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Opinion |
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Opinion
: «
Quelle
Diplomatie pour le Tchad ?
»
Par
Hassane Mayo-Abakaka (1)
Diplomate de
carrière, Consultant
international
Article
paru le 26 Février 2005, Ialtchad Presse |
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«
Quelle
Diplomatie pour le Tchad ?
»
Par
Hassane Mayo-Abakaka
(1)
A l’occasion de la
nouvelle année 2005, permettez-moi de vous présenter mes meilleurs
vœux de succès et de réussite pour votre Journal, mes vœux de
santé, de bonheur et de prospérité pour vos rédacteurs et
lecteurs et enfin mes vœux de paix et de sécurité pour notre
pays, le Tchad. Ainsi, au seuil de ce nouvel An, il est certes bien
d’adresser des vœux, mais il serait aussi intéressant de poser
des questions qui permettraient à chacun de nous de réfléchir sur
des sujets importants
pour notre pays.
Dans les années 1995, on parlait de la <clochardisation des
diplomates tchadiens>, article publié dans NDjaména-Hebdo par
notre frère Mahamat-Ahmat Adamou. Aujourd’hui environs dix ans
après, comment se porte la diplomatie tchadienne? Y a-t-il une évolution
positive ou négative? Quels changements ou réformes ont-ils été
entrepris? Bien qu’il n’est pas question ici de faire un bilan,
peut-on savoir l’état actuel de notre diplomatie? Quel est le
sort de nos diplomates et dans quelle condition exercent-ils leur
noble mission de représentation de notre pays ?
La politique étrangère relève généralement du domaine réservé
du Président de la République. Quels efforts le Chef de l’Etat
a-t-il fait pour améliorer la diplomatie tchadienne? Et quels résultats
nos multiples Ministres des Affaires Étrangères avaient-ils
réalisés ?
La politique étrangère appelée aussi politique extérieure, est
en principe le prolongement et l’expression de la politique
nationale d’un Etat sur le plan international. La diplomatie
n’est que la manière de sa mise en oeuvre ou la méthode de son
exécution par les agents et cadres du Ministères des Affaires Étrangères.
La crédibilité d’un Etat dépend certes de sa bonne gouvernance
mais aussi de sa politique étrangère et de sa diplomatie. La réussite
d’une diplomatie est liée à plusieurs facteurs mais surtout aux
ressources humaines et financières mises à sa disposition. Et la
volonté politique des hauts dirigeants du pays crée le déclic et
donne souvent le stimulus aux diplomates.
Depuis le 1er décembre1990,date
de la prise de pouvoir du président Idriss Déby à nos jours, la
diplomatie tchadienne a connu neuf Ministres des Affaires Etrangères(2). Il n’est pas question ici
de les classifier bon ou mauvais, mais plutôt de savoir quelle réforme
sérieuse notre diplomatie a-t-elle connue? Nos ministres des
Affaires Etrangères ont-ils eu le temps et les moyens d’accomplir
leur mission ? Avaient-ils eu la volonté ou le courage de
l’assumer pleinement ?
- Pour ce qui est des
ressources humaines, notre diplomatie renferme des cadres expérimentés
et compétents, capables d’assumer pleinement leurs fonctions et
responsabilités, même au niveau international. Ces potentialités
sont-elles exploitées suffisamment comme il le fallait ?
Au niveau national, avec la politisation abusive et négative de
l’Administration tchadienne, les cadres et agents du Ministères
des Affaires Etrangères ne sont pas réellement associés dans les grandes négociations
internationales du Tchad. Ignorés parfois volontairement par leur
propre Chef de Département ou parfois par méconnaissance de leur
capacité réelle, certains croupissent dans leurs bureaux sans
prendre aucune initiative. D’autres, découragés s’orientent
vers d’autres Départements ministériels ou se résignent
simplement chez eux, en observant à distance ce qui se
passe. D’autres encore se font rares au Département et
n’apparaissent que périodiquement pour percevoir leur salaire
mensuel. Dommage!... Mais il y a aussi ceux qui malgré cette
situation difficile et complexe, travaillent et font des
propositions intéressantes qui malheureusement ne sont pas toujours
suivies par les politiques.
- 2 -
Ainsi, les Agents et cadres du Ministère des Affaires Etrangères
sont marginalisés pour ne pas dire exclus des négociations
importantes du Tchad. Libre cours est donc laissé à d’autres
personnes à compétence aléatoire en négociation, qui se
bousculent pour s’arroger le droit de participation à telle ou
telle mission extérieure, sans défendre réellement et méthodiquement
les intérêts du pays, moins encore rapporter de résultat
tangible. Souvent aucun rapport de mission n’est établi ne
serait-ce que pour permettre une bonne suivie dans l’avenir.
En cas même de nomination officielle de certains dans une Mission
diplomatique tchadienne à l’extérieure, nos diplomates traînent
six à douze mois entre les bureaux et services du Ministère des
Finances pour se voir délivrer les titres de transport pour
rejoindre leur poste d’affectation. Et ils partent généralement,
dans un premier temps, sans leur famille.
Après la prise de service de leur fonction, ils attendent encore désespérément
trois à quatre mois pour se voir mandater et percevoir leur
salaire. Ainsi, ils deviennent de facto une charge supplémentaire
pour les Ambassades qui n’ont d’ailleurs que de très maigres
ressources financières. Parfois, certains payent eux-mêmes le
transport des membres de leur famille, sans être remboursé par les
finances publiques. S’ils persistent à réclamer le
remboursement, leur dossier est systématiquement transféré et
classé à la Direction de la Dette. Les frais de scolarité de
leurs enfants et les frais médicaux, prévus par les textes
officiels, ne sont pas payés par l’Etat. Pire encore en cas de
rappel à la fin de leur mission, leur rapatriement au pays n’est
pas immédiat. L’obtention des titres de transport pour leur
retour au Tchad devient problématique et hypothétique, créeant
ainsi des frustrations et parfois des conflits inutiles. Nos
diplomates sont donc obligés de mobiliser leurs amis et parents au
pays, pour négocier avec les autorités et chefs de Services du
Ministère des Finances, comme si leur rapatriement était une
faveur et non un droit prévu par les textes nationaux. Abandonnés
ainsi sans salaire et sans leurs billets d’avion de rapatriement,
certains essaient de travailler temporairement dans le pays hôte
pour soutenir leur famille. Mais au pays, certains politiciens
opportunistes les qualifient d’Opposants politiques en exil. Face
à cette situation, nos Ministres des Affaires Etrangères sont
indifférents ou restent impuissants. Et nos Conseillers
diplomatiques à la Primature et à la Présidence de la République
ignorent totalement leur sort ou s’en soucient peu.
Notre pays a besoin de
ses fils et de ses cadres. Nos diplomates, quelque soit le nombre
des années passées à l’extérieur, ont acquis de l’expérience
et du professionnalisme. Le Gouver-nement tchadien doit-il
encourager et faciliter leur retour au pays ou les pousser
indirectement à l’exil? Cette manière de faire ne favorise-t-il
pas la fuite des cerveaux tchadiens vers d’autres
horizons ?
Quant à nos Ambassades et Missions permanentes, elles sont très
limitées en nombre actuellement. Mais leurs locaux sont vétustes
et généralement avec des équipements qui datent des décennies.
Certaines sont gonflées des agents et d’autres presque vides.
Leur caractéristique commune est qu’elles sont laissées à la
merçi de certains fauconds politiciens qui dès leurs prise de
fonction, se cantonnent soit dans le mercantilisme primaire, soit à
se servir abusivement pour ne pas parler de dilapider les maigres
ressources de fonctionnement de nos Représentations diplomatiques.
Si celles-ci deviennent rares, ils se lancent sans scrupule à
brader nos patrimoines immobiliers acquis depuis des décennies et
après tant d’efforts. Quelques exemples connus de tous méritent
d’être rappelés.
- L’ancien Ambassadeur du Tchad aux Etats-Unis d’Amérique, M.
Ahmat Hassaballah Soubiane, connu sous le vocable <Bavure> a
trocqué notre résidence de Washington D.C., pour soit disant avoir
une nouvelle résidence descente. Il opte ainsi volontairement pour
s’éloigner à l’Etat voisin de Maryland. Pour quel intérêt
pourrait-on brader cette immense résidence du District de Columbia,
en plein centre de Washington, pôle attractif de la diplomatie américaine
et mondiale? Comment cette transaction a-t-elle été menée et à
qui profite-t-elle? En fait, notre pays le Tchad bénéficie -t-il
de quoi ? Paradoxalement,
à la fin de sa mission interrompue par le président Déby suite à
leur fameux conflit pré-électoral, notre Ambassadeur confisque
cette résidence du Tchad avec tous les autres biens y compris les
voitures de fonctions de l’Ambassade. Sous prétexte d’exiger
ses droits de rapatriement, bien qu’il est évident qu’il ne
retourne pas au pays pour le moment, il refuse de libérer cette résidence
à son successeur et se lance dans son opposition contre le président
Déby. Drôle de manière de défendre les acquis constitutionnels
et faire main basse sur les biens publics......
- 3 -
- M.Ousmane Djidda, notre Ambassadeur au Nigéria, sous prétexte de
préparer le deménagement de l’Ambassade du Tchad de Lagos à
Abudja, s’est plongé également dans des confuses transactions
immobilières, soulevant la réprobation des tchadiens, dans les
journaux et Sites Web. Comment s’est terminée son affaire? Seul
lui-même pourrait nous éclaircir.
- M.Ahmat Abderahmane Haggar, notre ancien Représentant-Permanent
aux Nations Unies, avec la complicité de son neuveu M. Bichara
Daoussa, ancien Ministre des Finances qui avait récemment le vent
en poupe, a tenté sans succès de vendre la propriété de la résidence
du Tchad de White Plaine à New York. Cette transaction a été
stoppée grâce à la vigilance du Ministre des Affaires Etrangères
de l’époque, l’honorable Mahamat-Saleh Annadif, et du président
Déby lors de sa visite à New York en juin 1999.
Malheureusement son remplaçant
M. Koumtog Laotekguelnodji avec la complicité de son
Conseiller Issa Boukar, qui d’ailleurs avait déserté son poste,
ont réussi à achever le bradage de cette propriété tchadienne de
White Plaine, pour s’acquérir à quel prix et dans quelle
condition un misérable guetto de résidence dans les faubourgs de
New York. Aussitôt la juteuse et douteuse transaction ficelée,
notre Premier Conseiller déserta son poste de New York pour aller
soi-disant se soigner au Soudan, mais rentre discrètement à NDjaména….
Quant à l’Ambassadeur, à la fin de sa mission, il déclara
qu’il avait achetée cette nouvelle résidence à crédit. En
fait, sur les 700.000 dollars encaissés, notre Ambassadeur n’a
payé que 200.000 $ et plonge ainsi volontairement le Tchad dans les
dettes. Alors où sont passées les 500.000 dollars restant des
recettes de la vente de notre propriété de White Plaine? Pire
encore bien qu’il a reçu ses billets d’avion pour le retour au
Tchad, il opta pour laisser sa famille à New York, soit
disant à la charge d’une Eglise. Drôle de manière de préparer
un exil discret.
Au moment où tout le
monde cherche à avoir une résidence dans les centres urbains, ce
qui faciliterait le contact et les concertations avec les autres
diplomates, nos stratèges politiciens-diplomates persistent et
optent à s’isoler dans les périphéries et faubourgs, en échange
peut-être de quelques subsides financières
personnelles….Heureusement que pour le moment certaines de nos
Ambassades ailleurs, sont épargnées. Ainsi, nous espérons que de
telles pratiques mafieuses ne puissent pas tenter nos Excellences!
Il y a certes de problèmes de gestion, mais il faut noter aussi que le
budget de notre Ministère des Affaires Etrangères est insignifiant
et ne permet pas d’atteindre de grands objectifs d’envergure
internationale. Souvent dans nos chancelleries, par faute de moyens
ou par simple manie d’économie épicière, des réceptions et
cocktels sont très rarement organisés et cela même à
l’occasion des fêtes nationales historiques. Nos plénipotentiaires
prennent fonction et quittent dans la clandestinité, sans même
dire parfois au revoir à
leurs collègues diplomates des pays amis ou à leurs compatriotes-résidents.
Heureusement qu’il y a quelques uns qui font de leur mieux pour
représenter dignement le Tchad, mais ne sont pas du tout encouragés.
D’autres, se considérants comme des politiciens zélés, ne
trouvent leur salut qu’à produire de faux papiers de
renseignements sur leurs compatriotes. Parfois, ils s’en prennent
à leurs propres collègues diplomates tchadiens et agents d’Ambassade,
les menaçant parfois ou les poussant implicitement à l’exil.
C’est pourquoi une appréciation préalable de leur intégrité mérite
d’être faite avant toute nomination. La diplomatie classique spécifiquement
politicienne est de nos jours dépassée. Elle devient aujourd’hui
un réel facteur de développement économique, culturel et social.
Pourquoi alors ne pas lui consacrer une attention particulière et
un budget conséquent, pour permettre à nos diplomates d’assumer
pleinement leur mission? Cela serait plus réaliste que de se précipiter
d’ouvrir de nouvelles missions comme à Genève ou envisager
d’autres à Montréal,
Johanesbourg et Tokyo, sans réellement définir leurs objectifs et
évaluer au préalable leur coût financier.
-Sur le plan
international, les Chefs de la Diplomatie tchadienne ne font aucun
effort pour soutenir le maintien de nos quelques rares cadres dans
les Institutions internationales. Moins encore, ils n’ont pas de
stratégie conséquente, ni une politique de placement et d’intégration
de nos anciens Diplomates, anciens Ministres, des hauts Cadres et
Techniciens tchadiens dans les Organisations internationales. Aucune
planification ou une projection à moyen ou long terme n’est
envisagée. Le Tchad est membre de plusieurs Organisations
internationales. Notre pays n’a-t-il pas le droit de négocier, de
faire campagne, et de briguer des postes pour ses ressortissants
dans les Institutions internationales?
- 4 -
Quelques soient nos possibilités, notre pays y contribue financièrement.
Alors pourquoi ne pas envisager cette possibilité de faire
participer les tchadiens qui ont le profile et la capacité à
amorcer l’expérience internationale? Le Tchad a-t-il épuisé le
quota des postes qui lui reviennent dans certaines Institutions
internationales? Ces questions sont déjà soulevées par nos cadres
et agents, mais la gestion opaque, personnelle et quotidienne de
notre diplomatie ne laisse pas la possibilité de faire de
projections d’avenir. Le Tchad est membre de l’ONU depuis les
années 60. Est-il normal qu’après plus de quarante ans, il n’y
a pas un seul tchadien fonctionnaire permanent travaillant au siège
des Nations Unies à New York? Pourquoi sommes-nous si absents dans
les Institutions et Organisations internationales ?
Quant aux ressources financières du Ministère, si on exclut les
salaires des agents et diplomates, la plupart du budget du Département
est souvent consommé par le transport des Ministres et leurs
Caisses d’Avance. Nos Ministres voyagent souvent seuls, sans être
accompagné des agents de leur Département. Et dans nos Représentations
diplomatiques, ce sont souvent les dépenses personnelles des
Ambassadeurs qui priment. Ils se font rembourser leurs frais médicaux
et autres, ignorant parfois ceux de leurs collègues et agents. Le
fonctionnement réel des services intérieurs et extérieurs, généralement
relégué au second plan, se limite à l’achat de quelques
paperasseries. Les mobiliers et autres équipements ne sont pas du
tout renouvelés et restent vétustes, tant au Ministère que dans
les Ambassades et Consulats, du fait qu’ils datent des dizaines
d’années. Cette situation est connue de tous. Les responsables
politiques, les membres du Gouvernement, les cadres et
fonctionnaires tchadiens effectuent régulièrement des missions à
l’extérieur. Ils visitent souvent nos Ambassades et Missions
permanentes, rencontrent nos diplomates et sont informés de cette réalité.
Comprennent-ils ou sont-ils conscients de l’enjeu de notre
Diplomatie? Personne ne réagit et la situation persiste. Le Chef de
l’Etat est-il vraiment engagé à redynamiser la diplomatie
tchadienne et lui donner le soutien politique et financier
conséquent? Le Tchad pourrait-il mettre un terme à la
politique de sous représentation symbolique dans nos Ambassades?
Peut-on enfin évoluer de
la politique de la
chaise vide dans les Organisations internationales à une réelle
diplomatie d’action dynamique pour la défense de nos intérêts?
Alors, quand pourrait-on espérer un changement réel et positif
dans la méthode de gestion de notre Diplomatie? Le Chef de l’Etat,
le président Idriss Déby nomme nos Ministres des Affaires Etrangères
et Ambassadeurs. Il leur fait confiance dans leurs missions
respectives. Mais ces derniers assument-ils correctement leur
responsabilité ? Font-ils des rapports périodiques de travail sérieux
ou de simples notes de réclamation de fonds, d’interminables arriérés
et remboursements ?
Nos Ambassadeurs ont-ils les capacités et surtout les moyens
d’accomplir leurs fonctions? Les Conseillers diplomatiques à la
Primature et à la Présidence de la République assurent-ils
correctement le suivi de notre Diplomatie? Maintiennent-ils des
contacts réguliers avec le Département des Affaires Etrangères et
nos Ambassades à l’extérieur? Suivent-ils les propositions et
avis des cadres et agents du Ministères des Affaires Etrangères et
de nos Chancelleries? Ou bien portent-ils uniquement leur titre et
s’agitent simplement au cas ou le Chef de l’Etat ou le Premier
Ministre leur sollicite tel ou tel dossier ?
Face à cette situation
quelle Diplomatie pour le Tchad peut-on espérer à l’ère du millénium
? Quelques soient nos difficultés et problèmes internes, le Tchad
doit soigner son image de marque et préserver sa crédibilité
internationale. La pression de certaines Institutions
internationales financières ne doit pas nous faire perdre de vue le
choix d’une politique extérieure dynamique et tout azimute. Notre
politique étrangère relève du domaine de la souveraineté
nationale. Les tchadiens, à tous les niveaux, doivent l’assumer
pleinement et correctement, sans aucune complaisance. L’honneur et
la crédibilité de notre pays, le Tchad n’a pas de prix./-
Par
Hassane Mayo-Abakaka
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(1)
- Membre
fondateur et Secrétaire Général de l’UN (Union Nationale) de
Abdoulaye LAMANA(1992-1997), Dr. Hassane MAYO-ABAKAKA, Diplomate de
carrière, dispensait les Cours d’Histoire diplomatique et des
Droit des Organisations internationales à l’ENAM de N’Djaména
(1989-1997).Plusieurs fois Directeur au Ministère des Affaires
Etrangères(1991-1997), il était
Premier Conseiller à la Mission Permanente du Tchad Auprès
des Nations Unies à New York(1998-1999),puis devient fonctionnaire
des Nations Unies chargé des questions politiques dans le Conflit
du Sahara Occidental(2000-2002). Il est aujourd’hui Consultant
international.
(2)
- Il s’agit de:1-Soungui Ahmed Kotoko, 2-Mahamat-Saleh Ahmat,
3-Mahamat-Ali Adoum, 4-Fakadi Lockna-Vidina,
5-Korom
Ahmed, 6-Ahmat Abderaman Haggar, 7-Saleh Kebzabo, 8-Mahamat-Saleh
Annadif, et 9-Nagoum Yamassoum.
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