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Sahibi
humour (suite) |
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Le
plein humour avec Sahibi et Waldar, c'est ialtchadement drôle.
Ils nous content des blagues et histoires inédites de chez nous.
Pour rire et s'évader,
venez chaque jour me visiter. Mon nom est Sahibi,
mon père s'appelle Filan, mon meilleur ami est Waldar,
ma fidèle dulcinée est Akhoutna. Nous sommes ici pour vous divertir avec
nos aventures, blagues,
anecdotes, contes, devinettes, etc. Des histoires drôles
100% ialtchadiennes envoyées par les ialtchad et qui sont régulièrement mises à jours pour vous faire
plaisir. Sahibkou |
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Blague:Sahibi,
sa femme et le tigre!
Sahibi est un éleveur des ovidés. Il garde son maigre troupeau avec
attention et chaque soir il le case dans son enclos fait des branches épineuses.
Mais, chaque matin, Sahibi se rend compte qu'un groupe de chacals
rodant dans la nuit, autour de l'enclos, a emporté un animal.
Il décide de mettre un piège afin de venir au bout de ces prédateurs.
A chaque fois que le piège prend un chacal, Sahibi passe le bout de la
corde qui maintient ce piège par la fourche d'un tronc d'arbre, le
tracte et le confie à Akhoutna avant d'aller achever la bête.
Une nuit, clap! le piège prend un prédateur. Sahibi passe
la corde par la fourche, la tracte et appelle sa femme à l'aide.
Celle-ci arrive pour maintenir la traction. Sahibi, armé
d'une massue, fait le tour de l'arbre et là, il découvre que son piège
ne tient pas prisonnier un vulgaire chacal mais plutôt un...
tigre! Pris de peur Sahibi détale vers le campement où il se
dissimule sous une couverture avant de s'adresser à Akhoutna:
- Aaaaakhoutnaaaa,
l'animal n'est pas un chacal, c'est un tiiiigre!Cache-toi!!!
CCL:
il existe bien des hommes poltrons!
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi, le plus
sage des fous
Sahibi est
un malade mental retenu dans un cabaneau. Il y vit parmi tant d'autres
fous, errant par ci, par là dans la grande cour de ce centre. Un jour
un groupe de ces fous découvre un pneu de voiture dans la
cour. tous étonnés, ils se demandent:
- c'est quoi ce?
c'est rond, c'est noir mais c'est....bizarre.
- Vous ne connaissez pas ça? hi! hi! ha! ha! ce n'est qu'une vieille
lune tombée du ciel!
Repond Sahibi, le plus lucide des fous.
Jamila
fouda Kodji
Blague:
Sahibi, son
ignorance et le jeune papillon
Un jour
Sahibi trouva à tout hasard un jeune papillon qui se peine à sortir de
son cocon où il avait vécu à l'état larvaire. Il se débattait
sans cesse, sans parvenir à agrandir l'orifice exigu du cocon. Après
une longue observation, Sahibi décide de l'aider en élargissant
l'ouverture. L'insecte battit des ailes et mais hélas! il n'a pu volé.
Il traîna un long moment sans jamais pouvoir prendre son envol. Un
vieillard qui a tout observé dit à Sahibi:
- ce papillon ne pourra voler que s'il a ouvert lui-même son cocon. En
voulant l'aider, tu as empêché la sève vitale d'atteindre
la périphérie de son anatomie. Ce beau papillon ne décollera jamais
du sol et il mourra par ta faute.
-
ah! bon! c'est comme ça!!! s'exclame Sahibi avec remords.
NB: Il
faut toujours laissé un homme se frayer son chemin et bâtir son
avenirs. Car en voulant toujours lui porter secours, vous risquerez de
lui causer de pires malheurs, comme l'ignorant Sahibi fit au petit
papillon.
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi, le fou et
la mauvaise idée
Sahibi vit
dans son village reculé, quelque part au Tchad. Un village dont toutes
les cases ont des toits en chaume et en paille. Il se trouve qu'il
existe dans ce village un malade mental errant qui traverse le village
de long en large. C'est un fou simple dont l'internement est si aigu
qu'il n'est ni violent ni agressif. Un
jour Sahibi qui n'a pas sa langue dans la poche, voyant passer le fou près
des cases, s'exclame haut et fort:
-Ne peut-on
pas écarter ce débile des cases! Chassez-le loin de nos maisons sinon,
un jour, il incendiera nos habitats.
Le fou qui n'a jamais été vu parler se tourne alors vers Sahibi et déclare:
- l'idée d'incendier
des maisons ne m'a jamais effleuré mais comme tu me l'inculques
alors...je vais la mettre en exécution!!
Le fou s'empare d'un
tison et se lance dans une course folle tout en mettant le feu à chaque
case. Les dégâts ont été sans mesure.
Leçon:
il y a des situations
désastreuses que nous créons par notre seule initiative. Ce fou
n'aurait jamais mis le feu aux cases si Sahibi n'a pas prévu cet acte
par sa langue sans cadenas. Toute mauvaise intention nous est inspirée
par quelqu'un d'autre, raison pour laquelle les adultes ne causent
jamais près des esprits immatures comme ceux des enfants.
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi, Professeur en
Psychologie et l'enfant
Sahibi
est un psychologue. Par des techniques simples, il parvient à
interroger des enfants afin d'évaluer leurs quotients d'intelligence.
Un jour, dans la pratique de son métier, il tombe sur un jeune enfant
de dix (10) ans difficile à interroger. L'exercice consiste à pousser
l'élève à donner la réponse à cette opération: 10-6 = 4. Sahibi
demande:
-Tu as 10 francs et tu
part acheter des "fangassou" pour 6 francs. Combien te
restent-ils?
- D'abord je n'ai pas 10 francs et même si j'en possède,
je n'achèterai jamais des "fangassou". Ma
maman en fait d'ailleurs! lui
rétorque l'élève.
-Tu vas au pâturage avec 10 vaches. Les six (6)
vaches se perdent. Combien en ramènes-tu à la
maison? redemande
prof, Sahibi.
- Je n'oserai jamais rentré à la maison. On dirait
que tu ne connais pas le degré de sévérité de mon
père! s'exclame
l'enfant.
- Dans une classe il y a 10 élèves. Les six (6)
contractent une rougeole. Combien d'élèves viendront
en classe?
- Personne ne viendra en classe car les autres auront
peur de contracter à leur tour cette maladie.
dit l'élève,
toujours imaginatif!
Leçon:
cet enfant n'est pas idiot, d'ailleurs il a
l'air très éveillé et laisse libre cours à son imagination.
Cependant Professeur Sahibi est très déçu. Les tests de psycho. ont
vraiment leurs limites, n'est-ce pas?
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
La vengeance de
Sahibi
Sahibi vit dans une région
du Nord du Tchad. Sahibi est un maître de la forge mais dans cette
contrée ceux qui appartiennent à ce métier sont considéré comme des
castés donc des sous-homme pour ne pas dire des infra-humains. Bien que
les forgerons rendent des services de prestation inégalés, les nobles
de ce pays les regardent avec mépris et leur réservent un traitement dégradant
et humiliant.
Sahibi, le forgeron, a aussi d'autres cordes sur son
arc: il est aussi divin, féticheur et guérisseur. Les femmes stériles affluent
de partout pour le consulter. Un jour parmi ces clientes se trouve
Akhoutna, une voisine du clan des nobles, à la langue trop aiguisée,
trop prompte à insulter Sahibi et sa famille, à la moindre occasion.
Elle vient consulter aussi pour la stérilité:
- oh!
divin Sahibi, me voilà depuis dix pluies sans progénitures.J'ai
fait tout mais hélas je reste inféconde. Peux-tu m'aider, mon
voisin?
- pour nous qui avons la science occulte, la stérilité n'est qu'un mal
anodin, au remède trés facile. Viens cette nuit à mon atelier avec du beurre.
A l'heure indiquée,
Akhoutna arrive munie de son beurre. Sahibi lui demande d'oter son
seroual (culotte). ce qu'elle fait sans tarder, trop soucieuse de
concevoir. Le malicieux Sahibi applique le beurre tout autour de
l'organe génital de la femme et met une grosse quantité juste à
l'entrée du....vagin. Il dit alors à la femme:
-
il nous faut un pénis pour introduire le panacée dans les
"profondeurs".
- non, sois sérieux! Tu ne peux me faire ça, puisque tu est un
forgeron, un casté! proteste Akhoutna
-
En fétiche comme en science médicale, le traitement ne connaît
pas de caste ni d'ethnie moins encore de tribu. Le seul but
est de vous guérir.
- d'accord, utilise
alors le "tiens" pour le "faire" mais garde bien le
secret, c'est entre nous deux que ça restera.
Quelques semaines
plus tard, Akhoutna se dispute avec la propre femme de Sahibi.
- Espèce
de femme de forgeron, castée, femme inférieure! cria
Akhoutna
Sahibi, très touché
et très remonté contre son ancienne cliente, tonne du fond de son atelier
de la forge:
- Hé,
Akhoutna! en quoi dépasses-tu une femme de forgeron? J'ai eu à...faire
l'amour à une femme noble au sexe enduit de beurre mais elle n'a rien
de meilleur que ma femme!!
En écoutant ses
mots, Akhoutna se précipita dans sa case et s'y terre pour toujours. Elle
n'ose plus jamais insulter sa voisine.
Léçon:
comme Sahibi a si remarquablement confirmé dans cette histoire, il n'y
a aucune différence entre ceux qui se disent nobles et ceux dits
castés.
Mais seulement seul l'orgueil humain est à l'origine de telles
stratifications sociales qui sont souvent sources des conflits
dramatiques inutiles. En plus il y a mille stratèges pour lutter
contre de telles considérations. Sahibi en use quelques fois,
demandez-lui conseil!
NB:
je suis désolé pour les termes crus et sans pudeur. Comprenez-moi, je
suis d'un domaine (médecine) dans lequel l'anatomie de l'homme n'a
pas de tabou!
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
Professeur Sahibi et son
étudiante
Sahibi, professeur d'Anatomie à la faculté des sciences de la santé
de N’djamena a l'habitude de poser des questions à ses étudiants
pour susciter leur curiosité afin de les initier aux lectures. Il
demanda à Akhoutna, une assidue étudiante:
- Quelle est la partie du
corps de l'homme qui, en se dilatant, devient sept (7) fois plus
gros par rapport à sa forme initiale de repos?
Akhoutna, l'étudiante se
plongea dans une longue réflexion sans pouvoir répondre. Dans la salle
des voix chuchotent: "zi..zi...pé..pé...zi..ni..ni...pé.....ni"
Alors la brave étudiante sortit de son silence:
- c'est le pénis de l'homme!
La salle applaudit, croyant
que la fille a trouvé la réponse!
- Quelle illusion!!! c'est
faux! c'est plutôt la pupille de l’œil! répond professeur Sahibi
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi a faim.
Un jour, Sahibi se retrouva sans argent à cause des salaires impayés. Il a faim, très faim et il faudrait absolument se mettre quelque chose
sous la dent.
C’est ainsi qu’il décida d’aller voir au Marché de Mil son ami
le boucher Waldar.
Comme à son habitude, notre boucher était en pleine besogne entrain de
dépecer des chèvres et un poulet. Sahibi mendia d’abord un peu de viande mais le boucher lui dit :
-
C’est entendu, je vais t’en donner, mais seulement si tu
arrives à compter jusqu’à dix sans prononcer «un».
Sahibi réfléchit pendant un long moment puis répondit :
-
Ces deux chèvres et ce poulet ont à eux trois dix pattes.
Et notre malin Sahibi eut droit à sa part de viande ! .
MORALE :
Qui veut manger doit savoir réfléchir !
Mahamat A. Moussa
Wichemi.
Blague:
Sahibi et Ak'kou
Il était une fois, dans le Soudan d'El
Nimery. Sahibi est un de ces révoltés qui en a assez du train de vie
imposé par le régime. Alors, tous les jours, il clame des
insultes envers le gouvernement en place, critique sans cesse la
politique, et traite en permanence le président soudanais de tous les
noms d'oiseaux; tout cela bien sûr lorsqu'il est chez lui, entouré de
personnes qui savent garder un secret. Dehors ou en public, il n'oserait
pas.
Seulement voilà, un certain Ak'kou, habite chez Sahibi, et Ak'kou n'est
autre chose que le perroquet de notre ami. Un jour, le colocataire de
Sahibi alla comme d'habitude pour faire un tour, mais ce jour-là, il se
posa sur un poteau dans une rue où était postée une patrouille de
police et se mit à répéter inlassablement les paroles qu'il entendait
tous les jours chez lui:
- "El
Niméry, que Dieu te maudisse"... "Que Dieu sauve le Soudan de
ce tyran et de ses acolytes"...etc
Les policiers tuent donc ce
perroquet qui vocifère, et retrouvent son propriétaire grâce à
quelques renseignements dans le quartier. Ils arrivent donc chez
Sahibi et lui demandent des explications en lui présentant le corps
inerte de son oiseau. Le pseudo-polititcien comprend aussitôt, et, la
peur donne des ailes ne dit-on pas? Sahibi trouve une parade pour le
moins imparable!
- "En
effet, cet oiseau m'appartenait, mais depuis qu'il a commencé à
parler de politique, je l'ai renvoyé de chez moi"
Toute personne ayant
vécu à N'Djaména a sûrement entendu parler de cette histoire
populaire.
Ne dites pas ce que vous n'assumerez pas.
Taher CHEMI
KOGRIMI
Blague:
Sahibi et Akhotna:
qui trompe qui ?
Sahibi
ne manque pas d'occasions pour se soustraire des yeux d'Akhoutna,
sa femme, pour la tromper. Un jour Sahibi s'éclipse et quelques heures
plus tard, il appelle Akhoutna qui se trouve blottie dans les bras
de.... Waldar, le meilleur ami de Sahibi:
- Allo! chérie,
je suis à la pêche au Chari en compagnie de Waldar. Sers les enfants
car je viendrai un peu tard. Tiens! Waldar a attrapé un gros capitaine!
- D'accord et bravo pour lui! lui répondit Akhoutna, après un long
hochement de tête.
- qu'est-ce qu'il dit d'autres, s'enquit Waldar, tout nu et un peu apeuré.
- Ne t'éffraie pas, il ne viendra pas de sitôt! Il prétend qu'il est
avec toi à la pêche et que tu as réussi à prendre un gros capitaine
à l'hameçon.
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi se voit le plus
malin
Un jour en se
dirigeant vers le marché,
en cours de route Sahibi rencontre un guérisseur ambulant.
- Des remèdes pour tous les maux ! Achetez !
Achetez ! crie le guérisseur.
- Tu as aussi le remède de la mort ? l’interroge
Sahibi.
- Oui monsieur, à condition que ce remède soit mêlé au
lait d’une poule, lait trait de la personne même qui a envie de se guérir
de la mort.
Sahibi surprit de cette condition dit Waï,
hannak daa fata rass
(ah ! la tienne me
dépasse).
ALLATCHI
Daraya
Blague:
Sahibi,
son fils
et le chasseur
Un matin sahibi fait appel à un grand chasseur du village et lui
demande de l'aider à abattre un loup qui ne cesse de ravager son maigre
troupeau d'ovins. un rendez-vous fut pris pour le lendemain afin de
traquer le méchant animal. Après le départ du chasseur, le fils de
Sahibi (âgé de cinq ans) qui a suivi la conversation de son père avec
le chasseur demande:
-
papa, ce quoi le loup?
- c'est un méchant carnassier, une sorte de chien
sauvage.
- pourquoi voulez-vous le tuer?
- parce qu'il tue les moutons.
- alors après le loup, vous tuerez aussi Mahamat, le
boucher? Lui aussi il tue les moutons!
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi
et son père
Sahibi et son père devaient prendre un avion pour se rendre en France. Après
trois heures de vol, le commandant de bord dit à ses passagers :
"C'est votre commandant qui vous parle. Nous perdons de l'altitude
et = nous n'avons pas assez de kérosène pour atteindre notre
destination. Donc, nous allons larguer hors de l'avion tous les
bagages." L'avion regagna de l'altitude. Une demi-heure plus tard,
l'avion = reperdit de l'altitude et la voix du commandant se fit encore
une fois entendre dans les hauts parleurs : "C'est votre commandant
qui vous parle. Nous perdons encore de l'altitude et nous ne pourrons
pas atteindre notre destination sans jeter quelques passagers hors de
l'avion. C'est une mauvaise solution, mais nous allons le faire d'une
manière honnête et démocratique. Nous allons utiliser l'alphabet...
Commençons par la lettre A." "Y a-t-il des Africains ?"
Personne ne répondit. "Lettre B : Y = a-t-il des Blacks ?"
Toujours pas de réponse. "Lettre C : = Y a-t-il des gens de
Couleurs ?" Toujours pas de réponse. Mais, à l'arrière de
l'avion, Sahibi demande a son père : "Papa, tu as toujours
dit qu'il fallait être honnête. Nous sommes d'Afrique et nous avons la
peau colorée en noir." "Oui, mon fils. C'est vrai. Mais
aujourd'hui nous sommes des Nègres !"
Mahamoud Sow.
Blague:
Sahibi
et l'os
Akhoutna, la femme de Sahibi, avait préparé une bonne sauce aux gombos
où trône au beau milieu un gros os à moitié immergé.
Sahibi commença d’abord à mordiller sans cesse dans l’os dur et
sec.
Sa femme non contente de voir son mari négliger ainsi le gros du festin
lui demanda :
-
Pourquoi tant de peine,
rien que pour un vieil os dur et sec ? .
-
Parce
que je compte bien trouver là-dedans de la moelle exquise. Rétorqua
Sahibi
Mahamat A. Moussa Wichemi.
Blague:
Sahibi
au bloc opératoire
Sahibi est un attali (porte-tout ou colporteur). Un
jour, dans l'exercice de son pénible métier, il sentit une douleur
vive à l'aine, irradiant vers les organes génitaux. Transporté
d'urgence à l'hôpital, le médecin posa le diagnostic d'une hernie
inguinale étranglée et décida de l'opérer sous A.G. (anesthésie générale).
Après l'acte chirurgical, pendant son réveil, les anesthésistes,
portant leurs calottes et bavettes (bien masqués donc) lui demandèrent
pour se rassurer de son réveil:
-
Monsieur, comment vous vous appelez?
-
fi dounia-da, oussoumi Sahibi. hini-da oussoum-al toudorou bess
nadouni (dans la vie
on m'appelle Sahibi mais ici vous pouvez m'appeler comme vous voulez) répondit
Sahibi, croyant être dans l'au-delà.
Fatimé Tombocha Adoum Aguid
tombocha@caramail.com
Blague:
Sahibi
le coureur des jupons et sa belle-sœur
Sahibi
croit qu’il a des justifications bien fondées, il ne cesse
d’amadouer sa belle-sœur.
A
l’absence de dulcinée son épouse, sahibi profite pour séduire sa
belle-sœur :
-
Wallaï
innti
foutti akhaouti
marawaï ( je te jure
tu dépasses beaucoup ta sœur) !
La petite innocente l’interroge :
- fi chounou ?
( en quoi ?)
Sahibi qui
pense que son ambition aboutira l’objectif, répond avec une voie très
lisse :
- Bé Sama wa Bé
koulou cheï
( en beauté
et en toute chose)
Aussi tôt compris
les paroles d’un coureur de jupons, elle lui répond avec une
grande surprise :
- Tu es le mari
de ma grande sœur et à la fois mon tuteur mais dès qu’elle nous
tourne le dos, tu veux la tromper avec moi ? Tu es vraiment infidèle !
- N’est
ce pas de la fidélité ? au contraire que de ne pas m’éloigner
de la famille de ma femme, conclu
Sahibi.
ALLATCHI
Daraya
N’Djamena - Tchad
Blague:
Sahibi et la femme stérile
Sahibi, chômeur parmi les chômeurs, était excédé par
l'oisiveté. Après réflexion, il décida de se convertir spontanément
en marabout-féticheur. Ce métier lui rapporta beaucoup des sous et sa
notoriété explosa vite dans les villes et villages du Tchad. Sahibi se
tapa une nouvelle spécialité: fakir-spécialiste dans le traitement de
la stérilité. Les femme affluaient de partout pour se faire consulter
et traiter par Sahibi, le "grand maître".
Un jour une femme dont sa beauté était susceptible de
damner un prêtre se présenta devant Sahibi pour se plaindre de la stérilité.
"Le marabout" tomba raide sous le charme de la visiteuse.
- je veux
concevoir mais hélas depuis vingt ans je vis avec ce désir sans y
parvenir. Aidez-moi, oh grand fakir! lui dit la belle femme.
- c'est simple, chère dame, revenez ce soir, vers 20h.
A l'heure indiquée, Sahibi, en parfaite érection, écrit quelques
versets sur la hampe de son pénis et attendit. La femme entra dans la
piaule du " marabout" qui lui dit:
- voici le seul remède
qui te guérira, le mode d'emploi est le suivant: soit je te lave le écrits
sur ma verge pour que tu boives l'eau de bain, soit, c'est mieux
d'ailleurs, je te les lave directement dans ta ..."chose".
- c'est mieux que tu laves
...directement "dedans", lui rétorque la belle dame trop
soucieuse et trop pressée d'avoir des enfants.
Conclusion:
les marabouts et les féticheurs, non seulement ils
soulagent psychologiquement leurs visiteuses, ils les
"consomment" sexuellement par mille subterfuges.
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi,
son compagnon, le chien et le crapaud
Sahibi vit avec un ami avec qui il partage leurs repas quotidiens. cet
ami a un chien. A chaque repas le copain de Sahibi coupe un gros morceau
du repas et met à l'écart avant de dire:
- c'est la part de
mon chien!
Excédé par ce comportement Sahibi décide de se défendre. Après mûre
réflexion, il part se chercher un gros crapaud, le "Buffos buffos"
qu 'il adopta. Un soir l'ami de Sahibi fit sa routine en mettant à l'écart
une portion de la nourriture. Sahibi coupa également une bonne portion
et mit à l'écart.
- que feras-tu de
cette part? As-tu un chien comme moi ? lui
demande son ami.
- cet animal qui
ploie sa gorge n'est pas ton grand-père et il est à moi. Je lui réserve
sa part! lui répond
Sahibi, indexant son gros crapaud maintenu par un fil de coton.
Leçon: il faut toujours demandé l'avis du compagnon avant
d'agir. C'est cela, vivre en société!!!
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi, chasseur
de pintades
Sahibi
fait la chasse aux pintades. Il écume la brousse à la recherche des pintades.
Dés qu'il attrape un de ces volailles, il l'égorge et et la mange
avant de rentrer chez lui, bien repu. Le lendemain il refait la même
chose.
Un jour Sahibi attrape une pintade après une longue course éssoufflante.
Il s'apprête à allumer un feu lorsqu'il arrive un voyageur qui
s'installe à l'ombre sans être invité. Quelques minutes plus tard, au
moment où Sahibi se prépare pour égorger son gibier, arrive un second
voyageur qui s'immobilise sous l'arbre. Sahibi s'énerve et, d'un
brusque mouvement, donne la liberté à la pintade.
- pourquoi lâches-tu la
pintade? lui demandent les deux voyageurs.
- il vaut mieux que cette pintade soit à sa nature
que d'être mangée par plus de deux personnes.
ccl:
il existe bien de gourmand dans le monde!!!
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi
se prend pour Pecos.
Un
soir, Sahibi s’était pris d’une soudaine envie de chanter
merveilleusement bien et à haute voix.
Akhoutna
sa femme l’écoutait et, lorsqu’il se tut pour reprendre son
souffle, elle fit observer :
-
Chez mes parents à
Dourbali, nous avons un coq qui chante plus fort et mieux que toi tous
les matins. Arrête de te ridiculiser, tu ne risques pas de faire mieux
que lui.
LA MORALE DANS CETTE HISTOIRE :
Ne gaspille donc pas tes talents auprès de ceux qui sont incapables de
les apprécier vraiment.
Mahamat A. Moussa Wichemi.
Blague:
Sahibi et la tête
tranchée
Un jour sahibi, dans ses pérégrinations, trouva une tête tranchée,
posée en plein milieu du chemin. Sahibi bien étonné dit:
- qui
est-ce qui tranche des têtes en toute impunité? Dans quel pays
suis-je?
Aussitôt Sahibi finit de s'interroger, la tête lui répondit:
-
cher voyageur, méfie-toi de ta bouche et de ce qu'elle profère car
c'est effectivement ma bouche qui me mit dans cette situation.
Leçon:
comme disent le peuple Toubou du Tibesti, il faut se méfier de sa
bouche car elle peut être la cause de ta perte.
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi, sa dulcinée et
le passant
Sahibi, dans un "loungou" (coin ou cul-de-sac) de Gardolé,
traite avec une fille qu'il vient de faire sa conquête.
- je ne mettrai pas
tout, juste la "tête", seulement et uniquement la "tête".
Pardon, chérie, laisse-moi introduire seulement la "tête",
juste la...
Un vieil homme passant par le même endroit ténébreux capte la négociation.
- ma fille, fais
attention! si tu acceptes cette tête-là, elle n'a point d'épaules
pour faire cal, dit
le passant qui passe son chemin.
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi et sa femme
Akhoutna, la femme de Sahibi émit un pet et aussitôt après elle vit
arriver son époux. Que faire face à l'odeur désagréable qui
embaumait le salon? La pudibonde épouse alla se cacher derrière le
Satara (rideau). Sahibi entre dans la salle et l'odeur fusilla ses
narines. Il clama haut et fort:
- bizarre,
c'est vraiment bizarre, comment existe-t-il un pet sans propriétaire?
Sa femme pouffa de rire derrière sa cache.
Djiddi Ali Sougoudi, sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi et son beau-père
Sahibi est un nomade, propriétaire des dromadaires. Il vit avec sa
femme et près de ses beaux-parents. Son père est un type trop radin et
aime par dessus tout le thé et le sucre.
Un soir Nassibi le beau-père prépara son thé à la
menthe et se mit à le siroter, sans tendre un verre à son beau-fils
sahibi, assis près de lui. Celui-ci, en bon nomade friand de thé, très
remonté décide de quitter le Damalay (salon de thé) en disant:
-
comme je n'ai pas droit à un simple et vulgaire verre de thé, je préfère
aller...baiser ma femme.
-
tu baiseras ta femme ou tes chamelles, c'est ton affaire! lui
répondu le vieil et chiche homme qui lèche ses babines peintes d'un
enduit de sucre caramélisé
Djiddi Ali Sidimi, sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi en pleine nuit
Le sacre sahibi, marche en pleine nuit, il rencontre trois coupeurs de
route. Les trois coupeurs, essaient d'arrêter sahibi.
en lui posant une question.
- Monsieur vous
n'avez pas peur de marcher en pleine nuit ?.
Sahibi répond ainsi avec sa voix d'homme.
- Avant de mourir
j'avais toujours peur et maintenant non.
Les trois coupeur se sont disperser sans qu'ils se rendent compte. Et
pourtant sahibi avait la trouille, mais seulement il a gardé son calme.
Un petit conseil pour tout le monde: Si ,vous ne connaissez pas la
personne, et que vous avez eu une embrouille ne vous laissez pas faire
par la première empressions. Un proverbe sarh dit (n' djingam lo
n'djingam to). Qui veut dire ,il existe les hommes des hommes.
Ahmat Adoum Massar, dit Mandela
Blague:
Sahibi veut tout savoir de
lui
Au lieu de rester tranquille, il part pour voir un astrologue et
lui demande qu'est ce que va passer pour la journée d'aujourd'hui?. L'astrologue lui dit: - oh la la !!! aujourd'hui c'est l'embrouille avec ta femme.
Sahibi, fini son travail, et il rentre à la maison. Dés qu'il arrive
devant sa porte, sa femme est là pour l'accueillir et prendre son sac
et le mettre à coté, comme toutes les femmes africaines les font
souvent. Et quant à lui, il a déjà compris qu'elle est là, pour
l'attaquer. Sahibi, dit à sa femme avant qu'elle parle: - je ne t'ai rien fait et il commence à pleurer.
Juste pour dire à tout le monde, du moment qu'on a pas de problème,
on reste tranquille. (un proverbe japonais qui dit, qui avale une
pomme fait confiance à sa nus)
Ahmat Adoum Massar
Blague:
Sahibi,
sa Toyata 4X4 et le fou
Sahibi, a une voiture Toyota 4X4. Sahibi gare souvent sa voiture devant sa maison. Chaque matin quand il sort pour prendre sa voiture il trouve marqué à côté du sigle 4X4 la réponse = 16.
Un fou qui passe chaque jour par le même chemin a constaté que 4X4 n'a pas de réponse. Et il marque la réponse en grattant à l'aide d'un clou = 16.
Le fou l'a fait à deux reprises. Sahibi refait la peinture pour effacer cet acte de vandalisme. Le fou revient encore pour la troisième fois récidiver.
Mal prit, Sahibi s’est dit: si je mets la réponse = 16 il
reviendra mettre quoi?
Sahibi, appelle la Société Diagnose en leur disant: mettez moi = 16
à côté du 4X 4. Ce qui fut fait!
Le fou de passage remarque que Sahibi lassé à mis la bonne réponse. Le fou écrit à côté du chiffre 16, Juste, et repart.
Le lendemain matin, Sahibi surpris par la justesse d'esprit du fou
inconnu, dit: les Nassaras, ils font le calcul sans mettre la réponse.
Tout cela dans le but de me faire dépenser de l’argent bêtement.
Sahibi, pleure pleure pleure pleure pleure pleure
Ahmat Adoum
Massar
Blague:
Sahibi le Français
Sahibi avec un Anglais, Sahibi est en vacances aux États-Unis. Sahibi est entrain de boire dans un bar
Un Anglais rentre dans le même bar et cherche une place pour s’assoire.
Sahibi, propose à l’Anglais de prendre une place à coté de lui. Mais problème Sahibi, ne parle pas la langue anglaise.
Et l’anglais ne parle pas la langue française. Au moment où Sahibi vide son verre et veut partir
une fourmi tombe dans le verre de l’Anglais. Sahibi dit: fourmi en montrant de son doigt le verre de l’Anglais.
Comme, l’Anglais ne parle pas le français, il a compris (for-me)
pour-moi. Et la bagarre éclate entre les deux amis. Par la suite les gens font
comprendre à l’Anglais que Sahibi voulait dire tout simplement qu’il avait vu
une fourmi dans le verre de ce dernier.
Le lendemain matin, Sahibi revient dans le même bar et croise l’Anglais devant la porte
apercevant Sahibi, l'Anglais lui fait signe et dit: come-here (
viens ici) Sahibi comprend: comme hier et d'un geste brusque prend position pour
se battre.
De retour au Tchad, Sahibi dit à qui veut l'entendre: les Nassara
chez eux, ils sont racistes. (Un proverbe chinois dit: le problème de l’homme c’est l’homme
lui-même)
Ahmat Adoum Massar
Blague:Sahibi
a faim
Ils étaient au nombre de
cinq personnes qui s'apprêtaient à passer à table
Sahibi a très très faim, mais ses autres collègues décidèrent de
prier avant de manger
On ordonna à Sahibi, en attendant d'entamer la prière de couper la
boule en morceaux,
Sahibi s'exécuta avec empressement et ils commencèrent la prière
Pendant qu’ils prient,
Sahibi entendu le bruit d’un chien qui tentait de dérober leur
repas.
Sahibi fut le premier à réagir: "wïïchte" pour faire
fuir le chien
La deuxième personne s'adresse à Sahibi en disant : on ne parle
jamais pendant qu’on prie
La troisième personne de les reprendre : vos gueules
La quatrième personne renchérit: sauf moi et l’imam n'ont pas parlé
La cinquième personne (l’imam) dit : vous croyez que je suis fou
pour parler pendant que je prie
Finalement ils ont tous parlés à cause de Sahibi
C’est un cheetan al-radjimm.
Ahmat Adoum Massar
Blague:Sahibi
et les trois voleurs
Cette histoire se passe au
quartier Klémat à N’Djamena. Sarrak, Colombien et Harami sont
trois cambrioleurs foulatas qui sévissent depuis qu’ils ont quitté
l’école Chouada au CP2 et terrassent le quartier par leurs
incursions nocturnes dans les habitats, dénuées de toute bonne
conscience. Un jour pourtant, la veille de l’Aïd-el-fitr en plus
(qu’ils ne craignent pas la colère du Tout-puissant), après avoir
sillonné le quartier en vue d’une « maison proie », ils
s’arrêtent chez Sahibi, l’intransigeant chef de carré. Le
quartier étant privé d’électricité (exceptionnellement ce soir-là),
la demeure de Sahibi, trop peu rémunéré pour avoir un groupe électrogène,
est très sombre. Sarrak propose à ses acolytes :
_ "Nankoutou nougoura fi gara lé bap da wo ni foukou hadit
al bé tihit da"
(Creusons en
dessous du portail, et ouvrons le
loquet qui se trouve en bas)
Un chasseur n’allant
jamais à la chasse sans son fusil, les trois larrons sortent leur
pioche. En cette veille de l’aïd pourtant n’auraient-ils pas pensé
que Sahibi et son épouse la très respectée Hadjé Sourwal avaient
beaucoup de choses à se dire ? Le chef de carré, alors en
pleine négociation conjugale est alerté par le bruit de la pioche ;
et en Boulala digne de ce nom il se muni de son coupe-coupe et se
dirige vers la sortie. Il analyse silencieusement la situation et
comprend. Il patiente alors. Une fois le trou creusé, Sarrak, le
leader se propose d’ouvrir le loquet. Il passe son bras par le trou,
mais aussitôt Sahibi lui tranche la main d’un coup sec. Le voleur
retire alors son bras brutalement et rattrapé par la solidarité
foulata, il dit :
_ « idéni
ma gaït yalhaga hadit da, Colombien, inti djerriba »
(mon bras n’atteint
pas le loquet, Colombien, essaye toi)
Sarrak recule alors en
cachant bien son bras tranché et Colombien s’avance pour essayer,
mais Sahibi agit de nouveau, et comme on dit, jamais deux sans trois.
_ « ana
koula idéni guisséyère bilhéne, inti djérriba ni choufou ké
Harami »
(moi aussi mon bras est
trop court, toi, essaye pour voir Harami)
Colombien ayant bien
compris comment il venait de se faire avoir, imite son prédécesseur
et recule en laissant place à Harami qui s’interroge :
_ « ountou
tinéne koulla idénkou ma yi toum da hagui ana yaoussal kef ? »
(si même vos deux bras
ne suffisent pas, comment le mien y arriverait-il ?)
Harami, résigné, avance
car qui ne tente rien n’a rien, et subit le même sort que les
autres, mais ne s’abstient pas de s’exprimer :
_ « atcha !
idéni goto ! » se plaint-il.
(aïe ! on m’a
coupé la main !)
_ « askout
namchou, koullina goto idénna » lui rétorquent ses « amis ».
(tais-toi et
allons-nous-en, on nous tous coupés la main.)
Sahibi, alors fier de lui,
s’en va voir son épouse lui conter son exploit : ce fût la
corde de plus qu’il fallait à son arc pour aboutir dans ses négociations.
Taher Chemi Kogrimi
Blague:
La
blague de Sahibi
Un jour,
Sahibi a
rencontré un homme riche de son quartier kabalaye nommé Mr Mandela,
l'homme demande à Sahibi:
- Qu'est ce que tu veux être plus tard?
- Sahibi répond, je veux être un vieux!!!!
- Ou bien tu veux me dire qu'avant plus tard.
- Avant plus tard, je veux être ton pote.
Il ne sait jamais pas ce qu'il va faire plus tard le pauvre!!!
Juste pour dire à mes frères et sœurs tchadiens (nes), il est très important qu'on sache
ce qu'on veut être plus tard.
Ahmat
Adoum Massar
Anecdote:
Sahibi
est malheureux
Sahibi habite le sultanat de Dar, il est très pauvre, certes, mais il mange chaque jour
et il vit dans une petite hutte en paille. Considérant sa pauvreté et aussi le fait
que sa dulcinée ait été mariée à un riche
commerçant du sultanat, le malheureux estime qu'il est inutile de vivre et s'en va voir le sultan :
- Seigneur, je vous demande de me faire exécuter.
- Pourquoi brave homme ? Interrogea le sultan
- Parce que je suis trop pauvre et trop malheureux donc que je ne veux plus vivre
- Je te propose alors du travail, rétorque le sultan.
- Non, je veux juste qu'on m'exécute, insista Sahibi
- Alors ton vœu sera exaucé, affirma le monarque.
Deux jours plus tard, jour des exécutions des condamnés à mort, la foule est présente, après deux têtes coupées, c'est au tour de
Sahibi de passer sous la lame du bourreau. Un homme, d'apparence très pauvre
et habillé d'un boubou déchiré du genou jusqu'en bas et avec une manche en moins s'approcha du bourreau
et se renseigna sur le crime qu'avait commis Sahibi qu'il croisait de temps en temps dans le sultanat:
- Pourquoi cet homme va-t-il être exécuté?
- Parce qu'il le veut, répondit le bourreau, il dit qu'il est trop pauvre et trop malheureux pour vivre.
- Dans ce cas là, dit l'homme, j'aimerais récupérer ses habits et sa cabane quand il sera mort.
L'homme en fait n'avait même pas d'endroit où vivre ni d'habits à se
mettre.
Morale : Si vous vous estimez malheureux, vos problèmes ne sont rien
comparés à certains autres.
Taher Chemi Kogrimi
Blague:
Sahibi à la mosquée
Sahibi est un jeune homme de N'Djamena, il est étudiant et frère d'un commerçant,
il vit très décemment, mais il est rêveur et ambitieux. Un vendredi, il va à la mosquée et à la fin de la prière,
il reste dans la salle et prie Dieu :
Allah, antini watir wa
gourouss katir nibiya bét sémé, nidora mara samha wo khidimé kébir
koula. (Allah, donne-moi une voiture et beaucoup d'argent pour acheter une
belle maison, je veux aussi une jolie femme et un grand poste)
Pendant que notre rêveur fait ses voeux, un pauvre mendiant vêtu d'habits déchirés
s'agenouille à quelques mètres de lui et commence aussi à formuler ses voeux :
Allah, aliom da chokhol nakoul
koula
ma indi, ni dora khamsa rial ni bia foul mandawa bèss.
(Allah, aujourd'hui je n'ai même pas de quoi manger, je voudrais juste
25 francs CFA pour m'acheter un sachet de cacahuètes)
Sahibi entendant le mendiant se retourné vers lui d'un air perturbé, lui balance une pièce de 100 francs CFA et lui dit
:
Hak da wo amchi ya radjil
zén, ma ti télifa léi wanassa hagui ma Allah
(Tiens ça brave homme et vas-t-en, n'interromps pas mes négociations
avec le Seigneur.)
Le pauvre homme s'en alla sourire aux lèvres, et Sahibi attend toujours que ses rêves se réalisent.
Taher Chemi Kogrimi
Blague:
Sahibi
et la question Nord-Sud
Sahibi un gamin d'à peine neuf ans est très estimé par son père
Filan, d'abord parce qu'il est fils unique et en suite pour son
intelligente curiosité. Un jour après le dîner, il entama comme
d'habitude quelques discussions avec son père. Son père Filan lui
demande:
- Sahibi mon fils, où étais-tu ce matin ?
- Au CEFOD, je suis allé naviguer sur Internet, répond
Sahibi
- C'est bien, qu'est ce que tu as appris aujourd’hui mon
fils ?
- En fait, je suis allé sur un site Web et on parle que
des nordistes et des sudistes au Tchad, c'est quoi exactement ces différences,
papa ?
- Laisse tomber mon fils, tu ne comprendras rien même si
je t'expliquais en criant dans tes oreilles.
- Mais papa, Explique-moi, insista Sahibi
- Ben bon comme tu insistes. Tu vois fiston, un Nordiste,
c'est une personne généralement mince qui porte un boubou, un bonnet
et un couteau à la hanche près à s'en servir au moindre dispute.
Quand il va à l'école c'est souvent pour déranger les autres, il est
fréquent dans la cour que dans la classe. Je ne sais pas comment te
dire, mais ce type arrive à réussir depuis la cour de l'école. C'est
un secret fiston, garde pour toi.
Par contre, un Sudiste, c'est le verso de la monnaie. Il est costaud,
aime les vestes et les cravates comme si c’était sa tradition. Il est
allergique au couteau. C'est une personne qui se croit toujours
intelligent, connaisseurs sans même aller à l'école. Il a la gueule
sans le verbe. Il se croit toujours victime, mais quand on lui tend une
fraîche Gala, il sourit. Voila Sahibi c'est à peu près les différences.
- mais papa, toi tu portes tantôt
des boubous, des cravates, tu aimes, la cigarette, la bière, tu vas à
la mosquée, à l'église, dis moi es-tu Sudistes ou Nordistes ?
- Sahibi mon fils, moi et ta mère, on a rien choisi, nous
avons décidé de rester tchadiens.
- Ah bon papa, donc les autres ont choisi d'être des
nordistes et des sudistes ?
- Évidemment mon fils, ce sont des personnes
volontairement égarées. Sais-tu que partout il y a le nord et le sud,
acceptes-tu que moi et toi, on se chicane dans notre maison parce que ta
chambre est au nord et la mienne est au sud ?
- Non papa, répond
Sahibi
- Alors ça doit être valable
pour le Tchad, fiston
- Tu as raison papa.
- Ok Sahibi, siestons et continuions nos discussions plus
tard.
- Comme tu veux papa.
A suivre.
Anna S. Ngaré / Ndjamena - Tchad
Blague:
Sahibi
et l’éléphant du Soultan
Dans
le village de krim-krim où vivaient les deux amis Sahibi et Waldar, le
chef du village s'offre un jour le plaisir de domestiquer un grand Phil
(éléphant). Bien qu’apprivoisé, l'animal ne manque pas de faire des
dégâts notamment dans les champs des paysans. Cela, dans I'indifférence
totale de son maître qui lui voue presque un culte. Las et dépités
d'observer impuissants, la destruction de leurs cultures, les paysans
avec à leur tête Sahibi et Waldar se réunissent un jour et décident
de dire enfin leur malheur au chef pour qu'il puisse immobiliser son
animal. Mais le problème, c'est que le chef Filan est autoritaire et très
craint. Personne n'entend prendre la parole devant lui au nom du groupe.
Après moult hésitations, un des leurs, Sahibi, se propose d'être le
porte-parole. Mais à condition d'être soutenu par tous. Il leur dit
ceci :
- debout devant le chef, je dirai "éléphant, éléphant, éléphant
!" et à ma suite vous citerez tous en chœur les ravages que cet
animal cause dans nos champs".
Lumineuse idée que celle-la, car le
chef ne pouvant punir tout le monde, prendrait sans doute en compte
leurs doléances. Waldar salua aussitôt le courage de son ami et le
sera fort dans ses bras en disant :
- Motal Djama irsé,
inti abada wa anina ni tabouk.
(la mort en communauté
n’est qu’une noce, commence et nous te suivront).
Vint alors le moment de la rencontre avec le chef Filan, sous le chadaraï
kalakouka (baobab) qui abrite habituellement les réunions convoquées
par lui. Sahibi, au milieu de I'assistance se place devant le chef, après
le rituel salut à celui-ci, entame sa partition :
-
Soultan Philac da, philac da, philac da !
(Chef, Éléphant! Éléphant ! Éléphant !)
crie-t-il à gorge déployée mais, à sa grande surprise, sans le répondant
de ses compagnons. Sahibi chercha à croiser les yeux de son ami waldar
dans l’assistance, mais ce dernier avait les yeux vers la terre. Las d'entendre
Sahibi débiter comme un fou le mot "Éléphant
!",
le chef I'arrête sec et lui demande ce que cela signifie. Pétrifié à
I'idée d'être le seul à subir la foudre punitive du chef, Sahibi rate
de peu de trébucher, devient presque aphone. Mais dans un sursaut de défense
dicté par l’instinct de conservatisme de l’homme, Sahibi trouve
l’imparable parade :
- Chef, tu as un très
bon éléphant mais un seul ne nous satisfait pas, il en faut deux !
lâche-t-il à la grande déconvenue de ses compagnons qui rentrèrent déçus
et n'en finirent pas de regretter leur lâcheté. Sahibi, quant à lui,
gagna I'affection du chef qui le considéra comme le seul homme du coin
et, obtint une fonction à la cour.
Tchadicus
Blague:
Le périple
de Sahibi.
Sahibi qui vient de faire une super longue route en voiture
se rendant de N'djamena à Sarh. Pendant la nuit il décide
de s'arrêter pour dormir un peu vers 6h du matin, avant de
continuer son chemin, encore long, quelques heures plus
tard. Il s'arrête sur un parking à l'entrée de Bongor, un
peu à l'écart de la grande route, pour dormir un peu.
Mais son parking est en fait un lieu de passage obligé pour
tous les cultivateurs du dimanche de la ville... Et sur le
coup des sept heures, il est réveillé par un «Toc Toc»
à la fenêtre de la voiture. Sahibi, tiré de son sommeil
ouvre les yeux, baisse la vitre et dit:
- Ouais,
qu'est-ce qu'il y a ?
- Vous avez l'heure, demande le cultivateur.
- Il est 7h15, répond Sahibi après un coup d'œil sur sa
montre.
Le cultivateur le remercie, et s'en va en courant. Sahibi se
rendort, mais pour peu de temps car des coups sur sa vitre
le tirent de son sommeil:
- Pardon
monsieur, est-ce que vous avez l'heure
- 7h30!
Le deuxième cultivateur remercie et s'en va.
Voyant que d'autres cultivateurs risquent par la suite de
venir l'empêcher de dormir, Sahibi prend un papier, un
crayon, et il écrit:
«Je ne sais pas l'heure qu'il est!» sur son papier, qu'il
colle bien en évidence sur sa vitre. Puis il se rendort.
Un quart d'heure plus tard, on tape dans sa vitre:
-
Monsieur, monsieur?... Il est 7h45.
Fatime
Yacoub
Blague:
Sahibi a regagné sa femme par
un miracle!
Il était une fois Sahibi était
un simple militaire. Il ne gagnais que 50 milles fcfa par mois. Un jour
il demanda la plus belle fille de la région
en mariage. Les parents de la fille ont accepté car Sahibi était
un type très gentille. En outre, il
était d'une famille respectable
dans sa région. Mais la fille en
question n'aimait pas Sahibi car presque tous les autorités civils et
militaires de la ville aimaient cette belle fille. Et puis elle était
consciente de ça. Malgré le refus catégorique
de la fille, les parents ont décidé
de faire le mariage. Ceci est fréquent au Tchad puisque les
filles n'ont aucun pouvoir dans la majeure partie de l'Afrique. Un de 4
matins Sahibi demanda a' ses camarades militaires de lui aider pour
faire son mariage. Sans avertir la fille ils sont allés une nuit pour
voler la fille. Notre pauvre sœur
pleurait mais pas de secours. Tous
les habitants de la ville trouvent ce geste normale car dans leur
culture une femme de quelqu'un doit être
voler le plus souvent. Une semaine après
la noce, la femme prendra fuite. Les parents de Sahibi et celles de la
femme ont tout fait pour la faire retourner mais la femme était
catégorique. Elle ne voulait plus
jamais construire un foyer avec Sahibi. En effet, ils ont mis plus d'une
année en séparation.
Par
contre Sahibi avait tjrs l'espoir. Il visitait ces beaux parents...Un
jour comme le hasard a voulu, Sahibi était
entrain d'aller au camp (leur caserne), le fusil a' l'épaule
tout en traversant le quartier de ses beaux parents. A sa surprise il
voyait un chien qui voulait mordre un enfant d'une dizaine d'année.
L'enfant courait tout en pleurant. Vite
Sahibi s'est aperçu
que c'était le petit frère
benjamin à sa femme.
"Top" il s'est mis à
genoux et avec prudence il a tiré. Comme le miracle a voulu il a tiré
sur la tête du chien. Il a failli même
tuer l'enfant. Ainsi son beau frère
a été sauvé de ce chien méchant.
Le chien a été mort sur place.
Sahibi continua son chemin son fusil à
l'épaule. Arrivé à
la caserne ses camarades lui ont demandé de ce qui s'est passé. Il a répondu
sans rien casser "il
y'a un chien qui voulait mordre un enfant et je l'ai tué."
Quelques
minutes plus tard, les propriétaires
du chien et bcp des voisins sont venus à
la poursuite de Sahibi jusqu'à la
caserne. Heureusement la femme de Sahibi aussi était dans la foule.
Elle était allée pour voir ce qui s'est passé. Personne ne savait que
c'était
Sahibi qui l'avait fait. Les gardes de la caserne ont empêché
la foule de rentrer. Surtout les propriétaires
du chien insistaient pour savoir le coupable car ils aimaient bcp leur
chien. Un chien c'était
en sorte un berger pour eux. Ce chien défendait
leurs chèvres de chacals, de
loups...quand ils envoyaient leurs chèvres
pour le pâturage. Ainsi le chef de
bataillon était
sorti pour voir le problème. Les propriétaires
insistaient de connaître
l'individu. Le chef leurs a répondu
"c'était
Sahibi qui l'a fait mais pour sauver un enfant. Donc pour le moment
dites nous le pris de votre chien et on va payer..."Les
propriétaires
étaient mécontents et ils commençaient
à dire trop des choses. Sahibi
sortait de la caserne furieux. Il rétorquait
à
la foule:
"Écouter
bien, moi j'en ai pas tué un être
humain. Tout ce que j'ai tué c'était
un chien. Donc ça
ne mérite pour tout ce monde de me
poursuivre jusqu'à
chez moi et faire de bruit."
En
prenant son discours
Sahibi a pu voir sa femme dans la foule. Et il ajoutait:
"Laissez
moi vous dire une chose complémentaire.
Oublier votre chien; même
si un être
humain voulait faire du mal a' mon aimable beau frère
je vais le faire descendre de la même
manière..."
Maintenant
c'était
le brouhaha total. De l'autre coté en attendant la dernière
partie de son discours sa femme était
contente et elle lui a donné des You You. Quelques jours plus
tard ils ont amendé Sahibi à
50 milles fcfa. En tout cas sa femme a dit a' ses parents de retourner
pour reconstruire son foyer avec Sahibi. Elle ajoutait encore:
"Ca c'est le seul homme qui m'aime dans cette vie."
Cette
article est basé sur une histoire vraie. Donc je conseille à
tous les frères
de ne pas se décourager si vite
quand une femme ne nous aime pas. Luttons jusqu'au bout et si nous
sommes sincère de notre amour envers elle tôt
ou tard elle finira par accepter. Sur ce, je vous quitte.
Votre
ami et frère
Mahadjir.fils
depuis l'Amérique du Nord.
Blague:
Sahibi
à la recherche d'emploi!
Sahibi, un nouvel arrivant a pris un rendez-vous (RV) avec un
agent pour chercher du travail. Arrivé au RV, Sahibi s'est étonné de
voir une très belle fille plus jeune que lui comme secrétaire. La secrétaire
lui demanda de prendre place. A un moment donné, elle lui demanda ses
identités, son adresse ainsi que quel genre de travail il cherchait.
Sahibi a répondu avec fierté à toutes les questions. A la dernière
minute, elle lui demanda son e-mail-adresse. Malheureusement Sahibi n'a
jamais entendu parler d'e-mail-adresse. En outre, il ne voulait pas
avouer son ignorance devant cette mignonne fille. Sahibi disait:
"J'ai oublié mon e-mail a' la maison." (On dirait que c'est
quelque chose à porter). La secrétaire avait très bien compris que ce
Monsieur n'avait aucune idée de ce qu'elle demandait. Mais comme
au Business il n'est pas conseillé de décevoir les clients, elle a
fait semblant de ne pas considérer la réponse de Sahibi. Elle ajoutait
"Ok, Apportes moi ton e-mail dans les jours suivants". Sahibi
Choqué pour cette ignorance, des qu'il sortait il partait directement
chez ces meilleurs amis pour demander qu'est-ce qu'un e-mail-adresse.
Ces derniers lui ont aidé à créer un nouvel e-mail tout en lui
montrant comment consulter et envoyer. Son lendemain Sahibi
apportait à la secrétaire son e-mail nouvellement créé.
Cet article est basé sur une histoire vraie. Par le biais de ce message
je voudrais dire à tous les amis et frères de ne pas faire semblant de
connaître ce qu'on ne connaît pas. "Nul n'est inné d'une
connaissance." En sus, ce genre de réponses naïves comme celui de
Sahibi vont perdre notre crédibilité et ça risque aussi de diminuer
la chance de trouver un emploi. Les hommes d'affaires notamment
ceux qui ont des entreprises ne se permettent pas d'embaucher des
malhonnêtes qui avouent connaître tout malgré qu'ils ignorent bcp de
choses. Donc soyons honnêtes et disons "OUI" pour ce qu'on
connaît et "NON" pour ce qu'on ne connaît pas.
Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l'Amerique du Nord.
Blague:
Sahibi,
fornicateur arrogant!
Sahibi enceinta sa "bonne". La réaction
de sa femme s'en suivit:
- Sahibi, sais-tu que la "bonne" est
enceinte?
- c'est son affaire!
- il parait que c'est toi l'auteur!
- C'est mon affaire!
- Dans ce cas je vais partir chez mes parents!
- c'est ton affaire!
Sidimi
djiddi ali sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi
contre son oncle
Un jour comme le malheur a voulu, Sahibi perd
son père par suite d'une courte maladie. Quelques mois après
les funérailles, le cousin à son père décida de se marier
avec sa mère. Sahibi était contre mais comme c'est une
culture de leur tribu il ne pouvait plus rien faire. Il a réfléchi
longtemps mais la solution était difficile. Malgré son désaccord,
ils se sont mariés. Sahibi voulait coute que coute
pervertir ce mariage tôt ou tard. Ainsi un jour son oncle a
convié quelques amis pour un dîner. A cette occasion
Sahibi voulait chasser son oncle. Rappelons que Sahibi a un
grand frère appelé Waldar. En ce temps, ils étaient des
adolescents. Alors, Sahibi a dit à son grand frère:
"Cette conviation est une occasion à ne pas manquer.
Il faut qu'on fasse tout pour chasser ce Mr (leur
oncle)." Waldar répond: "Je suis d'accord
mais quel serait notre plan?" Sahibi dit:
"Une fois si tous les invités viennent et si on
commence à manger, il faut dire: "Oncle donne
moi ta mère en mariage". Et je suis sur et
certain qu'oncle va se fâcher et il va te gronder. Donc, je
profite l'occasion pour allumer le feu." Waldar
accepta. Le jour de l'invitation presque tout le monde était
présent. Quelques minutes plus tard c'était l'heure de
dîner. Avant de commencer le dinner, Waldar demande à
haute voix: "Oncle s'il te plait, donnes moi ta mère
en mariage." Son oncle était vexé et il a rétorqué:
"Imbécile qu'est-ce que tu racontes?" Sahibi de
l'autre coté dit: "Oncle savait très bien se marier
aux mères des autres mais il ne se permet pas de donner sa mère
aux autres." Maintenant avec l'intervention des
invités c'était le brouhaha total. Ainsi leur oncle a
divorcé leur mère et quitta la maison pour de bon. Fin de
conte.
Cet article est basé sur une histoire vraie.
Par le biais de ce message je voudrais dire à tous les amis
et frères de ne jamais se marier à une femme d'un cousin.
Si le défunt est un frère Germain, là d'accord. En
sus, permettons nous de se marier avec une telle femme si et
seulement si les enfants sont d'accord. Otherwise, oublions
cette culture ou tradition archaïque.
Votre
ami et frère Mahadjir-Fils depuis l'Amérique du
Nord.
Blague:
Sahibi
le borgne et l'ingrate veuve femme.
De prime abord recevez mes vœux de l'an 2003. Que ça soit
une année de paix pour ceux qui sont en guerre; de santé
pour ceux qui sont malades; et de réussite pour ceux qui
sont au banc de l'école.
Une fois, Sahibi était un jeune businessman.
Il vendais beaucoup des choses au grand marché. Ainsi il était
tombé amoureux d'une élégante veuve femme. Il fréquentais
de temps en temps la maison de cette femme. Au fil du temps
Sahibi a proposé à la femme pour qu'elle soit sa fiancée
mais à condition que la femme renvoie tous ses visiteurs.
Comme tout le monde le sait, les veuves ont trop des
visiteurs au Tchad. Certains viennent pour passer leur
temps, certains aiment la veuve et certains cherchent
d'autres femmes par le biais d'une veuve... C'est en sorte
une culture ou tradition tchadienne dont je trouve trop
anormale. Ainsi la veuve a accepté la demande de Sahibi.
Elle a essayé de son mieux pour ne pas accueillir des
vagabonds. Au commencement la relation paraissait très
bonne. Mais un jour une incendie dévasta le marché. En
effet, sahibi perda tout ses biens. Brusquement notre
Sahibi était venu au rang des pauvres. Quelques jours plus
tard notre caméléon (la veuve) changeait des couleurs (Caractères).
Elle voulait maintenant se débarrasser du pauvre Sahibi.
Notamment, une nuit elle invita des jeunes filles et garçons
pour jouer la carte chez elle. Lorsque Sahibi rentra d'une
balade, à sa surprise il voyait un groupe des femmes et des
hommes qui s'amusaient chez sa fiancée on dirait qu'il y'a
une noce. Sans rien dire il prend place. Le pire encore sa
fiancée était entrain de distribuer du Thé à ses étrangers.
Rappelons que Sahibi était un homme qui a un gros cœur. Il
regardais tranquillement la scène. En tout cas, il avait
compris que leur fiançailles était un échec. En
distribuant le thé, la veuve s'est approchée de Sahibi.
Par exprès, elle a tendu le verre du thé à Sahibi au coté
dont Sahibi ne pouvait plus rien voir. En sus, il faisait
nuit. Une personne avait dit à Sahibi de prendre le
Thé. Lorsque Sahibi tournait sa tête, elle a laissé
tomber le Thé sur Sahibi tout en prétendant que ce n'était
pas de sa faute et ajoute encore: "Je
m'excuse je ne savais pas que tu n'as pas un oeil."
Le thé était très chaud mais sahibi
supporta la douleur. Il y'a d'autres femmes qui se sont précipitées
pour emmener de l'eau et lui laver son turban et une partie
de son boubou. Après quelques minutes Sahibi quitta le
lieu. Face à cette angoisse, il n'a pas pu dormir
toute la nuit. Son matin, il a fait un long voyage pour
chercher de la fortune. La chance lui a souri. Quelques mois
plus tard notre Sahibi est de nouveau riche. Il est revenu
dans la même ville pour ouvrir une grande boutique. La malhonnête
avait appris l'arrivé de son ex-fiancé. Sans vergogne elle
était allée lui saluer. Et elle lui avait invité chez
elle. Sahibi accepta l'invitation. Comme il est sincère il
a pris la peine d'être au Rendez-Vous. La malhonnête lui a
accueilli d'une manière incroyable. Il resta quelques
minutes et puis il décida de partir. La veuve lui supplia: "pardon,
ne part pas si vite.." Sahibi répond
doucement: "j'ai des choses importantes à
faire alors je vais revenir prochainement." La
malhonnête insista pour savoir le jour exact. Sahibi dit: "Ne
t'inquiètes pas, je vais revenir dés que je trouve mon
oeil." et puis il sort. Notre caméléon
et ingrate veuve femme s'est mise à pleurer mais c'était
trop tard. Sur ce, fini mon article.
Cet article est basé sur une histoire vraie.
Par le biais de ce message je voudrais dire à Toutes les sœurs
tchadiennes de ne jamais aimer quelqu'un à cause de sa
fortune. Essayez d'aimer une personne si réellement votre cœur
lui aime. En outre, ne soyez jamais malhonnête et ingrate
à l'égard de votre mari ou fiancé parce qu'il fait face
à une pauvreté. Il faut toujours croire que le moyen est
à la main de Dieu. Nul n'est inné d'une richesse. Pour
construire un foyer heureux il faut que les époux s'aiment
entre eux. Il faut aussi que l'amour soit réciproque et
naturel.
Votre
ami et frère Mahadjir-Fils depuis
l'Amérique du Nord.
Au revoir et à bientôt
Blague:
Sahibi:
un juge injuste!
Sahibi fut élu
juge de son village pour son apparence intransigeante. Un
jour un homme inconnu et le propre cousin de Sahibi vinrent
chez lui pour trancher leur différend. Sahibi jouait en ce
moment au jeu d'awalé et ne veut pas perdre son temps.
-
oh! juge, tranche-nous notre différend,
lui dit l'inconnu.
-
avec qui as-tu à être jugé?
lui demande Sahibi
-
avec ton cousin germain.
- tu
as tort et il as raison, lui
rétorque sahibi, sans se peiner
-
mais c'est parce que c'est ton cousin? Peux-tu supporter un
tel injustice sur ton cou?
Cria l'inconnu
-
Pourquoi pas? Que ferai-je de ce large cou si ce n'est pour
supporter mon cher cousin!
S'exclame Sahibi.
Leçon: trop de différends restent latents
au pays à cause des juges partisans et partiaux
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi,
Waldar et Faki Marara
Samedi 30
juillet 1988 à
peine cinq heures du matin, les N'djamenois sont tirés de leurs sommeil, pas par le cocorico habituel
de nos Dig(coq en arabe local) mais par des cris des jeunes accompagnés de sons de
ganga(tambour). Cette matinée pas comme les autres est annonciateur d'un
match de football fort qui opposera en final de championnat de la ligue de Chari
Baguirmi deux grandes équipes de la capitale, la Renaissance-football-club (RFC)
équipe des fonctionnaire et de la douane au Tout-puissant Elect-sport, équipe
de la société Tchadienne d'énergie Électrique (STEE). Partout dans la ville, on voit les supporteurs en voiture, moto, à pied et
souvent en groupe, scandaient des banderoles aux couleurs verte-rouge pour l'équipe
Renaissance et jaune-noire pour l'équipe Elect-Sport, bref les N'djamenois se
sont préparés pour assister à ce match fou fou foot. Cependant les deux
amis depuis l'enfance du quartier AC derrière le commissariat du marché Sahibi et
Waldar, tous deux grand supporteurs de renaissance ne
sont pas tout à fait rassurés,
ils ont peur que leur équipe Renaissance perde la rencontre, et s'exposer aux
grands chammatines(moqueurs) du quartier AC, ce qui vaudrait
aussi à
une déception terrible, car il n'est un secret pour personne que les N'djamenois
sont maître en chammaterie (moquerie).
Après plusieurs fikir(réflexions), les deux amis estiment qu’il faut
aller voir un charlatan pour lui exposer le problème. C’est ainsi qu'après
plusieurs recherches, ils
ont appris qu’il y’a un bon charlatan dans le quartier Gardolé, derrière
le palais de Congrès. C'était Faki Marara, appelé ainsi parce qu'il adore la
viande, très puissant charlatan en
lancement(maraboutage), il est très exigeant mais sa
vaut le coup, il faut que Renaissance gagne. Avec leur Moto Honda c75, ils arrivèrent
chez le charlatan Faki Marara.
Ce dernier après avoir leurs adressé quelques salam aleykoum les accueille dans sa chambre de
travail à peine éclairée par une lampe à pétrole. Faki marara tout de blanc vêtu,
dans un accoutrement très étrange,
sourire aux lèvres demande à Sahibi et Waldar:
- ialat, chounou djabakou bakan fakhir godourda
(jeunes hommes, que cherchez-vous chez un grand charlatan
comme moi?)
- Indina mouchkila kabir (On a un grand problème)
Les deux amis racontent le problème au charlatan comme quoi
leur équipe Renaissance devrait jouer ce soir et ils veulent à tout prix
gagner cette cruciale rencontre. Ils sont un peu inquiets et
c'est pourquoi ils sont venus le voir. Le charlatan Faki
Marara ignorant le Football, demande
aux deux
amis:
- Da
hayiine, min djitou hiné da, kalam kamal, hou yalabo kikéf
football da ( Pas de problème pour ça, dés que vous êtes
venus ici votre problème est déjà résolu, au fait,
commet se joue le football ?)
demande le charlatan
- Yalabo
bé ridjiléne (C'est un jeu qu'on joue avec les pieds) répond
Sahibi.
- Kéda
khalass ni rabita ridjilén hana houma hinak dolda. abadan
ridjilénoum ma yi diss but ( Dans ce cas j'attacherai les
pieds de vos adversaires, aucun de leurs pied n'osera
marquer de but)
expliqua le
charlatan en grimaçant.
Faki marara ajoute aussi qu'en 50 ans de carrière il n'a
jamais eu d'échec dans son métier et il leurs promet que l'équipe adverse va être
humilier avec
tous ses supporteurs, satisfaction garantie ou argent remis. Mais pour bien accomplir
sa mission, Faki Marara exige 50.000fr cfa que les deux amis
Sahibi et Waldar lui tendirent sans broncher, avant de
quitter tout confiant sur leur moto, direction Stade de la
Concorde.
Il était 18 heure, le match commencera dans 30 minutes, le stade est bondé de supporteurs
habillés généralement aux couleurs de leurs équipes à
tel point que le stade se retrouve divisé en 2 camps, une
partie toute de jaune-noire vêtue et l'autre de
rouge-verte. Dans ce stade plein
à craquer les
sifflements, youyous et autres bruits sont assourdissants.
Dans ce tohu-bohu digne de grandes rencontres, Sahibi et
Waldar habillés eux aussi en vert et rouge pour la
circonstance
prennent place sur le côté de la tribune galaxie avec quelques Mandawa
(arachide) en mains. Dans cette tension immense le chronomètre
semble s'écouler vite, après une première partie vierge,
nous voila à la 90e minute et nous sommes dans le camps de
Renaissance quand, sur un centre du n°11 d'Elect-sport
trouve la tête de l'avant centre n°9 qui n'hésita pas à
marqué de la tête. C'était une catastrophe épouvantable
pour Sahibi et Waldar, pire ils ont perdu 2 fois, et
l'argent et le match, inimaginable. Sur le terrain les
supporteurs d'Elect-sport envahirent la pelouse en scandant
«Tout puissant Elect-sport Renaissance malheureux »,
«Tout puissant Elect-sport Renaissance malheureux», «Tout
puissant Elect-sport Renaissance malheureux ».
Déçus, humiliés, les deux amis décident
d'aller vite récupérer d'abord leur argent avec le
charlatan Faki Marara. Une fois chez le charlatan, ce
dernier sourire jusqu'au joues leur demande:
- Incha-allah
nassartou (je crois que vous avez gagné ?)
Voyant que les deux amis ont les visages crispés, Faki
marara a tout de suite compris ce qui s'était passé, puis
Sahibi interrompe ce lourd climat de silence en demandant au
charlatan:
- Khali
isstibalak da, antina gourousna (laisses tes jeux, remets
nous notre argent)
- khalass
worouni kikéf dag gokou (c'est pas grave, dites moi comment
ils vous ont gagné?) demanda
très posément le futé Faki Marara
C'est ainsi que les deux ont commencé à expliqué que
l'unique but de la rencontre a été marqué par un
attaquant adverse de la tête sur un centre et voilà nous avons perdu le match.
Après quelques
minutes de silence Faki Marara dans ses accoutrements
murmura quelques formules et commence
à leur expliquer:
- Ya
ialat, anna da sawéta khidimti, ountou goultouléy bal da
yalabo bé ridjilén, wa anna rabbatta ridjiléy noum,
houmam dasso bé rassoum, da yi dora khidimé akhar, wa
bayyat akhar. Da ma minni anna (jeunes hommes, moi j'ai fais
mon travail comme il le faut, vous m'avez dit que le
football se joue avec les pieds et moi j'ai tout fait pour
les empêcher de marquer de leurs pieds, et vous me dites
qu'ils ont marqué de la tête, c'est un autre travail ça
qui exige un autre pot. C'est pas de ma faute ça)
Eh bien voila Sahibi et Waldar retournent bredouilles, sans
victoire sans argent.
Les sages ont toujours dit que le dernier
mot revient au charlatant. Des charlatans pareils savent
toujours s'en sortirent même en signant un contrat. Heureux
qui les croit pas.
Tchadicus
Blague:
Sahibi
au CEG annexe
Sahibi un jeune élève du CEG annexe était en fait un
ressortissant du village N... étant très têtu en classe
il n'aimait pas beaucoup s'immobiliser en classe des heures
et des heures et son esprit était toujours ailleurs ainsi
le prof n'en tenant plus lui ordonna:
- eh
Sahibi, vas y dehors
Et notre ami Sahibi de répondre
- je ne
vasirais pas !!! si tu veux me vasiner vient me vasiner !!
Morale : quelle langage à faire réveiller Molière
de sa tombe.
Abdel-aziz
Hissein Ali
Blague:
Les
in-confidentes
épouses de Sahibi
Sahibi
avait deux épouses. Elles vivaient cote à cote. Il y'a un
muret qui séparait leurs deux maisons. Sahibi passait un
jour avec une et l'autre jour avec l'autre. Un jour Sahibi décida
de tester ces femmes. Il voulait savoir laquelle de ses épouses
est la plus confidente. En effet, Sahibi acheta deux
bracelets et deux boucles d'oreille en or, deux achats de même
valeur. Les jours suivants, il avait remis les bracelets à
l'une tout en disant qu'il
n'avait pas assez de moyen pour satisfaire toutes les deux.
Il a aussi ajouté : "essaies
de ne pas informer l'autre femme".
Au tour de la 2eme épouse, il l'a remis les
boucles d'oreilles tout en répétant la même chose:
"...essaies
de ne pas informer ta coépouse."
Dans un laps du temps, celle qui a eu les bracelets ne
pouvait pas garder le secret. Elle voulait tout faire pour
prouver à sa rivale qu'elle était la plus aimée. Un de 4
matins, elle a eu un prétexte pour pouvoir montrer ses
bracelets. De très bonheur, elle porta ses bracelets (sans
aucune occasion), elle appela sa coépouse sous prétexte de
la saluer. Après avoir échangé un petit bonjour habituel,
elle souleva sa main au delà du muret et puis
demanda:
- Je
voudrais balayer la cour mais j'ai perdu mon balai, est-ce
que je peux emprunter le tien?
Dés que
cette dernière a vu les bracelets en Or, elle a directement
compris que c'est Sahibi qui l'a offert. Pour ne pas se
sentir inférieure, elle répond:
- Ok,
attends moi, je vais te le chercher.
Elle
rentra précipitamment dans sa maison, porta ses boucles
d'oreille et sorti. Lorsqu'elle était sortie, sa coépouse
ne pouvait pas voir ces boucles d'oreilles car le muret était
entre elles. Pour pouvoir absolument la montrer, elle a pris
un petit échelle. Elle monta sur l'échelle, s'assura que
l'autre femme peut enfin regarder ses boucles d'oreilles,
elle secoua sa tête et dit:
- Je
m'excuse, je l'ai pas trouvé.
En épilogue
toutes les deux ont perdu la confidence et la confiance.
Cet article est basé sur une histoire vraie. Par le biais
de ce message, je voudrais dire à tous les amis et frères
de ne pas tester les épouses pour rien. En outre, je
voudrais aussi dire à nos sœurs tchadiennes d'être
confidentes et garder le secret une fois demandé. Car
garder le secret est l'une des plus grandes étapes pour
construire un foyer. Au revoir.
Votre ami et frère
Mahadjir fils depuis l'Amérique du Nord.
Blague:
Sahibi
et la sénilité (2)
Un zéphyr hawaien souffle sur le campement du vieux
Sahibi qui vient de souffler sur ses cent-dix bougies. Comme
d'habitude Sahibi, rudoyé par une sénescence sans pitié,
se met à se plaindre auprès de sa femme Akhoutna :
-
Maman, mets-moi à l'abri des voleurs! Mamaaaaan!
Sa douce femme Akhoutna, toujours prompte, vole à son
secours. Elle vient le prendre dans ses bras pour le mettre
en lieu sûr.
-
Au secours! Les voleurs m'ont pris, Au secours!
Crie le vieil homme, dans les bras de son épouse
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi
et la sénilité (1)
Sahibi n'est pas
de ceux qui pensent qu'il est préférable de mourir tôt
pour laisser un beau cadavre. Non, lui, il n'aime point une
vie courte. Et le voilà âgé de cent dix ans. Une si
grande sénilité qui l'a infantilisé: il appelle «maman!»
sa femme Akhoutna et devient si pleurnichard qu'il est
insupportable. Une nuit de pleine lune le vieillard se met
à geindre:
-
maman, mets-moi à l'ombre, le soleil me brûle!
- Nous
sommes la nuit. Il n'y a pas de soleil sauf la pleine lune.
Lui rétorque sa femme.
-
Aaaaaaaaa! la lune me brûle!
Continue-t-il d'importuner.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi,
Waldar et le serpent
Sahibi et Waldar deux cousin dans une brousse en pays
zimé-kelo, perdus... Ils marchent quand soudain une envie
d'uriner prend Sahibi ! Alors il défait sa braguette
et sort l'engin. Un serpent passe par là et croyant
apercevoir un concurrent sur son territoire, il se jette sur
la bête et la mord. Sahibi hurle de douleur et
parvient à se débarrasser du serpent. Son ami Waldar
prend le livre des premiers soins qu'il avais avec lui et
commence à le lire. "Chapitre 45 : morsure de
serpents: serpents verts aux yeux jaunes." - "Ça
tombe bien c'est un de ceux là !" "Il faut sucer
l'endroit piqué pour aspirer le venin." Sahibi qui
était assis plus loin demande à son ami Waldar qui a
le livre:
- Alors
Waldar, que dit le bouquin ? Hein ?
Et Waldar répond:
- Ben ...
que tu vas mourir !
Un
compatriote
Blague:
Sahibi
et les voleurs
En ce temps là
notre ami Sahibi vivait avec son oncle - enseignant - dans
une villa située dans l'enceinte de la faculté des
sciences exactes et appliquée de farcha. Un samedi soir,
Sahibi rentrait à la maison et se rendant compte que le
temps était très avancé dans la nuit et ne craignant que
les gardiens communiquent cela à son oncle, Sahibi a évité
le portail central et passe par le cimetière. Et, là il
rencontre une bande de voleurs que se partageait leur butin.
L'un d'eux demande à Sahibi:
- n'as-tu
pas peur de passer par ici à cette heure?
Et Sahibi
de répondre :
- avant
de mourir j'avais peur mais maintenant non!
Et au
tour de la bande d'être plus rapide que la lumière.
Koulyo, Italia
Blague:
Sahibi
et la guerre
Sahibi était un éleveur. Il vivait aisément dans
son village. Il n'a jamais entendu les bruits des armes
lourdes. Une fois, comme le Tchad avait vécu et continue de
vivre des guerres civiles, une guerre s'est éclatée à
quelques kilomètres de son village. En effet, les obus, les
mortiers, les canons... continuaient de faire de bruit.
Notre Sahibi ne supportait pas ce bruit inhabituel. En ce
temps, sa femme était en voyage pour un marché
hebdomadaire. Ainsi, Sahibi a demandé à sa fille aînée:
- ma
fille de quoi ce bruit s'agit ?
Sa sage fille a répondu:
- papa
c'est la guerre
Sahibi avait entendu parler de la guerre car, il avait
perdu beaucoup des amis et parents dans des différentes
guerres. En épilogue, notre Sahibi voulait fuir le village
pour pouvoir justement se distancer. Ainsi, il a ordonné sa
fille:
- dépêchons
nous pour aller plus loin.
la fille demandait:
- Éloignons
nous sans la maman ?
Sahibi a dit:
- on va
trouver ta maman au marché et continuer pour trouver un
lieu sécuritaire et sans bruit.
la fille avait accepté. Ils sont sortis pour charger leurs
chameaux. pris de panique, Sahibi avait trop peur et il a
perdu tout contrôle. A un moment donné, il a
dit à sa fille:
- dépêches
toi, plies les chameaux vite et charges les bagages.
Or, il voulait dire: plies les bagages vite et charges les
chameaux." Effectivement, sa fille est surprise
car la guerre est encore trop loin. Et puis, elle a dit:
- papa
qu'est-ce que tu racontes, t'as pas la tête ?
Sahibi était touché, il a rétorqué:
- si je
n'ai pas la tête, comment j'ai pu te marier et mettre ta mère
au monde.
Ici aussi, il voulait plutôt dire: si je n'ai pas la tête,
comment j'ai pu marié ta mère et te mettre au monde. Il mélangeait
tout parce qu'il avait peur et a paniqué. Ainsi notre
peureux Sahibi a quitté son village natal pour de bon.
Cet article est basé sur une histoire vraie. Par le biais
de ce message, je voudrais dire à tous les amis et frères
d'être patients et de contrôler nos paroles quoi qu'il
arrive.
Votre ami et frère Mahadjir-Fils depuis l'Amérique
du Nord.
Blague:
Sahibi
en visite au parc de Zakouma
Sahibi est un des enfants dont les pères sont très sévères,
obligeant leurs progénitures à rester cloîtrés dans
leurs chambres. Un jour Sahibi découvre la liberté en
partant passer ses vacances chez son oncle, gardien du parc
animalier de Zakouma. Là le premier animal rencontré a été
une autruche, créature que Sahibi n'a jamais entendu
parler.
-
hou-da djidaday liguia boukane halou walla djamalay chotann?
(ceci est une poule qui trouva un endroit propice ou un
dromadaire devenu débile?) s'interroge Sahibi, tout
ignorant.
Leçon: laissons nos enfants ou nos petits-frères découvrir
leur monde environnant, pour qu'ils ne deviennent des
ignorants ridicules.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
part au Canada
Sahibi,
avant de regagner le Canada, manda son meilleur ami Waldar
et lui demanda de prendre soin de sa femme enceinte durant
son absence.
-
Ne te soucie pas pour elle. Tu la retrouveras comme tu l'as
laissée.
Rétorqua Waldar à Sahibi.
Deux ans plus tard Sahibi revient au pays et trouve
son angélique épouse de nouveau... enceinte.
-
Qui est ce crétin audacieux, responsable de cette nouvelle
situation physiologique de ma femme?
S'emporte Sahibi
-
Ne t'ai-je pas dit que «tu la retrouveras comme tu l'as
laissée»?
Lui répond Waldar, tout pénaud.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
et Adjousse la vielle femme
Adjousse, une vielle femme, perchée sur son âne
traversait l'erg de Djourab au nord du Tchad et comptait
regagner Michémiré, avant la tombée de la nuit. Sous la
pression du lait et des dattes ingérés la veille, Adjousse,
la vielle femme lâchait des pets fort bruissants. A chaque
échappée du gaz la bonne dame s'exclamait, assurée de la
solitude qui l'environnait:
- anna
biguide houmarayé, anna
biguide masroufa (je
suis devenue une ânesse!, je suis devenue une maudite!). Et
les pets se succédaient.
Quand, par réflexe, elle se retourna, la vielle vit Sahibi
sur son âne qui l'emboîtait les pas
-
min mata inti gaï waraï, ya wilédi (depuis
quand es-tu derrière moi, mon fils?)
Demanda la voyageuse.
-
anna gai waraki goubbal ma tabgué houmarayé wo masroufa
(j'y
suis avant que tu ne deviennes une ânesse ou une maudite),
lui répliqua l'indiscret Sahibi.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi et la
conjugaison!
Dans la classe
CE1A, à l'École de Gardolé derrière la Polyclinique de N'djamena,
le maître de la classe appelé aussi Monsieur Waldar donne un cours de
conjugaison à ses élèves. Il dit:
- Aujourd'hui, nous allons faire la conjugaison!!!
C'est l'apprentissage du français de base, ce qui pourrait
correspondre à un bon pourcentage de l'acquis du cours
primaire. Et quand on parle de conjugaison, il faut tout de
suite penser au verbe. C'est le verbe qui nous donne des
indications quant au moment où se passe un fait. Comme le
Passé, le Présent, le Futur. Exemple: j'ai mangé du
Daraba, je mange du Tchélé, je mangerai du Kawal.
Maintenant Qui est volontaire pour me conjuguer le verbe (marcher) au présent de
l'indicatif ?
Une multitude de petits doigts se lèvent dans cette classe
tout en criant:
- moi
monsieur, moi monsieur, moi monsieur, moi monsieur
Le maître Monsieur Waldar
choisi d'interroger Sahibi:
- vas-y
Sahibi, on t'écoute
Sahibi tout
timide commence à réciter le verbe marcher :
- je
mar-che hum.....tu mar-ches, hum.....il ou elle
hum....marche...
La récitation de la conjugaison de Sahibi était tellement
lent que le maître monsieur Waldar perd patience et s'énerve. Il pointa
ses yeux rouge dans les yeux de Sahibi et lui demande:
- mais Sahibi plus vite
enfin!!!
Le pauvre, miskine et timide Sahibi tout affolé réplique
en accélérant la seconde partie de sa conjugaison:
- nous courons,
vous courez,
ils ou elles courent!!!!
Ali senoussi Haggar / Canada
Blague:
Sahibi
à la Poste!
Sahibi était un élève
médiocre mais il faisait savoir aux autres qu'il connaissait
beaucoup des choses.
D'habitude il mélange le Français avec l'Arabe. Sahibi
avait beaucoup d'intimes amis qui étudiaient en Europe. Ces derniers lui
écrivaient souvent. Un jour, Sahibi a écrit des lettres pour
envoyer à ses amis.
Ainsi, il était allé à la poste. A sa grande surprise, il rencontre deux
filles de son école à la poste. Ils se
sont salués et puis les filles lui ont demandé ce qu'il faisait à la poste.
Il avait répondu avec plaisir qu'il voulait envoyer des lettres à ces amis.
Ces dernières lui ont félicité car elles savent que Sahibi était un élève
idiot. De son côté notre Sahibi voulait uniquement parler le Français
pour prouver à ses amies qu'il est mieux dans cette langue. En effet, il
a dit: "bonjour" au postier. Ce
dernier lui a répondu la même chose. Sahibi demande: "je
veux des timbres postales." Le postier a répondu
"postaux." Sahibi ne veux admettre
cette faute devant ces camarades. Il a rétorqué: "ça
ce sont des petites fautes grammaticaux." Le postier
a dit: "grammaticales." Enfin notre
Sahibi ne se retrouvait pas. Tout le monde admet que le Français est
parfois compliqué avec ces genres masculin et féminin. Ainsi, Sahibi était
vexé. Il a dit en Arabe locale: "Ana Djid ni
poste' Walla Ana Djid Tigguerini (je suis venu pour poster ou
bien je suis venu pour que tu m'enseignes." Le postier avait bien
compris ce que Sahibi avait dit. Par exprès, il a mal interprété
l'expression. Pour faire toucher Sahibi davantage, le postier a dit:
"on dit Ana Djid pour poster et non ni
poste'." Fin des fins, Sahibi voulait se bagarrer.
Ces camarades étaient venues les séparer. Donc, je me pose la question
de savoir pourquoi toutes ces complexités. Quant on ne connaît pas
quelque chose, il faut admettre au lieu de chercher des excuses ou des prétextes. Cet article est
basé sur une histoire vraie.
Par ce message, je voudrais dire
à tous
les amis de ne pas avoir honte de demander quelque chose quant on ne connaît
pas. Si on se fait connaisseur de ce qu'on ignore, on se trompe.
Et ça va nous coûter. Par exemple, je connais certains amis de
niveau universitaire et collégial s'expriment de la sorte: "il
faut que je fais tout..." au lieu de dire: "il
faut que je fasse tout..." Si on n'arrive pas à
distinguer entre le mode subjectif et indicatif à un si haut niveau, ça c'est
honteux. Mais demander ce qu'on ne connaît pas, je trouve très normal.
Car nul n'est inné d'une connaissance. Une fois encore le Français n'est pas notre langue.
Votre ami et
frère Mahadjir fils depuis
Hamilton, Canada.
Blague:
L'égoïsme de Sahibi!
C'était
pendant la grande famine des années 80 au Tchad, dans le
village d'Alhassout vivaient Sahibi et Waldar deux voisins
et amis. La famine sévissait horriblement dans ce village
et nos deux amis passaient tout le temps à méditer
ensemble, implorant le secours de Dieu. Voila, un soir
pas comme les autres, un génie apparaît à Sahibi et son intime
ami et compagnon de tous les jours Waldar en situation matérielle
très précaire et se propose de satisfaire toutes leur doléances.
Il a donc demandé à Sahibi de formuler un vœux qu'il
accomplira sur le champs, en précisant toute fois que le
second qui est ici Waldar aura le double de ce que Sahibi
aura reçu. Et voila le dilemme dans lequel Sahibi s'est
retrouvé: S'il demande 1 milliard, son ami sera plus riche
avec 2 milliards. Jaloux, il renonce à cette idée.. et
s'il demande 1 château, son prochain en aura 2, et il
supporte guère cette idée de voir son ami plus aisé que
lui.
Contre toute attente et après une longue période
de réflexion, il demanda au génie de lui crever un oeil.
Pourquoi?? parce que borgne, il aura toujours un avantage
sur son ami Waldar qui lui à son tour sera aveugle. Ainsi,
à cause de la jalousie et de l'égoïsme de l'un de nos 2
amis, ils ont raté l'occasion de sortir de leur pauvreté.
Moralité :
(l'égoïsme n'est pas
source de bonheur dans la vie)
Ali Senoussi Haggar / Canada
Blague:
Sahibi,
Waldar et la bouillie chaude
C'était pendant le mois sacré de ramadan 1988
à l'Est du pays plus précisément à Abéché dans le petit
quartier Amsiégo, Sahibi et Waldar deux voisins depuis la
nuit des temps et très croyants suivaient scrupuleusement
le jeûne comme tous les autres croyants. Chaque année, au
mois ramadan, ils prennent le foutour (repas du soir)
ensemble. Un jour, au moment de casser le jeûne du soir,
comme d'habitude les deux intimes voisins devraient prendre
ensemble la bouillie que les femmes ont apporté. Tandis que
Sahibi faisait les ablutions, Waldar, qui lui, a déjà fini
avec ce rituel, avait pris son djénou (cuiller traditionnelle),
le remplit de la bouillie et l'avala d'une gorgée. Waldar
ignorait évidemment que la bouillie était chaude. Akhoutna,
la bonne dame n'a pas eu le temps de la refroidir, le temps
de la prière étant arrivé. Aussi stoïque qu'il le pu,
notre pauvre Waldar ne pouvait contenir les larmes qui commencèrent
à couler le long de son visage. Sahibi, qui n'a pas encore goûter
à la bouillie, voyant que les larmes de son amis et voisin coulaient, lui demanda calmement, voir avec beaucoup
d'émotion et
d'attention:
- chounou
djaak, djari Waldar
(qu'est ce qui se passe, Waldar mon voisin).
Waldar de lui répondre:
- Sahibi
djari, médidé da fakkarari wilédak al matt ramadan hana
sana fat da
(Sahibi mon ami, devant cette bouillie, je pense à ton
enfant décédé l'année dernière au moment des carêmes)
- Allah
dawara (C'est
le bon Dieu qui l'a voulu) ajoute Sahibi.
Sahibi à son tour prit son djénou (cuiller traditionnelle),
le remplis à ras le bol, et l'avala d'une gorgée. Tout de suite après
des larmes commencèrent à inonder le visage de Sahibi.
Constatant ce fait, Waldar, qui savait déjà ce qui se
passait puisque étant lui-même victime, posa la même
question à son voisin et ami Sahibi:
- chounou
djaak tép ki da, djari Sahibi
(qu'a tu à pleurer ainsi? Sahibi mon voisin)
Le malheureux Sahibi lui répondit en grondant :
- ma inti
béss fakartini wilédi al marhoum
(N'est-ce pas que tu viens de me rappeler mon défunt
enfant?)
Mouiba DJINGUERENG
Blague:
Moulla wo Mappa
Après
une chaleur sans merci, Sahibi a choisi d'entrer au
restaurant pour calmer son
estomac qui lui exigeait une action urgente. Me voici la ou
tu veux, monologuait Sahibi. Assis, il réclama sur un ton
semblable à un ordre:
- Banjos
djiba plateau waïhit.(garçon
apporte un plateau)
- Indina
kabab, kamonia, nachif, kibdey........(on
a du Kabab, du Kamounia, du Kibdé....)
- Hawan
da, retorqua Sahibi. Djiba moulla ma mappa wo kiss min bakan
da.Garso! (vaurien,
apporte de la sauce et du pain et fiche moi la paix garçon).
Félix
Blague:
Sahibi et sa Mère
Sahibi regarde se dévêtir sa mère enceinte à
l'époque de Waldar son cadet, curieux pour un enfant de 4
ans, il demande à sa mère: ...
- Ammi
mala indiki batoun kabirda
(Dis Maman, pourquoi t'as un gros ventre ?)
Ne sachant quoi dire exactement, sa mère répond
- Da
achan abouk antani sakhir
(Ca, lui répond sa maman, c'est parce que papa m'a donné
un petit bébé..)
Sahibi sort de la chambre et s'en va retrouver son père
Filan pour lui demander:
- papa
saï ké inti antéta bébé lé maman wa
(Papa, c'est vrai que t'as donné un petit bébé à maman ?)
- Ayé (Oui)
lui répond tendrement son jeune papa...
- Kéda
hi akalata bébé da
(Hé ! bien ! Elle l'a mangé !!!!!)
Mouiba DJINGUERENG
Aventure:
Sahibi chez Waldar
à Tripoli
Un matin
de mai 1986 à Faya-Largeau, sous une chaleur de four,
Sahibi convoqua une réunion familiale: sa femme Akhoutna et
ses 14 enfants qu'il a eu en 14 ans de mariage avec sa dulcinée
Akhoutna appelée aussi
am-dalazate
(pour son derrière gros et talonné).
Devant la famille réunie, Sahibi prend la parole, c'est ainsi
que bras dessus bras dessous avec sa pulpeuse et toujours
jeune Akhoutna, il annonça à sa famille qu'il voulait voyager vers la Libye
pour rejoindre son ami Waldar qui dit-on vie aisément à Tripoli
afin de pouvoir chercher du travail, car il y en a plein là-bas
à croire les récits que contenait la lettre de Waldar reçue
quelques jours plutôt par Sahibi. Toutes fois, la famille était
très soulagée
de cette judicieuse décision de leur papa.
Une semaine après
Sahibi quitta Faya-Largeau et s'envola vers la Libye. Arrivé
en Libye, il trouva son ami Waldar très content de ce retrouvaille, les
deux amis ont passés toute la nuit à bavarder de tout et de rien. Ils ont
abordé tous les sujets, de leurs propres problèmes
jusqu'aux problèmes du Tchad. Plus tard, Waldar prépara une sauce accompagnée
des patates douces. N'ayant pas manger convenablement tout au long du voyage,
sauf quelques
tamours
(dattes)
et un peu de
laban
Djamal
(lait de
chamelle), Sahibi
très affamé, précipita avec appétit sur le repas, cependant
son ami Waldar ne lui a
pas expliqué que la sauce et surtout les patates étaient très très chaudes,
bref
hami
marawaïhit. Sahibi prend un morceau de khoubza
(pain Libyen) le trempe dans la sauce, le fait accompagné
d'une patate et il avala le tout. Une fois avalé, il se fait brûler la
bouche, le long de la gorge puis l'estomac, c'était tellement
douloureux et insupportable que des larmes jaillirent des
yeux de Sahibi. Son ami Waldar qui était en face de lui constata
les larmes qui coulaient le long du visage de son ami
à peine arrivé à Tripoli, il ne put s'empêcher de lui
demander tout bas:
- Sahibi malak
inta (sahibi, qu'est ce qui ne va pas ?)
Sahibi ne veux pas que son ami sache qu'il pleurait à cause de la patate très
chaude qu'il vient d'avaler, avec un ton très sérieux
il répond:
- chéï mafi Waldar, gaï ni
fakkir lé iyali, kalam khalléta achara wa arba(14) iyal ma
amoum da, taarfa mahaï yine koi
( non rien Waldar, c'est juste que je pense à mes enfants,
tu sais il n'est pas facile de laisser 14 enfants avec
seulement leur mère.
- Kalamak
saï Sahibi, lakine chila sabour,
hassada
khali nakoulou gaboul ( tu as raison, mais prend patience et
courage, maintenant mangeons d'abord ) ajoute
Waldar
Mais Sahibi a toujours le feu dans la gorge et le ventre et
il ne veux pas répéter la désastreuse expérience de tout
à l'heure, préfère attendre que la sauce soit refroidi
avant de manger. Il veut pas non plus son ami sache la vérité.
Il répond à Waldar:
- anada
lissa gaï ni farkir fi iyali, khalli guélbi yabouroute
chia (moi,
mes pensées vont toujours vers mes enfants, je préfère
attendre que mon cœur se calme)
Waldar, ignorant le vrai problème de son ami est tout à
fait d'accord, il dit:
- khalass
nardjo chiya, kane moulada barade koulla nakdorow ni
chauffé
(d'accord Sahibi on attend un peu, même si la sauce se
refroidi on peut la chauffer après.
Aventure
à suivre
Tchadicus
Aventure:
Sahibi
aux U.S.A.
Sahibi était sur la gare routière d’une grande ville des
U.S.A. qui était connue pour ses célèbres tableaux
publicitaires « cherches-moi-je-suis-la-merde »
quand il décida d’aller dans un petit bar pour prendre un
pot. Dans le premier où il s’était rendu, il trouva
l’inscription « les négresses » sur les murs
et décida d’aller voir au deuxième bar, histoire de
changer un peu l’atmosphère qu’il n’a de cesse
connue dans son pays. Ayant trouvé à l’entrée de
celui-ci un panneau avec l’inscription « les
super-blondes », il entre donc dans le deuxième.
A
peine s’était-il assis sur la chaise qu’il entend une
voix railleuse venant du comptoir, probablement celle de la
serveuse, en fait si c’était une femme,
à peine compréhensible :
- Salut,
le beau garçon, comment ça va ?
Sahibi eut à peine le temps de se retourner pour regarder
son interlocutrice que la blonde aux cheveux teints en noir
se planta devant lui pour prendre la commande :
-
Bonjour, monsieur. Le menu du jour est exceptionnel, et nous
avons le plaisir de vous offrir un repas maison pour avoir
été le premier client de la journée ; monsieur, que
désirez-vous que la maison vous serve ?
- Je voudrais bien voir le menu avant de faire un choix, dit
Sahibi tout hilare.
- Avec plaisir, mon beau garçon !
Sahibi n’était pas trop du genre à accepter les
compliments en faveur de son physique, surtout si ceux-ci
viennent des personnes inconnues.
Et dans ce restaurant qu’il ne connaît pas, il ne
sait pas trop ce qui l'avait pris, mais enfin, il répondît,
un peu choqué:
- Ça ne
me plait pas que l’on me traite de cette manière :
tu es un beau garçon, ça veut dire quoi cette connerie ?
- Pardon mon ange... mais que puis-je faire devant votre
charme irrésistible ? Je ne vais quand même pas faire
la conne, répondît la blonde avant de disparaître.
Deux minutes plus tard, la blonde revînt avec un menu
qu’elle tenait fébrilement dans sa main ; Elle le
tendît à Sahibi avant de se sauver de nouveau sur
la pointe des pieds. Tout seul maintenant, Sahibi plongea
son regard naïf dans les pages fleurés du document qui
tient lieu de menu dans le restaurant : Sahibi le
parcourut rapidement, mais pas un plat de connu. Alors il se
renseigna auprès de la serveuse :
- SVP
mademoiselle, c’est quoi la blonde à poil?
- Une spécialité de plus en plus en vogue chez nous. Ce
sont des vrais délices, il faut essayer !
- Et la brochette de blondes aux épices?
- Même chose à peu près, mais une vraie nouveauté,
celle-là !
- Alors que puis-je prendre comme jus ?
- Je vous conseille le jus de blondes aux arômes, c’est
très bien comme digestif !
Sahibi se
sourît à lui-même et se contenta de lancer en direction
de la serveuse :
- Bon, je
vais en profiter comme à jamais... de toutes les façons
c’est une occasion inespérée... lui dit-il, tout en
ayant une pensée furtive pour les gargotes de N’djaména
dans lesquelles il s’alimentait.
Après
avoir parcouru toutes les pages sur lesquelles il n’avait
particulièrement reconnu aucun plat, Sahibi dévoila à la
barmaid son intention de goûter principalement les spécialités
de la maison afin de rendre la politesse aux bienveillants
restaurateurs dont il vient de faire connaissance.
Celle-ci avait anticipé quelque peu la réponse:
- Je
suppose que c’est une blonde…
- Oui, une blonde à poil, un jus de blondes aux arômes et
une brochette de blondes aux épices.
Et la serveuse avait poursuivi, un peu rassurée :
-
Vouliez-vous aussi de la compagnie ?
- Oui, euh ! frites de…
- Des frites de blondes ?
- C’est ça, oui !
En
fait la serveuse, tout de bagues étincelantes couvertes,
parlait de quoi quand elle évoquait la compagnie ?
Sahibi n’avait aucune idée de la question ! Il
commençait à trouver ça un peu bizarre, mais il se
dît que c’était sûrement un restaurant de très haut
standing.
Et il attendît d’être servi comme un petit pacha, lui,
l’aventurier qui venait dans ce pays chercher meilleure
fortune ; mais l’attente ne fût que de courte durée,
et dans ses rêves vagues, il entendît la blonde, toute
hilare, lui annoncer :
- Votre
attention, cher monsieur ! Vous êtes servis, avec les
compliments du responsable de notre maison :
- Euh…Mais…j’ai demandé à manger et non à être
accompagné par des filles !
C’était
trop tard. Les blondes prirent place à côté de l’hôte
du jour ; Sahibi, tout perdu, s'était mis à observer
donc sa commande, composée de trois superbes blondes :
il regardât de tout près et crût apercevoir d’autres
choses que de vraies blondes ! Qui sont-elles ces
blondes un peu particulières ? Il n’avait pas la réponse.
Soudain une autre blonde apparut, au grand étonnement de
Sahibi, et la réponse n’avait pas tardé à venir :
-
Monsieur, vous êtes le bienvenu dans notre monde, celui des
pédés ! Je vais vous présenter mes adorables
blondes, vous allez les aimer !
Ensuite, en orientant ses doigts aux longs ongles vernissés
vers les trois blondes assises à côté de Sahibi, cette
dernière les présenta tour à tour à l’hôte qu’elles
dévoraient déjà des yeux.
- Voilà :
Biney, l’aînée ; Darna, la plus jolie et Halou,
la pucelle de notre maison!
- Allez ! Amusez-vous bien les blondes ! dit la
grosse blonde, toute velue et vêtue d’un jean moulant en
s’éclipsant dans les
méandres
de ce restaurant enchanteur.
Pendant que les blondes rivalisaient d’ardeur pour
s’attirer ses égards, Sahibi
n’arrêtait pas de chercher des yeux une sortie afin de
pouvoir se lancer comme une flèche, tant il était gêné
de s’être retrouvé dans une telle situation. Lorsqu’il
aperçut un deuxième client qui venait d’entrer dans le
restaurant-bar, il s’était rendu compte de l’erreur
qu’il avait commise en venant dans ce coin tout à fait spécial :
les hôtes et les propriétaires avaient un air particulier,
de même qu’ils se connaissaient très bien. Lui qui
voulait manger en regardant des blondes danser, le voilà
dans les bras des pédés qui réclament légitiment le
droit d’exister en tant que tels.
Sahibi hallucinait et le monde lui paraissait si étrange
avec ce qu’il venait de découvrir à telle enseigne
qu’il n’hésita pas d’avoir une pensée pour les délicieuses Sahibati
de son terroir. Il soupira avant de dire à haute voix :
halou fattah biney darna mafi ( il n’y a pas plus
‘’belle’’ qu’une fille de chez nous !)
Moralité : Sahibi
fait attention quand tu ne connais pas un milieu !
Abdel-aziz
Haggar Djamal
Blague:
La
grand-mère de Sahibi et L’Arbitre
Un jour, du coté de Léré, la
grand-mère de Sahibi regardait un match de football entre
le Cameroun et le Brésil sur la télé CRTV (tout le monde
sait que la TVT n’a de tchadienne que son nom) avec ses
petits enfants. Vers la fin de la deuxième partie, elle
interroge les garçons :
-
Ya iali, ma gaidé nafama chéykoula, nadoum al inda
khalak azarak da, min guibél illé yédjiri kéééééééééé
wo ma yi lemiss ball, hou ké chalo lé chounou
(Mes enfants, vraiment je ne comprends pas. Celui qui est de
noir habillé là, comment il est, je comprends pas !!
Depuis le début, il ne fait que courir par-ci par-là sans
jamais arriver à toucher la balle. Pourquoi on l’a
pris même ?
)
BIAKA, RCI
Blague:
Le professeur
Sahibi
Sahibi
a obtenu son baccalauréat série A et essaye désespérément
d’aller étudier à l’étranger. Mais face aux obstacles
de toutes sortes qu’il n’a en définitive pas pu
franchir, notre cher bon bachelier trouve plutôt
intéressant de se transformer en professeur afin d’aider
ses petits frères( ce sont ses termes) et de mieux les
préparer afin qu’ils obtiennent les bourses étatiques
réservés aux meilleurs !
Enseigner est certes un métier noble mais devenir
enseignant sans le vouloir ou sans en avoir la vocation vous
prédispose à plusieurs imprévus face auxquels vous vous
avouerez sans armes. De toutes les façons, Sahibi a l’intention
d’être utile et choisit de se lancer dans l’enseignement
répétitif (de quartier) mais aussi comme vacataire (au
solde des parents d’élèves).
Il se présenta donc un beau jour devant le proviseur d’un
lycée reconnu pour être celui comptant le plus d’élèves
cancres et dévoile ses ambitions. Ceci intéressa
naturellement le proviseur dont les enseignants éprouvaient
énormément de difficultés à assurer les cours ; le
proviseur accepta la proposition de Sahibi et lui demanda
les matières qu’il désirait enseigner. Sahibi répondit
qu’étant un bon élève durant toutes ses études
secondaires, il pourrait très bien enseigner les maths, la
physique-chimie, le français et la philosophie ;
« Excellent »,
répondit le proviseur, «
et je m’en vais vous proposer directement de prendre la
physique-chimie et la philosophie ».
Parce que ces deux matières ne sont pas encore enseignées
aux élèves de seconde et de première !
Sahibi
accepta et repartit avec son emploi du temps et tous les
manuels nécessaires.
Son premier cours (un cours de physique) intervînt deux
jours après et les pauvres élèves, sans professeur depuis
la rentrée, remercièrent Allah d’avoir ce très gentil
bachelier devenu enseignant pour combler un peu la carence
en profs dans tous établissements de leur pays.
Ainsi
donc, Sahibi est devenu un prof de
physique-chimie/philosophie et se présenta pour la
première fois devant la classe avec une série de manuels
et d'objets inhabituels qu'il posa sur sa table, face a ses
étudiants. Une fois le calme revenu dans la classe, il
prît un grand bouquin d’un physicien de renom et posa des
questions assez inhabituelles à l’assistance qui
commença ainsi à connaître un peu mieux ce très jeune
professeur.
Mais
Sahibi voulait aller très vite et il voulait faire ses
preuves dès son premier cours.
Après avoir développé toutes les parties qu’il avait
particulièrement travaillées, Sahibi dévoila à la classe
son intention de finir tous les cours de physique-chimie par
des travaux pratiques afin que la théorie soit mieux
assimilée.
L’approbation
unanime de la classe conforta Sahibi dans son projet d’expérimentation.
Une fois son cours terminé, il demanda à la classe si le
thème du jour était intéressant et les élèves
répondirent oui.
Sahibi
prît alors une série d’objets très fins qu’il déposa
dans un bocal et remplît ce dernier de toutes sortes de
substances. Il posa ensuite le tout dans un grand récipient
devant les yeux incrédules de l’assistance. Il se mît à
agiter le tout pour compacter le mélange mais voilà que l’ébullition
lui donna du fil à retordre.
Apres
avoir répéter deux à trois fois cette manipulation, le
professeur se rendît compte de son erreur (Il n’avait pas
respecté les phases prescrites dans le bouquin) et demanda
à la classe de reporter l’expérience à une prochaine
séance.
Le cours suivant, le mélange était déjà fait dans ce qui
tenait lieu de laboratoire au lycée et Sahibi passa donc
directement à la phase la plus délicate, celle de
combustion ou plutôt d’explosion puisque c’était
censé être le résultat de l’expérience dans le manuel
de chimie, support du cours que Sahibi enseignait aux
enfants.
La
classe était alors bien attentive. Le bocal était bien
rempli de toutes les substances entrant dans l’expérience.
Tous les matériels étaient prêts. Sahibi se saisît alors
d'une allumette dont il approcha la flamme du bocal. Mais le
mélange n’explosa pas et dans les minutes qui suivirent,
le liquide s’enflamma comme une bougie, au grand
contentement de la classe.
« Voyez-vous »
dît Sahibi
en s'adressant à ses étudiants « j'aimerais
que vous réalisiez cette expérience vous-même. Ceux d’entre
vous qui réussirons l’expérience auront 5 points et
leurs notes seront majorées de plus 2 dans toutes les
matières que j ‘enseigne. »
Voilà qui rassura les élèves qui s’estimèrent déjà
très performants au point de pouvoir faire des expériences
eux-même. Mais lorsque au cours de la semaine suivante
Sahibi demanda aux élèves s’ils avaient tenté l’expérience,
tous avouèrent à demi-mot les difficultés qu’ils
avaient rencontrées ; Sahibi était un peu déçu et
conclut que son expérience n’avait pas été bien suivie,
qu’il allait la reprendre à la fin du cours. Mais du
fonds de la classe une voix protestataire se fit entendre et
le professeur s’entendît dire que l’expérience n’était
pas si difficile si toutes les conditions étaient
réunies : bocal, substances chimiques, etc.…
Alors
très rassuré par le courage de son élève, Sahibi lui
demanda de se lever et de prouver aux autres que l’expérience
pouvait marcher. « Si vous commencez par avoir peur de
vos professeurs, il ne vous restera plus assez d'espoir pour
passer avec succès les examens » leur dit-il pour les
encourager.
L’élève
se leva donc et s'approcha du récipient posé sur la table
du professeur. Il saisît les bouteilles remplies de
produits, la bougie et la boîte d’allumettes, et chacun
s'accordait à dire, à la vue de l’expérience, qu'elle
était cette fois-ci capable de faire une grande explosion,
totalement dévastatrice.
Devant
la classe, l'élève mélangea toutes les substances dans un
bocal avant de verser le tout dans un grand récipient. Il
mît ensuite le feu au mélange qui s’embrasa d’un coup
avant d’exploser. La déflagration fut très puissante et
les élèves les plus proches furent durement touchés.
Sahibi fut très malheureux et choqué de ce qui arriva et
bientôt tout le monde s’accorda pour dire que la
tragédie lui était imputable. Mais à y regarder de plus
près, ses responsabilités étaient bien moindres.
Lui-même victime d’un système démagogique, qu’aurait-il
pu faire devant la soif d’apprentissage de ses
concitoyens ? Nous devons admettre que chacun a une
part de responsabilité dans ce drame :
Les élèves représentaient une semence véritablement
importante, comme un arbre planté et duquel on attend de
bons fruits. Mais ces enfants laissés pour compte sont
issus d’un système d’enseignement archaïque et souvent
abandonnés à une école publique sans moyens. Et ce n’est
pas parce que ces enfants réussissent dans leurs études
que leur avenir est pour autant assuré.
Des
professeurs comme Sahibi représentent quant à eux, les
victimes du népotisme et du clientélisme, deux choses
parmi d’autres à l’origine des difficultés de notre
système éducatif. Ces professeurs vacataires, même s’ils
ont la volonté d’enseigner, se trouvent toujours face à
de très nombreuses difficultés qui entament leur
détermination. En effet, une vraie politique d’éducation
ne peut pas reposer sur le volontariat, mais sur une
professionnalisation de l’enseignement.
Enfin, les responsables d’établissement publics et
privés représentent eux aussi les victimes de ce même
système d’enseignement. La différence réside dans le
fait que certains d’entre eux peuvent être considérés
comme responsables de la dégradation du système éducatif.
Enfin, au regard des responsabilités des pouvoirs publics
qui ne sont pas sans importance, celles des trois groupes
précités apparaissent bien moindres. l’Etat doit prendre
en charge l’éducation, repenser sa politique et
accroître les moyens octroyés.
Moralité
: " Aussi
désastreuses que soient les conséquences de nos faux pas,
il y aura toujours une seconde chance pour que nous
rebondissions, de la meilleure façon cette fois
".
Abdel-aziz
Haggar Djamal
Blague:
Sahibi dans une
clinique de Paris
Sahibi est un vrai enfant de la brousse du coté de
Goré. Il ne s'était jamais
rendu même à Doba. Sahibi est un chasseur de métier et sa spécialité était la chasse au
phacochère. Mais Sahibi est aussi un très pieux homme, qui croit en la vie après
la mort. Alors
qu'il était aux aguets en brousse, il se fit surprendre par
une hyène qui le blessa grièvement. Son cousin venait d’être
nommé ministre à la suite d’une ces tripatouillages
politiques le fit évacuer en urgence sur une clinique de la
ville de Paris. Après des soins intensifs de plusieurs
jours, il reprit connaissance et constate qu’il était
tout de blanc habillé et tout autour de lui était en blanc
immaculé. L’infirmier vint lui demander son nom. Il lui
répondit :
- sur la Terre, je portais le nom de
Sahibi. Ici, je sais pas encore quel
nom Saint Paul m'a donné.
BIAKA,
RCI
Blague:
Waldar
et le Thermos magique
Waldar est un paysan de son village de Faya. Un jour,
sur invitation de son neveu Sahibi, il décide de se rendre
à N’djamena. Sahibi est un grand monsieur qui vit avec sa
femme et ses trois enfants dans une villa moderne avec
cuisine moderne. Waldar fit environ une
bonne quinzaine de jours avec la famille de son neveu. Et
comme tout bon Tchadien, Waldar et son neveu Sahibi ont l’habitude
de prendre du thé qui état toujours disponible dans un
thermos qu’apportait Akhoutna, la femme de Sahibi. A la
veille de son retour, pendant qu’il prenait le
traditionnel thé avec son neveu, Waldar, d'un ton
très sérieux dit à son neveu:
-
Sahibi,
taarfa kadar anna nadoum kabir, wa inti woulédi, Ma
nagdar ni salik chokhol katir. amana,
chokhol alda
(désignant le thermos)
walaï nidora, antinilow.
(Sahibi, je suis une grande personne et toi tu es mon
enfant. Je ne peux te demander beaucoup de chose. Seulement
j’aimerais que tu me donne ce truc (parlant du thermos)
Sahibi un peu surprit par la demande réponds:
-
Khalas,
kalam mafi, dahannak chila
(Non il n’y a pas de problème, il est désormais à toi,
prend le).
Waldar, très content alla ranger précautionneusement son thermos
qui contenait encore un peu de thé. Une fois dans son
village, il fit appeler tous ses amis et très fièrement se
mit à leur servir le thé. Au deuxième verre le thermos
fut vide. Dépité, le vieux Waldar se mit à vociférer :
- Walaï,
Sahibi ma adil, tchatchani anna. Fi béta, yom koulou
machine hanna nassara gaï adil tchar ké, nacharbo chaï
daïman, yom waïké ma kamal. wa djibta hinné kourra
waï bass abaleï marawaï
(Au nom de Dieu, Sahibi n’est pas bien. Il m’a trompé.
Chez lui, la machine des blancs fabrique du thé que nous
prenions tous les jours et cela n’a jamais manqué.
Maintenant je l'apporte chez moi, il refuse de m’obéir même
une seule fois même !!).
BIAKA,
RCI
Aventure:
Sahibi à Bakou en
Azerbaïdjan
Salut à tous. Ceci est, parait-il, une des
plus belles histoires de Sahibi. Dans les années 1970,
Sahibi devait se rendre en Union Soviétique (devenu comme
tout le monde le sait, la Russie); un voyage prévu depuis
longtemps mais mal organisé à cause de bien de tracas
politiques au Tchad : Il y avait eu un coup d'Etat
quelques jours plus tôt au Tchad. Quand Sahibi décida de
partir, la situation était la moins claire du monde et rien
n’indiquait que la vie allait reprendre son cours normal.
Alors en plein vol, et à moins de 2 heures de Bakou où le
pauvre boursier devait se rendre et où il était très
attendu (avec la ferveur de ces compatriotes déjà en place
que vous pouvez deviner), il passait à travers ses
documents et papiers officiels, préparant ainsi la vie d’étudiant
qu'il allait commencer dès son arrivée à l’université
de sciences de la terre de Bakou, en Azerbaïdjan. Soudain,
il se rendit compte qu'il n’avait pas en tête les noms
des personnes avec qui, ils devraient vivre dans ce pays qui
accueille chaque année beaucoup des ialtchadiens. Il se
sentît envahi par une peur à l’idée de se retrouver
dans un pays où il ne connaissait même pas la langue et
eut envie de se renseigner. Il demanda à son voisin assis
à côté s’il y a moyen de communiquer avec le Tchad.
Celui-ci s’en excusa et lui répondis que c’est quoi le
Tchad. Choqué, Sahibi n’osa même pas continuer la
discussion ! ensuite il posa la même question à l’hôtesse
qui, ô surprise, ne le savait pas non plus. Sa stupeur ne
s'arrêta pas là: en effet, personne dans l'avion de UTA
(qui a embarqué tous ses passagers à paris) ne connaissait
le nom du jeune Etat d’où venait Sahibi. Alors Sahibi
préjugea que c’est un avion rempli des fantômes et
voulut s’en fuir par le hublot. La panique s'installa dans
l'avion et le commandant de bord qui est chargé de la
sécurité des passagers, très étonné par le geste
désespéré de Sahibi, eu la brillante idée de communiquer
avec lui pour savoir ce qui ne marchait pas: en effet,
Sahibi, très surpris que son Tchad natal soit ignoré par
les passagers du vol, affirma qu’il est impossible que des
gens normaux ne connaissent pas le Tchad, pays très pauvre
mais où les hommes dans l'ensemble entretiennent une
guerre, non essentielle pour le pays et le développement
économique. Et qu’il voudrait à tout pris rentrer en
contact avec sa famille pour prendre des renseignements
concernant ses frères qui vivent à Bakou. Le commandant
lui prodigua quelques conseils et promit de le mettre dans
des mains sûrs une fois arrivés à destination ; c’est
alors que les choses s’arrangèrent pour Sahibi qui s’assoupît
aussitôt !
Quand l’avion atterrit sur l’aéroport de Bakou,
Sahibi vit de loin que des gens qui lui ressemblaient
attendaient. Lorsque il foula le tarmac de l’aéroport, il
crut marcher sur la lune et l’étonnement des autres
passagers fut très grande quand tous ces gens coururent
pour embrasser Sahibi qui les a tous reconnus. Comment ça,
ce maigrelet qui voulait se jeter désespérément de l’avion
avait l’estime de tous ces gens ? Eh oui ! que
Sahibi soit accueilli avec une telle solidarité laisse
pantois tout ce monde, mais qu’il s’alarme en apprenant
que personne dans l’avion ne connaisse le Tchad doive, en
principe, le moins du monde être accepté; car si Sahibi
qui ne connaît ni les avions, ni les trains accepte de
faire cette aventure pour chercher le savoir, ça suppose qu’il
aime son pays, et c’est pourquoi il vient à Bakou pour
lui être utile plus tard !
Très vite, Sahibi commença avec les études et s’intégra
tant bien que mal à la vie et aux habitudes du pays d’accueil.
Le vodka, la neige, les laboratoires modernes et les
traîneaux suscitent davantage d’admiration que de peur.
Alors Sahibi, très content de cette situation, écrivit
donc une lettre pour la famille et les amis du pays.
«chers
frères et sœurs, vous ne croirez pas ce que je vais vous
raconter mais je pense que vous connaissez déjà des
histoires qui ressemblent à celle-là et que je vous
racontais déjà quand je vivais parmi vous. Même dans le
cas de cette histoire personnelle, pour reprendre mon verbe
d’antan, vous ne trouverez pas les réponses aux
devinettes que je vais vous soumettre. Parce qu’il s’agit
des choses que moi-même j’ai vécues, je vais vous
laisser le soin de jouer ! Le bien que vous ferez à
votre frère c’est de répondre le plus vite possible.
Dites à maman de m’envoyer du charmout, du kawal, de
tamour, de daraba et un bon djoungass ! moi, je vous
envoie des habits, des chaussures, des ceintures et aussi
des photos ; dites à papa que tout ce qu’il m’a
dit quand j’étais écolier, je m‘en souviendrais très
régulièrement. Voilà la devinette : ils sont
différents chez eux, semblables chez les autres, rois parmi
les siens, pauvres chez les autres, paresseux chez eux,
bosseurs chez les autres ! qui
sont-ils ?»
Moins de vingt jours plus tard, réponse de la famille :
trois lettres (une du père, une de la mère et une autre
des frères et sœurs) dont voici ce que contient celle de
petits frères de Sahibi
«cher
grand frère, nous aussi nous te ferons une grande surprise
en te lançant une devinette : ils occupent nos
pensées le jour, la nuit, le matin, quand nous mangeons,
quand nous dansons, …qui sont-ils ? mais comme tu
sais déjà la réponse, nous voulons avant tout te dire
merci pour les cadeaux que tu nous a envoyés ! papa a
trouvé le costume bleu très petit et ne l’a pas porté,
mais le manteau lui convient et il nous a dit qu’il s’en
servira pendant la saison de froid, maman n’a pas aimé l’ensemble
et elle pense que c’est un habillement pour femmes
blanches, mais elle a essayé pour nous le
manteau rouge et elle ressemble à Nanagurza[1];
les filles et nous-même avons trouvé tes cadeaux
formidables : les blue-jeans et autres pantalons sont
très appréciés et nous les portions à l’instant même
où nous t’écrivons cette note, les jupes et décolletés
conviennent aux filles mais elles ne peuvent les porter car
papa et maman ne voulaient pas les voir ainsi,…. ».
Sahibi, déjà très content de la lettre des petits frères, devint
carrément éclairé lorsqu’il ouvrît le colis dans
lequel il trouva son bourre-estomac favori : un
djoungas datant de vingt jours et raffermi par l’éprouvant
voyage, ça représente sûrement un symbole ! et
Sahibi d’ameuter tous les étudiants pour assister au
‘’rasage’’ de cette merveille, avec la sauce de
kawal que vous connaissez !
Comment pouvait-on rater une telle retrouvaille au
point de ne pas répondre à l’invitation ? Les
étudiants affluèrent de toutes parts et l’évènement ne
passa pas inaperçu ; il semble même que le ‘’rasage’’
devint un événement annuel pendant lequel Sahibi et ses
amis se retrouvaient pour parler de leur pays.
Alors, Sahibi, rempli de satisfaction, écrivit une autre lettre.
«Nous sommes ici chez nous, chers frères. Hier, par
exemple, nous nous sommes réunis pour discuter un peu, en
invitant tout le monde chez moi. Nous avons parlé des
difficultés du pays et nous sommes prêts à faire beaucoup
de choses pour vous après nos études! Il y’a plein
de choses que nos villages ne verront jamais peut-être,
mais il arrivera un jour où nous vous construirons le
métro ! je serais très content si vous m’appreniez
que papa ne fait plus la guerre à nos voisins et que maman
et la tantine qui vend les galettes vont ensemble au
marché; dites-moi aussi si la vieille qui habite à côté
de notre maison demande toujours de mes nouvelles et si le
vieillard d’en face, avec son « papa
fatigué », écoute toujours la R.F.I. et n’oubliez
pas de les saluer pour moi.»
Un mois plus tard, Réponse de la famille
«cher
frère, la lettre et les photos nous ont fait plaisir et
nous t’envoyons des photos à notre tour pour que tu voies
comment se portent les enfants, les voisins et aussi notre
quartier….»
J’en tirerai volontiers quelques moralités de l’histoire
de Sahibi :
- Une
terre d’accueil réserve toujours autant des bonnes
surprises lorsque l’on veut bien y vivre en respectant
les règles par les accueillants établies et en
intégrant la communauté qui vous accueille.
- Rien
ne vaut l’estime et la chaleur de nos familles, de nos
amis et de nos voisins qu’ils se trouvent tout près
de vous ou loin de vous, … !
- Chacun
a le devoir de cultiver l’amour et l’amitié parmi
les siens. Ainsi on peut poser en principe, dans les
amitiés et amours cultivés par les hommes de bien,
comme il n’arrive pas trop souvent, qu’une culture
pareille permet de récolter la paix.
En toutes choses il faut prendre en compte, et ce
qu’on exige des gens, et ce qu’on admet devoir leur
concéder pour que l’amour, l’amitié et la paix
existent entre nous.
C’est
une actrice de cinéma dont la comédie qui s’inspire d’un
récit préexistant,
très ancienne, était appréciée par Sahibi qui la
racontait à sa famille tous les soirs.
Abdel-aziz
Haggar Djamal
Blague:
Sacrifice au
dépend de sa peur.
Sahibi a un troupeau et vivait en marge de son
village appelé Norssi avec son ami Waldar, si innocent
qu'il ne connaissait même pas la peur, alors que Sahibi a
peur de tout même de son ombre, ainsi il désignait
souvent son ami Waldar pour toutes les taches. Un jour
Sahibi envoi son ami Waldar comme quotidiennement surveille
les alentours de son enclot, ce soir le petit malheureux
rencontra un monstrueux animal parmi le troupeau, il lance
un cri de secours à Sahibi que l'hyène menace le bétail:
-
Sahibi l'hyène est dans l'enclot,
Sahibi de répondre:
- il faut
l'attraper,
Lorsque Waldar tend sa main pour l'attraper, l'hyène bondit
et prit Waldar par la main dans sa gueule, Waldar cria:
- je l'ai
attrapé, je l'ai attrapé...
Sahibi répondit:
-
il faut l'attacher,
Waldar s'est débattit de toutes ses forces pour se
délivrer du carnassier et ne pouvant plus, il lance un
dernier cri:
- oh si
pitoyable, il m'a prit.
Sahibi répondit:
- chaal
lougoumta (il a prit sa part)
Ainsi se termina l'histoire d'un malheureux dont
son ami sahibi le sacrifia au dépend de
sa peur.
Abdelhak Mht Haggar / Pays- bas
Blague:
La
moto neuve de Sahibi
Très content de monter sa nouvelle moto Yamaha 80, Sahibi
sort de chez lui et part retrouver son ami waldar. Les deux
amis décidèrent d'aller faire un tour vers le quartier
moursal précisément au bar 5 kilo. C'est ainsi qu'en
pleine journée où la température est trop forte (45°
sous l'ombre), nos deux amis empruntèrent la grande avenue
nimery. Non loin de la mosquée Roi Fayçal, brusquement un
chauffard frappa la moto et les deux amis tombèrent. Sans
toute fois s'arrêter, le chauffard continua son chemin en
zigzagant. Sahibi se leva aussitôt et coura derrière la
voiture et releva le numéro d'immatriculation. Il
revient hâtivement trouver son ami waldar par terre et lui
demande:
- Sahibi:
réfigui inti afé séï
( j'espère que tu vas bien )
- Waldar:
afé katir sahibi
(je vais mieux)
- Waldar:
inchalla guidir chilta numero hanal arabié da
(as tu pu relever le numéro de la voiture du chauffard)
D'un ton très sérieux Sahibi répond à waldar:
- Sahibi:
matakhaf,
chilta numéro hagga
(t'inquiète pas j'ai déjà pris son numéro)
Après une heure d'attente les policiers se
sont rendus enfin sur le lieu de l'accident. Après le
constat de l'accident, les policiers ont demandé à Sahibi
s'il a pu prendre le numéro d'immatriculation de la voiture
et ce dernier répond:
- Sahibi:
ayé, numero hagga da T.C.B.(oui
le numéro d'immatriculation est T.C.B)
- Les
policiers:
quoi?????????
-
Sahibi:
T.C.B.
Finalement les policiers étaient très déçu
par la réponse de Sahibi et disent au revoir mon ami. Très
choqué par l'attitude des policiers, Sahibi soulève son
ami Waldar et dit:
- Sahibi:
goum
nomchou Waldar, police hana hassa ma bou djoubou afé
( partons Waldar, les policiers d'aujourd'hui ne le sont pas
vraiment)
- Waldar:
séï
kalamak Sahibi, moudjouroumine wo lommo (tu
as raison Sahibi, c'est un groupe des malintentionnés)
Akhoukou A. Ab.
Titiméh:
Grande évasion de Sahibi
Il
était une fois, lors d'une bagarre avec son voisin Waldar,
Sahibi tua accidentellement ce dernier. C'est ainsi que
Sahibi était obligé de déserter le village pour se
réfugier dans la brousse non loin de réserve de la faune
de Mandelia. Quelques semaines plus tard, les proches
parents de waldar ont décidés d'éliminer leur meurtrier
à tout prix, ils mobilisent chevaux et armes et se mettent
à la recherche de Sahibi dans la brousse. Comme les
meurtriers sont toujours prudents, Sahibi a vu de loin dans
l'horizon des cavaliers qui s'avançaient vers sa direction.
Il avait compris que c'étaient les parents de Waldar et il
s'est mis à courir pour pouvoir se distancer. Sentant
la fatigue venir, Sahibi monte sur un baobab pour observer
ses poursuivants, et effectivement, les cavaliers étaient
toujours à sa trousse. Très effrayé, Sahibi descend
de l'arbre et poursuit sa fuite quand tout à coup il croisa
un homme qui était entrain de ramasser de l'herbes.
Ce dernier avait un cheval et une charrue. Il
mettait du foin dans sa charrue. Sahibi s'approche
de l'homme, lui expose son problème et lui demande s'il
peut le cacher quelque part?. L'homme apparemment n'est pas
à100% normale. Mais il dit toujours la vérité. Il
lui a répondu:
- Tu l'as
tué lors d'une bagarre n'est-ce pas? C'est
pas grave car si tu l'as pas tué, il se peut qu'il te tuera. Donc, entre dans mon foin. Personne ne peut l'imaginer.
Après que l'homme avait fini son travail, il
s'est mis sur le chemin du retour. Effectivement au
sens où les cavaliers arrivaient. Notre pauvre Sahibi
se trouvait dans la charrue couvert de foin (herbe
sèche). Soudain, les cavaliers interpellent l'homme
et deux parmi eux lui posent gentiment quelques questions:
- est-ce que tu as vu
une personne chétif, avec un gros ventre et de taille moyenne part ici ?
L'homme demande:
- pourquoi
le cherchez-vous de la sorte, avait-il fait
quelque chose du mal?
Ces derniers n'étaient pas sérieux.
Ils avaient caché la vérité. Ils ont dit:
- Non, il est
notre fils. Il s'est mis en colère avec ses parents et il a pris fuite. Donc on a peur qu'il
soit dévoré par les animaux sauvages.
L'homme a dit tout en regardant le ciel:
-
eh bien votre fils se trouve dans ma charrue couvert de cet
herbe
Les cavaliers ne lui ont pas cru. Ils ont dit:
- Espèce d'imbécile, nous on parle de quoi et toi tu parles de quoi.
Ils ne lui ont pas cru parce qu'il s'est comporté
comme une personne anormale. Alors que ce qu'il disait
était vrai. En tout cas, les cavaliers n'ont pas pris
au sérieux sa parole et ils ont continué leur
chemin. Après s'être trop distancé des cavaliers,
l'homme a demandé à Sahibi de sortir. En épilogue, Sahibi
lui a remercié et il lui demande:
- comment ça
fait il que je t'avais demandé de me cacher et pourtant tu dis à mes ennemis
là où je me trouve.
L'homme a répondu:
- Écoute
mon fils, si la vérité te sauvera pas, le mensonge ne va pas te sauver, il
ajoute encore, si j'ai dit autre chose tout à l'heure, il se
pourrait
qu'ils vont me battre et brûler mon foin. Ou bien, ils vont fouiller
l'herbe pour te trouver, moi je trouve
que c'est la vérité qui t'a sauvé aujourd'hui.
Sur ce, je fini ma légende. Cette légende est
basée sur une histoire vraie. Par ce message, je voudrais
dire à tous les amis et frères d'être véridique quoi
qu'il arrive.
Votre ami et
frère Mahadjir fils depuis Hamilton, Canada.
Blague:
Les rêves de
Sahibi
Sahibi a toujours rêver de la capitale (N'djamena),
après avoir fini difficilement ses études et par l'accord
de ses parents, il décide en fin d'aller poursuivre ses
études à N'djamena. Une fois arriver pour sa première
journée de classe, le prof a demandé à la classe de
dessiner un bateau dans la mer. Tout le monde a dessiné,
mais sahibi a dessine seulement le bateau. Lorsque le
prof a regardé sur la feuille de sahibi, il voit seulement
le bateau. C'est pourquoi il lui a demandé de savoir,
pourquoi a t-il dessiné le bateau sans la mer. Après
avoir longuement réfléchit ce dernier lui répond:
- ce n'est
pas possible de dessiner la mer, si non la feuille sera mouillée.
Abdelhak Mht Haggar / Pays-bas
Blague:
Le malentendant
Sahibi et sa femme Akhoutna
Dans
le petit village d'endjobdi nom loin de n'djamena sur la
route de Massaguet, vivait Sahibi un malentendant et sa
femme Akhoutna. Dans ce village d'une vingtaine de couzi(cases)
environ juxtaposées les une des autres, la nuit tombée,
les villageois ont du mal a dormir et cela dure depuis le
mariage de Sahibi avec akhoutna, parce que Sahibi comme il
entend mal pense que les autres aussi lui entendent mal et
il faut qu'il crie fort pour ce faire entendre. En effet,
chaque nuit que Sahibi retrouve sa femme Akhoutna pour
coucher avec elle, il crie à haute voix:
-
amourgui sourwalkiiiiii, amourgui sourwalkiiiiii(enlève ta
culotte, enlève ta culotte)
C'était tellement à haute voix que tout le petit village
ne peut s'en passer d'entendre. C'est ainsi que les femmes
du village avec en tête Caca la plus vielle femme du
village décident d'aller voir Akhoutna la femme de Sahibi.
Par la voix de la vielle femme les femmes du village
proposent à Akhoutna:
-
akhoutna, sid di achirna, batan da amourgui sourwalki wo
ardjé radjilki, lé ma yi awi(desormais
enlève ta culotte et attend ton mari, pour qu'il ne crie
pas)
- sémé,
kalamkou saii(daccord, vous avez raison)
répond Akoutna la femme de Sahibi
La nuit est tombée encore sur le village, Sahibi le
malentendant retrouve sa femme Akhoutna sur le lit comme
d'habitude mais il remarque vite qu'elle ne portait pas de
culotte. Très content, il crie à haute voix:
- bigui
léki halou saii, bigui léki halou saii(tu
commence à aimer ça, tu commence à aimerça)
Cette nuit là était pire que les autres nuits, Sahibi dans
son euphorie n'en fini de crier à tel point que même les
animaux domestiques du village ont eu peur de ce vacarme
assourdissant. mais qu'est ce qu'il faut pour faire taire
Sahibi? Histoire à suivre.
Tchadicus
Blague:
Sahibi
et sa voisine de 80ans
À N'djamena dans le quartier
Diguél non loin du palais de 15 janvier vivait une vielle
femme de 80 ans, c'était une voisine à Sahibi. La vielle
femme à défaut d'enfant prenait tous les enfants de ses
voisins comme ses propres enfants. Elle vivait seule
et dépendait souvent des services de ses voisins. Mais
cette dernière âgée de 80ans a tout le temps des
problèmes de santé. Tout les jours elle dit qu'elle est
malade et qu'elle a mal partout. Sahibi qui est son voisin
immédiat et qui a une voiture l'emmène à l'hôpital
central de N'djamena chez le médecin, et après analyse, le
docteur n'a détecté aucune maladie, elle est en bonne
santé. Les autres jours c'est toujours le même scénario:
elle dit qu'elle est aux portes de la mort tellement qu'elle
a mal au corps. bref Sahibi son voisin et le docteur en ont
marre d'elle. Un jour le docteur analyse la situation
générale, tire une conclusion et dit ceci à Sahibi:
- votre vielle voisine a une santé de fer mais je crois que
ce qu'il la faut, c'est un homme, je sais que ce n'est pas
facile pour vous d'entendre ça mais il faut que vous la
cherchiez un mari sinon elle va devenir hystérique. Sahibi
ne sachant quoi faire pour aider sa vielle voisine, décide
de la ramener chez elle. En voiture, sur le chemin du retour
pour la maison, non loin du Souk-kabir, la vielle femme dit
brusquement ceci à Sahibi :
-Sahibi... kalam al doctor orra
da simita séy?
Sahibi répond doucement:
- ayé simita.
quelques instants plus tard la vielle femme dit:
-wo hassa tidora tisséy
chounou ya wilédi,
Sahibi se fâche et dit à sa voisine:
-kaka, radjil hana tamaïnine
sénné(80ans) da, ana nalga léki mine wéne.
la vielle voisine décidément ne veut pas relâcher l'idée du docteur conclut:
-haïy ya wilédi...radjil hana
tamaïnine séné(80ans) kan ma talga koulla, kan liguita
roudjal tinéne hana arbaïne séné(40ans) da ma yabga
tamaïnine, wa da bass nalga afé khalas .
Mahamat saleh Erdimi
Hull/Canada
Blague:
Sahibi
chez le sultan tagozagolo
Un
jour, tagozagolo réunit tous les marabouts de son sultanat.
Il explique à ses invités ce qui suit :
- moi
tagozagolo, j'ai la charge d'une centaine d'orphelins,
chaque année, j'envoie en pèlerinage à la Mecque une
cinquantaine de personnes âgées, dans ma cour, enfants,
jeunes femmes et hommes, personnes âgées, trouvent tout ce
qu'ils veulent : nourritures, soins, aides financières,
etc. sans compter les multiples sollicitations des autres
personnes au Tchad et aussi dans les pays voisins du Tchad.
Alors vous les marabouts, hommes de Dieu, pensez-vous que
moi, tagozagolo, pourrais-je ne pas aller au paradis ?
Après un instant de réflexion, les marabouts répondent à
l'unanimité que tagozagolo, vue tout le bien qu'il a fait
et qu'il continue de faire, ira sans nulle doute au paradis.
Au même moment, on aperçoit de loin Sahibi préparer son
cheval pour un voyage. tagozagolo le fit venir et lui soumet
la même requête. Sahibi fixa tagozagolo et lui dit :
- les
orphelins, qui a tué leurs parents ? C'est vous tagozagolo,
les vieilles personnes que tu envoies à la Mecque, qui a
volé toutes leurs économies ? C'est vous tagozagolo, Ceux
qui peuplent ta cour, qui a confisqué leur liberté ? C'est
vous tagozagolo.
Donc, si vous tagozagolo à votre mort, vous n'est pas en
enfer, c'est que l'enfer n'existe pas tout simplement.
Tagozagolo fixa Sahibi pendant un instant et lui demande ce
qu'il veut comme récompense. Et Sahibi demande que
tagozagolo le laisse partir libre afin qu'il puisse
travailler et s'occuper des siens. tagozagolo le remercia et
concéda au vœu de Sahibi.
Gamar
Aventure:
Sahibi
en Europe
Fraîchement
arriver en Europe dans le cadre de ses études, sahibi s'est
trouvé un ami. Un jour pour impressionner son ami au visage
pale, sahibi commence à lui expliquer:
- mon cher ami, sais-tu que chez moi au Tchad dans la grande
forêt africaine la circoncision se fait avec un couteau
rouillé, non effilé et les sutures se font avec des
épines, en plus le moindre cris te vaudra des injures pour
toute ta vie
- mais vous êtes chanceux chez vous au Tchad répond son
ami, sais-tu que chez nous ici l'infirmier procède à la
circoncision les yeux bandés, ciseaux d'un mètre de
longueur à la main et seuls les chanceux en sortirons
avec la tête de leur machin décapitée
- mais ils sont malade ou quoi, et toi mon ami tu es parmi
les chanceux ou non, demande sahibi très étonné
- moi je suis sorti indemne de cette affaire lui répond son
ami
- puis-je savoir comment demande encore sahibi
- c'est simple, j'ai refusé la circoncision
- donc tu es zoumboulou rétorque sahibi
- oui mon ami, même si je ne sais pas ton mot zoumboulou je
suis certain que tu es au pays de ces derniers
- kaïé ma adjib(arabe local) lance sahibi en murmurant.
Tchadicus
Blague:
Sahibi
en classe de CE1
Le maître comme on a souvent
tendance à nommer l'enseignant au baladna dessina un mur au
tableau et demanda si un élève pourrait trouver le nom.Du
fond de la classe sahibi un élève plutôt d'habitude nul,
silencieux et dont la forte note atteint difficilement
0,5/10,cria:
-
moi monsieur, moi monsieur, moi monsieur
Le maître visiblement très étonné de
l'effort sans précédant de son élève sahibi hésita un
instant puis le désigna:
-vas y sahibi ,je me suis toujours dit qu'un jour tu feras
de progrès
sahibi poitrine en avant sourire jusqu'aux joues répond:
- une dourdourrr (le mur en
arabe local)
Alors des larmes jaillirent des yeux du maître qui comme
l'assistance applaudirent sahibi. Après tout il ne
veux pas sanctionner le premier effort
erroné soit-il de sahibi. Le maître expliquera
par la suite que sahibi voulait bien dire <<un
mur>>
seulement sahibi fait allusion à l'époque de la
légende Sao ou le mur est aussi appelé dourdourrr mais que
dorénavant c'est un mur.
Personne dans la salle n'a compris et sahibi était tout
content de trouver une réponse même
ancienne.
Blague:
Les deux amies
Deux femmes très amies âgées d'environ une cinquantaine
d'année chacune sont prises en chasse par un méchant
chien sur le chemin du souk khalla (marché de mil), dans le
quartier Ridina. Après quelques interminables minutes d'une
course folle, l'une d'entre elle voyant la fatigue venir en
elle demanda à l'autre qui prend de l'avance sur elle:
- eh! prends un peu de sable et verse
dans les yeux de ce chien méchant afin qu'il puisse arrêter
de nous poursuivre ainsi
l'autre femme sans ralentir sa course répond:
- et toi tu cours sur une natte ou
quoi? regarde sous tes pieds s'il n'y a pas de sable
Blague:
Sahibi
et le PCV
Après avoir brillamment réussi son baccalauréat,
Sahibi a obtenu une bourse pour aller poursuivre ses études
à l'université de Salt Lake City aux USA. Le père de
Sahibi est inquiet pour ce voyage. Ce n'est pas le fait que
Sahibi s'en aille si loin et pendant des longs mois qui
l'inquiète. Le père de Sahibi n'aime pas l'avion. Sa
crainte s'est accentuée après les attentats du 11
septembre 01 contre les 2 tours de Wall Trade Center. Mais
là, l'avenir de son fils l'oblige à surpasser sa peur pour
ces engins tout de même dangereux maintenant.
Le
jour du voyage, le père de Sahibi demande à son fils de
lui téléphoner dès qu'il descend de l'avion. Sahibi
promet de le faire. Seulement, Sahibi a été sensibilisé
sur la gestion de la bourse par des étudiants venus en
vacances au pays. Téléphoner à l'international ça va me
coûter une somme non négligeable, mais que faire alors ?
Après une courte réflexion, Sahibi a eu cette idée
ingénieuse : le PCV (Payer Chez Vous).
Sahibi explique à son père le principe du PCV. Le
lendemain Sahibi quitte N'djaména pour Salt Lake City. Le
soir même, un opérateur de la TIT appelle:
-
Allô ! , bonsoir Monsieur Filane,
- Oui, bonsoir
- Monsieur Sahibi vous appelle des USA, acceptez-vous de le
prendre en PCV ?
- Non merci, c'est mon fils. Je sais déjà qu'il est bien
arrivé.
Faites
comme Sahibi !
Mahamat.abakar@caramail.com
Titiméh:
Marfaïne et le
Bachome
Marfaïne (l'hyène) et son neveu le Bachome
(le chacal) décidèrent de partir à la chasse
et se donnèrent rendez-vous le lendemain de bonne heure au Hadjar
Arkou
(Montagne Arkou). Marfaïne trop pressé est partit à la
chasse sans attendre son neveu le bachome. Après une longue
marche solitaire, notre Marfaïne aperçoit finalement dans
un champ de maïs un Djamal (chameau) entrain de
brouter de l'herbes. Tout à coup le Djamal constata qu'il
est en danger, prend la fuite pour se mettre à l'abri du
Marfaïne, mais sans attendre, ce dernier se mis à sa
poursuite. Après une longue poursuite marathonienne, le
Marfaïne et le djamal tombèrent dans un puits sec.
Marfaïne ne savait quoi faire, il ne pouvait plus manger le
djamal, et se console en lui jetant un regard méchant tout
en espérant trouver un sauveur. Le Bachome se pointa au
lieu du rendez-vous et constata que son oncle(Marfaïne)
n'est pas présent sur le lieu, très vite il a compris que
son oncle est déjà partit pour la chasse. Sans broncher,
notre Bachome commença a vadrouiller dans la foret tout en
espérant retrouver son oncle avec un gibier. Après une
longue vadrouille de recherche, arrivé près d'un puits, le
bachome sentit l'odeur de la viande. Très rusé, le Bachome
jeta un coup d'œil dans le puits et il observa
son oncle Marfaïne à côté d'un djamal au font du puits.
Marfaïne a très vite compris que son neveu ne pouvait rien
lui faire et commença a murmurer:
- Adjab, (s'étonne
Marfaïne)
le Bachome rétorque en disant:
- Waktal adjab lissa oncle,
sidal bir, wo sidal djamal yédjou goboul
(Ne soit pas surpris oncle, tu sera surpris lorsque les propriétaires du puits
et celui du chameau se présenteront)
Sans attendre une réponse de son oncle Marfaïne, le bachome continua son
chemin en disant tout haut:
- A wal koullah, nass galow,
al yakoul wéhéda, youmout wéhéda
(qui mange seul mourra seul)
Tchadicus
Blague:
Sahibi
à Montréal
Nous sommes en 1998, Sahibi après son baccalauréat,
il obtient une bourse d'étude pour aller étudier à
Montréal, c'était au Canada. Après un long voyage
fatiguant, Sahibi visiblement très marqué par la difficile
séparation avec Akhoutna mais indépendante de sa volonté,
atterrit enfin à Montréal. Tout au long de ce voyage
Sahibi n'a cessé de penser à Akoutna, elle sanglotait à
l'aéroport de N'djamena quand il la quittait. Mais que
voulez vous il doit finir ces études avant toute chose.
Voila trois jours à peine son arriver, Sahibi est invité
dans une fête organisée par sa communauté et il se dit
qu'il irait se consoler le cœur auprès de ses amis. Le
jour de la fête, Sahibi retrouve Waldar, un ami de son
quartier Amriguébé, après avoirs échanger quelques
accolâtes et se secouer la main, Sahibi et Waldar
s'attablent et s'échangent des nouvelles. Avant de se
séparer Waldar propose à Sahibi:
- yakhaï,
ce soir ni fatouchou lék blonde waïdé madri
(ce soir on te cherchera une blonde)
Très choqué Sahibi répond:
- la la
la, anna ni wéddi wéne nassaranié, non non illé Zarga
africaine béss ni faticha (non
non non, moi je veux amener où une blonde, je chercherai
plutôt une noir africaine)
Waldar a compris que Sahibi n'a pas compris sa
proposition, avec un sourire moqueur aux lèvres Waldar est
parti. Quant à Sahibi, il s'aura 6 mois plus tard, que le
mot "blonde" signifie tout simplement petit amie.
Depuis ce jour il se dit:
- Nassara
khalbatine
Tchadicus
Blague:
Sahibi
et la Mami-wata
C'est l'histoire de Sahibi qui, un samedi soir
décide d'aller faire la bamboula comme d'habitude vers le
quartier moursal. Il prend donc sa moto C75 et se dirige le
long de l'avenue Mobutu(il est 23heures passer) et là, il
aperçois une fille avec un voile blanc des talons blanc et
un jolie sac à main blanc. Évidemment, il s'arrête, la
dit bonjour et commence à tchatcher. En tant que bon
wiléd-n'djamena, il réussi à embarquer la fille et
l'amena dans le restaurant poulet d'or, ils dînent et
passent un très bon moment. Sahibi a déjà son programme
tout tracer dans sa tête, mais avant de l'amener chez lui,
il l'a propose d'abord d'aller danser à oxygène
night-club. Ils atterrissent à oxygène, s'installent, et
vont danser sur la piste au rythme très douce de Maître
Gazonga, et là, en plein déhanchement, Sahibi
remarque qu'une fille qui danse en face d'eux a des sabots
à la place des pieds, Sahibi est stupefait, il s'approche
doucement de l'oreille de sa compagne et lui dit:
-la ilaha
ilala, chiffi, chiffi biney al gay talab djambina di,
ridjiléna hana djouat
et sa compagne lui répond:
-guoul
allah, michil hanay dol ké?
Sahibi regarde les jambes de sa compagne et elle
avait la moitié de son corps en cheval, Sahibi
s'écroule et meure, c'était une mami-wata.
Blague:
Ventilateur wara
sai
Dangao,
un homme fort parmi les durs au pouvoir vient de perdre sa
femme suite d'un envoûtement. Sahibi qui est le cousin
germain de l'homme décide d'aller au lieu du recueillement
transmettre ses condoléances a son cousin. Arriver au lieu,
Sahibi dit bonjour et s'assoie a coté de son cousin. Il
récite avec celui-ci des rites et interpelle le tout
puissant pour son amour. Mais comme la nature n'est pas
catholique ce jour, un garçon de courses a reçu l'ordre
d'amener un ventilateur. Sahibi qui n'a jamais vu le model
amené, est resté dépayser a observer les mouvements de
l'appareil . Ne pouvant attendre longtemps sans être
présenter au public comme cousin germain de Dangao, il
demande un silence et dit:
- shiftou
wa! Grand-frere Dangao kata machine da lé tichoufou kadar
anina saii ké akhouan, Bendilatére da yissouflé fit
Dangao woh i gabil ley anna, gaii yi wassibkou kadar anina
saii saii akhouan
Il s'arrete et regarde s'il y a désapprobation alors Moussa
confirme en disant:
- saii
kalamak, bendilalterre wara gal ichabou ichabou saii saii
houmam akhouan akhouan
Félix, USA
Blague:
Sahibi au marché
de Dembé
Un après
midi, Sahibi se rend au marché de Dembé pour acheter du
Charmoute afin que sa douce moitié puisse préparer le
diner du soir. Après avoir tourner en rond pendant quelques
minutes à la recherche des vendeuses de Charmoute, Sahibi
s'adressa à une bonne dame
- Bonjour
madame
- Bonjour monsieur
- madame où pourais-je trouver du charmout ici?
- et la bonne dame répond : hum adjab, toujours Sara moutou
bess, Doum moutou ké mafi wa ?
Gamar
Blague:
Le 1er amour de
Sahibi
C'était
l'été 1985, Sahibi est en classe de CM1à l'école du
Centre. L'année scolaire tire à sa fin, les élèves
étaient tous content de finir l'année. Mais voila que
l'année tant à finir, Sahibi vient juste de faire la
connaissance d'une jeune fille de sa classe la belle Fanta
appelée aussi «chaloufta Zarga» pour ses lèvres
noires. Une très bonne relation amoureuse qui vient de
commencer entre Sahibi et Fanta chaloufta zarga. Un jour,
Sahibi invite la belle Fanta chaloufta zarga chez lui,
après avoir parler du tout et de rien, Fanta décide de
partir et avant de partir elle demanda à Sahibi:
- antini
bise wahit, anna machi bét
(donne moi une bise, je veux rentrer chez moi)
Sahibi n'a jamais entendu parler de ce mot «bise»
auparavant, il est surpris et très gêné de ne pas
comprendre ce que demande la belle Fanta chaloufta zarga
mais quand même il décide de la répondre:
- sémé,
ambakir taali nantiki bise wahit
(d'accord, revient demain et je te donnerai une bise)
La belle Fanta chaloufta zarga part chez elle avec
bien sûr des interrogations. Sahibi, resté seul, se
demande si cette fille n'est pas matérialiste. En tout cas,
c'est bizarre dit-il, premier rendez-vous et la belle Fanta
veut une bise et je ne sais pas combien coûte une bise, à
voir sa beauté, ce qu'elle demande coûte une fortune et
moi je suis qu'un élève. Le lendemain, à quelques heures
de son rendez-vous avec Fanta, Sahibi désespéré, retrouve
son grand frère et lui demande:
-
grand, amiss chifta filime wahit illé bi orou bise, bise,
hou chounou bise da?
(grand frère, hier j'ai suivi un filme dans lequel on parle
que de bise, bise, c'est quoi bise?)
- bise
da ma embrasser fi choudouga béss wa
(c'est juste embrasser sur la joue) lui répond son grand
frère.
Sans attendre, Sahibi va dans la douche, il prend une heure
pour brosser ses dents et sa langue. Comme prévu, la belle
Fanta chaloufta zarga se présente au rendez-vous. Après
quelque temps passer ensemble Fanta dit qu'elle veut
rentrer, et cette fois ci Sahibi la prend dans ses bras et
la donne une bise. Quand Fanta lui demande pourquoi hier il
a refusé de lui donner une bise, Sahibi dit qu'il ne
voulait pas simplement précipiter les choses au premier
rendez-vous. Chaloufta zarga n'a rien compris et Sahibi est
heureux.
Adoum Hassan, (TORO)
Blague:
Sahibi, l'enfant
terrible du Quartier Arboutsoulback
À N'djamena dans le quartier Arboutsoulback,
vivaient Sahibi un enfant d'âgé d'environ 8 ans et sa
mère Amsahibi. Malgré son très jeune age, Sahibi est un
enfant terrible, têtue, insolent, curieux et il ne manque
pas d'imagination pour entraîner sa pauvre mère dans de
nombreux problèmes. Un jour, leur voisine accoucha un
bébé qui n'a pas d'oreille et le jour du baptême Amsahibi
supplia son fils Sahibi de ne rien dire au sujet des
oreilles de ce bébé une fois qu'ils seront au baptême,
Sahibi pour sa part promet à sa mère de fermer les yeux et
d'ignorer les oreilles du bébé de la voisine. Le jour du
baptême, Sahibi, sa mère et beaucoup d'autres invités
étaient près de la voisine quand, Sahibi demanda à leur
voisine la mère du bébé:
-voisine,
voisine, votre bébé voit-il?
-non il
est encore bébé répond la voisine
-quand il
aura 30 ans, est ce qu'il peut voir?
questionne encore Sahibi
- à 30
ans il sera un homme et il pourra regarder de loin comme de
près répond la mère du bébé.
En ce moment là, la mère de Sahibi était
très contente de son fils qui ne joue pas au trouble-fête
avec jusqu'ici que des simples questions sagement posées.
Mais Sahibi n'a pas encore satisfait sa curiosité et il
demanda encore à sa voisine :
- mais
voisine, quand votre bébé aura 100 ans, est ce qu'il
pourra toujours voir?
- non
Sahibi, à 100 ans on lui cherchera des lunettes
expliqua sa voisine
-
comment votre fils portera-t-il ses lunettes? demande encore
Sahibi.
Brusquement toute l'assistance se tut, la voisine, la
mère de Sahibi, comme les autres ont tous compris ou est ce
que ce terrible Sahibi. veut en venir. Sahibi le terrible
enfant d'Arboutsoulback a tout fait pour dire autrement que
le bébé de leur voisine n'a pas des oreilles et une fois
de plus Amsahibi est dans de problèmes.
Adoum Hassan (TORO)
Aventure:
Sahibi, sa femme
khadidja et le génie
Sahibi
et Khadidja, est un couple comme tous les autres mais le
mari se nommant Sahibi est un chasseur. Un jour il partit en
forêt, et il vu un épervier pris au piège
d'un autre chasseur. Il le libera, et au moment de
s'envoler, l'épervier qui en faite était un génie
déguiser lui remis trois oeufs et lui dis ceci:
prend ces œufs, et à chaque
fois que tu voudra quelques chose, va au bord de la rivière
et prononce le nom de ce que tu veux(or, argent,
pouvoir) et jette un oeuf dans la rivière et ton
vœu sera exhaussé immédiatement, un autre jour l'autre
oeuf, ainsi de suite jusqu'a ce que tu finisses les trois
œufs, mais il ne faut surtout et surtout le dire à
personne (même pas à ta femme) c'est très important.
Notre chasseur Sahibi est le plus heureux des hommes, sur le
chemin du retour il se fait des milliers de projet entre
autres (un ranch en Californie, une alpha romeo, un jet
privé). Arrivé à la maison, Sahibi oubli la
recommandation du génie et dit à sa femme:
- khadijda! ké taali djaï,
dounya amfakat lenna khalass. Et
puis il commence à raconter à sa femme ce qui s'est passé
dans la foret. khadija dont les cheveux s'arrêtent aux
oreilles dit ceci:
- aoual be aoual da, khalli namchou bahar nazougoulou béte
djidatt wahit léy chahary (cheveux) yabgo toual.
et ils s'en vont au bord de la rivière, jettent un
oeuf et là, instantanément les cheveux de khadidja
abondent jusqu'aux chevilles. très surprise, elle crie:
- la la la, souf da
koulou niwadi wéne, yalla azougoula béte djidatt akhar
léy nangoussou chia madiri.
Le pauvre Sahibi s'exécute et jette le deuxième œuf, et là
comme par magie, sa femme Khadidja se retrouve complètement
chauve. Elle crie de nouveau:
- wourourouk wadal kélip
da, yalla azougoula akhar le soufi al chiya hana awal
da yedji bakana. Bien sûr il
jeta son dernier et ultime œuf et sa femme retrouva ses
cheveux d'avant. Sahibi psychologiquement milliardaire se
retrouve sans œuf et sans rêve, aussi misérable qu'avant.
Mahamat Saleh Erdimi.
Titiméh:
Les deux
compagnons, le "djamal" et le "dout"
C'était
deux compagnons qui font un voyage au dos d'un chameau,
après des jours et des nuits de marches, le chameau se
fatigue, craque et meurt. Désespérés, les compagnons
décident quand même de le dépecer et de le manger. Alors
ils se mettent à l'œuvre : ils tirent l'animal sous un
arbre et commence à le vider le ventre et le peller la
peau. Ils sont en plein travail quand tout à coup,
surgit d'on ne sais où, un lion. Alors là, c'est la
panique, l'un grimpe à l'arbre et l'autre entre dans le
ventre vidé du chameau. Le lion qui avait vu celui
qui était monté à l'arbre, s'approche de l'arbre en
rugissant. Alors la personne qui est sur l'arbre dit ceci en
arabe local:
- hey
dout, ana walla wehedy. mah daakou refigui guaï tihit fi
botoune djamal da, amchi akoulah ké.
Soudain, très choqué par l'attitude lâche de son
ami sur l'arbre, le compagnon caché dans le ventre du
chameau sortit de sa cachette, s'approcha de l'arbre et
engueula son ami en disant:
- hey
iinti, kadab hanak da, malla toori da
Tellement qu'il était en colère notre ami avait
complètement oublier la présence du lion. Bien sûr, le
lion le dévora.
M.S. Erdimi. Hull/Canada
Blague:
Le sakkari mafindi
C'était vers la fin du mois de ramadan
exactement le 29e jours. En plein rue à N'djamena, dans le
quartier Ambassatna, un groupe de personnes, une centaine
environ cherchent ensemble désespérément à localiser la
lune pour célébrer son lendemain la fête du fin de
ramadan. Tout à coup un Sakkari Mafindi sakkran (un vagabon
soûlard et ivre) se tenant à peine sur ces pieds fait son
apparition. Très étonné par cette foule immense devant
lui, il n'attend pas pour savoir, tout en trébuchant,
il va vers la foule et demanda:
- gaï
din ti fatouchou chounou wa, ya djama
(qu'est ce que vous chercher)
Quelqu'un parmi la foule à quand même pris la peine
de lui répondre:
- gaï
din nou fatouchou gamar da (on
cherche à localiser la lune)
Puis le sakkary mafindi sakkran d'un geste, pointa sa
main vers le ciel et dit:
- ma
dakou gamar da wa
Tout le monde se joint à lui et effectivement voila
enfin la lune en forme de croissant dans la direction de sa
main. La foule applaudit le sakkari mafindi sakkran,
le souleva aux cris de youyou et d'acclamation :
- cha fa
gamar da awwal, achkourou,
(il a pu localiser la lune le premier, il faut le remercier,
etc.)
Après cette hasardeuse réussite, le Sakkari mafindi
sakkran est encore tenté par l'expérience inattendu de
tout à l'heure et il dit à la foule qui l'acclamait
toujours, en pointant sa main vers le ciel:
- agoufou,
agoufou, dakou gamar akhar
(arrêter, arrêter, voici une autre lune par ici)
Cette fois, la foule se jette sur lui, coups de poings,
coups de pieds, et il à dû prendre ses jambes sur son cou pour s'échapper à la foudre de la foule qui criait cette
fois ci:
-
aakourbou, doug gouou, fourouchou, sakkary, mafindi, kad dab
(arrêtez le, tapez le, battez le, soûlard, vagabon,
menteur)
Après s'être évader de justesse dont lui même ne
sait pas comment, le sakkari mafindi sakran constate avoir
perdu deux dents et ses chaussures. Il jure retenir qu'une
leçon de cette expérience où en moins de cinq minutes il
est passé d'allier en ennemi, celle que même l'enfer est
pavé des bonnes intentions, lui qui voulait aider se
retrouve en mauvaise posture. Visiblement très déçu et
fâché il dit tout bas:
- nass ma
indoum khére, boutan kan gamar marac guidami koulla, ni
laffid allé saba, wa kan marac allé saba ka man n'akdar le
khachoumi
(les gens ne sont pas reconnaissants, dorénavant si la lune
apparaît devant moi je tourne à l'Est mais si jamais il
apparaît encore à l'Est, je ferait mieux de me taire)
Tchadicus
Anecdote:
Un goum en situation
Un
goum (ancien militaire) par une claire de lune se trompa de
dourbali (culotte) en portant celle de son amante. Arriver
à la maison, sa femme constata la nouvelle tenue que
son mari balançait entre les jambes, très étonnée
elle demanda à son mari
- HÉ! ou est ce que tu as troqué cette culotte?
Après avoir eu chaud quelques seconde il répond:
-tu crois que nous les goumiers (goums) on a le choix avec
ce Hakouma (colon) qui nous donne des tenues bizarres à
chaque fois, pire encore je crains que la prochaine fois
c'est une bornoborno (robe) qu'il nous obligera à porter,
et ce jour je démissionnerai.
Blague:
Le ramadan
Deux
aveugles en plein prière entendent un enfant dire"
Gassoumou baden Medidé da".
L'enfant pose sa tasse aux pieds d'un des deux aveugles et
le reprend sans faire du bruit et continue sa route. A
la fin de la Priere, un des aveugles demande à son ami
" We'n
medidé da?" et
l'autre de son côté répond " Inti
battan, Allah isouroufac...Kélib!"
Ngoussou R.
Félix, Portland State University
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