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Première université du Tchad,
cette institution fait face depuis un certain temps à une
bourrasque d’années élastiques qui ont pour corollaire, les
années blanches. Une situation inquiétante qui n’a jamais eu de
remèdes.
Nous
sommes en 2009 alors que c’est toujours l’année académique
2007-2008 qui suit son cours. Un retard accusé depuis 2001
suite à des grèves d’enseignants et celles des étudiants pour
revendiquer soit le versement des arriérés de salaires soit de
prime de recherche ou l’ affaire bourse des enseignés. En
effet, depuis l’ année 2001 qui constitue le point de départ de
pétrin académique, l’ on a constaté trois années blanches
alternées par celles très élastiques qui se déroulent en
dix-huit ou vingt- deux mois. Et pourtant l’ année académique
normale fait douze mois(les vacances y compris). S’il faut s’
appesantir sur le cas des étudiants, ces derniers attendent au
mois six mois pour voir la bourse tombée. Pas trop opiniâtres
ainsi qu’ étant dans la panade, ces apprenants se disent «
trop c’ est trop » par rapport à ce qu’ils ne cessent de
qualifier de droit et le ton est lancé pour un arrêt de cours.
Un débraillage estudiantin qui s’ accompagne souvent des
« casses ».Pas une solution rapide pour ce problème qui a
atteint un seuil gravicime, devenu aujourd’hui chronique et
l’année devient donc longue. Face à des complications sur la
couleur de l’année subséquente, les autorités, ne s’ abstiennent
pas à laisser entendre discrètement que cette année est diluée.
Une année dilue une autre, le mélange paraît homogène et voilà
qu’ on applique la chimie n’ importe où et n’importe quand.
Drôle de chimies bien sûre. Il est ambigu de constater que pour
chaque année académique revienne un même mal issu d’une seule
cause : la bourse pour les mêmes conséquences. Eu égard à cette
situation, même si l’affaire bourse est une épidémie, les
scientifiques allaient déjà trouver le remède du moins le
palliatif. Mais hélas, rien n’ est fait
.
Manque de volontés
Pour
sortir de cette ornière, il fallait simplement apprêter les
états de bourse très top. Alors que, les responsables en charge
de l’enseignement supérieur n’y ont pas songé. La preuve est là.
Après l’ année blanche de 2006, qui est allée d’ avril à
novembre de la même année, consciencieusement, les autorités
ministérielles et rectorales devaient mettre les bouchées double
pour pallier ce fléau. Personne n’ a eu le temps d’y rêve. Il a
fallu attendre janvier 2008 pour voir ces états sortir(la
première version) et qui étaient passibles de modification. Au
final, les étudiants ont fait de bruits jusqu’ au mois d’ avril
avant de voir « la pluie » tombée comme ils ont coutume de le
dire. Manque de volonté des autorités. Et pourtant, ces
dernières, malgré que n’ ayant pas pu prendre les taureaux par
les cornes, s’ adulent de leur conscience de l’ avenir de la
jeunesse. Il ne faut pas jeter la pierre seulement sur le
gouvernement, les étudiants ont aussi leur part de
responsabilité. Ces apprenants éga se doivent la patience et se
résigner surtout à l’ avenir. On constate qu’ ils attendent
parfois l’ approche des examens pour lancer des préavis de grève
pour demander la résolution d’un problème oubliant que ces gens
ne sentant aucun mal s’ obstinent à s’ en passer des
doléances, et la grève se pointe. Au regard de tout cela
,convient-il de dire que les victimes sont les jeunes qui
viennent de se voir ouvrir la porte pour les études
supérieures. Certains sollicitent mieux restent à la maison
attendre les concours, d’ autres qui ,issus des parents nantis
arrivent à se rendre à l’ étranger pour continuer les études s’
exposant à tous les critiques des autochtones. Ensuite, ils
contribuent efficacement à l’essor économique étranger car ils
paient les droits universitaires, louent la chambre, paient
l’eau, l’électricité, etc. Alors que notre économie est dans l’
impasse.
Armel ALLARAMBAYE
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