|
Alors
que nous mourrons ou fuyons par masse suite à la bataille de
N’djamena, bataille au cours de laquelle la nation n’avait plus
de père ni de dirigeants, les tractations politiques marchandent
à nos frais. L’accalmie revenue après le repli tac-tic des
rebelles ou leur défaite, les clowns de la république reprennent
leurs refrains favoris à la solde du dictateur vassal de la
France. Souvent quelle que soit la situation, nos griots forment
une chorale dont le chant principal n’a qu’un seul couplet : le
roi Deby a gagné vive Deby. Admettons que le tyran ait gagné
tout en étant au passage conscient que le retour à la normale
sera placé sous le signe de la revanche alimentée en quelques
vies parfois innocentes mais ethniquement soupçonnées
d’intelligence avec l’ennemi. C’est le maitre mot pour
zigouiller au Tchad. Mais une question me hante : Doumgor a
disparu ça se comprend. Avec moult déclarations de guerre
ineffectives au Soudan le griot aura enfin compris que Deby et
ses cousins d’outre Darfour se gaussent de lui. Cependant la
doumgorisation en série de M. A. Abdallah, Bachir, et du super
docteur Kassiré au pic du ridicule me laisse groggy. Posons donc
notre question. Où étaient ces mentors de la dictature quand les
rebelles jubilaient sur la capitale, les archives du pays, le
marché, la radio, les entreprises…partaient en fumé ? Sans doute
bien cachés quelque part en attendant que la tigresse France
agisse, laissant les innocents mourir. Le sal boulot opéré par
la France qui s’empresse de clamer son clean hands, nos couards
ressortent de leur hibernation pour nous vendre les mêmes
cocoricos : les rebelles sont défaits ; il n’y a plus aucun
mercenaire à la solde de Soudan au Tchad, ils sont tous
cramer…Signalons à la mémoire trop courte de ces bouffons
publics que cette fanfaronnade est bien connue depuis 2006 où
les incursions arrivent sous nos yeux à la capitale. En effet,
pour les le batailles lointaines on connaît le ratio : souvent
il est de l’ordre de 400 rebelles tués contre 3 loyalistes et
une dizaine de blessés. A défaut de constat de visu on croit et
applaudi. C’est politiquement récupéré au point que vous avez
mpstisé tous les esprits humains et les fœtus.
Aujourd’hui, alors
que les innocents sont morts et blessés en masse, N’djamena
dépeuplé vous voulez nous faire entendre vos diatribes macabres.
De grâce allez dire ça à Deby il vous croira. L’oreille
dictatoriale en a besoin. Incompétents, cyniques, barbares et
sanguinaires vous n’êtes même pas conscients de la souffrance du
peuple tant vos premiers objectifs sont de plaire au tyran.
Pour Mahamat Ali
Abdallah et Ahmat Bachir ça se comprend, parce que de leur
nature analphabète ils ne peuvent qu’être violents, brute et
bestiaux. Le contraire étant de la vertu de ceux qui
réfléchissent intellectuellement. Ils le font bien. J’aimerai
accorder un peu de crédit à vos charabias à une seule
condition que voici : les médias ont fait état d’incursion d’une
colonne de 2000 rebelles. Faites nous seulement la preuve de
massacre de la moitié c’est dire 1000 on vous croira ! S’il
s’agit de ces civiles que nous voyons morts sur les rues de
N’djamena chers gouvernants, je suis désolé de vous l’apprendre,
vous violez les normes élémentaires de guerre interne. Même
analphabète on peut être un peu humain. A chaque attaque vous
n’attendez que le calme pour crier victoire et le rebelles
reviennent de plus bel. Les dégâts c’est nous qui les subissons.
Vous, en attendant les procès pour les crimes politiques et
économiques vous disposez de nos sueurs et fonds communs.
Croyez-moi, personne ne vous croit.
Docteur Kassiré !
Ayez un jour un peu honte ! Super universitaire, je me souviens
de vos meetings où vous haranguez la foule d’être un
visionnaire, nationaliste, qui ne traverserait pas un seul
cadavre pour accéder au pouvoir. Là, vous êtes sur une montagne
de vie humaines perdues. Le sens de l’honneur et le pacta sunt
servanda commandent que vous démissionnez ne serait-ce que pour
votre image. Vous êtes au service d’un régime criminel qui prend
plaisir à vous humilier. Vous avez trahi vos compagnons de lutte
pour revenir à la mangeoire. Votre gouvernance actuelle est
aussi médiocre que la première si non pire. Vous n’êtes plus ni
le pacifiste attendu que vous prêchiez, moins encore l’homme du
redressement. Comme ces cancres qui vous entourent au
gouvernement, vous êtes réduit à la Doumgorité. Mais docteur,
personne ne croit ni en vous moi encore à votre bande maléfique
de gouvernement. Vous serez un jour témoins ou directement
comptable des crimes de ces régimes. Vous ne nous convaincrez
pas que vous ne saviez rien comme les nazis de naguère. Partez
et taisez-vous à jamais comme d’autres qui n’ont fait que du mal
à ce pays vous garderez un peu de dignité.
La communauté
internationale est bien naïve sur la question tchadienne. Si non
comment comprendre qu’avec l’abondance d’écrits sur les sites
internet tchadiens expliquant comment Deby a fabriqué la crise
du Darfour les gens en reviennent à prendre position en faveur
du tyran de N’djamena ? La position du conseil de sécurité
extorqué par la France est dangereuse en impliquant
unilatéralement le Soudan. Admettons que le fait que les
rebelles trouvent une base arrière au Soudan est une forme
d’aide. Qu’en est-il des rebelles soudanais qui sont directement
accueillis à N’djamena, et qui parlant anglais, participent
directement aux hostilités aux côté de Deby ? En 1990 les motos,
voitures et autres bien arrachés aux tchadiens de N’djamena se
retrouvaient à Tiné – Soudan. Expliquez-nous que ce n’étaient
pas les parents de Deby outre soudan qui se servaient en contre
partie de l’aide apportée pour conquérir le Tchad. Il est vrai
que le mal Tchadien vient toujours du Soudan, sauf que
manipulateur, Deby le dénonce quand il ne l’arrange pas. Quand
ça l’arrange comme les « toro-boro », Djandjawids version
tchadienne, botus motus bouche cousue. Cela aussi est à dire au
conseil de sécurité. Les militaires rebelles soudanais alliés à
Deby tuent, pillent, violent impunément à l’instar de leurs
cousins parqués à Chagoua non loin du centre salésien Don Bosco
ou ceux des camps qui font rage à rue 40. La population s’en
plaint en longueur de journées. Qui de France ou du conseil de
sécurité en a dit un mot ? Quand le fauteuil pétrolier est
menacé au lieu de penser que la résultante logique est la
souffrance de la population face à la gestion clanique et
dictatoriale de l’Etat, on se livre à des hallucinations futiles
se figurant bêtement le Soudan et la Chine partout. Soyons
sérieux surtout qu’il s’agit là de mort d’homme !
L’heure de la
dénazification du Tchad a sonné. Prenez garde! La roue de
l’histoire tourne et ne s’arrêtera pas avant d’avoir rattrapé
les ennemis du peuple.
Albert Tamwari
Tschad - studendt
Hochenstrass 32T
Köln – Deutschlaand.
tamwari@yahoo.fr
|