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Ialtchad Presse :
Vous étiez le vice-président du COPORT (Comité chargé de
l’organisation de la conférence nationale inclusive de paix),
aujourd’hui vous assurez la présidence, des missions qui sont
assignées au COPORT où en êtes vous ?
Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum :
Nous remercions infiniment la rédaction de Ialtchad de nous avoir
offert cette opportunité, en notre qualité de Président du COPORT
pour faire le point sur la mission qui nous a été confiée par la
Conférence de l’Opposition plurielle des 28 et 29 Octobre 2006 à
Paris.
Notre
mission première est l’application de l’une des résolutions de
ladite Conférence, en l’occurrence l’organisation de la conférence
nationale inclusive de paix. Le Comité avait commencé à peine à
prendre des contacts avec les dirigeants de certains Etats et
institutions internationales, que le début prometteur du travail fut
perturbé par la démission de M.Ahmat Yacoub qui a crée une vaste
confusion au sein l’opinion nationale et internationale. Eu égard à
l’enjeu fondamental de la question de paix pour le Peuple tchadien,
nous ne nous sommes pas laissés décourager. Le Bureau du COPORT a
pris le taureau par les cornes. Des contacts et entretiens tous
azimuts ont été établis entre le COPORT et les Partenaires
internationaux dont les implications dans l’organisation de la
Conférence de Paix inclusive le 1er mars 2007 à Addis
Abéba nous sembleraient indispensables. Je voudrais rappeler que
lors de la Conférence de l’Opposition plurielle à Paris, des vives
discussions ont fusé autour de la question de cette date qui
semblerait trop proche et du lieu. Nombre de Conférenciers ont
estimé que nous ne devons pas imposer une date à nos partenaires car
nous ne connaissons pas leurs agendas, de plus ne pouvons présager
de leurs accueils. Le consensus retenu était de proposer la date de
1er mars 2007 à Addis Abéba, siège de l’Union Africaine
au détriment de Dakar qui n’a pas eu la faveur des Conférenciers
pour cause d’hébergement de l’Ex président Hissein Habré qui vit en
exile depuis 17 ans au Sénégal. D’autres Conférenciers ont réfuté le
Sénégal car pour ces derniers, ce pays appartiendrait à la
Françafrique et que son régime serait plutôt favorable au Président
Déby. Selon eux l’Ethiopie, anglophone serait neutre et recevrait
leur préférence.
Le COPORT
poursuit inlassablement son travail en collaboration avec les
partenaires internationaux. Nous tenons à préciser en toute humilité
que les enjeux du problème tchadien focalisent des intérêts
divergents extérieurs. Ces derniers obéissent à des agendas que
notre modeste institution ne saurait prétendre imposer
définitivement ni la date et ni le lieu. Nos interlocuteurs exigent
de nous de la discrétion car ils estiment que des tractations
diplomatiques efficaces ont besoin de cela. C’est en conformité avec
le souhait de nos partenaires que vous pouvez constater vous-même
que le COPORT reste discret sur son travail. Nous ne publierons
jamais sur sites les échanges de correspondances écrites entre le
COPORT et certaines très hautes personnalités internationales. Le
silence et le travail de fourmi que mène le COPORT ont conduit
certains milieux, animés de souhait d’échec pour notre mission, de
pérorer la disparition du COPORT et de son échec. Le COPORT n’est
pas en mal de notoriété publique et ne se livrerait jamais à une
sorte de concurrence malsaine ou de surenchère médiatique par
diffusion sur web des rencontres, contacts et entretiens avec nos
partenaires internationaux. Nous ne voulons pas donner des faux
espoirs ou vendre des illusions à notre Peuple martyr quand toutes
les démarches ne seraient pas ficelées et que nous serions sur le
point d’une concrétisation éminente de ce projet.
En conclusion,
des contacts positifs se poursuivent entre le COPORT et les
partenaires internationaux qui sont par ailleurs, favorables à un
report de la Conférence nationale de paix inclusive, initialement
prévue pour le 1er mars 2007 à Addis Abéba (Ethiopie) à
une date qui sera fixée ultérieurement en conformité avec les
agendas diplomatiques.
Ialtchad Presse :
Dans l’une de vos résolutions vous parlez de la nécessité de
coordonner les actions des politico-militaires, en quoi cela aidera
une conférence de paix qui semble être la mission principale du
COPORT ?
Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum :
Chers Compatriotes, une expression populaire dit « qui veut la paix,
prépare la guerre. Dans le cas des Forces de résistance tchadienne,
elles n’ont jamais préparé la guerre. Elles sont contraintes par le
Général-Président Idriss Déby Itno à prendre les armes pour se
défendre, elles s’opposent à la répression et aux crimes
institutionnalisés par le pouvoir. La résolution dont vous faites
allusions n’est qu’une contre-mesure légitime face au pouvoir qui
dilapide les ressources pétrolières dans l’achat des armes.
Serait-il logique que les Forces de résistance restent divisées, par
conséquent faibles et seraient exterminées par le bulldozer
gouvernemental ? Une Conférence de Paix inclusive ne peut avoir lieu
sans les Forces de résistance nationale ou en présence des cadavres
de ces dernières. Elles sont objectivement incontournables et
doivent s’unir pour renforcer leur capacité de défense et
d’existence.
Le
COPORT ne fait pas l’apologie de la guerre et de la violence mais
souscrit au droit des Peuples à l’autodétermination et à lutter
contre toutes les formes d’oppression y compris par la lutte armée
qui est reconnue par la déclaration d’Alger de 1976.
De plus,
les politico-militaires présents massivement à la Conférence de
l’Opposition plurielle de Paris, ont pour la première fois, souscris
publiquement à la résolution proposant la tenue d’une Conférence de
Paix. N’est-ce pas là une volonté réelle de paix ? Alors que le
Général-Président Idriss Déby Itno continue de clamer qu’il ne
négocierait pas avec les opposants armés. Le COPORT poursuit son
travail de catalyseur pour la paix.
Ialtchad Presse :
Quelles sont aujourd’hui les épreuves
auxquelles le COPORT se heurte; s’il y en a, comment comptez vous
relever ces défis ?
Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum :
Le COPORT est confronté à plusieurs problèmes: Tout d’abord, la
crise structurelle dont j’avais évoqué plus haut mais qui est
surmontable car notre équipe s’abstient de répondre aux surenchères
verbales, aux actes de sabotage et autres provocations. Nous
estimons que ces petites contradictions secondaires doivent
s’effacer au profit de la tenue d’une Conférence de Paix globale
inclusive. Nous nous retrouverons tous un jour malgré nos animosités
secondaires, afin de bâtir notre pays.
La
seconde épreuve à laquelle le COPORT est confronté et la plus
importante par ailleurs, est celle de la disponibilité et de
l’agenda réel des partenaires internationaux. Le COPORT est dans la
phase ultime de persuasion de nos partenaires. Les perspectives
sont meilleures. Ce qui se traduirait par des missions d’une
délégation du COPORT dans certains pays.
Ialtchad Presse :
Pourquoi l’ex-président du COPORT Ahmat Yacoub a t-il démissionné ?
Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum :
La démission du COPORT de M. Ahmat Yacoub est un non-événement car
l’intéressé a tenté de justifier son acte dans son interview. Dans
ma longue lettre explicative de mon départ de mon poste de Rédacteur
en chef du journal web Alwihda et dont le Directeur Général est
M.Ahmat Yacoub, j’ai expliqué avec de détails précis la genèse de ma
décision relative au comportement de ce dernier qui
voulait affilier le COPORT à Alwihda, et que ces deux entités
devraient être au service de ses ambitions inavouées. Dès lors que
les Membres du COPORT s’opposent à cette hégémonie et orientation
sournoise et de mépris, M. Ahmat Yacoub n’a pas pu résister à ce
qu’il considère comme un affront : il démissionna sans consultations
préalables et nous l’avons appris comme vous sur son site Alwihda.
Dans sa furie guerrière, il s’était livré à des attaques
personnelles contre nous sur son site en exploitant de surcroît de
manière honteuse les conflits internes de notre Parti, l’ACTUS. Nous
ne nous sommes jamais immiscés dans les conflits internes de son
Parti, le FNTR. De plus, nous avons évité de polémiquer en nous
abstenant de répondre à toutes ces insanités, propos orduriers
autres manœuvres grossières de bas étages dont nous sommes victimes.
M. Ahmat
Yacoub a démissionné du COPORT, c’est son droit absolu. Cependant,
le cynisme dont il fait preuve, est sa propension à déployer
sournoisement son talent pour détruire le COPORT. Son insistance
auprès d’un Membre du Bureau du COPORT de démissionner témoigne si
besoin en était, de la stratégie de sabotage de la mission confiée
au COPORT. Il est aidé en cela par certains de ses amis qui ont
passé leur temps à convaincre une partie des Membres du COPORT à
rendre le tablier ou à boycotter nos réunions. La palme d’or de ce
travail de destruction du COPORT revient à un membre du cercle de
M.Amat Yacoub qui a eu recours à l’arme tribale et confessionnelle
pour persuader ses coreligionnaires de quitter le COPORT en faisant
des déclarations ahurissantes : «…vous avez fait un coup d’état
contre votre frère Ahmat Yacoub afin de donner le pouvoir à un Kirdi,
le sudiste Dr Ley-Ngardigal Djimadoum qui travaille pour Yorongar...
Rappelons pour mémoire que le Dr Ley-Ngardigal Djimadoum a été
démocratiquement élu Vice-Président du COPORT par la Conférence de
l’Opposition plurielle les 28-29 octobre 2006 à Paris. Il fut par la
suite encore élu démocratiquement Président du COPORT par les
Membres à l’Assemblée générale extraordinaire du 16 décembre 2006 de
Paris-la Défense suite à la démission de M.Ahmat Yacoub.
Enfin,
Nous sommes Secrétaire Général de l’ACTUS, un Parti d’opposition qui
entretient de relations avec bon nombre de Partis politiques
démocratiques, des polititico-militaires et la société civile qui
luttent aussi contre la dictature du Général-Président Idriss Déby
Itno. Affirmer que nous travaillons pour les Leaders de toutes ces
organisations, relève de la mauvaise fois tribale. Il n’y a qu’un
pas que tout esprit équilibré, militant et patriotique n’oserait
franchir. Ces Opposants qui prétendent lutter contre la dictature du
Général-Président Idriss Déby n’observent en réalité aucune règle
élémentaire de déontologie démocratique dans une petite structure
qu’est le COPORT. Alors que pourrait-on attendre de mieux avec la
persistance d’une telle culture antidémocratique à l’échelle
nationale s’ils arrivaient aux commandes de l’Etat ?
Comment
expliquer cet acharnement de M.Ahmat Yacoub et de ses amis de
vouloir détruire à tout prix les initiatives de Paix du COPORT en
semant la confusion auprès des partenaires internationaux et de
l’opinion publique nationale ? N-a t-il pas déclaré à un Membre du
Bureau du COPORT à propos des articles de dénigrements de notre
Comité sur Alwihda, que cela ne le dérangeait guère si on frappe
sur le COPORT ? Pourquoi tant de haine, de manœuvres dilatoires, des
coups bas, de souhaits formulés pour qu’échoue la mission du COPORT ?
Ce milieu veut-il réellement la Paix et quel type de paix ? et pour
qui ? Pourquoi se réjouir dans le cas d’un échec d’une conférence de
Paix ?
Chers
Compatriotes, vous pouvez vous-même faire le constat terrifiant du
combat immense que le COPORT se doit de livrer contre les visées de
destruction endogène d’un certain milieu hostile injustement à son
existence. Cependant, cette manœuvre pour saborder le COPORT est
mise en échec par la solidarité inébranlable de ses membres dont le
patriotisme et le militantisme transcendent les clivages ethniques,
confessionnels, régionalistes. Nous tenons ici à exprimer notre
profonde gratitude à tous ceux qui à nos côtés contribuent
positivement à nous aider de poursuivre notre mission malgré la
déferlante campagne insensée pour discréditer le COPORT.
Ialtchad Presse :
Dernièrement, Ahmat Yacoub président démissionnaire du COPORT dit
avoir rencontrer le Président Deby Itno dans « le cadre des
démarches en vue d’une conférence de paix inclusive », d’où tient-il
sa légitimité ? N’est ce pas de la dernière conférence de
l’opposition des 28 et 29 octobre de Paris ?
Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum :
Le COPORT est une institution légale et légitime car il est une
émanation juridique de la Conférence de l’Opposition plurielle des
28 et 29 octobre 2006 à Paris. M. Ahmat Yacoub ayant démissionné du
COPORT n’a aucune légitimité ni mandat de poser des actes au nom de
cette même Conférence de l’Opposition plurielle. Si ce dernier avait
rencontré le Général-Président Idriss Déby Itno dans le cadre de la
Paix, ne serait-il pas judicieux pour ce problème crucial de Paix
de se faire accompagner d’au moins un Tchadien appartenant à son
cercle politique? Aller à la sauvette rencontrer le
Général-Président Idriss Déby Itno est bien un acte isolé,
individuel qui n’engage que son auteur qui verrait ainsi son dessein
se réaliser.
La
chronique de cette rencontre annoncée nous a été déjà livrée par
M.Ahmat Yacoub dans son auto-interview du 05.01.2007 sur son site
Alwihda. Il déclara : «…Entre Alcheikh et Idriss Deby, je choisis le
dernier », «je ne refuserai plus de le rencontrer en dehors du Tchad
dans des conditions transparentes et dénuées de toute fourberie et
de traîtrise pour lui dire ce que je pense de la paix. Il a choisi
son camp qui n’est pas celui de l’opposition mais celui du pouvoir
en se rendant seul à cette rencontre qui est dénuée
incontestablement de toute transparence.
Autre
observation relative à cette rencontre est le coup médiatique
recherché par son auteur en mal de notoriété publique grâce à son
site Alwihda. Cependant, nous constatons que le Gouvernement et
notamment le Goebbels, le prolixe Ministre de la Communication et
Porte-parole, Moussa Doumngor n’a fait aucune déclaration de cette
rencontre que seul M.Ahmat Yacoub s’était empressé de pérorer à
satiété sur son site. Une rencontre officielle non sanctionnée par
un quelconque communiqué conjoint ni par une simple déclaration
gouvernementale entre l’Opposition et le Gouvernement, témoigne du
caractère privé de ce fait : c’est un non-événement. La montagne a
bien accouché d’une souris.
Dans nos
contacts avec les partenaires internationaux, nous avons souvent
enregistré le message suivant «…nous devons d’abord persuadé le
principal partenaire de dialoguer avec tous les protagonistes…. Cela
sous-entend le gouvernement tchadien. Alors que M. Ahmat Yacoub dans
son coup de publicité après sa rencontre avec le Général-Président
Idriss Déby Itno, écrit : «…Le Président Déby accepte le principe de
la Conférence de Paix inclusive…. Si tel était le cas, où est le
communiqué conjoint ou la moindre déclaration du gouvernement
confirmant cette assertion ? . Nous avons incontestablement à faire
à une propagande plutôt de démobilisation de notre Peuple en lutte
pour sa libération de la tyrannie. Cette phrase donnerait de faux
espoirs à notre Peuple victime de la dictature. Cependant, elle
redorerait le blason fort terni du Général-Président Idriss Déby
Itno et répondrait à la quête de notoriété publique maladive tant
recherchée par M.Ahmat Yacoub.
Pourquoi ce
principe de Conférence de paix inclusive ne s’est jamais concrétisé
depuis 17 ans ? Le Général-Président Idriss Déby Itno, nouveau
serait-il arrivé avec cette rencontre-spectacle? Oserait-on encore
croire à la bonne prédisposition du Général-Président dont la seule
philosophie demeure les débauchages individuels des opposants ou la
réalisation des accords séparés? Les dernières rencontres entre les
délégations gouvernementales et certaines Forces de résistance après
le ralliement individuel de Mahamat Nour, n’augureraient-elles pas
cette même stratégie sectaire en lieu et place d’une véritable
Conférence de Paix globale et inclusive? Cela est inquiétant. Mais
on ne saurait tromper indéfiniment tout un Peuple qui lutte les
armes à la main. L’instinct de survie le permettrait de résister à
toute tentation d’être phagocyté par le gouvernement.
Nous
avons lu dans l’un des communiqués signé de Boulandi avec l’entête
de « Présidence de l’Opposition plurielle », une volonté manifeste
de considérer les Tchadiens conférenciers comme des objets ou des
sujets à qui on impose un pouvoir et une structure dont ils n’ont
pas élaboré. Il s’autoproclame Président de l’Opposition plurielle y
compris des Forces de résistance nationale de du Nord, du Sud, de
l’Est et de l’Ouest dont les sacrifices énormes de libération
mériteraient plus de décence et du respect qu’un tel comportement
abject et d’imposture caractérisée. Quand et où a été créée cette
Présidence de l’Opposition plurielle ? et par qui ? Le COPORT n’est
nullement opposé à des initiatives pertinentes, transparentes,
coordonnées et désintéressées susceptibles de contribuer à une
démarche globale de la tenue d’une conférence de Paix inclusive. La
rencontre individuelle de M.Ahmat Yacoub dans des circonstances
rocambolesques avec le Général-Président Idriss Déby Itno ne
présenterait pas les conditions objectives que nous évoquions. Cette
rencontre viserait plutôt un projet personnel de M.Ahmat Yacoub.
Cette rencontre révèlera un jour ses secrets partiellement enfouis…
Ialtchad Presse :
Revenons à vous. L’ACTUS dont vous êtes le
Secrétaire Général apporte bien souvent son soutien aux
politico-militaires dans leurs luttes armées. Pouvez-vous nous
affirmer aujourd’hui que la solution tchadienne reste militaire?
Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum :
Chers Compatriotes, notre Parti , l’ACTUS, réaffirme sans ambages et
avec conviction son soutien aux Forces de résistance nationale
(UFDD, RaFD, CNT,Telssi, MDJT,Volcan de la liberté, MRPD, RNDP,RFC…).
Nous ne faisons pas l’apologie de la guerre, nous ne sommes pas des
va-t-en-guerre. Cependant, face à la répression et aux massacres du
pouvoir du Général-Président Idriss Déby Itno, face à son refus
obstiné d’une conférence inclusive de Paix, le Peuple doit exercer
le principe de la légitime défense et l’application de la loi de
talion. Contrairement à certains opposants qui préfèrent choisir le
camp du Général-Président Idriss Déby Itno à celui de l’opposition,
nous continuerons à choisir le dernier.
Nous
sommes toujours stupéfaits que l’opinion internationale condamne
systématiquement la légitime défense et la riposte des Forces de
résistance tchadienne mais oublie l’origine de cette réponse
adéquate des victimes suite aux massacres des populations par
l’armée gouvernementale. C’est le gouvernement qui est bien à
l’origine des violences et massacres des populations. Quand va t-on
arrêter de confondre l’agresseur (le Gouvernement) et la Victime (le
Peuple) ? Enfin, chers Compatriotes, si le Général-Président
persiste dans son refus d’accepter une Conférence de Paix globale
inclusive, alors la seule solution alternative resterait militaire.
Après une victoire militaire, la Conférence de Paix globale
inclusive s’imposerait inévitablement. Le Général Mahamat Nouri,
Président de l’UFDD l’a confirmée dans son interview du 12 février
2007 sur les antennes de RFI. Alors pourquoi le gouvernement
s’obstine dans son refus ? Pourquoi tant de victimes pour en
arriver à un Forum de paix ? Eviter la guerre, c’est épargner les
vies humaines. C’est pourtant la meilleure solution pour les masses
populaires.
Ialtchad Presse :
Que peut-on attendre du COPORT ? En quoi ce
n’est pas un autre échec à la CMAP ?
Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum :
Les deux institutions sont apparues à des circonstances différentes
et avec d’acteurs différents. Elles sont par conséquent différentes.
Il serait réducteur et prématuré de parler déjà d’échec du COPORT
dont la mission se poursuit malgré les actes de sabotage avérés et
incontestables d’un certain milieu hostile dont le leitmotiv, le
projet et l’unique prière sont de contribuer à l’échec de la
mission du COPORT. À titre d’exemple un membre de ce milieu hostile
au COPORT, en l’occurrence M.Ahmat Yacoub n’a t-il pas publiquement
déclaré dans une auto-interview du 05.01.07 sur son site Alwihda
et ce curieusement à quelques jours après sa démission la
phrase suivante : « Je dois dire si j’avais seulement 1%
d’espoir pour aboutir à la conférence d’Addis, je n’aurais pas du
tout démissionné.» En d’autres termes l’esprit mercantile qui
sous-tend son maintien ou sa démission du COPORT ne fait aucun
doute. Ce même personnage avait dès la première réunion du bureau du
COPORT évoqué l’échec de la conférence d’Addis Abéba. Curieuse
coïncidence et enchaînement de logique et pourtant il n’y a que des
combats non livrés qui sont perdus d’avance. Comment pourrait-on
implorer un échec pour cette conférence de paix inclusive avant même
que les démarches du COPORT ne soient engagées ?
Pour
mieux vous édifier sur le comportement nocif de M.Ahmat Yacoub,
nous vous citerons entre autre l’exemple de la réunion du Comité Ad
hoc préparatoire (présidé par le Dr Boulada Jean-Prosper) de la
Conférence de Paris des 28 et 29 octobre 2006. À 48 heures
heures de l’ouverture de la Conférence, ce dernier, dans un débat
houleux menaçait déjà de démissionner du Comité Ad hoc préparatoire
si on n’annulait pas ladite conférence aux dates prévues d’une part
et que si on ne procédait pas à la dissolution du Comité Ad hoc
préparatoire. À l’unanimité, les Membres du Comité Ad hoc s’étaient
opposés à son chantage et aux arguments farfelus telle que
l’impréparation. Drôle d’agenda pour un Membre du Comité Ad hoc
préparatoire qui ne s’aperçoit seulement à quelques heures de
l’ouverture de la Conférence de retard accumulé. L’histoire nous a
donné raison car cette Conférence de Paris fut un succès par le
nombre des participants de l’opposition plurielle et surtout pour la
première fois les Forces de résistance étaient présentes
massivement.
L’Echec
de la CMAP dont vous faites allusion est aussi l’œuvre de M.Ahmat
Yacoub. Je ne m’étendrais pas sur ses basses manœuvres qui ont
abouti à l’explosion en plein vol de la CMAP. Le principe
philosophique fondamental de M. Ahmat Yacoub demeure le contrôle
absolu, la soumission et l’utilisation de toute structure pour
servir ses desseins. Dans le cas échéant, il met à contribution son
Arme de destruction massive (ADM), en l’occurrence son site Alwihda
pour atomiser ladite structure. Combien de mouvements
politico-militaires et leurs leaders ont été fabriqués de toute
pièce puis défaits par Alwihda ? Cette versatilité congénitale a
affaibli incontestablement la lutte de libération des Forces de
résistance. C’est ce qui expliquerait par ailleurs, l’amertume, la
désapprobation et la farouche opposition de la majorité de Leaders
des Forces de résistance à la désignation de l’ex président du
COPORT, M. Ahmat Yacoub.
À quel
jeu se livre donc Ahmat Yacoub ? Ce comportement étrange nous
rappelle le cas de certains Officiers qui désertent les fronts de
combats ou qui quittent les navires avant même que le combat ne
soit engagé. Cela est pitoyable, détestable et condamnable par les
masses populaires tchadiennes suppliciées de la dictature féroce du
Général-Président Idriss Déby Itno. Elles ont besoin de véritables
activistes et militants au sein de l’Opposition et non des
capitulards et autres taupes dont les actes conscients ou
inconscients renforcent le pouvoir du Palais rose. Le COPORT en
toute humilité reconnaît que notre mission est difficile et parsemée
d’embûches. Cependant, notre détermination face à cette adversité
coriace reste intacte et résiste à toute épreuve. Nous poursuivons
imperturbablement sans trompette ni tambour la mission qui nous a
été confiée par la Conférence de l’Opposition plurielle des 28 et
29 octobre 2006 à Paris.
Le
COPORT agit avec ténacité et abnégation dans la mesure de ses
capacités et prérogatives pour la tenue de la Conférence de Paix
globale et inclusive qui a été reculée. Elle ne prétend nullement
imposé une quelconque date et lieu aux partenaires internationaux
qui financeraient ce projet et qui se concerteraient aussi pour son
organisation.
Enfin,
le COPORT rappelle et réitère son caractère de catalyseur des
préparatifs à la tenue de la Conférence inclusive de Paix. Il ne
prétend nullement s’octroyer la présidence des débats, ni imposer
son point de vue. Il sera dissout dès que l’Assemblée aurait
désignée la direction de la Conférence. Les partenaires
internationaux impliqués auraient incontestablement un droit de
regard afin de favoriser un dialogue serein entre les différents
protagonistes en présence.
Ialtchad Presse :
Dr Ley, merci
Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum :
Merci à l’équipe de
la Rédaction de Ialtchad Presse pour sa
mission d’information. |