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L’homme est par essence un animal politique disait Aristote.
Il est impliqué d’une manière ou d’une autre dans le système
politique de son pays. Vu qu’il ne peut en aucun cas se soustraire
de la vie politique de son pays il subit directement ou
indirectement ses conséquences.
Mais posons-nous la question quels sont les impacts de ce conflit
qui a perpétué tant de massacres dans notre pays ?
Le conflit fratricide qui mine le Tchad depuis 1965 a entraîné
une distorsion entre la théorie et la pratique politique. Partant
de ce conflit, la politique est devenue au Tchad l’instance
suprême du déploiement de la violence, de la genèse, d’une crise
sociale presque institionnalisée. Cela a complétement faussé la
base de cette activité. L’aversion de certains acteurs politiques
à l’égard des autres fait que les activités politiques ne sont pas
destinées aux ayant droits mais à des élites claniques tribales,
régionales, ou militaires qui ne ménagent aucun effort pour la
destruction de l’autre. C’est pourquoi depuis 1960 tous nos
gouvernements ont échoué dans leur mission. Il semble que le sens
même de détenteur de pouvoir échappe à nos dirigeants. Pour tous
nos gouvernements, la détention du pouvoir ou d’une fraction du
pouvoir signifie: l’enrichessement et la liberté d’en jouir, le
plaisir de commander et de se faire obéir sans retenue. Le pouvoir
devient le moyen de tuer ou de tirer vengeance. Le pouvoir est
aussi un patrimoine pour certains. Les crières de nomination à des
postes de responsabilités sont souvent: le clientélisme, le
tribalisme, et le militantisme de base. Cela fait que
l’administration publique devient de plus en plus une médiocrité
où règnent l’incompétence, l’irresponsabilté et le népotisme. Bien
que toutes activités politiques se traduisent par une lutte pour
le pouvoir, les hommes politiques tchadiens ont à l’idée: qu’en
matière de lutte politique, ” c’est la fin qui justifie les moyens
” et ” tous les moyens sont bons pourvu qu’ils soient efficaces .”
Beaucoup ne savent pas que la fin de toute activité politique est
la dignité de l’homme et, les moyens qu’ils utilisent, sont des
entorses qu’ils donnent à la cohésion sociale en dressant les
tchadiens les uns contre les autres par la manipulation de la
population. Dans un pays comme le Tchad, les manipulations
politiques sont suicidaires. Il n’est pas bon que les mensonges,
les tricheries, les fourberies et les réprimandes sont souvent
l’arme du politique pour le regime. Tout cela, peut se comprendre
du simple fait qu’il n’y a jamais eu une élite politique préparée
pour gouverner notre pays le Tchad. Mise à part le premier
président Tombalbaye qui a accédé au pouvoir par la voie des urnes
( semi-démocratie ), tous les autres chefs d’Etat et leur suite se
sont imposés au peuple tchadien par les armes. Or dès qu’une
ethnie ou une élite prend en otage un pays par les armes,
l’hégémonie s’installe, les biens sociaux commencent par circulent
de manière irrégulière. Des soulèvements s’ensuivent. La violence
devient le moyen de communication de l’élite au pouvoir pour la
protection des ses acquis. Alors on débouche sur des drames. C’est
pourquoi, la souffrance du peuple tchadien dans cet imbroglio des
hommes politiques reste une constance dans le temps. Vu les
manoeuvres, les blessures morales et physiques que se donnent ces
politiciens, la politique devient de plus en plus une des
activités immorales et les plus cruelles au Tchad. De tout temps,
les rêves des dirigeants comme nous l’avons décrit n’ont été de
tuer des intellectuels ou des innoncents gênant par
l’intermédiaire d’une police politique qui utilise des méthodes et
des moyens que la morale sociale désapprouve. Alors, des
technocrates, pour leur survie sont obligés de céder la plce à une
élite des politiciens immatures. Ces politiciens et ces
guérilleros perétuent des répressions de plus en plus sauvage qui
endeuillent le pays et ce faisant affaiblit les forces du progrès.
Cette pratique politique aberrante comprime le peuple tchadien
dans les méandres d’une misère physique, morale, matérielle et
surtout intellectuelle de plus en plus révoltante. C’est
pourquoi désormais, le devenir politique du Tchad dépend de ce
climat de révolte. Cependant, on ne peut construire un pays
par les armes. Le comportement perfide de ces politiciens et la
loi de la jungle qui règnent sur la scène politique ont perpétué
depuis 1960 à ce jour une ”politicaillerie” notoire au Tchad.
La masse populaire, lasse des duperies, des spoliations et surtout
de la versatilité incurable de ces politiciens se désintérressent
davantage des affaires publiques tchadiennes est toujours trouble,
la France a transformé en maintenant parallèlement au pouvoir
central une rébellion qui peut à tout moment renverser la
situation si le pouvoir central ne défend pas ses intérêts.
Avec les quarantes ans de domination du monopartisme au Tchad, les
acteurs politiques ont actuellement assez de problèmes pour mener
à bien le jeu politique dans le contexte de véritable
multipartisme pour diriger ce grand pays. Certains partis
politiques ne ressembles qu’à de simple clubs électoraux et les
autres sont souvent au palais pour critiquer l’autre.
I – Sur le plan économie:
Sur le plan économique, l´échec du politique a eu aussi de
répercussions sur l’économie du Tchad. Mise à part la gabegie et
l’ostracisme intitionnalisés, partant de ce conflit, les
dirigeants du Tchad ont eu du mal à comprendre que l’Etat est une
continuité en ce qui concerne les projets de développement.
Souvent, il est remarqué que: dès qu’il y a changement de régime,
presque tous les projets en cours s’arrêrent. Ensuite, une bonne
partie de financement ou de revenus de ces projets disparaît.
Enfin, tout ce qui arrive dans les prochains jours change de
direction s’il n’est pas destiné à la région privilégiée par le
régime ou a du mal à s’implanter puisqu’il ne profite pas aux
siens. Sans pré-enquête, ou étude du milieu des projets et usines
ont détournés de région destinées pour certaines régions
privilégiées par le régime. Aujourd’hui, nous assistons à la
faillite de tous ces projets et usines. La conséquence directe de
cette manière de faire est que l’argent qu’on a mal investi dans
le développement économique du pays coûte à la communauté
nationale une sévère régression. De plus, depuis 1975, les
changements de régimes se font toujours par les armes donc par la
violence. Chaque changement détruit une bonne partie du potentiell
économique. Par ce fait les bailleurs de fonds ont peur d’investir
au Tchad et même les nationaux préferent investir à étranger que
dans leur propre pays.
En somme, cette situation de guerre qu’a connu le Tchad, a été
négatrice de son essor économique.
Beaucoup de projets de développement ont été détournés de leur
but. Elle a réduit considérablement le nombre des travailleurs au
Tchad et a généralisé l’incompétence et la médiocrité dans
l’administration publique. Cette guerre a aussi détruit les
richesses et les moyens de production de ces richesses ou a
longtemps bloqué ou empêché exploitation de sa richesse naturelle.
2- Sur le plan culturel:
Sur le plan culturel, ce conflit armé qui a conduit
collectivement les tchadiens à des massacres ignoble a eu des
répercussions néfastes sur le plan culturel. La guerre de 1979
s’est préparée lentement et longuement car les rebelles ont mis au
moins treize ans au maquis avant d’arriver au pouvoir. Dans la
masse paysanne de la zone par exemple septentrionale il s’est
développé à partir de 1965 une culture de violence qui a atteint
son paroxysme en 1975 avant de dégénérer en 1979. Depuis cette
date, la population tchadienne est dominée par une culture de
violence. Cette situation de trouble qui a très tôt poussé la
population du nord à s’attacher aux pays arabes fait que celle-ci
est dominée par la culture arabe alors que celle du sud est
imprégnée de la culture franco-chrétienne.
3- Sur le plan intellectuel:
Sur le plan intellectuel, ce manque de nationalisme et
l’aversion de certains commis de l’administration à l’égard de la
masse juvénile ont fait plusieurs bourses d’études ont été gêlées.
Leur mauvaise volonté de ne jamais se faire suppléer par une élite
bien instruite a été très tôt affichée. C’est pourquoi les
structure de formation des jeunes n’ont pas été développées et les
quelques rares qu’on a pu instaurer sur le territoire sont
laissée-pour-compte et connaissent en ce moment d’énorme
difficultés. Par exemple l’université du Tchad actuelle université
de N’Djaména a été créée qu’en 1971. Les anciens bâtiments de
l’institut des sciences humaines qui ont abrité ce haut lieu de
savoir font aujourd’hui une grande honte au pays et surtout à la
jeunesse tchadienne, qui ont découvert les autres universités dans
le reste du monde. Concus pour mille place à l’époque, les
infrastructure sont aujourd’hui dépassées. A l’instar des autres
universités créées à la même époque que celle du Tchad qui
accueillent aujourd’hui plus de treize mille étudiants et forment
jusqu’au troisième cycle, celle du Tchad n’accueille que quatre
mille étudiants et ne forme jusqu’en licence et maîtrise.
Comment expliquer cette situation à la jeunesse tchadienne ?
Depuis 1971, n'accède à l'université du Tchad ( actuelle
université de N'djamena) que des bacheliers des parents pauvres.
Car les bourses d'études à l'étrager sont disponibles pour les
bacheliers privilégiés par le régime. La masse estudiantine est
aussi à dominante sudiste à l'époque. En octobre 1979 la première
tranche de financement de la construction de l'université du Tchad
aurait été bouclé. Parvenue à N'Djamena sous le fameux GUNT, cette
somme a été dilapidée. parce que la construction d'une université
francophone avantagerait que les sudiste. Depuis lors on ne parle
même plus de la nouvelle construction d'une université au Tchad.
Actuellement l'accès à cette université est devenu très sélectif y
compris dans les instutituts.
Avec le repli de chacun dans sa zone, certaines régions du nord
ont été défavorisées dans le domaine de l'éducation en langue
francaise. Pour pallier ce manque du personnel enseignant, les
intruits en arabe ont été obligés de dispenser des cours en arabe.
Ainsi il s'est encore accentué le dévoloppement des écoles
coraniques par conséquent de la culture arabophone. Au sud, des
écoles francophones laïques se sont proliférées. Ainsi, deux
tendances culturelles à vision hégémonistes se disputent âprement
le terrain au Tchad. C'est pourquoi en ce moment on a des
difficultés pour parvenir à un mixage culturel. Or, la possibilité
d’une vie sociale pacifique résulte d’une acculturation réussie.
Voilà également l’un des facteur qui exacerbe ce conflit car
l’homme se comporte tout à fait naturellement souvent selon sa
culture.
4- Sur le plan Morale:
Sur le plan morale, le Tchad a connu deux phases de
développement moral: la morale de paix ( 1960-1965 ). Bien que la
cohésion sociale ne fut jamais parvenu à un degré satisfaisant, la
population tchadienne ignorait la guerre pendant cette époque.
Ensuite, de 1966 à nos jours il s’est développé une morale de
guerre qui, aujourd’hui fait des ravages parmi les populations
civiles du simple fait que ”quand une société entre en guerre,
elle change de code moral”. Ce changement n’est pas sans
conséquences. La situation de guerre que le Tchad a connu dès 1965
a laissé des conséquences morales telles que, l’abandon d’un code
moral de paix au profit de celui de la guerre fondé sur une
solidarité de violence. Par exemple en 1979, les relations de
confiance, d’amitié, de voisinage ou de toute autre afinité
sociale ont été systématiquement brisées par des assassinats dans
certaines régions. Les débridement sont devenus une sorte de
distraction collective chez certains peuples. ”On est passé du
sentiment de haine à un délire hallucinatoire de perpécusion. Or ”
un homme qui abuse de son prochain se place dans un état de
perpétuelle inquiétude et de malaise général. Il se comporte sans
se rendre compte comme un accusé et est constamment en position
d’attaquer”. C’est pourquoi les crimes sont devenus des choses
banales pendant et après la guerre. De ce fait, certains citoyens
qui ont vécu ces atrocités ou qui ont été des tortionnaires ont
actuellement du mal à s’insérer dans la société correctement comme
il le faut. Ce qui, dans cette situation afflige est que: ce sont
des jeunes enfants volontairement ou par la force des choses dans
l’armée ont été constamment drogués. Les démobilisés actuellement
de l’armée, ceux-ci sont devenus un danger public.
En poussant les paisibles citoyens à ces massacres irreversibles,
les hommes politiques ont contribué à saboter pour longtemps tout
espoir de coexistence nationale et à detruire l’âme de certains
citoyens ou leur avenir. D’autres qui, après ces événement
douloureux de 1979,1980,1982,1990 et jusqu’aujourd’hui ont pris le
chemin de l’exil sont devenus des exilés perpétuels partout à
travers le monde.
A l’instar d’Auguste Comte qui compare l’organisme social à
l’organisme humain, il parait évident que ce conflit a
complétement saboté la personnalité morale de l’Etat tchadien en
construction, car Jean Piaget qui a étudié la psychogie de
l’enfant nous fait comprendre qu’il y a des étapes très importants
dans la vie de l’enfant qu’il ne faut jamais perturber à savoir la
vie: la vie utérine de l’enfant, l’âge de trois ans qui correspond
à la crise d’opposition, l’âge de onze à treize ans chez la fille,
treize à quize ans chez le garcon qui est l’âge du narcissisme, et
enfin l’âge de six sept à dix neuf qui est celui de la crise
d’orginalité juvénile. Or, tous ces moments importants de la vie
de l’Etat tchadien ont été secoués par des crises de guerre.
C’est pourquoi la population tchadienne devient de plus en plus
violente, violence imposée par une élite qui a imposé sa morale
clanique à toute la population tchadienne. Or, la morale qui
est une des composantes de toute société. Elle se révèle comme la
force vitale de l’organisation sociale.
5- Sur le plan Psychosocial:
Conséquences sur le plan psychosociales, depuis 1965, les
chroniqueurs se sont simplement contentés d’évaluer les dégâts
humains et matériels de ce conflit. Nul jusqu’ici ne s’est
préoccupé de ses conséquences psychosociales. Ce n’est pas un
secret, notons que de 1965 à 1979, homme sudiste est percu en
milieu septentrional comme un conquérant. Les propagandes
anti-sudistes du FROLINAT, n’ont fait que dresser les citoyens
contre les autorités centrales.
La faiblesse de la représentativilité de l’Etat au nord a
accasionné l’attachement de certaines régions soit à la Libye soit
au Soudan soit au Nigeria comme le témoigne d’ailleur, beaucoup de
documents. C’est pourquoi, aujourd’hui on traite d’”étrangers”
certains tchadiens parce qu’ils ont été instruits en arabe ou en
anglais. Pendant la période rébellion au nord une partie des
hommes était occupés au maquis. Cetains enfants ont recu une
éducation mono-parentale. D’autres ont été élevés en milieu
extra-familial. Quelques autres ont assisté à des drames (incendie
de svillages, fusillade des parents, exposition des corps des
rebelles tués au village ou dans le quartier d’une ville ont
appris aussi que leurs parents seraient tués au maquis par des
sudistes ou par des nordistes.
Alors ces enfants nés dans la guerre ont grandi dans un climat de
frustration, de haine ou de violence. Comment s’étonner
aujourd’hui de la violence ou de la revanche de cette génération
une fois parvenue à conquérir ce pouvoir qui les a tant réprimé?
Avec la désagrégation de l’armée nationale et les recrutements
anarchiques des soldats par des protagonistes tous les
cambrioleurs des grandes villes sont devenus des combattants.
Ayant raté leur éducation de base et n’ayant recu aucune formation
militaire, cette catégorie qui est venue renforcer la première n’a
ni de respect pour les personnes âgées, ni de sentiments pour
autrui, ni de crainte pour ce qui appartient à l’Etat. L’Etat
c’est d’abord eux parce qu’ils ont combattu ou parce qu’ils ont
vaincu l’autre. Donc, il faut le traiter comme tels. C’est
pourquoi au lendemain de la guerre civile, une dictature de fer
s’est instaurée sur la population tchadienne. Elle a complétement
broyé tous les germes d’une cohésion sociale par une politique
austère à l’égard de certaines ethnies dans le pays.
Dans les campagnes, la belle époque ou l’éleveur gardait ses
effets chez l’agriculteur et celui-ci lui confiait aussi son
bétail est révolue.
Dans l’administration publique, des bras valides, enrôlés dans
l’armée causent en ce moment assez de problèmes. Pendant la guerre
ils ont été de tout temps drogués. Dans les grandes villes, la
méfiance des uns à l’égard des autres tient la population en
haleine. Cette méfiance amène les agents au niveua des services et
les élèves et étudiants au sein des établissement à se regrouper
par affinité régionale ou confessionnelle.
Partant de ce conflit qui pouse les leaders à conquérir le pouvoir
par les armes, on parle des régimes politiques au Tchad en terme
d’ethine. Ainsi chaque groupe etnique qui parvient au pouvoir se
croit supérieure aux autres et tent d’établir sa domination par la
violence. C’est pourquoi, actuellement, beaucoup de tchadiens ne
sont pas fiers les uns des autres.
En somme, cette guerre a fait assez de dégâts sur le plan
psychosocial. Beaucoup des leaders ne se rendent pas compte que le
rétablissement de ces dégâts psychosiaux accasionnés par la guerre
est aussi une bataille que l’Etat doit nécessairement remporter.
Car 40 ans après cette jacquerie, les gouvernements ont à gérer la
vie d’une génération née dans la guerre, grandi dans la guerre
donc habituée à la violence.
Cette triste réalité qui a amené les tchadiens à utiliser toutes
les tactiques les plus inhumaines peut nous amener à penser à
l’impossibilité de solutions à ce conflit et nous laisser gagner
par le désespoir. Mais tout désespoir doit-être écarté car
l’oblitération d’un conflit fratricide est une simple question
d’organisation politique intelligente entre les acteurs sociaux et
surtout de la bonne volonté des détenteurs du pouvoir. Même si nul
ne peut prétendre solutionner une fois pour toute ce conflit, nous
envisageons trois catégories de solutions à savoir:
- solution d’ordre purement politique et morale;
- solution d’ordre administratif;
- et enfin solution d’ordre socio-économique.
Hier comme aujourd’hui, toujours les violations des droits de
l’homme et la tereur
comme méthodes de gestion de l’Etat tchadien.
Les auteurs de toutes les exactions commises sont, dans leur
grande majorité des cas connus ou susceptibles d’être identifiés
grâces aux nombreux indices fournis par les victimes, les parents
des victimes ou des temoins; mais, ils continuent de jouir d’une
totale impunité.
Ou va le Tchad au 21 ème siècle ?
Le Tchad ! Encore le Tchad ! Toujours le Tchad !
Gaya – Ple Seïd
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