décidé de déployer une Mission d'Observation Électorale, (MOCEEAH) conduite par Monsieur l'Ambassadeur Richard Kenmogne, le Principal du CEEAH, a déclaré son porte-parole Djossa Luc Florentin. Selon M. Djossa, la mission comprend 15 experts électoraux provenant de 8 pays d'Afrique et constituée d'anciens Ambassadeurs accrédités auprès de l'Union Africaine, d'anciens Parlementaires Panafricains, de Membres des Organisations de la Société Civile, de Groupes de Réflexion, de Médias et d'Institutions académiques.

La MOCEEAH a pour principal objectif l'évaluation de l'indépendance, impartialité et objectivité du scrutin. La campagne menée par tous les partisans s'est déroulée dans une ambiance conviviale, tous les bureaux de vote visités ont ouvert dans leur grande majorité à l'heure prévue par le code électoral, le matériel électoral était disponible dans tous les bureaux visités.

Dans un plaidoyer, la MOCEEAH recommande le renforcement des capacités de la nouvelle structure en charge de l'organisation des élections et de ses démembrements; au conseil National de Transition de réviser les textes juridiques pertinents afin de reconnaitre à la société civile le droit de participer au processus électoral à travers l'observation citoyenne ; et à la CONOREC de poursuivre la promotion de l'éducation civique et électorale dans les établissements scolaires, secondaires et universitaires en vue d'une large mobilisation des jeunes sur le principe de leur participation au vote.

Elle appelle les médias à s'organiser afin de soumettre au gouvernement des doléances allant dans le sens de la prise en compte du travail qu'ils effectuent dans les processus électoraux pour la promotion de la démocratie. Ceci devra permettre à ceux-ci une certaine impartialité et une équité dans la couverture médiatique en période électorale. Formuler des plaidoyers pour la subvention équitable des médias à capitaux publics et privés et l'implication des médias à capitaux publics et privés dans l'éducation, la sensibilisation et l'information électorale non partisane.

Noël Adoum

Deux jours après l'élection référendaire, le parti Union pour la Refondation du Tchad(URT) dénonce des irrégularités au scrutin du 17 décembre.

Le président du parti M. Siddikh Abdelkerim Haggar a rappelé que le 24 novembre 2023 par un communiqué, il avait demandé le rejet de ce référendum constitutionnel en raison de son caractère non inclusif et non transparent, « nous avons demandé aux électeurs de ne pas aller voter. Le boycott a été respecté. Le résultat est là : un taux de participation  inférieure à 5% ».

De plus, M. Haggar affirme qu’il y a eu des irrégularités graves susceptibles de constituer des éléments de preuve pour un éventuel recours  en annulation. « Ces preuves sont l'absence des bulletins du « Non » dans certains bureaux de vote, le bourrage des urnes, en témoigne les multiples vidéos qui circulent sur la toile ».

M. Haggar finit son intervention en remerciant le peuple tchadien pour sa maturité politique. Il affirme, « le peuple tchadien a exprimé son ras-le-bol total d’un système injuste, inégalitaire et corrompu qui a asservi les Tchadiens depuis des décennies ».

Le président de l’URT en appelle au sens de responsabilité des autorités de la transition de tirer les conséquences politiques et initier urgemment un dialogue politique qui permettra de dégager un nouveau consensus sur les questions importantes comme l'élaboration d'un nouveau code électoral, la mise en place d'une CENI véritablement indépendante, un audit du fichier électoral, un recensement biométrique intégral. « Sinon aux prochaines échéances électorales, le peuple tchadien ne se contentera pas  d'un simple boycott, mais exigera par tous les moyens démocratiques , un processus inclusif, transparent et crédible ».

Enfin, pour l’URT la lutte politique pour les droits, la liberté, la démocratie, la justice et l'égalité au Tchad ne fait que commencer bien que le chemin sera long, dur et demande des sacrifices.

Ousmane Bello Daoudou

La coalition pour le « Oui » au référendum constitutionnel a animé un point de presse pour s’exprimer sur le scrutin du 17 décembre dernier dans un grand hôtel de la capitale tchadienne, N’Djamena.

Pour Mahamat Zène Bada vice-président de la coalition du « Oui » affirme que, le non et le boycott n’a eu aucun incident sur le vote. « Ce référendum qui s’est tenu dans la tranquillité explique la grandeur et la maturité du peuple tchadien », a-t-il dit.

M. Zene Bada rajoute que cette grandeur d'esprit de suivre la démocratie et d'avoir voté pour la forme de leur État est la preuve que les Tchadiens sont attachés à l’unité de leur pays.

Il reconnaît qu’il y a eu des manquements dans l'organisation, mais l'engouement des Tchadiens ne s’est pas manifesté très tôt le matin, « les électeurs se sont déplacés pour voter plutôt dans l'après-midi. La  régularité du scrutin ne fait aucun doute. Nous ne chantons pas victoire parce nous sommes des légalistes, nous sommes sûr de notre victoire ».

M. Zène Bada affirme que la coalition a découvert des malfaisances sur les réseaux sociaux, « on a vu des vidéos dans lesquelles certains membres des bureaux de vote entrain de bourrer les urnes. Je demande à la Commission nationale chargée de l’organisation du référendum constitutionnel (CONOREC) de faire des investigations. Si cela se révèle être vrai, il faut que le résultat de ces bureaux soit annulé ».

Enfin, il demande à tous les partis politiques qui forment la coalition de rester  calme jusqu'à l'annonce du résultat provisoire et final par la CONOREC. « Si le « Oui » gagne, nous allons faire la fête, si le « Non » l’emporte nous allons nous incliner ».

Ousmane Bello Daoudou

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