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Poésie |
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L'ESPACE IALTCHAD DE LA POÉSIE
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Vous avez de l'amour pour votre pays le Tchad et vous voulez l'exprimer,
vous aimer la femme tchadienne et désirez faire
une dédicace, votre beau village natal vous manque et
vous voulez le dire, vous vous souvenez de votre quartier
d'enfance et vous voulez les partager avec les autres
ialtchad, alors à vos plumes, écrivez votre poème envoyez-le et nous le publierons dans
cette rubrique. Nous vous remercions d'avance pour l'intérêt
que vous montrez et votre participation.
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KAY!
LA PETITE PRINCESSE
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Oh ! La jeune du Collège Sentimental
Je suis perdu, vois-tu,
Je suis inondé d'amour
Je suis troublé, vois-tu,
Je suis mouillé de larmes
Oh ! La petite princesse
Ton sourire est devenu mon soleil
Ton regard est devenu mon tournesol
Ton éternité est devenue mon souci majeur
Ta douceur me sort de mon sommeil
Oh ! La petite princesse
Nos pensés se sont croisées
Nos yeux se sont accrochés |
Nos âmes se sont ébranlées
Nos cogitos se sont possédés
Oh ! La petite princesse
Chaque retrouvaille débride mon effervescence
Chaque enchevêtrement m'attire vers toi
Chaque bisou stimule mon sentiment
Chaque regard fait fondre mon cogito
Oh ! La petite princesse
Tu as désarçonné mon cœur,
Tu l'as fait chavirer
Tu m'es plus précieuse que le diamant
Ma vie ne rime à rien sans tes bras!
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Je dédie ce poème à la première fille que j’ai aimée
ABDALLAH CHIDI DJORKODEI |
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POÉSIE
POUR MA MÈRE
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ELLE EST TOUT CE QUE
J’AI AU MONDE
ELLE EST MON AME,
ELLE EST MON CŒUR
ELLE EST MA FLAMME
ELLE EST MON BONHEUR
C’EST ELLE QUI M’A DONNEE LA VIE
ELLE FAIT PARTIE DE MOI
ELLE EST MON SANG, ELLE EST MES YEUX
ELLE EST MON ANGE LE PLUS PRECIEUX
ELLE EST TOUT CE QUE
DE PLUS CHER AU MONDE
MA RAISON D’ETRE, MA RAISON DE VIVRE
PRES DELLE JE SERAI JUSQU'A LA DERNIERE SECONDE DE MA VIE
ELLE EST MON OMBRE ET MA VOIE
ELLE EST MON OR ET MA FOI
ELLE EST MA CHANCE ET MON SOUFFLE
ELLE EST MON EXISTENCE ET PLUS QUE TOUT
C EST ELLE QUI MA DONNE LA VIE.
C EST ELLE QUE J’AIME
ELLE EST MA VIE
TU ES TOUTE MA VIE
MAMAN JE T’AIME A L'INFINI
TA FILLE QUI NE
CESSE DE PLEURER TON ABSENCE
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JE
REVIENDRAIS
«
YA HABIBTI
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Mon univers, loin de toi je suis seul, prés de toi je me perds
De tes regards mon cœur se serre et tous mes sens s'en mêlent
Je ne peut t'oublier mon ange, je ne saurais à quoi tu songes,
corps et âme tu me tiens
De rires et de larmes je t'appartiens, mes rêves tu les hantes
Précieux silence et quand à toi je pense, grande souffrance est
ton absence
Comment te dire que tu tourmentes, car ton nom est ce chant qui
trouble mon sommeil
Quand s'élève ta voix au parfum de vanille, mes narines
frémissent de bonheur
Et mes yeux s'ouvrent pour chaque rayon de la matinale beauté
L'encre qui traduit mes sentiments sur cette page n'a pas de nom
Le nom que je veux te donner n'existe pas et je n'existe pas
quand tu n'es pas là
Seule ta présence donne à mon âme son éternel essence
En ce bas monde ou tout n'est que murmure de vie
Entre toi et moi une distance s'est créée sans qu'on le voudra
Et aujourd'hui je suis seul dans l'empire des amoureux
Dans le désert du chagrin, ivre de toi, ivre de douleur et de
ton amour
Mais dans ce flot tumultueux ou le temps fait chavirer les plus
puissants
Navires, la graine de mon amour a tenu bon
De ressac en ressac, elle a accosté au large de ton cœur
Dans cette ile tant rêvée, notre premier et foudroyant regard
l'a fait naitre
Et je l'ai arrosé à l'ombre de tes sourires, aujourd'hui je
m'offre à toi dans un élan de sincérité
Mes sentiments ont fleuri dans ta fertilité de ta douceur et mon
être entier est une symphonie de couleurs
Marquées de tes délicieuses empreintes et mon cœur ne bat qu'au
tempo de tes paupières
Et mille roses couvent nos tendres suaves baisers
Je veux te transporter dans un coin de l'univers, loin des
larmes ininterrompues, loin de voix monocordes
Je viens pour t'enlever, t’arracher au vent de la discorde, à la
monotonie des mots, à la parodie des sentiments,
Je te ferai vivre dans un coin de l'univers, niché tout au fond
de mon cœur.
Aujourd’hui je veux écrire des pages et des pages de mon besoin
de t'aimer
Aujourd'hui ton image sillonne toutes les contrées de mon âme
solitaire
Elle arrache du mur de mon passé, les mots sans son, les sons
sans essence et les essences sans nom
Ton image me poursuit: voilà fugitif et captif de ton charme que
je ne peux oublier.
Chaque recoin de tes lèvres est une plage ou chuchotent quelques
confidences à la lune complice!
Que dire de plus que je t'aime je t'aimerai pour toujours!
Car penser à toi me rend eternel et t'aimer me fait immortel.
A mon âme sœur de toujours
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YAYA SEBY |
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LES
ENFANTS MILITAIRES |
ENFANT
DU TCHAD |
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Ils
marchent à la guerre
En tuant père et mère
Les filles c’est une misère
De catins elles leur servent
Ils ont été formés comme des militaires
Dès leur plus jeune âge ils jouent à la guerre
Ils ne connaissent ni Dieu ni Père
De leurs crimes il faut dresser l’inventaire
Mais ceux qui sont enrôlés de force
Que tendre est leur dure écorce
Ils n’ont même plus la force
D’aller à l’école de force
Et les filles mères à dix ans
N’auront jamais d’autres amants
Que ces terribles garnements
Qui restent impunis à seize ans
Par Mahamat Rozi Djirei
email;djireimi21@yahoo.fr
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Enfant souris ! Tu as assez pleuré !
La vie est longue et belle
Chante comme les hirondelles.
Rêve de l’amour et de tendresse
0ublie le malheur et la tristesse
L’espoir rayonne de tes yeux
Et l’innocence surgit de ton visage.
Enfant souris ! Tu as assez pleure
Je te vois noyé dans la mare du sang !
La guerre et la faim ont nui à ta vie
Elles gâchent l’innocence et dévorent l’enfance
La guerre à détruit ton petit nid
Et t’a prive de tes parents chéris
Et la maladie aussi a déracine tes rêves fleurissent. Enfant
cours, cours pour oublier l’échec et la peur ! Colore la vie
par tes sourires,
0rne l’univers par le rire
Et dessine dans ton cahier un ciel bleu,
Un soleil levant un champ
Verdoyant et une maison joyeuse.
Enfant, souris !tu as assez pleuré.
Dédie à tous les enfants tchadiens,
Tchadiennes et du monde qui souffre de la guerre !
Djimet Hissein Abdallah , Etudiant à l’université de
Khemis-Miliana (Algérie)
djimeth@yahoo.fr
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C'EST
LA RAZZIA |
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Ô chers compatriotes en ravage de la patrie !
Lorsque nous sommes embauchés
Nous cherchons à tout empocher.
Nos poches, regardons-les bien! Elles sont trouées ;
Elles jettent tout au pays lointain où nous sommes hués.
Pour quitter nous vidions le bureau, tous ôtés, sauf la
secrétaire en absence
Connaissons-nous la longévité de ces butins, ces trophées, nos
proies d’avance ?
Aveuglés de l’égoïsme
Nous avons oublié le patriotisme.
Nous nous sommes plongés dans des méditations étriquées pour un
ventre gonflé
Tout en rejetant les projections honorifiques pour une patrie
développée.
Quand les autres nationaux mènent des compétitions avec les pays
voisins,
Stylo et diplôme à la main, pour le développement de leur
patrie.
Nous, nous menons des concurrences avec les compatriotes et
frères en vain,
Poche ouverte et arme à la main, pour la destruction de notre
patrie.
A quel prix nous avons vendu notre intégrité, notre sens moral,
notre conscience
Quand nous mettons nos mains dans la caisse de l’Etat voyant des
nations en avance ?
Le fruit du pillage, le pot-de-vin sont-ils un bonheur ?
Connaissons-nous à quel moment nous arrivera le malheur ?
Quand nous sommes interpellés par des bâtisseurs
Quand nous sommes saisis par le Seigneur.
Ô chers dirigeants !
Pourquoi cette impunité
Au-delà de la liberté ?
Pourquoi cette anarchie
En dehors de la démocratie ?
Que faut-il faire ?
Pourquoi faire ?
Il faut un démantèlement des réseaux en totalité
Pour un changement positif de la mentalité.
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CE
JOUR VIENDRA ! |
Oui, il n’est pas loin et ce jour
viendra
Ce jour où le changement paraîtra réel
Et les mésententes dans toutes leurs
formes deviendront irréelles
Ce jour où pour une fois la justice sera
libre
Et où enfin les balances seront à
l’équilibre
Ce jour où l’équité sera effective
Et où la paix dans toutes les couches
sera définitive
Ce jour où dans tous les débats,
l’espoir sera au cœur
Et où toutes les amitiés seront sans
rancœur
Ce jour où l’entente nationale fleurira
Et où de paix et d’espoir le peuple se
nourrira
Oui, il n’est pas loin et ce jour
viendra
Et dans toutes les couches sociales cet
appel parviendra
Ce jour où pour une cause unique le
peuple s’unira
Et où bout au du mât, le « bleu- or-
rouge », un citoyen le hissera
Ce jour où sans distinction aucune,
l’armée ne s’unira
Et où au seul nom de la patrie les
soldats combattront
Ce jour où pour leur dignité, leur sang,
ils le verseront
Et pour toi seule sans regret ils
mourront
Ce jour où une génération consciente
émergera
Et où pour l’éternité, sa patrie, elle
l’aimera
Dédié à tous mes amis Enfants de la patrie et à toi
ma
Patrie pour laquelle agenouillé, j’ai
le regard plein d’espoir
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Abdel-lathif A. Y., Etudiant en météorologie, Oran – Algérie
Gsm : +213556859214, E-mail :abdellathif2006@yahoo.fr |
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JEUNESSE TCHADIENNE |
Ou vas-tu?
Ou vas-tu dans l'inconscient?
Ou vas-tu avec ta paresse?
Quand prendras-tu conscience de ton avenir?
Quand comprendras-tu que le travail est source de bonheur?
Quel sens aimerais-tu donner à ta vie?
Pendant que les autres songent aux voies et moyens
Pour améliorer leurs conditions de vie
Tu te résigne de ta situation
Tu fais des débits de boissons
Ton cadre de vie |
Pendant que les jeunes comme
toi sont mobilisés
Pour lutter contre les pandémies
Tu fais de la prostitution
Ton loisir favori
Oh! Jeunesse Tchadien
Sache l'avenir dépend de ce que tu auras fais
Comme acte maintenant
Alors c'est à toi de prendre conscience pour
Lutter contre le tribalisme
Lutter contre confessionnalisme
Lutter contre régionalisme.... |
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FILS
DU TCHAD |
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Fils du Tchad de demain
Donnons-nous une main
Inébranlable et sincère
Pour que cessent nos chimères
Oublions nos différences éphémères
Brisons nos frontières imaginaires
Pour que se referme ce gouffre
Dont notre fraternité en souffre
Refusons l’unique main étrangère
Cette intruse et éternelle bergère
Pour que se retissent nos liens
Séculaires, fraternels et sans fin
Vomissons nos haines encensées
Densifions nos différents endiablés
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Pour que siège un Amour sensible
Fruit d’une Union forte et Indéfectible
Pansons ensemble nos plaies
Même si cela rechigne et déplait
Aux âmes insatiables vampires
Qui n’excellent que pour le pire
Cessons de jouer aux marionnettes
Mouvant au gré de ces malhonnêtes
Qui ont d’état d’âme
Que pour leurs intérêts infâmes
Puis bâtissons une nouvelle Nation
Une Nation digne d’une Nation
Qui la quelle régnera une Unité
Bâtie sur le roc d’une Ferme volonté.
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Fadmi solange,
fadsol@hotmail.com |
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TON
ABSENCE MAMAN |
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Ya Youma, Maman,
Ma, tu me manques beaucoup
Ma chère,
Voila 4 ans que
presque chacune de mes pensées commence par une négation. Elle
ne reviendra plus, je ne parlerai plus, je ne rirai plus. Elle
ne sera plus la, cette femme au regard ironique et a
l’extraordinaire sens de l’humour. Elle ne sera plus là, la
charmante femme à la sagesse bien plus profonde qu’elle ne l’est
à cet âge, au sourire chaleureux, à l’appétit plein de sante.
Elle ne sera plus la, cette combinaison de détermination et de
délicatesse .
Absents désormais, son bon sens et son bon cœur.
Je n’aurai plus
l’infinie tendresse de cette mère et la tranquillité avec
laquelle elle apaisait toutes les tempêtes. Nous, ne jouerons
plus ensembles avec les poupées, je n’écouterai plus les
cassettes de théâtres ou celles de Talaf Aboul Ramla avec toi et
je ne sentirai plus ton étreinte forte. Je ne te verrai plus
marcher et parler avec nous, et je ne te verrai plus embrasser
notre petite sœur Madina que tu aimais tant.
Maman, mon amour,
pendant toute ta brève existence, j’ai tout appris de toi. De ta
force et ta détermination à suivre ta voie , même sans
possibilité de réussite. J’ai suivi stupéfaite ta lutte pour
l’union de tous les ressortissants d’Arada qui veulent à tout
moment s’entretuer. Tu as su les réunir, tu as semé dans leur
cœur, l’amour et le pardon de son prochain. Tu n’as pas cédé aux
différentes menaces à ton égard, car tu savais pouvoir faire
comment pour aider les uns et les autres sans avoir un intérêt
quelconque. Pour la simple raison que tu as un cœur en « OR ».
Et tu n’étais pas disposée à donner moins que ce dont tu étais
capable. Et quand tu y arrivais, je pensais : voilà une femme
qui connaît de manière si simple et si lucide ses possibilités.
Sans prétention, sans arrogance. Qui ne se laisse pas influencer
par ce que les autres disent d’elle. Qui trouve la force en
elle-même.
Ce que j’ai appris
par les grandes personnes qui te connaissent depuis l’enfance,
tu étais déjà comme ca. Tu vivais en harmonie avec toi-même et
avec ceux qui t’entouraient. Tu savais quelle était ta place, et
tu étais consciente d’être aimée, tu connaissais tes limites et
tes vertus. Et en vérité, après avoir réuni tout le monde(qu’ils
soient ta famille ou les autres connaissances), après avoir
était nommée présidente des ressortissants d’Arada, il est
apparu clairement quel type de femme tu étais. Aujourd’hui,
j’écoute tes amis, tes frères, tes sœurs, tes voisins, et les
autres connaissances parler de la femme qui est la première à
se lever pour tout organiser et qui n’allait se coucher qu’après
s’être rassurée que tout le monde dormait déjà.
Au 40eme jour après
que tu nous a quitté, j’ai contemplé la maison qui était plutôt
en désordre après que des centaines des personnes étaient venues
nous rendre visite, pour nous consoler, et j’ai dit :il faudrait
que Maman soit là pour nous aider à ranger .Tu étais respectée
parce que tu restais sur tes positions sans renoncer à aucun de
tes devoirs de femme responsable ou d’une mère exemplaire.
Quand tu partais à
Ati, j’ai très peur que tu te précipite au milieu des gens qui
se battent pour les séparer, ou en montant dans un camion tu
laisse ta bonne place pour une autre personne parce que cette
dernière a plus besoin que toi, ou te sacrifier pour aider un
inconnu parce qu’il avait chez lui une situation plus difficile.
Tu étais pour moi,
une mère et une amie. Et c’était la même chose pour mes autres
frères et sœurs. Notre âme est liée à la tienne. Tu vivais en
paix avec toi-même, tu étais de ces personnes auprès de qui il
fait bon être. Je ne suis même pas capable de dire à haute voix,
à quel point tu étais pour moi « quelqu’un avec qui courir ».
Chaque fois que tu rentrais du marché, et juste après ton repos,
tu disais : viens ma fille qu’on parle. Habituellement c’est
quand les autres ne sont pas là et en buvant un verre de thé
avec toi .Tu me racontais tellement des choses que Maman, et
j’étais fière d’avoir l’honneur d’être ta confidente, que
quelqu’un comme toi m’ait choisie.
Tu as illuminé ma
vie, Maman, tu nous avais élevés, mes frères, sœurs et moi avec
amour. Alors, c’était si facile pour nous de t’aimer de tout
notre cœur.
Saches que tu as su
nous donner ce que tu as. Tu peux me croire, maman, on ne
trouvera jamais une femme qui a pleine de courage, de sympathie,
de l’amour pour son prochain comme toi. Une femme m’a dit un
jour que : Quand je viens à la cérémonie ou les réunions avec
les Mahariés, chaque personne me regarde méchamment, d’autre ne
m’accorde même pas d’importance, sauf ta mère qui me reçois, me
dit, viens t’asseoir, à coté de moi; et à chaque fois que je me
plains ; c’est elle que je viens voir. Si parmi la famille une
personne m’insulte. Elle me dit : Ne donne pas d’importance à ce
que les autres disent, Dieu ton Créateur sait que tu as ta place
sur cette Terre, même les Prophètes ont été insulté pourquoi pas
toi.
Et à chaque fois que
je me rappelle de tes paroles les plus douces que je n’ai jamais
jusque là entendu d’une autre bouche aussi saine que la tienne.
Cette voix qui me fait vraiment vibrer le cœur, sans te mentir
tu sais Maman que je ne serai jamais heureuse sans toi,
Maintenant je suis
obligée d’appeler toutes les grandes personnes « Maman » par ce
que j’ai tellement envie de t’appeler, malheureusement que ce
nom n’a pas de sens pour celle que j’appelais, mais peu importe
car je sais que la ou tu es, tu m’entends et tu sais combien je
t’aime. Certes je suis croyante mais ca m’arrive ou j’ai envie
de me suicider pour la simple raison que tu me manquais mais je
ne peux pas te voir.
Mais je me contente
simplement de ce que tu m’as appris, en me rappelant les
moments des bonheurs que nous avons passe ensemble, en me
rappelant de tes bénéfiques conseils. Bref, tout me manques à
tel point que je ne parviens pas à bien me déterminer.
Je n’arrête jamais
de pleurer en pensant à toi, excuse moi si mes larmes te créent
de problèmes mais c’est plus fort que moi. Je t’aime d’un amour
sans limites. Tu te dis que c’est naturel mais le mien est
surnaturel. Tu as été la personne la plus merveilleuse que je
n’ai jamais rencontré jusque là, et même en me référant sur le
sens de ton nom, je me dis que ce n’est pas un nom donné par
hasard.
F
:
Fantastique, tu l’as toujours été
A
:
Aimable,tu es aimée par tout le monde
T
: Travailleuse, c’est grâce a
ton courage et ta détermination que nous avons pu réussir
I
:
Indépendante, la preuve en est que tu nous a appris a ne pas
dépendre des autres
M
:
Merveilleuse,tu a été hyper merveilleuse dans tous les sens
E
:
Elégante, j’avoue que jusque la, je n’ai pas vu une belle
créature comme toi
A
:
Attentionnée, tu pesais toujours le pour et le contre avant
de faire quoi que ca soit
T
:Tranquille,
tu n’es pas le genre des personnes qui font de touché a tout
I
: Illumineuse, tu as
illumine la vie de tout le monde
E
:Éclaireuse, tu a été
pour nous comme la lune au 14e jour.
I
:
Infatigable, tu as été toujours courageuse et combattante
S
: Sympathique,
personne ne peut se mesurer à toi dans ce sens
S
: Simple, ce qui
prouve que tu as des amis de toutes catégories confondues
A
:
Attentive, tu étais toujours prête a recevoir et écouter les
autres.
Maman Chérie, toute
notre vie, t’aimer
Ne jamais T’oublier
Ton image à jamais dans ma mémoire gravée
Ta fille qui t’aimerait toujours :Hadje Ache Seid
Hadjodja ou Am djamal comme tu as l’habitude de m’appeler et je
te jure que personne d’autre ne m’a jamais appelée Am djamal
après toi. |
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Hadje Ache
Seid
hadjodja_seid@yahoo.fr |
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POUR
TOI ROUHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii |
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Pourquoi es tu parti
Tendre et doux Rouhi
Si beau, si fragile et si joli
Plus que jamais je n’ai eu de cesse
De t’avoir prouvé un jour ma tendresse
Lorsque tu as eu le besoin d’une amie,
J’ai été celle-ci
Celle qui pour un peu d’amour
T’a offert son cœur en retour
Et qui a souhaite tant te donner le bonheur
Juste avec les mots de son cœur
Toi, dans un mardi d'automne;
Avec un simple baiser à conquis mon cœur,
A changer ma vie d'un ton monotone,
Et me fais vivre le bonheur!
Aujourd'hui, malgré les interdits,
Et la distance "Je t'aime"
Je rêve, avec toi de faire ma vie,
Et comme pour Quasimodo être ta bohème! |
Le matin, je pense à toi,
Et toute la journée, j'ai envie d'être dans tes bras
Mes pensées et mon cœur sont à toi,
Ma vie ne rime à rien sans tes bras!
Depuis, que tu es
entré dans ma vie,
Tu me fais découvrir la vie en rose,
Et à fait renaître mes rêves et mes envies
Mon cœur devant toi, est en pause.
Tu m'es plus précieux que l'or,
Je te veux pour l'éternité.
Je t'aime, je t'adore,
Et me comble de ta gentillesse et ta beauté.
Tu es le souffle de ma vie
Pour sortir au plus vite de la nuit
Dans lesquels nous sommes plongés
Comme des nouveaux mariés
Alors reviens vite me rechercher
Hayati |
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BELLE
VALENTINE |

Bienheureux
comme j'étais aujourd'hui
Envoûté
comme je l'ai toujours été
L'amour
reste pour moi une maladie,
L'éternelle
lumière de ma félicité
Exilir
mon amour en overdose.
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Volet
de ton admirable corps
Amour
de mon magnanime coeur.
La
vie n'est en ce jour plus rose.
Entends
aujourd'hui mon coeur battre
Ne
laisses jamais la souffrance m'abattre.
Touches
le cosmos et je serais
Insuffles-moi
la vie et je vivrais.
Ne
m'abandonnes jamais et surtout pas
En
ce 14 février ou j'ai tant besoin de toi.
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YOUSSOUF BARKAI
CHAIBO |
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TCHAD |
Ô! Tchad
Ô!
Tchad
mon pays, Belle terre, Belle patrie.
Sur toi que je parle aujourd’hui, par la guerre
Que le monde t’a connu .Te suffit le massacre
La haine, le clivage et la jalousie.
Dès l’indépendance jusqu’à l’ère de la
démocratie
Tes enfants ne sont pas endormis .Plusieurs décennies
De guerres regardez ce qu’on a reçu « Père, Mère,
Frères et Sœurs » tous ces chers amis nous les avions
Perdus .Chers compatriotes l’ère de la prise de conscience
Est venue .Renouveler votre fidélité pour la paix
De notre pays .Unissons nous tous pour la construction et le
Développement de notre patrie.
Dés l’aujourd’hui vivons
nous tchadien du nord comme
Du sud dans la paix, dans la tranquillité, dans la
stabilité
Dans la solidarité, dans l’amitié, dans l’amour
Dans la joie et dans la vie.
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Mahamat kebir,
Etudiant à l’université Hassan 1er
De Settat (Maroc), ibnikebir@hotmail.com |
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Ô!
TCHAD MA MÈRE |
Tchad la belle
Tchad l'arc en ciel
Tchad multicolore
Tchad mère de toumai
Tchad mère du mer paléo tchadienne
Tchad mère de la belle oasis de houbayki
Tu as tout fait pour être belle ma chère
terre mère.
Terre de l'histoire, terre de l'amour, terre de la joie, terre
des fiers guerriers ancestraux, terre des belles fleuves, terre
des grandes dunes vierges, terres des faunes, terre des flores,
terre des Sao, terre du lac tchad.
Ô Tchad musée du monde
Ô Tchad histoire de la planète terre
Ô Tchad cour de l'Afrique
Ô ma chère patrie !
Combien tu es belle !
Tu as tout fait pour tes fils ma chère mère, et tes enfants ont
fait la sourde oreille pour verser tes larmes,
Et ce souvent par les armes
Et blessé ton cœur en attirant ta colère
Et sali ton nom, en tachant ton renom, devant tes voisins
Tes fils ont fait tout, pour la disparition de ton nom
Quel égoïsme !
Environs quarante années des guerres sans
arrêt !
Quelle misère !
Quel châtiment sur terre ! redeviens paradis maman
Encercle le un million deux cent quatre vingt quatre milles
kilomètre carré d'amour, de paix, et de joie
Et fait venir tes fils qui te pleurent pour te reconstruire tel
un paradis terrestre
Comme tu l’étais, quant tu étais libre
Quant l'homme blanc n'avait pas mis les pieds sur ta terre pure
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Par : Ali Allatchi Nassour, Etudiant à l'institut
africain de technologie à Niamey
Option : Maintenance informatique et électronique 1er
année |
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A
ELLE |
MON
RÊVE BLEU |
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Bien à toi je dédie tous mes beaux rêves
Où j'effleure ta belle image me faisant frémir
Mesurant la hauteur de mes désirs.
Quand je mène avec toi une vie sans
trêve
Dans tout mon être règne une seule loi
Celle qui soumet mon âme à la tienne.
J'ai retrouvé l'être au monde que
j'aime
Et je n'oserai guère le lâcher une seule fois
Loin de toi ma vie demeure incomplète
Car toi et moi sommes en un seul être
Dans notre cœur en commun règne l'amour en
maitre
Qui me fait vibrer comme une bête
Dans ces nuits placides paisibles et
lumineuses
Je revois ton visage splendide; qui
Tous les jours m'enflamme et je le garde
Jalousement dans mon cœur qui blâme
Ton absence d'une nostalgie cale et rêveuse.
Youssouf Barkai |
Mon rêve bleu est un rêve d'amour.
Dans ce rêve bleu d'amour, je veux t'offrir un
monde,
Dans mon rêve bleu je veux ouvrir tes yeux.
Dans mon rêve
bleu j’ai su que tu m'aimais,
Dans mon rêve bleu j’ai cru que tu m'aimais
alors mon rêve est bleu.
Mon rêve est bleu au milieu des nuits des
paradis.
Mon rêve est bleu et le ciel me parait tellement
bleu quand j'étais amoureux.
Et je veut ouvrir tes yeux dans ce jardin des
princesses
Ou je t'avais trouvé alors tu brillais plus que
les autres princesses
Comme un diamant près du désert de houbayki .
Mon rêve es bleu, pour vivre au milieu des cieux
bleus,
Sous le ciel bleu des amoureux. Mon rêve est
bleu.
Je veux t'offrir un monde meilleur
Pour que tous sois bleu mon rêve es bleu
Dédicace a
toutes les filles de mon pays mon cher (Tchad)
et à mon amie qu'on appelle intimement : Lohih
ou Lola de la Casa
Par: Ali Allatchi Nassour
Élève à l'institut africain de technologie (i.a.t)
1er année maintenance informatique et
électronique
ali.allatchi@yahoo.fr
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Notre
histoire d’amour, mon amour Azzura |
De l’amour, j’avais une vague
idée, une épitaphe nommée Romeo et Juliette
Tchadien que je suis, je connais malheureusement
plus la guerre que l’amour
Dans mon fort intérieur, il ne me restait que
quelques rêves
Je me souviens que je caressais le rêve de connaître
la vérité sur l’amour
J’ai entendu quelqu’un dire que sans amour on est
rien ou zéro
Puis un matin je t’ai rencontré Azzura, et amis on
est devenu
Par Dieu, je n’aurais jamais pensé à autre chose que
ton amitié Azzura
Des heures, des jours, des
semaines, puis 3 mois ont coulé
Faisant de nos correspondances une verve fabuleuse
Je n’ai pas remarqué, je lisais cent fois chaque
message que tu m’envoyais
Par Dieu, je suis au moins certain que ce n’était
pas pour comprendre
Comme une pendule, je te sentais gravir avec douceur
les marches qui mènent à mon cœur
Comme le soleil levant, j’ai trouvé en toi une lueur
qui veut me guider
Fallait voir combien il fait céleste dans mon cœur à
chaque minute qui s’égraine
Sitôt, dans mon
cœur j’ai découvert un paquet de sentiments
J’ai ouvert le colis, j’aurai voulu savoir
quand, comment et qui l’a déposé
Sur une partie était écris Azzura, je l’ai
refermé et je te l’ai porté
Sur ton prochain message, tu m’as écrit en rouge
JE T’AIME
J’ai aussitôt compris que c’était bien mes rêves
que je viens de te les porté
Une voix intérieure viendra me rassuré encore,
c’était bien toi Azzura que j’attendais
Bébé, jamais j’ai eu autant de force pour croire
en l’amour
J’irai jusqu’au bout de mes peines pour te dire
que toute la vie on s’aimera
T’aimer, te suivre et te comprendre quoiqu’il
arrive, voila mon serment ma chérie
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Poème
dédié à elle, elle Azzura ma habiba, elle qui fait mon bonheur tous les
jours |
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Arom Choco, Celui qui t'aime |
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AZZURA,
MON PREMIER AMOUR |
Mes premiers mots d’amour pour toi Azzura mon premier amour
J’acquiesce que je ne trouverai pas les mots pour te dire combien je t’aime Azzura
Je consent qu’il me faudra plus que des mots pour te dire mes sentiments
J’agrée que je ne saurai jamais te remercier autant, habiba Azzura
Je souscrit que je te dois une reconnaissance éternelle, mon amour
Néanmoins bien aimée, laisse moi te crayonner la toile de mon penchant pour toi
Quand la vie a fait de moi aussi seul qu’un orphelin en emportant ceux qui m’ont donné vie
Je s’avais qu’il me faudra immédiatement affronter seul ma destinée
Quand tant de fois je suis tombé en prenant le plaisir pour le bonheur
Je savais qu’il faudra me relever et m’instruire de mes erreurs
Quand par une nuit j’ai voulu balayé le ciel d’un regard pour comprendre mon sort
J’ai vu une étoile extraordinaire qui semble ne briller que pour moi
Tellement belle que j’ai prié Dieu de la vouloir que pour moi
Quand Dieu la voulu ainsi je n’ai pas hésité de m’approcher de toi Azzura
J’ai trouvé dans ton regard la flamme d’amour, celle qui promet l’éternité
Quand nos cœurs ce sont rapprochés pour finalement s’unir
J'ai trouvé dans ton amour, les réponses à toutes mes questions Azzura
Amoureux, j’ai décidé d’apporter mon souffle pour seconder le tien
Fier de ton amour, je te veux âme sœur ici bas et au paradis
Heureux, j’ai gravé ton nom sur toutes les marches de mon cœur
Par Dieu tu es mon étoile Azzura, tu le seras pour toujours habiba
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Poème
dédié à elle, elle qui fait mon bonheur tous les
jours |
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Arom Choco, Celui qui t'aime |
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JEUNES
TCHADIENS ! |
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O jeune
Tchadien
Tu
t’es développé un phénomène pernicieux
C’est celui d’uniformisation forcée
Tu t’es fondu dans la masse avec les autres
Faisant comme les autres
Pensant comme les autres…les autres
Et cela au détriment de tes traditions
Au détriment de tes obligations religieuses
De chasteté, de pudeur et de respect
Envers tes amis et copains
Envers tes voisins et tes aînés
Plus de respect et amour envers tes parents
O jeune
Tchadien
Il
est temps pour toi de changer
Changer vers une intégration réussie
N’imite pas aveuglement un autre mode de vie
Garde tes valeurs fondamentales normalement
Vie ta religion dans ton environnement
Prends et assimile tout ce qui pourrait
t’apporter du bien
Enrichie-toi de tous ces aspects positifs
Et délaisse le reste
Génère un terreau fertile d’enrichissement
mutuel
Et ne renie jamais tes valeurs et ton patrimoine
culturel
Au nom d’une intégration béante et irréfléchi.
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NB : a
certains de mes compatriotes copiant aveuglement
l’autrui dont certaines
de ses pratiques ne sont pas compatibles aux nôtres. |
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Brahim Mahamat Mai, Marrakech – Maroc |
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Absurde
Quelle
comédie de voir les gens !
Cherchant la fin dans le commencement !
Oui ! Quelle anomalie étrange !
De sentir la maladie du toubib !
La culpabilité du juge !
Et la méchanceté d'ange !
Quelle monosité de vivre dans l'embarras !
Sans espoir qui illumine l'existence !
Sans gré qui guide de l'espérance !
Quel dénuement de perdre avant de gagner
D'être pendu sans savoir son crime
Les yeux baissés
Cherchant un refuge
Dans une terre déserte
Lugubre et infertile
Où il n'y a que des racines sèches
Où il n'y a que des oracles et des prêches
Incapable de changer
Une réalité si infernale
Si atroce
De ne pouvoir faire la différence de l'être
Et le paraître
Ecrit par Zoukhourfa
Al-raihana
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Un
Salut
A
tous porteur d’espoir
A ceux qui ressaisissent
Pour se faire valoir
Pour nier toute sorte de bassesse
A ceux qui visent haut
Pour ne plus être bas
Qui résistent en chair et en os
Qui pour réussir acharnent des combats
A
ceux qui ne se rendent amis
Qui ne connaissent pas la détresse
Qui ne cèdent pas a la tristesse
Qui ne trahissent ni chers ni amis
A ceux qui ont marqué
l’histoire
Par leur bravoure par leur volonté
Qui évitaient l’illusoire
Qui souffraient sans laisser
partir
A
ceux qui font la différence
Entre l’être et le paraître
Qui nient la défaillance
Qui tombent mais finissent par se remettre
Ecrit
par Zara Mahamat tchonai Elimi
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Aux
pays des vautours
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Aux pays des vautours Nos vies expropriées, nos existences s’étiolent Nos
têtes baissées,
comme des poules quémandant leur propre vie Nos pieds alourdis et martyrisés par un pèlerinage forcé au
pays de l'angoisse Nos cheveux déracinés de nos crânes sont balayés par le vent
de l’harmattan
Aux pays des vautours Nous subissons la colère d’une vieille hystérie incurable
Nous sommes encadrés et surveillés par des boulimiques
Des assassins, des sanguinaires de tout calibre
Nous sommes soucieux et incertains
Aux
pays des vautours Nos femmes violentées et violées font le délice de nos
bourreaux
Nos enfants toujours mornes et martyrisés
par une consomption répressive
Même pas une fumerolle d’espoir ne nous alimente
Les hommes juchés sur des chevaux nous soulèvent de la poussière
aux yeux
Aux
pays des vautours
Nous payons les tributs d’une vieille haine orchestrée par des
gens putrescibles
Nous mourons comme les rats assommés par la peste
Nous mourons de faim et nous mourrons à cause de la cruauté
humaine
Nous mourons à petit feu
Aux
pays des vautours Nous sommes sans repère
Nous nous séjournons sur l’ombrage du voisin oppresseur
On nous fait manger les pierres amères de désolation
La quiétude et la paix ne sont plus qu’un souvenir émoussé
Aux
pays des vautours,
La crise nous a traversé les os
Nous sommes devenus tous faméliques
Nous nous lançons involontairement des invectives
Nous nous révoltons parfois contre nous-mêmes
Aux
pays des vautours,
Nous vivons l’attente de libération de l’enfer vécu
Nous voulons revenir de l’exil, bâtir notre bonheur
Un jour viendra où les assassins seront jugés
Ce jour là nous vaincrons et nous retrouverons notre liberté
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Je
dédie ce poème à tout le peuple du Darfour qui souffre
atrocement de la cruauté humaine.
Etudiant en philosophie à Kinshasa. Contact : keoul10@yahoo.fr
ou 002430815633113.
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KEOUL
BOLNGAR Laurent
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O
mon pays
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Pourquoi
le sang de tes enfants coule partout, en pagaille
Et met tes enfants toujours en deuil ?
Pourquoi tes enfants se livrent à la
bataille?
Au lieu de se mettre au travail ?
Pourquoi tes fruits murs se transforment en feuilles
Qui tombent dans des poches qui endeuillent ?
Pourquoi tes fruits non murs se transforment en volailles
Qui s’envolent par la porte à large vantail ?
O ma patrie
Pourquoi tes fils aînés tuent la vache
laitière gaillardement Pour
manger la viande et le sang précipitamment
Au lieu d’attendre ses productions :
le lait, les veaux, patiemment ?
Que feront tes petits-fils laissés à eux-mêmes injustement ?
Prie Dieu pour tes petits-fils damnés effectivement
Pour les actes de tes fils commises sciemment.
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Hamid Neby Sougoumi ,
Sougoumi2001@yahoo.fr
.
Etudiant en Génie civil à Ouagadougou
Burkina Faso,
pays-des-hommes-intègres
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JE
NE SAIS PAS SI J’AI RAISON... |
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J’ai versé plein de larmes devant de petits enfants.
Pourtant mon Père m’avait dit de ne jamais verser des
larmes devant de petits enfants, et surtout pas devant
les femmes,
Je ne sais pas si j’avais raison de le faire ?
Ils ont trouvé aberrant qu’un adulte puisse verser
tant de larmes
Le plus petit s’est lancé dans un rire sarcastique
Ces enfants ont-ils tort de se moquer de moi ?
Je ne sais pas si j’avais raison de pleurer devant de
petits enfants aussi innocents et naïfs ?
Avais-je le droit de le faire publiquement devant des
êtres aussi fragiles ?
Ah ! Mon œil
Le Grand-père m’avait dit un jour : un homme adulte ne
pleure que, quand c’est la catastrophe totale. Et même
si cela pouvait avoir lieu, il ne doit pas accorder
droit de cité aux femmes ou aux enfants,
Mais je me suis rendu compte qu’il le fallait. Même si
je ne sais pas si j’ai raison…
Je me suis agenouillé devant le plus jeune. Je lui
avais dit : as-tu vu déjà un adulte pleurer un jour ?
Le plus petit qui ne savait rien du tout s’est plongé
davantage dans un rire plus disproportionné. Je lui
avais dit donc pourquoi ‘’ j’avais pleurer’’, même si
je ne sais pas si j’ai raison,
Je pleure pour votre avenir,
Pour votre avenir boycotté et saboté par les hommes
politiques
Par les hommes qui n’ont aucun souci de la progéniture
et de la génération
Par les hommes qui ne pensent jamais à une alternance
générationnelle
Des hommes qui ne pensent qu’à leur ventre et le
ventre de leur petite famille
A vous, ils ne donnent que le glaive et la souffrance
Ils vous recrutent pour tuer vos propres parents au
risque de votre propre vie
Ils vous appellent communément des enfants soldats,
Certains enfants de votre âge disent que tuer n’est
plus difficile pour eux,
Tuer pour eux, c’est comme boire un verre d’eau
Je ne sais pas si j’avais raison de leur en parler ?
Etait-il concevable de raconter des choses aussi
ardues aux enfants de cet âge ?
Même si je ne sais pas que j’ai raison, je crois qu’il
le faut
Chère Afrique qui parlera de toi demain,
Pourras-tu continuer à sacrifier la vie de nombreux
innocents pour quelques individus attachés à la vie
comme s’ils maîtrisaient la contingence du temps ?
Tu continues par te blesser, il ne reste plus que ta
mort…
Les rapaces et les vautours ne cessent de rendre ta
plaie incurable,
Je ne sais pas si j’ai raison de te dévoiler les
vérités les plus blessantes de mes entrailles ? Je
crois qu’elles peuvent te rougir les yeux mais elles
ne peuvent jamais les casser.
Prends soin de tes petits sinon, tu es entrain de
creuser ta propre tombe. |
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Je dédie ce poème à tous les enfants qui sont recrutés
par la force pour combattre et à tous
les enfants qui meurent innocemment pendant les combats. |
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KEOUL BOLNGAR Laurent, étudiant en
philosophie à Kinshasa (RDC)
e-mail :
keoul10@yahoo.fr
tel : 002430815633113 |
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DECOUVREZ
MON PARADIS |
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Ma chère terre
Il existe un pays où le soleil est si doux
Que l'on garde sa chaleur
En son coeur pour toujours
Un pays où le passé témoigne encore de sa richesse
Un pays où le sable est si clair que l'on a inventé
pour elle le mot TCHAD
Un
pays qui ressemble à un jardin où les gens
Qui y vivent attendent la fraîcheur du soir et
partagent avec vous des joie
Un pays synonyme de bonté et de tranquillité
Un pays où tout est plaisir malgré ces guerres civiles
Depuis Longtemps tous ceux qui ont l'habitude d'y
venir pour découvrir vous le diront
Il fait bon vivre dans ce pays de TOUMAI
Demain lorsque vous viendrez
Vous serez vous aussi sous le charme
Et tous ceux qui découvrent ce pays
Vous rêverez d'y revenir souvent
Car ce pays la terre de TOUMAI plus on le connaît plus
on l'aime
Ce pays c'est le TCHAD |
|
Je dédie ce poème à tous les tchadiens frères et amis
pour leur montrer à quel point notre cher pays est
beau! |
 |
Par Zara Mahamat TCHONAI ELIMI
Étudiante à la faculté des sciences économiques de
Meknés/Maroc |
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FEMME
TCHADIENNE |
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Femme libre et courageuse
Femme endurante et vertueuse
Femme loyale et couveuse
Femme obéissante et crémeuse
Femme Tchadienne
Nid de la lumière blanche
Espoir de la justice et des tâches
Champ de la sagesse
Chemin de la noblesse
Femme Tchadienne
Saine de corps
Bouche souriant au fabuleux amour
Langue bien pendue
Ne supporte ni l’oppression ni l’injure |
Femme Tchadienne
On lit parfois tes articles dans les journaux
Une autre fois, on t’entend
parler à la télévision
Une troisième fois, on t’écoute
au tribunal
Toujours avec une argumentation forte sans
réplique
Femme Tchadienne
La patrie compte sur toi
La bonne marche sociale
Le maintien de la paix
Ont besoin de toi
Femme Tchadienne
Que le Tout Puissant conserve ta beauté |
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Je
dédie ce poème à la femme tchadienne |
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Abdallah Chidi Djorkodei, étudiant à la
faculté des sciences et
techniques-Gueliz de Marrakech (Maroc). |
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AMIRA |
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Oh ! Amira
Ta démarche m’a attiré
Tes paroles m’ont vibré
Ton absence m’a emprisonné
Ta présence m’a libéré
Oh ! Amira
Loin de toi je suis bouleversé
Loin de toi je suis démoralisé
Loin de toi je suis troublé
Loin de toi je ne me sens ni fort ni médian
O mon âme étonné triste jusqu’à la mort
Toi que j’aime la belle aux cheveux d’or
Toi la charmante qui ne supporte pas l’injustice
Toi l’élégante qui ne supporte pas l’infidélité
Oh! la jolie de collège évangélique
Ton absence éteint la lumière de mon âme
Combien de temps faut-il que je pleure pour ton
amour
Oh ! Amira dis le moi
J’aime te voir à tout moment
Toi la belle incomparable
Quand j’entends ton nom, mon coeur en moi frémi
Chère aimée, sang de mon coeur
Ne me laisse pas au bord de la route
Sans toi je préfère mourir que de rester dans ce
monde
O mon Dieu pourquoi tout ce monde est derrière
cette belle âme
Que Dieu te mette entre mes bras
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À l'occasion de la fête du 14 février. Je dédie ce
poème si romantique à AMIRA DU Collège
Évangélique |
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BALADI
TCHAD ! |
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Brahim Mahamat Mai
étudiant à Marrakech Maroc |
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TCHAD |
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Mon pays du peuple insomnie
Par le traité de pastoraux incompris
Ecoutant le vent mugir
Debout et il faut hennir
Peuple sans mugissement
Acceptant toujours des kicks
Souriant à des coups de bottes
Regardez ces nuages par-dessus saluant
Cette terre chaude par dessous brûlant
Ce soleil luisant bouille l’encéphale
Pays de l’harmattan de cosy à brûlure
Peuple sans mugissement
Acceptant toujours des kicks
Souriant à des coups de bottes
Et ! Toi qui hurle dans des beaux draps
Et ! Toi qui cri haut comme le geai
Titubant toujours à petit pas
Te heurteras un jour au cité de si je savais
Là ! Là ! Là ! Tu erres
Euh ! Euh ! Euh ! Tu dis
Ouie ! Ouie ! Ouie que tu cris
Pire chauvin que tu es
Tu finiras à un pipa
Si tu ne me fais pas confiance
Si tu acceptes ce pillage
Là ! Là ! Là ! Tu erres
Euh ! Euh ! Euh ! Tu dis
Ouie ! Ouie ! Ouie que tu cris
Pays martyrisé par ignorance
Qui gisait du sang innocent
Epousant aveuglement un sillage politique
Détrompé par des hommes à chaire toxique
Pays acceptant toute clinquante externe
Des cliquetis soulevant comme des tourbillons
Réclament vaillamment une expansion |

Des obèses se prenant à nos lobermans
Avec des beaux laïus trompant
Qui mettant le pays à plat
Empêchant de lever le pas
Bouge ! Bouge ! Bouge de tes gris-gris
Chahut ! Chahut ! Chahut de ce chagrin
Vol ! Vol ! Vol comme une grive
Fait moi ton devin
Je serai le plus proche de tes dauphins
Un grand sourire de fourmi que tu feras
Sans piedéstale tu l’accrocheras
C’est avec joie tu crieras
Yi ! Yi ! Yi tu entonneras
Enfin tu prendras ton fils dans tes bras
Je hâte de te délester
De cette traité de continence
Te sauvé toutes tes pucelles
Ces plaies ne te seront pas mortelles
Ainsi une lumière sombre éblouira
Une joie alarmée coulera
Voila promptement rétabli…
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Abderaman dadi chidi
Etudiant à l’université El hadj Lakhdar de Batna (ALGERIE)
e-mail dadimifils2000@yahoo.fr |
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J'AIME
MON PAYS COMME TOI |
Quel enfant pourra prétendre abandonner sa mère ?
Quel enfant pourra oser nier ses origines ?
Je sais que ma mère est malade.
Cette maladie n'est pas incurable.
Ma mère, qu’elle soit lépreuse ou paralysée,
Elle demeure toujours ma mère.
Je suis sûr, ma mère va se relèvera un jour,
Elle se relèvera pour me redonner l’espoir,
Je ne suis plus pessimiste, j’ai cessé d’être
incrédule.
J’ai vu la mère de mon ami se relever après une
rude épreuve,
Elle marche, elle n’a pas une démarche bancale.
Quand la saison sèche cède la place à la saison
des pluies,
Tout renaît et reprend forme,
Les arbres dépourvus de feuilles, revêtent leur
tissu d’espérance,
Je donne tous les jours la joie à ma mère,
Même dans la douleur la plus aigre et l’épreuve la
plus désespérante,
Ma mère s’efforce de sourire
Elle me redonne la vaillance du vrai guerrier prés
à tout faire,
Toi cher ami, cesses de te moquer de moi,
Cesses, de te moquer de ma souffrance.
Je suis un homme comme toi
Un homme capable de relever un bon matin, sa mère
de son infirmité
Le TCHAD mon beau pays deviendra un jour comme ta
mère.
Il retrouvera la paix et le bonheur.
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KEOUL BOLNGAR Laurent, Etudiant en
philosophie à Kinshasa
Je
dédie ce poème pour l’espérance d’un changement,
Durable au Tchad. E-mail : keoul10@yahoo.fr
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GUERRE
CIVILE |
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O
guerre des dupes
C’est à toi que je m’adresse
Tu as laissé ma patrie dans la tristesse
Mes parents dans la détresse
A cause de toi mon peuple est torturé et
désorganisé
A cause de toi mon peuple est affligé
Tu es batteuse sans petitesse
Tu mènes les élèves à un danger avec une laisse
Tu as divisé ma patrie en Nord, Sud, Est, et Ouest
Tu as mis le progrès de ma mère entre le zist et
le zeste
O guerre des dupes
Tu vis dans un pays où les femmes ignorent la
bassesse
Ah ! Je ne vis que dans le pays où vit l’ignorance
Je ne vis que dans le pays où vit les éperviers
Ta présence laisse ma richesse inexploitée
Tu as transformé mes enfants en bande dessinée
Que Dieu te mène à l’enfer |
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Abdallah Chidi Djorkodei
Etudiant à l’université Adam Barka d’Abéché
(UNABA) |
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VICTIMES
DE GUERRE |
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Victimes de guerre
je pense à eux mes frères
qui mènent une vie amère
dans un monde sans espoir
dévorés par le pouvoir
tenus entre les mains d'hommes malheureux,
qui causent des guerres en se croyant heureux,
au détriment de leurs prochains, qui souffrent de
faim
dans ces guerres meurtrières que sont victimes les
enfants
qui substituent ces épreuves de misère ces
innocents
qui n'ont rien encore fait au monde
ont besoin de transmettre leur profonde pensée
à leur société qui fera leur fierté
pensé au devenir
des peuples face à l'avenir
dans sa relève exterminée
dans ces guerres insensées . |

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Enfant de troupe:
Youssouf Barkai,
prytanée militaire de Saint-Louis Sénégal
BP:404 Tel 9611936.
E-mail: youssouf101@yahoo.fr |
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ZOOM
SUR L'INÉGALITÉ |
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Regarde, regardons, regardez
Ce monde abîmé plein d'inégalités.
Ce monde crie, ce monde pleure,
Beaucoup de malheurs et peu de cœur.
La vie sur cette terre,
Révèle beaucoup de misère.
Un peu de charité
Mais autant de pauvreté.
Ces pays qui n'ont rien,
A peine un morceau de pain.
Et les autres qui ont tout :
Croisières, voitures, bijoux…
Regarde, regardons, regardez
Ce monde abîmé plein d'inégalités.
Ce monde crie, ce monde pleure,
Beaucoup de malheurs et peu de cœur. |

La misère est un rouleau compresseur
Qui écrase la vie et la rend sans couleur.
Elle touche beaucoup de monde,
Aujourd'hui le ciel gronde.
Chacun doit avoir sa chance,
Et cela dès l'enfance.
Comme un oiseau blessé,
L'enfant a besoin d'être aidé.
Réagis, réagissons, réagissez
Ou ce monde va exploser !
Tout le monde a droit à une digne vie,
Même les plus démunis ! |
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MALGRÉ
TOUT CE QUI EST ARRIVÉ JE N'AI PAS CESSER DE T'AIMER |
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Depuis
qu'on s'est rencontré
Nous sommes passés par de sublimes moments
Mais aussi par de tristes moments qui nous ont
permis
De renforcer ce bel et tendre amour qui durera à
jamais
J'ai lu dans ton regard
Tellement de choses
Aucunes n'était due au hasard
A cause de tes actes, de tes mots
J'ai vu rougir mes yeux,
Je ne veux plus qu'on me parle de tes actes
Mon coeur et mon esprit dans cet état sont
tellement affaiblis
Tout ça à cause de toi
Sinon malgré ton honneur
Tu ne mérites pas des actes comme çà
Toutes tes conneries je n'ai pas à supporter
Toute cette merde qu'est mon destin
Tu m'as suffisamment fait souffrir
Toi aussi tu as le droit au bonheur Je ne
pourrais rien faire
Malgré tout cela je t'aimerai toujours
Ne crois pas que j'ai oublié ton amour
je pourrai mourir d'amour pour toi
je pourrai tout donner pour toi: ma vie, mon âme,
mon coeur...
je ne peux pas vivre sans toi et je pourrai même
pas survivre; je ne vois pas ma vie sans ton doux
amour
toi et moi c'est pour toujours
Je peux tout faire pour te satisfaire
Tout dire pour te faire plaisir
Tout sacrifier pour te rejoindre
Tout te raconter plus que la vérité
Mais la vérité c'est que je t'aime
Avec tout çà je t'accepte
Et je voudrais que tes parents m'acceptent de
t'épouser.
Tu sais ma bien aimée les conséquences t'ont
corrigé
Mieux que les conseils que je t'ai donnés.
Comme çà tu peux éviter cela pour que
prochainement
Ca ne reviendra jamais chez toi
L'amour se conjugue à tout les temps
Mais le plus important pour moi c'est le futur
Tu sais c'est toi mon avenir
Les erreurs que tu as faits ne peuvent pas être
un obstacle à notre amour
Notre Amour Restera Eternel même dans l'au-delà il
continuera.
Que Dieu nous unis pour construire ensemble une
famille
Oublies tout ce que tu avait fait et penses à ce
qui doit arriver
Ma chère j'ai pardonner tous les erreurs que tu as
faits
Moi je crois beaucoup au destin qui me montrera le
bon chemin
Ma chère si Dieu a voulu qu'une chose arrive on ne
peut rien empêcher
Je te dis qu'à partir de maintenant il faut bien
réfléchir avant d'agir.
Si tu m'as compris tu vas me voir mourir de
plaisir....
JE T'AIME, IL FAUDRAIT QU'ON S'AIME
C'EST AINSI QUE FINI CE POEME |



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Par : M.A.A.S
abbassakhayar@yahoo.fr |
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EN
VÉRITÉ BÉBÉ MINDA, L'AMOUR, LA VIE, C'EST TOI
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Très satisfait par notre élevée amitié
Je n’attendait point d’autres divinations
Je n’ai pas vu venir cet amour messianique
Qui, aujourd’hui je ne peux que l’écrire en ta gloire,
en ton nom Minda
Qu’il soit écrit sur mon front, c’est l’arche de Noé
que je viens de manquer
Qu’on ne me pleure pas, car de tout temps les larmes
n’ont rien servi
Dans cet enfer, dans ma douleur, mes rêves, mes idées
et mes prières je te les dédie Minda
Il
a fallu que tu t’éloignes de ma vue
Pour que je comprenne que tu étais l’anneau de ma vie
J’aurai dû lire dans tes yeux qui me perçaient à
chaque regard
J’aurai dû m’interroger pourquoi il fait si beau dans
mon cœur lorsque tu me donnais la main
J’aurai dû savoir pourquoi je ne peux prononcer ton
nom sans frissonner
J’aurai dû
connaître
pourquoi j’étais autant jaloux quand d’autres
t’approchaient
J’aurai dû comprendre pourquoi je me sentais si bien
dans ce Tchad en lambeau
J’aurai dû me rendre compte que l’amour c’est toi
Minda
Je veux que tu saches bébé-Love
Contre toute la fortune du monde, je ne veux que
toi Minda
A quoi ça me sert de gagner, si je ne peux la
partager avec toi
Contre la princesse d’Angleterre, j’ai fait mon
choix, c’est toi Minda
A quoi ça me sert de vivre sans amour
Contre le Tchad, c’est sur toi que je miserai
Minda
A quoi ça me sert un pays qui vit de haine |
 |
Par amour, j’ai fait de ta lettre ma bible de chevet
Par sensation, j’en fais une lecture entre deux pensés
Par Dieu je t’attendrai, sans une prophétie, sans un
espoir
Par cette cruelle vie qui m’a sacrifié au dépend du
Maroc, Minda tu restera mon combat
Par les dieux de l’amour, je resterai tien, Minda
Par la douleur, je sais aujourd’hui ce que c’est,
être seul, avoir froid
Tu me manques Minda, tout en moi te réclame
Déambulant comme un nouveau orphelin, entre Moursal,
Farcha, Mardjandafac
Il n’y a que toi qui puisse savoir pourquoi je parle
seul
Je ne sais pas par quel prodige je suis encore en vie
Minda
Je ne sais pas non plus si je peux tenir après cet été
qui s’achève
Je sais cependant que seul ton amour pourra changer
mon présent, mon destin
Survienne que pourra, je t’attendrai Minda
Et si un jour je pourrais te revoir Minda………..
A suivre |
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Koidji PL-
koidji@yahoo.fr
Poème dédié à chérie Minda |
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Ô
MAO ! Ô ROYAUME DU SILENCE !
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Ô nostalgie ! Ô voyage ennemi !
Loin des miens, loin de tout, loin de moi-même.
Est-ce bien Mao, cette ville au dessus de laquelle
surplombe ce grand château d'eau ?
Est-ce bien Mao, cette ville qui se trouve dans ce
creux entouré de quatre pittoresques oasis ?
Est-ce bien donc Mao, cette ville aux murs blancs et à
l'architecture ancestrale ?
Ô Mao ! Ô ma mère poule !
Je n'ai jamais cru te manquer ainsi. Ingrat je ne le
suis pas.
Jamais je n'ai passé une seule seconde sans penser à
toi.
Ô Mao ! Mère de mes aïeux.
Cet enfant que tu m'as vu grandir, cet élève que tu
m'as vu former.
Je ne t'ai jamais oublié, je me souviens de toi, je me
souviens encore et toujours.
Je me souviens de ces moments excellents passés dans
les travaux champêtres.
A Barary, à Bozonga, à Mollory...
Je me souviens de ces moments excellents dans les
jardins, dans les oasis.
A Moto, à Youlo, à Kouloula, à Moboye, à
Mollory...pendant les récoltes des dattes.
Je me souviens encore de ces excellents moments passés
entre le lycée et la ville.
Les mercredis au marché, les va et viens entre
l'hôpital, chez Adji Baba et chez Selgui.
La navette entre la mairie et la « Maison des Jeunes
».
Les affaires à la station et soudain la chaleur de
midi.
Ceux qui trouvent refuge chez Harouna, chez Allaou ou
chez Moustapha Djarma à côte.
Je me souviens toujours de ces « Toudjar » nocturnes.
De ces jeunes noctambules et infatigables qui
déambulent de Katanga à Lakouass, de Bornoty à
Tchoullory.D'un « wiché wiché » à l'autre.
Cette nuit calme pleine d'esprits, cette nuit de
claire lune.
Ce vent doux qui souffle, ce tapage nocturne qui
transporte un tohu-bohu rappelant la mémoire sombre
de nos ancêtres ; guerriers et dignitaires religieux
qui sont tombés à l'époque des razzias esclavagistes.
Ô Mao de mes aïeux.
Je suis conscient également des maux dont tu souffres.
Je le vis comme dans ma chair, ces maudits ravins qui
ne cessent de te déchirer depuis belle lurette et qui
continuent d'en avancer parce qu'on croit fatal.
J'ai le cour gros quand j'évoque ce désert galopant
qui t'engloutit en pleine ville.
Je suis conscient aussi de ta souffrance. De la
souffrance de ta jeunesse.
Je souffre au nom de cette jeunesse qui est
désœuvrée, mal formée et non renseignée, par manque
d'emplois, manque de sensibilisation ou par manque des
professeurs au lycée.
Cette jeunesse qui ne sait plus à quel saint se vouer.
Je suis aussi conscient et je compatis fort avec ta
population féminine.
Je souffre au nom de ces femmes qui sont ignorantes,
analphabètes parce qu'elles ne sont pas faites pour
l'école, subissent tous les caprices d'un monde en
perpétuelle évolution.
Ces pauvres femmes qui à défaut d'information, de
personnel non qualifié à l'hôpital ou à cause de
l'éloignement de centres de santé, finissent par
succomber à des minuscules maladies et rendent l'âme à
cause de non assistance lors de l'accouchement.
Ô Mao ! Ma ville bien aimée.
Mao ma référence, Mao mon identité, Mao ma
personnalité.
Mao la ville de tant d'histoires, de tant d'éloges,
de tant d'auteurs compositeurs.
Mao de Mallah Husseini, celui de Moulli Oboymi, de
Youssouf Eguidou, de Kaltouma Choungoul, de Dackou
Chouwdow.
Je suis conscient de tant de maux qui te minent, mais,
Hélas !
Mao, était-tu aussi radin que ça pour mériter ce sort
?
Tes fêtes traditionnelles, tes danses folkloriques ;
kadre sile, Toumbole, Bala .
L'enfance heureuse que tu as offerte ; leDiné Tangayé,
le Morgouw, le Forey, le Torma-Torma, le Bossona, le
Kortètè...
Pourquoi alors ta propre progéniture t'a aussi
délaissée ?
Qu'ont-ils fait pour toi ces hommes politiques qui se
disputent le leadership à ton nom ?
Qu'ont-ils fait pour toi ces démagogues députés .Après
deux mandats à l'Assemblée ?
Qu'ont-ils fait pour toi tous tes enfants ; hauts
fonctionnaires, cadres intellectuels et grands
commerçants qui se prélassent dans des villas
somptueuses de part le monde ?
Qu'ont-ils changé de toi ses associations de promotion
et de droit de l'Homme qui arborent le long du marché
?
Quel visage a pu te donner la mairie après près d'une
décennie d'existence ?
Qu'ont-ils bien amené de nouveau ces notables « Amis
de Mao » ?
Ô créateur des cieux !
J'ai beau pleuré, je n'ai pas des consolateurs, mais
je reste optimiste.
Oui je suis galvanisé tant que, existent encore
l'école pilote bas-fond, l'école du Centre, l'école
Dirchi et le lycée Alifa Zezerti.
De ces pépinières germerons j'en ai le cour net, des
nouvelles générations éclairées qui redoreront le
blason pour un Mao prospère, épanoui et digne de ce
nom.
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COMMENT
UN AMOUR EST NÉ
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J’ai connu l’amitié, il a fallu te connaître Minda
Tu étais tout ce que j’ai de sérieux
Tu es devenue ma confidente
Je te confiais tout, même ce que ma mère n’a pas
su de moi
Un jour tu m’as dit que tu partais pour des études
au Maroc
J’étais content pour toi, mais j’ai eu de l’eau
dans les yeux
Tu étais une amie, une soeur pour moi
A l’aéroport de N’djamena, j’ai fermé les yeux
Pour ne pas te voir partir sans pouvoir te retenir
Sur le tarmac près de l’avion, ma main tu l’as
saisi
Tu m’as demandé mon dernier mot
Traumatisé par ton brusque départ, je me souviens
t’avoir dit: Je t’aime Minda
Tu m’as répondu : Je t’aime autant
Ton avion a décollé, tu es parti
J’ai connu l’amour, il a fallu que tu t’en ailles
Minda
Pourquoi Dieu je n’ai pas su depuis
J’aurai pu te dire je me perd si tu me laisses
partir
Pourtant un amour, je l’attendais depuis longtemps
De Maroc ou tu vivais tu m’as écris
Sur ta lettre était dessinés deux cœurs mêlés
J’ai vu mon nom dans l’un des cœurs
Cela a attisé la petite flamme dans mon cœur
Aujourd’hui comme un croyant a perdu son dieu
Je n’ai plus la force de croire en la vie
Je ne sais encore si je te reverrai un jour
Je gagerai le Tchad si on me dit que c’est la
condition
A petit feu, je meurs mon bébé
Minda si jamais tu m’entend, reviens-moi
A quoi ça sert de vivre si je ne peux la partager
avec toi
Voila ce que mon cœur se demande
A suivre. |
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Koidji PL-
koidji@yahoo.fr
Poème dédié à chérie Minda |
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LA
PAIX
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Que des
guerres déchirent nos contrées Que de
querelles divisent nos dirigeants Que de
combats tonnent ici et là
Que d'armes alimentent les conflits
Que de victimes:morts ou mutiles
Quel cauchemar!
Oh toi paix !
Quand viendras-tu apaiser les coeurs ?
Quand viendras-tu endiguer ces conflits?
Quand viendras-tu panser ces plaies?
Oh toi paix!
Toi qui es rejetée par la cupidité des
hommes Toi qui es bafouée au profit de leur
fanatisme Toi qui es foulée du pied pour
leurs ambitions |

Oh toi paix !
Nous t'avons espérée
Nous t'espérons
Car il est souvent dit :
Nul n'est jamais trop tard pour tout
recommencer |
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Youssouf Barkai |
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JOURNÉE
DE LA FEMME
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Toi
ma soeur qui verse des larmes pour ta famille,
Toi ma mère qui vit l'injustice des uns et des
autres.
Voici encore une journée qui t'es dédiée,
Une journée reconnue à travers le monde.
Il
a fallu un certain 8 mars,
pour qu'on se souvienne de toi,
qu'on sache que tu joues aussi un rôle dans la
société,
qu'on sache que tu as besoin de la liberté.
Cette journée passée, tu es oubliée.
Oui,
tu mérites bien cette journée !
A travers les champs et les plaines,
Toujours prête à braver les intempéries
Pour t'assurer que ta petite famille a ce qu'il
lui faut.
Courage ma chère soeur,
Courage ma chère mère !
Ta sueur ne sera jamais en vain.
Cette
pluie qui te tombe dessus aujourd'hui,
Ce soleil qui te frappe en plein midi,
Ce vent fort qui souffle sur toi,
Un jour se transformeront en bénédictions sans
fin.
Alors, ta joie sera incomparable.
En attendant, courage et continue ta lutte.
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Patricia
Beguy
Société Africaine de Réassurance, Lagos. |
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A
TOI, FEMME TCHADIENNE
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Toi ma maman qui m’as donné le jour et
nourri
Toi ma sœur qui m’aida dans mes premiers pas
Toi ma femme pour qui mon cœur frissonne
Je te dédie ce poème qui se veut mon trésor
sincère
En ce jour, ton jour,
Laisses moi te renouveler mes sentiments,
Laisses moi te renouveler Mon attention
Laisses moi te renouveler Mon affection
Laisses moi te renouveler Mon amour et Mes amitiés
Mon bébé-cherie,
Pour toi, je n’aurai jamais d’autres lois
que celles
de t’aimer à ne jamais te trahir, à ne
jamais m’arrêter.
Qu’il soit gravé dans la pierre
De toutes les merveilles du monde
Tu resteras ma seule attraction
Tu resteras ma seule lumière
Et vers toi, j’irai, même si tu me brûleras.
Et vers toi, j’irai, même si tu ne seras
pas au Rendez-vous
Bébé, Mon bébé, Je t’aime vraiment
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Malik
M. |
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GLOIRE
AUX NOUVEAUX LIBERATEURS !
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Nous sommes les
nouveaux libérateurs des Tchadiens,
Ils disent qu’ils sont fatigués, ils ont peur,
tant mieux !
Ils se sont vendus les uns les autres pour des
miettes
De postes et d’unités administratives tribales
fictives,
Et pendant quinze ans, nous les avons exploité et
humilié ;
Nous sommes partis de rien depuis notre pays
Bamina Darfour,
Maintenant nous sommes devenus des
multimilliardaires :
La Douane
,
le Trésor, toutes les caisses nous appartiennent,
L’Or et l’argent
pour nous, la liberté de souffrir pour vous !
Nous avions fomenté
des crimes, des crises et des massacres,
Et puis nous obligeons nos victimes à nous
soutenir ;
Nous occupons des maisons d’autrui sans payer de
loyer,
Nous n’avions jamais connu les factures de
la STEE
,
Nous avions porté tous les grades et tous les
titres
Sans savoir ni lire ni écrire car nos laoukoura
sont là ;
Nous n’avions pas volé mais nous avions pris
notre part,
Et nous allons revenir pour nous servir plus
encore,
Tant que les autres
tchadiens restent peureux et lâches !
Ils en ont marre de notre frère IDI, disent-ils
en chœur,
Et nous leur promettons mieux après quinze ans
d’enfer !
Les Français nous aiment parce qu’ils nous
prennent
Pour des ignares, mais nous sommes plus malins
qu’eux ;
Nous ne voulons pas
d’Etat, ni de droit ni de loi,
Seule notre violence et notre coutume tribale font
foi ;
Que tous les voleurs et les tueurs nous
rejoignent,
Pour le retour triomphal bientôt à N’Djaména-Djan
nâ!
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Cette
rubrique HUMOUR pour résumer ce que la majorité
silencieuse pense ici de nos « libérateurs ».
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Mahamat
A. Mahamat
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MON
TRÉFONDS
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Dans
une parfaite sajeissance,
Seul dans ma solitude attendrie,
Disais- je : est ce une désobéissance.
Dans mon tréfonds une voix retentie :
Tes lamentations ne sont guères fondées
Il n'y a pas de sous homme
Il n'y a pas des condamnés à la dépendance
Et
les autres
Comment ont ils fait ?
Ils ont ce que nous n’avons
Ils ont tout ce que nous aimerions en avoir
Ils ont tout ce qu'ils auraient pris de nous...
Nos pères les prenaient à des modèles
L'illusionne nous y fait croire vraiment
Et c’est dans cela que nous baignons.
Ecoutes
mes vers,
Ces voyageurs savent se camper.
Avec cette ruse qu’ils ont,
Tu risques
Si tu le veux de succomber.
Que
doit je faire, mon âme, dans cette fosse ?
La lumière toujours m’abandonne
La confusion inonde mes convictions
Mon corps ne s'arrête pas de s'éduquer a la dépendance
La survivance fait bon train avec mon peuple
La jeunesse croit à la précarité de cette vie
L'esprit de mon peuple se relâche
|
vivre
au jour le jour brise l'idéal du développement
Le peu des espérés s'enfuient vers l'oubli
Que nous faut-il vraiment pour espérer un futur ?
Regarde tes mains collées à la gâchette
Observe ce sang qui rougit ton sol
Revois
tes illusions religieuses
Arrête d'incriminer ton frère
Contemple ces beaux cimetières
Ils n'ont plus de place pour les victimes
Les victimes de ton désir
Regarde cette terre noire qui t’en veut.
Rappelle toi tes complaintes de labour
Transforme ton Kalash en houe
Tes cartouches en semences
Tes chars en tracteurs
Ton désert de mines en champs de labour
Ton galon de Guerrier en une fleur de beauté
Transforme
ta haine en amour
Tes larmes de deuil en pluie d'espérance
Si tu as un coeur
Tu comprendras que la douleur est déjà à son
comble
Cela te veut seulement un peu d'effort
Un peu de volonté
Un
peu de bonne fois et met fin au mal qui perdure.
Si tu as un coeur
Tu comprendras que même dans même dans l'obscurité
absolue
Il y'a une toute petite graine de clarté |
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UN
POÈME POUR LE JOUR DES AMOUREUX
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Mes pensées ensorcelées par ta beauté
Ton image seule figée dans mon esprit
Me fait revivre la valeur de ton être
Jour et nuit, le repos me manque
Tout pensif, assis sur ma barque
Mon cœur orienté vers toi ma reine
Tout impatient pour
revoir ton visage de princesse
Je subis la douleur
Les tempêtes de mer
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Je ne les sens non plus
Malgré que ma chair se métamorphose
Mon visage se crispe
Mais mon esprit se chante le courage
Car d'ici peu nous nous sommes ensemble
Et ma victoire sur la douleur
Mon esprit supportant la douleur…
Quand je me rassure te revoir.
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Car d’ici peu : Saint Valentin
Ce jour que nous n'oublions jamais
Ce jour qui brise les frontières de nos préoccupations
Ce qui nous rappelle notre vie d'amoureux
Ma princesse
Rassure toi
Il en sera toujours
Un Saint Valentin pour toi. |
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LA
NUIT EST MA MAÎTRESSE
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Quand je te contemple,
ma sombre souveraine,
Quand je vois scintiller ta robe d’obsidienne,
Quand j’attends désespérément que tu reviennes,
Je t’aime.
Quand se pose ton souffle glacé sur mon corps,
Quand dans ta bonté tu me caresses encore,
Quand ta douce obscurité couvre le décor,
Je t’aime.
Quand coulent tes larmes, cataractes stellaires,
Quand tu poses sur moi ton regard, œil lunaire,
Quand nos douleurs s’enlacent, peines similaires,
Je t’aime.
|
Quand tu éclaires la nef de ma solitude,
Quand tu guides mes pas dans ce désert si rude,
Quand tu m’apaises, pleine de sollicitude,
Je t’aime.
Quand tu flamboies de créatures chimériques,
Quand tu me contes des histoires féeriques,
Quand je me réveille en tes mondes oniriques,
Je t’aime.
Quand ton corps se colore d’or et de merveille,
Quand je sais que revient ton soleil qui brille mes pas,
Quand je dois t’abandonner avant son réveil,
Je t’aime.
O ma Nuit, ma maîtresse.
O ma Nuit, ma princesse. |
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AHMAT
ALI BRAHIM |
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MA
LIBERTÉ DE T'AIMER
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J'ai
écrit ton nom...
Sur un morceau de papier,
Je me suis rendu compte que je l'ai égaré
Je
ne l'ai plus retrouvé...
J'ai
écrit ton nom dans ma main,
Quand je me suis lavée les mains...
Je me suis rendu compte que ça disparu...
Sur du sable, j'ai écrit ton nom
Mais...un
instant après...
Je
me suis aperçu que le souffle du vent l'a nettoyé
J'ai
écrit ton nom sur la neige,
Le
de dire bonjour à mon voisin
A suffi au soleil pour la faire fondre.
J'ai
écrit ton nom dans mon cœur
Après
l'orage,
Après
la canicule,
Après
la neige,
Après
les diverses intempéries,
Après
m'être lavées les mains, mon corps
Après
un long moment de silence,
Je
me suis aperçu et convaincu qu'il ne s'est pas
effacé!
Je
te le rassure, il ne s'effacera jamais.
Tu
es très chère pour mon humble personne.
C'est
pourquoi je t'écris ces vers...
Juste
pour te dire que je t'aime.
Si
tu m'aime ou pas,
peu
importe.
L'amour
est synonyme de Liberté...
Pour
les raison de cette liberté
J'ai
choisi de ne jamais cesser de t'aimer.
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SALTOKOD JEREMIE |
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REVENEZ
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Peau noire, sang rouge, je suis un noir
Peau noire, sang rouge j'ai aussi mon histoire
Douleur celle que m'a infligé l'esclavage
Couleur d'elle, je souffre depuis la nuit des âges
Pourquoi les hommes ne parlent-ils pas le même
langage?
N'y a t-il aucune oreille qui entende mon message
Sur terre j'ai tout connu,
L'amertume, la haine des autres qui consume
Le racisme
Le fascisme
Le nazisme
L'impérialisme
La misère est noire
Le tribalisme est noir
Le cannibalisme est noir
Et même l'Afrique est noire
Revenez, frères d'Amérique,
Revenez-vous de la Jamaïque, de la Martinique
Ressuscitez, ceux qui sont restés dans
l'Atlantique
Réveillez les oubliés du pacifique
Pour le grand retour en Afrique,
Afrique des tam-tams
Afrique des crache-flammes
Afrique des coquettes dames
Prêtez l'oreille à la terre
Là dessous, parlent nos pères
Entendez-vous les cris d'outres tombes?
Le timbre de leurs voix résonne comme une bombe
Revenez en grand nombre
Ici se trouve notre destin commun
Le temps nous est opportun
Revenez-vous tous qui avaient la peau la peau
noire
Oui nous référons notre histoire
Celle du grand peuple noir
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Enfant de Troupe: Youssouf Barkai Chaibo
Prytanée Militaire de Saint-Louis Sénégal
Bp;404 tel
002214887747ou9611936
E-mail:youssouf101@yahoo.fr |
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POURQUOI
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Pourquoi je vois le monde dans tes yeux,
pourquoi je ne t'oublie pas?
quant tu passes devant moi, je ne sais pas ce
que je fais
quant je suis avec toi, je vois les espoirs se réaliser
quant je parle avec toi, tout le monde est a moi
quant je te regarde, je ne sais pas ce que je
fais
je t'aime, mais je ne peux pas te le dire
ton amour est une couronne, et je suis son roi
ton amour est une fleur, et je suis son jardin
ton amour est une mer, et je suis ses vagues
ton amour est un arbre, et je suis ses oiseaux
mon esprit et ma vie sont à toi
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Par Brahim Ahmat Ali dit Brax
Je dédie ces mots a Rakhie
Ousman Adjidd |
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DEPIGMENTATION
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Mes yeux refusent de le voir
Et mes oreilles de l'entendre
Mon cœur refuse de le croire
Et mon cerveau de le comprendre
Pourquoi changer cette couleur?
La peau noire t'allait à merveille
Pourquoi cacher cette douceur?
Tu ne seras plus jamais pareille
Tu accuses les hommes
D'aimer les femmes claires
Et tu oublies cette somme
Qui faisait de toi une femme chère tu n'es plus
la même
Et je peine de te connaître
Tu as déçu les gens qui t'aiment
Qui maintenant renient ton être
Inutile de te croire blanche de peau
Tu n'as atteint cette rigueur
Inutile de te voir noire à défaut
Tu n'as plus cette valeur
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Enfant de Troupe :Youssouf Barkai Chaibo
Prytanée Militaire de Saint-Louis Sénégal |
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UNE
DOULEUR INATTENDUE
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Tu
m'as pris une bonne partie
Des années fertiles de ma vie
Quand on croyaient que nos destins
Etaient mêlés et très certains
Pour nous les meilleurs existaient
Dans nos petits cœurs ils germaient
Personne ne pouvait s'opposer, me disais-tu
Tu martelais sans aucune vertu
Tu étais prêt à tout , aux sacrifices
Mêmes aux moindres vices
Pour que je devienne la plus heureuse
Et dans ce monde l'hyper joyeuse
Tu me laissais souvent entendre
Que dans ton cœur rien ne pouvait éteindre
Cet amour que tu faisais que le mien
C'est pour la vie et plus qu'un lien
Que je ne devais pas en douter
Et que de toi je pouvais me vanter |
Tu
ne faisais plus route seul
Seuls la force divine et le cercueil
Te détourneront de ma face
En toi jamais sera déplacée ma place
Pourquoi avons nous si changé?
Pourquoi un jour tout a basculé?
Je ne m'opposai pas à l'expression
De ton cœur, à son désir et sa mission
J'ai pris la vie telle qu'elle est
J'ai compris comment le monde est
Tu as en moi toujours ta posture
Bien que tu es tombé sur ta pointure
Car je t'aimerai certainement
Ces souvenirs guideront doucement
Mes joies, mes tristesses et mes pas
Tout le temps que je passerai ici-bas
Savoir n'est pas nécessaire
Le péché qui m'a valu ce salaire |
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DEMBAYE
REOUNIMTA, Dakar - Sénégal |
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AVEC
TOI MON PERE
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Avec toi mon père
Je me sens feuilleter une encyclopédie.
Qui m'apprend tout sur la vie
Les arts, les sciences et l'amour infini.
En traversant tes cheveux blancs
Je découvre des expériences
Qui valent des millions
Des expériences acquises au fil des ans
Et au moment de calme et de réflexion,
Je regarde sous tes cheveux blancs
Pour écouter tes yeux contemplatifs
A ton esprit pensif.
Avec toi, mon père,
Quand une personne me blesse,
Tu me combles de tendresse
Et ton cœur doux me caresse.
Toute la tristesse, je l'oublie
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Toutes les anciennes pages, je les plie.
Et quand je suis fautif,
De tes récompenses tu me prives
Tu prétends être énervé
Et tu fais semblant de te fâcher
Mais je sais que derrière ta moustache
Un malin sourire se cache.
Aucune rancune ne retient
Parce que toujours
C'est pour mon bien
Avec toi, mon père
Qu'est ce que je peux craindre?
Et de quoi puis-je me plaindre?
Puisque tout les jours de ma vie,
Planent dans une ambiance
Ou mon cœur danse
Heureux, du printemps qui s'annonce |
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Brahim Ahmat - Brax
- E-mail:
braxbaam@hotmail.com
Tel: 0020102083654 |
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PETITE
POUSSIÈRE GRANDISSANTE
|
Je
marchais,
Toujours, et sans savoir pourquoi, mes pieds se
mirent à accélérer.
Le rythme, au début, petite cadence balancée,
doubla bientôt.
Ce fut alors courir. Je haletais, fort.
Je courais au milieu d'une bande d'enfants.
Nous galopions.
Chevaux effrayés, quelque chose d'horrible se
profilait à l'horizon.
Magie ou miracle?
Ou malchance tout bonnement, je parvins à la
maison.
Dans le quartier, la tourmente.
De maison, je n'ai rien gardé.
C'est comme si Ali n'avais jamais eu ni père ni
mère,
ni frères ni sœurs. Rien.
Puis on démarra avec l'histoire des fiches.
Les zones.
Ficher les gens, filer la trouille.
Nous planter la peur, dans le ventre.
La faire germer, l'entretenir.
L'arroser.
De sang.
L'amener à grandir.
Fleurir. Multiplier.
Le coup était bien monté.
Bruits de pas, de bottes, poussières et moteurs
énervés le soir.
Le matin ça se calmait.
On vous laissait refroidir les nerfs.
Et avec midi, quand le soleil plantait ses dards
dans nos cranes
Désormais croûtes et nids de poux,
Tout le monde se devait de dégonfler.
Et ça puait partout dans la ville.
Pas de morts.
On lâchait à tout bout de rue.
La trouille nous labourait le ventre.
Son gaz est mortel.
Inexorable.
C'est l'espoir qu'ils voulaient voir partir.
L'espace était trop petit.
Et l'espoir vous le savez est un lourdaud.
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Amibiaka / amibiaka@yahoo.fr
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|
Jaqueline
MOUDEÏNA, VOTRE NOM : UN SYMBOLE
|
J
pour la Juste cause que vous avez choisie de défendre
et que vous défendez. Pour elle vous avez reçu cette
mémorable récompense qui fait ma fierté. Merci.
A pour, l'Audace et l'Abnégation dont vous
avez fait et faites preuve pour supporter toutes les
pressions et mener ce combat pour que justice soit
rendue aux victimes. À toutes les victimes.
Q pour la Qualité de votre travail. Vous avez
choisi de faire parler les archives afin qu'elles
livrent leurs sombres secrets sur ce sinistre pan de
notre passé.
U pour avoir fait l'Union sacrée des sans voix
autour de votre nom. Pour eux, votre récurrente
demande est : Que Justice leur soit rendue ? Point.
E pour l'Étançon que, vous Maître et tous
les défenseurs des droits de l'homme, êtes pour ceux
qui, au Tchad, souffrent. Leur souffrance a pour
source cet État qui aurait dû leur apporter
protection et réconfort. Hélas ! l'État est devenu
prédateur.
L pour la Liberté qui est la votre dans la
gestion de ce sulfureux dossier. Nombreux sont ceux
dont votre persévérance rend insomniaques. Vous
mesurez bien le prix du risque qui est le votre. Vous
l'assumez. Bravo.
I pour votre Intransigeance sur ce dossier.
Votre engagement dans cette lutte est, vous le savez
très bien, inégal : ceux qui avaient pris part à
ces meurtres, hier, se sont fait une nouvelle virginité.
Ils sont, aujourd'hui, des autorités « respectables
».
N pour la Noblesse de votre combat : vous n'êtes
pas animée de vengeance : cela serait bas voire
sordide. Vous voulez simplement que Justice soit
rendue à toutes les victimes de cette nuit de terreur
que les Tchadiens ont connue et continuent, hélas, de
connaître.
E pour l'Égalité de tous devant les chartes
et droits internationaux que notre pays, le Tchad, a
signés. Il n'y pas pire hors la loi que ceux qui
violent impunément ces engagements. Vous nous dites :
plus d'impunité pour délinquants à col blanc. O. K.
M pour le Martin-Ennals de l'Amnystie
Internationale, distinction qui a récompensé votre
engagement pour la cause des sans voix. MOUDEÏNA
Jacqueline vous avez pris sur vous de courir tous les
risques pour que justice soit rendue à ces veuves et
orphelins générés par cette chape de plomb qui a
revêtu et revêt le Tchad.
O pour l'Objectivité et l'Obstination dans
votre engagement pour que le Tchad soit un pays de
droit. Ce lundi 11 juin 2001 à N'Djaména, vous avez
failli payer et très cher votre engagement. De peur
j'en ai tremblé un 11 juin 2001.
U pour l'Underground que vous êtes aux jours
d'aujourd'hui devenue: vous prouvez à suffisance que
le courage n'est pas que masculin.
D pour votre Détermination à défendre le
respect du droit au Tchad : après avoir été sérieusement
blessée à la jambe et aux pieds et que des éclats
de grenade ont dû être extraits de plusieurs parties
de votre corps. Vous forcez le respect.
E pour l'Entéléchie vers laquelle vous
voudriez que le Droit de l'Homme au Tchad aspire.
Consciente que la perfection est mythe, votre gloire
c'est d'ouvrer à ce que l'on y tende. Que votre
exemple soit suivi par les jeunes filles de notre pays
et qu'elles prennent une part active à cette conquête
de leur droit à vivre. Dignement.
Ï pour l'Intégrité dont vous avez fait
preuve. Cela vous a valu, Maître, d'être prise pour
cible et qu'une grenade défensive soit lancée avec
précision entre vos jambes ce 11 juin 2001. Ce que
l'on ne peut corrompre ; on l'explose pour la poudre
s'il le faut. L'essentiel c'est de faire taire.
N pour vous dire : « NE VARIETUR, Maître
Jacqueline MOUDÉINA ».
A pour l'Astasie que, comme vous, les défenseurs
des droits de l'Homme ont désormais introduite dans
le mécanisme de répression des gouvernants.
Ils auront un jour à répondre de leurs actes devant
une Cour Internationale.
Et avec mes hommages, Maître, NE VARIETUR dans votre
action.
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Yalnass / yalnass@voila.fr
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SANG
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Pétri
dans le sang
Je
suis né dans le sang
Mon
enfance était pleine de sang
Mon
peuple a connu la misère et le sang
Je
n’ai guère écouté de musique douce
Que
le sifflotement sanglant des balles
Je
n’ai guère eu des nuits douces
Que
des éternelles fuites en cavale
J’en
ai marre du sang
J’en
ai marre des balles
J’en
ai marre des fuites en cavale
Je
rêve d’une jeunesse nouvelle
Je
rêve d’une
vieillesse tranquille
Je
rêve d’un monde sans sang.
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Poèmes,
tirés du recueil inédit Dans
les eaux du Chari,
de Maguergue
Eynem,
Maison Don Bosco. Institut
de Philosophie & Sciences humaines.
Lomé Togo.
Publiés
sur ialtchad avec l'autorisation de son l'auteur.
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Maguergue Eynem, Lomé
Togo
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JEUNE
AFRICAINE
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Jeune
africaine, naturelle, belle, tu l’es,
Aux
cheveux noirs pareils à la crinière du cheval
Au
visage immaculé.
Jeune
africaine, j’ai horreur de te voir
Dans cette beauté masquée qui t’enlaidit,
A tes cheveux sont ajoutés des cheveux
artificiels,
Qui les transforment en queue d’âne,
Par une poudre rougeâtre
ton visage,
A la clarté de la lune est fardé,
Comme celle du tigre ta peau d’ébène est
tachetée.
Jeune africaine cesse d’être une créature
amusante
A la beauté afro-artificielle,
Aux vêtements moulants transgressant ton
corps.
Jeune africaine ton corps est sacré, tu es
sacrée,
Enlève ce voile que tu portes chaque jour,
Qui cache ta beauté naturelle,
Et je serai fier d’avoir une sœur africaine,
A la beauté africaine, beauté de ta nature.
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Maguergue Eynem, Lomé
Togo
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BARDAI
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Le
malheur frappe cette contrée innocente
Qui
est atteinte par la foudre
Les
hommes, les femmes, les enfants, les animaux
La
nature sont en débandade.
On
y entend le sifflotement des balles
Les
fracas des roues, la fuite des hommes
Et
le roulement des Toyota, des chars de guerre.
Les
kalachnikovs chargent
Les
mines détonnent
Les
bazookas lancent des éclairs.
Partout
il y a des morts
Les
cadavres s’entassent
On
ne peut les compter
On
trébuche sur les corps !
Pillage,
saccage, carnage
Interpellent
à la sagesse.
Bardaï :
région dans le massif montagneux du Nord du Tchad.
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Poèmes,
tirés du recueil inédit Dans
les eaux du Chari,
de Maguergue
Eynem,
Maison Don Bosco. Institut
de Philosophie & Sciences humaines.
Lomé Togo.
Publiés
sur ialtchad avec l'autorisation de son l'auteur.
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Maguergue Eynem, Lomé
Togo
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TCHAD:
J'AI TANT RÊVÉ
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J’ai
tant rêvé de parcourir le Tchad du Sud au Nord
Pour
découvrir sa beauté et ses merveilles
Hélas !
Je n’ai jamais réalisé ce rêve mais j’espère …
Le
peu de tour fait à travers les prairies du sud
La
contemplation de l’immense désert du Nord
(
Sur les cartes postales et les films
L’immense
bleu du Lac-Tchad m’a tant séduit
La
verdure impressionnante des oasis en plein désert
Et
l’immense savane m’ont tant passionné
et nourri
(
Mon imagination d’apprenti poète rêveur
Quelle
beauté tu es Tchad, mon immense pays !
Quand
dans ma solitude je revois ces visages
Que
j’ai aimés et connus je me dis quelle richesse
humaine !
Derrière
ces visages il n’y avait ni Ngambaye, ni Moudangue,
(
Ni Gourane, ni Zakhawa, ni Nantchère, ni Sara ni
Kirdi
Derrière
ces visages il y avait un visage humain, un visage d’homme.
Quand
je relis l’histoire de mon immense Tchad, j’ai
honte
(
Honte de l’histoire sanglante et meurtrière
Mais
fier et ravi car elle permet de bâtir
(
Bâtir un avenir idyllique, un Tchad meilleur
Je
me souviens des méditations poétiques derrière le
pont du Chari
A
la tombée du soleil où l’arme aux yeux j’écrivais
ces médiocres vers
Regarde
frère combien notre Tchad est beau
Le
ciel bleu colore le Chari et l’immense lac
Le
sable peuple leur rivage
Le
gigantesque caïcédra au fraîche ombrage
Le
sorgho incline sa tête pour te soutenir
Le
soleil à l’horizon s’incline et demain un nouvel
horizon
Regarde
frère combien le Tchad est beau et immense
Regarde
frère combien est énorme le travail à faire
Retroussons
les manches à dieu le clivage et l’œuvre
Pour
un Tchad meilleur et beau .
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Maguergue Eynem, Lomé
Togo
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Suite
de
la page poésie
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