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  Opinion 

 « Le Cercle des Jeunes Socialistes Tchadiens (CJST) dit NON 
au sommet Afrique- France ou Françafrique ! »

Opinion: Françafrique ou la rencontre des membres de la « Grande Loge Nationale Française » (GLNF)
Par Daïbé MABISSO  Article paru le 01 décembre 2005, Ialtchad Presse


Françafrique ou la rencontre des membres de la 
« Grande Loge Nationale Française » (GLNF)

Par
Daïbé MABISSO

     Le Général de GAULLE, quand il accède à la Présidence de la République, il doit affronter une situation internationale nouvelle, celle où les colonies de la France du sud du Sahara affirment leur volonté d’accéder à l’indépendance. De GAULLE fait mine d’accepter. Mais dans le même temps, il charge, dès 1958, son plus proche collaborateur, Jacques FOCCART, de créer un système de réseaux qui emmaillotent les anciennes colonies dans un ensemble d’accords de coopérations politique, économique et militaire qui les placent entièrement sous tutelle. Ainsi, il charge son bras droit de faire le contraire de ce qu’il dit, c’est-à-dire d’installer le dépendance par un certain nombre de moyens qui sont forcement illégaux, inavouables, occultes.
     Quels moyens ? citons notamment la sélection d’un certain nombre de chefs d’Etat amis, la guerre civile dissuasive (de 100.000 à 400.000 morts dans la guerre indépendantiste du Cameroun en 1960 : ce qui ne figure dans aucun manuel d’histoire) ; le meurtre (l’assassinat de Sylvanius OLYMPIO, premier Président élu au Togo) ; la fraude électorale, qu’on verra réapparaître dans les années 1990… Un seul chef d’Etat d’une ancienne colonie a échappé a ce système : Sékou TOURE, en Guinée. Mais, il a fait l’objet de tant de complots vrais en deux ans qu’il a fini par en avoir des faux partout…
     Pour veiller à ce que ce système tienne bien de place, J. FOCCART a installé des réseaux : des moyens de tenir ces pays au bénéfice de la France grâce à une organisation barbourzarde sophistiquée. Là encore, quels moyens ? Des officiers placés auprès de chaque chef d’Etat, chargés de les protéger mais parfois aussi de les éliminer ; des entreprises faux-nez des services secrets (Mr FLOCH PRIGENT a avoué qu’ELF avait été créée pour servir d’instrument aux services secrets) ; tout un tas de petites entreprises de sécurité, enfin dont les prestations sur fracturées permettaient de payer les sociétés de mercenaires… Bref, un système élaboré d’installation de forces parallèles. Et puis, il y a eu l’instauration du franc CFA, présenté comme un cadeau fait à l’Afrique, ce qui en réalité un instrument magnifique de convertibilité en Suisse d’un certain nombre de richesses africaines.
     Comment donner une idée de cet enrichissement mutuel entre les commanditaires français et les potentats africains ? Pour cela, il suffit de chiffrer ce qu’a rapporté la rente pétrolière du Gabon en l’espace de 40 ans : peut-être 200 milliards de francs. Or le Gabon aussi le pays qui a le plus mauvais système de santé en Afrique. On pense bien que ces 200 milliards ne sont pas allés aux gabonais. Ils ont été partagés entre Oumar BONGO, ses proches, et les commanditaires. Même chose pour la fortune d’Houphouët-boigny (60 milliards de francs), d’EYADEMA, de Moussa TRAORE, de MOBUTU… souvent égales à l’endettement de leurs pays respectifs.
     Ce mécanisme d’économie de rente consiste à capter la différence entre matières premières payées à très bas prix et leur prix de vente. A cela s’ajoute le détournement d’une bonne partie de l’aide publique au développement (au moins la moitié, l’autre servant à des objectifs géopolitiques, ou de « lubrifiants » à l’extraction de la rente : il faut bien faire tourner un minimum les Etats pillés par leurs régimes…). A tout cela, ajoutons encore le fardeau insupportable de la dette : la baisse du cours des premières à obligé les potentats à s’endetter à bas taux.
     Tout de même, au bout d’un certain temps, les régimes n’ont pas pu continuer à dire : « nous sommes pour le développement ou le progrès de nos peuples ». ils ont donc dû utiliser l’arme ultime du politique ; qui est le bouc émissaire. Leur discours s’est adapté à cette situation. Il est devenu le suivant : « Je ne suis pas là pour le mieux être mais parce que si ce n’est pas moi, ce sera votre adversaire ethnique de toujours »…
     On a vu comment ce discours ethnique, apparu à la fin des années 1980 dans des régimes en bout de course, a conduit au génocide au Rwanda. Aujourd’hui, la situation en Côte d’Ivoire est du même ordre : un régime en fin de parcours, en situation d’épuisement, de ruine économique, qui commence à utiliser l’arme ethnique avec tous les risques que cela peut avoir.
     La nature de la dégradation des régimes « aidés » par la France peut tenir en une formule, l’aide publique au développement est devenue une aide secrète et honteuse de destruction.
     Elle s’est accompagnée d’une dégradation en France même. On est ainsi passé du réseau centralisé de FOCCART, installé à l’Elysée, à la dispute entre FOCCART et PASQUA, puis à l’apparition des réseaux GISCARD, MITTERAND, MADELIN, ROCARD etc. Soit 4 ou 5 réseaux politico-affairistes, mais 3 ou 4 grandes entreprises menant leurs propres stratégies : Elf, Bouygues (qui gérait les services publics en Côte d’Ivoire) , Bolloré (qui acquiert un monopole de transports et du tabac en Afrique, et qui est en train de remplacer Elf comme faux-nez des services secrets).
     L’armée, elle aussi, a constitué son lobby, qui fait la politique de la France à Djibouti ou au Tchad. Sans oublier les différentes services qui se bagarrent entre eux : la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), bien entendu, première installée en Afrique auprès de chaque Présidence, mais concurrencée par la Direction de Surveillance Territoriale (DST) notamment au Maghreb, au Soudan, au Burkina FASO, au Gabon… qui au nom du danger de l’immigration se mêle des affaires intérieures d’un certain nombre de pays africains. Enfin la direction du renseignement militaire qui a joué un rôle majeur dans la désinformation au Rwanda, et la sécurité militaire, les Départements de Protection et de Sécurité (DSP), chargée de contrôler les mercenaires et les trafiquants d’armes.
     Voilà comment, après plusieurs années, on en est arrivé à une décomposition en une douzaine de réseaux et de lobbies. Avec des alliances conjoncturelles ou durables comme celle des réseaux MITTERRAND et PASQUA, autour d’un certain nombre de motivation : chantage ; gestion de flux parallèles ; détournements de navires d’exportations ; construction de l’empire des jeux de la « corsafrique » qui est un vecteur de blanchissement important ; trafics de fausse monnaies, de drogue…
     Si on remonte dans les motivations, il y a aussi le partage de la rente  ou le copinage entre militaires africains ou français formés aux mêmes écoles. Et les schémas géopolitiques, très importants, comme ce qu’on a appelé le syndrome de Fachoda : la pensée selon laquelle tout ce qui peut arriver de mauvais pour la France en Afrique vient d’un complot des Anglo-Saxons. Une obsession de Mitterrand, depuis l’assassinat d’OLYMPIO au Togo jusqu’à l’affaire du Rwanda… Il y a aussi la grande politique arabe : on s’allie avec le Soudan, régime intégriste et raciste, responsable de la mort de 2 millions de personnes dans une guerre civile impitoyable.
     Tout ce système compliqué, que nous appelons la partie immergée de l’iceberg, a en tendance à s’enfoncer depuis 5 ou 6 ans. On est passé de la Françafrique à la « Mafiafrique », que révèlent les dernières affaires. Pour donner une idée de cet enfoncement, nous passeront brièvement du Rwanda au Congo-Bazzaville.

De la Françafrique à la Mafiafrique…

     Au Rwanda, dans les années 1990, grâce à des commandos de la DGSE, soit à peu près un millier d’hommes, la France a formés des troupes d’élites capables d’opérer de manière déguisée, comprenez déguisées en mercenaires. Un commandement des Opérations spéciales a été créé, dépendant directement de l’ELYSEE. C’est une sorte de garde présidentielle « à l’africaine » qui permet de mener des guerres civiles sécrète en Afrique sans intervention officielles. C’est ce qui s’est passé au Rwanda, en 1992-1993, comme il a reconnu la mission d’information parlementaire.
     Jacques CHIRAC, quand il accède à la Présidence, hérite de cette garde présidentielle et l’utilise  en 1997-1998 dans la guerre civile au Congo-Brazzaville. Là, nous avons vu des soldats français déguisés en mercenaire. Ce ministre Charles JOSSELIN l’a reconnu dans un ancien numéros de « Jeune Afrique » en disant : « il y a beaucoup de confusion au Congo, parce que trop de mercenaires français ont à peine eu le temps de quitter l’uniforme qu’ils portaient hier » …
     Et puis il y a le recours croissant aux vrais mercenaires. Tous sont recrutés dans les milieux d’extrême droite, notamment dans le departement protection-sécurité, la garde présidentielle de Le PEN, qui comportait un millier d’hommes, anciens militaires, gendarmes ou policiers pour l’essentiel, et qui s’est divisée en deux , à part égale avec le DPA pour Bruno MEGRET. Ce sont deux réservoirs qui demeurent fonctionnels.
     Nous ne résistons pas ici au plaisir de vous raconter une histoire illustrative de la Françafrique, celle de Bernard COURCELLE. Au début des années 1980, il est un officier de Bruno GOLLNISH, il est chargé du contrôle de mercenaires et du trafic d’armes. Pour mieux  contrôler les mercenaires, ils crée une société de la sécurité du groupe LUCHAIRE qui se livrait à des trafics d’armes avec l’Iran et l’Irak.
     Peu après, de 1989 à 1993, Bernard COURCELLE devient responsable de la sécurité du musée d’Orsay, en somme garde du corps de Mme Anne PINGEOT, Mme « Mitterrand bis », qui en était conservatrice. Quand vous savez les millions dépensés par Mitterrand pour protéger l’intimité de sa vie privée, vous imaginez bien que cette fonction n’était pas attribuée à quelqu’un qui était éloigné du pouvoir. 1993, COURCELLE est promu directeur de la garde présidentielle de le PEN. Monsieur DPSD passe au DPS, où il y a mille hommes disponibles pour les aventures mercenaires. Il y reste jusqu’en 1999. Là il devient directeur de la garde présidentielle de Denis Sassou NGUESSO, le dictateur rétablit par la Françafrique qui venait de commettre une série de crimes contre l’humanité. Et deux ou trois mois plus tard, B. COURCELLE se retrouve à la direction de la sécurité des installations pétrolières du port de Pointe-Noire, élément majeur de la politique pétrolière française en Afrique.
     Ce circuit montre des mélanges qui ne peuvent s’expliquer que parce que les fonctionnements sous-terrains de la françafrique n’ont rien à voir avec ceux présentés en surface. Autre exemple de ce décalage : à partir de 1990, on se met à parler de la françafrique. La coopération française va donc créer des zones de transparence pour que tout peuple africain puisse bénéficier des mérites de la Démocratie. Dans une cinquantaine d’élection majeures, les gens se sont mobilisés d’une manière extraordinaire pour renverser leurs potentats. Mais pendant ce temps une autre coopération a été envoyée pour installer des logiciels de centralisation des résultats, une partie de ces coopérants étaient issus de la mairie de paris et tout à fait formés en la matière… Et dans cinquante élections moyennes, à part 2 ou 3 au début où le système a été pris par surprise, et 2 ou 3 à la fin (Niger, Guinée Bissau, Sénégal) où les africains ont commencé à trouver les parades, le résultat a été à l’opposé de la volonté des populations : les gens votaient pour éliminer les tyrans, et ils se sont retrouvés au contraire avec une légitimation du potentat.
     Nous venons à présent au Congo Brazzaville, objet du livre « Noir Silence » de François-Xavier VERSCHAVE.
     En 1990, un mouvement populaire renverse le dictateur Sassou NGUESSO. Une constitution est votée presque à l’unanimité, un Président est élu. Celui-ci à la malheur de demander 33% de royaltie sur le pétrole au lieu des 17% de Sassou NGUESSO : un quasi doublement. On peut dire que c’est un crime de lèse françafrique. Dès lors, les réseaux s’activent pour préparer le retour au pouvoir de S. NGUESSO, au terme d’une sanglante guerre civile.
     Récemment Jean-Charles MARCHIANI a fait un aveu époustouflant dans le « Monde » : il a déclaré que la négociation qu’il avait menée au nom du ministre de l’intérieur avec l’Angola avait pour but le remplacement de l’action de la France dans cette région et pour résultat l’intervention militaire de l’Angola dans les deux Congo. Autrement dit, alors que la France déclare une politique de non-ingérence, elle arme l’Angola pour intervenir dans deux des plus sanglantes guerres civiles d’Afrique. C’est extraordinaire, et nous nous étonnons qu’il n’y ait pas eu davantage de gens pour relever cet aveu fantastique.
     Donc, via se vrais faux mercenaire, via la présence d’un contingent angolais, d’un contingent tchadien jouant les tirailleurs sénégalais, via la présence des génocidaires du Rwanda et résidus de la garde de MOBUTU, la France à renversé le régime qui avait été installé au terme du processus démocratique. Tout cela est relativement commun. Mais comme le nouveau régime de S. NGUESSO a recommencé sont pillage et ses persécutions, la guerre civile a redémarré fin 1998. Entre la fin 1998 et la fin 1999, il y a eu au Congo dans une guerre pilotée depuis l’ELYSEE, plus de morts, de viols et de pillages qu’au KOSSOVO, en TCHETCHENIE et à TIMOR- EST réunis.
     Regardez la couverture médiatique de ces trois évènements, les milliers de pages qui y ont été consacrées, voyez à présent ce que vous avez pu lire sur le Congo-Brazzaville… Durant cette terrible guerre civile, il y a eu aussi des dizaine de milliers de viols systématiques à caractère ethnique. Quasiment rien dans la presse. Pourquoi ? tous les reporters ont été dissuadés de s’y rendre. Des équipes en ont été empêchées. Il s’est abattu un « silence ténébreux » total sur une guerre qui a détruit un pays et qui comporte au moins quatre guerre crimes contre l’humanité successifs.
     En Angola, dans ce pays, on est en train de passer à la Mafiafrique. Depuis son accession à l’indépendance il y a 25 ans, règne une guerre civile épouvantable, qui a fait plus de 500.000 morts. Dans ce pays, le Floch-PRIGENT a avoué et on dispose de témoignages sur ce point, que l’on avait aidé les deux cotés de la guerre. Evidemment, dans ces conditions, une guerre peut durer longtemps.
     L’Angola, c’est le Koweït du XXI siècle, on y trouve les plus grand gisement d’Afrique. On se donne donc les moyens de les contrôler. Là , il n’est plus question de syndromes de FACHODA : il y a 45% pour Elf-Totalfina et 45% pour une compagnie anglo-saxonne. Et puis 10% pour une société qui va s’appeler, par exemple, FALCON-OIL. Monsieur FALON, qui n’est pas plus pétrolier que nous africains, enlève son « e », met « OIL » à la fin, et il à 10% d’un des plus gros gisements de la planète. Autrement dit, la vente des armes est programmée dans l’exploitation pétrolière : récemment, au Tchad, la loi annulant les 10% de la génération future pour renforcer la sécurité du pays est une argumentation purement Françafricaine.
     Donc, aujourd’hui, la programmation des ventes de biens et services militaires et clairement liée à la découverte du pétrole. Quand vous observez qui sont ceux dirigent véritablement les compagnies pétrolières, vous vous rendez compte qu’il y a un mélange extrêmement troublant entre des vendeurs de pétrole et des gens qui sont en fait les vendeurs d’armes. C’est pourquoi l’affaire Elf est d’abord une affaire de vente d’armes (SIRVEN était plus un vendeur d’armes que de pétrole). Et nous pourrons vous donner tout un tas d’autres noms que vous connaissez mois : Pierre LANTRIER, Etienne LEANDRI…(cf. « NOIR CHIRAC » de François-Xavier VERSCHAVE). Tout un tas de gens qui sont plus vendeurs d’armes, et qui sont aussi membres des services secrets ou honorables correspondants des services secrets.
     Nous avons ainsi triptyque : vente d’armes ; vente de pétrole  et services secrets. Avec lui, non seulement c’est une calamité de découvrir du pétrole, car l’argent du pétrole se convertit aussitôt en armes et entretient la guerre civile, mais en même temps, tout çà sert à constituer des cagnottes pour les services secrets, qui leur permettent de mener leurs guerres secrètes et de s’enrichir illicitement.
     Comme le disait Alfred SIRVEN, dont on a découvert 3 milliards en Suisse qui sont une petite partie de l’argent brassé : « j’ai de quoi faire sauter 20 fois la classe politique africaine et française ». Au bout de quarante cinq ans de méthode voyou mises en place dans le système Foccartiste  pour contrôler l’Afrique, les gens sont devenus de vrais voyous , ils n’obéissent plus à la raison d’Etat. Ils commandent aux politiques en ayant les moyens de les faire chanter. On a complètement inversé la situation. Et nous ne parlons pas des journalistes, mais vous imaginez que ces gens-là ont les moyens de faire pression sur un certain nombre d’entre eux. Ils ont vraiment beaucoup d’argent :FALCONE est milliardaire, GAYDAMAC multimilliardaire, …
     Nous en venons au branchement de la « mafiafrique » à savoir que ce système parallèle qui contribue dans des pays comme l’Angola avec des systèmes analogues américains, britanniques, sud-africains, brésiliens, russes, israéliens…
     La « Mafiafrique », par exemple, M GAYDAMAC travaillait et travaille étroitement avec les services russes et les services israéliens. A partir de 1985, le KGB est une partie de la Nomenklatura russe ont commencé à établir des comptes financiers en Suisse et à l’extérieur.
     Après la chute du mur de Berlin, on a vendu à vil prix le stock de pétrole, d’aluminium, d’engrais, les armes russes, les créances russes, les diamants… on les a vendus parfois au dixième de leur valeur, et toutes ces ventes bradées ont constitué une cagnotte gigantesque à l’extérieur de la Russie qu’on peut chiffrer bien au-delà d’une centaine de milliards de francs.
     Eh bien cet argent est entrain de permettre à certains de prendre le contrôle d’une partie du marché des diamants, très lié aux guerre civils (Angola, RCA, RDC…). Il rentre ainsi en connexion, en Angola, avec les méthodes des Services secrets français et américains.
     Dans la Françafrique, il faut noter aussi l’importance de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), héritière des lobbies coloniaux. C’est ne obédience Franc-maçonne très à droite. Nous précisons que nous n’avons rien contre la franc-maçonnerie qui a loué un rôle éminent dans l’institution de la République française, et dans la conquête des droits sociaux en France et aussi elle a été influente en Afrique, c’est ainsi que Yves TRES TOUREL, grand maître de la GLNF affirma que : « si les dirigeants français veulent comprendre quelque chose en Afrique, il faut qu’ils s’adressent aux maçons(…) PASQUA en sais beaucoup de choses ! ». Mais il y a au moins une obédience qui largement dérapé et il y a eu, dans les autres obédiences les dérapages par intérêt personnel ou parce que les services secrets ont toujours été tentés d’infiltrer ce cercle d’initié. Mais la plupart des potentats africains sont membres de la GLNF : Idriss DEBY du Tchad, Sassou NGUESSO du Congo-Brazzaville, Oumar BONGO du Gabon, Blaise COMPAORE du Burkina FASO… c’est ainsi que Mr O. BONGO avait affirmé lors d’un entretient lors de son passage au Brésil que « il y a beaucoup des Présidents maçons et qu’ils sont tous grand maître des frères trois points (franc-maçonnerie), donc j’ai le droit de l’être aussi dans mon pays. »
     Le « démocrate » élu au Niger va s’y faire initié sous peu (apparemment, il ne pourrait survivre sans cela), Michel ROUSSIN, comme Jacques GODFRAIN, ex-ministre de la coopération, y sont aussi, de même que la plupart des grands corrupteurs français de ces derniers temps : MERY, PACARY, CROZEMARIE, SCHULLER, l’état-major de TF1 est aussi à la GLNF, nombre de responsables des services spéciaux français  sont à la GLNF, SIRVEN y était aussi, on ne pouvait accéder au commandement des troupes coloniales qu’en y étant. Tout cela fait un croisement important. Autrement dit la maçonnerie est devenue un instrument de puissance pour des dirigeants africains ; elle  maintient le lien l’ancienne puissance coloniale : c’est pourquoi elle doit rester cacher. La GLNF se flatte sur son site d’avoir recruté les 200 principales personnalités gabonaises. C’est un peu au cœur de la françafrique. Un certain nombre de médias, de juges, de magistrats, d’experts sont aussi sous sa coupe. Tout cela fait un petit problème pour la République française.
     La France a un système parallèle que a largement dégénéré : au lieu d’être centralisé, il est composé désormais d’une douzaine de réseaux et de lobbies fortement rattachés à l’appareil d’Etat, puis que les vrais faux mercenaires dépendent de l’ELYSEE et un certain nombre d’entreprises sont très fortement en lieu avec les pouvoirs publics. Donc la France a ce système parallèle qui croise d’autres, dans d’autres pays le tout facilité par la montée des paradis fiscaux et de l’impunité totale de la criminalité financière. Car la politique françafricaine se résume et tourne en rond au pétrole, armes, dette, trou noir , or noir, armes, guerre, dictature, dette ainsi de suite.
     Par conséquent, aujourd’hui, devant la grande criminalité internationale, la justice est totalement impuissante. Ils sont assurés de l’impunité, ce qui ne vous apparaît peut-être pas puisqu’on ne parle que des affaires. Mais il ne faut pas oublier que comme dans toutes les mafias, un clan de temps en temps balance l’autre, et que si les juges s’en sortent, c’est parce qu’ils trouvent dans leur boîte aux lettres le numéros de compte de l’adversaire, sans quoi ils n’auraient aucune chance. Devant ce type de phénomène, les points de rencontre entre les développements considérable de ces cagnottes parallèles sont en train d’exploser, et ce ne sont plus les Etats qui gouvernent les services secrets, ce sont certains anciens des services de démocraties et aussi pour la presse.

Le sommet Françafrique est une insulte à l’égard des africains

     Nous notons qu’Ahmed Sekou TOURE avait dit « non » à la constitution GAULLISTE, qui, aujourd’hui avec l’indépendance est devenue ce fameux sommet Françafrique.
     Le « non » du peuple Guinéen lors du référendum du 28 Septembre 1958 succédait à l’affrontement du 25 Août entre le Général De GAULLE et le bouillant leader guinéen. « Il n’y a pas de dignité sans liberté : nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage » est l’une des phrases clés du discours de Sekou TOURE, à qui De GAULLE, lassé, répond que « l’indépendance est à la disposition de la Guinée [mais] la France en tirera les conséquence. »
     La Guinée est indépendante le 02 Octobre 1958, et Sekou TOURE est immédiatement « mis au coin » par la France ainsi que par plusieurs pays africains qui ont choisi la démission à une relation criminelle avec cette dernière.
     Les africains doivent dire «non » à la tenue des sommets Françafrique qui n’est rien autre que la rencontre des Néogaullistes, des Foccariens ou encore des chiraquiens. Continuer à s’abaisser devant un petit Etat qui n’a que 549.000 kilomètre carré. Cette politique Néogaullisme à pour objectif de piller, d’installer les potentats partout dans nos pays et de faire à ce que la force doit l’emporter sur la loi. Autrement dit lors des élections en Afrique, n’importe qui ne peut pas être observateur international, il faut être un habitué du système.

Après une réflexion et une analyse de relation entre la France et l’Afrique, le Cercle des Jeunes Socialistes Tchadiens (CJST) dénonce :

-          la criminalité politique et économique de la Françafrique ;

-          une forme contemporaine de l’esclavage encouragée et pratiquée par la France en Afrique ;

-          les relations politique fondée sur le néocolonialisme foccarisme et Gaullisme. Autrement dit, la tenue de ce sommet nous rappelle la constitution « Franco-Africaine » de 1958 ;

-          l’implantation des bases militaire française en Afrique (Tchad, RCA, Gabon, Côte d’Ivoire…) ;

-          le maintient des dictateurs au pouvoir à travers une élection « mystique » qui nous emmène à parler de la « démocrature » au lieu d’une démocratie où le pouvoir appartient au peuple ;

-          l’introduction des services secrets en Afrique ;

-          l’implication de la GLNF dans l’exploitation des matières premières et aussi dans la gestion complète de l’Afrique ;

-          la France d’avoir joué un rôle catalyseur dans les grands conflits et guerre civile en Afrique, notamment le génocide du Rwanda, le conflit des grand-lacs, la guerre du Darfour au Soudan, la guerre civile en Côte d’Ivoire.

Enfin le CJST propose aux africains et à quelques français désireux sauvegarder les relations de partenariat entre l’Afrique et la France de :

-          combattre la tenue de ce sommet néogaullisme ;

-          promouvoir une nouvelle forme de rencontre entre l’Europe et l’Afrique. Autrement dit, ce sera un sommet de deux continents ; et là, l’Afrique pourra demander à l’Europe de lui rendre les comptes de son passé ténébreux. A travers « Euro-Afrique », nous pourront établir une relation de partenariat. Nous pourrons élaborer une réflexion stratégique sur l’avenir de l’Afrique. Enfin à travers cette nouvelle forme de rencontre « Euro-Afrique » nous pourrons discuter et de montrer librement que l’Afrique ne doit rien à l’occident et que leur dette a servi de gonfler les « poches bancaires » de certains chefs d’Etat africain, cette dernière a servi aux dictateurs d’imposer leur autorités aux peuples souverains d’Afrique et a rendu plus de 90% des africains de plus en plus pauvre.

« Non à la Françafrique pour que l’Afrique soit totalement indépendante politiquement et économiquement ».

Pour le CJST
Le PRESIDENT
Daïbé MABISSO
cjst@yahoogroupe.fr


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