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Sahibi
humour (suite) |
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Le
plein humour avec Sahibi et Waldar, c'est ialtchadement drôle.
Ils nous content des blagues et histoires inédites de chez nous.
Pour rire et s'évader,
venez chaque jour me visiter. Mon nom est Sahibi,
mon père s'appelle Filan, mon meilleur ami est Waldar,
ma fidèle dulcinée est Akhoutna. Nous sommes ici pour vous divertir avec
nos aventures, blagues,
anecdotes, contes, devinettes, etc. Des histoires drôles
100% ialtchadiennes envoyées par les ialtchad et qui sont régulièrement mises à jours pour vous faire
plaisir. Sahibkou |
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Blague:Sahibi,
sa femme et le tigre!
Sahibi est un éleveur des ovidés. Il garde son maigre troupeau avec
attention et chaque soir il le case dans son enclos fait des branches épineuses.
Mais, chaque matin, Sahibi se rend compte qu'un groupe de chacals
rodant dans la nuit, autour de l'enclos, a emporté un animal.
Il décide de mettre un piège afin de venir au bout de ces prédateurs.
A chaque fois que le piège prend un chacal, Sahibi passe le bout de la
corde qui maintient ce piège par la fourche d'un tronc d'arbre, le
tracte et le confie à Akhoutna avant d'aller achever la bête.
Une nuit, clap! le piège prend un prédateur. Sahibi passe
la corde par la fourche, la tracte et appelle sa femme à l'aide.
Celle-ci arrive pour maintenir la traction. Sahibi, armé
d'une massue, fait le tour de l'arbre et là, il découvre que son piège
ne tient pas prisonnier un vulgaire chacal mais plutôt un...
tigre! Pris de peur Sahibi détale vers le campement où il se
dissimule sous une couverture avant de s'adresser à Akhoutna:
- Aaaaakhoutnaaaa,
l'animal n'est pas un chacal, c'est un tiiiigre!Cache-toi!!!
CCL:
il existe bien des hommes poltrons!
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi, le plus
sage des fous
Sahibi est
un malade mental retenu dans un cabaneau. Il y vit parmi tant d'autres
fous, errant par ci, par là dans la grande cour de ce centre. Un jour
un groupe de ces fous découvre un pneu de voiture dans la
cour. tous étonnés, ils se demandent:
- c'est quoi ce?
c'est rond, c'est noir mais c'est....bizarre.
- Vous ne connaissez pas ça? hi! hi! ha! ha! ce n'est qu'une vieille
lune tombée du ciel!
Repond Sahibi, le plus lucide des fous.
Jamila
fouda Kodji
Blague:
Sahibi, son
ignorance et le jeune papillon
Un jour
Sahibi trouva à tout hasard un jeune papillon qui se peine à sortir de
son cocon où il avait vécu à l'état larvaire. Il se débattait
sans cesse, sans parvenir à agrandir l'orifice exigu du cocon. Après
une longue observation, Sahibi décide de l'aider en élargissant
l'ouverture. L'insecte battit des ailes et mais hélas! il n'a pu volé.
Il traîna un long moment sans jamais pouvoir prendre son envol. Un
vieillard qui a tout observé dit à Sahibi:
- ce papillon ne pourra voler que s'il a ouvert lui-même son cocon. En
voulant l'aider, tu as empêché la sève vitale d'atteindre
la périphérie de son anatomie. Ce beau papillon ne décollera jamais
du sol et il mourra par ta faute.
-
ah! bon! c'est comme ça!!! s'exclame Sahibi avec remords.
NB: Il
faut toujours laissé un homme se frayer son chemin et bâtir son
avenirs. Car en voulant toujours lui porter secours, vous risquerez de
lui causer de pires malheurs, comme l'ignorant Sahibi fit au petit
papillon.
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi, le fou et
la mauvaise idée
Sahibi vit
dans son village reculé, quelque part au Tchad. Un village dont toutes
les cases ont des toits en chaume et en paille. Il se trouve qu'il
existe dans ce village un malade mental errant qui traverse le village
de long en large. C'est un fou simple dont l'internement est si aigu
qu'il n'est ni violent ni agressif. Un
jour Sahibi qui n'a pas sa langue dans la poche, voyant passer le fou près
des cases, s'exclame haut et fort:
-Ne peut-on
pas écarter ce débile des cases! Chassez-le loin de nos maisons sinon,
un jour, il incendiera nos habitats.
Le fou qui n'a jamais été vu parler se tourne alors vers Sahibi et déclare:
- l'idée d'incendier
des maisons ne m'a jamais effleuré mais comme tu me l'inculques
alors...je vais la mettre en exécution!!
Le fou s'empare d'un
tison et se lance dans une course folle tout en mettant le feu à chaque
case. Les dégâts ont été sans mesure.
Leçon:
il y a des situations
désastreuses que nous créons par notre seule initiative. Ce fou
n'aurait jamais mis le feu aux cases si Sahibi n'a pas prévu cet acte
par sa langue sans cadenas. Toute mauvaise intention nous est inspirée
par quelqu'un d'autre, raison pour laquelle les adultes ne causent
jamais près des esprits immatures comme ceux des enfants.
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi, Professeur en
Psychologie et l'enfant
Sahibi
est un psychologue. Par des techniques simples, il parvient à
interroger des enfants afin d'évaluer leurs quotients d'intelligence.
Un jour, dans la pratique de son métier, il tombe sur un jeune enfant
de dix (10) ans difficile à interroger. L'exercice consiste à pousser
l'élève à donner la réponse à cette opération: 10-6 = 4. Sahibi
demande:
-Tu as 10 francs et tu
part acheter des "fangassou" pour 6 francs. Combien te
restent-ils?
- D'abord je n'ai pas 10 francs et même si j'en possède,
je n'achèterai jamais des "fangassou". Ma
maman en fait d'ailleurs! lui
rétorque l'élève.
-Tu vas au pâturage avec 10 vaches. Les six (6)
vaches se perdent. Combien en ramènes-tu à la
maison? redemande
prof, Sahibi.
- Je n'oserai jamais rentré à la maison. On dirait
que tu ne connais pas le degré de sévérité de mon
père! s'exclame
l'enfant.
- Dans une classe il y a 10 élèves. Les six (6)
contractent une rougeole. Combien d'élèves viendront
en classe?
- Personne ne viendra en classe car les autres auront
peur de contracter à leur tour cette maladie.
dit l'élève,
toujours imaginatif!
Leçon:
cet enfant n'est pas idiot, d'ailleurs il a
l'air très éveillé et laisse libre cours à son imagination.
Cependant Professeur Sahibi est très déçu. Les tests de psycho. ont
vraiment leurs limites, n'est-ce pas?
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
La vengeance de
Sahibi
Sahibi vit dans une région
du Nord du Tchad. Sahibi est un maître de la forge mais dans cette
contrée ceux qui appartiennent à ce métier sont considéré comme des
castés donc des sous-homme pour ne pas dire des infra-humains. Bien que
les forgerons rendent des services de prestation inégalés, les nobles
de ce pays les regardent avec mépris et leur réservent un traitement dégradant
et humiliant.
Sahibi, le forgeron, a aussi d'autres cordes sur son
arc: il est aussi divin, féticheur et guérisseur. Les femmes stériles affluent
de partout pour le consulter. Un jour parmi ces clientes se trouve
Akhoutna, une voisine du clan des nobles, à la langue trop aiguisée,
trop prompte à insulter Sahibi et sa famille, à la moindre occasion.
Elle vient consulter aussi pour la stérilité:
- oh!
divin Sahibi, me voilà depuis dix pluies sans progénitures.J'ai
fait tout mais hélas je reste inféconde. Peux-tu m'aider, mon
voisin?
- pour nous qui avons la science occulte, la stérilité n'est qu'un mal
anodin, au remède trés facile. Viens cette nuit à mon atelier avec du beurre.
A l'heure indiquée,
Akhoutna arrive munie de son beurre. Sahibi lui demande d'oter son
seroual (culotte). ce qu'elle fait sans tarder, trop soucieuse de
concevoir. Le malicieux Sahibi applique le beurre tout autour de
l'organe génital de la femme et met une grosse quantité juste à
l'entrée du....vagin. Il dit alors à la femme:
-
il nous faut un pénis pour introduire le panacée dans les
"profondeurs".
- non, sois sérieux! Tu ne peux me faire ça, puisque tu est un
forgeron, un casté! proteste Akhoutna
-
En fétiche comme en science médicale, le traitement ne connaît
pas de caste ni d'ethnie moins encore de tribu. Le seul but
est de vous guérir.
- d'accord, utilise
alors le "tiens" pour le "faire" mais garde bien le
secret, c'est entre nous deux que ça restera.
Quelques semaines
plus tard, Akhoutna se dispute avec la propre femme de Sahibi.
- Espèce
de femme de forgeron, castée, femme inférieure! cria
Akhoutna
Sahibi, très touché
et très remonté contre son ancienne cliente, tonne du fond de son atelier
de la forge:
- Hé,
Akhoutna! en quoi dépasses-tu une femme de forgeron? J'ai eu à...faire
l'amour à une femme noble au sexe enduit de beurre mais elle n'a rien
de meilleur que ma femme!!
En écoutant ses
mots, Akhoutna se précipita dans sa case et s'y terre pour toujours. Elle
n'ose plus jamais insulter sa voisine.
Léçon:
comme Sahibi a si remarquablement confirmé dans cette histoire, il n'y
a aucune différence entre ceux qui se disent nobles et ceux dits
castés.
Mais seulement seul l'orgueil humain est à l'origine de telles
stratifications sociales qui sont souvent sources des conflits
dramatiques inutiles. En plus il y a mille stratèges pour lutter
contre de telles considérations. Sahibi en use quelques fois,
demandez-lui conseil!
NB:
je suis désolé pour les termes crus et sans pudeur. Comprenez-moi, je
suis d'un domaine (médecine) dans lequel l'anatomie de l'homme n'a
pas de tabou!
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
Professeur Sahibi et son
étudiante
Sahibi, professeur d'Anatomie à la faculté des sciences de la santé
de N’djamena a l'habitude de poser des questions à ses étudiants
pour susciter leur curiosité afin de les initier aux lectures. Il
demanda à Akhoutna, une assidue étudiante:
- Quelle est la partie du
corps de l'homme qui, en se dilatant, devient sept (7) fois plus
gros par rapport à sa forme initiale de repos?
Akhoutna, l'étudiante se
plongea dans une longue réflexion sans pouvoir répondre. Dans la salle
des voix chuchotent: "zi..zi...pé..pé...zi..ni..ni...pé.....ni"
Alors la brave étudiante sortit de son silence:
- c'est le pénis de l'homme!
La salle applaudit, croyant
que la fille a trouvé la réponse!
- Quelle illusion!!! c'est
faux! c'est plutôt la pupille de l’œil! répond professeur Sahibi
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi a faim.
Un jour, Sahibi se retrouva sans argent à cause des salaires impayés. Il a faim, très faim et il faudrait absolument se mettre quelque chose
sous la dent.
C’est ainsi qu’il décida d’aller voir au Marché de Mil son ami
le boucher Waldar.
Comme à son habitude, notre boucher était en pleine besogne entrain de
dépecer des chèvres et un poulet. Sahibi mendia d’abord un peu de viande mais le boucher lui dit :
-
C’est entendu, je vais t’en donner, mais seulement si tu
arrives à compter jusqu’à dix sans prononcer «un».
Sahibi réfléchit pendant un long moment puis répondit :
-
Ces deux chèvres et ce poulet ont à eux trois dix pattes.
Et notre malin Sahibi eut droit à sa part de viande ! .
MORALE :
Qui veut manger doit savoir réfléchir !
Mahamat A. Moussa
Wichemi.
Blague:
Sahibi et Ak'kou
Il était une fois, dans le Soudan d'El
Nimery. Sahibi est un de ces révoltés qui en a assez du train de vie
imposé par le régime. Alors, tous les jours, il clame des
insultes envers le gouvernement en place, critique sans cesse la
politique, et traite en permanence le président soudanais de tous les
noms d'oiseaux; tout cela bien sûr lorsqu'il est chez lui, entouré de
personnes qui savent garder un secret. Dehors ou en public, il n'oserait
pas.
Seulement voilà, un certain Ak'kou, habite chez Sahibi, et Ak'kou n'est
autre chose que le perroquet de notre ami. Un jour, le colocataire de
Sahibi alla comme d'habitude pour faire un tour, mais ce jour-là, il se
posa sur un poteau dans une rue où était postée une patrouille de
police et se mit à répéter inlassablement les paroles qu'il entendait
tous les jours chez lui:
- "El
Niméry, que Dieu te maudisse"... "Que Dieu sauve le Soudan de
ce tyran et de ses acolytes"...etc
Les policiers tuent donc ce
perroquet qui vocifère, et retrouvent son propriétaire grâce à
quelques renseignements dans le quartier. Ils arrivent donc chez
Sahibi et lui demandent des explications en lui présentant le corps
inerte de son oiseau. Le pseudo-polititcien comprend aussitôt, et, la
peur donne des ailes ne dit-on pas? Sahibi trouve une parade pour le
moins imparable!
- "En
effet, cet oiseau m'appartenait, mais depuis qu'il a commencé à
parler de politique, je l'ai renvoyé de chez moi"
Toute personne ayant
vécu à N'Djaména a sûrement entendu parler de cette histoire
populaire.
Ne dites pas ce que vous n'assumerez pas.
Taher CHEMI
KOGRIMI
Blague:
Sahibi et Akhotna:
qui trompe qui ?
Sahibi
ne manque pas d'occasions pour se soustraire des yeux d'Akhoutna,
sa femme, pour la tromper. Un jour Sahibi s'éclipse et quelques heures
plus tard, il appelle Akhoutna qui se trouve blottie dans les bras
de.... Waldar, le meilleur ami de Sahibi:
- Allo! chérie,
je suis à la pêche au Chari en compagnie de Waldar. Sers les enfants
car je viendrai un peu tard. Tiens! Waldar a attrapé un gros capitaine!
- D'accord et bravo pour lui! lui répondit Akhoutna, après un long
hochement de tête.
- qu'est-ce qu'il dit d'autres, s'enquit Waldar, tout nu et un peu apeuré.
- Ne t'éffraie pas, il ne viendra pas de sitôt! Il prétend qu'il est
avec toi à la pêche et que tu as réussi à prendre un gros capitaine
à l'hameçon.
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi se voit le plus
malin
Un jour en se
dirigeant vers le marché,
en cours de route Sahibi rencontre un guérisseur ambulant.
- Des remèdes pour tous les maux ! Achetez !
Achetez ! crie le guérisseur.
- Tu as aussi le remède de la mort ? l’interroge
Sahibi.
- Oui monsieur, à condition que ce remède soit mêlé au
lait d’une poule, lait trait de la personne même qui a envie de se guérir
de la mort.
Sahibi surprit de cette condition dit Waï,
hannak daa fata rass
(ah ! la tienne me
dépasse).
ALLATCHI
Daraya
Blague:
Sahibi,
son fils
et le chasseur
Un matin sahibi fait appel à un grand chasseur du village et lui
demande de l'aider à abattre un loup qui ne cesse de ravager son maigre
troupeau d'ovins. un rendez-vous fut pris pour le lendemain afin de
traquer le méchant animal. Après le départ du chasseur, le fils de
Sahibi (âgé de cinq ans) qui a suivi la conversation de son père avec
le chasseur demande:
-
papa, ce quoi le loup?
- c'est un méchant carnassier, une sorte de chien
sauvage.
- pourquoi voulez-vous le tuer?
- parce qu'il tue les moutons.
- alors après le loup, vous tuerez aussi Mahamat, le
boucher? Lui aussi il tue les moutons!
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi
et son père
Sahibi et son père devaient prendre un avion pour se rendre en France. Après
trois heures de vol, le commandant de bord dit à ses passagers :
"C'est votre commandant qui vous parle. Nous perdons de l'altitude
et = nous n'avons pas assez de kérosène pour atteindre notre
destination. Donc, nous allons larguer hors de l'avion tous les
bagages." L'avion regagna de l'altitude. Une demi-heure plus tard,
l'avion = reperdit de l'altitude et la voix du commandant se fit encore
une fois entendre dans les hauts parleurs : "C'est votre commandant
qui vous parle. Nous perdons encore de l'altitude et nous ne pourrons
pas atteindre notre destination sans jeter quelques passagers hors de
l'avion. C'est une mauvaise solution, mais nous allons le faire d'une
manière honnête et démocratique. Nous allons utiliser l'alphabet...
Commençons par la lettre A." "Y a-t-il des Africains ?"
Personne ne répondit. "Lettre B : Y = a-t-il des Blacks ?"
Toujours pas de réponse. "Lettre C : = Y a-t-il des gens de
Couleurs ?" Toujours pas de réponse. Mais, à l'arrière de
l'avion, Sahibi demande a son père : "Papa, tu as toujours
dit qu'il fallait être honnête. Nous sommes d'Afrique et nous avons la
peau colorée en noir." "Oui, mon fils. C'est vrai. Mais
aujourd'hui nous sommes des Nègres !"
Mahamoud Sow.
Blague:
Sahibi
et l'os
Akhoutna, la femme de Sahibi, avait préparé une bonne sauce aux gombos
où trône au beau milieu un gros os à moitié immergé.
Sahibi commença d’abord à mordiller sans cesse dans l’os dur et
sec.
Sa femme non contente de voir son mari négliger ainsi le gros du festin
lui demanda :
-
Pourquoi tant de peine,
rien que pour un vieil os dur et sec ? .
-
Parce
que je compte bien trouver là-dedans de la moelle exquise. Rétorqua
Sahibi
Mahamat A. Moussa Wichemi.
Blague:
Sahibi
au bloc opératoire
Sahibi est un attali (porte-tout ou colporteur). Un
jour, dans l'exercice de son pénible métier, il sentit une douleur
vive à l'aine, irradiant vers les organes génitaux. Transporté
d'urgence à l'hôpital, le médecin posa le diagnostic d'une hernie
inguinale étranglée et décida de l'opérer sous A.G. (anesthésie générale).
Après l'acte chirurgical, pendant son réveil, les anesthésistes,
portant leurs calottes et bavettes (bien masqués donc) lui demandèrent
pour se rassurer de son réveil:
-
Monsieur, comment vous vous appelez?
-
fi dounia-da, oussoumi Sahibi. hini-da oussoum-al toudorou bess
nadouni (dans la vie
on m'appelle Sahibi mais ici vous pouvez m'appeler comme vous voulez) répondit
Sahibi, croyant être dans l'au-delà.
Fatimé Tombocha Adoum Aguid
tombocha@caramail.com
Blague:
Sahibi
le coureur des jupons et sa belle-sœur
Sahibi
croit qu’il a des justifications bien fondées, il ne cesse
d’amadouer sa belle-sœur.
A
l’absence de dulcinée son épouse, sahibi profite pour séduire sa
belle-sœur :
-
Wallaï
innti
foutti akhaouti
marawaï ( je te jure
tu dépasses beaucoup ta sœur) !
La petite innocente l’interroge :
- fi chounou ?
( en quoi ?)
Sahibi qui
pense que son ambition aboutira l’objectif, répond avec une voie très
lisse :
- Bé Sama wa Bé
koulou cheï
( en beauté
et en toute chose)
Aussi tôt compris
les paroles d’un coureur de jupons, elle lui répond avec une
grande surprise :
- Tu es le mari
de ma grande sœur et à la fois mon tuteur mais dès qu’elle nous
tourne le dos, tu veux la tromper avec moi ? Tu es vraiment infidèle !
- N’est
ce pas de la fidélité ? au contraire que de ne pas m’éloigner
de la famille de ma femme, conclu
Sahibi.
ALLATCHI
Daraya
N’Djamena - Tchad
Blague:
Sahibi et la femme stérile
Sahibi, chômeur parmi les chômeurs, était excédé par
l'oisiveté. Après réflexion, il décida de se convertir spontanément
en marabout-féticheur. Ce métier lui rapporta beaucoup des sous et sa
notoriété explosa vite dans les villes et villages du Tchad. Sahibi se
tapa une nouvelle spécialité: fakir-spécialiste dans le traitement de
la stérilité. Les femme affluaient de partout pour se faire consulter
et traiter par Sahibi, le "grand maître".
Un jour une femme dont sa beauté était susceptible de
damner un prêtre se présenta devant Sahibi pour se plaindre de la stérilité.
"Le marabout" tomba raide sous le charme de la visiteuse.
- je veux
concevoir mais hélas depuis vingt ans je vis avec ce désir sans y
parvenir. Aidez-moi, oh grand fakir! lui dit la belle femme.
- c'est simple, chère dame, revenez ce soir, vers 20h.
A l'heure indiquée, Sahibi, en parfaite érection, écrit quelques
versets sur la hampe de son pénis et attendit. La femme entra dans la
piaule du " marabout" qui lui dit:
- voici le seul remède
qui te guérira, le mode d'emploi est le suivant: soit je te lave le écrits
sur ma verge pour que tu boives l'eau de bain, soit, c'est mieux
d'ailleurs, je te les lave directement dans ta ..."chose".
- c'est mieux que tu laves
...directement "dedans", lui rétorque la belle dame trop
soucieuse et trop pressée d'avoir des enfants.
Conclusion:
les marabouts et les féticheurs, non seulement ils
soulagent psychologiquement leurs visiteuses, ils les
"consomment" sexuellement par mille subterfuges.
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi,
son compagnon, le chien et le crapaud
Sahibi vit avec un ami avec qui il partage leurs repas quotidiens. cet
ami a un chien. A chaque repas le copain de Sahibi coupe un gros morceau
du repas et met à l'écart avant de dire:
- c'est la part de
mon chien!
Excédé par ce comportement Sahibi décide de se défendre. Après mûre
réflexion, il part se chercher un gros crapaud, le "Buffos buffos"
qu 'il adopta. Un soir l'ami de Sahibi fit sa routine en mettant à l'écart
une portion de la nourriture. Sahibi coupa également une bonne portion
et mit à l'écart.
- que feras-tu de
cette part? As-tu un chien comme moi ? lui
demande son ami.
- cet animal qui
ploie sa gorge n'est pas ton grand-père et il est à moi. Je lui réserve
sa part! lui répond
Sahibi, indexant son gros crapaud maintenu par un fil de coton.
Leçon: il faut toujours demandé l'avis du compagnon avant
d'agir. C'est cela, vivre en société!!!
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi, chasseur
de pintades
Sahibi
fait la chasse aux pintades. Il écume la brousse à la recherche des pintades.
Dés qu'il attrape un de ces volailles, il l'égorge et et la mange
avant de rentrer chez lui, bien repu. Le lendemain il refait la même
chose.
Un jour Sahibi attrape une pintade après une longue course éssoufflante.
Il s'apprête à allumer un feu lorsqu'il arrive un voyageur qui
s'installe à l'ombre sans être invité. Quelques minutes plus tard, au
moment où Sahibi se prépare pour égorger son gibier, arrive un second
voyageur qui s'immobilise sous l'arbre. Sahibi s'énerve et, d'un
brusque mouvement, donne la liberté à la pintade.
- pourquoi lâches-tu la
pintade? lui demandent les deux voyageurs.
- il vaut mieux que cette pintade soit à sa nature
que d'être mangée par plus de deux personnes.
ccl:
il existe bien de gourmand dans le monde!!!
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi
se prend pour Pecos.
Un
soir, Sahibi s’était pris d’une soudaine envie de chanter
merveilleusement bien et à haute voix.
Akhoutna
sa femme l’écoutait et, lorsqu’il se tut pour reprendre son
souffle, elle fit observer :
-
Chez mes parents à
Dourbali, nous avons un coq qui chante plus fort et mieux que toi tous
les matins. Arrête de te ridiculiser, tu ne risques pas de faire mieux
que lui.
LA MORALE DANS CETTE HISTOIRE :
Ne gaspille donc pas tes talents auprès de ceux qui sont incapables de
les apprécier vraiment.
Mahamat A. Moussa Wichemi.
Blague:
Sahibi et la tête
tranchée
Un jour sahibi, dans ses pérégrinations, trouva une tête tranchée,
posée en plein milieu du chemin. Sahibi bien étonné dit:
- qui
est-ce qui tranche des têtes en toute impunité? Dans quel pays
suis-je?
Aussitôt Sahibi finit de s'interroger, la tête lui répondit:
-
cher voyageur, méfie-toi de ta bouche et de ce qu'elle profère car
c'est effectivement ma bouche qui me mit dans cette situation.
Leçon:
comme disent le peuple Toubou du Tibesti, il faut se méfier de sa
bouche car elle peut être la cause de ta perte.
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi, sa dulcinée et
le passant
Sahibi, dans un "loungou" (coin ou cul-de-sac) de Gardolé,
traite avec une fille qu'il vient de faire sa conquête.
- je ne mettrai pas
tout, juste la "tête", seulement et uniquement la "tête".
Pardon, chérie, laisse-moi introduire seulement la "tête",
juste la...
Un vieil homme passant par le même endroit ténébreux capte la négociation.
- ma fille, fais
attention! si tu acceptes cette tête-là, elle n'a point d'épaules
pour faire cal, dit
le passant qui passe son chemin.
Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi et sa femme
Akhoutna, la femme de Sahibi émit un pet et aussitôt après elle vit
arriver son époux. Que faire face à l'odeur désagréable qui
embaumait le salon? La pudibonde épouse alla se cacher derrière le
Satara (rideau). Sahibi entre dans la salle et l'odeur fusilla ses
narines. Il clama haut et fort:
- bizarre,
c'est vraiment bizarre, comment existe-t-il un pet sans propriétaire?
Sa femme pouffa de rire derrière sa cache.
Djiddi Ali Sougoudi, sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi et son beau-père
Sahibi est un nomade, propriétaire des dromadaires. Il vit avec sa
femme et près de ses beaux-parents. Son père est un type trop radin et
aime par dessus tout le thé et le sucre.
Un soir Nassibi le beau-père prépara son thé à la
menthe et se mit à le siroter, sans tendre un verre à son beau-fils
sahibi, assis près de lui. Celui-ci, en bon nomade friand de thé, très
remonté décide de quitter le Damalay (salon de thé) en disant:
-
comme je n'ai pas droit à un simple et vulgaire verre de thé, je préfère
aller...baiser ma femme.
-
tu baiseras ta femme ou tes chamelles, c'est ton affaire! lui
répondu le vieil et chiche homme qui lèche ses babines peintes d'un
enduit de sucre caramélisé
Djiddi Ali Sidimi, sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi en pleine nuit
Le sacre sahibi, marche en pleine nuit, il rencontre trois coupeurs de
route. Les trois coupeurs, essaient d'arrêter sahibi.
en lui posant une question.
- Monsieur vous
n'avez pas peur de marcher en pleine nuit ?.
Sahibi répond ainsi avec sa voix d'homme.
- Avant de mourir
j'avais toujours peur et maintenant non.
Les trois coupeur se sont disperser sans qu'ils se rendent compte. Et
pourtant sahibi avait la trouille, mais seulement il a gardé son calme.
Un petit conseil pour tout le monde: Si ,vous ne connaissez pas la
personne, et que vous avez eu une embrouille ne vous laissez pas faire
par la première empressions. Un proverbe sarh dit (n' djingam lo
n'djingam to). Qui veut dire ,il existe les hommes des hommes.
Ahmat Adoum Massar, dit Mandela
Blague:
Sahibi veut tout savoir de
lui
Au lieu de rester tranquille, il part pour voir un astrologue et
lui demande qu'est ce que va passer pour la journée d'aujourd'hui?. L'astrologue lui dit: - oh la la !!! aujourd'hui c'est l'embrouille avec ta femme.
Sahibi, fini son travail, et il rentre à la maison. Dés qu'il arrive
devant sa porte, sa femme est là pour l'accueillir et prendre son sac
et le mettre à coté, comme toutes les femmes africaines les font
souvent. Et quant à lui, il a déjà compris qu'elle est là, pour
l'attaquer. Sahibi, dit à sa femme avant qu'elle parle: - je ne t'ai rien fait et il commence à pleurer.
Juste pour dire à tout le monde, du moment qu'on a pas de problème,
on reste tranquille. (un proverbe japonais qui dit, qui avale une
pomme fait confiance à sa nus)
Ahmat Adoum Massar
Blague:
Sahibi,
sa Toyata 4X4 et le fou
Sahibi, a une voiture Toyota 4X4. Sahibi gare souvent sa voiture devant sa maison. Chaque matin quand il sort pour prendre sa voiture il trouve marqué à côté du sigle 4X4 la réponse = 16.
Un fou qui passe chaque jour par le même chemin a constaté que 4X4 n'a pas de réponse. Et il marque la réponse en grattant à l'aide d'un clou = 16.
Le fou l'a fait à deux reprises. Sahibi refait la peinture pour effacer cet acte de vandalisme. Le fou revient encore pour la troisième fois récidiver.
Mal prit, Sahibi s’est dit: si je mets la réponse = 16 il
reviendra mettre quoi?
Sahibi, appelle la Société Diagnose en leur disant: mettez moi = 16
à côté du 4X 4. Ce qui fut fait!
Le fou de passage remarque que Sahibi lassé à mis la bonne réponse. Le fou écrit à côté du chiffre 16, Juste, et repart.
Le lendemain matin, Sahibi surpris par la justesse d'esprit du fou
inconnu, dit: les Nassaras, ils font le calcul sans mettre la réponse.
Tout cela dans le but de me faire dépenser de l’argent bêtement.
Sahibi, pleure pleure pleure pleure pleure pleure
Ahmat Adoum
Massar
Blague:
Sahibi le Français
Sahibi avec un Anglais, Sahibi est en vacances aux États-Unis. Sahibi est entrain de boire dans un bar
Un Anglais rentre dans le même bar et cherche une place pour s’assoire.
Sahibi, propose à l’Anglais de prendre une place à coté de lui. Mais problème Sahibi, ne parle pas la langue anglaise.
Et l’anglais ne parle pas la langue française. Au moment où Sahibi vide son verre et veut partir
une fourmi tombe dans le verre de l’Anglais. Sahibi dit: fourmi en montrant de son doigt le verre de l’Anglais.
Comme, l’Anglais ne parle pas le français, il a compris (for-me)
pour-moi. Et la bagarre éclate entre les deux amis. Par la suite les gens font
comprendre à l’Anglais que Sahibi voulait dire tout simplement qu’il avait vu
une fourmi dans le verre de ce dernier.
Le lendemain matin, Sahibi revient dans le même bar et croise l’Anglais devant la porte
apercevant Sahibi, l'Anglais lui fait signe et dit: come-here (
viens ici) Sahibi comprend: comme hier et d'un geste brusque prend position pour
se battre.
De retour au Tchad, Sahibi dit à qui veut l'entendre: les Nassara
chez eux, ils sont racistes. (Un proverbe chinois dit: le problème de l’homme c’est l’homme
lui-même)
Ahmat Adoum Massar
Blague:Sahibi
a faim
Ils étaient au nombre de
cinq personnes qui s'apprêtaient à passer à table
Sahibi a très très faim, mais ses autres collègues décidèrent de
prier avant de manger
On ordonna à Sahibi, en attendant d'entamer la prière de couper la
boule en morceaux,
Sahibi s'exécuta avec empressement et ils commencèrent la prière
Pendant qu’ils prient,
Sahibi entendu le bruit d’un chien qui tentait de dérober leur
repas.
Sahibi fut le premier à réagir: "wïïchte" pour faire
fuir le chien
La deuxième personne s'adresse à Sahibi en disant : on ne parle
jamais pendant qu’on prie
La troisième personne de les reprendre : vos gueules
La quatrième personne renchérit: sauf moi et l’imam n'ont pas parlé
La cinquième personne (l’imam) dit : vous croyez que je suis fou
pour parler pendant que je prie
Finalement ils ont tous parlés à cause de Sahibi
C’est un cheetan al-radjimm.
Ahmat Adoum Massar
Blague:Sahibi
et les trois voleurs
Cette histoire se passe au
quartier Klémat à N’Djamena. Sarrak, Colombien et Harami sont
trois cambrioleurs foulatas qui sévissent depuis qu’ils ont quitté
l’école Chouada au CP2 et terrassent le quartier par leurs
incursions nocturnes dans les habitats, dénuées de toute bonne
conscience. Un jour pourtant, la veille de l’Aïd-el-fitr en plus
(qu’ils ne craignent pas la colère du Tout-puissant), après avoir
sillonné le quartier en vue d’une « maison proie », ils
s’arrêtent chez Sahibi, l’intransigeant chef de carré. Le
quartier étant privé d’électricité (exceptionnellement ce soir-là),
la demeure de Sahibi, trop peu rémunéré pour avoir un groupe électrogène,
est très sombre. Sarrak propose à ses acolytes :
_ "Nankoutou nougoura fi gara lé bap da wo ni foukou hadit
al bé tihit da"
(Creusons en
dessous du portail, et ouvrons le
loquet qui se trouve en bas)
Un chasseur n’allant
jamais à la chasse sans son fusil, les trois larrons sortent leur
pioche. En cette veille de l’aïd pourtant n’auraient-ils pas pensé
que Sahibi et son épouse la très respectée Hadjé Sourwal avaient
beaucoup de choses à se dire ? Le chef de carré, alors en
pleine négociation conjugale est alerté par le bruit de la pioche ;
et en Boulala digne de ce nom il se muni de son coupe-coupe et se
dirige vers la sortie. Il analyse silencieusement la situation et
comprend. Il patiente alors. Une fois le trou creusé, Sarrak, le
leader se propose d’ouvrir le loquet. Il passe son bras par le trou,
mais aussitôt Sahibi lui tranche la main d’un coup sec. Le voleur
retire alors son bras brutalement et rattrapé par la solidarité
foulata, il dit :
_ « idéni
ma gaït yalhaga hadit da, Colombien, inti djerriba »
(mon bras n’atteint
pas le loquet, Colombien, essaye toi)
Sarrak recule alors en
cachant bien son bras tranché et Colombien s’avance pour essayer,
mais Sahibi agit de nouveau, et comme on dit, jamais deux sans trois.
_ « ana
koula idéni guisséyère bilhéne, inti djérriba ni choufou ké
Harami »
(moi aussi mon bras est
trop court, toi, essaye pour voir Harami)
Colombien ayant bien
compris comment il venait de se faire avoir, imite son prédécesseur
et recule en laissant place à Harami qui s’interroge :
_ « ountou
tinéne koulla idénkou ma yi toum da hagui ana yaoussal kef ? »
(si même vos deux bras
ne suffisent pas, comment le mien y arriverait-il ?)
Harami, résigné, avance
car qui ne tente rien n’a rien, et subit le même sort que les
autres, mais ne s’abstient pas de s’exprimer :
_ « atcha !
idéni goto ! » se plaint-il.
(aïe ! on m’a
coupé la main !)
_ « askout
namchou, koullina goto idénna » lui rétorquent ses « amis ».
(tais-toi et
allons-nous-en, on nous tous coupés la main.)
Sahibi, alors fier de lui,
s’en va voir son épouse lui conter son exploit : ce fût la
corde de plus qu’il fallait à son arc pour aboutir dans ses négociations.
Taher Chemi Kogrimi
Blague:
La
blague de Sahibi
Un jour,
Sahibi a
rencontré un homme riche de son quartier kabalaye nommé Mr Mandela,
l'homme demande à Sahibi:
- Qu'est ce que tu veux être plus tard?
- Sahibi répond, je veux être un vieux!!!!
- Ou bien tu veux me dire qu'avant plus tard.
- Avant plus tard, je veux être ton pote.
Il ne sait jamais pas ce qu'il va faire plus tard le pauvre!!!
Juste pour dire à mes frères et sœurs tchadiens (nes), il est très important qu'on sache
ce qu'on veut être plus tard.
Ahmat
Adoum Massar
Anecdote:
Sahibi
est malheureux
Sahibi habite le sultanat de Dar, il est très pauvre, certes, mais il mange chaque jour
et il vit dans une petite hutte en paille. Considérant sa pauvreté et aussi le fait
que sa dulcinée ait été mariée à un riche
commerçant du sultanat, le malheureux estime qu'il est inutile de vivre et s'en va voir le sultan :
- Seigneur, je vous demande de me faire exécuter.
- Pourquoi brave homme ? Interrogea le sultan
- Parce que je suis trop pauvre et trop malheureux donc que je ne veux plus vivre
- Je te propose alors du travail, rétorque le sultan.
- Non, je veux juste qu'on m'exécute, insista Sahibi
- Alors ton vœu sera exaucé, affirma le monarque.
Deux jours plus tard, jour des exécutions des condamnés à mort, la foule est présente, après deux têtes coupées, c'est au tour de
Sahibi de passer sous la lame du bourreau. Un homme, d'apparence très pauvre
et habillé d'un boubou déchiré du genou jusqu'en bas et avec une manche en moins s'approcha du bourreau
et se renseigna sur le crime qu'avait commis Sahibi qu'il croisait de temps en temps dans le sultanat:
- Pourquoi cet homme va-t-il être exécuté?
- Parce qu'il le veut, répondit le bourreau, il dit qu'il est trop pauvre et trop malheureux pour vivre.
- Dans ce cas là, dit l'homme, j'aimerais récupérer ses habits et sa cabane quand il sera mort.
L'homme en fait n'avait même pas d'endroit où vivre ni d'habits à se
mettre.
Morale : Si vous vous estimez malheureux, vos problèmes ne sont rien
comparés à certains autres.
Taher Chemi Kogrimi
Blague:
Sahibi à la mosquée
Sahibi est un jeune homme de N'Djamena, il est étudiant et frère d'un commerçant,
il vit très décemment, mais il est rêveur et ambitieux. Un vendredi, il va à la mosquée et à la fin de la prière,
il reste dans la salle et prie Dieu :
Allah, antini watir wa
gourouss katir nibiya bét sémé, nidora mara samha wo khidimé kébir
koula. (Allah, donne-moi une voiture et beaucoup d'argent pour acheter une
belle maison, je veux aussi une jolie femme et un grand poste)
Pendant que notre rêveur fait ses voeux, un pauvre mendiant vêtu d'habits déchirés
s'agenouille à quelques mètres de lui et commence aussi à formuler ses voeux :
Allah, aliom da chokhol nakoul
koula
ma indi, ni dora khamsa rial ni bia foul mandawa bèss.
(Allah, aujourd'hui je n'ai même pas de quoi manger, je voudrais juste
25 francs CFA pour m'acheter un sachet de cacahuètes)
Sahibi entendant le mendiant se retourné vers lui d'un air perturbé, lui balance une pièce de 100 francs CFA et lui dit
:
Hak da wo amchi ya radjil
zén, ma ti télifa léi wanassa hagui ma Allah
(Tiens ça brave homme et vas-t-en, n'interromps pas mes négociations
avec le Seigneur.)
Le pauvre homme s'en alla sourire aux lèvres, et Sahibi attend toujours que ses rêves se réalisent.
Taher Chemi Kogrimi
Blague:
Sahibi
et la question Nord-Sud
Sahibi un gamin d'à peine neuf ans est très estimé par son père
Filan, d'abord parce qu'il est fils unique et en suite pour son
intelligente curiosité. Un jour après le dîner, il entama comme
d'habitude quelques discussions avec son père. Son père Filan lui
demande:
- Sahibi mon fils, où étais-tu ce matin ?
- Au CEFOD, je suis allé naviguer sur Internet, répond
Sahibi
- C'est bien, qu'est ce que tu as appris aujourd’hui mon
fils ?
- En fait, je suis allé sur un site Web et on parle que
des nordistes et des sudistes au Tchad, c'est quoi exactement ces différences,
papa ?
- Laisse tomber mon fils, tu ne comprendras rien même si
je t'expliquais en criant dans tes oreilles.
- Mais papa, Explique-moi, insista Sahibi
- Ben bon comme tu insistes. Tu vois fiston, un Nordiste,
c'est une personne généralement mince qui porte un boubou, un bonnet
et un couteau à la hanche près à s'en servir au moindre dispute.
Quand il va à l'école c'est souvent pour déranger les autres, il est
fréquent dans la cour que dans la classe. Je ne sais pas comment te
dire, mais ce type arrive à réussir depuis la cour de l'école. C'est
un secret fiston, garde pour toi.
Par contre, un Sudiste, c'est le verso de la monnaie. Il est costaud,
aime les vestes et les cravates comme si c’était sa tradition. Il est
allergique au couteau. C'est une personne qui se croit toujours
intelligent, connaisseurs sans même aller à l'école. Il a la gueule
sans le verbe. Il se croit toujours victime, mais quand on lui tend une
fraîche Gala, il sourit. Voila Sahibi c'est à peu près les différences.
- mais papa, toi tu portes tantôt
des boubous, des cravates, tu aimes, la cigarette, la bière, tu vas à
la mosquée, à l'église, dis moi es-tu Sudistes ou Nordistes ?
- Sahibi mon fils, moi et ta mère, on a rien choisi, nous
avons décidé de rester tchadiens.
- Ah bon papa, donc les autres ont choisi d'être des
nordistes et des sudistes ?
- Évidemment mon fils, ce sont des personnes
volontairement égarées. Sais-tu que partout il y a le nord et le sud,
acceptes-tu que moi et toi, on se chicane dans notre maison parce que ta
chambre est au nord et la mienne est au sud ?
- Non papa, répond
Sahibi
- Alors ça doit être valable
pour le Tchad, fiston
- Tu as raison papa.
- Ok Sahibi, siestons et continuions nos discussions plus
tard.
- Comme tu veux papa.
A suivre.
Anna S. Ngaré / Ndjamena - Tchad
Blague:
Sahibi
et l’éléphant du Soultan
Dans
le village de krim-krim où vivaient les deux amis Sahibi et Waldar, le
chef du village s'offre un jour le plaisir de domestiquer un grand Phil
(éléphant). Bien qu’apprivoisé, l'animal ne manque pas de faire des
dégâts notamment dans les champs des paysans. Cela, dans I'indifférence
totale de son maître qui lui voue presque un culte. Las et dépités
d'observer impuissants, la destruction de leurs cultures, les paysans
avec à leur tête Sahibi et Waldar se réunissent un jour et décident
de dire enfin leur malheur au chef pour qu'il puisse immobiliser son
animal. Mais le problème, c'est que le chef Filan est autoritaire et très
craint. Personne n'entend prendre la parole devant lui au nom du groupe.
Après moult hésitations, un des leurs, Sahibi, se propose d'être le
porte-parole. Mais à condition d'être soutenu par tous. Il leur dit
ceci :
- debout devant le chef, je dirai "éléphant, éléphant, éléphant
!" et à ma suite vous citerez tous en chœur les ravages que cet
animal cause dans nos champs".
Lumineuse idée que celle-la, car le
chef ne pouvant punir tout le monde, prendrait sans doute en compte
leurs doléances. Waldar salua aussitôt le courage de son ami et le
sera fort dans ses bras en disant :
- Motal Djama irsé,
inti abada wa anina ni tabouk.
(la mort en communauté
n’est qu’une noce, commence et nous te suivront).
Vint alors le moment de la rencontre avec le chef Filan, sous le chadaraï
kalakouka (baobab) qui abrite habituellement les réunions convoquées
par lui. Sahibi, au milieu de I'assistance se place devant le chef, après
le rituel salut à celui-ci, entame sa partition :
-
Soultan Philac da, philac da, philac da !
(Chef, Éléphant! Éléphant ! Éléphant !)
crie-t-il à gorge déployée mais, à sa grande surprise, sans le répondant
de ses compagnons. Sahibi chercha à croiser les yeux de son ami waldar
dans l’assistance, mais ce dernier avait les yeux vers la terre. Las d'entendre
Sahibi débiter comme un fou le mot "Éléphant
!",
le chef I'arrête sec et lui demande ce que cela signifie. Pétrifié à
I'idée d'être le seul à subir la foudre punitive du chef, Sahibi rate
de peu de trébucher, devient presque aphone. Mais dans un sursaut de défense
dicté par l’instinct de conservatisme de l’homme, Sahibi trouve
l’imparable parade :
- Chef, tu as un très
bon éléphant mais un seul ne nous satisfait pas, il en faut deux !
lâche-t-il à la grande déconvenue de ses compagnons qui rentrèrent déçus
et n'en finirent pas de regretter leur lâcheté. Sahibi, quant à lui,
gagna I'affection du chef qui le considéra comme le seul homme du coin
et, obtint une fonction à la cour.
Tchadicus
Blague:
Le périple
de Sahibi.
Sahibi qui vient de faire une super longue route en voiture
se rendant de N'djamena à Sarh. Pendant la nuit il décide
de s'arrêter pour dormir un peu vers 6h du matin, avant de
continuer son chemin, encore long, quelques heures plus
tard. Il s'arrête sur un parking à l'entrée de Bongor, un
peu à l'écart de la grande route, pour dormir un peu.
Mais son parking est en fait un lieu de passage obligé pour
tous les cultivateurs du dimanche de la ville... Et sur le
coup des sept heures, il est réveillé par un «Toc Toc»
à la fenêtre de la voiture. Sahibi, tiré de son sommeil
ouvre les yeux, baisse la vitre et dit:
- Ouais,
qu'est-ce qu'il y a ?
- Vous avez l'heure, demande le cultivateur.
- Il est 7h15, répond Sahibi après un coup d'œil sur sa
montre.
Le cultivateur le remercie, et s'en va en courant. Sahibi se
rendort, mais pour peu de temps car des coups sur sa vitre
le tirent de son sommeil:
- Pardon
monsieur, est-ce que vous avez l'heure
- 7h30!
Le deuxième cultivateur remercie et s'en va.
Voyant que d'autres cultivateurs risquent par la suite de
venir l'empêcher de dormir, Sahibi prend un papier, un
crayon, et il écrit:
«Je ne sais pas l'heure qu'il est!» sur son papier, qu'il
colle bien en évidence sur sa vitre. Puis il se rendort.
Un quart d'heure plus tard, on tape dans sa vitre:
-
Monsieur, monsieur?... Il est 7h45.
Fatime
Yacoub
Blague:
Sahibi a regagné sa femme par
un miracle!
Il était une fois Sahibi était
un simple militaire. Il ne gagnais que 50 milles fcfa par mois. Un jour
il demanda la plus belle fille de la région
en mariage. Les parents de la fille ont accepté car Sahibi était
un type très gentille. En outre, il
était d'une famille respectable
dans sa région. Mais la fille en
question n'aimait pas Sahibi car presque tous les autorités civils et
militaires de la ville aimaient cette belle fille. Et puis elle était
consciente de ça. Malgré le refus catégorique
de la fille, les parents ont décidé
de faire le mariage. Ceci est fréquent au Tchad puisque les
filles n'ont aucun pouvoir dans la majeure partie de l'Afrique. Un de 4
matins Sahibi demanda a' ses camarades militaires de lui aider pour
faire son mariage. Sans avertir la fille ils sont allés une nuit pour
voler la fille. Notre pauvre sœur
pleurait mais pas de secours. Tous
les habitants de la ville trouvent ce geste normale car dans leur
culture une femme de quelqu'un doit être
voler le plus souvent. Une semaine après
la noce, la femme prendra fuite. Les parents de Sahibi et celles de la
femme ont tout fait pour la faire retourner mais la femme était
catégorique. Elle ne voulait plus
jamais construire un foyer avec Sahibi. En effet, ils ont mis plus d'une
année en séparation.
Par
contre Sahibi avait tjrs l'espoir. Il visitait ces beaux parents...Un
jour comme le hasard a voulu, Sahibi était
entrain d'aller au camp (leur caserne), le fusil a' l'épaule
tout en traversant le quartier de ses beaux parents. A sa surprise il
voyait un chien qui voulait mordre un enfant d'une dizaine d'année.
L'enfant courait tout en pleurant. Vite
Sahibi s'est aperçu
que c'était le petit frère
benjamin à sa femme.
"Top" il s'est mis à
genoux et avec prudence il a tiré. Comme le miracle a voulu il a tiré
sur la tête du chien. Il a failli même
tuer l'enfant. Ainsi son beau frère
a été sauvé de ce chien méchant.
Le chien a été mort sur place.
Sahibi continua son chemin son fusil à
l'épaule. Arrivé à
la caserne ses camarades lui ont demandé de ce qui s'est passé. Il a répondu
sans rien casser "il
y'a un chien qui voulait mordre un enfant et je l'ai tué."
Quelques
minutes plus tard, les propriétaires
du chien et bcp des voisins sont venus à
la poursuite de Sahibi jusqu'à la
caserne. Heureusement la femme de Sahibi aussi était dans la foule.
Elle était allée pour voir ce qui s'est passé. Personne ne savait que
c'était
Sahibi qui l'avait fait. Les gardes de la caserne ont empêché
la foule de rentrer. Surtout les propriétaires
du chien insistaient pour savoir le coupable car ils aimaient bcp leur
chien. Un chien c'était
en sorte un berger pour eux. Ce chien défendait
leurs chèvres de chacals, de
loups...quand ils envoyaient leurs chèvres
pour le pâturage. Ainsi le chef de
bataillon était
sorti pour voir le problème. Les propriétaires
insistaient de connaître
l'individu. Le chef leurs a répondu
"c'était
Sahibi qui l'a fait mais pour sauver un enfant. Donc pour le moment
dites nous le pris de votre chien et on va payer..."Les
propriétaires
étaient mécontents et ils commençaient
à dire trop des choses. Sahibi
sortait de la caserne furieux. Il rétorquait
à
la foule:
"Écouter
bien, moi j'en ai pas tué un être
humain. Tout ce que j'ai tué c'était
un chien. Donc ça
ne mérite pour tout ce monde de me
poursuivre jusqu'à
chez moi et faire de bruit."
En
prenant son discours
Sahibi a pu voir sa femme dans la foule. Et il ajoutait:
"Laissez
moi vous dire une chose complémentaire.
Oublier votre chien; même
si un être
humain voulait faire du mal a' mon aimable beau frère
je vais le faire descendre de la même
manière..."
Maintenant
c'était
le brouhaha total. De l'autre coté en attendant la dernière
partie de son discours sa femme était
contente et elle lui a donné des You You. Quelques jours plus
tard ils ont amendé Sahibi à
50 milles fcfa. En tout cas sa femme a dit a' ses parents de retourner
pour reconstruire son foyer avec Sahibi. Elle ajoutait encore:
"Ca c'est le seul homme qui m'aime dans cette vie."
Cette
article est basé sur une histoire vraie. Donc je conseille à
tous les frères
de ne pas se décourager si vite
quand une femme ne nous aime pas. Luttons jusqu'au bout et si nous
sommes sincère de notre amour envers elle tôt
ou tard elle finira par accepter. Sur ce, je vous quitte.
Votre
ami et frère
Mahadjir.fils
depuis l'Amérique du Nord.
Blague:
Sahibi
à la recherche d'emploi!
Sahibi, un nouvel arrivant a pris un rendez-vous (RV) avec un
agent pour chercher du travail. Arrivé au RV, Sahibi s'est étonné de
voir une très belle fille plus jeune que lui comme secrétaire. La secrétaire
lui demanda de prendre place. A un moment donné, elle lui demanda ses
identités, son adresse ainsi que quel genre de travail il cherchait.
Sahibi a répondu avec fierté à toutes les questions. A la dernière
minute, elle lui demanda son e-mail-adresse. Malheureusement Sahibi n'a
jamais entendu parler d'e-mail-adresse. En outre, il ne voulait pas
avouer son ignorance devant cette mignonne fille. Sahibi disait:
"J'ai oublié mon e-mail a' la maison." (On dirait que c'est
quelque chose à porter). La secrétaire avait très bien compris que ce
Monsieur n'avait aucune idée de ce qu'elle demandait. Mais comme
au Business il n'est pas conseillé de décevoir les clients, elle a
fait semblant de ne pas considérer la réponse de Sahibi. Elle ajoutait
"Ok, Apportes moi ton e-mail dans les jours suivants". Sahibi
Choqué pour cette ignorance, des qu'il sortait il partait directement
chez ces meilleurs amis pour demander qu'est-ce qu'un e-mail-adresse.
Ces derniers lui ont aidé à créer un nouvel e-mail tout en lui
montrant comment consulter et envoyer. Son lendemain Sahibi
apportait à la secrétaire son e-mail nouvellement créé.
Cet article est basé sur une histoire vraie. Par le biais de ce message
je voudrais dire à tous les amis et frères de ne pas faire semblant de
connaître ce qu'on ne connaît pas. "Nul n'est inné d'une
connaissance." En sus, ce genre de réponses naïves comme celui de
Sahibi vont perdre notre crédibilité et ça risque aussi de diminuer
la chance de trouver un emploi. Les hommes d'affaires notamment
ceux qui ont des entreprises ne se permettent pas d'embaucher des
malhonnêtes qui avouent connaître tout malgré qu'ils ignorent bcp de
choses. Donc soyons honnêtes et disons "OUI" pour ce qu'on
connaît et "NON" pour ce qu'on ne connaît pas.
Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l'Amerique du Nord.
Blague:
Sahibi,
fornica
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