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Le Général de GAULLE,
quand il accède à la Présidence de la République, il doit
affronter une situation internationale nouvelle, celle où les
colonies de la France du sud du Sahara affirment leur volonté
d’accéder à l’indépendance. De GAULLE fait mine
d’accepter. Mais dans le même temps, il charge, dès 1958, son
plus proche collaborateur, Jacques FOCCART, de créer un système
de réseaux qui emmaillotent les anciennes colonies dans un
ensemble d’accords de coopérations politique, économique et
militaire qui les placent entièrement sous tutelle. Ainsi, il
charge son bras droit de faire le contraire de ce qu’il dit,
c’est-à-dire d’installer le dépendance par un certain nombre
de moyens qui sont forcement illégaux, inavouables, occultes.
Quels moyens ?
citons notamment la sélection d’un certain nombre de chefs d’Etat
amis, la guerre civile dissuasive (de 100.000 à 400.000 morts
dans la guerre indépendantiste du Cameroun en 1960 : ce qui
ne figure dans aucun manuel d’histoire) ; le meurtre
(l’assassinat de Sylvanius OLYMPIO, premier Président élu au
Togo) ; la fraude électorale, qu’on verra réapparaître
dans les années 1990… Un seul chef d’Etat d’une ancienne
colonie a échappé a ce système : Sékou TOURE, en Guinée.
Mais, il a fait l’objet de tant de complots vrais en deux ans
qu’il a fini par en avoir des faux partout…
Pour veiller à ce que
ce système tienne bien de place, J. FOCCART a installé des réseaux :
des moyens de tenir ces pays au bénéfice de la France grâce à
une organisation barbourzarde sophistiquée. Là encore, quels
moyens ? Des officiers placés auprès de chaque chef d’Etat,
chargés de les protéger mais parfois aussi de les éliminer ;
des entreprises faux-nez des services secrets (Mr FLOCH PRIGENT a
avoué qu’ELF avait été créée pour servir d’instrument aux
services secrets) ; tout un tas de petites entreprises de sécurité,
enfin dont les prestations sur fracturées permettaient de payer
les sociétés de mercenaires… Bref, un système élaboré
d’installation de forces parallèles. Et puis, il y a eu
l’instauration du franc CFA, présenté comme un cadeau fait à
l’Afrique, ce qui en réalité un instrument magnifique de
convertibilité en Suisse d’un certain nombre de richesses
africaines.
Comment donner une idée
de cet enrichissement mutuel entre les commanditaires français et
les potentats africains ? Pour cela, il suffit de chiffrer ce
qu’a rapporté la rente pétrolière du Gabon en l’espace de
40 ans : peut-être 200 milliards de francs. Or le Gabon
aussi le pays qui a le plus mauvais système de santé en Afrique.
On pense bien que ces 200 milliards ne sont pas allés aux
gabonais. Ils ont été partagés entre Oumar BONGO, ses proches,
et les commanditaires. Même chose pour la fortune d’Houphouët-boigny
(60 milliards de francs), d’EYADEMA, de Moussa TRAORE, de
MOBUTU… souvent égales à l’endettement de leurs pays
respectifs.
Ce mécanisme d’économie
de rente consiste à capter la différence entre matières premières
payées à très bas prix et leur prix de vente. A cela s’ajoute
le détournement d’une bonne partie de l’aide publique au développement
(au moins la moitié, l’autre servant à des objectifs géopolitiques,
ou de « lubrifiants » à l’extraction de la rente :
il faut bien faire tourner un minimum les Etats pillés par leurs
régimes…). A tout cela, ajoutons encore le fardeau
insupportable de la dette : la baisse du cours des premières
à obligé les potentats à s’endetter à bas taux.
Tout de même, au bout
d’un certain temps, les régimes n’ont pas pu continuer à
dire : « nous sommes pour le développement ou le progrès
de nos peuples ». ils ont donc dû utiliser l’arme ultime
du politique ; qui est le bouc émissaire. Leur discours
s’est adapté à cette situation. Il est devenu le suivant :
« Je ne suis pas là pour le mieux être mais parce que si
ce n’est pas moi, ce sera votre adversaire ethnique de toujours »…
On a vu comment ce
discours ethnique, apparu à la fin des années 1980 dans des régimes
en bout de course, a conduit au génocide au Rwanda.
Aujourd’hui, la situation en Côte d’Ivoire est du même ordre :
un régime en fin de parcours, en situation d’épuisement, de
ruine économique, qui commence à utiliser l’arme ethnique avec
tous les risques que cela peut avoir.
La nature de la dégradation
des régimes « aidés » par la France peut tenir en
une formule, l’aide publique au développement est devenue une
aide secrète et honteuse de destruction.
Elle s’est accompagnée
d’une dégradation en France même. On est ainsi passé du réseau
centralisé de FOCCART, installé à l’Elysée, à la dispute
entre FOCCART et PASQUA, puis à l’apparition des réseaux
GISCARD, MITTERAND, MADELIN, ROCARD etc. Soit 4 ou 5 réseaux
politico-affairistes, mais 3 ou 4 grandes entreprises menant leurs
propres stratégies : Elf, Bouygues (qui gérait les services
publics en Côte d’Ivoire) , Bolloré (qui acquiert un monopole
de transports et du tabac en Afrique, et qui est en train de
remplacer Elf comme faux-nez des services secrets).
L’armée, elle aussi,
a constitué son lobby, qui fait la politique de la France à
Djibouti ou au Tchad. Sans oublier les différentes services qui
se bagarrent entre eux : la Direction Générale de la Sécurité
Extérieure (DGSE), bien entendu, première installée en Afrique
auprès de chaque Présidence, mais concurrencée par la Direction
de Surveillance Territoriale (DST) notamment au Maghreb, au
Soudan, au Burkina FASO, au Gabon… qui au nom du danger de
l’immigration se mêle des affaires intérieures d’un certain
nombre de pays africains. Enfin la direction du renseignement
militaire qui a joué un rôle majeur dans la désinformation au
Rwanda, et la sécurité militaire, les Départements de
Protection et de Sécurité (DSP), chargée de contrôler les
mercenaires et les trafiquants d’armes.
Voilà comment, après
plusieurs années, on en est arrivé à une décomposition en une
douzaine de réseaux et de lobbies. Avec des alliances
conjoncturelles ou durables comme celle des réseaux MITTERRAND et
PASQUA, autour d’un certain nombre de motivation : chantage ;
gestion de flux parallèles ; détournements de navires
d’exportations ; construction de l’empire des jeux de la
« corsafrique » qui est un vecteur de blanchissement
important ; trafics de fausse monnaies, de drogue…
Si on remonte dans les
motivations, il y a aussi le partage de la rente ou le copinage entre militaires africains ou français formés
aux mêmes écoles. Et les schémas géopolitiques, très
importants, comme ce qu’on a appelé le syndrome de Fachoda :
la pensée selon laquelle tout ce qui peut arriver de mauvais pour
la France en Afrique vient d’un complot des Anglo-Saxons. Une
obsession de Mitterrand, depuis l’assassinat d’OLYMPIO au Togo
jusqu’à l’affaire du Rwanda… Il y a aussi la grande
politique arabe : on s’allie avec le Soudan, régime intégriste
et raciste, responsable de la mort de 2 millions de personnes dans
une guerre civile impitoyable.
Tout ce système
compliqué, que nous appelons la partie immergée de l’iceberg,
a en tendance à s’enfoncer depuis 5 ou 6 ans. On est passé de
la Françafrique à la « Mafiafrique », que révèlent
les dernières affaires. Pour donner une idée de cet enfoncement,
nous passeront brièvement du Rwanda au Congo-Bazzaville.
De la Françafrique à la Mafiafrique…
Au Rwanda, dans les années
1990, grâce à des commandos de la DGSE, soit à peu près un
millier d’hommes, la France a formés des troupes d’élites
capables d’opérer de manière déguisée, comprenez déguisées
en mercenaires. Un commandement des Opérations spéciales a été
créé, dépendant directement de l’ELYSEE. C’est une sorte de
garde présidentielle « à l’africaine » qui permet
de mener des guerres civiles sécrète en Afrique sans
intervention officielles. C’est ce qui s’est passé au Rwanda,
en 1992-1993, comme il a reconnu la mission d’information
parlementaire.
Jacques CHIRAC, quand il
accède à la Présidence, hérite de cette garde présidentielle
et l’utilise en
1997-1998 dans la guerre civile au Congo-Brazzaville. Là, nous
avons vu des soldats français déguisés en mercenaire. Ce
ministre Charles JOSSELIN l’a reconnu dans un ancien numéros de
« Jeune Afrique » en disant : « il y a
beaucoup de confusion au Congo, parce que trop de mercenaires français
ont à peine eu le temps de quitter l’uniforme qu’ils
portaient hier » …
Et puis il y a le
recours croissant aux vrais mercenaires. Tous sont recrutés dans
les milieux d’extrême droite, notamment dans le departement
protection-sécurité, la garde présidentielle de Le PEN, qui
comportait un millier d’hommes, anciens militaires, gendarmes ou
policiers pour l’essentiel, et qui s’est divisée en deux , à
part égale avec le DPA pour Bruno MEGRET. Ce sont deux réservoirs
qui demeurent fonctionnels.
Nous ne résistons pas
ici au plaisir de vous raconter une histoire illustrative de la
Françafrique, celle de Bernard COURCELLE. Au début des années
1980, il est un officier de Bruno GOLLNISH, il est chargé du
contrôle de mercenaires et du trafic d’armes. Pour mieux
contrôler les mercenaires, ils crée une société de la sécurité
du groupe LUCHAIRE qui se livrait à des trafics d’armes avec
l’Iran et l’Irak.
Peu après, de 1989 à
1993, Bernard COURCELLE devient responsable de la sécurité du
musée d’Orsay, en somme garde du corps de Mme Anne PINGEOT, Mme
« Mitterrand bis », qui en était conservatrice. Quand
vous savez les millions dépensés par Mitterrand pour protéger
l’intimité de sa vie privée, vous imaginez bien que cette
fonction n’était pas attribuée à quelqu’un qui était éloigné
du pouvoir. 1993, COURCELLE est promu directeur de la garde présidentielle
de le PEN. Monsieur DPSD passe au DPS, où il y a mille hommes
disponibles pour les aventures mercenaires. Il y reste jusqu’en
1999. Là il devient directeur de la garde présidentielle de
Denis Sassou NGUESSO, le dictateur rétablit par la Françafrique
qui venait de commettre une série de crimes contre l’humanité.
Et deux ou trois mois plus tard, B. COURCELLE se retrouve à la
direction de la sécurité des installations pétrolières du port
de Pointe-Noire, élément majeur de la politique pétrolière
française en Afrique.
Ce circuit montre des mélanges
qui ne peuvent s’expliquer que parce que les fonctionnements
sous-terrains de la françafrique n’ont rien à voir avec ceux
présentés en surface. Autre exemple de ce décalage : à
partir de 1990, on se met à parler de la françafrique. La coopération
française va donc créer des zones de transparence pour que tout
peuple africain puisse bénéficier des mérites de la Démocratie.
Dans une cinquantaine d’élection majeures, les gens se sont
mobilisés d’une manière extraordinaire pour renverser leurs
potentats. Mais pendant ce temps une autre coopération a été
envoyée pour installer des logiciels de centralisation des résultats,
une partie de ces coopérants étaient issus de la mairie de paris
et tout à fait formés en la matière… Et dans cinquante élections
moyennes, à part 2 ou 3 au début où le système a été pris
par surprise, et 2 ou 3 à la fin (Niger, Guinée Bissau, Sénégal)
où les africains ont commencé à trouver les parades, le résultat
a été à l’opposé de la volonté des populations : les
gens votaient pour éliminer les tyrans, et ils se sont retrouvés
au contraire avec une légitimation du potentat.
Nous venons à présent
au Congo Brazzaville, objet du livre « Noir Silence »
de François-Xavier VERSCHAVE.
En 1990, un mouvement
populaire renverse le dictateur Sassou NGUESSO. Une constitution
est votée presque à l’unanimité, un Président est élu.
Celui-ci à la malheur de demander 33% de royaltie sur le pétrole
au lieu des 17% de Sassou NGUESSO : un quasi doublement. On
peut dire que c’est un crime de lèse françafrique. Dès lors,
les réseaux s’activent pour préparer le retour au pouvoir de
S. NGUESSO, au terme d’une sanglante guerre civile.
Récemment Jean-Charles
MARCHIANI a fait un aveu époustouflant dans le « Monde » :
il a déclaré que la négociation qu’il avait menée au nom du
ministre de l’intérieur avec l’Angola avait pour but le
remplacement de l’action de la France dans cette région et pour
résultat l’intervention militaire de l’Angola dans les deux
Congo. Autrement dit, alors que la France déclare une politique
de non-ingérence, elle arme l’Angola pour intervenir dans deux
des plus sanglantes guerres civiles d’Afrique. C’est
extraordinaire, et nous nous étonnons qu’il n’y ait pas eu
davantage de gens pour relever cet aveu fantastique.
Donc, via se vrais faux
mercenaire, via la présence d’un contingent angolais, d’un
contingent tchadien jouant les tirailleurs sénégalais, via la présence
des génocidaires du Rwanda et résidus de la garde de MOBUTU, la
France à renversé le régime qui avait été installé au terme
du processus démocratique. Tout cela est relativement commun.
Mais comme le nouveau régime de S. NGUESSO a recommencé sont
pillage et ses persécutions, la guerre civile a redémarré fin
1998. Entre la fin 1998 et la fin 1999, il y a eu au Congo dans
une guerre pilotée depuis l’ELYSEE, plus de morts, de viols et
de pillages qu’au KOSSOVO, en TCHETCHENIE et à TIMOR- EST réunis.
Regardez la couverture médiatique
de ces trois évènements, les milliers de pages qui y ont été
consacrées, voyez à présent ce que vous avez pu lire sur le
Congo-Brazzaville… Durant cette terrible guerre civile, il y a
eu aussi des dizaine de milliers de viols systématiques à caractère
ethnique. Quasiment rien dans la presse. Pourquoi ? tous les
reporters ont été dissuadés de s’y rendre. Des équipes en
ont été empêchées. Il s’est abattu un « silence ténébreux »
total sur une guerre qui a détruit un pays et qui comporte au
moins quatre guerre crimes contre l’humanité successifs.
En Angola, dans ce pays,
on est en train de passer à la Mafiafrique. Depuis son accession
à l’indépendance il y a 25 ans, règne une guerre civile épouvantable,
qui a fait plus de 500.000 morts. Dans ce pays, le Floch-PRIGENT a
avoué et on dispose de témoignages sur ce point, que l’on
avait aidé les deux cotés de la guerre. Evidemment, dans ces
conditions, une guerre peut durer longtemps.
L’Angola, c’est le
Koweït du XXI siècle, on y trouve les plus grand gisement
d’Afrique. On se donne donc les moyens de les contrôler. Là ,
il n’est plus question de syndromes de FACHODA : il y a 45%
pour Elf-Totalfina et 45% pour une compagnie anglo-saxonne. Et
puis 10% pour une société qui va s’appeler, par exemple,
FALCON-OIL. Monsieur FALON, qui n’est pas plus pétrolier que
nous africains, enlève son « e », met « OIL »
à la fin, et il à 10% d’un des plus gros gisements de la planète.
Autrement dit, la vente des armes est programmée dans
l’exploitation pétrolière : récemment, au Tchad, la loi
annulant les 10% de la génération future pour renforcer la sécurité
du pays est une argumentation purement Françafricaine.
Donc, aujourd’hui, la
programmation des ventes de biens et services militaires et
clairement liée à la découverte du pétrole. Quand vous
observez qui sont ceux dirigent véritablement les compagnies pétrolières,
vous vous rendez compte qu’il y a un mélange extrêmement
troublant entre des vendeurs de pétrole et des gens qui sont en
fait les vendeurs d’armes. C’est pourquoi l’affaire Elf est
d’abord une affaire de vente d’armes (SIRVEN était plus un
vendeur d’armes que de pétrole). Et nous pourrons vous donner
tout un tas d’autres noms que vous connaissez mois : Pierre
LANTRIER, Etienne LEANDRI…(cf. « NOIR CHIRAC » de
François-Xavier VERSCHAVE). Tout un tas de gens qui sont plus
vendeurs d’armes, et qui sont aussi membres des services secrets
ou honorables correspondants des services secrets.
Nous avons ainsi
triptyque : vente d’armes ; vente de pétrole et
services secrets. Avec lui, non seulement c’est une calamité de
découvrir du pétrole, car l’argent du pétrole se convertit
aussitôt en armes et entretient la guerre civile, mais en même
temps, tout çà sert à constituer des cagnottes pour les
services secrets, qui leur permettent de mener leurs guerres secrètes
et de s’enrichir illicitement.
Comme le disait Alfred
SIRVEN, dont on a découvert 3 milliards en Suisse qui sont une
petite partie de l’argent brassé : « j’ai de quoi
faire sauter 20 fois la classe politique africaine et française ».
Au bout de quarante cinq ans de méthode voyou mises en place dans
le système Foccartiste pour
contrôler l’Afrique, les gens sont devenus de vrais voyous ,
ils n’obéissent plus à la raison d’Etat. Ils commandent aux
politiques en ayant les moyens de les faire chanter. On a complètement
inversé la situation. Et nous ne parlons pas des journalistes,
mais vous imaginez que ces gens-là ont les moyens de faire
pression sur un certain nombre d’entre eux. Ils ont vraiment
beaucoup d’argent :FALCONE est milliardaire, GAYDAMAC
multimilliardaire, …
Nous en venons au
branchement de la « mafiafrique » à savoir que ce
système parallèle qui contribue dans des pays comme l’Angola
avec des systèmes analogues américains, britanniques,
sud-africains, brésiliens, russes, israéliens…
La « Mafiafrique »,
par exemple, M GAYDAMAC travaillait et travaille étroitement avec
les services russes et les services israéliens. A partir de 1985,
le KGB est une partie de la Nomenklatura russe ont commencé à établir
des comptes financiers en Suisse et à l’extérieur.
Après la chute du mur de Berlin, on a vendu à
vil prix le stock de pétrole, d’aluminium, d’engrais, les
armes russes, les créances russes, les diamants… on les a
vendus parfois au dixième de leur valeur, et toutes ces ventes
bradées ont constitué une cagnotte gigantesque à l’extérieur
de la Russie qu’on peut chiffrer bien au-delà d’une centaine
de milliards de francs.
Eh bien cet argent est entrain de permettre à
certains de prendre le contrôle d’une partie du marché des
diamants, très lié aux guerre civils (Angola, RCA, RDC…). Il
rentre ainsi en connexion, en Angola, avec les méthodes des
Services secrets français et américains.
Dans la Françafrique,
il faut noter aussi l’importance de la Grande Loge Nationale
Française (GLNF), héritière des lobbies coloniaux. C’est ne
obédience Franc-maçonne très à droite. Nous précisons que
nous n’avons rien contre la franc-maçonnerie qui a loué un rôle
éminent dans l’institution de la République française, et
dans la conquête des droits sociaux en France et aussi elle a été
influente en Afrique, c’est ainsi que Yves TRES TOUREL, grand maître
de la GLNF affirma que : « si les dirigeants français
veulent comprendre quelque chose en Afrique, il faut qu’ils
s’adressent aux maçons(…) PASQUA en sais beaucoup de choses ! ».
Mais il y a au moins une obédience qui largement dérapé et il y
a eu, dans les autres obédiences les dérapages par intérêt
personnel ou parce que les services secrets ont toujours été
tentés d’infiltrer ce cercle d’initié. Mais la plupart des
potentats africains sont membres de la GLNF : Idriss DEBY du
Tchad, Sassou NGUESSO du Congo-Brazzaville, Oumar BONGO du Gabon,
Blaise COMPAORE du Burkina FASO… c’est ainsi que Mr O. BONGO
avait affirmé lors d’un entretient lors de son passage au Brésil
que « il y a beaucoup des Présidents maçons et qu’ils
sont tous grand maître des frères trois points (franc-maçonnerie),
donc j’ai le droit de l’être aussi dans mon pays. »
Le « démocrate »
élu au Niger va s’y faire initié sous peu (apparemment, il ne
pourrait survivre sans cela), Michel ROUSSIN, comme Jacques
GODFRAIN, ex-ministre de la coopération, y sont aussi, de même
que la plupart des grands corrupteurs français de ces derniers
temps : MERY, PACARY, CROZEMARIE, SCHULLER, l’état-major
de TF1 est aussi à la GLNF, nombre de responsables des services
spéciaux français sont
à la GLNF, SIRVEN y était aussi, on ne pouvait accéder au
commandement des troupes coloniales qu’en y étant. Tout cela
fait un croisement important. Autrement dit la maçonnerie est
devenue un instrument de puissance pour des dirigeants africains ;
elle maintient le
lien l’ancienne puissance coloniale : c’est pourquoi elle
doit rester cacher. La GLNF se flatte sur son site d’avoir
recruté les 200 principales personnalités gabonaises. C’est un
peu au cœur de la françafrique. Un certain nombre de médias, de
juges, de magistrats, d’experts sont aussi sous sa coupe. Tout
cela fait un petit problème pour la République française.
La France a un système
parallèle que a largement dégénéré : au lieu d’être
centralisé, il est composé désormais d’une douzaine de réseaux
et de lobbies fortement rattachés à l’appareil d’Etat, puis
que les vrais faux mercenaires dépendent de l’ELYSEE et un
certain nombre d’entreprises sont très fortement en lieu avec
les pouvoirs publics. Donc la France a ce système parallèle qui
croise d’autres, dans d’autres pays le tout facilité par la
montée des paradis fiscaux et de l’impunité totale de la
criminalité financière. Car la politique françafricaine se résume
et tourne en rond au pétrole, armes, dette, trou noir , or
noir, armes, guerre, dictature, dette ainsi de suite.
Par conséquent,
aujourd’hui, devant la grande criminalité internationale, la
justice est totalement impuissante. Ils sont assurés de
l’impunité, ce qui ne vous apparaît peut-être pas puisqu’on
ne parle que des affaires. Mais il ne faut pas oublier que comme
dans toutes les mafias, un clan de temps en temps balance
l’autre, et que si les juges s’en sortent, c’est parce
qu’ils trouvent dans leur boîte aux lettres le numéros de
compte de l’adversaire, sans quoi ils n’auraient aucune
chance. Devant ce type de phénomène, les points de rencontre
entre les développements considérable de ces cagnottes parallèles
sont en train d’exploser, et ce ne sont plus les Etats qui
gouvernent les services secrets, ce sont certains anciens des
services de démocraties et aussi pour la presse.
Le sommet Françafrique est une insulte à l’égard des africains
Nous notons qu’Ahmed
Sekou TOURE avait dit « non » à la constitution
GAULLISTE, qui, aujourd’hui avec l’indépendance est devenue
ce fameux sommet Françafrique.
Le « non »
du peuple Guinéen lors du référendum du 28 Septembre 1958 succédait
à l’affrontement du 25 Août entre le Général De GAULLE et le
bouillant leader guinéen. « Il n’y a pas de dignité sans
liberté : nous préférons la liberté dans la pauvreté à
la richesse dans l’esclavage » est l’une des phrases clés
du discours de Sekou TOURE, à qui De GAULLE, lassé, répond que
« l’indépendance est à la disposition de la Guinée
[mais] la France en tirera les conséquence. »
La Guinée est indépendante
le 02 Octobre 1958, et Sekou TOURE est immédiatement « mis
au coin » par la France ainsi que par plusieurs pays
africains qui ont choisi la démission à une relation criminelle
avec cette dernière.
Les africains doivent
dire «non » à la tenue des sommets Françafrique qui
n’est rien autre que la rencontre des Néogaullistes, des
Foccariens ou encore des chiraquiens. Continuer à s’abaisser
devant un petit Etat qui n’a que 549.000 kilomètre carré.
Cette politique Néogaullisme à pour objectif de piller,
d’installer les potentats partout dans nos pays et de faire à
ce que la force doit l’emporter sur la loi. Autrement dit lors
des élections en Afrique, n’importe qui ne peut pas être
observateur international, il faut être un habitué du système.
Après
une réflexion et une analyse de relation entre la France et l’Afrique,
le Cercle des Jeunes Socialistes Tchadiens (CJST) dénonce :
-
la criminalité politique et économique de la
Françafrique ;
-
une forme contemporaine de l’esclavage encouragée
et pratiquée par la France en Afrique ;
-
les relations politique fondée sur le néocolonialisme
foccarisme et Gaullisme. Autrement dit, la tenue de ce sommet nous
rappelle la constitution « Franco-Africaine » de 1958 ;
-
l’implantation des bases militaire française en
Afrique (Tchad, RCA, Gabon, Côte d’Ivoire…) ;
-
le maintient des dictateurs au pouvoir à travers
une élection « mystique » qui nous emmène à parler
de la « démocrature » au lieu d’une démocratie où
le pouvoir appartient au peuple ;
-
l’introduction des services secrets en Afrique ;
-
l’implication de la GLNF dans l’exploitation
des matières premières et aussi dans la gestion complète de
l’Afrique ;
-
la France d’avoir joué un rôle catalyseur dans
les grands conflits et guerre civile en Afrique, notamment le génocide
du Rwanda, le conflit des grand-lacs, la guerre du Darfour au
Soudan, la guerre civile en Côte d’Ivoire.
Enfin
le CJST propose aux africains et à quelques français désireux
sauvegarder les relations de partenariat entre l’Afrique et la
France de :
-
combattre la tenue de ce sommet néogaullisme ;
-
promouvoir une nouvelle forme de rencontre entre
l’Europe et l’Afrique. Autrement dit, ce sera un sommet de
deux continents ; et là, l’Afrique pourra demander à
l’Europe de lui rendre les comptes de son passé ténébreux. A
travers « Euro-Afrique », nous pourront établir une
relation de partenariat. Nous pourrons élaborer une réflexion
stratégique sur l’avenir de l’Afrique. Enfin à travers cette
nouvelle forme de rencontre « Euro-Afrique » nous
pourrons discuter et de montrer librement que l’Afrique ne doit
rien à l’occident et que leur dette a servi de gonfler les
« poches bancaires » de certains chefs d’Etat
africain, cette dernière a servi aux dictateurs d’imposer leur
autorités aux peuples souverains d’Afrique et a rendu plus de
90% des africains de plus en plus pauvre.
« Non à
la Françafrique pour que l’Afrique soit totalement indépendante
politiquement et économiquement ».
Pour le CJST
Le PRESIDENT
Daïbé MABISSO
cjst@yahoogroupe.fr
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