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  Sahibi  humour

Le plein humour avec Sahibi et Waldar, c'est ialtchadement drôle.
Ils nous content des blagues et histoires inédites de chez nous
.

Pour rire et s'évader, venez chaque jour me visiter. Mon nom est Sahibi, mon père s'appelle Filan, mon meilleur ami est Waldar, ma fidèle dulcinée est Akhoutna. Nous sommes ici pour vous divertir avec nos aventures, blagues, anecdotes, contes, devinettes, etc. Des histoires drôles 100% ialtchadiennes envoyées par les ialtchad et qui sont régulièrement mises à jours pour vous faire plaisir. Sahibkou  


Humour: Sahibi, devin du roi  malgré lui   
Sahibi et sa femme Djaratt sont des paisibles citoyens d'un royaume africain dirigé par le roi Waldar et son épouse Akhoutna.
Un jour la reine Akhoutna nettoya ses bijoux d'or et les mit au soleil pour leur donner plus d'éclat. Tout à coup les bijoux disparurent. La reine s'enflamma, s'enragea et demanda l'identité' et la tête du voleur. Le Roi Waldar manda tous les devins pour confondre le voleur.
 -  le devin qui me retrouvera l'or de la reine sera rétribué' de 10 vaches, dit le Roi.
Or la servante de la reine  savait qui a subtilisé les bijoux. La servante n'est autre que Djaratt, la femme de Sahibi. Alors Djaratt accourt vers son mari et lui.
 
       -  Va, chéri, va jouer au devin et on aura les 10 vaches. C'est l'autruche du roi qui a goulument avale' les pièces d'or. Je l'ai vu faire
Sahib se présenta chez le roi comme étant un devin, jeta ses cauris a terre, fit des sillons sur le sable et déclara:
   
     -  Oh, Roi, quel est cet animal au long cou qui fréquente assidument ta cour? Existe-t-il un tel animal dans tes parages?
       
 -  oui, oui, j'ai une autruche, s'empressa de dire le roi.
         - L'or de la Reine se trouve dans le gésier de cet animal.

  Le roi abattit l'autruche et l'éventra. Il trouva alors tout l'or de sa femme dans le gésier en fournaise de l'animal. Oui, le gésier de cet grand oiseau étant chaud, les bijoux se sont fondus en un amas d'or précieux.
 Le Roi Waldar, trop heureux d'avoir trouvé les bijoux de sa dulcinées, légua 10 vaches et bien d'autres cadeaux au pauvre Sahibi. Mieux encore, un décret royal nomma Sahibi comme le Grand Devin auprès de la Cour Royale. Désormais l'art divinatoire revint derechef au seul Sahibi. Quelques mois passèrent et ce fut un hold-up dans la cours royale. De nombreux œuvres d'art et des biens ont été' emportés par des voleurs.
  Le roi fit recours aux services de son devin attitre' qu'était Sahibi. Mais celui-ci, qui n'a jamais été'  d'ailleurs devin, répondu a l'appel du roi, la tête pétillante des doutes. Avec la peur au ventre, Sahibi jeta ses cauris, fit des sillons sur le sable mais aucun écho ni aucun signe révélateurs.
       -  Oh, Roi de rois,  aux heures-ci, il y a beaucoup des piétons qui déambulent, faisant perdre les traces des voleurs. Attendons demain pour démêler les traces et retrouver les coupables. Dit Sahibi, juste pour retrouver 24h de répit et de réflexion.
Sahibi rentra chez lui, tout abattu, sans même se rendre compte que les voleurs épiaient sa personne. En effet les  3 de 7 voleurs du palais surveillaient le devin du roi pour savoir s'il parviendra a les démasquer. Arrive' chez lui, Djaratt sa femme, voulant lui présenter le diner, lui demanda:
     - 
Je t'amène combien de pigeonneaux grillés?
     - Amene 3 pigeonneaux et il restera alors 4 pour le soir, répondu Sahibi qui savait que son épouse avait égorgé' 7 pigeonneaux pour le repas.
Les 3 voleurs en guet, interceptant mal le dialogue du couple, interprétèrent a leur façon ce dialogue et crurent que le devin avait vu eux les trois et qu'il restait a découvrir les 4 autres compagnons voleurs. Paniqués, il frappèrent à la porte de Sahibi pour proposer un deal:
  - Cette nuit, nous déposerons tous les effets du Roi sous le grand tamarinier au Nord de la ville. Qu'il envoie ses goumiers chercher ses biens mais, toi, ne nous dénonce pas, pour l'amour de Dieu. Dirent les voleurs en chœur a Sahibi, en le suppliant.
Le lendemain a l'aube, Sahibi revint au palais et fit semblant de sonder ses cauris et déclara:
 
 - Oh, Roi, existe-t-il un Grand arbre au Nord de ta ville? Si oui, tes effets sont cachés là-bas. Il faut envoyer tes goumiers pour les chercher.
  Le roi ordonna ses goumiers qui trouvèrent tous les biens au pied du tamarinier. Sahibi gagna encore de l'estime aux yeux du roi. Le monarque se mit a vanter la force de divination de son sujet Sahibi. Il clamait haut et fort qu'il avait le mérite d'avoir le plus grand devin du monde.
 Deux autres rois qui avaient, eux aussi, des devins imbattables décidèrent de mettre à l'épreuve les leurs avec Sahibi.
  Les trois rois mirent un criquet (appelé djaratt en arabe) dans une grande tasse a couvercle. Ils appelèrent leurs devins respectifs pour donner l'identité de ce qui était dans la tasse. Gare a celui qui échoua. Il aura la tête tranchée.
 Le premier devin s'avança et jeta ses cauris:
      -  C'est un animal, donc c'est un lapin, dit-il, assez sur de lui.
  Le couperet des rois lui coupa la tête
  Le second devin s'avança et sonda ses fétiches:
     
- C'est un  animal ailé, c'est donc un pigeon.
   La même sentence appliquée a celui-ci aussi: tête décapitée.
Son tour arrivé, Sahibi se mit a pleurer a' chaudes larmes, imputant tous ses périples a' sa femme Djaratt qui l'a entrainé  dans une science dont il ne détenait aucun brin de connaissance

    - 
Mouaaaaaaahhhhhh, djaratt, Kataltini (djaratt, tu m'as tué).
Contre tout entente, l'assistance l'applaudit et le congratula, comme étant le grand devin de tous les temps qui put même voir un criquet a travers une tassa hermétiquement fermée. Or dans ses pleurs Sahibi appela le nom de sa femme "djaratt" qui se trouvait être l'homonyme du criquet. Heureuse coïncidence qui sauva la vie au pauvre Sahibi.

Leçon
: tout l'art divinatoire est battu sur les coïncidences. C'est une science sans certitude. Il vaut mieux ne point se fier à cette science aux contours mensongers.

  Djiddi Ali Sougoudi 
          Medecin    
sidimi1977@yahoo.fr

 


Humour: Le darwinisme selon le vieux de l'Ennedi   
Sahibi est le Grand-père du tout jeune Waldar. Or Waldar est d’une curiosité  incoercible. Il fourre ses mains partout, en quête de jouets de toute nature. Un jour il se mit à collectionner des scarabées (image 1) pour en faire ses jouets.

  Inquiet de ce comportement de son  petit-fils, Sahibi le vieil homme s’insurge :

        -  Mon petit-fils,  ces scarabées sont les vrais géniteurs de scorpions (image 2). Si tu ne cesses pas tes manèges, leurs enfants te feront gouter leurs dards.

   Sahibi n’osa plus manipuler les scarabées et cela jusqu’a ce qu’il fasse des études scientifiques au cours desquelles il s’est rendu compte que la théorie avancée par son grand-père est bien différente du Darwinisme.

Leçon : pour protéger les enfants, les adultes sont capables de pires mensonges. Ne nous disait-on pas que les cheveux du rasage de nos têtes d’enfants, une fois enterrés, se transforment en oisillons ? Maintes fois expérimentée cette théorie n’a jamais donné les résultats escomptés    

                              Image 1                                                              Image 2

Dr Djiddi Ali Sougoud, Médecin
Sidimi1977@yahoo.fr


Humour: Sahibi le paysan et sa Majesté le Sultan Waldar

Sahibi est un paisible paysan d’un village du Centre-Est  tchadien. Sa Majesté le Sultan Waldar règne d’une main de fer sur cette terre perdue au cœur de l’Afrique.

Un jour, le sultan Waldar reçut un cadeau peu ordinaire (un éléphanteau) de la part de l’un de ses amis, souverain d’un pays lointain.
L’éléphanteau devint très vite le chouchou du Sultan. Le pachyderme jouissait d’une liberté sans limite, le permettant de passer à travers les champs et les potagers, avec au passage des destructions sur les fruits de durs labeurs.
Cette situation commença sérieusement à importuner les villageois, qui finirent par tenir une réunion.
L’ordre du jour : demander au Sultan de se débarrasser de son éléphanteau. Mais qui se chargera de transmettre une telle doléance au Sultan? Cette question fut le vrai casse-tête car personne ne voulait prendre le risque d’une telle mission.

  Alors, Sahibi propose : comme personne n’a le courage le dire  au Sultan ce que nous avons décidé… je vais introduire et vous allez me compéter. Lorsque je dirai « Majesté votre éléphanteau », vous direz en chœur « débarrassez vous le lui ».  Ayéh dâ bess , Ayéh dâ bess. Approuvèrent les villageois.

Le Sultan Waldar, naturellement bien informé du mobil cette  visite, céda la parole à l’assemblé après les salamalecs et autres « Sultan, Allah yansourak » d’usages.

  • Sultan, filak dâ… (Majesté votre éléphanteau là…). Introduisit Sahibi, mais silence radio, dans la foule.

  • Sultan, filak dâ… Recommença Sahibi mais aucun écho ne provint de cette foule, qui tout d’un coup est devenue muette comme une carpe.

  • Mâ kalim (mais parles) ! Tonna le Sultan.

  • Algaaléya Akhou [trouvez lui un frère (un compagnon)]. Murmura notre Sahibi, décidément bien seul dans le pétrin.

  • Kalamak adil (c’est une bonne proposition). Conclut le Sultan.

Leçon : Il y a toujours des gens qui peuvent vous lâcher dans les situations difficiles malgré les promesses tenues et autres agréments.

Abderamane Oki Youssouf


Humour: Le vieux Sahibi piégé par une descendance féminine
Le vieux Sahibi, riche éleveur des vaches, se démène difficilement pour abreuver son grand cheptel. Les cornes en rapières, les bosses mobiles, les ovidés de Sahibi réclament chaque matin de l'eau.

  Un jour Sahibi passa toute une nuit a abreuver ses animaux aux moeurs hydrophiles. La tache était lourde et le vieil homme, presque seul au monde, se battait comme un beau diable pour satisfaire ses bêtes goulues.

   Waldar, un passant qui passait son chemin, apostropha le vieux éleveur dans une sorte de circonlocution (langage voilée):

    - hey, Sahibi, pourquoi, a ton age, tu continues a abreuver les bêtes, toi-même? N'as-tu pas fait assez des "voyages" d'ascension nocturne?

    - Evidement j'ai souvent fait mes "voyages d'ascension nocturne" mais chacun de mes voyages deboucha sur un village d'autrui. Ainsi je me retrouve dans cette corvée, sans une aide.

Explication: les deux éleveurs se parlent en paraboles. Waldar demandait plutôt si sahibi n'a pas eu une femme avec laquelle il devrait concevoir et avoir des garçons qui s'occuperont des animaux a cet age de Sahibi. La réponse de Sahibi signifie qu'il connut bien des femmes et a chaque issu de grossesse, il naquit une fille. Les filles devenues nubiles ont regagne' leurs foyers (villages d'autrui), laissant le père avec ses corvées.

Leçon: en milieu nomade, l'homme sans postérité' masculine est un homme incomplet. Devenu vieux, il vivra dans un océan de regrets et de remords.

Djiddi Ali Sougoudi Sidimi, Medecin
sidimi1977@yahoo.fr


Humour: Arrogance du menteur
Sahibi est un voyageurs sans provisions ni monture. Pour traverser les dunes de Korotoro, il s'adjoint à Waldar, un de ses amis. Celui-ci a un méhari bien chargé de nourritures et d'eau.  Chemin faisant, Waldar ne cesse de mentir et Sahibi ne fait qu'avaler ses ragots, sans la moindre audace de le contrarier, de peur de perdre un compagnon de voyage si utile en ces temps de denrées chères.

    - Un jour, mon père et moi avions trait nos chamelles et ma mère barata le lait pour extraire un énorme beurre avec lequel nous fîmes un hangar pour y passer nos journées! Dit Waldar, sans une once de pudeur pour son compagnon!

    - Ah, bon? Un hangar construit de beurre? Et cela sous le soleil ardent du Sahara? s'enquit Sahibi, apparemment dépassé par le trop-plein du mensonge.

    - Ecoute si tu ne me crois pas, trouve-toi une autre monture et un autre compagnon! s'emporte le menteur!

  Leçon: quand vous dépendez de quelqu'un, il peut toujours vous faire avaler de couleuvre.

Djiddi Ali Sougoudi
,


Humour: Sahibi, toilettes intimes entre huile et eau!

   Sahibi et Akhoutna sont un couple sexagénaire éleveur des caprins! la solidité de leur union est battu sur l'amabilité, la confiance réciproque mais surtout sur cette façon d'Akhoutna d'apporter d'éclat de rire dans toutes les situations. Le climat au sein et autour du couple est bon enfant et Akhoutna est la comédienne infatigable de la maisonnée.

   Un soir Akhoutna oublie de ranger son bidon d'huile de cuisine qu'elle laisse à coté d'un autre bidon d'eau qui sert aux ablutions et autres toilettes intimes de son vieux conjoint. Le matin, ce dernier, acculé par une vessie trop pleine, s'empare de l'un des bidons et s'éloigne du campement. Il croupit à quelques vingt mètres de la case et ouvre son robinet anatomique. La vessie vidée, le vieux Sahibi se met à se laver l'organe génital avec le contenu du bidon qui se trouve être celui de l'huile. Il ne s’en est pas encore aperçu de la bourde mais, déjà, Akhoutna le tourne en dérision:

           - Eh! oh! Sahibi, que tu es orgueilleux! Que ton petit pénis est aussi orgueilleux! osez-vous vous lavez, l'un et l'autre, avec mon huile que je parcimonieusement extrait du lait de mes chèvres! Aaadjaaab!!

Leçon: il faut toujours se à marier une femme qui a de l'humour. Elle assaisonnera la vie en couple aussi bien qu'elle sait mettre du sel dans la sauce. Une conjointe silencieuse comme le cache-sexe d'une vierge ou timide comme une carpe vous rendra la vie morose!

Djiddi Ali Sougoudi,
sidimi1977@caramail.com


Blague: Sahibi et l’Ignorance
Sahibi et Waldar sont deux amis de longue date et beaux-parents (Waldar est le frère d’Akhoutna, la femme de Sahibi). Mais la pratique et l’appréhension de la religion ont toujours opposé les deux hommes : Waldar est un bon musulman et fervent pratiquant  alors que Sahibi même « officiellement »  considéré comme musulman, ne croit guère en Dieu. Il croit certes à certaines manifestations de Dieu comme la mort, la naissance ou encore la pluie mais l’appréhension de la personnalité divine et les exigences religieuses ont toujours été des vrais casse-têtes pour lui. Waldar à maintes reprises a tenté de ramener son ami sur  «  le droit chemin » mais ses efforts ont toujours été vains tant l’ignorance de Sahibi est grande.
Cette année, après un long et épuisant mois de Ramadan, Waldar décida de s’acquitter du devoir du pèlerinage. Il se rendit à Makka, comme on dit chez nous. Mais au cours de l’accomplissement du pèlerinage, l’ami Waldar trouva la mort ! Il fut appelé au Ciel comme le diraient mes amis Chrétiens.
La douloureuse nouvelle émut toute la contrée natale de Waldar. En effet, il est considéré comme mérite, par les Musulmans de trouver la mort au cours du pèlerinage. Mais Akhoutna, la femme de Sahibi, en âme sensible ne put s’empêcher de pleurer son frère et cela des jours durant. Ce qui finit par agacer Sahibi :
- Écoute, arrête de pleurer pour rien ! Si Waldar est parti mourir là-bas c’est de sa faute. Ce n’est pas la faute de Dieu ! Il est parti le provoquer chez lui ! Même ici, il nous cherche la mort, combien de fois chez lui. Il est très idiot ce Waldar, wallay (!!??)  ! Expliqua Sahibi à sa manière, apparemment très ignorant des pouvoirs divins. 

NB : Les Musulmans considèrent la Kaba qui se trouve dans la ville saoudienne de la Mecque comme la Maison de Dieu. La Kaba fut construite par le prophète Ibrahim ou Abraham pour les Chrétiens et qui se trouve être l’ancêtre commun aux prophètes Mohamed (paix et bénédiction sur lui) et Jésus Christ (paix et bénédiction sur lui).

Leçon : L’ignorance de Sahibi est ici certes d’ordre religieux mais pour nous Tchadiens, l’IGNORANCE est le plus grand mal qui nous habite et est à l’origine de beaucoup de nos problèmes. Alors combattons l’ignorance par la recherche du savoir et la compréhension du prochain.

Abderamane Oki Youssouf
oki_abderamane@yahoo.fr
Bratislava, Slovaquie.


Blague: Sahibi le bouc
Sahibi est un éleveur de caprins dans l’un des innombrables ouaddis de L’Ennedi. Son emploi du temps est le même depuis des années : faire abreuver et paître ses chèvres, dormir pendant les heures chaudes de la journée quand les bêtes sont au repos et rentrer chez lui le soir.
Un soir en rentrant chez lui comme à l’accoutumée, il trouva son épouse Akhoutna entrain de moudre du mil pour le repas du soir. Elle avait les genoux au sol et le corps penché à l’horizontal sur la broyeuse (pierre à moudre). Elle était à peu près à « quatre pattes ». En apercevant sa femme dans cette position plutôt "incongrue", Sahibi se mit à quatre pattes et marcha vers elle.
-   Aboûuboûu, aboûuboûu !!! Cria-t-il.
-   Qu’est ce que ce ?
S’étonna Akhoutna
-   Je suis le Bouc et tu es ma Chèvre !
Répondit Sahibi.
-   Humm !
S’exclama Akhoutna.


Sahibi s’approcha davantage et fit son crie de Bouc de plus belle, en serrant Akhoutna pour les reins.
-   
Arrête Sahibi, laisse-moi travailler ! Supplia la courageuse femme.
-   
Non ! Tu ne vas pas travailler, on va jouer au Bouc et à la Chèvre ! Ordonna-t-il.
-   
Tu es ridicule, Sahibi !
-   
Oui ! Et je m’en fou du ridicule. Apostropha Sahibi d’un air tout à fait sûr.

A cet instant, arriva Waldar, son ami de toujours.
-   Salam Alekoum! Salua l’hôte.
-  
Wa-alekoum Salam ! Faddal  (prends place) ! La monotonie et l’ennui m’ont transformé en bouc. Avoua le berger Sahibi à son ami qui avait tout vu en arrivant.
- Pas grave ! Lâcha Waldar dans le soucie de temporiser.

Leçon : La monotonie de la vie est une prison pour beaucoup d’entre nous. Il faut quelques fois s’évader de cette monotonie pour reprendre goût à la vie, d’où le comportement quasi-enfantin de Sahibi.

Abderamane Oki Youssouf
oki_abderamane@yahoo.fr


Blague: Sahibi confond circoncision et amputation du pénis!

Sahibi a un ami très cher qui s'appelait Perlaih. Celui-ci vivait dans une province du Sud du Tchad où le Commandant Filann, illettré galonné, exerçait son autorité avec frasques, étourderies et bévues.

Un jour, le commandant Filann et ses éléments surprirent Perlaih entrain de pisser à l'air libre, manipulant sa queuquette avec dextérité. Un coup d'oeil furtif suffit au Commandant Filann de découvrir que Perlaih portait encore son prépuce intégré. Il était un "zoumboulou" comme disait l'arabe dialectal ou un "Kafidé" comme l'on disait en Gorane.

Aussitôt après la découverte de cette anatomie vierge de Perlaih, le commandant fit pleuvoir ses ordres:
 - Amenez ce Zoumboulou chez le wadjami (guérisseur traditionnel) pour le circoncire! 

Martela-t-il envers ses éléments. Manu militari, Perlaih s'était vu forcé de se circoncire. On lui coupa alors le prépuce à la façon des "musulmans" ou des juifs.
Sahibi, lui-même non circoncis, prit le large et se réfugia dans une ville camerounaise, de l'autre coté de la rive. Là, Waldar, un réfugié de longues dates, demanda les nouvelles du pays au nouveau venu:

    - Sahibi, Darr-da afi fi wa-la afi mafi wa??( Sahibi, est-ce qu'il y a la paix au pays?)

    - Afi?? afi wenn wa? Perlaih-koulou, houmann gayi gato-djoub-hanaou! Da afi fi wa?? (Paix? Où se trouve la paix? Même à perlaih, eux-là, ils lui ont amputé le pénis! Dans ce cas, est-que y a paix?)

Leçon: pisser à l'air libre et salir les édifices publics ne sont pas dignes d'un bon citoyen. Cependant imposer la circoncision à ceux qui ne sont pas de cette coutume est une cécité digne d'un commandant illettré ou ignorant tout court. Malheureusement, sous nos provinces et même dans la capitale, nous vivons les écarts de conduite de ces bidasses mal inspirées!!

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi1977@yahoo.fr


Blague:  Le vieux combattant alcoolique et la mort!
Sahibi est un combattant du FROLINAT, faisant parti depuis quelques années de l'ANT. Muté à faya, son oasis natale pour necessité de service, il prend le vol hasardeux de l'avion TRANSAL de l'armée nationale. Par dessus tout, Sahibi, le vieux combattant a un faible irrépréssible pour l'alcool. Assis à même la soute, sur une malle qui constitue ses couchages, Sahibi promène son regard vers l'arrière de la soute et il découvre que le cercueil volant de l'ANT transporte pluseurs casiers de Bitt-Moundou (bière)! Alléché, Sahibi se lève et se dirige vers la cargaison pour rafraichir sa gorge.

     -  Halte! c'est une commande privée! vous ne pouvez vous en servir! lui dit, un membre du pilotage, l'arme au poing.

   Deçu, Sahibi reprime sa soif et repart s'asseoir sur ce qui lui tient de siège.

     Arrivé au dessus de Faya-Largeau, la splendide oasis blottie dans une grande fosse à type d'accident géologique, l'avion de l'ANT se montre rétif et refuse de déployer ses pneus d'atterrissage. les mécaniciens se relaient vers le moteur et sous la soute mais en vain. les voyageurs, terrorrisés, se mettent à psalmodier des prières pour leur survie! Certains crient la profession de foi: 'layyyyyilahailallllllaahhh!" et d'autres se tracent sur la poitrine la croix et crie "ohhhhhhhhhhh Jésus! viens à notre sécours!"

  C'est au même moment que Sahibi, profitant du tohu-bohu et de la peur-panique au bord de l'avion, se fraye un chemin vers les casiers de biere. Personne ne l'arrête! Il se vide une première bouteille dans la gorge, s'en suit une seconde!

   C'est en cassant sa troisième bouteille de Bitt-Moundou qu'un homme s'approche de Sahibi et se confie à lui:

       -  l'avion ne pourra plus atterrir et c'est sûr que la mort nous est assurée! Tiens cette somme de 500 milles francs! tu donnes à ma famille et dit  adieu! à mes enfants!

   Sahibi empoche l'argent et se mit à frédonner des chansons, comme tous les ivrognes à un certain seuil de leur alcoolemie. Un autre passager, très sûr que que ce chanteur en situation péril ne mourra pas, vient lui confier 200 milles francs.

      Un quart d'heure plus tard, l'avion transal arrive à déployer ses pneus et l'atterrissant se fait sans encombres.

 (à suivre!)

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi1977@yahoo.fr


Blague: Adieu 2007!
Tout d'abord je souhaite une année 2008 remplie de bonheur, de santé, de prospérité, du succès, de paix et d'Amour a' tous les internautes tchadiens.

Je suis content que l'année 2007 soit partie. Je ne suis pas un superstitieux mais l'année 2007 était une des pires de ma vie. A un moment donné tout le monde préfère se marier pour avoir des enfants et laisser des traces dans cette vie sur terre. Ainsi en 2007, en vieillissant de 30 pluies, j'ai décidé de me marier a' deux reprises, en vain. Tous les grands projets de mariage qui ont pris corps ont fini en queue de poisson.

Pas de farce. Y'a rien qui ne m'est pas arrivé. "I went trough a lot" comme mon camarade canadien Andrew Caci aime le dire. En 2007, j'ai perdu 2 voitures. Un peu de détail: Quand j'ai acheté la voiture de marque "Dodge Shadow" les agents de la SAAQ étaient en grève. Donc c'est impossible de pouvoir immatriculer la voiture.  Un jour ma voiture a disparu dans la nature. Hors que les policiers l'ont remorquée parce que la plaque temporaire de dix jours a été expirée.

Je suis allé le même jour pour faire une déclaration de vol. Entre temps, le concessionnaire chez qui j'ai acheté la voiture m'avait donné accidentellement de mauvais papiers (des papiers d'une autre voiture). Ainsi la policière m'a demandé de lui remettre les papiers pour vérifier dans sa base de données. Comme ce sont des papiers d'une autre voiture la dame ne voyait pas ma bagnole dans la liste des voitures remorquées. Sans tarder elle m'a dit: "Peut-être que votre voiture est volée. Donc allez chez vous et on va vous joindre une fois retrouvée." Elle ajoute: "Au Québec toute matérielle qui coûte moins de 5000 dollars n'est pas urgente. Alors ça pourrait prendre bcp de temps...." Ma vieille bagnole de 1994 ne coûtait même pas la moitié de la fameuse "Quota" de 5000 pièces.

Désespéré je suis retourné bredouille. Un mois plus tard, j'ai appelé la police pour avoir des informations sur la suite des choses. Un policier de mauvaises humeurs m'a répondu d'un ton sec et autoritaire en ces termes: "Ecoutez n'appelez pas ici, si on trouve ton char c'est a' nous de vous joindre..." et il a raccroché. J'ai mal gobé ce genre d'humiliation. "Le tchadien est fâché". J'ai décidé de ne plus jamais chercher cette maudite voiture (même en échange d'un gros doctorat comme celui du docteur Kossadingar). Rire, je blague.

Trois mois plus tard, j'ai reçu un message dans ma boite vocale qui dit: "Ecoutez Mahadjir, votre voiture n'as pas été volée mais elle est plutôt remorquée. allez vite la chercher pour éviter de frais exorbitants..." Rappelons que chaque jour passé a' la fourrière de remorquage c'est 15 dollars de charge. Je me suis présenté dare dare a' la police pour demander qu'est ce qui ne va pas. Le Monsieur en poste m'a fait savoir que c'est de ma faute parce que j'ai donné a' la police de mauvais papiers. Donc c'est a' moi de payer 1250 dollars pour récupérer ma voiture. Son lendemain mon ami Wahili et moi même sommes allés chez le concessionnaire pour lui expliquer la situation complexe. Ce dernier, un québécois pur jus a rétorqué en disant: "Vous les africains vous ne comprenez rien. La voiture a été remorquée c'est parce que vous n'avez pas immatriculé et non parce que je vous ai donné de mauvais papiers..." Ainsi il est parti dans son bureau pour nous donner les bons papiers. Nous lui avons dit: "Merci Monsieur, c'est trop tard..."

Ainsi j'ai appelé la police pour leur dire que c'était la faute du concessionnaire donc je ne paie rien pour cette amende. Les policiers m'ont dit que cette situation impose une enquête car ils pensent que cette affaire est floue. Ainsi ils ont transféré la voiture dans une fourrière de crime ou' la journée coûte encore plus chère, 18 dollars. Deux mois plus tard, "boom" j'ai eu une lettre de la cours municipale de Montréal comme quoi je dois payer une amende de 850 dollars. La raison: l'agent constate que je suis en possession de deux permis de conduire (un de l'Ontario et un du Québec), ce qui est d'ailleurs faux. J'ai contesté et il m'a fallu attendre 6 mois pour pouvoir gagné la cause.

Apres presque 10 mois d’enquête, la police m’a appelé pour me dire que le concessionnaire s’est trompé pour me donner de mauvais papiers, il faut que j’aille vite chercher ma voiture. Tabarnak, qu’est-ce qu’il y’a ? Je croyais que je ne payais rien, je suis allé retirer la voiture, les employés de la 2ieme fourrière me demandent plus de 5000 dollars pour retirer la voiture. Pourquoi ? Droit de garderie. Pour ne pas perdre du temps précieux en tant qu’étudiant, j’ai signé un papier de désistement pour leur céder définitivement la voiture. « Adieu la belle Dodge Shadow ».

L’autre voiture c’est une Toyota Camry. Un soir vers 23h30 moi et mon intime ami dit « AMIGO » sommes revenus a’ la maison. Mais a’ notre grande surprise le vitre du coté chauffeur ne se fermait pas. C’est une panne technique. Donc on a garé la cabine ouverte dans l’intention de réparer demain matin. Le lendemain on constatait qu’un cambrioleur est parti avec la voiture. Encore nous sommes allés faire une autre déclaration de vol. Quelques semaines plus tard ils ont arrêté le voleur mais envoyé la voiture a’ la fourrière. J’étais en période d’examen. Quand je me suis présenté dix jours plus tard pour chercher ma voiture, encore on me demande de payer trop cher pour retirer. Il m’a fallu encore désister cette 2ieme voiture. Car la clé contact est brisée et ça demande trop de chose pour la réparer. « Adieu aussi la bonne Camry ».

J’ai eu plusieurs autres petites tracasseries en 2007 mais je veux finir en vous apprenant que j’ai même raté deux cours (Java et Linux). Je n’ai jamais auparavant raté des matières a’ l’école mais en 2007, comme j’ai vécu trop des casse-tête c’est arriver. Durant l’Eté prochain il va falloir que je reprenne ces deux cours. Tabarnak de calice d’Ostie de ciboire. « Voila’ présentée ma petite personne de l’année 2007 » Pour paraphraser l’honorable ministre Allam-mi. Rire, je plaisante. J’avoue que j’adore la plaisanterie. Ne prenez pas mal si quelque chose vous semble incorrecte ou impolie. Faire de la plaisanterie c’est la façon dont j’ai passée la moitié de ma vie.

Votre ami et frère
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.


Humour :Sahibi, la faim et l'outrage à la belle-mère
Sahibi est un berger des régions arides du Nord du Tchad où la corvée d'eau de boisson est un grand supplice. Il faut parfois aller à la quête de cette eau pendant deux à trois jours. Ce qui met à rude épreuve les nerfs de ceux qui s'y adonnent. Sahibi, notre compatriote, en fait parti de ceux-là.

Une nuit de claire lune, Sahibi revient tout exténué des puits. Il a la faim au ventre et la patience râpée jusqu'à la dernière couche. Akhoutna, sa femme, qui garde la maison, avec le henné aux plantes de pieds, essaie de causailler avec le mari, sans avoir pris la précaution de servir à manger à l'homme:

       -  Cheri, te rends-tu compte de la blancheur de la lune de cette nuit ?

       -   Tais-toi, si tu n'as rien à dire! La lune n'est pas plus blanche que les mirettes de ta mère! Replique Sahibi, rudoyé par la faim.

La bonne épouse a tout compris. Elle prend la direction de la cuisine et se met à entrechoquer les ustensiles, par dessus une marmite aux vapeurs appétissantes. Une demie heure plus tard, Akhoutna dépose un repas tout fumant.

Sahibi se jette à manches retroussées sur le repas. Crissement de machoires et sucions des doigts. Une fois bien rassasié, l'homme se carre sur un oreiller, en décubitus dorsal. Il découvre alors un ciel majestueux parsemé d'une myriade d'étoiles au milieu desquelles s'enorgueillit une lune pâle.

     -   C'est vrai hein! la lune est vraiment blanche! se démentit l'homme.

Leçon: chères dames, quand vos conjoints arrivent du boulot ou du champ, servez-les d'abord, au lieu de les tracasser par des choses vénielles!

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Humour : Gendre et beau-père, sous l'emprise de la  gourmandise!
Sahibi est le jeune gendre de Waldar, un vieux éleveur du nord du Tchad. Les deux hommes, liés par le lien sacré conjugal, se vouent un respect mutuel, teinté d'un fort relent de pudeur et de timidité. Le jeune Sahibi fait preuve d'altruisme et de bonté à l'égard de son beau-père, père de sa belle épouse Akhoutna, une saharienne à la cambrure de palmier secoué par le vent.La cohabitation entre les deux hommes semble être parfaite et aucun d'entre eux n'a vu le défaut de l'autre.

Un soir, à la nuit tombé, la palpitante fille de Waldar, épouse enviable de Sahibi, dépose un petit van à demie remplie des dattes fraîches dont le miellat se colle sur les doigts. Ce sont des dattes rares, en cette période de début de la maturation des dattes dans les oasis. Ce sont effectivement les premières dattes d'une saison naissante de cueillette.
     
Les deux hommes s'apprêtent à plonger les mains au fond du van pour se délecter des fruits du sahel. Au même moment, quelques gouttes d'eau de pluie tombent d'un ciel bas et chargé de nuages frivoles. Quelques éclairs lézardent de temps en temps le firmament. Les mâchoires de deux hommes broient la pulpe des dattes, dans un mouvement commun d'équité.

Equité? Non! quelqu'un triche, en complicité avec les pénombres du crépuscule déjà né. C'est Sahibi, l'insoupçonnable gendre qui prend deux dattes à la fois pour se fourrer dans sa gueule gourmande au lieu d'une seule, comme le veut la coutume. Il s'en veut pour son « larcin » devant un beau-père qui ne se rend compte de rien. Cependant, il ne cesse pas son manège infiniment gourmand.
 
Tout à coup, un lumineux éclair déchire le ciel, épandant sa forte lumière éphémère sur les deux hommes accroupis autour du van aux dattes. Stupeur! Au même moment Sahibi découvre que Waldar le beau-père prend trois dattes à la fois!
   
Leçon: A gourmand, gourmand et demi! N'est-ce pas?

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour : Les deux envieux amis
Waldar et Sahibi  sont deux amis d'enfance qui ne se séparent que rarement. Cependant, malgré leur amitié de longue date, les deux compères sont jaloux l’un de l’autre. Et chacun ne souhaite pas que l'autre aie une bonne chose.

Un jour, le sultan les convoque dans son palais royal pour tester le niveau de leurs envies. Il demande à chacun de solliciter ce qu'il désire et offrira à l'autre le double. Sahibi et Waldar jaloux de « carrière » réfléchissent longtemps, chacun voulant éviter de choisir quelque chose de merveilleux afin que le second n’ait pas le double.

Plusieurs heures après, Ils n’arrivent toujours pas à se décider. Le sultan décida, alors qu’il est temps de faire leurs choix. Sinon il ordonnera leur exécution sur le champs. Waldar, apeuré par la décision royale fut son bon choix. Il demanda qu'on lui crève l'oeil droit. Et paf !, c’est fait. Au second: Et pif ! on ôta à Sahibi ses deux yeux.

Voila le choix de ces deux amis très envieux qui n'ont rien trouvé de bon que de donner leurs yeux afin que l'un ne soit pas plus aisé que l'autre.

Leçon: il faut savoir choisir son ami pour ne pas tomber dans la situation de Sahibi et Waldar.

Mahamat Abdoulahi Absakine


Humour : L'immoraliste Sahibi
Sahibi est un vieux dont les attitudes sont immoralistes de telle sorte que les enfants de sa contrée ne lui obéissent pas et mêmes ses propres fils.

Un jour sa femme leur a préparé un régal, une sauce très délicieuse, agréable contenant un seul gros morceau de viande. Sahibi et son enfant « kirkir » se mettent à table pour se rassasier, après quelques bouchées, le papa 'immoraliste' s'est emparé du morceau en criant fort « jocker », se rappelant de jeu de cartes (arbatachar), son fils kirkir très vexé par "les comportements irresponsables" de son papa, prend la tasse contenant la sauce appétissante et la verse par terre,en hurlant ironiquement « carté indacca » le jeu est annulé.

Leçon : l'attitude d'un père de famille doit être toujours responsable devant tout petit et surtout quand ses enfants sont présents à son côté, il faut qu'il contrôle ses actes et paroles sinon ses fils seront plus pires que lui dit- on « tel père  tel fils »

Mahamat abdoulahi absakine/ Tripoli
Courriel:abousakine@yahoo.com


Humour : Guéguerre sournoise et mortelle entre Sahibi et Waldar
Sahibi et Waldar sont deux voisins de longues dates. Chacun a une femme et quelques gosses.  Depuis quelques temps, le climat entre les deux hommes devient délétère. En effet, Sahibi digère mal le comportement ni catholique ni mahométan de son voisin Waldar. Qu'est-ce qui opposent les deux hommes aux maisons mitoyennes?  Personne ne pourra le savoir et eux-mêmes ne pourront nous le dire... Bizarre et bien drôle!

Un jour Waldar tombe subitement et gravement malade. Ses jours sont inéluctablement comptés et sa fin s'approche inexorablement. Juste avant de rendre l'âme, il demande à parler en secret à son voisin Sahibi. Celui-ci vient en courant et prête une oreille religieusement attentive à son voisin agonisant.

- Voisin, Sa-a-mini (pardonne-moi!) car il m'est arrivé très souvent de coucher avec ta femme. C'est un grand péché et je veux que tu me le pardonne avant que je ne sois devant Dieu! Se confesse Waldar!

- Ok, je te pardonne à condition que tu me pardonnes pour t'avoir donné le poison qui aura raison de ta vie dans les minutes qui suivent. Oui, c'est moi qui t'ai donné ce qui te tue maintenant!

Leçon:??????????????????????

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour : Sahibi, le « fils de caprins » ou la lourdeur d'un sobriquet!
Sahibi est un berger nomade de l'Ennedi. L'élevage des chèvres et des moutons lui réussit fort bien. Il devient en quelques années un grand propriétaire de ces ruminants. Contre toute attente, les autres bergers de cette contrée délient leurs langues jalouses et trouvent à l'humble éleveur des caprins un sobriquet: « Sahibi, le fils de caprins », juste pour le décourager dans son entreprise d'élevage.

Un soir de nombreux éleveurs de ce milieu, en route pour régler un différend, posent pied à terre, près du campement du « fils de caprins ». Comme veut la tradition en milieu nomade, Sahibi décide d'honorer les hôtes en leur égorgeant un ou deux ruminants. Mais il est aussi déjà au courant du sobriquet qu'on lui a collé depuis quelques années. Il amène alors deux gras moutons qu'il offre aux voyageurs, sans prendre la décision de les égorger comme le recommande la coutume en milieu nomade.

- Il faut nous égorger les moutons au lieu de nous amener vivants! S’exclament les voyageurs, très contents d'avoir une si abondante ration carnée.
- Egorgez-les, vous-mêmes! N'est-ce pas que vous m'avez surnommé "fils de caprins"! Alors un fils peut-il tuer ses parents? Réplique Sahibi, revanchard mais généreux!

   
Leçon: "quand tu fais quelque chose de positif, tu as contre toi ceux qui font la même chose, ceux qui font le contraire de la chose et la majorité qui ne fait rien." (Pierrette Adams)


Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour :Argent du charbon ou du chameau, quelle différence!
Sahibi vivait dans son Ennedi natale et il était issue d'une famille plus ou moins pauvre. Se sentant comme tel, il décida de sortir du chaos de la pauvreté par la sueur de son front mais aussi par le génie de son esprit. Ainsi il parcourait les oueds de l'Ennedi pour dénicher des arbres asséchés qu'il les transformait en charbon et en bois de chauffe. Il élevait également des poules. Lorsqu'il rencontrait une caravane en partance pour les grandes oasis du B.E.T (Faya, Fada, Ounianga, Gouro...), il s'adjoignait à elle pour aller vendre son charbon, ses bois de chauffe et quelques volatiles. Dans ce milieu désertique où les hommes boudaient certains métiers et abhorraient par dessus tout la vente du charbon et des volailles, Sahibi était traité de tous les noms dès qu'il tournait le dos. Il se savait calomnié et vilipendé à son absence pour son métier qui n'était en fait pas ingrat du tout. Les mois et les années passèrent et Sahibi devint le plus riche de sa contrée. Ceux qui se moquaient de lui venaient nuitamment pour lui emprunter de quoi pour faire survivre leurs familles. Eux qui ne savaient que s'enorgueillir de la vente de chameaux (dromadaires)! Eux qui se moquaient de la vente du charbon.

Un jour, au moment d'une grande retrouvaille, Sahibi délia une grande malle d'où jaillir plusieurs liasses d'argent dont le montant était si énorme qu'il percuta la conscience collective.
Devant le monde ébahi et envieux, Sahibi invita un homme du grand groupe et demanda:
- Regarde bien cet argent et prends tout temps pour me séparer par l'odeur l'argent du charbon, des bois de chauffe et des volailles!
   
Leçon: L'argent n'a pas d'odeur mais la pauvreté en a une. Regardez bien autour de vous, chers compatriotes, ceux qui disposent de l'argent sont détenteur d'un grand pouvoir. Ceux qui n'en ont pas sont l'ombre d'eux-mêmes et ne récoltent que mépris et déchéances. "l'homme est mauvais: celui qui a l'argent prend ta femme, prends ta fille..." (selon Longuélongué, musicien camerounais). Par ailleurs sachez également que l'on peut devenir riche aisément et licitement. Il suffit d'être persévérant et clairvoyant comme Sahibi, le vendeur des poules et de charbon
.

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: La femme et la braise, deux grandeurs sans commune mesure!
Sahibi, un quinquagénaire, décida de convoler à une seconde noce. Il dota sa nouvelle conquête, à peine nubile, Akhoutna, une adolescente de 12 ans. Il la prit avec lui pour fonder son second foyer. Contre toute attente, Sahibi découvrit que sa femme était trop jeune pour supporter une nuit de noce. La ramener chez ses parents fut une autre paire de manches. Ca ne s'était jamais fait auparavant. Une alternative fut vite trouvée: Sahibi procédera à une couvaison de sa dulcinée, le temps de la maturer.

Chaque nuit, Sahibi partageait le lit avec sa femme-enfant mais sans jamais la toucher. Ainsi le manège dura quelques deux années. Un après-midi, Sahibi friand du thé comme tous les jours, manda sa femme-môme pour lui apporter la théière et la braisière emplie des braises. Curieusement, la toute jeune femme-fille apporta une braisière et une minuscule braise qui ressemblait plutôt à une étincelle.
- C'est quoi cette petite braise? Tu n’as pas allumé le feu assez convenablement? tonna Sahibi, d'un ton agacé et autoritaire.
- Monsieur, il suffit de venter et le feu reprendra. Une braise et une femme ne sont jamais petites! Repliqua Akhoutna, avant de retourner les talons, déhanchant vers la cuisine.

Le message fut trop clair pour que la même nuit, le vieux Sahibi mobilisa ses os pour l'ascension vers le mont venus de la jeunette de 14 ans.


Leçon: il est impératif de nos jours d'arrêter les mariages dont le décalage d'âge est trop grand. En effet, il est peut sage de prendre une môme qui a l'âge de votre propre progéniture pour assouvir une libido sous un craquement d'articulations affaiblies par le rhumatisme et la sénescence. C'est aussi une raison d'arrêter les traumatismes d'accouchements trop difficiles, souvent mortels, des filles mères.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


  Humour : Le prix de la passe: Faux-billets contre Sida!
     Sahibi aborda une prostituée avec laquelle  il se fixa un prix. Le prix de la passe. Quoi de plus ordinaire dans ce monde où la dépravation des moeurs ravit la vedette à la pudeur! Le client Sahibi entraîna alors sa proie dans une de ces chambres à l'obscurité garantie dans lesquelles d'autres clients et tapins font déjà commerce de leurs corps et de leur âmes, dans un cliquetis des lits instables et bruyants; et sur des matelas éventrés aux odeurs nauséeuses.
Après une juste et ajustée séance de couinement et d'ébranlement, Sahibi se rhabilla et tendit des billets de banque pour régler sa "consommation". La prostituée, non ingrate et confiante, enfouit son argent reçu dans la dénivellation entre les deux "collines" de sa poitrine. Reconnaissante elle accompagna son client jusqu'à sa bagnole.
Juste avant d'appuyer sur l'accélérateur de sa voiture, le client Sahibi, sortant sa tête par l'entrebâillement de sa portière, cria à l'endroit de la prostituée:
    -   Hey, Azaba (prostituée)! L'argent que je t'ai donné pour la passe n'est que des faux-billets qui ne serviront à rien! HaHa Ha!!!!
   -  Merci de ta gentillesse! Je t'informe que je suis séropositive depuis deux ans. N'oublie pas que tu as "mangé la banane sans la peau" (relation sexuelle sans condom)! Faux-billet contre Sida, qui est le perdant ou la perdante?? Lui répliqua la prostituée, revancharde à l'égard de ce client escroc.

Leçon: la prostitution est condamnable mais elle n'a jamais pu être éradiquée de nos cieux. Ceux qui s'y adonnent doivent faire preuve d'équité et de justice dans le règlement de leurs factures après les passes. Et il faut toujours "manger la banane avec la peau!" pour éviter la pandémie du siècle.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: A la recherche de l'hymen perdu!  
    Akhoutna, la dulcinée de Sahibi, attend la réalisation de sa première nuit de noce. Son coeur bat la chamade, l'anxiété la ronge. Elle est anxieuse... vraiment anxieuse!
    Joliment parée, kohol aux yeux, hénné aux plantes des pieds, dilkéé sur le corps, la jeune mariée est introduite dans la case nuptiale pour attendre l'arrivée du fiancé Sahibi qui la consommera, sans sel et sans sucre, tant elle est bien faite et bien préparée et parée aussi.
    Au beau milieu de la nuit, la mariée, dans l'attente de son conjoint, se trouve être seule avec sa grand-mère maternelle. Elle décide de s'ouvrir à celle-ci, en se confessant sur l'objet de son anxiété.
    
-   Kahkah! (grand-mère!), je...je.... n'en ai pas, la "chose"!
     -  Quelle chose? Hein? quelle chose?

     -   La "chose" de jeunes filles. Cette "chose" que l'on va vérifier toute de suite!!
     - Ah! Ma petite-fille, si tu n'en as pas, moi, aussi je l'ai perdue avant la naissance de ta mère. Certes le temps est court et je ne saurai où la trouver pour toi. Il n'y a même  pas les moyens d'emprunter chez quelqu'un. Tu vois???
finit par dire la mémé, en désarroi face à la pluie de culpabilité et du déshonneur qui s'abattra sur eux.

Leçon: l'hymen ou l'hyménée, cette petite voile charnue, crée bien des soucis aux sociétés tchadiennes. Tout un commérage et une philosophie de rente se sont construits autour  de ce minuscule et fragile élément de l'anatomie féminine. L’avoir ou ne pas l'avoir constitue une fierté ou un déshonneur pour les sociétés primitives du Tchad. Avec l'hymenoplastie (reconstruction chirurgicale de l'hymen) en vogue, beaucoup des filles se laveront la face!!!!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: Un doigt dans un vieux trou!!
Sahibi lorgne depuis quelques temps une jeune femme mariée. il finit par l'aborder et par la convaincre. Rendez-vous pris chez la pulpeuse femme aux moeurs faciles.
     Une nuit Sahibi arrive chez la femme. A peine une séance de jambes en l'air commencé, le mari de la femme fait un "toc toc" derrière la porte de la chambre. Peur-panique dans les coeurs des fornicateurs. les apeurés finissent par trouver une solution: la fenêtre, bien que haut située.
     Sahibi, sans seroual, s'accroche au mur, en quête d'issue par la fenêtre. L'amante l'aide tant bien que mal: ses mains en soutien sur les pieds, cuisses et fesses de Sahibi qui se débat comme un beau diable. Dans cette lutte effrénée de Sahibi vers la liberté, la femme, par inadvertance, introduit son doigt dans l'anus du fuyard.
-  Saami-ni! (excuse-moi) je t'ai blessé par mes ongles qui sont pointus! s'excuse la femme, entre deux efforts de poussées.
-  Ne t'en fais pas, pousse-moi! tu n'as mis le doigt que dans un vieux trou, aussi vieux que moi-même. Réplique Sahibi qui finit par s'éjecter hors de la chambre.

Leçon: n'allez point chez les femmes d'autrui. Si vous osez le faire, vous récolterez deux choses: la peur et la honte.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: La fortune rend-t-elle une jeune et belle femme fidèle? 
Sahibi, un fortuné sexagénaire soupçonnait sa jeune et élégante femme de 40 ans de s'envoyer en l'air. Ainsi il demanda de l'aide auprès de Waldar qui est expert de faire des filatures parce qu’il lui arrive occasionnellement d'effectuer ce genre des choses pour le compte de certaines compagnies, comme pour surveiller les agissements d'un mari ou d'une épouse qui doute que son partenaire est infidèle.

Le vieux Sahibi confie Waldar que chaque vendredi soir, depuis quelques temps, madame prétextait une sortie entre femmes et revenait de plus en plus tard et "pompette". Il fut convenu que Waldar allait la suivre des le lendemain tout en lui remettant quelques photos de sa femmes. En retour le jeune recevait $ 100 l 'heure pour ce travail rare et exceptionnellement juteux. Rappelons que la femme du vieux était du genre assez belle et assez sexy pour faire la page centrale des grands magasines du Monde.

Apres quelques semaines d'enquête, Waldar s’est aperçu que madame allait dans un endroit fixe pour faire l’Amour. En son retour, Waldar a expliqué en détail de ce qu'il a vu. A ces détails, le vieux patron insiste pour être présent lors de la filature de son épouse le prochain vendredi. Au vendredi fatidique, en fin d'après midi, Waldar et le vieux Sahibi ont dressé un plan rocambolesque : Le siège du passager allait être en position couchée. Sahibi devait s’y étendre de tout son long et se couvrir avec un drap. Waldar entame la filature de « Madame la belle sexy ».

Au bout de quelques minutes de surveillance, le jeune aperçois le bagnole de Madame qui s’immobilise dans le même stationnement d’un immeuble a’ logement multiples a’ coté d’un véhicule récréatif. Waldar s’est aussi stationné a’ coté du même véhicule. Soudainement quand le vieux levait la tête, il a vu sa femme embrasser un gars avec qui elle se trouvait dans la banquette avant.

A cette expérience, Sahibi a eu la mauvaise idée d'ouvrir la portière pour laisser savoir a' sa femme qu'il l'avait démasquée. Mais aussitôt qu'il a ouvert la portière, sa femme, qui était au volant, a reculé a' toute vitesse. Lorsqu'elle a freiné brusquement pour sortir du stationnement, Sahibi est tombé sur l'asphalte et il s'est blessé a' une jambe et un bras. Le gentil Waldar a accompagné le vieux a’ l’hôpital. Quand les infirmiers lui demandaient de ce qui lui était arrivé, Sahibi n'avait qu'une seule réponse et c'était: "vous auriez du voir l’acte osé que ma belle dulcinée vient de commettre".

NB : Cette blague est basée sur une histoire vraie. Un adage dit : « Si l’argent se trouve au sommet de l’arbre, les filles se marierons aux singes ». Certes les femmes aiment un mari riche et généreux. Par contre, n’oublions pas aussi que les femmes et surtout les jeunes, belles et élégantes aiment aussi être satisfaites aux lits. La fortune seule ne peut rendre une jeune, élégante et belle femme fidèle a’ son mari. Je m’excuse si cette blague offense par hasard quelques gens. Et pour le malheureux Sahibi, il devait supporter l’infidélité pour pouvoir la garder ou bien qu’il cherche une autre femme plus modeste et moins « Sexy ».

Votre ami et frère
Mahadjir.fils,
Amérique du Nord.


Humour: Sahibi, le soupçonneux aveugle et le poulet rôti
   Sahibi était un malvoyant qui partage le même damalaye (salon de repas) avec le reste de sa famille. Il vivait toujours dans l'anxiété d'avoir été floué à chaque repas par ses consanguins qui avaient une vision indemne.
   Un jour, un poulet rôti, en position d'un yogi en exercice, fut présenté au Damalaye. Sahibi, l'insatisfait infirme, à tâtons, promena ses doigts revêches et calleux sur le plateau et s'empara du poulet en entier et tourna le dos au groupe, avant de déclarer :
 - Moi, un malvoyant même, j'ai un tel gros morceau ! Et vous autres, quels furent vos parts ?

NB: la société tchadienne a très souvent soutenu que les aveugles ont toujours cru qu'ils sont victime de la gourmandise et de l'iniquité de ceux qui ont l'intégrité de la vision. En voulant se défendre, ils font de grosses bourdes. Cette histoire en est-elle une illustration ?
Sidimi Djiddi A li Sougoudi
sidimi@caramail.com


Humour: Le vieux juge Sahibi et la transmission du VIH-Sida
   L'oasis de Fada, capitale de l'Ennedi, blottie à l'ombre matinale du mont Yiin-Toll (montagne du télégramme), se réveillait d'une nuit glaciale d'un hiver rude. Les palmiers-dattiers balançant leurs longs bras, dansotaient au rythme du vent.
    Tout à coup des cris de femmes, des youyous de filles nubiles et d'attroupements des badauds interrompirent le calme de l'oasis. Une bagarre entre des filles jacasseuses tourna au vinaigre. A l'origine, une accusation, vraie ou fausse, de séropositivité chez une meuf dont le petit ami serait le coupable qui avait transporté le dangereux virus au coeur d'une oasis qui s'enivrait d'une pureté inégalée, d'une chasteté à vérifier.
   L’affaire atterrit chez les vieux juges traditionnels qui tentèrent de la dénouer. Au moment où les deux partis prenaient place sur des bancs (l'école primaire de fada servait d'assise provisoire), le vieux Sahibi, un des juges s'insurgit, bras en l'air:
- mes filles, ne mettez pas vos culs sur les bancs. Vous allez laisser votre "schida" (Sida) et demain nos enfants seront contaminés à leur tour! On va traiter votre affaire et en attendant vous vous tenez debout, sans toucher les bancs! D'ailleurs c'est simple, ceux qui sont accusés iront à Ndjamena pour se faire dépister. Au retour, s'ils n'ont pas cette vilaine maladie, les délatrices paieront une amende. Terminé!! 

leçon: le VIH reste obscur dans ses modes de transmission chez beaucoup de nos villageois et citadins. Retenons que le banc ne peut transmettre le Sida. 
Sidimi  Djiddi Ali Sougoudi
, sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi s'est fait avoir !
Après avoir été séparé de sa "girl friend" pour plusieurs mois, Sahibi a décidé de se payer une prostituée. Il s'est rendu au coin ou’ on trouve facilement des prostituées. Il a fait le "Tour du Bloc" deux ou trois fois pour étudier la situation. Par hasard Sahibi s’est croisé a’ une belle russe du genre "Angelina Jolie" (rire!). Elle était vraiment jolie et attirante. Elle avait une bouche de suceuse avec des lèvres épaisses qui donne la « vertige » pour un homme assez fragile qui n’a pas fait l’Amour y’a longtemps.

Lorsqu'elle est montée dans la voiture de Sahibi, elle lui a dit: "On va chez toi ou chez moi?" Sahibi lui a répondu naïvement: "Chez toi!". Bref, ils se sont rendu devant un immeuble a' logement multiples (pas loin du coin). Madame la trompeuse lui a demandé de la déposer devant l'immeuble et elle lui a donné son "prétendu" numéro d'appartement. Puis elle lui a demandé d'aller stationner son auto et d'aller la rejoindre.

Elle a ouvert la portière et, alors qu'elle était sur le point de sortir, elle s'est brusquement retournée vers Sahibi en lui disant avec autorité: "Donnes moi l'argent tout de suite parce que je ne veux pas que tu me paies a' l'intérieur." Le généreux Sahibi, sans hésitation, lui a donc remis $200 qu'elle chargeait pour un service complet!

Le naïf Sahibi est allé stationner sa bagnole et il s'est rendu a' l'appartement indiqué. A sa grande surprise c'est un couple sexagénaire qui est venu répondre. Sahibi a enfin compris qu'il venait de se faire avoir par une maudite belle salope qui avait disparu dans la nature aussitôt qu'il lui a remis son argent.

NB: Cette blague est basée sur une histoire vraie. Un de mes camarades de classe m'a raconté pendant l'une de nos recréations. On a eu la chance d'apprendre l'histoire intitulée "Sahibi l'Eternel Loser" mais cette fois-ci Sahibi est un "Naïf loser". J'espère que cette blague contribue a' nous donner une belle leçon de vie. Si je prends le temps de vous écrire cette mésaventure de Sahibi c'est pour peut-être empêcher qu'un autre épais et naïf comme Sahibi se fasse voler d'argent de façon aussi idiote. Tabarnac de calice d'ostie de Ciboire!!!!!!!!!!!!!!
Votre ami et frère, Mahadjir.fils
Amérique du Nord.


Blague: La moto savante de Sahibi
De nos jours la technologie a atteint un tel niveau qu'il n'est pas rare de rencontrer dans les rues de N’djamena des motocyclettes importées qui s'expriment en chinois, anglais, coréen etc...
   Sahibi, un contrebandier, s'est fait acheté une de ces motos pour le trafic du sucre entre Kousseri et N’djamena. Le fraudeur charge sur sa nouvelle monture dix sacs de 50 kg de sucre, la démarre et tente de quitter:
  
-  No go! No go! s'écrie l'engin à deux roues, visiblement en courroux.
Sahibi descend et diminue la charge de deux (2) sacs. Il essaie de quitter de nouveau.
  
- No go! No go! persiste la moto.
Sahibi ôte encore deux (2) sacs. Il lui reste alors six (6) sur la moto. Il lance le moteur et tente de quitter.
  
- Go! Let's go! crie la moto, visiblement, satisfaite de la dernière charge.

Leçon: Désormais l'homme n'est pas la seul créature pensante. Les créations de l'homme ne sont pas loin de l'homme lui-même pour revendiquer leur droit de cité.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Un ixode sur les couilles
  Il fait un froid terrible à Moussoro. Sahibi et son beau-père, éleveurs des vaches, se chauffent autour d'un feu bien alimenté par des bois de chauffe. Les deux hommes sont face à face, autour d'une flamme dansante et sous la férule d'un hiver torride.
    Le vieux beau-père porte un séroual type dourbali, trop large et béant. A travers un pan du pantalon, les testicules du vieux sont bien visibles aux yeux du gendre. Mieux, ce dernier voit même un ixode (tique) sanguicole appendu sur les "bijou de famille" du vieil homme. L'acarien suce goulûment du sang, bien perché sur la bourse du vieux berger.
    Sahibi se trouve aussitôt dans un dilemme: avertir le vieux ou non? Et s'il l'avertit, très certainement son beau-père lui en voudra d'avoir regardé dans ses parties intimes? Que faire? Que dire?
     -  Je ne te le dirai jamais et lorsque je prendrai enfin la décision de te le dire ou de te le montrer, "il" sera aussi gros qu'un taurillon. Dit Sahibi, dans un langage détourné (circonlocution), s'adressant à son beau-père.
     -  Je ne lui laisserai même pas le temps de devenir aussi gros qu'un cabri. Réplique le vieil homme, arrachant d'un mouvement vif la bestiole parasite qui lui mord les couilles.

Leçon: un adage dit: "celui qui ne sait pas interpréter les langages voilés ne saura être capable de comprendre les langages les plus directs." Dans certaines contrées du Tchad, les hommes se communiquent par des bribes d'informations inaccessibles aux étrangers. Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, vrai ou faux marabout??
   Sahibi quitta son village du Kanem et atterrit dans un bivouac du Nord du tchad.  A bon mentir qui vient de loin. Sahibi s'y proclama grand fakir et se mit à faire des gris-gris et à prêcher la bonne parole mahomettane au milieu des bergers ignorants de ce monde-là. Ces derniers, assoiffés de foi et de savoir livresque coranique, adoptèrent le grand fakir Sahibi qui, en vérité, n'avait aucunement les moyens de sa prétention. Mais comme personne n'était instruite dans ces contrées désertiques, Sahibi étalai des vérités et des contre-verités sans être contredit. Des années passèrent ainsi, Sahibi détenant la palme du savoir.

     Un jour, un autre émigrant, sorti du néant, vint  mettre pied à terre dans le même bivouac. Ce dernier s'appelait Filann et c'était un vrai érudit en Coran. Il finit par mettre en doute toutes les sornettes de Sahibi, qui entra dans une grande colère indescriptible. Une vraie haine s'installa entre les deux hommes de foi. les villageois étaient sûrs d'une chose: aucun d'entre eux ne pourra apporter un démenti sur les versets de l'un ou de l'autre des marabouts car ils sont tous analphabètes comme la queue de l'âne ou l'anus du bouc. La lutte de leadership entre les deux charlatans (appelons-les ainsi) fut telle qu'il a fallu convoquer une grande réunion de réconciliation.
       - comme vous tous, vous ne savez pas lire entre les pages d'un coran,  vous ne pouvez pas nous departager dans ce conflit avec cet innovateur nouvellement venu. Si vous voulez savoir qui d'entre nous est le plus grand et vrai fakir, je propose un combat des livres: il va me frapper avec son coran et je vais le frapper avec le mien. le faux marabout mourra sur le coup. Etes-vous d'accords? Dit Sahibi, air malicieux, aux villageois.
       - Ouai! ouai! D'accord! d’accord! Crièrent les mille profanes de la contrée.
Filann frappa du sacoche de son coran sur la tête de Sahibi. Sahibi résista sans gêne. Sahibi, qui a dissimulé quelques gros cailloux dans sa sacoche à la place du coran, balança un coup sec et rude sur la nuque de son adversaire qui tomba raide sans vie. Comme le coran de Sahibi était  plus fort que le coran de l'arriviste, Sahibi resta, malgré son ignorance, le plus grand marabout du Nord.

leçon: toutes les vérités ne passent pas. Il arrive très souvent que le mensonge prenne le dessus sur la verité. Et c'est ainsi ce bas-monde. N'est-ce pas?
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi et la queue de l'hyène
Sahibi arrive dans une contrée du Tchad. Cette contrée n'est pas la sienne. En plus, dans cette contrée, l'hyène règne en maîtresse absolue, allant jusqu'à tuer des hommes et des femmes qui deviennent alors des proies faciles.
   Cette situation laisse perplexe Sahibi qui, dans son village, a un mépris pour l'hyène qu'il l'assimile à un chien sauvage.
    Une nuit, Sahibi arrive dans un bivouac des nomades. Là, les habitants jacassent sur les prouesses et la dangerosité de l'hyène, la vilaine bête. L'un d'eux dit à Sahibi:
       - Comment peux-tu te promener à cette heure-ci sans craindre l'hyène?
       - Avoir peur de l'hyène, un chien sauvage? S’étonne l'étranger Sahibi.
    Après les causeries et thé, Sahibi prend congé de ses hôtes qui protestent de le voir partir au milieu de la nuit car l'hyène...... rôde non loin du campement.
     Chemin faisant, Sahibi tombe nez à nez avec l'Ennemi le plus craint de la contrée, l'hyène qui montre des crocs acérés, en battant la queue au sol. Sahibi se saisit de sa cravache et assène des coups brûlants à l'hyène qui décampe en hurlant. Il saisit la queue de l'hyène et de son poignard tranchant, la coupe à la base. Le brave homme retourne au campement et ramène aux jacasseurs la queue coupée de l'hyène à qui il a délibérément laissé la vie sauve.
     En voyant la queue de l'hyène qui n'a pas été tuée, l'un des habitants de la contrée panique et lâche des propos inattendus:
- comment oses-tu couper la queue à l'hyène sans la tuer. C’est une provocation de cette terrible bête. Tu es parti réveiller la Bête qui dors. Nous sommes cuits car elle va nous attaquer puisque tu l'as enragée!!!
Sahibi se sert du thé, riant sous cape, sans la moindre crainte.

Leçon: tout fauve a sa proie et toute proie a son fauve. Une hyène ne peut s'attaquer qu'à ceux qui ont peur d'elle. Une hyène matraquée ou cravachée par un homme qui lui coupe la queue ne peut  plus aller à la rencontre d'autres hommes sans crainte.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Akhoutna, le beurre, le sexe et la mort
     Akhoutna, la veuve de Sahibi, toujours décidée à aller au bout de ses désirs, persiste et signe: elle veut se marier. Comme nous l'avons suivi précédemment, les siens ne sont  pas de cet avis. Alors que faire? Akhoutna, bien maligne, se plonge dans une hystérie très proche d'une grave maladie. Sa postérité s'inquiète et se plonge à son tour dans une grande angoisse: grand-mère Akhoutna va mourir.
   Un oracle est appelé à son chevet. la vieille dame se tord de douleurs. Le devin jette ses cauris, trace des sillons sur le sol et fait des incantations et des imprécations aux profondeurs insondables. le féticheur lâche, comme un couperet, le traitement du mal qui ronge Akhoutna:
    -  cette dame souffre d'un mal sérieux mais son traitement est simple: soit elle ingère du beurre ou elle doit avoir une relation sexuelle!!!! Seul son choix à elle est déterminant dans sa guérison. Demandé son avis! Dit le guérisseur, ramassant ses fétiches éparpillés au sol.

    La postérité d'Akhoutna se plonge encore dans un grand émoi: comment aller parler à la grande mémé des choses intimes? Non, ce n’est pas possible! Du respect aux personnes âgées, tout de même!
Une des ses amies est envoyée auprès d'elle pour avoir son avis sur le choix du traitement (sexe ou beurre?). La réponse d'Akhoutna n'a pas mis du temps pour parvenir.
- vous savez tous que je suis vieille et je n'ai pas assez de dents solides pour mâcher du beurre,  l'autre traitement est mieux, réplique la vieille Akhoutna, air libidineux et une lueur lubrique dans les yeux.

Leçon: encore une fois, quand une femme, quel que soit son âge, songe à se marier ou se remarier, ne vous en opposez pas!  La preuve, même la vieille qui n'a pas des dents pour mâcher du beurre (zibdé) est partante pour une séance de jambe en l'air.

Sidimi Djiddi A li Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: La veuve de Sahibi et le natron du mariage
    Akhoutna est veuve. Sahibi, son conjoint était mort depuis plus de trente (30) ans. Elle-même trône du haut de ses plus de 70 ans. Elle est aussi proche d'être sous la terre que la queue pendante de la vache.
   Un jour elle exprime le désir irrépressible de convoler à une seconde noce. Ce qui sème un tollé sans mesure parmi ses fils, petit-fils et ses arrière-petits-fils qui n'en reviennent pas de cette subite envie de se marier chez une vieille de son âge.
  
Te remarier à ton âge, non, ce n'est pas digne de toi ni de nous! Grommelle en bloc la lignée d'Akhoutna.
  
- Pourquoi ne pas me remarier?? A-t-on refusé un jour du natron à une chamelle parce qu'elle est vieille!! Ainsi Akhoutna monte-t-elle sur ses ergots, imperturbable et surtout décidée à aller au bout de son projet.

Leçon: Le natron est le bicarbonate de soude. C’est un sel très utile pour les dromadaires qui, en manque de ce sel, maigrissent et finissent par périr. Nous ne savons pas si le mariage est aussi vital chez les femmes que le natron chez les chamelles. En tout cas si jamais une femme veut goûter au miel du mariage, ne vous en opposez pas! 
 Sidimi Djiddi Ali Sougoudi

sidimi@caramail.com


  Blague: La femme, école de la vie
Se marier n'est pas un plaisir ni une aventure. C’est une responsabilité. Une grosse responsabilité. Sahibi, l'enfant insouciant de son père, goûtera à cette lourde responsabilité. Lisons cette histoire:

    Sahibi est un enfant insouciant, intraitable et agité. Son père Filann l'a longtemps sermonné mais il ne change guère. Que faire face à un fils ibliss (diable)?
   La solution est vite trouvée. Son père lui trouve une épouse. Et miraculeusement Sahibi, le turbulent enfant, devient timide, sage et irréprochable et cela dès la nuit de sa noce. il devient un jeune responsable, s'attelant à bien garder le patrimoine familial et s'occupant de sa femme avec tact et virilité.
   Un jour, Sahibi qui élève un chiot se trouve confronté à l'agilité et aux turbulences de son canidé. Le chiot sautille, mord les habits, renverse les nourritures, aboie à se rompre les cordes vocales et renâcle tout le temps. Sahibi qui a le ras-le-bol à l'égard de son chien, sermonne son caniche:
hey! chiot, reste tranquille sinon je dirai à papa pour te marier à une femme!

Leçon: Qu'a une femme pour dresser un homme turbulent? Nul ne le sais mais une chose est sûre : la femme, une fois dans ses ménages, devient un garde-fou pour son homme. Dans beaucoup des foyers où l'homme est un torchon (saoulard ou fainéant) la femme arrive à redresser la situation et faire de son homme un héros de la femme. Qui a dit que "derrière un grand homme, il y a une grande femme?".
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi irrésistiblement menteur
  Sahibi et Waldar se retrouvèrent acculés par la faim et cela loin des campements. Ils décidèrent de tendre piège à des animaux. Clac! le piège prit un animal qui n'est pas socialement comestible: ce fut le chacal. Manger un chacal? Non! c'est une chose affreuse et culturellement honteuse à travers leur terroir.
    Comme le deux compagnons étaient si rudoyés par la faim, ils écoutèrent leurs ventres et mangèrent la chair du canidé, en se promettant de garder le secret au fond d'eux-mêmes. Waldar connaissait bien son ami Sahibi, un menteur incœrcible. De ce fait il l'avait longtemps sermonné et l'avait mis en garde afin d'obtenir une voile de silence sur la nourriture insolite.
   Une fois arrivés dans un village, les deux comparses furent accueillis avec une calebasse d'eau de la part des villageois, comme le veut la tradition.
Sahibi s'empara du récipient d'eau et vida la calebassée dans son estomac et clama:

   -  Haaaasch! Avec ses dents acérées, ce gibier me donne des moeurs hydrophiles!

    Waldar fusilla du regard son compagnon soumis à la corrosion du mensonge qui démangeait ses entrailles. Se sentant intimidé voire menacé par la torve du compagnon, Sahibi lâcha de nouveau:
  
- Pourquoi ce regard oblique en mon endroit! J'ai dit seulement que la viande du canidé me fait boire beaucoup d'eau mais je n'ai pas dit qu'on a consommé de la chair de chacal.

    Les villageois présents  au même endroit avaient tout compris: les deux comparses ont dégusté la chair interdite du chacal.
 Leçon: tous les hommes ne sont pas capables de garder un secret. Certains ont d'ailleurs une envie irrepressible de divulguer le moindre secret sans tarder. Chez bien des hommes le secret est comme un corps étranger dans leurs corps et ils cherchent à l'expulser à la moindre occasion.
 Djiddi Ali Sougoudi Sidimi


Blague: Sahibi et la morsure de l'agneau
   Il était une fois au Nord du Tchad. Là-bas l'hyène s'était faite une funeste renommée: elle s'attaquait aux hommes, surtout ceux les plus vulnérables tels un jeune berger égaré du ferrick, un adulte secoué par la soif ou la fatigue, une femme fugueuse etc... Elle finit d'ailleurs par roder autour des campements nomades, crocs menaçants.
   Sahibi, un jeune marié vivait avec sa dulciné Akhoutna auprès de sa belle-famille.
   Un soir, Sahibi, soucieux d'éviter de rencontrer la hyène, rentrait d'un pas pressé au campement. Tout à coup surgit d'un buisson une silhouette qui se mit à courir vers Sahibi. Le jeune berger mit ses jambes au cou et se lança à toute allure vers chez lui, la créature à ses trousses.

   Arrivée à la hauteur du campement, Sahibi se fait apostropher par sa jeune et ravissante épouse:
    -  pourquoi cours-tu de la sorte? Ce n'est qu'un agneau mais pas une hyène!
    -  Ôte-toi de mon passage! Que sais-tu de la gravité de la morsure d'un agneau? S'emporta le poltron Sahibi qui voulait sûrement justifier sa peur-panique gratuite.

Leçon: un agneau très jeunes (de quelques mois) a la manie de courir après tout ce qui bouge, le confondant à sa propre mère par sa vision encore immature. Mais l'agneau est inoffensif et d'ailleurs c'est le symbole de l'innocuité. Sahibi parlait d'une morsure qui n'avait jamais existé. L'on ne sait pas si sa dulcinée l'avait crû!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi, sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi, l'eternel "loser"!
Sahibi a habité pendant quelques années avec une femme. Lorsqu'il l'a laissée, elle est devenue prostituée. Quelques mois plus tard, son ex-amie lui a appelé pour lui demander d'aller manger avec elle, car elle avait une histoire très particulière à lui raconter. Sahibi a accepté l’invitation parce qu'il voulait savoir par curiosité ce qu'elle avait de si important à lui dire.

Au rendez-vous, à sa grande surprise son ex-amie lui a avoué qu'elle se prostituait depuis que Sahibi l'avait quittée et elle lui a demandé un service, soit d'aller collecter un client qui lui devait $1000 parce qu'il avait fait une orgie avec elle. A la fin de l'Orgie, le client n'a pas voulu la payer et il est parti sans lui laisser un seul sou!!!!!!

L'ex-femme de Sahibi savait ou' son client habitait et elle a juré que Sahibi n'aurait aucun problème à le collecter, car le client était du genre peureux et il ne faisait pas le poids avec sahibi. Rappelons que Sahibi mesure presque six pieds et il pèse environs 200 livres, alors que son client, selon toujours notre DAME DE FER, faisait à peine 5 pieds et il était du genre maigrichon!!!!!!!!!!

Pire encore, madame faiseuse des troubles a promis $500 si Sahibi réussissait à le collecter. Ainsi Sahibi, sans aucune précaution, s'est rendu un jour chez le gars. Il a monté chez le client en lui disant que l'heure était venue de payer pour sa petite partouze avec son ex-amie. Le gars lui a répondu "Ok attends moi quelques minutes!". Mr. le Défenseur, plus grand, plus fort et plus brave que Sahibi a sorti un bâton de baseball et il a frappé directement au visage de Sahibi. Ce dernier s'est dégringolé en criant du haut de l'escalier qui mesure environs 15 mètres. Sahibi a en effet écopé au moins 5 points de suture à la tête. Dommage « Kaffara ».

Malheureusement pour Sahibi il ne pouvait pas appeler la police parce que son ex-copine faisait la gaffe, par surcroît, c'est une affaire de prostitution. Donc il n'était pas question de la dénoncer. Quelques jours après la mésaventure de Sahibi, madame la diable a rendu visite a son ex-ami. L'ex-blonde s'est vraiment désolée de ce qu'il lui est arrivé, de surcroît, elle lui dit que s'il réussissait à la collecter, Sahibi pouvait garder le $1000 au Complet. L'affaire est à suivre. Une question demeure posée: "Est-ce que ça vaut la peine pour Sahibi d'aller coûte que coûte chercher cette somme d'argent virtuelle?"

NB: Chacun a' sa manière de répondre à cette question. Quant à moi je qualifie Sahibi pour un Eternel "Loser" (perdant). La meilleure des solutions c'est de laisser tomber cette affaire. Ce problème ne va apporter que d'autres problèmes pour Sahibi. Et l'option de la vengeance serait la pire des choses pour ce dernier. Merci pour votre lecture et bonne journée.

Ps: Cette blague est basée sur une histoire vraie. Un de mes camarades de classe (un canadien anglais) m'a raconté cette histoire. Et c'était arrivé à un de ses oncles. J'ai simplement ajouté quelques mots plus comiques et significatifs pour détenir peut-être un "rayon" en humour. Thank you.

Votre ami et frère, Mahadjir.fils, Amérique du Nord.


Blague: Sahibi : son ambition des garçons
Akhoutna, la femme de Sahibi a déjà donné quatre filles, au grand désespoir de ce dernier, malgré les démarches traditionnelles pour avoir un garçon, Sahibi reste démoraliser.
A la cinquième grossesse de sa femme, Sahibi décide de faire un voyage de quatre mois pour revenir après l’accouchement de son épouse. Mais, avant de voyager, il avertit sa femme que si elle mettait au monde une cinquième fille, elle et ses filles constituant la demi-douzaine, devraient toutes vider la maison.
De retour, heureusement, Akhoutna mit au monde un garçon.
Ainsi, lorsque Sahibi apprit la nouvelle, il dit à sa femme :
    Tu vois, bien que tu peux faire un effort quand tu es menacée de divorce ! à la prochaine grossesse,  je veux des jumeaux, tu m’entends ? Des Jumeaux !!!!

Morale : Mes chers internautes, la conception d’un fœtus n’est dépend pas de la volonté d’un être et combien de fois du pouvoir maternel alors nous sommes appelés de se contenter de notre destin et  voir le bon côté de nos progénitures sans aucune qualification quelconque
Daraya ALLATCHI


Blague: La gonococcie selon Sahibi
Sahibi, un berger du Nord du Tchad, décide un jour d'aller en ville pour s'approvisionner en thé et sucre, deux denrées fort prisées chez tout nomade. Pour la circonstance, il se fait accompagner par sa fille de sept (7) saisons humides. Le père et la fille débarquent au marché de l'oasis. Là, Sahibi rencontre Waldar, son meilleur ami. Les deux pâtres se fendent en des causeries intarissables, sirotant du thé mi-amer, mi-sucré. La jeune fille de sahibi gambade, à cloche-pied et pieds nus près de deux adultes.
-  ma fille, ne joue pas les pied nus et vite chausse-toi! Sinon tu attraperas le begel (gonococcie), sermonne papa Sahibi, tout confiant en ce qu'il dit.
- Oui, c'est vrai ma fille! la ville est infestée de begel. Si tu traverse un caniveau, c'est sûr que tu le chopperas. Ne te promène surtout pas les pieds nus! Renchérit Waldar avec certitude.

Leçon: la gonococcie ou gonorhée ou blénnoragie ou Begel est une maladie sexuellement transmissible (la mère peut transmettre à son enfant lors de l'accouchement et se manifeste par une atteinte occulaire). C'est une maladie due au germe appelé gonocoque et a une durée d'incubation de 24heures à 15 jours. Elle se traduit chez l'homme par une miction douloureuse (chaude-pisse) et un écoulement purulent (urethrite) mais elle est inapparente chez la femme qui reste un réservoir de contamination lors des rapports sexuels.
Dire qu'on peut attraper la gonococcie en marchant les pieds nus ou en traversant un caniveau relève de l'ignorance crue dont beaucoup des tchadiens en souffrent!!!!

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramai.com


Blague: La mise knock-out (K.O) de Sahibi par le rejeton de son rival
Sahibi est un grand plaisantin et ses plaisanteries ont vite fait de déborder les confins de son village pour se répandre dans la sous-région. Sahibi est ainsi devenu assez célèbre pour ses taquineries aussi vexantes qu'épatantes, aussi saugrénues qu’insensées. Sahibi détient la palme de la galéjade et personne, dans les parages, ne tente de l’égaler ou de se mesurer à lui.
Un jour le taquin homme ouï dire qu’il vit dans un village mitoyen, un homme plus blagueur que lui. Loin de céder son fauteuil d’homme bonimenteur, Sahibi décide d’aller se mesurer avec celui qui lui subtilise son insolite titre. Il se dirige alors vers le village du nouveau plaisantin et arrive devant la tente de celui-ci. Sahibi ne trouve pas son rival mais plutôt le rejeton de cet homme, un garçon d’environ sept pluies, jouant à cloche-pied dans la maison.

- 
Bonjour fiston, où est ton père ? Lui demande Sahibi.
- 
Le globe terrestre s’est fissuré à l’endroit où s’élève le soleil. Mon père y est allé, muni de son aiguille et de fil, pour recoudre cette faille. Lui répond le môme, avec un sérieux accablant.
- 
Et ta mère, où est-elle ?
- 
Ma mère est une adroite vanneuse. Elle est partie aider mon père en vannant les collines et les montagnes à l’aide de son Aharay (van.)
- 
Comme tes parents sont absents, je retourne chez moi. Fiston peux-tu me donner un peu d’eau à boire ? Lui demande Sahibi.

Le gosse se met à plonger et replonger la carafe dans la jarre d’eau sans arrêt. Ce qui intrigue Sahibi qui s’empresse de lui demander :
-  Que fais-tu là ?
-  Comme la jarre contient l’eau d’avant-hier, d’hier et d’aujourd’hui, j’aimerai juste séparer les trois eaux pour te servir la plus récente. Lui rétorque le gamin, imperturbable.

Peu après, le jeune garçon se met à poursuivre une poule, tenant entre ses mains frêles, la carafe d’eau.
- 
Que fais-tu de nouveau, fiston ? Lui demande Sahibi, inquisiteur et inquiet.
- 
Nous n’avons pas l’habitude de servir l’eau pure à nos étrangers. Comme veut la tradition nomade, j’aimerai te servir l’eau mélangée à du lait. Comme les chamelles sont aux pâturages, j’aimerai traire la poule pour la circonstance. Répond l’enfant, toujours à la poursuite de la volaille.
Sahibi, vaincu deja, lève précipitamment son camp car il est sûr de lui qu’il ne pourra égaler en pitrerie celui qui a enfanté ce gamin si plaisantin.

Leçon : comme les égyptiens ont écrit à l’entrée de leur aéroport, il y a « mille comme toi.» Il ne sert à rien de se croire invaincu. A malin, malin et demi, n’est-ce pas ?
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Le goumier Sahibi exige et exagère!
Sahibi, goumier et garde-forestier, sillonnait bivouacs et ferricks, oueds et vallées, à la recherche des coupeurs de bois et autres charbonniers et braconneurs.
Un jour Sahibi, après un long périple de contrôle et d'inspection dans plusieurs contrée, décida de regagner sa base. Il était déçu de n'avoir pas surpris un abatteur d'arbre ou un braconnier afin de le rançonner.
Chemin de retour faisant, Sahibi mit pied à terre devant un campement nomade. il faisait tard et les occupants de la tente semblaient dormir. Sahibi, l'arrogant goumier illumina de sa torche l'intérieur de l'habitat et surprit le maître du bivouac en devoir conjugal avec son épouse. Les ébats nocturnes s'estompèrent et le couple se précipita pour troquer leurs tenues d'Eve en tenues traditionnelles nomades. Sahibi constata que la femme était en grossesse avancée. Une raison de plus pour qu'il s'emporta:
- Monsieur, osez-vous vous couchez avec une femme à terme? C'est un délit grave car avec vos ébats, vous risquerez de rendre sourd ou muet l'enfant dans le ventre. Pour ce crime commis sous mes yeux, vous serez amandés de deux chameaux et deux moutons.
Le mari s'en soumit sans broncher car qui peut contester les sentences d'un goumier comme Sahibi? N'est-il pas un dieu sur la terre des pauvres citoyens? Comme tous les goumiers d'ailleurs!

Leçon: tout homme est libre d'avoir une relation sexuelle avec son épouse sans que le moindre préjudice ne soit fait au foetus. Mais il faut des précautions pour conduire l'acte avec douceur. La poussée du ventre à terme peut gêner l'acte sexuel mais il est purement fantasque et illogique de croire que l'enfant en sortira muet ou sourd, comme l'as inventé le goumier Sahibi afin de rançonner le couple.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi en flagrant délit de vol.
Dans les contrées du Nord du Tchad, il pullulait beaucoup d'armes de guerre, détenues par les bergers civils. Les autorités du pays décidèrent de procéder à des fouilles dans les tentes et les bivouacs afin de récupérer ces machines de guerre. Il fallait alors mobiliser les forces armées nationales (ANT) pour ce désarmement des bergers et chevriers septentrionaux.
Sahibi, militaire de son état, faisait parti des fouilleurs. Il entra sous une tente pour fouiller tous les coins et recoins de l'habitat. Il ne trouva ni une arme ni une trace d'arme. En sortant de la tente, il plongea sa main dans une tasse, s'y attarda avant d'y extirper de la haddy qui n'est autre que de la confiture des dattes, base d'aliment dans nos régions du Nord. Le militaire subtilisa la haddy et la glissa dans la poche de son treillis. Mais peine perdue, le père de la famille, propriétaire de la tente ainsi qu'un enfant l'observaient avec perplexité.

- vous, civil-là! vous ne vous lassez pas de vous accaparer des biens militaires! Le militaire essaie-t-il de justifier son larcin.
- depuis quand une haddy est devenue une arme? Savez-vous tirer avec une haddy? Lui répliqua le gosse morveux et tatillon, debout sous les pieds du militaire tricheur.

Leçon: fouiller les humbles citoyens pour les désarmer est une chose louable mais il faut savoir le faire avec tact et noblesse. Il ne faut point se verser dans la subtilisation des bijoux et des denrées alimentaires comme le démontre cette histoire vraie vécue au Nord du Tchad, il y a quelques années.

sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com



Blague: Sahibi, le défenseur des fourmis  
Sahibi est un garde-forestier et  il est à l'affût des abatteurs des arbres qu'il les rançonne sans vergogne.
Un jour, parcourant les savanes et les steppes du Nord du Tchad, tombe sur un couple d'affamés qui creusent une fourmilière afin de récupérer les grains de mil emmagasinés par les studieuses bestioles. En effet les fourmis de la savane africaine sont capables de stocker plusieurs kilogrammes de céréales (mil, millet, sorgho et grains sauvages) dans leur terrier. Ce qui les met à  la convoitise des hommes secoués par la sécheresse.
-  Pensez-vous que les fourmis sont les seuls êtres sans protection sur la terre? Vous êtes passibles d'une amende de Huit (8) ovins pour avoir dévalisé les humbles citoyens que sont les fourmis. Tonne le garde-forestier, surprenant le couple creuseur des fourmilières.
Le pauvre couple s'empresse de payer la sentence tant il redoute les représailles du goumier qui est bien connu pour ses frasques punitives.

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi au delà du sommet
Autrefois les hommes ne connaissaient par encore les moustiquaires et pour se prémunir contre les piqûres de tipules et autres moustiques, ils se construisaient des terrasses au sommet des arbres pour passer leurs nuits. Sahibi était un homme de cette époque. En outre Sahibi avait un regard particulier sur la femme de son voisin de l'Ouest. Le couple passait aussi ses nuits blotti sur le sommet d'un acacia, soigneusement aménagé.
 
Un jour, ayant eu vent du voyage probable du mari de la femme, Sahibi décida de visiter celle qu'il avait toujours convoitée. Il grimpa alors sur l'acacia et accéda à la terrasse. Là, stupéfaction! le mari était présent et celui-ci demanda en dégainant son couteau attaché haut sur le bras:
  
-  Qui es-tu et où vas-tu?
   - C'est moi! Je suis juste....de passage. Oui, c'est le chemin qui m'a mené jusqu'à là.
Parvint par dire Sahibi, tout grelottant de peur et de surprise!

   -
alors passe ton chemin! Pourquoi t'arrêtes-tu? Vociféra le mari, sans se départir de sa colère.  
NB: admettons que dans cette histoire, Sahibi faisait seulement son chemin, alors qu'est-ce qui l'amenait à grimper sur un arbre? Comme on lui demandait de continuer son chemin, alors parviendra-t-il à aller au delà du cime de l'arbre? That is the question!
sidimi Djiddi Ali Sougoudi
 sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi, l'enfant à malédiction
Sahibi, enfant d'un village tchadien, est un sourd-muet jusqu'à l'âge de six ans. A partir de six ans, l'enfant ne prononce rarement qu'un nom et celui qui répond à ce nom meurt avant 24h. L'enfant sème la panique parmi les villageois et chaque habitant prie pour que son nom ne soit prononcé par la bouche de cet enfant aux propos funestes.
Un matin, après le petit-déjeuner, Sahibi, le terrible enfant, se tourne vers son père et le fixe dans les yeux. Aussitôt le père se mit à grelotter, sentant venir son tour de la mort. L'enfant avance, ouvrant la bouche pour actionner ses cordes vocales et le père recule, tremblant comme une feuille morte léguée au vent.
- paaa....pa! finit par dire l'enfant, contre toute l'opposition du père.
Le père, sûr de mourir dans 24h, décide de partager son patrimoine entre ses héritiers et aussi de demander pardon à ses voisins, parents et amis, avant d'aller s'acheter son linceul.
24heures plus tard, c'est le voisin d'en face qui meurt d'une mort subite et imprévue.
- Merci de m'avoir trompé pour faire cet enfant maudit avec un autre. Dit à la mère de sahibi l'homme qui croit être depuis toujours le père.

Leçon: Sahib, l'enfant de malédiction, a pour père géniteur le voisin. Si tous les enfants peuvent vérifier leurs pères d'une manière ou d'une autre, bien des hommes se rendront compte qu'ils considèrent un père qui n'est pas le leur. En Angleterre un père sur 20 n'est pas le vrai père. En australie, une famille sur quatre couve dans l'ignorance un enfant dont le père n'est pas du foyer. Un adage de l'Ennedi stipule: "un neveu n'est jamais batard pour son oncle maternel mais il peut l'être pour l'oncle paternel".

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi

sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi à l'épreuve de l'adultère!
C'était au moment  où les moustiquaires n'existaient pas et que les hommes dormaient sur des terrasses construites dans les cimes des arbres. Évidemment l'humanité avait été longtemps arboricole. Au Tchad, à une date récente et même maintenant, les populations nomades se construisent des niches dans les hauteurs des arbres, surtout en saison pluvieuse, pour parer l'humidité et surtout se prémunir contre les piqûres des moustiques.
Sahibi avait l'œil rivé sur une femme mariée de sa contrée. Un jour, ayant eu vent du voyage du mari de la femme qu'il convoitait, Sahibi décida de tenter sa chance en la visitant nuitamment. Il grimpa sur l'arbre sur lequel la femme passait ses nuits. Sahibi parvint au cœur de l'habitat au sommet de l'arbre et là, surprise, le mari était présent:

    - C'est qui? Où vas-tu? Demande le mari de la femme, brandissant son poignard.
    - c'est moi, Sahibi. Je suis juste de passage et c'est la route qui m'a mené chez vous. Répond Sahibi, tout tremblant comme une feuille disséquée.
    - Alors continue donc ta route!
profère l'homme, montrant le ciel de son index.

Leçon: il est vrai qu'au delà du cime de l'arbre, sahibi ne pourra continuer son chemin. Cependant son adversaire lui donne une chance de tenter. Allez l'aider à aller plus haut que le toit habité de l'arbre! Il est possible de mentir mais il faut aussi mentir, sans fausse note.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et le lion
Sahibi épousa Akhoutna, fille unique du chef de village Guelice, de “DAR-TAMA” (pays de Tama). Dans cette contré, le mariage est un véritable casse tête chinois, malgré ses origines étrangères, Sahibi s’imposa. La coutume veut que Sahibi ,jeune marié construise lui même sa case dans l’enceinte de la concession de ses beaux parents, et que ses entrées et sorties se fassent loin des yeux indiscrets c’est a dire: de nuit. Soumis à la rigueur du « MENAMA » (coutume régissant la période post noces, généralement très difficile pour le jeune marié qui sera soumis à divers tests dont les verdicts sont assujettis aux humeurs de la belle mère). Cependant, les jeunes du village ont très mal accueilli ce mariage, c’est ainsi qu ils ont unanimement décidé de l’élimination de Sahibi. Ce dernier a eu vent de ce complot et cherche une occasion pour les prendre au court. Alors un jour, pendant que Sahibi se trouvait dans sa case, un lion survint et attaque le bétail du village juste a  l’entrée. Les cris des bergers appelant le secours, mêlés aux beuglements des bœufs apeurés, et au  rugissement du lion devant sa proie ont alerté tout le monde. Même les villageois environnants sont venus pour la circonstance, seul Sahibi est absent a ce rendez-vous, une absence qui ne passe certainement pas inaperçue. Le combat avec la bête dura toute la nuit, le lion devient de plus en plus menaçant et s’imposa sur le terrain. Lorsque le soleil se leva, le cercle autour de l’animal  s’est considérablement agrandi, les villageois dépassés par l événement se sont regroupés par famille et par parent, cela traduit la gravité de la situation. C’est le moment que choisit Sahibi pour sortir. C’était    l’occasion pour nombre des jeunes de découvrir enfin cet indésirable beau frère, car Sahibi était soumis au « MENAMA », Le narrateur rapporte qu il était un petit homme, de courte taille, teint noir, trapus, bancale, imberbe avec des longues moustaches, habillé d’une simple culotte qu’il ôta d’ailleurs une fois a la hauteur du groupe des hommes et le noua autour de sa taille, comme simple cache sexe, de façon à laisser les fesses nus, et les testicules pendantes, et visibles de derrière. Comportement insultant, qui veut dire que : je suis ici pas par lien de sang mais plutôt par mon genre dont les testicules qu il laisse dehors au vu de tous sont supposées témoigner. Sur ce, Sahibi d’un pas décidé, traverse le cercle et fonce sur l’animal, avec lequel il engage une lutte, et un instants après, Sahibi se dégage avec la queue du lion, aussitôt sa belle mère court à sa rencontre prend la queue et le brandit accompagnée d’un you-you, auquel se mêle Gouroumbek avec son tam-tam suivi de toutes les autres femme, elle lance a l endroit des hommes, «  que si chacun prend un morceau de cette taille le lion sera fini  personne ne vienne nous rejoindre sans un morceau du lion. ». Le groupe de femme escorte Sahibi au cri des chansons et aux pas de danse jusqu’à sa case au sommet de la quelle la queue est plantée, le tout dans une ambiance de fête indescriptible. Seule la gent masculine est restait sur le terrain, elle suivait  l’événement avec désinvolture pendant qu en face le lion blessé, devint plus dangereux. Le pont qui vient d’être mis entre les hommes et la danse animée par gouroumbek est en réalité infranchissable, puisqu’il faut un morceau de l’animal en furie et quel animal? Un lion  blessé, donc il ne reste qu un seul choix pour les hommes celui de partir vers d’autres horizons, et, à la tombée de la nuit le groupe se volatisa, des années après, chacun envoie chercher sa famille discrètement, et peu à peu le village Galice s’est vidé de ses habitants, comme pour narguer les hommes seule parmi les habitations laissées vides, la case à la queue continue de braver le temps et l’érosion des intempérie, se tient encore debout, évidemment pour compliquer davantage toute idée de retour aux gueliciens qui ont l’amour de leur terre. DE  DARTAMA

MANSOUR ABDOULAYE AHMAT
walmansour1@yahoo.fr


Blague: L’émigration de Sahibi pour le Darfour
Sahibi, un jeune du village « kouzi-wait », et,  n’est pas n’importe quel jeune, il est de ceux dont la renommé dépasse le cercle du village, c’est pourquoi il a demandé en mariage AKHOUTNA, la sœur cadette de KOYBO, une famille très connue dans la région.
Il est de coutume dans cette contrée, que le prétendant, une fois l’accord de principe acquis, devrait rendre fréquemment visites à ses beaux-parents, histoire d’intégrer la nouvelle famille.
Alors un beau jour lors d une visite de bon matin, Sahibi ne trouva a la maison que Hadje Am Koybo « la mère de koybo », notre bonne mère accueilla son gendre, selon les normes de la coutume, elle l’installa sous un hangar, sur une bonne natte et alla s’occuper du cheval, avant de venir avec une belle calebasse pleine du lait frais, un de ce lait qu’à la seule vue, vous fait venir l’eau à la bouche, et le présenta à son étranger avec tout le respect du à son rang, mais le pédant Sahibi refusa cette offre et convainc sa belle mère qu il a le ventre lourd car il vient de la maison du chef de village ou il a été très bien reçu. Pourtant il a une faim de loup, la bonne maman a pris acte, elle alla placer la calebasse sur le hangar et pris un seau pour chercher de l eau afin d’abreuver la monture de Sahibi. Ce dernier lorsqu il se trouva seul et  que ‘envie de prendre un peu de ce lait l’a pris, il se leva et voulu descendre la calebasse, alors d’un geste maladroit il le renversa sur lui. Couvert de la tête au pied du lait  évidemment il ne pouvait attendre sa belle-mère et hop sur son cheval, il traversa le village au grand galop à tel point que personne n’a pu remarquer l’état dans lequel il était.

C’est deux ans après que Sahibi donne signe de vie, et fait informer sa belle-famille de son intention de faire aussitôt ses noces. Ce jour tout le village a rendez-vous à la maison de Akhoutna, la fête s’annonce des le matin, lorsque l’ambiance est devenue chaude et pendante qu’on ne parlait que de l’arrivée imminente du nouveau marié, et que la danse aussi battait son plein, un groupe des jeunes, celui la même du cercle rapproché de la nouvelle mariée, se sont fait accompagner de GOUROUMBEK le batteur de tam-tam, la belle Médine a leur tête entonnait des chansons, elles ont pris la route qui mène a la sortie afin d’accueillir le marié à l’entrée du village et l’escorter, jusqu’à la maison dans une atmosphère de chansons et de parades, question de tradition, mais juste à la sortie la belle Djamila aperçu de loin le cheval de Sahibi qu’elle reconnu, et elle cria aussitôt pour les autres « voilà Sahibi » et elle couru a sa rencontre, suivi de tout le groupe, or entre temps Sahibi qui se trouvait juste à l’entrée du village, a senti un besoin naturel, il attacha sa monture autour d’un arbuste qui borde la route, puis s’abaisse à quelque pas de la, derrière l’arbuste pour se soulager, juste au moment où il vient de faire un dépôt énorme qu il entend de bruit et des you-you, il se lève  pour voir un peu, il croise les regards de la belle Djamila, laquelle en le découvrant crie a tue-tête : voilà Sahibi et elle court vers lui, suivie de tout le monde. Sahibi qui n’a pas eu le temps de prendre ses dispositions couvre son dépôt par son bonnet et resta a cote immobile jusqu’à la première venu tomba sur ses bras, pendant le « salamalek » et lorsque tout le monde est déjà la, Médine de dire: mais Sahibi ton bonnet  est a terre, et, d’un geste brusque elle soulève le couvercle et le pot au rose se découvre, une bonne montagne a la vue de laquelle la fille de pousser un cri « atchatchatchaaaa » repris par les autres et le groupe éclata, chacune courrait de son cote et Gouroumbek courrait aussi vers la maison battant fort son tam-tam. C’est un instant après que Sahibi est revenu a lui et a compris que le ciel vient de tomber sur sa tête et cette fois-ci son village ne peut le contenir et hop sur son cheval direction le Darfour Soudanais, depuis lors il n’a pas donné signe de vie

MANSOUR ABDOULAYE AHMAT
walmansour1@yahoo.fr


Blague: Sahibi, le vieux guide
Sahibi est un vieux toubou qui connaît le Sahara dans ses coins et recoins. Le vieil homme a fait mille et un voyages à travers le Sahara tchadien, sans s'égarer une seule fois. Les routes de Libye, du Niger et du soudan lui sont familières dans sa tête et dans son âme.
Avec le temps et par le temps, le vieux Sahibi a perdu la vue mais il refuse de perdre de vue les longues pérégrinations à travers le sahara. Aveugle, il joue le rôle de guide. Comment? Hé, bien le vieil s'en sert de son odorat et reconnais chaque odeur de chaque lopin de son Sahara natal.
Un jour, en pleine méharée (voyage) ses compagnons décident de lui jouer un tour. A chaque halte, les compagnons crient aux égarés et se rapprochent du vieux pour le sonder. En retour le vieux guide leur demande de lui donner une poignée du sol qu'ils foulent et aussitôt il donne le nom de l'endroit et les repères minéraux qui environnent après avoir humé l'odeur du sable.
Les compagnons, incrédules, décident de garder un sable de la veille et après une longue et harassant étape ils testent le vieillard en se plaignant auprès de lui. Lorsque celui-ci demande à humer le sol, les compagnons lui donnent le s
able de la veille.
- Mes enfants, si ce sable est du sol que nous foulons présentement, nous sommes vraiment égarés. Et surtout sachez que nous tournons en rond depuis hier. Si vous ne mentez pas, alors prenez garde et économiser l'eau. Réponds le vieux, sûr de lui!

Leçon: autant nous savons lire entre les pages d'un livre, il existe des hommes analphabètes qui savent lire leur environnement qu'ils épousent pour le meilleur et pour le pire.

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com


Blague: Le violeur Sahibi et la veuve Akhoutna
Sahibi un violeur redouter au quartier fait une perquisition chez la veuve Akhoutna et la trouve couchée dehors au veranda avec sa fille Nihibba de 18ans. Bonne occasion, il se déshabille et saute sur la fille qui pousse un grand cri. Alerté, Akhoutna la mère de la fille prend un bâton roule Sahibi de quelques coups. Sahibi laisse la fille et se tourne vers la maman et la terrasse. C’est au tour de la fille de vouloir sauver sa mère victime du violeur Sahibi. Un premier coup de bâton aux fesses de Sahibi et fut la réaction de la maman :
- Laisses le, il est à moi, je vais lui montrer ce qu'il n'a jamais vu
A cette intervention, rétorqua la fille:
- Maman, quand il était sur moi, tu me défendais et pourquoi pas?
La réponse de Akhoutna ne fut pas attendre:
- Bineïti (ma fille), laisse-moi, je connais ces genres de personnes et voila que je l'ai maîtrisé.
- Bineïti (ma fille), laisse-moi, je connais ces genres de personnes et voila que je l'ai maîtrisé.

NB: Ce qui vous semble succulent, l'est peut-être aussi pour les autres.
Kolpele Maurice Nassandou
Bp 104 - Tel : 00235 698130 - Portable:00235 262665 - kolnass@yahoo.fr.


Blague: Sahibi et Waldar, deux broussards en ville!
Sahib et Waldar, deux éleveurs nomades, n'ont jamais décollé de leurs zones de pâturage. Ils ne se sont jamais rendus en ville. Cependant, par oui-dire, ils ont bien des préjugés de la ville. Un jour, acculés par la rupture du thé et du sucre, les deux broussards décident de se rendre à Fada, la préfecture de l'Ennedi. Ils arrivent au cœur du marché de l'oasis où grouillent des centaines d'âmes. Tout à coup Sahibi, voyant une femme en hauts-talons, s'écria:
-  Waldar, regarde ce qu'elle porte cette femme! C'est une azaba, une pute!
La femme, piquée au vif par les propos malveillants du berger, réplique:
- qu'en sais-tu d'une pute, espèce de sale berger?
- c'est vraiment une azaba, elle injurie les hommes!
finit par dire Sahibi, sûr de lui.

Leçon: dans les contrées du Nord, certaines personnes intimement liés à leurs terroir où elles sont nées, ne savent jamais que les hauts-talons peuvent être portés par une femme de bonne moralité. En outre, dans la brousse du Sahara, une femme bien éduquée ne doit jamais lever le ton sur un homme. Seule une femme de moeurs legers peut s'en prendre à un homme. D'où les raisonnnements de Sahibi en ville! A chacun sa conception de la vie, au berger la sienne!!!!!!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi

Blague: Sahibi et le diable
C'était vers 1940
. Sahibi était un schérédé, un rebelle contre l'administration coloniale. Il campait sur les aspérités inaccessibles du plateau de l'Ennedi et défiait les colons en faisant des raids meurtriers ainsi que des actes de vandalisme sur les populations qui adhéraient à la cause des colons. ces derniers avaient beau organisé des battues, le récalcitrant Sahibi, agile sur la montagne comme une bique, restait insaisissable.
Un soir vers le coucher du soleil, le rebelle s'apprêtait à allumer un feu de bois. Soudain surgit une créature mi-homme, mi-animal, avec une queue fourchue et une tête aux cheveux longs et en broussaille. La bizarre créature se mit à imiter Sahibi dans tous ses gestes et actions. Sahibi apporta des bois et alluma son feu. La créature apporta ses bois et alluma son propre feu. Le rebelle mit sa théière sur les braises. La vilaine créature en fit de même. L'homme se gratta la tête et bailla. Le visiteur se gratta la tête et bailla, exposant des dents horriblement acérées. Sahibi fit un clin d'œil et se pinça le nez et il en reçut de la part de son nouveau compagnon les mêmes gestes, au millimètre près! Alors Sahibi eut une idée: il prit une brindille et plongea le bout dans la flamme. La créature imita le geste. Sahibi fit semblant de passer la flamme de la brindille sur sa tête. Le diable passa sa brindille enflammée dans sa tignasse et hop! la flamme se propagea dans ses cheveux. Il se mit à crier et à s'agiter, avant de se fondre dans les pénombres de la nuit. les derniers décibels du cri de la créature se dissipèrent dans les profondeurs de la nuit naissante.
Sahibi, le schérédé, bien content de s'être débarrassé du singulier visiteur, se carra sur son oreiller, se versant un dinedj (verre) de thé qu'il sirota patiemment et avec quiétude!

Leçon: il y a des hommes qui n'ont ni peur de leurs sembables ni des créatures normales ou paranormales. Si Sahibi n'avait pas gardé son sang froid, il aurait couru jusqu'à mourir de fatigue, sans que son laid visiteur ne se separa de lui! Il y a des hommes que même le diable a peur de les approcher!!!!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi  


Blague: Sahibi et le visiteur nocturne
Sahibi est un militaire de l'ANT et il se retrouva en congé chez les siens. Une nuit, lui et sa femme Akhoutna dormaient d'un sommeil profond, sur un matelas bien douillet. En pleine communion avec dieu morphée, sahibi sentit une lourdeur mêlée de fourmillements et de tractions sur son membre supérieur droit. Ce qui passait pour un gêne simple se compliqua par une véritable compression, assaisonnée de vifs picotement. Le dormeur ouvrit l’œil et rencontra un autre regard aux yeux globuleux, juste à la base de son bras droit. Le bidasse, de sa main libre s'empare de son arme (beretta) casée sous l'oreiller et tapota sa femme pour la réveiller. Il s'adressa à sa dulcinée:
- chérie, charge-moi vite cette arme!
- charger une arme à cette heure-ci? Que t'arrive-t-il? se paniqua la femme.
- ce n'est pas le moment de discuter, charge-moi sans délai l'arme et je te dirai après! tonna Sahibi, toujours immobile.

Akhoutna exécuta l'ordre et Sahibi ajusta à l'oblique son arme, juste à la base du bras. La déflagration déchira la nuit, ameutant tout l'entourage. Un corps de serpent tomba. Ce fut un boa qui tentait d'avaler le bras du dormeur!

Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Kan narfa mâ-nori
Le jeune Sahibi nageant dans la trentaine, quitte Abéché au bord d'un bus voyageur et débarque à N’djamena. Pressé d'aller remettre un coli à M. Kamkalac qu'on lui aurait confié depuis Taradona (un des quartiers populaires d'Abeche), arrive au domicile de ce dernier, qui se trouvait en pot de causerie avec d'autres amis venus comme d'habitude tuer le temps et s'animer de leur passé.

Sahibi les salut et prend place parmi eux. Après les souhaits de djitan-djid (bienvenu) adressés par l'ensemble du groupe assis à notre vénérable Sahibi. La causerie s'intensifiait de plus en plus. Des belles histoires du temps de leur belle jeunesse redoublaient d’anecdotes drôles. Abdel profite pour demander à Sahibi les nouvelles de Akhouna dont le mari était aussi présent parmi eux que Sahibi ignorait sans doute. Il disait : Akhouna, Akhouna sinam-beda (aux dents blanches) je l'ai crochetée hier avant de quitter Abéché. Et ce, juste pour me contenir durant ce long parcourt. Il a dit ce qu'il ne fallait pas. Les autres ne savaient quoi dire, tenant la tête baissée et M Akhouwa (le mari) très touche, humilié et déséquilibré fixe Sahibi d'un oeil très agressif au point de sauter sur lui. Abdel souffle à l'oreille de Sahibi : « Eh! Inti, le type à droite est le mari de Akhouna »

Sahibi s'étant rendu compte de sa bêtise cherche a réparer sa maladresse.

 Il dit: depuis que le bus nous a renversé a mi-chemin je déraisonne ! Je raconte tout ce qui me passe par la tête. Mais de quelle Akhouna me demandais-tu? S'interrogea à Abdel. C'est en ce moment que le mari de Akhouna retrouve son souffle et esquisse un rire a pleines dents et dit : Akhouna, l’unique, ne m'a jamais déçu. Elle est très fidèle. N 'eut été la justification de Sahibi d'avouer qu'il est mentalement troublé, la causerie allait désagréablement finir par des coups de couteau. Car M Akhouwa portait à l'avant bras un couteau de 40 cm. Lequel couteau, n'était pas passé inaperçu aux yeux da notre Sahibi qui voulait encore vivre longtemps.

Ccl: sachez quoi dire lorsque vous êtes en groupe. Surtout avec des personnes étrangères à vous. L'amour hors mariage est illicite. Il ne fera pas de vous une honorable personne en racontant vos aventures aux autres. C'est un secret à ne jamais dévoiler
( vous et votre partenaire fin)    


Alladoum PIPI


Blague: Grand Discours
Lors d"un meeting dans un stade, le Président s'exprime:
 
" Chers citoyens, je suis heureux de retrouver ce soir, vous au milieu de moi, moi autour de vous. Populations et populationes, villageois et villageoises, villois et villoises, campagnois et campagnoises, hommes et femmes de ce pays, enfants et enfantes, je vois que vous êtes nombreusement venus m'écouter, et je vous merci beaucoup!
Maintenant que je suis chef d' État, tout va bien marcher dans ce pays:
A partir de dorénavant, il n'y aura plus de corruption dans le ministration. Les corruptionneurs seront arrêtés par des services specials, conduits aux tribunals, ou ils seront sévèrement justifiés par les justiciers et emprisonnés.
Ils n'auront ni avocats, ni ananas pour leur défense. Il n'y aura plus de volement de fonds publics, ni de fonds privés d'ailleurs. La justice fera son travail.
A partir de désormais, chaque village aura son hôpital et son école et ensuite 2 hôpitals, trois hôpitals et ainsi de suite jusqu'à ce que tout le pays soit hospitalisé.
J'ai de grands projets pour le pays. Nous allons goudromenter toutes les routes et robineter les villes pour que tout le monde ait l'eau courante. Ceux qui n'auront pas l'eau marchante grâce à des forages que nous allons diguer. Le pays étant très fertile, nous allons exploiter le fer aussi l'or, car le sol est très ortile. Nous allons construire des barrages pour fabriquer de l'électricité et électrocuter l'ensemble du pays! Ainsi, chacun pourra s'electriser grâce à la lumière électrique. Les barrages serviront aussi pour l'agriculteur, la riziculture, et la poissonculture!
Nous allons construire des ports pour les bateaux, des aéroports pour les avions et beaucoup de trainports pour le train!
Pour l'argent, ne vous inquiétez pas! Nous allons emprunter beaucoup d'argent au FMI, le fondement pour le marchandage et l'industrie! Puis aux bailleurs de fonds et même aux dormeurs de fonds avec lesquels nous entretenons des rapports très très amicals!" 

Hassan Daoud Adoum


Blague: Sahibi, un vieux à la performance inégalée
Le vieux Sahibi, éleveur nomade du Nord du Tchad, fait le voyage pour la quête du natron ou Aâtrone, denrée rare dans nos contrées du sahel. le natron ou bicarbonate de soude est un sel fort utile à la bonne constitution des dromadaires qui doivent le déguster, écrasé ou dilué dans l'eau de l'abreuvoir.
Le voyage du natron est long et exténuant: plusieurs semaines de route et de rares bivouacs. Sahibi est aidé de sa dulcinée Akhoutna, sa vieille épouse. D'autres caravanes font le même périple pour le même besoin. Les caravanes doivent se côtoyer sans s'assembler, s'entreaider au besoin.
Une nuit, après une longue étape, les différentes caravanes mettent pied à terre aux flancs des dunes pour passer une nuit récupératrice.
A l'aube, les voyageurs grouillent d'activités, désentravant et sellant leurs montures et tout à coup la voix d'Akhoutna s'échappe du campement de Sahibi et parcourt sur les crêtes des dunes, en ondes audibles:
- Eeeh! sahibi, la nuit, quand tu m'as ôté la sourouall (culote), tu l'as mise où?
- oh! tiens! j'ai porté la tienne à la place de la mienne. Attends que je te l'enlève! Lui répond l'actif et infatigable Sahibi, occupé à bater ses méharis.
Les autres bivouacs environnants n'en reviennent pas : quelle force de ce vieux qui satisfait sa vieille au moment où d'autres n'arrivent pas à mouvoir leurs propres corps endoloris par la lassitude!

Leçon: il y a des vieux solides qui n'ont aucune ressemblance avec notre génération-Nido aux muscles atrophiques et aux mouvements lents et incertains.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, le plus crétin du village
Tout le village est unanime que Sahibi est le plus idiot et le plus crétin de toute la contrée. Les moins jeunes aux plus vieux trouvent en Sahibi une intelligence bien moindre que celle de l'âne.
Sahibi ne supporte pas d'être traité comme tel et il décide de se suicider afin de se laver de son crétinisme, après la mort, auprès de Dieu et ses anges. Il va au fleuve pour se noyer. Là il rencontre Waldar, un de ses détracteurs remontant la berge du fleuve, après avoir arrosé son jardin de pastèques.
- où vas-tu, Sahibi? Demande Waldar.
- comme tout le village me traître de débile ou d'ignare, je vais mettre fin à mes jours en me jetant dans le fleuve.
Répond Sahibi, le crétin du village.
- Avant cela, vérifions si tu es vraiment ce que les gens disent. Sahibi,  quelle est cette chose bleue de dehors mais rouge avec des graines noirâtres de dedans.
- je ne sais pas.
- c'est une pastèque. Quelles sont ces deux choses bleues de dehors mais rouges avec des graines noirâtres de dedans?
- c'est....tchaa! je ne sais pas!
- ce sont deux pastèques. Quelles sont ces trois choses bleues de dehors mais rouges avec des graines noirâtres de dedans?
- eeeeh! c'est....je ne connais pas.
- ce sont trois pastèques. Quel est cet animal qui a quatre pattes, une queue et qui crie miaou! miaou! ? lui demande enfin Waldar
- ce sont quatre pastèques!
ju
bile Sahibi qui croit avoir trouvé son intelligence, rebroussant chemin pour vivre en homme doué dans son village!

Leçon: il y a de ces intelligences médiocres irréparables mais qui méritent de mener une existence tranquille sinon facilitée. ce qui fait la merveille de ce bas-monde, c'est la coexistence de l'intelligence et de l'idiotie, du mal et du bien, de la beauté et de la laideur, du haut et du bas, du miel et du fiel etc...
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Un choix difficile: le tarmac ou l'avion
Une jeune fille à la poitrine généreuse passe devant l'oisif Sahibi, assis sur un banc, devant chez lui. Sahibi mord de regard la passante qui passe son chemin avec une démarche glamour, mêlée des déhanchements et des contorsions lubriques. La pulpeuse fille est habillée entre autres d'un tee-short qui porte par devant l'image d'un avion-concorde en pré-decollage, en plein milieu de deux seins juvéniles et coniques aux aréoles visibles à travers le tissu indiscret.
La passante, surprenant le regard détachable de l'oisif, demande à ce dernier:
- pourquoi me regardes-tu de la sorte? Es-tu entiché de l'image de l'avion sur le tee-short?
- non, je veux pas de l'avion mais plutôt du tarmac sur lequel se repose l'engin volant
!
Lui répond Sahibi, dragueur endurci au regard libidineux.

Leçon: de nos jours, aucune fille ne s'habille de façon fortuite. Elle choisit ses vêtements pour accabler les regards des hommes et cela sans indulgence ni pitié.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi

Blague: Echec de Sahibi au 1er Test !
Sahibi faisait trop des signes d'Amour pour sa femme Akhoutna. Cette dernière s'était même étonnée pour cet Amour extravagant. Un jour elle décida de partir concerter sa grand-mère qui habitait non loin de chez elle.
Akhoutna: "Grand-ma j'ai une question".
La grand-mère: "Vas-y chérie, c'est quoi ta question?"
Akhoutna: "Mon mari m'aime trop. Je voudrais lui tester pour savoir s'il va continuer de m'aimer mais je ne sais pas quel genre d'épreuve est difficile pour les hommes."
La vieille: "Ecoutes ma fille, souvent si l'homme a faim, l'Amour va être inexistant dans son vocabulaire. Alors pour tester ton Mari essaies de lui mettre dans un état de la famine et voir s'il t'aime toujours."
A' ses mots Akhoutna était partie.

Un jour, Sahibi et sa femme ont été invités pour une noce qui se déroulerait dans un autre village. Le trajet devait prendre 1 a' 2 jours puisqu'ils voyageaient a' dos de Chameau. Cette invitation était une occasion a' ne pas manquer pour Akhoutna de tester son bien-aimé. Ainsi, le jour du voyage, Sahibi demanda a' sa femme de bien préparer des choses (mangés et boires). Akhoutna répondit "O.K." mais elle n'avait rien préparé. A' la sortie, Sahibi demanda une fois encore si Akhoutna n'a pas oublié les nourritures du voyage. Elle a répondu qu'elle n'avait rien oublié.
Après une dizaine d'heures de voyage, Sahibi disait: "Prenons un répit, mangeons et buvons avant d'y continuer." Akhoutna lui répondit: "Non, il faut qu'on soit a' destination le plus tôt possible." Du l'Aube jusqu'au crépuscule Akhoutna insista pour que le voyage continue.
Sahibi s'est enfin nervé tout en disant "on doit prendre un repos. Nous visitons la noce d'un ami. Il ne s'agit pas de notre noce etc..." Donc ils ont descendu et déchargé leur chameau. Sahibi commença a' prier. Au cours de sa prière il faisait des signes pour que sa femme prépare vite du Thé et a' mangé. A la fin de sa prière rien n’était fait, il ordonna sa femme de préparer vite quelque chose. A ses mots, Akhoutna répliqua tout en disant qu'elle a tout oublié. Sahibi fou furieux commença a' insulter sa femme: "Quelle genre de femme es-tu? Durant toute ma vie je n'ai jamais vu une femme si idiote comme toi. tu ne mérites pas d'être ma femme etc..." Akhoutna lui regarda bouche bée.
Épuisés par la fatigue, tous les deux devaient dormir sans manger. Akhoutna pour tester davantage Sahibi disait: "Aujourd'hui la lune parait très blanche!". Sahibi toujours mécontent répliquait: "La lune n'est pas plus blanche que les yeux de ta mère." A' ces mots, Akhoutna conclura que sa grand-mère a parfaitement raison.
Son lendemain arrivé a' destination, ils étaient bien accueillis. Pendant la nuit, le ventre plein, Sahibi disait a' sa femme: "Chérie, hier tu as raison, cette semaine la lune parait plus blanche que d'habitude."

NB: Quand la pauvreté garnie de famine frappe a' la porte, l'Amour de l'homme sort par la fenêtre. En terminant, pour que l'Amour aille durer dans une famille permettez-moi d'épiloguer en ces termes: "Chez l'homme Il faut le minimum de moyen nécessaire (pas absolument de la fortune), la patience et une bonne attitude. Par contre, chez la femme il faut le minimum de beauté, propreté et respect." Dans le cas contraire l’Amour est incompatible dans une famille. Je m'excuse s'il y'a des gens qui vont se sentir offensés par ces termes. Malheureusement ça c'est la réalité de cette courte vie sur terre. Sur ce, je vous quitte.
Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l'Amérique du Nord.


Blague: Sahibi au secours de sa femme.
Sahibi et sa femme Akhoutna forment un couple uni et sans histoires. Mais ce duo romantique ne voie pas d’un bon œil le système corrompu et sans la moindre démocratie dans lequel ils subissent sans cesse les soubresauts.
C’est ainsi que Sahibi, en bon père responsable et soucieux de l’avenir de ses trois fils vers des cieux plus cléments, décida d’immigrer avec toute sa couvée au pays des kangourous. Ce qui fut fait sans problème. La famille arrive, enfin, et s’installe dans la province de la Tasmanie. Nos nouveaux venus trouvent un logement, une école adéquate pour leurs mômes et même du…travail.
Après une entrevue difficile, Sahibi s’était fait embaucher comme Technicien en Soudure dans une fonderie. Akhoutna, plus expérimentée et diplômée, s’était vue confier une aussi lourde tâche que celle de diriger la Direction des Ressources Humaines de FAHAM&DJOMOUR inc. , une importante compagnie minière connue pour les fréquentes grèves de ses employés.
Un matin, en venant au bureau, Akoutna a eu  la surprise de trouver sur son bureau une lettre anonyme très embarrassante, laissée là sans doute par un mineur mécontent et dont voici le contenu :
Moi, je m’appelle Pénis, et par la présente, je sollicite une augmentation de salaire pour les raisons suivantes :
-
   Je travaille à de grandes profondeurs.
-
   Je plonge la tête la première dans toutes les situations.
-
   Je n’ai ni week-ends, ni vacances.
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   Je travaille en milieu humide.
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   Je ne suis pas payé pour les heures supplémentaires.
-
   Je travaille en milieu sombre et sans ventilation.
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   Je travaille à de hautes températures.
-
   Je suis exposé aux maladies contagieuses.

Akhoutna, après avoir lu la lettre anonyme, ne savait plus à quel saint se vouer. En bonne musulmane, elle prend toujours le temps de consulter ou demander l’avis de son mari sur tout ce qu’elle entreprend, même dans les situations les plus embarrassantes.
Sahibi, après une longue réflexion, pris le courage de répondre lui-même au sale plaisantin qui importune ainsi sa belle dulcinée en ces termes :
Cher Pénis,
Après analyse de votre requête, considérant les arguments avancés, nous sommes au regret de ne pouvoir accepter à votre demande pour les raisons suivantes :
-
  Vous ne travaillez pas huit heures en continu.
-
  Vous vous assoupissez après un bref effort de travail.
-
  Vous ne suivez pas toujours les ordres de la direction.
-
  Vous ne restez pas à votre poste alloué, et allez souvent visiter d’autres sites.
-
  Vous ne prenez pas d’initiative et avez besoin d’être pressé et stimulé pour commencer votre travail.
-
  Vous laissez votre poste de travail crasseux à la fin de votre période.
-
  Vous ne suivez pas toujours les règles de sécurité, comme le port de vêtement protecteur.
-
  Vous êtes incapable de travailler en binôme.
-
  Vous êtes incapable de travailler deux périodes d’affilée.
-
  Vous quittez parfois votre poste sans avoir terminé le travail de la journée.
-
  Et comme si ce n’était pas suffisant, on vous avait remarqué entrer et sortir constamment avec deux sacs suspects.


Visiblement très embarrassé par la virulente réponse dont il ne s’attendait point, notre revendicateur anonyme garda le silence pour toujours. Et aux dernières nouvelles, il ne s’est toujours pas manifesté.

Mahamat A. Moussa Wichemi
wichemi@email.com

Blague: Les dégâts collatéraux du chat de Sahibi
Sahibi est un lieutenant de l'Armée Nationale du Tchad (ANT). Il fut affecté à l'Est du pays dans la localité de Keourra, près d'Iriba. En plus de la piètre vie d'un militaire loin de son terroir, Sahibi était sous une angoisse, la batrachophobie. Oui, Sahibi a horreur des reptiles qui sont nombreux sur le sol de Keourra. Les crotales et autres serpents à sonnette pullulent dans les concessions et les abris. Ces serpents avaient de surcroît une réputation démoniaque.
Le sergent Waldar, un ami à Sahibi, lui suggéra d'adopter un chat pour parer à une éventuelle morsure de serpent. Ce que Sahibi fit illico. Le chat jouait parfaitement son rôle de chasseur des reptiles, ce qui épatait Sahibi qui finit par donner tous les privilèges à son matou. Il alla jusqu'à dormir sur le même lit avec l'animal.
Une nuit, à l'aube, Sahibi, en courte culotte, dormait d'un sommeil profond et son chat, blotti vers ses pieds, au bord du lit. Comme tout homme viril à l'aube, Sahibi entra en tumescence et son zizi émergea des profondeurs de la culotte et prit de la hauteur avec arrogance. Le matou riva son regard sur l'organe érectile de l'homme qui se gonflait et tchap! Il le saisit entre ses crocs, le confondant avec un reptile. Sahibi se réveilla, criant de douleur. Le chat ne lâchait pas prise et le sang inondait les babines du félin. Sahibi se ressaisit et décida de négocier avec l'animal:
- Bisseeehhh! Baatouuu! tch-tch-tch! Baatouuu! Laisse-moi mon pe..pe..nis! Bisseeeh!
- grrrrr! grrrrr!!!
lui répliqua le chat qui refusait toute négociation.
Sahibi décida d'étrangler son chat chéri pour desserrer l'étau autour de son zizi. Après la mort du chat, il fallait la manche d'une cuillère pour desserrer les mâchoires de la bête. Trois mois plus tard Sahibi décéda de la bartonellose, une maladie transmissible par la morsure et griffure du chat. Paix à son âme!

Leçon:
chaque décision de l'homme à ses conséquences. Élever un chat est aussi périlleux qu'épouser une femme, ainsi  que dormir avec le chat que faire l'amour à la même femme!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi

Blague: Sahibi à l'épreuve de la faim
Une sécheresse sans précédent s'abat sur le village de Sahibi. Akhoutna, la femme de sahibi décide de sauver sa famille en partant dévaliser les fourmis. Ainsi elle creuse les fourmilières et dilapide le contenu des greniers de ces bestioles. Sahibi, acculé par la faim, geint des plaintes, inconsolable comme les enfants qu'il a mi au monde. Sa femme la console avec milles subterfuges. Et hop! la pluie tombe plouc! plac! les champs mûrissent, apportant l'abondance. La disette a fait oublier à Sahibi toute libido. Un soir sa femme décide de le provoquer afin de le réveiller de son lointain sommeil qui l'empêche d'accomplir son devoir conjugal. Elle ôte sa culotte et expose une vulve sevrée et déçue depuis quelques mois.
- Tiens! je ne savais pas que cela existe encore! la sécheresse ne l'a pas emporté! s'exclame sahibi qui décide enfin de satisfaire sa courageuse épouse!

Leçon: La faim fait perdre al tête. Seuls ceux en sont victime peuvent vous dire son intensité et ses méfaits!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et Akhoutna en conflit!
Un jour Sahibi marié et père d'un enfant. Akhoutna, la femme de Sahibi était partie pendant 3 jours pour rendre visite à une amie malade. Lorsqu'elle rentre à la maison, son petit garçon l'accueille en lui disant: "Maman, Maman, devine quoi? Hier pendant que je jouais dans le placard de votre chambre, papa est rentré dans la pièce avec la voisine, et ils se sont déshabillés et sur le lit papa s'est mis sur elle et il a fait des pompes avec elle!"
Akhoutna prend la main de son enfant et lui dit:
"plus un mot! on va attendre que ton père rentre du travail et tu lui répéteras exactement ce tu viens de me dire!"
Sahibi revient du travail. Akhoutna, folle furieuse, lui saute dessus en disant:
"je te quitte! je fais mes valises et je me tire!" Sahibi, étonné, : "Mais enfin, pourquoi?" Akhoutna au petit garçon: "Vas-y! raconte encore ce que tu m'as dit tout à l'heure!"
Le Garçonnet:
"Et bien, hier, alors que je jouais dans l'armoire de votre chambre, papa est rentré avec la voisine, et ils se sont déshabillés, et ils ont été sur le lit, et ils ont fait exactement ce que tu avais fait avec l'oncle "Filane" quand papa était partie l'Eté dernier."

NB: Les êtres les plus chers sur cette planète sont les parents, le papa et la maman. Mais quand l'enfant a moins de 12ans, souvent la mère est plus chère et plus proche pour lui et ça c'est pour plusieurs raisons. En ayant cette partialité en tête, l'enfant de Sahibi n'a jamais évoqué a' son père. l'affaire que sa mère a eue avec oncle "Filane" l'Été dernier. Mais quand c'était le tour de son père de jouer l'infidélité sur sa mère, l'enfant s'est précipité pour raconter tout a' sa mère des son arrivé. Comme la mère était trop bête tout en mettant son enfant face a' son père, l'enfant était obligé de raconter toutes les deux affaires pour qu'il soit neutre aux yeux de son père. Donc Akhoutna a échoué. Par le biais de cette blague on peut comprendre que l'être le plus cher sur la planète c'est d'abord la mère. Sur ce, je vous quitte.
Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l'Amérique du Nord.


Blague: Sahibi entre deux feux
1984: la guerre entre les FAP (forces armées populaires) de Goukouni et les FANT (forces armées nationales du Tchad) de Habré fait rage dans la localité de Kalaït, une bourgade désolée située au nord d'Arada, tout près du seizième parallèle. Les éléments de deux camps belligérants tirent un malin et sadique plaisir en tournant à l'erreur les civils avant des les torturer, parfois jusqu'à la mort. c'est ainsi que beaucoup des civils sont tombés dans les pièges de leur crédulité et mourir sans raison. le monde des guerres est un monde d'abus, n'est-ce pas?
Un jour un groupe des combattants de FAP  perchés sur leur Toyata rencontrent Sahibi, un paisible berger gardant ses animaux. Les guerrieros apostrophent le nomade:
   
- Hé, vieux! es-tu des FAP ou des FANT?
    - Hein? je ne vous comprends pas, mes enfants? Vous cherchez des dromadaires égarés?
Réplique le vieux berger, très malin.
 
   - Hé! ne joue pas à l'idiot! Nous demandons si tu es un partisan de FAP ou de FANT! Lui crie dessus, un hargneux guerrier aux yeux injectés de sang.
    -
PAP! FAP! PAF! FAP! FANT! PAF! hi!h!ihi!hi! on dirait des noms des boites de conserve! je n'appartiens ni à l'une ni à l'autre. je m'appartiens à mon père et à ma mère qui ne sont plus d'ailleurs de ce monde! et je m'appartiens en plus à mes chameaux. Tonne le vieux Sahibi, se jetant derrière ses chameaux qui s'éloignent.
Les malicieux combattants restent perplexes devant ce vieux bizarre par son raisonnement apolitique, donc irréprochable!

Léçon: dans un pays d'hostilité, dés qu'on vous aborde, ne dites jamais votre camp car souvent l'on ne sait pas qui l'on a en face.il faut toujours user des détours comme ceux du vieux nomade pour se reclamer neutre et insouciant! Gare! aux imprudents!!!!   Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi sort vainqueur!  
Il y'avait eu un Roi (dominé par sa femme) emmerdait la population de temps en temps par des faits divers. Un jour la femme ordonna son mari (le Roi) de dire aux gens d'apporter chacun un litre du lait pour remplir sa piscine. Le Roi suivait les ordres de sa femme "a' la lettre". En effet, il passa a' l'acte. Tout le monde était obligé d'apporter sa contribution (un litre du lait) pour remplir cette piscine qui était censé d'être rempli de l'eau. Notre dame avec ces esprits diaboliques était contente pour ce geste inhabituel.

Quelques jours plus tard, la grande dame demanda a' son mari de lui construire une belle case avec un toit en plumes d'autriche. Il fallait que chaque villageois apporte au moins une trentaine de plumes pour achever ce genre de travail. Souvent le Roi convoquait une réunion générale pour faire passer ses messages. Cette fois-ci sahibi en avait marre. Il s'est dit "trop c'est trop." Donc il s'est absenté a' la réunion.

Rappelons que le Roi prenait ses mesures quant il etait assuré de la présence de tous les notables (Sahibi faisait partie de ces gens). En remarquant l'absence de Sahibi, le Roi reporta la réunion pour une date ultérieure. Encore Sahibi n'était pas présent. Le Roi, très choqué, annula pour la dernière fois tout en ordonnant quelques "Goumiers", armés jusqu'aux dents, pour forcer Sahibi d'assister la prochaine réunion et s'expliquer les raisons de ces absences. S'il ne pouvait pas avancer des raisons valables, Sahibi risquait d'être tranché la tête.

Bref, les "Goumiers" ont réussi a' forcer Sahibi d'assister la dernière réunion. Avant toute chose le Roi disait: "Écoutes Sahibi, on a annulé deux réunions pertinentes a' cause de toi. De telles annulations n'ont jamais eu lieu auparavant dans mon royaume. Alors expliques toi les raisons de tes absences. Sinon on te tranche la tête."

Le sage Sahibi répliquait: "Mr. le Roi, avec tous les respects que je vous dois, je suis en train de penser sur deux problèmes importants." Le Roi rétorquait tout en lui coupant la parole: "Sale petit voyou, quels deux problèmes importants que toi Sahibi, le plus idiot des notables puisse penser. Racontes nous vite tes problèmes et si c'est des vétilles et des bagatelles, saches qu'on te coupe la tête. Espèce de Salaud".

Sahibi s'est levé debout pour expliquer les raisons de ces absences. Il disait: "De 1, j'ai pris mon temps pour compter les jours et les nuits. D'abord, pour moi, les nuits ont paru plus nombreuses que les jours. En sus, j'ai pris le 13eme, 14eme et 15eme nuit de la "Lune Blanche" pour les considérer comme des jours et ajouter sur la balances des jours. Éventuellement les jours sont devenus plus nombreux que les nuits. De 2, j'ai compté les hommes et les femmes. Au début, il m'a paru que les hommes sont plus nombreux que les femmes. Alors je me suis permis de considérer tous les hommes qui écoutent les paroles des femmes "a' la lettre" comme des femmes et ajouter ces derniers dans la listes des femmes. Ainsi le nombre des femmes a fini par devenir plus grand que le nombre des hommes. Voila' Mr.le Roi les deux problèmes importants qu'ils m'ont empêché de prendre part aux réunions passées." La foule a fini par applaudir la conclusion du
Sahibi.

Par la', le Roi a compris que sa femme exagère et écouter sa femme "a' la lettre" c'est dangereux. Il a dit: "Mr.Sahibi tu as raison. Hier mes gens ont rempli toute une piscine inutilement du lait. Demain ils vont construire une case a pour toit en plumes d'autruches. Alors quel sera le sort de mes gens le Lendemain?" Dispersez vous ordonna le Roi.

NB: Par le biais de cette blague, je voudrais demander auprès de nos sœurs, les femmes, de ne pas exagérer quand elles ont un pouvoir quelconque sur leurs maris et vice versa. La seule chose qui pousse l'homme et la femme de s'entendre davantage c'est l'Amour réciproque. Finalement retenons tous ce conseil: "Dans cette culture binaire, la passion s'oppose a' la raison, l'Esprit a' la matière, le féminin au masculin, la créativité a' la logique, la sensibilité a' la rigueur, l'émotion au Control etc...Or tant que l'émotion s'opposera au control, la passion a' la raison, aucune évolution sociale ne sera possible."
Sur ce, je vous quitte.
Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l'Amérique du Nord.


Blague: Sahibi et son fils en promenade
Sahibi aime bien son jeune fils Filânn qu'il amène en promenade dés qu'il a un créneau de temps! Un soir, il amène sa progéniture sur le grand axe de Dembé, près des arbres touffus qui peuplent l'espace-verte. Là, un couple de chien font le coït. Le mâle assaille la femelle avec un hochement vertigineux de la tête.
 -Que font ces chiens, papa? Demande le curieux bambin
 - eeeehh, eeemm!, le chien veut faire entrer l'autre dans sa maison pour se reposer! mentit Sahibi, soucieux de préserver la mémoire immature de l'enfant.
- Si-dal- almi koulou so-wa léé maman michil-ké! (= le porteur de l'eau a fait aussi la même chose à maman!), informe l'enfant qui ne cesse de se retourner pour observer l'assaut du chien sur la chienne!

Leçon: la vérité est dans la bouche des enfants. Toute bêtise commise sous le regard d'un enfant, fut-il tout petit, est susceptible d'être divulguée un jour par cet observateur! Qui prend les enfants pour des idiots se prend pour un idiot!!!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et les putes devant son fils!
Sahibi est un humble tchadien qui vit à Abidjan. En bon tchadien, Sahibi mène une vie emplie de pudeur. Il chasse tout ce qui prône la nudité ou apporte la honte dans sa maisonnée. Sahibi a horreur de "Eêbb" (la honte) et il éduque sa famille dans la discrétion, à l'abri des bêtises du bas-monde!
   Un jour l'émigré Sahibi va en promenade avec son jeune fils Filânn. Après une longue et éreintante flâne, Sahibi et son rejeton loue un taxi pour rentrer. Le taxi emprunte la "rue princesse" d'Abidjan, une rue où le sexe se vend comme le petit pain sinon plus fréquemment et vilement encore. Filânn, le fils de Sahibi voit les péripatéticiennes sur les trottoirs, aussi nombreuses que des pèlerins sous le mur de lamentation de Jérusalem! Curieux, il demande à son père:
   
- papa, qu'attendent ces femmes?
    - elles attendent leurs maris! répond le père.
    - Qui sont-ils, leurs maris?
Demande le jeune enfant, toujours curieux!
   
- ce sont des putes, elles n'ont pas de maris! Clame le taximan, intervenant dans le dialogue sans être invité, telle une mouche qui tombe dans le verre de café du matin.
   
- ce quoi les putes, papa? demande encore l'enfant.
   
- ce sont des femmes qui ont plusieurs maris. Rétorque Sahibi à son fils, tout en menaçant de regard l'importun taximan aux réponses impudiques.
   
- si ces femmes ont plusieurs maris, elles auront plusieurs enfants. Et que deviendront ces enfants, papa? réplique le terrible enfant de Sahibi.
    
- ils deviendront des taximens!! finit par dire Sahibi qui en veut au chauffeur qui a osé lever un pan sur la discussion entre père et fils!

Leçon: avoir un enfant curieux est une bonne chose mais toutes les questions de sa curiosité ne méritent pas les bonnes et vraies réponses car il y a des réponses qui pèsent lourdes sur l'éducation de l'enfant. Un peu comme dit le savant: "si l'on pose une question, il faut être capable de vivre avec la réponse"! Les histoires de sexe sont l'apanage des adultes et des majeurs, raisons pour lesquelles, Sahibi répond avec retenue aux interrogations de son fils. Mais le taximan d'Adjamé ou de Yopougon a failli faire sauter le cadenas ou la trappe constituant la camisole cachant les vérités sur les sexes! 
Sidimi Djiddi Ali  Sougoudi


Blague: Sahibi et la tête tranchée (2)
Nous avons lu dans un précédent article que Sahibi a rencontré sur son chemin une tête tranchée qui parle. Cette tête a suggéré à Sahibi de faire taire sa langue en lui rappelant que c'est sa propre langue qui l'a mise dans cette désolante situation.
   Dés la fin de cette injonction, Sahibi se précipite chez le roi pour lui rapporter l'intrigante découverte qui est une tête humaine tranchée mais qui parle. Le roi, peu convaincu, décide de joindre à Sahibi deux de ses gardes-corps, armées jusqu'aux dents comme deux gladiateurs romains sur une arène de combat. Ces hommes en armes sont tenus d'aller vérifier la véracité de ce que Sahibi rapporte et en cas de mensonge.....il subira le châtiment extrême, la mort.
   Arrivés sur le lieu, l'on découvre effectivement une tête tranchée mais qui ne parle guerre. Sahibi a beau répéter les mêmes mots et les mêmes phrases, la tête décapitée reste coite telle une pierre en quartz, refusant de parler comme auparavant. Conformément aux ordres du roi, les deux soldats tranchent la tête de Sahibi pour mensonge outrancier distillé dans les oreilles de sa Majesté.
Aussitôt Sahibi étêtée, l'autre tête rompt le silence:
   
- Ne t'ai-je pas dit de faire attention à ta langue? Ne t'ai-je pas dit aussi que c'est ma langue qui m'a mis dans cet état? Le pire que je crains t'est arrivé!
Les deux hommes en armes rentrent au royaume avec l'obsession de ne rien dire sur les dernières déclarations de la tête tranchée débusquée par le maraudeur Sahibi.

Leçon: "si la parole est d'argent, le silence est d'or". A vouloir tout dire ou tout rapporter, l'on se rapporte bien des désagréments. Sahibi aurait dû suivre les premiers conseils de la tête tranchée et ne point rapporter l'objet de sa bizarre découverte au roi. La langue, cette petite chair pendulante dans la cavité buccale joue deux rôles importants, l'élocution et le goût. Elle est chair certes, bien molle, mais elle peut faire perdre la tête qui est bien gros et dur! Gare à nos langue!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, un incestueux impénitent!
Sahibi est un natif du Nord et il est d'une société où le mariage endogamique est banni depuis des lustres. Un jour il se réveille au milieu de la nuit et débarque chez sa cousine Akhoutna pour lui demander ses faveurs. La jeune cousine, fort étonnée, s'enflamme:
   
- tu es mon cousin et tu ne peux me demander un tel "besoin"! Notre lien de parenté ne t'autorise pas à me visiter pour une "telle chose"!
   
- Nooooon!  Pendons ce lien sur le hangar pour le reprendre à l'aube. Une femme et un homme ne sont jamais parents la nuit! Ne sais-tu pas cela? Dit sahibi, une lueur incestueuse dans les yeux.
Akhoutna, la brave cousine, s'empare de la manche d'un balai pour rudoyer son cousin qui se détale et se fond dans les ténèbres de la nuit. La mère (tante de Sahibi) de la fille s'enquit sur ce que chasse sa fille à coups de bâton.
  
- c'est le chien des voisins qui met son sale museau dans une bourma (marmite). Réplique Akhounta avec sagesse! 

Leçon: un cheikh égyptien disait: " un homme en érection perd les 3/4 de sa raison"! Sahibi semble avoir perdu sa tête de roc en voulant satisfaire la tête en chair de son...zizi! Sa cousine se comporta en brave et sage fille.
    Chers cousines et cousins, sublimez vos liens de parenté au détriment de vos basses libidos!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Le raisonnement d'un homme Amoureux!
Sahibi dota Akhoutna, une douteuse fille, sans scrupule. Quelques jours plus tard il convola à une noce avec celle-ci. Et quelques semaines après le mariage, Akhoutna, la nouvelle mariée mit au monde un enfant. Ce qui intrigua l'entourage qui alla de son commentaire. Les mauvaises langues se délient et une pub mal intentionnée se propagea dans le village du couple.
 - "Sahibi est un cocu! Sahibi maria une femme déjà enceintée par quelqu'un d'autre". Clama la rumeur embaumant tout le village.
Sahibi ayant eu vent de la rumeur calomnieuse réunit tout le village. Il s'adressa ainsi à l'assistance:
 
- Il est vrai que ma femme est enceinte avant que je ne la connaisse. Mais comme ce n'est qu'une grossesse débutante, je ne fais que la compléter. Oui, Akhoutna était enceinte de quelqu'un d'autre au début mais finalement j'ai apporté aussi ma semence pour parachever le produit de sa gestété. Qui doute de mon concours indéniable dans la conception de cet enfant? Hein! qui n'est pas d'accord? Parlez!
Les villageois s'engoncèrent dans un silence sépulcral, incapables de comprendre une chose dans le raisonnement peu scientifique et jamais génétique du nouveau marié.


Leçon: une femme a beau être laide ou perverse, il y a toujours un homme qui l'aimera. Et un homme qui aime une femme est prêt à encaisser tous les coups pourvus que l'objet de son amour lui reste entier, d'où le raisonnement absurde de Sahibi!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sabihi face à la faim
Sahibi est un riche commerçant et son patrimoine financier est immense mais hélas il est prisonnier de la radinerie. Il est si radin qu'il n'arrive pas à manger à sa faim. Amaigri et atteint dans son âme et son corps, Sahibi perd son temps à courir derrière l'argent. Un jour il tombe dans un choc hypoglycemique pour n'avoir pas avalé du sucre depuis plusieurs semaines. Son vieux ami Waldar, très sage, le verbalise en ces termes:
    - ce n'est pas en refuser de faire caca que tu lutteras contre la faim. Et lorsque tu mourras, ce n'est pas avec un linceul en billets de banque qu'on enveloppera ton corps avant de l'enterrer.


Leçon: l'argent est un serviteur mais il ne faut point être le serviteur de l'argent.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi à l'épreuve de l'amour
Sahibi est fou amoureux de son amie Akhoutna mais il n'arrive pas à l'avouer. Un jour Sahibi, prenant son courage à deux mains, décide de lever la soupape qui emprisonne la flamme d'amour qui brûle son cœur:
      - Akhoutna, je... je...suis a..aa...aa..aamoureux de toi.
      - Non, tu ne peux me dire de telles choses. Tu es mon ami de tous les jours et de tout le temps. Nous ne pouvons nous aimer mais seulement nous pouvons rester amis. Je préfère qu'on soit amis mais....
Lui rétorque Akhoutna.
Un vieillard qui passe par là,  à tout hasard, rétorque:
     
- "offrir l'amitié à qui veut l'amour, c'est donner du pain à qui meurt de soif!" (proverbe espagnol)

Leçon: De nombreuses filles se cachent derrière l'amitié pour éconduire les garçons au cœur pris de feu de l'amour. Ainsi elles offrent du pain à ceux meurent de soif! Un adage dit: "celui qui cherche des oeufs d'autruche ne peut se satisfaire des oeufs de colibri"!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et le prix de la dévotion
   Sahibi, combattant de FROLINAT, perdit sa vue dans une des multiples guerres du Tchad. Soucieux il se mit à adorer Dieu avec ferveur et assiduité. Et dans ses prières, le malvoyant ne cesse de demander à Dieu de donner sa vue perdue. Un jour, Sahibi tend ses paumes vers le ciel et implore Dieu:
   
- Oh! Dieu le Magnanime et le Misericordieux, accorde-moi ma vue pour mieux t'adorer et mieux m'orienter vers la qibla.
Tout à coup, en portant ses mains sur sa face, Sahibi l'ancien combattant recupera la vue! Inondé de joie il se mit non à louer Dieu mais à se verser dans la perversion:
   
- Ah! en possession de mes yeux, les filles libres et les belles femmes d'autrui sauront de quel bois je me chauffe! Je vais leur rendre la monnaie de leur négligeance à mon égard lorsque je fus malvoyant!
Soudain Sahibi perdit instantenement sa vue, aussi rapidement qu'il reçut!
  
 - Oh, non! Dieu, je blague seulement! Dit-il malicieux mais plus jamais il ne retrouva sa vue! 

leçon: il arrive que l'homme cherche à tromper son propre créateur qui l'a créé de rien. Quelle tentative vaine!! certes Dieu éxauce les voeux mais Il connait aussi les intentions! Il faut savoir se comporter devant les épreuves de Dieu avec franchise et bonne foi! 
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi face à la flêche de la parole
Sahibi, très en courroux, arriva en catastrophe à l'école de son fils et s'en pris à son enseignant. Il trouvait inadmissible que son fils soit le dernier de la classe. Après un interminable boucan, sahibi, le père du médiocre élève décida de rentrer chez lui, croyant avoir trouvé une issue honorable.
En sortant de l'école il rencontra Aba-gardi, le vieux gardien de l'école, qui avait suivi la colère intempestive du parent. Le vieil homme lui dit alors:
- Si tu ne veux pas voir la coépouse de ta maman tomber enceinte, il faut couper le zizi de ton papa!

Leçon:
pour extirper un vice, il faut s'attaquer à son origine, même si cela peut être désavantageux pour soi,  mais pas aux contours ou aux embranchements du vice! Sahibi aurait dû bien encadrer son fils à la maison et durant toute l'année au lieu de culpabiliser le pauvre enseignant qui n'a fait que son job de façon impartiale.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et la sagesse du vieil homme
Sahib était un agriculteur du Sahel. Il laboura son champ avec abnégation et patience. Les jeunes plants avaient bien poussé et les épis étaient également visibles avec leurs graines nourricières. Mais contre toute attente, Sahibi décida de rester at home, laissant son champ sans surveillance. Les criquets et les oiseaux granivores avaient pillé son champ, laissant Sahibi dans le désarroi.
Un vieil homme qui passait par là dit à sahib, le cultivateur:
- Mon fils, dés que tu commences à manger un rat, ne t'arrête point sur sa queue!

leçon: la sagesse du vieil homme veut dire: dés qu'on commence une oeuvre ou un travail, il ne faut se laisser avoir à la dernière minute qui précède le parachevement du boulot!!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, le criminel fugitif et ses messages
 C'était vers 1930. Sahibi, habitant du Kanem tua à coup de poignard un colon blanc et se fondit dans la nature. En cette période, tuer un colon était un acte qui apportait la malédiction sur toute ta race. Les colons raseront tout sur leur passage, y compris les innocents! Galopant son cheval, il se lança à corps perdu vers d'autres terres que son terroir natale devenu trop petit pour le contenir, car l'administration coloniale rétorque par la politique de la terre brûlée. fuyant vers l'ouest, Sahibi arriva en catastrophe aux abords d'un puits et fit plonger le museau de son cheval dans un abreuvoir tenu par un des ses connaissances. Le cheval porte encore son mors dans la gueule, ce qui perplexe le tenant de l'abreuvoir:
   
-abreuves-tu un animal sans ôter son mors? Demande-t-il
    -M'as-tu vu faire cela auparavant? lui rétorque Sahibi qui ne tarda pas à lancer sa monture au galop!
Il arriva ensuite au flanc d'un campement nomade et là il rencontre un autre berger qui s'active à allumer un feu pour se protéger du froid. Sahibi dit alors au berger rencontré:
  
- Ne te peine pas à allumer ton petit feu car le grand feu que j'ai allumé derrière moi te suffira pour parer l'hiver.
Il se mit à galoper, laissant le berger méditer sur ce qu'il vient de dire!

Leçon: dans certains endroits, les messages restent à décoder et chaque parole est un message pour qui comprend!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et la peur du chameau
Sahibi est un paisible paysan du sud du Tchad. il vit dans son village reculé des cultures champêtres et de la chasse. Sahibi, le paysan, n'a jamais côtoyé un dromadaire même s'il a ouï dire de son existence. Il a même vu de très loin, une seule fois de sa vie.
 Un jour sahibi quitte son village avec ses clics et ses clacs pour s'établir un peu plus au nord de son terroir natale. Un matin, sahibi qui part au champ avec ses trois gosses, rencontre sur son chemin un chamelier perché sur sa monture. Le chemin est étroit et le chamelier arrive droit sur le petit groupe.
 
  - s'il te plait ne t'approche pas des enfants avec ta bête, ils ont en horreur. mes enfants ont peur de ta monture! s'il te plait! crie sahibi à l'endroit du chamelier qui se dirige toujours vers le groupe, imperturbable.
    - Ne t'approche pas!! Moi-même, j'ai peur de ta vilaine bête!  finit par avouer sahibi, grelottant de peur.

leçon: bien des adultes dissimulent leur propre effroi derrière les dos innocents des enfants.
 Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi en Amérique
En parachutant du monde arriéré (l'Afrique) au monde avancé (l'Amérique) Sahibi décida aveuglement de travailler. Le grand mal pour Sahibi, il convertissait tout ce qu'il gagnait en son argent, le Fcfa. Oh! il comptait des millions déjà. Le Mr. s'est précipité pour s'acheter une voiture.

Au début Sahibi payait bien l'assurance de sa voiture et les autres petites choses tels que les tickets donnés par la police etc. A un moment donné Sahibi s'est aperçu que tout ce qu'il gagnait c'était le salaire minimum alors qu'il faisait le maximum. Ainsi il décida de ne plus payer l'Assurance et les tickets remis par la police.

Un beau matin, en revenant du travail, la police arrêta la voiture de Sahibi. Elle remarqua que tout était flou. Sans tarder, la police cancella son permis de conduire. Sahibi, un enfant têtu, continuait de conduire sans permis. Mais sa malignité lui aidait à s'en sortir souvent quand il croisa un policier.

Bref, un soir Sahibi et son ami Waldar sortait en voiture. Pour une raison ou une autre, la police s'était mise à leur trousse. Sahibi était obligé de s'arrêter. Heureusement pour lui il s'est arrêté auprès d'un dépanneur (un petit magasin). En attendant que la police vienne leur poser des questions, Sahibi demanda à son ami de se déplacer tous les deux en arrière (sur les chaises de derrière). Lorsque la police se présenta, il ne voyait aucun  chauffeur (sauf deux passagers). Le policier, trop étonné, leur demanda « Ou' est le chauffeur ?». Sahibi répondait : « il vient d'entrer dans ce dépanneur. » Un instant plus tard, le policier ne voyait rien. Rappelons qu'il n'a pas le temps à perdre. Il demanda aux 2 jeunes hommes : « est-ce que vous savez conduire ? » tous les deux répondirent « Non Mr.». Le policier leur disait tout en riant: « appeler quelqu'un pour vous amener chez vous ».

NB : Le policier ne pouvait pas leur condamner parce qu'il n'a pas des preuves justificatives que l'un deux était le conducteur. Pour Sahibi c'était une tentative réussie par contre de telles malignités ne fonctionnent pas tout le temps. Donc respectons la loi quant on est chez les autres.
Votre ami et frère Mahadjir.fils


Blague: Sahibi, cocufié à l'insu!
Sahibi et sa femme Akhoutna accompagnent leur enfant qui souffre d'une drépanocytose, une hematopathie (maladie du sang due à une falciformation des globules rouges). Ne voulant rester tranquille Sahibi décide de connaître les groupes sanguins de sa petite famille, juste pour le plaisir et la vanité de savoir et clamer aux autres qu'il en sait. Les résultats de la demande arrivent. Sa femme et lui sont de groupe-O et son fils de groupe-A. La génétique dit qu'un couple de groupe-O ne peut jamais donner un enfant d'un autre groupe (A ou B ou AB). comme quoi Sahibi a fait savoir à son médecin que sa femme le trompe et l'homme de l'art qu'est le médecin ne peut lui dire sur ce qui se trame dans son foyer!

NB: en voulant piocher un peu de trop dans un endroit, on suscite des problèmes inopportuns!
Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi son fils et le prof
Le fils de Sahibi qui s'était présenté au lycée Ibnousyna s'est vu recaler au test d'admission du lycée. Alors Sahibi ne comprenant pas comment cela s'est produit cherche à avoir des explications et se présente au lycée Ibnousyna avec son fils. Le prof chargé des examens lui dit, monsieur Sahibi comme vous n'êtes pas convaincu du résultat de votre fils nous allons l'interroger oralement et ce devant vous. Et le prof demande au fils de Sahibi un nom de messager de Dieu.
- Le fils de Sahibi réponds Firaona (Pharaon)
- Et sahibi réplique : Salallahou aleihi wa salam.
- Le prof dis: désolé monsieur, mais on n'a pas de place pour votre fils dans notre établissement.

Mahamat Nour Abakar


Blague: Sahibi et le dixième dromadaire!
Sahibi est un sarack, un voleur, de surcroît de dromadaires. Un jour en cherchant à s'emparer d'un camélidé égaré, il tombe sur un groupe d'hommes insolite en pleine effervescence: neuf (9) fous se chamaillent pour dix (10) dromadaires volés et gardés par eux. La raison de leur incompréhension est qu'aucun des fous ne veux plus d'un chameau mais le partage impose à ce qu'un fou reçoive un animal de plus (les fous étant neuf et les dromadaires, une dizaine!).
Sahibi entre dans la danse et propose:
- Vous êtes neuf (9) et avec un dromadaire, vous ferez dix... dromadaires. Et neuf dromadaires et moi-même feront aussi dix animaux. comme ça, le partage n'est-il pas plus équitable?
- Youpi! Youpi!! c'est ça même! Tu as raison. Clamèrent les neufs idiots qui s'emparèrent d'un seul animal pour se fondre dans la nature, laissant le malin Sahibi nanti de neuf (9) chameaux!

Djiddi Ali Sougoudi Sidimi


Blague: Waldar le chiche et son ami Sahibi
Waldar est un homme qui est reconnu comme le plus chiche et gourmand dans le quartier où il vit. Son ami Sahibi est l'un des plus malins, qui sait s'en tirer quelque soit la situation. Un jour, Sahibi va rendre visite à son ami. Dès qu'elle entend la voix de ce dernier, sa complice de femme lui dit : chéri, ton ami Sahibi le gourmand arrive. Aussitôt sa phrase finie, Waldar au lieu de se préparer à l'accueillir cache vite son repas. Malheureusement, le flair de Sahibi est très bon et il compris de quoi il s'agissait alors, exprès il lui dis qu'il venait causer avec lui jusqu'au coucher du soleil. Waldar pour le décourager lui dis: mon cher ami, à cette heure, je fais toujours des prières surérogatoires pour remercier le bon Dieu jusqu'au coucher du soleil et je crains fort que tu ne soit déçu car je te laisserai seul, il est préférable pour toi de rentrer et revenir après la prière de Maghreb.  Et sur ce, il commença la prière en disant: miya rakates, allahou-akbar (pour dire qu'il va faire 100 rakates) Sahibi dis à haute voix alors  ça tombe bien car te connaissant, tu ne fais rien pour rien alors je vais prier avec toi comme ça, Dieu m'aidera à avoir de quoi me mettre sous la dent car je n'ai mangé depuis ce matin. Il rejoignit son ami. N'en pouvant plus (fatigue aidant et faim tenaillant) Waldar s'arrêta pour soit dire faire une pose et dis à sa femme : - akhoutna, apporte moi le repas sous le lit ce qu'elle fit sans le lui faire répéter.  Il partageât son repas avec son ami avec le plus grand écourement. Une fois le repas fini, Sahibi, lui dit : j'avais raison quand je te disais que tu louais Dieu pas pour rien, je reviendrai demain aussi pour qu'on le loue ensemble, alors son ami lui dis;: - c'est ça ce qui est appelé association, car Dieu châtie les «associateurs» pour une 1ère fois, tu es pardonné mais maintenant que tu connais, il n'est plus question sinon tu seras châtié sur place il est préférable que tu le loue seul chez toi. Sahibi qui avait bien compris son ami fit semblant de prendre ce qu'il lui disait comme conseil et se réjouis de l'aubaine pendant que Waldar le maudissait. Ne dit-on pas: à malin, malin et demi? 
NB: associateur : celui qui croit à la fois à un autre dieu et;au Dieu Suprême et non ceux qui le louent en groupe.
 Wahilo Diguera.


Blague: Sahibi le Ndjamenois
Sahibi est né et grandi à Ndjamena. Il n'a même pas visité « Massaguet » avant de pouvoir venir en Occident. Souvent en conversant avec les amis, Sahibi qualifie tous les gens des provinces comme étant des campagnards. S'il veut parler sur un sujet qui concerne les provinces du Tchad, Sahibi répète tout le temps cette phrase: « Nass Hana Barra DoolDa etc.» ce qui veut dire: « les gens de la campagne là, etc.». Un jour, Waldar rappelait son ami Sahibi qu'il a pu joindre ces parents et quelques camarades par « Coup de fil » à Abéché. Pire encore, au 21eme Siècle, Sahibi ne savait pas qu'il y a des lignes téléphoniques dans les provinces de son pays. Sahibi, trop étonné, demandait à son ami Waldar ceci: « Est-ce qu'il y'a des lignes téléphoniques à Abéché ?»  Waldar, choqué, lui répliquait ceci: « Poses cette question bête à quelqu'un d'autre pour te l'expliquer. ».

NB: Ce message est basé sur une histoire vraie. A la place de Waldar, je préfère répondre à Sahibi que les lignes téléphoniques existent dans les grandes provinces du Tchad depuis l'époque de Tombalbaye (voire avant ça). Ce qui est malheureux, c'est que des frères comme Sahibi peuvent réciter plusieurs noms de grandes villes occidentales ou savoir même que les habitants de « Moscou » s'appelle « moscovites » en Français etc. mais ils n'ont aucune idée de ce qui se passe dans leur propre pays, le Tchad. Je conseille à ce chour d'ignorants que pour connaître l'autrui, il faut d'abord se connaître soi-même. Au lieu de chercher à connaître le monde de blancs, d'abord et avant tout cherchons à connaître qui nous sommes, notre propre pays (même s'il est pauvre et sous-développé).
Votre ami et
frère Mahadjir.fils depuis l'Amérique du Nord.


Blague: Sahibi et sa femme Djijila!
Sahibi aimait trop sa femme c'est pourquoi il lui surnomma « Djijila » (ça signifie quelque chose en patois de Sahibi.) En revanche, les frères de Sahibi n'aimait pas Djijila. Pour eux, Djijila n'a pas de bonnes caractères de leur tradition. Ces derniers suggéraient toujours Sahibi de divorcer Djijila et marier une autre femme qui savait respecter les traditions et cultures.

Le catégorique Sahibi répondait à ses frères en ce terme: « J'aime ma femme. Elle est belle et gentille. En plus elle m'aime etc. Donc je ne divorce pas ma femme au profit des autres.» Les frères s'étaient mis en colère. Tout le monde abandonnait de visiter la maison de Sahibi. Ce dernier s'en foutait pas mal. Quelques années plus tard Djijila décéda. Peu après la grande funérailles du 40eme Jour, les frères se sont réconciliés avec Sahibi et puis ils lui ont aidé à se marier à une femme mieux que la première selon leur manière de voir les chose (une femme de la tradition).

En étant très satisfaisant de la 2eme femme, Un jour, Sahibi s'est mis à courir, au grand soleil, vers la tombe de Djijila en ayant sur lui un bâton qui avait du feu au bout. Les gens poursuivaient Sahibi pour l'arrêter. Au départ, tout le monde pensait que Sahibi s'était affolé. A leur grande surprise, Sahibi répliquait au gens en disant : « Laissez moi brûler cette tombe de Djijila, c'était à cause d'elle que toute ma vie a été gâchée. Si je l'ai divorcée tôt, je serais beaucoup mieux aujourd'hui etc. »

NB :  Je voudrais dire par là qu'il faut considérer parfois les conseils des autres surtout de nos vrais amis et frères. Ne soyons pas catégoriques à toutes nos réponses. Je voudrais aussi demander à mes sœurs tchadienne de ne pas traiter pour quelqu'un de trop traditionaliste. Mon objectif c'est de conseiller les compatriotes de ne pas être trop catégoriques.

Sur ce, je vous quitte. Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l'Amérique du Nord


Blague: Le cabaret de Sahibi
Sahibi est propriétaire d'un cabaret situé au bord d'une grande route. En face de son cabaret se trouve le cimetière privé de Waldar. Constatant la baisse de clients dans son cabaret, il accuse l'emplacement du cimetière et écrit sur une plaque à l'entrée: « ici, on est mieux qu'en face ».
Waldar se voyant attaqué rétorque en écrivant sur une plaque devant le cimetière : « ici, on vient d'en face ». le malheureux Sahibi fut obligé de déménager car il vit son cabaret se vider encore plus.

Remarque: il est beau de vouloir tirer profit d'une situation en cherchant des problèmes mais attention et si l'arme de l'autre est plus puissante que la notre?

Wahilo Diguera.


Blague: Envie pressante
Sahibi et Akhoutna est un couple au désarroi. Ils viennent de perdre leur unique enfant suite à une méchante rougeole, une maladie évitable par la vaccination. Les deux mariés décident de concevoir un enfant au plus vite pour combler le vide laissé par leur première progéniture. Et pour faire un enfant, il faut passer par des séances de "jambe en l'air". N'est-ce pas? c'est ainsi qu'une nuit, le couple fait la "chose" et en plein acte Akhoutna promène ses doigts vers le zizi de son époux. Elle découvre qu'en dehors de la verge qui est en pleine intromission, il se trouve un sac plissé et cutané contenant deux boulettes pendulantes.
   
- c'est quoi ça? Demande Akhoutna, perplexe!
   
- ce sont mes testicules! lui répond Sahibi sans cesser de faire sa "chose".
   
- Pourquoi sont-ils dehors? Mets-les vite dedans, dans ma "chose"! Ne sais-tu pas qu'on a perdu un enfant et qu'on en cherche un autre. S'enflamme Akhoutna, trop pressée de concevoir!

Leçon: rien ne peut arrêter une femme décidée à réussir sur une voie, parfois même contre le bon sens.

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: La réalité des choses
Sahibi est un homme qui ne passe son temps qu'à chercher les situations faciles et la belle vie. Il vit dans un monde où l'accès à certains lieux est souvent possible. Un jour, Satan lui dit :
- mon cher ami, tu es juste dans la contrée de Lucifer et tu ne peux même pas profiter de certains avantages ?
- lesquels lui demanda Sahibi
- demandes lui de te permettre l'accès à l'enfer car c'est un endroit sublime où il y a de jolies femmes, du vin d'un goût que tu ne peux imaginer et des mets succulents.

Ces mots enchantèrent Sahibi qui sans attendre, fit sa demande à l'endroit de Lucifer gardien de l'enfer, lui demandant un séjour en enfer pour une semaine. Sa demande fut agrée. Et notre ami fut accueilli par des femmes qui le choyèrent comme il n'aurait pu imaginer, prirent soin de lui à tel point qu'à la fin des sept jours, il regretta pourquoi il n'avait pas demandé un mois. Deux semaines s'écoulèrent et notre ami à qui veut l'entendre, parla de ses exploits en enfer et commençant par s'ennuyer, fut poussé par le diable à demander un autre séjour dans le royaume de Lucifer. Ce dernier après la demande lui tint ces propos :
- vulnérable humain, tu as déjà vu à quoi ressemble l'enfer donc il ne t'es plus possible d'y retourner pour un laps de temps, c'est pourquoi si tu veux y retourner ce sera pour toujours dans le cas contraire, reste dans ta contrée.
Voulant tellement repartir pour continuer la belle vie, sans réfléchir, il accepta. Dès son arrivée en enfer cette fois, Sahibi fut accueilli par un courant d'air si chaud à faire fondre du beurre et avant d'avoir pu dire quoi que ce soit, une ruée de coup de chicotes enflammées lui tomba dessus. Il couru vers Lucifer croyant que les traitements qui lui sont infligés l'ont été par erreur mais à sa grande surprise, celui-ci lui dis avec une voix de tonnerre mais ironique :
- ha !ha !ha !vulnérable humain, c'est ça la différence entre le séjour et l'immigration. 

Cher internautes, je crois bien que vous avez compris Lucifer
Wahilo Diguera


Blague: Sahibi et Akhoutna, à qui la faute?
 Sahibi est reconnu comme un coureur de jupons dans la préfecture où il vit. Un jour, Akhoutna fatiguée de ses courses lui tint ces propos :
 - chéri, tu veux prouver de quoi tu es capable, tu verra quand je sortirai mes griffes (pour lui faire comprendre qu'elle pouvait aussi le cocufier). Notre ami, quelques temps après, est recruté dans une institution internationale mais malheur ! Le jour où il fait ses examens généraux, on lui fait signaler qu'il est séropositif. Se rappelant des menaces que sa femme lui avait proliférées, sans scrupules, il la traîne devant la police judiciaire et sans explications, elle est enfermée. Le commissaire venu tard, devant la beauté de cette-ci ne put résister et ils s'arrangèrent. (Vous comprenez car c'est ce qui se fait parait il). Le jour venu, Sabihi qui voulait imputer la faute à sa femme vint trouver le commissaire et lui dis :
- Alors, Commissaire, est-ce qu'elle a avoué ?
- D'abord, je ne sais pas quel est votre problème et tu viens me demander si elle a avoué?
- elle m'a cocufié et
- jalousie d'homme, ce n'est pas parce que tu as une belle femme que tu le dis !
- mais commissaire, puisque je sais que c'est elle qui est à l'origine de mon malheur !
- et quel est-ce mal ?
- elle m'a transmis le sida
- quoi ???
(en sursautant)
J'espère que vous avez compris pourquoi ce qui met le Commissaire dans cet état ! Je préfère ne pas vous narrer la suite.

Morale: chers internautes, si une responsabilité vous est confiée, n'en abusez pas et n'en profitez pas pour réaliser vos intérêts personnels car vous ne savez pas ce qui peut bien vous attendre (comme le malheureux commissaire).

Wahilo Diguera.


Blague: La cécité, Sahibi et  ses petits-enfants
Sahibi est âgé de plus de cent ans. Le cristallin s'opacifiant avec l'âge, Sahibi est donc aveugle comme un souriceau qui vient de naître. Ses enfants, pour l'aider, lui mettent à sa disposition une fillette et un garçon qui dirigent leur grand-père dans ses déplacements mais aussi pour lui apporter l'eau à boire, le verre de café et bien d'autres choses. Au mois de Ramadan, le vieil homme, à jeûn, demande à ses deux petits-fils de le signaler dés que le soleil se couche afin qu'il rompe son jeûne. Les deux mômes se mettent  à surveiller l'astre de la lumière et tout à coup le soleil se dissimule derrière un gros nuage.

- Grand-père! le soleil s'est couché! crient les deux observateurs.
Le vieil homme Sahibi se met à rompre son jeûne: trois dattes, une carafe d'eau de natron, un verre de bouille etc...
- Grand-père! le soleil est ressorti! Crient de nouveau les deux enfants qui voient le capricieux soleil émerger de sa cachette momentanée.
- Soleil couché, soleil sortie! Que Dieu vous mette dans le trou du Soleil!  finit par maudire le vieil homme qui enregistre une journée de carême perdue.

NB: un enfant est toujours sincère quand il est encore jeune. Son immaturité ne l'autorise pas à faire la différence entre un soleil qui se couche et un soleil qui joue au cache-cache derrière des nuages. Sahibi en maudissant a condamné des innocents.

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et les voleurs.
Un jour, il arrive que tous les membres de la famille sont partis au village pour un festival annuel. Sahibi se retrouve alors seul dans la maison.
A la deuxième nuit du voyage de sa famille au village, Sahibi a eu de la visite d'un groupe de voleurs qui ont encercle sa maison. Ayant très peur et ne pouvant pas dormir, Sahibi était éveiller quand les voleurs étaient arrivés. Pris par la trouille de ces visiteurs inattendus, Sahibi dit ceci a haute voix:
"réveillez-vous, voila ce que je vous ai dit, ils peuvent venir a n'importe quel moment! Soyez prêts!" L'ayant entendu parler, ces voleurs se sont sauves sans accomplir leur mission.

Par Arnaud Mbaitolnan
arnaudfms@yahoo.fr


Blague: Sahibi, sa femme Akhoutna et les sages
L'arbre à palabre du village est bondé de monde. Une affaire insolite divise Sahibi et sa femme Akhoutna. Cette dernière supporte mal les "assauts nocturnes" et oh! combien nombreux de Sahibi au lit. En effet, Sahibi, trop performant sur le plan sexuel, passe 14 fois sur sa femme et cela chaque nuit que Dieu fait! Akhoutna finit par craquer et expose son problème auprès des sages du villages.

- Sahibi, fils du village Mandjanfa, ton épouse se plaint de tes "passages nocturnes" sur elle. Elle trouve que tu en fais trop. Que penses-tu? lui demandèrent les sages.

-Oh! sages de mon village, je vous dois beaucoup de respect car vous êtes le socle sur lequel se repose notre village. Par respect à vous, j'abandonne 2 passages, par respect à ma belle-mère, j'en laisse 2 autres passages et par respect à mon beau-père je laisse tomber encore 2 passages à l'acte. Mais pour ce qui est de reste, c'est-à-dire pour les 8 passages par nuit, je ne peux sous aucun prétexte les réduire. Si elle veut, qu'elle accepte sinon qu'elle proteste encore. Répond Sahibi, arrogant comme le sexe d'un âne.

- Tu es un digne fils de ce village. Nous espérons qu'Akhoutna n'a rien d'autres à dire. La séance est levée et Akhoutna assumera ses responsabilités. Concluent les sages de Mandjanfa.

Leçon: toute femme a droit à exiger un meilleur acte sexuel avec son Monsieur. Si celui-ci abuse ou s'il fait mal, le droit lui reconnaît une protestation légitime et cela, même au village. Chers monsieurs, assumez vos responsabilités sans abus ni déficience!!!

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et Akhoutna en pleine intimité
Akhoutna ne cesse de vanter le goût du sucre. Selon elle rien dépasse le sucre en goût. Sahibi n'est pas de cet avis. D'ailleurs cette mérite dédiée au sucre par sa femme finit par l'agacer. Que faire pour faire taire Akhoutna qui lui creuse les tympans avec ce raisonnement peu scientifique et non universel. Un soir, sur le lit conjugal et en plein exercice de "jambes en l'air" avec sa femme Akhoutna, Sahibi verse quelques pincées de sucre dans la bouche de son épouse. Akhoutna réagit sans attendre:
 - Brrr! du sable! Pourquoi me mets-tu du sable dans la bouche, alors que je suis en pleine jouissance?  Hein! Pourquoi ce sable?

NB: l'acte sexuel est donc plus sucré que le sucre. Akhoutna ne clamera plus le refrain qui dérange Sahibi. 
               Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, le réfugié soudanais de Darfour
Sahibi est un soudanais qui a fui les atrocités du Darfour et se retrouve au Tchad. Avec quelques billets de Banque remis par le HCR, il se présente à une grillade de viande et demande le prix d'une tête boucanée de mouton.
    
- 1500FCFA! lui répond le vendeur.
     - combien? S'étonne l'exilé.
     - je dis bien 1500FCFA! Réplique le vendeur.

    
- Haffiz khorâân (cette tête récite-t-il le Saint-Coran)?? s'indigne l'affamé et pingre soudanais.

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, son fils et le maître d'école
Sahibi est fou furieux. La raison? Le  maître d'école ne donne que des notes nulles à son fils. Il décide de descendre à l'école, tout bourré de colère et accompagné de son fils.
- Monsieur l'enseignant, quelles sont ces sales notes attribuées à mon fils? Est-il  le plus nul de la classe?
- Cher parent, du calme! Votre fils semble ne point posséder de la cervelle dans sa tête. Il est non seulement nul aux cours mais même dans la vie courante. Voulez-vous que je vous le démontre? Hé! fiston, va voir dans l'autre salle si je suis là-bas! Ordonne le maître en s'adressant au fils de Sahibi.
Le fils de Sahibi se lève et va à l'endroit indiqué, fouille un peu partout et revient bredouille et dit:
-"miché", je ne sais pas où es-tu là-bas! je t'ai cherché partout mais tu n'est pas dans la salle.
Son père s'enflamme:
- si tu ne retrouves pas ton maître d'école dans la première salle, cherche-le dans la salle suivante! Pourquoi reviens-tu bredouille?

leçon: la baisse de niveau au pays est le fait des parents: soit eux-mêmes sont idiots et transmettent leurs idioties aux leurs, soit ils encadrent très mal leurs progénitures!  

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et son père
Sahibi est un jeune tchadien qui émigre en Libye pour faire fortune en travaillant comme manœuvre. Au retour au pays, il décide de se marier. Comme veut la coutume, il donne son trésor à son père pour qu'il aille demander la main d'Akhoutna, une ravissante fille du village. Le père et quelques oncles partent dans ce village pour la circonstance. Une semaine plus tard les envoyés reviennent.
  
- Papa, j'espère que tu as pu me doter la fille. Demande Sahibi à son père.
   - Quoi? doter la fille à toi? Non, les parents de la fille ont refusé en bloc que tu sois leur gendre.
C'est après moults négociations qu'ils m'ont accepté finalement comme leur beau-fils. Pour toi-là, ce ne fut pas du tout possible. Répond le vieil homme, regard malicieux et traître.

Leçon: tous les pères ne sont pas des pères dignes!!!

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi a faim

Blague: Sahibi has hungry

Maman j'ai mal a la tête
mal aux dents
mal au dos
mal au ventre
mal partout sur le corps
maman touche mon corps.
Tu prends le comprime, non elle est très amère.
je t'amène chez ton medecin non il me fais peur.
je t'amène chez ton marabout, non il me crache sur le visage.
Que veux tu finalement?
hiiiii, hiiiiiiii Je veux map-pa djelle (sandwich).
ha, ha, mon enfant dis moi tout simplement que tu as faim.
Mum I've got a headache
I've got toothache
my back hurts
I've got stomachache
I've got ache all in my skin
mum touch my skin.

Take your tablets, no she is very bitter
I bring you to the doctor no I afraid
I bring you to the marabout no, he's spit on my face.
What you want finally?
hiiiiiiii I want map-pa djelle (sandwich)
ha, ha my son just tell me, you're hungry.

Votre compatriote Saleh Adam Houno depuis Liverpool (UK).
E:mail salehadam@voila.fr.


Blague: La famille"néant"
Waldar est un élève très distrait qui préfère se concentrer sur les jeux électronique (qui sont sa vie) qu’à ses cours. A la remise des bulletins de notes de fin du premier trimestre, il se rend pour le retrait de son bulletin accompagné de son père et son petit frère Sahibi. Dans la grande salle du lycée, les noms des meilleurs élèves ayant eu le tableau d’honneur sont affichés. Le résultat n’a pas été fameux pour les classes de quatrième et de troisième car dans certaines de ces classes, aucun élève n’a décroché le tableau d’honneur (néant).  Sahibi remarque un monsieur accompagné de trois enfants, à l’air fier, qui s’attarde devant les affiches concernant les classes de quatrième et de troisième. Alors il dit à son père :
 
- papa, regarde monsieur néant, il a raison d’être content car en 4ème A et D, puis en 3ème C, ses enfants sont les seuls à avoir le tableau d’honneur ; ils doivent être vraiment de bosseurs.
Waldar tout écœuré car sachant la médiocrité de son travail compris la déception qu’avait son père de venir récolter le vent qu’il avait semé (surtout par rapport à la remarque de son petit frère).

wahilo@caramail.com


Blague: Sahibi et la justice
Sahibi caché entre les feuilles d’un arbre suivait la réunion tenue par les animaux.

Dans la forêt, une malédiction sévit et tous les animaux conscients de ce mal tinrent conseil sous la présidence du Lion qui leur dis :

-     cher sujets, je crois que je suis l’auteur de ce mal qui sévit, car je suis celui qui terrorise les bergers et  sans raisons tue leurs animaux ; c’est pour me punir que le seigneur nous envoie ce mal, alors pour corriger mon tort et vous délivrer de cette malédiction, je dois me suicider ici même…

Lui coupant la parole, le loup dit :

-         sire, vous n’avez fais que leur faire honneur en les exterminant car vous n’imaginez pas leur joie de finir leur jours entre vos griffes ! je crois que je suis plutôt l’auteur de cette malédiction car je vole les paisibles villageois et tue certains de mes semblables qui sont plus faibles que moi, alors je dois mettre fin à ma vie ici même…

L’éléphant qui lui coupa la parole en se plaidant coupable eut la parole coupée par un autre, et le dernier par un autre et ainsi de suite ils se coupèrent la parole s’accusant chacun jusqu’au tour de l’âne qui tint ces propos :

- un jour passant devant la haie d’un jardin, la fin me tenaillant et la tentation aidant, je broutais l’herbe de la largeur de ma langue sans demander au propriétaire….

Avant d’avoir pu finir son récit, de l’assemblée, des cris s’élevèrent :

    - haro baudet ! Tuons le car c’est lui qui a commis le plus grand des maux, attirant ainsi la malédiction sur notre paisible vie…

Et ainsi, tous se ruèrent sur le malheureux laissant à la fin un corps inerte. Pour avoir juste brouté l’herbe d’une haie, il fut sacrifié au lieu de ceux qui avaient commis de plus gros crimes.


Remarque :
Pour vous dire qu’il n’y a pas justice dans le monde d’aujourd’hui. Commettez la même bêtise qu’une personne bien placée et on trouvera une excuse à la sienne pendant que vous serez sévèrement puni.  

Azoura Diguera


Blague: Le choix de Sahibi
Sahibi est un riche étranger dans la ville où il vient de s’installer mais il est déjà amoureux de  Akhoutna la plus charmante fille du coin qu’il se propose de l’épouser mais on lui dis que son père n’accepterai car il est un inconnu, a moins d’être convaincu par Waldar son intime ami. Sahibi alors fait tout pour s’attirer la sympathie de Waldar qui pourrait le supporter le moment venu. Il ne cesse de multiplier des cadeaux à son égard. Un  jour, Waldar se décide à aller remercier ce bienfaiteur. Arrivé chez Sahibi qui l’accueille avec tous les honneurs possibles et après les salutations, il lui dit :

-     Sahibi, antétini katir, ana dé-if, ma nakdar ni séwi lek chohol lakin Allah yentik djanna (tu as beaucoup fais pour moi, je ne pourrais te le rendre mais que Dieu te récompense avec le paradis)

Sahibi qui attendait son soutien lui dis :

-     Lâ, lâ, ma ni dowra djanna fichan bi goulou hou barit bilhein wa ana indi routouba. Hinna ley Akhoutna tabga marti walla (non, non, je ne veux pas entrer au paradis ; il parait que c’est très frais et moi j’ai le rhumatisme. Souhaite moi plutôt que Akhoutna soit ma femme)

Le vieux n’y compris rien et lui dis que si c’est Akhoutna qu’il veut, il est capable de convaincre le père de cette dernière pour son bienfaiteur…

Sahibi était content d’arriver à ses fins que d’aller au paradis

 

Azoura Diguera


Blague: Quand Sahibi fait la morale
Sahibi est un administrateur incontournable dans l’agence de voyage où il travaille. Un jour arrive un monsieur à l’allure importante devant qui les employés se pressent mais qui à la vue de Sahibi pâlît. C’était en fait un des profs de Sahibi à l’université, l’un des plus caduques, tirant du plaisir à leur mettre les bâtons dans les roues.
Notre ami appris que son fameux prof allait pour la soutenance de sa thèse mais n’avait malheureusement pas confirmé sa réservation, vous comprenez que s’il ne voyage pas aujourd’hui, son interview sera annulée et il risque de perdre sa bourse spéciale (le conduisant à l’année prochaine).
Supplier Sahibi, son orgueil ne le lui permettait pas ; perde cette bourse, oh ! combien il s’est battu pour en arriver là. Sahibi après l’avoir longuement scruté du regard l’appela dans son bureau et lui dis :« dans la vie, les occasions de vengeance se présenteront à nous un jour tant qu’on a été opprimé mais il ne sert à rien de ne pouvoir les exploiter en donnant des leçons pour éviter qu’il y ait de tels comportements » et sur ce, il lui facilitât les démarches…Notre prof pris de honte, dès son retour chercha à contacter Sahibi en lui rapportant même un petit souvenir de son voyage.
Cela rehaussa Sahibi aux yeux de ses collègues et donna une leçon de morale à notre prof qui changea de comportement vis-à-vis de ses étudiants.
Par ce petit geste, Sahibi est arrivé à réaliser trois choses positives :
   - il a pu montrer à ce Mr qu’il n’était pas le seul capable de faire du mal et qu’il n’était pas éternellement décideur
   - grâce à lui, le prof a commencé à traiter ses étudiants à leur juste valeur par la suite ;
   - sans oublier le petit cadeau que notre ami a reçu.
Il n’y a pas plus belle vengeance que de montrer à quelqu’un qui vous fait du mal (en l’épargnant) que « la vie est une pièce à double face ».

Azoura Diguera


Blague: Richesse d’esprit ou sagesse ?
Sahibi est l’un des plus démunis dans le royaume où il vit Sa mère est aveugle et sa femme ne peut concevoir. Un jour, en se lamentant, lui apparaît le plus grand génie de la région qui lui dis :
-
Bonhomme, si aujourd’hui j’apparaît devant toi, ce n’est pas par hasard mais sache que tu es le plus riche homme de ce royaume je ne fais pas allusion à l’argent mais à l’esprit. Je t’écoute, si tu as un vœux à faire. 
Sahibi lui dis :

- je voudrais être riche, que ma mère recouvre la vue et ma femme puisse concevoir.
 
Le génie sourit et lui dis : 
-
j’ai dis un seul et comme tu dois y réfléchir, je te laisse jusqu’à demain à cette heure.  
Arrivé à la maison, Sahibi mis sa femme et sa mère au courant. La dernière, sans hésiter lui dis : 
-
mon fils, qu’as-tu de plus cher au monde que moi qui t’ai porté pendant neuf moi, veillé à ce que tu sois un homme ? fais moi le plaisir de demander au génie que je recouvre la vue.
Sa femme à l’écoute ne dis mot mais dès que sa belle mère a le dos tourné : 
- mon cher mari, la femme est ce qu’un homme a de plus cher au monde. Ta mère est vieille et ce pourrait être inutile car qui sais si elle mourra dans 2 ou 3 jours ? de plus à quoi te servirait ta richesse sans progéniture car dès que tu sera mort, les gens t’oublieront quoique tu leur ai fait.
Sahibi qui s’attendait à ce qu’une des 2 fasse passer ses soucis avant le sien fut déçu car il espérait qu’elles lui proposeraient de choisir la richesse qu’il désirait tant. Mais la nuit il réfléchi et le jour suivant quand le génie réapparu et lui dis qu’il l’attendait, Sahibi fit le vœux suivant : 
- je souhaite que ma mère puisse voir mes enfants en train de manger dans des assiettes en or.
Le génie qui s’avait d’avance la sagesse de Sahibi lui dis :
-
« tu comprend pourquoi je t’avais dis hier que la richesse d’esprit est la plus importante car tu as réalisé tes 3 vœux en un seul coup. ». 
Et c’est ainsi que Sahibi vécu heureux jusqu’à la fin de ses jours.

Morale : Chers internautes, c’est pour vous dire que quand vous devez décider de quelque chose, ne visez pas seulement votre intérêt, mais faite appel à votre sagesse en choisissant l’option dans laquelle tout le monde peut avoir son compte.

Daraya Allatchi


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