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D'abord,
la corruption
définie comme étant « un abus de pouvoir public
pour un intérêt personnel ». Cette pratique
mafieuse existe toujours au Tchad et devenue une monnaie
courante. Depuis l'exploitation du pétrole, la corruption
s'est généralisé à tout le niveau et a atteint un
seuil sans précédant dans l'histoire du Tchad.
La
corruption
se présente sous de nombreuses formes à savoir :
Si une personne paie un fonctionnaire de l'Etat pour
obtenir de lui un avantage, une faveur en rapport avec le
pouvoir dont dispose ce dernier (fonctionnaire) se rend
coupable de corruption (dans ce cas on parle aussi une corruption active).Et
si un fonctionnaire accepte de l'argent d'une personne
pour lui accorder une faveur en contradiction avec les
lois de l'administration se rend coupable de corruption
(dans ce cas on dit aussi corruption
passive). |
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Au
Tchad ces actes sont fréquents voire quotidien chez
certaines. Et pire encore ce sont de moyens pour
s'enrichir. Depuis une dizaine d'année nous assistons une
poussée de nouveau richissime au Tchad sans vergogne de
la corruption. |
D'après
le rapport mondial sur la corruption présenté par l'ONG transparency international (T.I)
en fin 2007, le Tchad a perdu son triste titre « champion
du monde de la corruption ». Et selon les auteurs de
l'indice sur la perception de la corruption (I.P.C), plus la note
est basse, plus la corruption est étendue çà veut dire l'existence d'un haut niveau
de corruption au
sein de l'institution de l'Etat. Avoir une note 10 signifie que le
pays est parfait et ne connaît pas de corruption.
Selon le même rapport le Tchad n'est plus lanterne rouge en 2007
mais fait partie toujours des pays les plus corrompus du monde
puisque sa note reste toujours médiocre
(inférieure à 2). Cela ne signifie pas qu'il a gagné des
points dans le cadre de l'I.P.C.
Selon
les auteurs de l'IPC les causes pour ces pays (pays les plus
corrompus) sont multiples : d'abord, les conflits armés,
la défaillance du système judiciaire, la dépendance de la
justice du pouvoir exécutif et l'instrumentalisation de la
justice à des fins politiques.
Certains
spécialistes de la corruption, relativisent et expliquent que la corruption
est la version Tchadienne de la solidarité, d'autres
par contre banalisent et disent que c'est un simple cadeau après
un service rendu. Et pourtant récompenser un service supposé de
droit pour le citoyen et un devoir pour l'agent est une forme de
corruption. Puisque chaque agent gagne un salaire à la fin de
mois. Alors pourquoi accepter un cadeau qui n'est pas à sa juste
place ? Bien entendu, beaucoup de citoyens illettrés croient
que c'est un prélèvement obligatoire au nom de la loi. Et
d'autres parts, les agents publics profitent de cet analphabétisme
et aller jusqu'à réclamer ce supplément au pauvre citoyen. Pour
simple exemple et notamment au commissariat central pour délivrer
un passe port ou bien une carte d'identité nationale il faut
donner un pot-de-vin pour l'obtenir. Ce qui est étonnant encore
à la douane nationale (Nguely ou aéroport) entre les commerçants,
les transitaires et les douaniers ; dans ce coin on dirait
que cette pratique malsaine est autorisée par l'Etat puisque au
vu et au su de tout le monde que ça se passe. Pire encore au
ministère des finances, les agents dudit ministère prélèvent
systématiquement des pourcentages pour chaque dossier avancé ou
traité, c'est-à-dire 10 à 20% comme commission imposée. Cette
pratique mafieuse sur laquelle l'Etat à longtemps fermé les yeux
entraine de prendre une tournure très inquiétante est
devenue un véritable fonds de commerce pour ces agents. Et la
soustraction des 10 à 20% sur les revenus de ceux à qui l'Etat
doit verser une certaine somme d'argent semble aujourd'hui entrer
dans la pratique légale du fonctionnement de l'Etat. Malgré
les avantages (primes, treizième mois et autres) accordés aux
agents de ce département par l'Etat, la majorité n'hésitent pas
toujours à tendre aussi long le bras pour racketter les citoyens.
Ces employés ont poussé jusqu'au font le bouchon en allant
jusqu'à arnaquer les petits commerçants, les fournisseurs et les
familles des fonctionnaires décédés ou en stage à l'étranger.
Toujours même pratique c'est-à-dire un pourcentage avant
d'obtenir le droit. A malin, malin et demi. Pour combler les déficits
causés par les employés de l'Etat c'est à dire les pourcentages
prélevés par ces agents, les commerçants ou les fournisseurs de
l'Etat à leurs tours gonflent les factures. Finalement qui
subisse les conséquences ! À vous de juger. La face hideuse
de cette pratique et qui fera verser des larmes à un émotif est
celle pratiquée au niveau de la Caisse Nationale de Retraités du
Tchad (CNRT) où la façon dont les agents dédite direction
rackettent les veuves et les handicapés de guerre. Il suffit
d'approcher les victimes pour s'en rendre compte.
Au
Tchad on assiste à de mises en scène de lutte contre la
corruption où des leaders politiques ont été mis en
examen devant la justice. D'autres sont arrêtés voire enfermés
et demies de leurs fonctions ; mais, hélas, finalement ils
ont été reconduit à des postes de responsabilité plus stratégique
qu'avant. Cela bien sûr en utilisant les cartes politiques pour
stopper la procédure entreprise par la justice. Ce qui rendait
encore plus visible la crise de l'appareil judiciaire Tchadien. Il
relève de l'évidence que la corruption
gangrène le système judiciaire partout dans le monde mais le cas
du Tchad est pire. Il suffit d'observer pour s'en rendre
compte. Cependant, il est à noter que cette pratique malsaine
n'est pas l'apanage des Africains ou des Tchadiens tout court.
Mais ce phénomène existe même au pays de Montesquieu
là où la conception de la séparation des pouvoirs a vu le jour,
la justice subit toujours une pression politique. C'est à dire même
les initiateurs de la séparation des pouvoirs n'arrivent pas à
appliquer à la lettre l'indépendance de la justice. Combien de
fois pour un pays du tiers monde comme le Tchad, récepteur
infatigable, économiquement dépendant où les castes sont au
dessus des toutes les lois, ne peut en aucun cas assurer l'indépendance
de la justice à son peuple. On peut prouver par un nombre
d'exemples mais le cas le plus récent, le plus honteux dans
l'histoire du Tchad et moralement répréhensible est celui du
trafic des 103 enfants Tchadiens par le pseudo organisme
soi-disant humanitaire « Arche de zoé ». Et ce
qui est choquant et fait picoter les cœurs des tous les Tchadiens
est la grâce présidentielle. Bien qu'il y a une pression
politique de la part de la France mais pour l'intérêt d'un seul
individu. Où en est la dignité de ce peuple tant souffert des
manipulations politiques.
C'est
une preuve à l'appui pour l'opinion nationale qu'internationale.
Mais, cela ne sera pas une raison ou un alibi pour les juges
Tchadiens de baisser les bras ou de laisser assombrir l'appareil
judiciaire aux intérêts de quelques individus malhonnêtes qui
n'ont aucun patriotisme, ni pitié en vers ces paisibles citoyens, sans
scrupules et continuent à accumuler des richesses illicitement
acquises au détriment de la majorité. Au Tchad la défaillance
ou l'impuissance de nos juridictions d'appliquer les lois pour
punir ou condamner les auteurs peut être justifiée d'une part
par la peur des juges, puisque le sommet est plus corrompu,
d'autre part, parce que entretenue par le sommet, seul le chef
peut y mettre fin à ce comportement malsain. Instaurer un moyen
préventif et répressif pour freiner ce phénomène néfaste au développement
économique, démocratique et contraire à la valeur morale au
Tchad surtout sous ce régime semble très difficile et nécessite
beaucoup d'effort. Parce que le plus souvent les dirigeants
du haut niveau (communément appeler les intouchables), ou leur
famille sans oublier leurs proches y sont impliqués.
Donc
il est temps, aux représentants politiques, religieux, les sociétés
civiles, les universitaires et les medias de jouer leurs rôle en
dénonçant cette pratique honteuse au sein de notre société.
Bien qu'il existe un service directement concerné pour veiller à
ce genre de pratique, qui est le ministère chargé du contrôle général
de l'Etat et de moralisation qui est d'ailleurs aussi impliqué
dans cette affaire sale, puisqu'il abrite les adeptes de la corruption
et recrute des semi-analphabètes catapultés (le
catapultage est une norme logique de ce système régnant). De
toutes les façons, il est de son devoir (le ministère) d'agir
afin de mettre fin à cette pratique qui porte un coup très dur
voire mortel à notre société et entrave en même temps le développement
économique et démocratique du pays.
Que
Dieu bénisse le pays de Toumaï(Tchad)
Par
Adam Abdramane Mouli alias
« djidda »
Analyse économique à l'université de Bejaia / Algérie
Adresse E-mail: abdramanifils@hotmail.com ou
djiddamouli@yahoo.fr
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