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  Sahibi  humour

Le plein humour avec Sahibi et Waldar, c'est ialtchadement drôle.
Ils nous content des blagues et histoires inédites de chez nous
.

Pour rire et s'évader, venez chaque jour me visiter. Mon nom est Sahibi, mon père s'appelle Filan, mon meilleur ami est Waldar, ma fidèle dulcinée est Akhoutna. Nous sommes ici pour vous divertir avec nos aventures, blagues, anecdotes, contes, devinettes, etc. Des histoires drôles 100% ialtchadiennes envoyées par les ialtchad et qui sont régulièrement mises à jours pour vous faire plaisir. Sahibkou  


Blague: Sahibi confond circoncision et amputation du pénis!

Sahibi a un ami très cher qui s'appelait Perlaih. Celui-ci vivait dans une province du Sud du Tchad où le Commandant Filann, illettré galonné, exerçait son autorité avec frasques, étourderies et bévues.

Un jour, le commandant Filann et ses éléments surprirent Perlaih entrain de pisser à l'air libre, manipulant sa queuquette avec dextérité. Un coup d'oeil furtif suffit au Commandant Filann de découvrir que Perlaih portait encore son prépuce intégré. Il était un "zoumboulou" comme disait l'arabe dialectal ou un "Kafidé" comme l'on disait en Gorane.

Aussitôt après la découverte de cette anatomie vierge de Perlaih, le commandant fit pleuvoir ses ordres:
 - Amenez ce Zoumboulou chez le wadjami (guérisseur traditionnel) pour le circoncire! 

Martela-t-il envers ses éléments. Manu militari, Perlaih s'était vu forcé de se circoncire. On lui coupa alors le prépuce à la façon des "musulmans" ou des juifs.
Sahibi, lui-même non circoncis, prit le large et se réfugia dans une ville camerounaise, de l'autre coté de la rive. Là, Waldar, un réfugié de longues dates, demanda les nouvelles du pays au nouveau venu:

    - Sahibi, Darr-da afi fi wa-la afi mafi wa??( Sahibi, est-ce qu'il y a la paix au pays?)

    - Afi?? afi wenn wa? Perlaih-koulou, houmann gayi gato-djoub-hanaou! Da afi fi wa?? (Paix? Où se trouve la paix? Même à perlaih, eux-là, ils lui ont amputé le pénis! Dans ce cas, est-que y a paix?)

Leçon: pisser à l'air libre et salir les édifices publics ne sont pas dignes d'un bon citoyen. Cependant imposer la circoncision à ceux qui ne sont pas de cette coutume est une cécité digne d'un commandant illettré ou ignorant tout court. Malheureusement, sous nos provinces et même dans la capitale, nous vivons les écarts de conduite de ces bidasses mal inspirées!!

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi1977@yahoo.fr


Blague:  Le vieux combattant alcoolique et la mort!
Sahibi est un combattant du FROLINAT, faisant parti depuis quelques années de l'ANT. Muté à faya, son oasis natale pour necessité de service, il prend le vol hasardeux de l'avion TRANSAL de l'armée nationale. Par dessus tout, Sahibi, le vieux combattant a un faible irrépréssible pour l'alcool. Assis à même la soute, sur une malle qui constitue ses couchages, Sahibi promène son regard vers l'arrière de la soute et il découvre que le cercueil volant de l'ANT transporte pluseurs casiers de Bitt-Moundou (bière)! Alléché, Sahibi se lève et se dirige vers la cargaison pour rafraichir sa gorge.

     -  Halte! c'est une commande privée! vous ne pouvez vous en servir! lui dit, un membre du pilotage, l'arme au poing.

   Deçu, Sahibi reprime sa soif et repart s'asseoir sur ce qui lui tient de siège.

     Arrivé au dessus de Faya-Largeau, la splendide oasis blottie dans une grande fosse à type d'accident géologique, l'avion de l'ANT se montre rétif et refuse de déployer ses pneus d'atterrissage. les mécaniciens se relaient vers le moteur et sous la soute mais en vain. les voyageurs, terrorrisés, se mettent à psalmodier des prières pour leur survie! Certains crient la profession de foi: 'layyyyyilahailallllllaahhh!" et d'autres se tracent sur la poitrine la croix et crie "ohhhhhhhhhhh Jésus! viens à notre sécours!"

  C'est au même moment que Sahibi, profitant du tohu-bohu et de la peur-panique au bord de l'avion, se fraye un chemin vers les casiers de biere. Personne ne l'arrête! Il se vide une première bouteille dans la gorge, s'en suit une seconde!

   C'est en cassant sa troisième bouteille de Bitt-Moundou qu'un homme s'approche de Sahibi et se confie à lui:

       -  l'avion ne pourra plus atterrir et c'est sûr que la mort nous est assurée! Tiens cette somme de 500 milles francs! tu donnes à ma famille et dit  adieu! à mes enfants!

   Sahibi empoche l'argent et se mit à frédonner des chansons, comme tous les ivrognes à un certain seuil de leur alcoolemie. Un autre passager, très sûr que que ce chanteur en situation péril ne mourra pas, vient lui confier 200 milles francs.

      Un quart d'heure plus tard, l'avion transal arrive à déployer ses pneus et l'atterrissant se fait sans encombres.

 (à suivre!)

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi1977@yahoo.fr


Blague: Adieu 2007!
Tout d'abord je souhaite une année 2008 remplie de bonheur, de santé, de prospérité, du succès, de paix et d'Amour a' tous les internautes tchadiens.

Je suis content que l'année 2007 soit partie. Je ne suis pas un superstitieux mais l'année 2007 était une des pires de ma vie. A un moment donné tout le monde préfère se marier pour avoir des enfants et laisser des traces dans cette vie sur terre. Ainsi en 2007, en vieillissant de 30 pluies, j'ai décidé de me marier a' deux reprises, en vain. Tous les grands projets de mariage qui ont pris corps ont fini en queue de poisson.

Pas de farce. Y'a rien qui ne m'est pas arrivé. "I went trough a lot" comme mon camarade canadien Andrew Caci aime le dire. En 2007, j'ai perdu 2 voitures. Un peu de détail: Quand j'ai acheté la voiture de marque "Dodge Shadow" les agents de la SAAQ étaient en grève. Donc c'est impossible de pouvoir immatriculer la voiture.  Un jour ma voiture a disparu dans la nature. Hors que les policiers l'ont remorquée parce que la plaque temporaire de dix jours a été expirée.

Je suis allé le même jour pour faire une déclaration de vol. Entre temps, le concessionnaire chez qui j'ai acheté la voiture m'avait donné accidentellement de mauvais papiers (des papiers d'une autre voiture). Ainsi la policière m'a demandé de lui remettre les papiers pour vérifier dans sa base de données. Comme ce sont des papiers d'une autre voiture la dame ne voyait pas ma bagnole dans la liste des voitures remorquées. Sans tarder elle m'a dit: "Peut-être que votre voiture est volée. Donc allez chez vous et on va vous joindre une fois retrouvée." Elle ajoute: "Au Québec toute matérielle qui coûte moins de 5000 dollars n'est pas urgente. Alors ça pourrait prendre bcp de temps...." Ma vieille bagnole de 1994 ne coûtait même pas la moitié de la fameuse "Quota" de 5000 pièces.

Désespéré je suis retourné bredouille. Un mois plus tard, j'ai appelé la police pour avoir des informations sur la suite des choses. Un policier de mauvaises humeurs m'a répondu d'un ton sec et autoritaire en ces termes: "Ecoutez n'appelez pas ici, si on trouve ton char c'est a' nous de vous joindre..." et il a raccroché. J'ai mal gobé ce genre d'humiliation. "Le tchadien est fâché". J'ai décidé de ne plus jamais chercher cette maudite voiture (même en échange d'un gros doctorat comme celui du docteur Kossadingar). Rire, je blague.

Trois mois plus tard, j'ai reçu un message dans ma boite vocale qui dit: "Ecoutez Mahadjir, votre voiture n'as pas été volée mais elle est plutôt remorquée. allez vite la chercher pour éviter de frais exorbitants..." Rappelons que chaque jour passé a' la fourrière de remorquage c'est 15 dollars de charge. Je me suis présenté dare dare a' la police pour demander qu'est ce qui ne va pas. Le Monsieur en poste m'a fait savoir que c'est de ma faute parce que j'ai donné a' la police de mauvais papiers. Donc c'est a' moi de payer 1250 dollars pour récupérer ma voiture. Son lendemain mon ami Wahili et moi même sommes allés chez le concessionnaire pour lui expliquer la situation complexe. Ce dernier, un québécois pur jus a rétorqué en disant: "Vous les africains vous ne comprenez rien. La voiture a été remorquée c'est parce que vous n'avez pas immatriculé et non parce que je vous ai donné de mauvais papiers..." Ainsi il est parti dans son bureau pour nous donner les bons papiers. Nous lui avons dit: "Merci Monsieur, c'est trop tard..."

Ainsi j'ai appelé la police pour leur dire que c'était la faute du concessionnaire donc je ne paie rien pour cette amende. Les policiers m'ont dit que cette situation impose une enquête car ils pensent que cette affaire est floue. Ainsi ils ont transféré la voiture dans une fourrière de crime ou' la journée coûte encore plus chère, 18 dollars. Deux mois plus tard, "boom" j'ai eu une lettre de la cours municipale de Montréal comme quoi je dois payer une amende de 850 dollars. La raison: l'agent constate que je suis en possession de deux permis de conduire (un de l'Ontario et un du Québec), ce qui est d'ailleurs faux. J'ai contesté et il m'a fallu attendre 6 mois pour pouvoir gagné la cause.

Apres presque 10 mois d’enquête, la police m’a appelé pour me dire que le concessionnaire s’est trompé pour me donner de mauvais papiers, il faut que j’aille vite chercher ma voiture. Tabarnak, qu’est-ce qu’il y’a ? Je croyais que je ne payais rien, je suis allé retirer la voiture, les employés de la 2ieme fourrière me demandent plus de 5000 dollars pour retirer la voiture. Pourquoi ? Droit de garderie. Pour ne pas perdre du temps précieux en tant qu’étudiant, j’ai signé un papier de désistement pour leur céder définitivement la voiture. « Adieu la belle Dodge Shadow ».

L’autre voiture c’est une Toyota Camry. Un soir vers 23h30 moi et mon intime ami dit « AMIGO » sommes revenus a’ la maison. Mais a’ notre grande surprise le vitre du coté chauffeur ne se fermait pas. C’est une panne technique. Donc on a garé la cabine ouverte dans l’intention de réparer demain matin. Le lendemain on constatait qu’un cambrioleur est parti avec la voiture. Encore nous sommes allés faire une autre déclaration de vol. Quelques semaines plus tard ils ont arrêté le voleur mais envoyé la voiture a’ la fourrière. J’étais en période d’examen. Quand je me suis présenté dix jours plus tard pour chercher ma voiture, encore on me demande de payer trop cher pour retirer. Il m’a fallu encore désister cette 2ieme voiture. Car la clé contact est brisée et ça demande trop de chose pour la réparer. « Adieu aussi la bonne Camry ».

J’ai eu plusieurs autres petites tracasseries en 2007 mais je veux finir en vous apprenant que j’ai même raté deux cours (Java et Linux). Je n’ai jamais auparavant raté des matières a’ l’école mais en 2007, comme j’ai vécu trop des casse-tête c’est arriver. Durant l’Eté prochain il va falloir que je reprenne ces deux cours. Tabarnak de calice d’Ostie de ciboire. « Voila’ présentée ma petite personne de l’année 2007 » Pour paraphraser l’honorable ministre Allam-mi. Rire, je plaisante. J’avoue que j’adore la plaisanterie. Ne prenez pas mal si quelque chose vous semble incorrecte ou impolie. Faire de la plaisanterie c’est la façon dont j’ai passée la moitié de ma vie.

Votre ami et frère
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.


Humour :Sahibi, la faim et l'outrage à la belle-mère
Sahibi est un berger des régions arides du Nord du Tchad où la corvée d'eau de boisson est un grand supplice. Il faut parfois aller à la quête de cette eau pendant deux à trois jours. Ce qui met à rude épreuve les nerfs de ceux qui s'y adonnent. Sahibi, notre compatriote, en fait parti de ceux-là.

Une nuit de claire lune, Sahibi revient tout exténué des puits. Il a la faim au ventre et la patience râpée jusqu'à la dernière couche. Akhoutna, sa femme, qui garde la maison, avec le henné aux plantes de pieds, essaie de causailler avec le mari, sans avoir pris la précaution de servir à manger à l'homme:

       -  Cheri, te rends-tu compte de la blancheur de la lune de cette nuit ?

       -   Tais-toi, si tu n'as rien à dire! La lune n'est pas plus blanche que les mirettes de ta mère! Replique Sahibi, rudoyé par la faim.

La bonne épouse a tout compris. Elle prend la direction de la cuisine et se met à entrechoquer les ustensiles, par dessus une marmite aux vapeurs appétissantes. Une demie heure plus tard, Akhoutna dépose un repas tout fumant.

Sahibi se jette à manches retroussées sur le repas. Crissement de machoires et sucions des doigts. Une fois bien rassasié, l'homme se carre sur un oreiller, en décubitus dorsal. Il découvre alors un ciel majestueux parsemé d'une myriade d'étoiles au milieu desquelles s'enorgueillit une lune pâle.

     -   C'est vrai hein! la lune est vraiment blanche! se démentit l'homme.

Leçon: chères dames, quand vos conjoints arrivent du boulot ou du champ, servez-les d'abord, au lieu de les tracasser par des choses vénielles!

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Humour : Gendre et beau-père, sous l'emprise de la  gourmandise!
Sahibi est le jeune gendre de Waldar, un vieux éleveur du nord du Tchad. Les deux hommes, liés par le lien sacré conjugal, se vouent un respect mutuel, teinté d'un fort relent de pudeur et de timidité. Le jeune Sahibi fait preuve d'altruisme et de bonté à l'égard de son beau-père, père de sa belle épouse Akhoutna, une saharienne à la cambrure de palmier secoué par le vent.La cohabitation entre les deux hommes semble être parfaite et aucun d'entre eux n'a vu le défaut de l'autre.

Un soir, à la nuit tombé, la palpitante fille de Waldar, épouse enviable de Sahibi, dépose un petit van à demie remplie des dattes fraîches dont le miellat se colle sur les doigts. Ce sont des dattes rares, en cette période de début de la maturation des dattes dans les oasis. Ce sont effectivement les premières dattes d'une saison naissante de cueillette.
     
Les deux hommes s'apprêtent à plonger les mains au fond du van pour se délecter des fruits du sahel. Au même moment, quelques gouttes d'eau de pluie tombent d'un ciel bas et chargé de nuages frivoles. Quelques éclairs lézardent de temps en temps le firmament. Les mâchoires de deux hommes broient la pulpe des dattes, dans un mouvement commun d'équité.

Equité? Non! quelqu'un triche, en complicité avec les pénombres du crépuscule déjà né. C'est Sahibi, l'insoupçonnable gendre qui prend deux dattes à la fois pour se fourrer dans sa gueule gourmande au lieu d'une seule, comme le veut la coutume. Il s'en veut pour son « larcin » devant un beau-père qui ne se rend compte de rien. Cependant, il ne cesse pas son manège infiniment gourmand.
 
Tout à coup, un lumineux éclair déchire le ciel, épandant sa forte lumière éphémère sur les deux hommes accroupis autour du van aux dattes. Stupeur! Au même moment Sahibi découvre que Waldar le beau-père prend trois dattes à la fois!
   
Leçon: A gourmand, gourmand et demi! N'est-ce pas?

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour : Les deux envieux amis
Waldar et Sahibi  sont deux amis d'enfance qui ne se séparent que rarement. Cependant, malgré leur amitié de longue date, les deux compères sont jaloux l’un de l’autre. Et chacun ne souhaite pas que l'autre aie une bonne chose.

Un jour, le sultan les convoque dans son palais royal pour tester le niveau de leurs envies. Il demande à chacun de solliciter ce qu'il désire et offrira à l'autre le double. Sahibi et Waldar jaloux de « carrière » réfléchissent longtemps, chacun voulant éviter de choisir quelque chose de merveilleux afin que le second n’ait pas le double.

Plusieurs heures après, Ils n’arrivent toujours pas à se décider. Le sultan décida, alors qu’il est temps de faire leurs choix. Sinon il ordonnera leur exécution sur le champs. Waldar, apeuré par la décision royale fut son bon choix. Il demanda qu'on lui crève l'oeil droit. Et paf !, c’est fait. Au second: Et pif ! on ôta à Sahibi ses deux yeux.

Voila le choix de ces deux amis très envieux qui n'ont rien trouvé de bon que de donner leurs yeux afin que l'un ne soit pas plus aisé que l'autre.

Leçon: il faut savoir choisir son ami pour ne pas tomber dans la situation de Sahibi et Waldar.

Mahamat Abdoulahi Absakine


Humour : L'immoraliste Sahibi
Sahibi est un vieux dont les attitudes sont immoralistes de telle sorte que les enfants de sa contrée ne lui obéissent pas et mêmes ses propres fils.

Un jour sa femme leur a préparé un régal, une sauce très délicieuse, agréable contenant un seul gros morceau de viande. Sahibi et son enfant « kirkir » se mettent à table pour se rassasier, après quelques bouchées, le papa 'immoraliste' s'est emparé du morceau en criant fort « jocker », se rappelant de jeu de cartes (arbatachar), son fils kirkir très vexé par "les comportements irresponsables" de son papa, prend la tasse contenant la sauce appétissante et la verse par terre,en hurlant ironiquement « carté indacca » le jeu est annulé.

Leçon : l'attitude d'un père de famille doit être toujours responsable devant tout petit et surtout quand ses enfants sont présents à son côté, il faut qu'il contrôle ses actes et paroles sinon ses fils seront plus pires que lui dit- on « tel père  tel fils »

Mahamat abdoulahi absakine/ Tripoli
Courriel:abousakine@yahoo.com


Humour : Guéguerre sournoise et mortelle entre Sahibi et Waldar
Sahibi et Waldar sont deux voisins de longues dates. Chacun a une femme et quelques gosses.  Depuis quelques temps, le climat entre les deux hommes devient délétère. En effet, Sahibi digère mal le comportement ni catholique ni mahométan de son voisin Waldar. Qu'est-ce qui opposent les deux hommes aux maisons mitoyennes?  Personne ne pourra le savoir et eux-mêmes ne pourront nous le dire... Bizarre et bien drôle!

Un jour Waldar tombe subitement et gravement malade. Ses jours sont inéluctablement comptés et sa fin s'approche inexorablement. Juste avant de rendre l'âme, il demande à parler en secret à son voisin Sahibi. Celui-ci vient en courant et prête une oreille religieusement attentive à son voisin agonisant.

- Voisin, Sa-a-mini (pardonne-moi!) car il m'est arrivé très souvent de coucher avec ta femme. C'est un grand péché et je veux que tu me le pardonne avant que je ne sois devant Dieu! Se confesse Waldar!

- Ok, je te pardonne à condition que tu me pardonnes pour t'avoir donné le poison qui aura raison de ta vie dans les minutes qui suivent. Oui, c'est moi qui t'ai donné ce qui te tue maintenant!

Leçon:??????????????????????

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour : Sahibi, le « fils de caprins » ou la lourdeur d'un sobriquet!
Sahibi est un berger nomade de l'Ennedi. L'élevage des chèvres et des moutons lui réussit fort bien. Il devient en quelques années un grand propriétaire de ces ruminants. Contre toute attente, les autres bergers de cette contrée délient leurs langues jalouses et trouvent à l'humble éleveur des caprins un sobriquet: « Sahibi, le fils de caprins », juste pour le décourager dans son entreprise d'élevage.

Un soir de nombreux éleveurs de ce milieu, en route pour régler un différend, posent pied à terre, près du campement du « fils de caprins ». Comme veut la tradition en milieu nomade, Sahibi décide d'honorer les hôtes en leur égorgeant un ou deux ruminants. Mais il est aussi déjà au courant du sobriquet qu'on lui a collé depuis quelques années. Il amène alors deux gras moutons qu'il offre aux voyageurs, sans prendre la décision de les égorger comme le recommande la coutume en milieu nomade.

- Il faut nous égorger les moutons au lieu de nous amener vivants! S’exclament les voyageurs, très contents d'avoir une si abondante ration carnée.
- Egorgez-les, vous-mêmes! N'est-ce pas que vous m'avez surnommé "fils de caprins"! Alors un fils peut-il tuer ses parents? Réplique Sahibi, revanchard mais généreux!

   
Leçon: "quand tu fais quelque chose de positif, tu as contre toi ceux qui font la même chose, ceux qui font le contraire de la chose et la majorité qui ne fait rien." (Pierrette Adams)


Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour :Argent du charbon ou du chameau, quelle différence!
Sahibi vivait dans son Ennedi natale et il était issue d'une famille plus ou moins pauvre. Se sentant comme tel, il décida de sortir du chaos de la pauvreté par la sueur de son front mais aussi par le génie de son esprit. Ainsi il parcourait les oueds de l'Ennedi pour dénicher des arbres asséchés qu'il les transformait en charbon et en bois de chauffe. Il élevait également des poules. Lorsqu'il rencontrait une caravane en partance pour les grandes oasis du B.E.T (Faya, Fada, Ounianga, Gouro...), il s'adjoignait à elle pour aller vendre son charbon, ses bois de chauffe et quelques volatiles. Dans ce milieu désertique où les hommes boudaient certains métiers et abhorraient par dessus tout la vente du charbon et des volailles, Sahibi était traité de tous les noms dès qu'il tournait le dos. Il se savait calomnié et vilipendé à son absence pour son métier qui n'était en fait pas ingrat du tout. Les mois et les années passèrent et Sahibi devint le plus riche de sa contrée. Ceux qui se moquaient de lui venaient nuitamment pour lui emprunter de quoi pour faire survivre leurs familles. Eux qui ne savaient que s'enorgueillir de la vente de chameaux (dromadaires)! Eux qui se moquaient de la vente du charbon.

Un jour, au moment d'une grande retrouvaille, Sahibi délia une grande malle d'où jaillir plusieurs liasses d'argent dont le montant était si énorme qu'il percuta la conscience collective.
Devant le monde ébahi et envieux, Sahibi invita un homme du grand groupe et demanda:
- Regarde bien cet argent et prends tout temps pour me séparer par l'odeur l'argent du charbon, des bois de chauffe et des volailles!
   
Leçon: L'argent n'a pas d'odeur mais la pauvreté en a une. Regardez bien autour de vous, chers compatriotes, ceux qui disposent de l'argent sont détenteur d'un grand pouvoir. Ceux qui n'en ont pas sont l'ombre d'eux-mêmes et ne récoltent que mépris et déchéances. "l'homme est mauvais: celui qui a l'argent prend ta femme, prends ta fille..." (selon Longuélongué, musicien camerounais). Par ailleurs sachez également que l'on peut devenir riche aisément et licitement. Il suffit d'être persévérant et clairvoyant comme Sahibi, le vendeur des poules et de charbon
.

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: La femme et la braise, deux grandeurs sans commune mesure!
Sahibi, un quinquagénaire, décida de convoler à une seconde noce. Il dota sa nouvelle conquête, à peine nubile, Akhoutna, une adolescente de 12 ans. Il la prit avec lui pour fonder son second foyer. Contre toute attente, Sahibi découvrit que sa femme était trop jeune pour supporter une nuit de noce. La ramener chez ses parents fut une autre paire de manches. Ca ne s'était jamais fait auparavant. Une alternative fut vite trouvée: Sahibi procédera à une couvaison de sa dulcinée, le temps de la maturer.

Chaque nuit, Sahibi partageait le lit avec sa femme-enfant mais sans jamais la toucher. Ainsi le manège dura quelques deux années. Un après-midi, Sahibi friand du thé comme tous les jours, manda sa femme-môme pour lui apporter la théière et la braisière emplie des braises. Curieusement, la toute jeune femme-fille apporta une braisière et une minuscule braise qui ressemblait plutôt à une étincelle.
- C'est quoi cette petite braise? Tu n’as pas allumé le feu assez convenablement? tonna Sahibi, d'un ton agacé et autoritaire.
- Monsieur, il suffit de venter et le feu reprendra. Une braise et une femme ne sont jamais petites! Repliqua Akhoutna, avant de retourner les talons, déhanchant vers la cuisine.

Le message fut trop clair pour que la même nuit, le vieux Sahibi mobilisa ses os pour l'ascension vers le mont venus de la jeunette de 14 ans.


Leçon: il est impératif de nos jours d'arrêter les mariages dont le décalage d'âge est trop grand. En effet, il est peut sage de prendre une môme qui a l'âge de votre propre progéniture pour assouvir une libido sous un craquement d'articulations affaiblies par le rhumatisme et la sénescence. C'est aussi une raison d'arrêter les traumatismes d'accouchements trop difficiles, souvent mortels, des filles mères.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


  Humour : Le prix de la passe: Faux-billets contre Sida!
     Sahibi aborda une prostituée avec laquelle  il se fixa un prix. Le prix de la passe. Quoi de plus ordinaire dans ce monde où la dépravation des moeurs ravit la vedette à la pudeur! Le client Sahibi entraîna alors sa proie dans une de ces chambres à l'obscurité garantie dans lesquelles d'autres clients et tapins font déjà commerce de leurs corps et de leur âmes, dans un cliquetis des lits instables et bruyants; et sur des matelas éventrés aux odeurs nauséeuses.
Après une juste et ajustée séance de couinement et d'ébranlement, Sahibi se rhabilla et tendit des billets de banque pour régler sa "consommation". La prostituée, non ingrate et confiante, enfouit son argent reçu dans la dénivellation entre les deux "collines" de sa poitrine. Reconnaissante elle accompagna son client jusqu'à sa bagnole.
Juste avant d'appuyer sur l'accélérateur de sa voiture, le client Sahibi, sortant sa tête par l'entrebâillement de sa portière, cria à l'endroit de la prostituée:
    -   Hey, Azaba (prostituée)! L'argent que je t'ai donné pour la passe n'est que des faux-billets qui ne serviront à rien! HaHa Ha!!!!
   -  Merci de ta gentillesse! Je t'informe que je suis séropositive depuis deux ans. N'oublie pas que tu as "mangé la banane sans la peau" (relation sexuelle sans condom)! Faux-billet contre Sida, qui est le perdant ou la perdante?? Lui répliqua la prostituée, revancharde à l'égard de ce client escroc.

Leçon: la prostitution est condamnable mais elle n'a jamais pu être éradiquée de nos cieux. Ceux qui s'y adonnent doivent faire preuve d'équité et de justice dans le règlement de leurs factures après les passes. Et il faut toujours "manger la banane avec la peau!" pour éviter la pandémie du siècle.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: A la recherche de l'hymen perdu!  
    Akhoutna, la dulcinée de Sahibi, attend la réalisation de sa première nuit de noce. Son coeur bat la chamade, l'anxiété la ronge. Elle est anxieuse... vraiment anxieuse!
    Joliment parée, kohol aux yeux, hénné aux plantes des pieds, dilkéé sur le corps, la jeune mariée est introduite dans la case nuptiale pour attendre l'arrivée du fiancé Sahibi qui la consommera, sans sel et sans sucre, tant elle est bien faite et bien préparée et parée aussi.
    Au beau milieu de la nuit, la mariée, dans l'attente de son conjoint, se trouve être seule avec sa grand-mère maternelle. Elle décide de s'ouvrir à celle-ci, en se confessant sur l'objet de son anxiété.
    
-   Kahkah! (grand-mère!), je...je.... n'en ai pas, la "chose"!
     -  Quelle chose? Hein? quelle chose?

     -   La "chose" de jeunes filles. Cette "chose" que l'on va vérifier toute de suite!!
     - Ah! Ma petite-fille, si tu n'en as pas, moi, aussi je l'ai perdue avant la naissance de ta mère. Certes le temps est court et je ne saurai où la trouver pour toi. Il n'y a même  pas les moyens d'emprunter chez quelqu'un. Tu vois???
finit par dire la mémé, en désarroi face à la pluie de culpabilité et du déshonneur qui s'abattra sur eux.

Leçon: l'hymen ou l'hyménée, cette petite voile charnue, crée bien des soucis aux sociétés tchadiennes. Tout un commérage et une philosophie de rente se sont construits autour  de ce minuscule et fragile élément de l'anatomie féminine. L’avoir ou ne pas l'avoir constitue une fierté ou un déshonneur pour les sociétés primitives du Tchad. Avec l'hymenoplastie (reconstruction chirurgicale de l'hymen) en vogue, beaucoup des filles se laveront la face!!!!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: Un doigt dans un vieux trou!!
Sahibi lorgne depuis quelques temps une jeune femme mariée. il finit par l'aborder et par la convaincre. Rendez-vous pris chez la pulpeuse femme aux moeurs faciles.
     Une nuit Sahibi arrive chez la femme. A peine une séance de jambes en l'air commencé, le mari de la femme fait un "toc toc" derrière la porte de la chambre. Peur-panique dans les coeurs des fornicateurs. les apeurés finissent par trouver une solution: la fenêtre, bien que haut située.
     Sahibi, sans seroual, s'accroche au mur, en quête d'issue par la fenêtre. L'amante l'aide tant bien que mal: ses mains en soutien sur les pieds, cuisses et fesses de Sahibi qui se débat comme un beau diable. Dans cette lutte effrénée de Sahibi vers la liberté, la femme, par inadvertance, introduit son doigt dans l'anus du fuyard.
-  Saami-ni! (excuse-moi) je t'ai blessé par mes ongles qui sont pointus! s'excuse la femme, entre deux efforts de poussées.
-  Ne t'en fais pas, pousse-moi! tu n'as mis le doigt que dans un vieux trou, aussi vieux que moi-même. Réplique Sahibi qui finit par s'éjecter hors de la chambre.

Leçon: n'allez point chez les femmes d'autrui. Si vous osez le faire, vous récolterez deux choses: la peur et la honte.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: La fortune rend-t-elle une jeune et belle femme fidèle? 
Sahibi, un fortuné sexagénaire soupçonnait sa jeune et élégante femme de 40 ans de s'envoyer en l'air. Ainsi il demanda de l'aide auprès de Waldar qui est expert de faire des filatures parce qu’il lui arrive occasionnellement d'effectuer ce genre des choses pour le compte de certaines compagnies, comme pour surveiller les agissements d'un mari ou d'une épouse qui doute que son partenaire est infidèle.

Le vieux Sahibi confie Waldar que chaque vendredi soir, depuis quelques temps, madame prétextait une sortie entre femmes et revenait de plus en plus tard et "pompette". Il fut convenu que Waldar allait la suivre des le lendemain tout en lui remettant quelques photos de sa femmes. En retour le jeune recevait $ 100 l 'heure pour ce travail rare et exceptionnellement juteux. Rappelons que la femme du vieux était du genre assez belle et assez sexy pour faire la page centrale des grands magasines du Monde.

Apres quelques semaines d'enquête, Waldar s’est aperçu que madame allait dans un endroit fixe pour faire l’Amour. En son retour, Waldar a expliqué en détail de ce qu'il a vu. A ces détails, le vieux patron insiste pour être présent lors de la filature de son épouse le prochain vendredi. Au vendredi fatidique, en fin d'après midi, Waldar et le vieux Sahibi ont dressé un plan rocambolesque : Le siège du passager allait être en position couchée. Sahibi devait s’y étendre de tout son long et se couvrir avec un drap. Waldar entame la filature de « Madame la belle sexy ».

Au bout de quelques minutes de surveillance, le jeune aperçois le bagnole de Madame qui s’immobilise dans le même stationnement d’un immeuble a’ logement multiples a’ coté d’un véhicule récréatif. Waldar s’est aussi stationné a’ coté du même véhicule. Soudainement quand le vieux levait la tête, il a vu sa femme embrasser un gars avec qui elle se trouvait dans la banquette avant.

A cette expérience, Sahibi a eu la mauvaise idée d'ouvrir la portière pour laisser savoir a' sa femme qu'il l'avait démasquée. Mais aussitôt qu'il a ouvert la portière, sa femme, qui était au volant, a reculé a' toute vitesse. Lorsqu'elle a freiné brusquement pour sortir du stationnement, Sahibi est tombé sur l'asphalte et il s'est blessé a' une jambe et un bras. Le gentil Waldar a accompagné le vieux a’ l’hôpital. Quand les infirmiers lui demandaient de ce qui lui était arrivé, Sahibi n'avait qu'une seule réponse et c'était: "vous auriez du voir l’acte osé que ma belle dulcinée vient de commettre".

NB : Cette blague est basée sur une histoire vraie. Un adage dit : « Si l’argent se trouve au sommet de l’arbre, les filles se marierons aux singes ». Certes les femmes aiment un mari riche et généreux. Par contre, n’oublions pas aussi que les femmes et surtout les jeunes, belles et élégantes aiment aussi être satisfaites aux lits. La fortune seule ne peut rendre une jeune, élégante et belle femme fidèle a’ son mari. Je m’excuse si cette blague offense par hasard quelques gens. Et pour le malheureux Sahibi, il devait supporter l’infidélité pour pouvoir la garder ou bien qu’il cherche une autre femme plus modeste et moins « Sexy ».

Votre ami et frère
Mahadjir.fils,
Amérique du Nord.


Humour: Sahibi, le soupçonneux aveugle et le poulet rôti
   Sahibi était un malvoyant qui partage le même damalaye (salon de repas) avec le reste de sa famille. Il vivait toujours dans l'anxiété d'avoir été floué à chaque repas par ses consanguins qui avaient une vision indemne.
   Un jour, un poulet rôti, en position d'un yogi en exercice, fut présenté au Damalaye. Sahibi, l'insatisfait infirme, à tâtons, promena ses doigts revêches et calleux sur le plateau et s'empara du poulet en entier et tourna le dos au groupe, avant de déclarer :
 - Moi, un malvoyant même, j'ai un tel gros morceau ! Et vous autres, quels furent vos parts ?

NB: la société tchadienne a très souvent soutenu que les aveugles ont toujours cru qu'ils sont victime de la gourmandise et de l'iniquité de ceux qui ont l'intégrité de la vision. En voulant se défendre, ils font de grosses bourdes. Cette histoire en est-elle une illustration ?
Sidimi Djiddi A li Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: Le vieux juge Sahibi et la transmission du VIH-Sida
   L'oasis de Fada, capitale de l'Ennedi, blottie à l'ombre matinale du mont Yiin-Toll (montagne du télégramme), se réveillait d'une nuit glaciale d'un hiver rude. Les palmiers-dattiers balançant leurs longs bras, dansotaient au rythme du vent.
    Tout à coup des cris de femmes, des youyous de filles nubiles et d'attroupements des badauds interrompirent le calme de l'oasis. Une bagarre entre des filles jacasseuses tourna au vinaigre. A l'origine, une accusation, vraie ou fausse, de séropositivité chez une meuf dont le petit ami serait le coupable qui avait transporté le dangereux virus au coeur d'une oasis qui s'enivrait d'une pureté inégalée, d'une chasteté à vérifier.
   L’affaire atterrit chez les vieux juges traditionnels qui tentèrent de la dénouer. Au moment où les deux partis prenaient place sur des bancs (l'école primaire de fada servait d'assise provisoire), le vieux Sahibi, un des juges s'insurgit, bras en l'air:
- mes filles, ne mettez pas vos culs sur les bancs. Vous allez laisser votre "schida" (Sida) et demain nos enfants seront contaminés à leur tour! On va traiter votre affaire et en attendant vous vous tenez debout, sans toucher les bancs! D'ailleurs c'est simple, ceux qui sont accusés iront à Ndjamena pour se faire dépister. Au retour, s'ils n'ont pas cette vilaine maladie, les délatrices paieront une amende. Terminé!! 

leçon: le VIH reste obscur dans ses modes de transmission chez beaucoup de nos villageois et citadins. Retenons que le banc ne peut transmettre le Sida. 
Sidimi  Djiddi Ali Sougoudi
, sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi s'est fait avoir !
Après avoir été séparé de sa "girl friend" pour plusieurs mois, Sahibi a décidé de se payer une prostituée. Il s'est rendu au coin ou’ on trouve facilement des prostituées. Il a fait le "Tour du Bloc" deux ou trois fois pour étudier la situation. Par hasard Sahibi s’est croisé a’ une belle russe du genre "Angelina Jolie" (rire!). Elle était vraiment jolie et attirante. Elle avait une bouche de suceuse avec des lèvres épaisses qui donne la « vertige » pour un homme assez fragile qui n’a pas fait l’Amour y’a longtemps.

Lorsqu'elle est montée dans la voiture de Sahibi, elle lui a dit: "On va chez toi ou chez moi?" Sahibi lui a répondu naïvement: "Chez toi!". Bref, ils se sont rendu devant un immeuble a' logement multiples (pas loin du coin). Madame la trompeuse lui a demandé de la déposer devant l'immeuble et elle lui a donné son "prétendu" numéro d'appartement. Puis elle lui a demandé d'aller stationner son auto et d'aller la rejoindre.

Elle a ouvert la portière et, alors qu'elle était sur le point de sortir, elle s'est brusquement retournée vers Sahibi en lui disant avec autorité: "Donnes moi l'argent tout de suite parce que je ne veux pas que tu me paies a' l'intérieur." Le généreux Sahibi, sans hésitation, lui a donc remis $200 qu'elle chargeait pour un service complet!

Le naïf Sahibi est allé stationner sa bagnole et il s'est rendu a' l'appartement indiqué. A sa grande surprise c'est un couple sexagénaire qui est venu répondre. Sahibi a enfin compris qu'il venait de se faire avoir par une maudite belle salope qui avait disparu dans la nature aussitôt qu'il lui a remis son argent.

NB: Cette blague est basée sur une histoire vraie. Un de mes camarades de classe m'a raconté pendant l'une de nos recréations. On a eu la chance d'apprendre l'histoire intitulée "Sahibi l'Eternel Loser" mais cette fois-ci Sahibi est un "Naïf loser". J'espère que cette blague contribue a' nous donner une belle leçon de vie. Si je prends le temps de vous écrire cette mésaventure de Sahibi c'est pour peut-être empêcher qu'un autre épais et naïf comme Sahibi se fasse voler d'argent de façon aussi idiote. Tabarnac de calice d'ostie de Ciboire!!!!!!!!!!!!!!
Votre ami et frère, Mahadjir.fils
Amérique du Nord.


Blague: La moto savante de Sahibi
De nos jours la technologie a atteint un tel niveau qu'il n'est pas rare de rencontrer dans les rues de N’djamena des motocyclettes importées qui s'expriment en chinois, anglais, coréen etc...
   Sahibi, un contrebandier, s'est fait acheté une de ces motos pour le trafic du sucre entre Kousseri et N’djamena. Le fraudeur charge sur sa nouvelle monture dix sacs de 50 kg de sucre, la démarre et tente de quitter:
  
-  No go! No go! s'écrie l'engin à deux roues, visiblement en courroux.
Sahibi descend et diminue la charge de deux (2) sacs. Il essaie de quitter de nouveau.
  
- No go! No go! persiste la moto.
Sahibi ôte encore deux (2) sacs. Il lui reste alors six (6) sur la moto. Il lance le moteur et tente de quitter.
  
- Go! Let's go! crie la moto, visiblement, satisfaite de la dernière charge.

Leçon: Désormais l'homme n'est pas la seul créature pensante. Les créations de l'homme ne sont pas loin de l'homme lui-même pour revendiquer leur droit de cité.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Un ixode sur les couilles
  Il fait un froid terrible à Moussoro. Sahibi et son beau-père, éleveurs des vaches, se chauffent autour d'un feu bien alimenté par des bois de chauffe. Les deux hommes sont face à face, autour d'une flamme dansante et sous la férule d'un hiver torride.
    Le vieux beau-père porte un séroual type dourbali, trop large et béant. A travers un pan du pantalon, les testicules du vieux sont bien visibles aux yeux du gendre. Mieux, ce dernier voit même un ixode (tique) sanguicole appendu sur les "bijou de famille" du vieil homme. L'acarien suce goulûment du sang, bien perché sur la bourse du vieux berger.
    Sahibi se trouve aussitôt dans un dilemme: avertir le vieux ou non? Et s'il l'avertit, très certainement son beau-père lui en voudra d'avoir regardé dans ses parties intimes? Que faire? Que dire?
     -  Je ne te le dirai jamais et lorsque je prendrai enfin la décision de te le dire ou de te le montrer, "il" sera aussi gros qu'un taurillon. Dit Sahibi, dans un langage détourné (circonlocution), s'adressant à son beau-père.
     -  Je ne lui laisserai même pas le temps de devenir aussi gros qu'un cabri. Réplique le vieil homme, arrachant d'un mouvement vif la bestiole parasite qui lui mord les couilles.

Leçon: un adage dit: "celui qui ne sait pas interpréter les langages voilés ne saura être capable de comprendre les langages les plus directs." Dans certaines contrées du Tchad, les hommes se communiquent par des bribes d'informations inaccessibles aux étrangers. Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, vrai ou faux marabout??
   Sahibi quitta son village du Kanem et atterrit dans un bivouac du Nord du tchad.  A bon mentir qui vient de loin. Sahibi s'y proclama grand fakir et se mit à faire des gris-gris et à prêcher la bonne parole mahomettane au milieu des bergers ignorants de ce monde-là. Ces derniers, assoiffés de foi et de savoir livresque coranique, adoptèrent le grand fakir Sahibi qui, en vérité, n'avait aucunement les moyens de sa prétention. Mais comme personne n'était instruite dans ces contrées désertiques, Sahibi étalai des vérités et des contre-verités sans être contredit. Des années passèrent ainsi, Sahibi détenant la palme du savoir.

     Un jour, un autre émigrant, sorti du néant, vint  mettre pied à terre dans le même bivouac. Ce dernier s'appelait Filann et c'était un vrai érudit en Coran. Il finit par mettre en doute toutes les sornettes de Sahibi, qui entra dans une grande colère indescriptible. Une vraie haine s'installa entre les deux hommes de foi. les villageois étaient sûrs d'une chose: aucun d'entre eux ne pourra apporter un démenti sur les versets de l'un ou de l'autre des marabouts car ils sont tous analphabètes comme la queue de l'âne ou l'anus du bouc. La lutte de leadership entre les deux charlatans (appelons-les ainsi) fut telle qu'il a fallu convoquer une grande réunion de réconciliation.
       - comme vous tous, vous ne savez pas lire entre les pages d'un coran,  vous ne pouvez pas nous departager dans ce conflit avec cet innovateur nouvellement venu. Si vous voulez savoir qui d'entre nous est le plus grand et vrai fakir, je propose un combat des livres: il va me frapper avec son coran et je vais le frapper avec le mien. le faux marabout mourra sur le coup. Etes-vous d'accords? Dit Sahibi, air malicieux, aux villageois.
       - Ouai! ouai! D'accord! d’accord! Crièrent les mille profanes de la contrée.
Filann frappa du sacoche de son coran sur la tête de Sahibi. Sahibi résista sans gêne. Sahibi, qui a dissimulé quelques gros cailloux dans sa sacoche à la place du coran, balança un coup sec et rude sur la nuque de son adversaire qui tomba raide sans vie. Comme le coran de Sahibi était  plus fort que le coran de l'arriviste, Sahibi resta, malgré son ignorance, le plus grand marabout du Nord.

leçon: toutes les vérités ne passent pas. Il arrive très souvent que le mensonge prenne le dessus sur la verité. Et c'est ainsi ce bas-monde. N'est-ce pas?
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi et la queue de l'hyène
Sahibi arrive dans une contrée du Tchad. Cette contrée n'est pas la sienne. En plus, dans cette contrée, l'hyène règne en maîtresse absolue, allant jusqu'à tuer des hommes et des femmes qui deviennent alors des proies faciles.
   Cette situation laisse perplexe Sahibi qui, dans son village, a un mépris pour l'hyène qu'il l'assimile à un chien sauvage.
    Une nuit, Sahibi arrive dans un bivouac des nomades. Là, les habitants jacassent sur les prouesses et la dangerosité de l'hyène, la vilaine bête. L'un d'eux dit à Sahibi:
       - Comment peux-tu te promener à cette heure-ci sans craindre l'hyène?
       - Avoir peur de l'hyène, un chien sauvage? S’étonne l'étranger Sahibi.
    Après les causeries et thé, Sahibi prend congé de ses hôtes qui protestent de le voir partir au milieu de la nuit car l'hyène...... rôde non loin du campement.
     Chemin faisant, Sahibi tombe nez à nez avec l'Ennemi le plus craint de la contrée, l'hyène qui montre des crocs acérés, en battant la queue au sol. Sahibi se saisit de sa cravache et assène des coups brûlants à l'hyène qui décampe en hurlant. Il saisit la queue de l'hyène et de son poignard tranchant, la coupe à la base. Le brave homme retourne au campement et ramène aux jacasseurs la queue coupée de l'hyène à qui il a délibérément laissé la vie sauve.
     En voyant la queue de l'hyène qui n'a pas été tuée, l'un des habitants de la contrée panique et lâche des propos inattendus:
- comment oses-tu couper la queue à l'hyène sans la tuer. C’est une provocation de cette terrible bête. Tu es parti réveiller la Bête qui dors. Nous sommes cuits car elle va nous attaquer puisque tu l'as enragée!!!
Sahibi se sert du thé, riant sous cape, sans la moindre crainte.

Leçon: tout fauve a sa proie et toute proie a son fauve. Une hyène ne peut s'attaquer qu'à ceux qui ont peur d'elle. Une hyène matraquée ou cravachée par un homme qui lui coupe la queue ne peut  plus aller à la rencontre d'autres hommes sans crainte.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Akhoutna, le beurre, le sexe et la mort
     Akhoutna, la veuve de Sahibi, toujours décidée à aller au bout de ses désirs, persiste et signe: elle veut se marier. Comme nous l'avons suivi précédemment, les siens ne sont  pas de cet avis. Alors que faire? Akhoutna, bien maligne, se plonge dans une hystérie très proche d'une grave maladie. Sa postérité s'inquiète et se plonge à son tour dans une grande angoisse: grand-mère Akhoutna va mourir.
   Un oracle est appelé à son chevet. la vieille dame se tord de douleurs. Le devin jette ses cauris, trace des sillons sur le sol et fait des incantations et des imprécations aux profondeurs insondables. le féticheur lâche, comme un couperet, le traitement du mal qui ronge Akhoutna:
    -  cette dame souffre d'un mal sérieux mais son traitement est simple: soit elle ingère du beurre ou elle doit avoir une relation sexuelle!!!! Seul son choix à elle est déterminant dans sa guérison. Demandé son avis! Dit le guérisseur, ramassant ses fétiches éparpillés au sol.

    La postérité d'Akhoutna se plonge encore dans un grand émoi: comment aller parler à la grande mémé des choses intimes? Non, ce n’est pas possible! Du respect aux personnes âgées, tout de même!
Une des ses amies est envoyée auprès d'elle pour avoir son avis sur le choix du traitement (sexe ou beurre?). La réponse d'Akhoutna n'a pas mis du temps pour parvenir.
- vous savez tous que je suis vieille et je n'ai pas assez de dents solides pour mâcher du beurre,  l'autre traitement est mieux, réplique la vieille Akhoutna, air libidineux et une lueur lubrique dans les yeux.

Leçon: encore une fois, quand une femme, quel que soit son âge, songe à se marier ou se remarier, ne vous en opposez pas!  La preuve, même la vieille qui n'a pas des dents pour mâcher du beurre (zibdé) est partante pour une séance de jambe en l'air.

Sidimi Djiddi A li Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: La veuve de Sahibi et le natron du mariage
    Akhoutna est veuve. Sahibi, son conjoint était mort depuis plus de trente (30) ans. Elle-même trône du haut de ses plus de 70 ans. Elle est aussi proche d'être sous la terre que la queue pendante de la vache.
   Un jour elle exprime le désir irrépressible de convoler à une seconde noce. Ce qui sème un tollé sans mesure parmi ses fils, petit-fils et ses arrière-petits-fils qui n'en reviennent pas de cette subite envie de se marier chez une vieille de son âge.
  
Te remarier à ton âge, non, ce n'est pas digne de toi ni de nous! Grommelle en bloc la lignée d'Akhoutna.
  
- Pourquoi ne pas me remarier?? A-t-on refusé un jour du natron à une chamelle parce qu'elle est vieille!! Ainsi Akhoutna monte-t-elle sur ses ergots, imperturbable et surtout décidée à aller au bout de son projet.

Leçon: Le natron est le bicarbonate de soude. C’est un sel très utile pour les dromadaires qui, en manque de ce sel, maigrissent et finissent par périr. Nous ne savons pas si le mariage est aussi vital chez les femmes que le natron chez les chamelles. En tout cas si jamais une femme veut goûter au miel du mariage, ne vous en opposez pas! 
 Sidimi Djiddi Ali Sougoudi

sidimi@caramail.com