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  Opinion 

Opinion: « Déposons les armes.
Allons à la concorde nationale. Donnons une chance à la paix !
». 
Par Michelot Yogogombaye

Article paru le 23 décembre 2005, Ialtchad Presse


 « Déposons les armes. Allons à la concorde nationale.
Donnons une chance à la paix !
». 
Par Michelot Yogogombaye

Décembre, c’est le mois de longs couteaux et des attentes nonchalantes dans les salles des pas perdus ! Et le Tchad, notre pays, s’apprête, encore une fois, à connaître un changement de régime de façon tragique ; des périodes de troubles et pillages de l’administration, comme c’était toujours le cas depuis les révoltes populaires de Mangalmé en 1966.  Pourtant, si on regarde ailleurs, on se rend compte que partout dans le monde, des Nations entières se préparent, à offrir des cadeaux, des bougies et des feux d’artifices de joie à leurs enfants, la joie de voir s’achever une année et d’entrer dans une nouvelle. Des familles entières partout dans le monde s’apprêtent à fêter les fêtes de fin. Les tchadiennes et tchadiens, eux, pas ! Et pour cause le pays n’a jamais connu de paix ni de liberté sur toute l’étendue de son territoire depuis belle lurette. Il y a quarante ans que cela perdure. Et on propose aux tchadiens de les libérer, de leur apporter « ni or, ni argent » mais la liberté par les armes !

Les blessures profondes successivement incrustées dans le flanc de la Nation seront difficiles à se cicatriser, mais est-ce impossible ? N’ayons pas peur les uns des autres si nous nous reconnaissons comme membres d’une même communauté : la Nation tchadienne à construire. Déposons les armes ! Allons à la concorde nationale ! Donnons une chance à la paix au Tchad.

L’heure est grave. Mais ne cédons pas à la panique. Réfléchissons ensemble autrement et posons-nous quelques questions de fond quant au devenir de notre pays. Les tchadiennes et les tchadiens, du Nord au Sud, sont-ils conscients qu’ils appartiennent à une Nation, même à construire, et qu’ils sont tous condamnés à vivre ensemble, libres dans un Etat laïc et fiers d’eux-mêmes ?

Pourquoi nos aspirations de départ, nos intentions louables et légitimes de départ finissent toujours par se rallier avec le mal ? Quelle est cette seule chose qui nous manque, à nous tchadiennes et tchadiens, pour que tout nous soit ainsi dépeuplé au Tchad ? Le chemin de la construction de la paix ne passe que par les armes ? Avant de se frotter les mains et chercher à se positionner déjà sur l’échiquier politique de demain, il semble indispensable de nous poser préalablement ces questions là.

Monsieur Tom Erdimi,  puis que c’est de vous qu’il s’agit, le Rassemblement Démocratique pour la Paix et la Liberté au Tchad (RDPL), que je préside depuis mon exil helvétique, s’adresse ici directement à vous et, à l’occasion, à tous les leaders politiques tchadiens de l’intérieur comme de l’extérieur.

Monsieur le Doyen de la Faculté des Sciences Exactes et Appliquées de  Farcha, Haut lieu tchadien du savoir et de la connaissance, face à la gravité de la situation actuelle dans notre pays, le peuple tchadien est en droit d’attendre de vous des explications, des clarifications par rapport à son devenir, par rapport notamment de ce qui vous distingue véritablement de Idriss Deby ! Qu’allez-vous offrir de nouveau au peuple tchadien, à la Nation tchadienne de l’après Deby ? En quoi le SCUD et autres politico-militaires qui s’essaiment maintenant dans l’Est du Tchad sont-ils différents du MPS de Bamina ?

Etudiants à l’époque à l’Université du Tchad, nous avons très tôt appris à vous connaître et à apprécier votre sens de la famille, votre capacité de travail, votre rectitude morale et votre probité intellectuelle. Même si, ces dernières années, nos chemins se sont séparés, nous osons croire que c’est bien l’intellectuel Tom Erdimi de notre adolescence que nous avons entendu la semaine dernière sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) et non pas un autre.

Monsieur le Doyen, ces quinze dernières années, vous avez donné le meilleur de vous-même dans l’intérêt de notre pays. L’histoire retiendra et se souviendra, certes, de ce que vous avez effectivement fait, de bien comme de mal, à votre pays, le Tchad.

En effet, quand, en un peu moins d’un quart de siècle, on pactise avec le diable, sans oser lever le moindre doigt pour le dénoncer ni entreprendre quoi que ce soit pour extirper la gangrène qui sape la société et son économie, on ne peut difficilement clamer son innocence. Car il est difficile, sinon impossible, dans ce cas, de crier au loup dans la bergerie et affirmer honnêtement qu’on n’avait fait, durant toutes ces années, que manger de la soupe sans toucher aux morceaux qui se trouvent justement dans cette soupe. Nous vous avions entendu s’exprimer sur les ondes de RFI et clamer haut votre innocence quant à la gestion calamiteuse du Tchad et à l’accusation de détournement de deniers publics dont vous faites l’objet. Cela ne nous étonne guère, pas plus que les neuf millions des tchadiens.

Au fait, ne dit-on pas « qu’on est Roi pour se lécher les mains »? C’est ce que vous avez fait, vous et les vôtres comme beaucoup de tchadiens d’ailleurs qui, comme vous, ont l’hasardeuse opportunité d’appartenir au cercle restreint et envié du clan, du pouvoir. Sans préjudice de votre innocence, s’il est établi que vous avez effectivement l’argent dont vous êtes accusé de détournement, nous sommes convaincus que vous saurez l’utiliser utilement dans l’intérêt du Tchad, des tchadiens et non pour les détruire. Car, mieux que quiconque, vous, vous savez que cet argent appartient au Tchad, au peuple tchadien : des générations futures passeront des années à le rembourser. Utilisez-le donc pour une juste cause, dans l’intérêt bien compris de tous les tchadiens. Utilisez cet argent pour construire la paix, la liberté et garantir la justice sociale au Tchad et non pour acheter des armes et ou des mines pour élargir encore de plus la superficie des champs de mines antipersonnel au Tchad. Le peuple tchadien vous en sera reconnaissant.

En vous écoutant, et surtout en suivant systématiquement les méandres de la politique tchadienne ces vingt quatre derniers mois, nous avons compris que vous vous êtes préparé à cela, à la guerre, à prendre le pouvoir, pour vous, par tous les moyens, y compris par les armes.

Intellectuel dévoué et observateur méticuleux que vous êtes, nous vous invitons à observer un tout petit peu la nature : un loup ou un lion, quand il mange la gazelle et qu’il est rassasié, ne détruit pas le reste, la carcasse de la gazelle dévorée. Mais il le laisse intact aux hyènes, aux vautours et autres charognards qui n’ont pas, eux, comme lui, la chance d’accéder aux morceaux juteux du trophée.  Or, c’est exactement le contraire que vous êtes entrain de faire en ce moment. Rassasié, vous ne vous souciez plus des charognards. Vous ne voulez pas laisser le reste de la gazelle à ces pauvres. Vous voulez le détruire, le calciner complètement. Peut-on vous accorder le bénéfice du doute ?

L’option exclusivement clanique que vous avez choisi pour faire partir Deby du pouvoir, bien de tchadiens l’ont déjà choisie avant vous. Pour quel résultat aujourd’hui ? Nous avons bien peur que les tchadiens, notamment les jeunes, épris de paix et de prospérité, ne soient disposés à l’entendre de cette oreille. Les tchadiennes et tchadiens ne vous applaudiront plus comme ils l’ont fait un matin de 13 avril 1975, du 7 juin 1982 et du 1er décembre 1990. La conséquence logique sera, pou vous, de vous obliger à un repli sur votre clan, pour ne pas dire sur vous-même. Or, voyez-vous cher compatriote, on ne gouverne pas un pays avec une partie du peuple mais avec tout le peuple, dans son ensemble !

Les tchadiennes et tchadiens sont, aujourd’hui, en droit de se douter de vos intimes convictions, de vos réelles intentions. Alors dites-le leur clairement, maintenant: quelles sont vos réelles motivations ? Devenir Président de la République du Tchad sans passer par les élections? Quel est votre programme politique de l’après Deby? Qu’est ce que vous proposez de nouveau et d’intéressant au peuple tchadien ? Quelle est votre position par rapport aux libertés fondamentales, à la laïcité du Tchad, à la paisible cohabitation agriculteurs/éleveurs tchadiens? Aux droits et à la protection de l’enfance ? Au respect de l’existence humaine ? Quels sont vos rôle et position par rapport aux tortures, massacres, disparitions dont sont victimes les tchadiennes et les tchadiens depuis maintenant 40 ans et dont vous êtes pour au moins pendant une vingtaine d’années, le témoins le plus proche et le plus informé ?

Le peuple tchadien a le droit de le savoir maintenant ! Les tchadiennes et tchadiens n’admettront plus un nouveau pouvoir clanique. Ils n’accepteront plus qu’on leur serve encore  de ce « même tabac dans la même pipe ». En tout état de cause, ils ne sont plus disposés à fumer de ce calumet de la paix enroulé dans les ténèbres de vos pensées et que vous leur proposez. Cette pipe clanique là est trop connue d’eux pour avoir déjà sectionné bien nombre des entrailles et endeuillé plus que d’une famille tchadienne.

Monsieur le Doyen, ce n’est pas ce qui vient de dehors pour entrer dans l’homme qui le souille,  mais bien ce qui vient de l’intérieur; ce qui sort de son fort intérieur, de sa pensée. Tombalbaye a été tué par les siens. Goukouni Weddeï a été chassé du pouvoir par un des siens, son compagnon de lutte; Hissein Habré a été chassé du pouvoir par son ComChef, son Conseiller en matière de sécurité, autrement dit par son plus proche compagnon. Vous, vous  avez été Conseiller de votre oncle, le Président Idriss Deby, celui-là même que vous jurez de faire partir du pouvoir de la même manière que lui a faite il ya 15 ans de cela avec Hissein Habré. C’est-à-dire par les armes.

Monsieur le Doyen, vous semblez ignorer que le Tchad, notre chère patrie, est un véhicule au guidon tordu, défectueux. Il faut un permis de conduire spécial, adapté et une bonne dose d’habileté pour le conduire. Avez-vous vraiment ce permis ? Nous nous en doutons, jusqu’à preuve du contraire!  Ne confondez pas le permis de tuer les tchadiens avec le permis de conduire le Tchad. Ce sont deux choses bien distinctes. Car s’il est aujourd’hui permis à n’importe qui se réclamant Zaghawa, apparenté ou comme tel, d’entrer dans n’importe quelle habitation, dans un débit de boisson ou dans un lieu de culte au Tchad, tuer un, deux, trois ou quatre tchadiens et sortir sans en être inquiété; il n’en est pas de même pour la conduite du Tchad. Vous en avez la preuve éclatante avec Idriss Deby.

Idriss Deby a le permis de tuer les tchadiens et il en a fait des photocopies à ses cousins, frères et amis envoyés dans tout le Tchad pour tuer. Mais il n’a pas le permis de conduire le Tchad avec ses passagers au bon port. Car pour cela, il faut savoir par coeur le code de la route très spécial du Tchad, en particulier connaître tous les dos d’ânes, les culs de sac, les doubles virages et les carrefours qui ne mènent nulle part et qui s’essaiment dans tout le pays, du Nord au Sud, d’Ouest en Est. C’est ce que Deby n’a pas. Il a triché et il va finir sa vie comme un certain Mobutu ou Chiluba. Il doit partir, d’une manière ou d’une autre. Mais le peuple tchadien, lui, restera debout et connaîtra son apogée d’antan.

Dans l’histoire de l’humanité, souvent, les drames ont lieu lorsque l’ignorance, l’intolérance et l’arrogance atteignent leurs proportions épiques. Les guerres ont lieu quand les raisons de se battre l’emportent sur le caractère sacré de la paix, de la liberté, de l’existence humaine. Les conflits ont lieu lorsque, en l’absence de la foi ; quand on ne sait plus reconnaître la valeur de l’existence humaine. Vous connaissant, nous ne croyons pas que vous faites partie de ceux-là qui manquent de foi et qui ignorent la valeur de l’existence humaine.

Ces dernières années, nombreux sont des tchadiens qui se sont investis pour essayer de faire la paix [par les armes]. Ont-ils réussi ? A un moment donné ils ont fait appel aux pays voisins, aux organisations internationales, l’ex OUA notamment, pour construire la paix au Tchad. Ont-ils réussi? Ils ont organisé des conférences au sommet : Kano I, Kano II, Lagos etc. Ont-ils réussi à ramener la paix durable au Tchad ? Eh bien non, cela n’avait pas suffi à construire la paix durable au Tchad. Cela n’avait pas suffit parce qu’ils ont fait tout cela sans demander au peuple tchadien son avis ; sans le dialogue intérieur ; sans la concorde nationale.

Il n’y a pas que des armes pour construire la paix. Il n’appartient pas, non plus, aux institutions, aux autres de construire la paix en lieu et place de ceux qui sont les premiers concernés : les tchadiens, le peuple tchadien. C’est par et avec les hommes et les femmes concernés  qui, ensemble sans exclusion aucune, qu’on peut construire la paix, la concorde nationale.

Ce sont les humains qui déclenchent les conflits. Et, avant qu’une guerre ne soit déclarée à l’extérieur, elle a toujours déjà commencé à l’intérieur des belligérants, de nous. La guerre, c’est ce qui sort de l’intérieur de l’homme. C’est ce qui va inévitablement le souiller, le détruire. Or, la guerre à l’intérieur, entre les hommes d’un même clan, d’une même tribu, d’un même peuple, cette guerre là, est la plus dangereuse. Elle est comme un feu de la « Géhenne » qui ne s’éteint que difficilement, dans la douleur, la désolation. Un feu qu’on risque de ne jamais pouvoir éteindre.

Les guerres sont aussi et surtout faites parce qu’on ne trouve pas la foi en soi ou parce qu’on n’a pas permis à la foi qui est en soi de se manifester positivement pour le bien commun. Voilà pourquoi, avant de choisir définitivement l’option militaire pour apporter « ni or, ni argent » au peuple tchadien mais la liberté, posez vous la question de savoir si vous avez déjà donné l’occasion à la foi qui existe en vous de se manifester autrement que par l’option militaire pour apporter du bonheur à vos concitoyens. Posez la question, avec toute votre rectitude morale, s’il n’y a vraiment pas d’autres options que l’option militaire pour chasser Deby du pouvoir et construire la paix au Tchad?

Vous rétorquerez sans doute que « nul ne peut faire des omelettes sans casser des oeux ». Oui, mais sachez que cela est une vieille théorie machiavélienne qui ne fait plus recettes en ce début du 21ème siècle. Nous sommes aujourd’hui entrés de pleins pieds dans l’ère de l’intelligence humaine et du savoir instantané qui ne pardonnent que rarement les vieilles recettes, surtout quand on a passé des années, comme vous, à vendre les hauts faits de ces recettes, à les perpétuer.

Vous avez déclaré, et nous vous citons : « La seule faute que je reconnais avoir commise et que j’assume, est d’avoir collaboré, soutenu bec et ongles Deby, et cela en dépit de mes profondes convictions politiques et religieuses. Je l’ai fait de bonne foi dans l’espoir d’un changement positif au bénéfice de mon Pays. Je me suis certainement trompé… ». Oui, l’erreur est humaine, certes, mais pas les « Erreurs ». Ne commettez plus une erreur de plus. Le Tchad sait pardonner « l’Erreur » de ses honnêtes filles et fils, mais pas leurs « Erreurs » répétitives mues par des ambitions personnelles ou ayant comme mobile la vengeance.

Certes, Idriss Deby doit quitter le pouvoir. Il le mérite ! Cet homme a menti au peuple tchadien ainsi qu’à toute la communauté internationale. En quinze années de règne clanique et de gestion publique catastrophique, il a réussi à faire l’unanimité contre lui. Pire, il a fait planer l’épée de Damoclès sur son clan. Aujourd’hui, les tchadiens dans leur ensemble, telle une mère déshonorée, souhaitent à jamais la déchéance morale, la disparition politique, voir même physique de ce président de tous leurs malheurs. Ils éprouvent pour cet homme et pour son pouvoir digne du pouvoir des troglodytes, une même haine incommensurable. Lui, le tortionnaire des « septembres » devenu président torturant, le sait mieux que quiconque.

On peut tromper une partie du peuple tout les temps mais pas tout un peuple tout les temps. C’est ce qui explique le vomissement de Deby par le peuple tchadien. Idriss Deby doit quitter le pouvoir. Il doit partir sans « or ni argent », sinon les tchadiennes et les tchadiens vont pouvoir l’aider à le faire. Tous les tchadiennes et tchadiens de l’intérieur comme de l’extérieur, sont aujourd’hui unanimes sur cette question. C’est l’une des tâches principales du RDPL depuis le référendum constitutionnel. Mais faire partir Idriss Deby du pouvoir n’est pas une obligation exclusive, moins encore un domaine réservé aux seuls Zaghawas ou  Bidéyats. C’est un devoir national à accomplir collectivement, avec toute la sérénité et la sévérité du verdict national, à la hauteur de l’infamie dont il est auteur vis-à-vis du Tchad. Il n’appartient donc pas uniquement aux seuls fils du BET, de décider, toujours et encore, de ce qui est bon ou mauvais pour le Tchad. C’est une tâche nationale qui nous appartient, à nous tous, filles et fils du Tchad. Toute autre manière de le faire ne peut être que clanique, égoïste, ingrate et non nationaliste.

La foi intérieure qui élève l’homme n’est pas une conclusion intellectuelle mais populaire. Nous osons espérer que cette dimension de la problématique ne vous a pas échappé. La construction d’une paix nationale ne fait pas de différence. Peu lui importe que nous soyons riches, pauvres, d’une religion ou d’une autre ; du Sud ou du Nord ; Zaghawas ou Lakas. Peu  importe l’ethnie, la région natale. L’important c’est le Tchad, le patrimoine commun.  Ce Tchad attend de nous tous, que nous y construisons la paix dans le respect de nos différences et la volonté de vire ensemble. Le Tchad attend que chacun de ses fils et filles, du Nord au Sud, se sente solidaire, uni face à lui-même et complet face à la Nation. Le Tchad et les tchadiens ne veulent plus et n’accepteront plus aujourd’hui d’être encore morcelés par tout ce qui les a depuis toujours et encore divisés, à savoir le clanisme, l’égoïsme, l’ingratitude et l’ambition personnelle.

Les tchadiens n’ont plus besoin de dualité meurtrière, de diversion à leur souffrance. Ils n’ont plus besoin d’une nouvelle agonie, d’une nouvelle guerre de libération. Ils aspirent à autre chose que ce qu’on leur a servi depuis maintenant quarante ans.  Les tchadiennes et tchadiens n’ont plus besoin d’une joie bridée, qui se rongerait de l’intérieur et prête à s’éclater comme c’est le cas maintenant. Ils n’ont pas, non plus, besoin de missiles antimissile SCUD. Les tchadiennes et tchadiens d’aujourd’hui ont besoin de paix, de liberté ; d’élever leurs progénitures, de bâtir leur Nation et de jouir équitablement des riches ressources de leur pays. Voilà ce que les tchadiens ont besoin. Ce que le Tchad attend de ces filles et fils. Et cela ne se fera pas par la guerre clanique mais par et à travers la concorde nationale. Evidemment, il faut être patriote tchadien pour le comprendre !

Le Rassemblement Démocratique pour la Paix et la Liberté au Tchad (RDPL) est disposé, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, pour contribuer à cela, ensemble avec tous les tchadiennes et tchadiens. Car nous ne le dirons jamais assez : ceux qui parient sur l’affrontement négatif des idées, manquent de confiance en la démocratie. N’ayons pas peur les uns des autres ! Déposons les armes ! Allons à la concorde nationale ! Donnons la chance à la paix, à la Concorde Nationale au Tchad! Allons à la « Commission Nationale Vérité et Réconciliation pour refonder les bases constitutives de notre Nation, la Nation Tchadienne. C’est réalisable. Il faut y croire!

Rassemblement Démocratique pour la Paix et la Liberté.
Parti politique tchadien en exil.
Biel/Bienne, Suisse.

Michelot Yogogombaye
Président

 

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