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Le bien-aimé du peuple tchadien dont le nom ne cesse de
revenir comme un leitmotiv, à nos lèvres si assoiffées
d’unité, d’union et d’unification, est, bel et bien,
Hissein, fils de Billah Korey et de Habré Michalami.
Longtemps, il couva son nationalisme dans le désert du B .E.T.
(Borkou Ennedi Tibesti) quand il volait, entre autres, au
secours d’un jeune tchadien terrassé par un jeune libyen.
Jeune écolier de la ville de Faya largeau, Boss étant
adolescent gringalet et tout petit, défendit son sol et son
sable natals parce que son instinct et son destin lui
dictèrent qu’il le fera plus tard dans sa vie d’adulte. Sans
aucune violence apparente Hissein changea le cours de la
bagarre en aidant son chétif compatriote à renverser le
costaud libyen et tout bonnement continua son chemin. Ce
jour-là, les jeunes et les vieillards trouvèrent, en lui un
enfant plein d’avenir et de promesses. Désormais les
feuilles de palmier cessèrent de frémir à son passage, les
jeunes filles ne surent se priver de cris d’admiration en
son endroit, les vieillards firent de lui un complice sur
qui, il faut compter, les tempêtes de sable commencèrent à
l’accompagner dans ses mouvements, ses déplacements et ses
décisions.
L’injustice, dans son pays, était si criante que Hissein
l’enfant prodigieux lança son cri de fureur qui domina le
rugissement des lions, le miaulement de chats et de
panthères, le mugissement de bœufs, et de vaches et le
beuglement des buffles retentit, soudain, comme pour lui
dire, nous tous, te suivons dans ta lutte, dorénavant,
justifiée. Et puis un dernier cri de la nature qui
propulse, l’adolescent-homme, du foyer familial vers un
avenir qui était mi-figue mi-raisin.
Et, ensuite, les dattiers de la palmeraie de Faya se
ployèrent, en signe d’adieu, pour l’allaiter de leurs dattes
juteuses et succulentes et puis, Hissein s’en est allé.
Billah et Habré se confondirent en larmes et les autres les
rejoignirent dans leur mélancolie et chagrin, qui, quelques
années, plus tard, deviendront le salut et la fierté de tout
un peuple : le peuple tchadien en particulier et celui de
l’Afrique noire en général.
A sept cents Kilomètres, à vol d’oiseau, de son terroir,
Hissein se conduira en administrateur civil compétent,
responsable et incorruptible qui attira l’attention des
autorités Kanémiennes, en l’occurrence, le charismatique
Alifa Ali Moustapha Ali zezerty du Kanem qui en fit écho
auprès d’un autre nationaliste douteux(parce qu’il procédera
plus tard à la cession de la bande d’Aouzou au jeune colonel
Kadhafi) au nommé François tombalbaye qui avait, en main, la
clef de la réussite ou de l’échec de tout le Tchad. Il
devint par la suite, Ngar(Dieu) Ta (donné) en un mot,
Dieudonné ce qui, littéralement, signifie ne partage avec
personne ce dont Dieu ou Allah t’a comblé. Il faut, ici, se
rendre à l’évidence, mises à part les considérations
tribales, ethniques, claniques ou encore religieuses, Ngarta
a été simplement avide du pouvoir mais il se considérait un
nationaliste hors pairs portant sa canne de malheur et qui,
ma foi, n’égale ni de prés ni de loin le fils de billah
Korei notamment Hissein Habré. Malencontreusement (adverbe
vieilli mais je parle comme Mohalbaye), c’est Ceux qui sont
nés, longtemps après lui comme Djondang notre fameux
politicien-juriste de paille et le moraliste saumâtre qui
prennent plaisir d’altérer et d’envenimer le cours de
l’histoire sans aucune érudition notable mais simplement aux
aguets de tout ce qui est susceptible de dresser le Nord du
Tchad contre son sud. Est-ce que les tchadiens ont-ils le
droit d’interroger le docte-ancien-ministre qui prétend
être hors pairs sur son passage dénotant une révérence
presque obséquieuse à l’endroit de son chef IDI quand il
était à la tête d’un ministère non pas des moindres sous le
piètre règne de la médiocrité qui venait tout juste de
s’installer ? Quelle était ta contribution à la grande
œuvre de reconstruction, de l’édification et à
l’instauration de la démocratie multipartite quand tu étais
ministre décisionnaire du ministère cité plus haut.
Qualifier la tête de Hissein Habré de stèle ? Nom d’un
chien ! Tu dois être haineux et d’une attitude vipérine ce
qui est logiquement impropre aux intellectuels si tu étais,
es et en sera un.
Tes minables études ne te serviront qu’à dresser les uns
contre les autres. Le code de famille (tu sais de quoi je
parle) dont tu faisais mention il y a plus d’une année n’a
pas encore vu le jour parce que les tchadiens ont toujours
besoin de se sentir en harmonie dans un Etat où le sort et
les circonstances les lient de façon sempiternelle.
Exploiter les sensibilités interethniques est une vieille
méthode, crois-le-moi, qui ne te mènera nulle part dans tes
visées divisionnistes. Get back on earth !
Assez de digression ! Pour revenir à notre héro national, il
va sans dire que le régime de l’époque, le contraignit à
utiliser la méthode dure pour rappeler ses concitoyens à
l’ordre car céder une parcelle de notre territoire national
à l’ennemi, ne constitue pas son langage de tous les jours ;
Alors que le Ngarta l’a fait sans aucune vergogne lors d’une
rencontre avec Kadhafi « le colonel aux petits pieds » comme
aime l’appeler le nationaliste Boss.
Frères et sœurs c’est cet homme qui, par sa sueur et le prix
de sa vie, a courageusement défendu sa patrie et l’Afrique
tout entière contre la domination étrangère que les pays du
Nord et certains de nos compatriotes instrumentalisés
veulent juger de manière effrontée. Aujourd’hui, les
colonisateurs d’antan omniprésents sur toutes les scènes
touchant notre pays, sciemment le musèlent. Et des
« compatriotes » comme Djondang, sans vergogne parce
qu’ayant mangé dans toutes les marmites, avec leur ironie et
mauvaise foi veulent signifier à notre peuple que le
silence du Lion traduit une certaine culpabilité. Quand
notre pays fut victime d’un complot international, les
dernières paroles du guide éclairé etaient les suivantes :
« Vive le Tchad, vive le Peuple, vive les travailleurs ! Ce
sont mes dernières paroles, j’ai la certitude que le
sacrifice ne sera pas vain et qu’au moins surviendra une
punition morale pour la lâcheté et la trahison. »
Le peuple Tchadien et l’Afrique tout entière ne baisseront
pas les bras jusqu’à ce qu’un gain de cause soit obtenu dans
la rocambolesque affaire de Hissein Habré.
C’est le message de tout un peuple partant de tout un
continent !
Troisième partie
Le désamour
étant un mot trop ignominieux pour laisser comme héritage à
son peuple, le héro national égal à lui-même, nous légua un
précieux trésor qu’est cette phrase annonciatrice: « le
sacrifice ne sera pas vain». Il parlait effectivement de ce
titanesque sacrifice que les tchadiennes femmes, hommes,
enfants consentirent quand il s’est agi de brandir à la face
du monde le sentiment de jalousie quant à la préservation de
leur indépendance, leur liberté, leur traditions
défenderesses et, enfin, la reconquête de la totalité de
leur intégrité territoriale grande d’un million deux cents
quatre vingt quatre mille kilomètres carrés. C’était une
noble mission que les tchadiens dans leur ensemble
accomplirent avec une véhémence et une témérité
extraordinaires. Néanmoins, il n’en demeure pas moins qu’il
existe, de nos jours, des tchadiennes et tchadiens qui aient
une aussi grande bouche que celle de l’alligator pour
débiter et d’aussi minuscules oreilles pour écouter
prétextant qu’ils etaient jeunes lors du passage miraculeux
de Boss dans notre pays, le Tchad. Ayons quand même la
sincérité et la bonne foi de nous souvenir de ce que le
messager de la paix dit :
« Le
capital étranger, l’impérialisme, ont créé le climat qui a
cassé les traditions : celles que montrent Idriss Deby et
ses acolytes et qu’aurait réaffirmé la France et la Libye.
C’est du Soudan et de la Libye, avec l’aide de la France,
qu’Idriss Deby espérera reconquérir le pouvoir afin de
continuer à défendre ses propriétés et ses privilèges. Je
voudrais m’adresser à la femme simple de notre terre, à la
paysanne qui a cru en nous, à l’ouvrière qui a travaillé dur
et à la mère qui a toujours bien soigné ses enfants.»
Nous n’avions
besoin ni d’étincelles ni d’ombre pour comprendre ce limpide
et transparent message qui se veut comme tremplin à un
peuple fragile et vulnérable. Bientôt dix-huit ans, les
tchadiens, pour qui, la chose nationale est d’une importance
capitale, ne cessent de méditer sans que sommeil ou une
quelconque léthargie ne les prennent. Alors que les
partisans du désordre, de la médiocrité, de la traitrise et
de la lâcheté ne cessent de tenir un langage ahurissant,
propre à réveillez les morts. Le combat du Président Habré
était le combat de tout le peuple tchadien parce que nous
gérions un Etat de siège où de 1982 à 1990 nous avions été
malmenés, bousculés, agressés, violés, brutalisés et
atteints dans notre dignité d’hommes et femmes libres par
des opportunistes et esclavagistes de tous crins.
Aujourd’hui, encore, le peuple digne et fier du Tchad dans
sa totalité se dresse contre toute éventualité d’inculpation
de Hissein Habré qui incarne le rétablissement de la dignité
et la fierté de plus de cinq millions de tchadiens, à
l’époque des crimes que vous prétendez lui attribuer.
Quarante mille personnes exécutées en huit ans ? Ma foi, il
y en avait de quoi décimer toute l’Afrique ! Soyons
sincères et logiques avec nous-mêmes. Alors, comment
expliquer le fait que les autorités sénégalaises sur
instruction de la France impose un silence moribond à notre
président d’hier, d’aujourd’hui et de demain pendant
dix-huit longues années ? ne disait-il pas avant son départ
ce qui suit :
« Ils
vont sûrement faire taire ma voix et vous ne pourrez plus
entendre son son métallique. Peu importe, vous continuerez à
m’écouter, je serai toujours près de vous, près du Tchad et,
vous aurez au moins le souvenir d’un homme digne qui fut
loyal avec la patrie. »
S’il y eut
quarante mille personnes disparues sous son règne, pourquoi
ses détracteurs n’arrivent-ils pas à présenter quarante
mille plaintes en bonne et due forme ? Croyez-le-moi, ils
n’en ont pas quarante avec preuve à l’appui. Honte au
Sénégal qui se fait forcer la main pour modifier sa
législation constitutionnelle par un colonisateur et
esclavagiste dont les effets négatifs continuent de planer
sur notre chère Afrique ! Le héro national, Hissein Habré
n’est pas un homme qui a la langue dans la poche. Nous tous
tchadiens et ses détracteurs savons si seulement, on lui
laissait du temps et l’occasion de s’exprimer, il se
défendrait de façon lucide et convaincante comme il l’a
toujours fait. Mais la France et les autres pays complices
ont peur de lui donner cette opportunité. Mais, si jamais le
Sénégal se laisse faire par cette mascarade de jugement
moyennant quelques milliards de CFA, la région risque de
s’embraser et beaucoup de têtes tomberont et au tchad et au
senegal. Prenez-le comme une menace si vous le voulez. Nous
voulons d’une vraie justice mais non pas de la parodie et du
cinéma.
C’est le
message d’un peuple fidele à son chef ! |