dimanche 25 février 2024

Reportage

Reportage (1382)

Ce samedi 10 février 2024, a eu lieu la cérémonie de ralliement du Bureau de soutient au parti MPS boabab, représenté par l'actuel conseiller spécial à la présidence de la République et frère du feu maréchal du Tchad Saleh Deby Itno au Parti Socialiste sans Frontières (PSF). Reportage.

Saleh Deby Itno a fait sa première apparition publique en tant que nouveau membre du Parti Socialiste Sans Frontières (PSF), aux côtés de son président et neveu Yaya Dillo Djerou Betchi. Accueilli par les militants de sa nouvelle formation politique habillés en t-shirts et des écharpes de couleurs rose et blanc. Sur le mur sont accrochés des banderoles où on peut lire, « camarade Saleh Deby Itno, le parti socialiste sans Frontière vous souhaite la bienvenue » ou « ensemble pour une justice au cœur de la refondation ». Le nouveau membre du parti PSF a été présenté à la foule par son président sous un chant arabe.

Dans sa communication, le président du PSF Yaya Dillo Djerou Betchi relève que l'opération de ce choix est la base de la sincérité et de la justice car, « le Tchad que nous cherchons est celui de la démocratie de la justice et d'inclusion. Un Tchad arc-en-ciel celui de l'intégration de ses filles et fils », dit-il. Il poursuit, « l'État est piloté par des hommes immatures. Nous accueillons tout le monde, y compris le président Mahamat Idriss Deby Itno s’il décide de mettre le pays sur de bons rails et de faire table rase du passé ».

Selon lui, le PSF est contre un système qui met en place la prédation des ressources publiques, « nous sommes contre un système qui veut priver les tchadiens de leurs droits fondamentaux notamment la liberté, la justice, l'éducation et le droit à une économie forte ainsi qu'à la vie », a-t-il indiqué. Il ajoute, « nous n’avons pas l’ambition d’aller chercher le pouvoir. Nous avons l’ambition d’aller chercher un Tchad meilleur », dit Dillo.

Pour sa part, Saleh Deby Itno, oncle du président de transition Mahamat Idriss Deby Itno et de Yaya Dillo Djerou Betchi, il a affirmé son engagement envers son nouveau parti PSF. Il appelé les jeunes à s'unir, « tout ce que j'ai laissé là-bas, si les autres partent également, rien ne s'arrangera. Les jeunes doivent s'unir pour une idéologie commune mais pas suivre les autres ».

Noël Adoum

La coordination des actions citoyennes Wakit Tama a animé une conférence de presse ce 8 février 2024 à la bourse du travail, au cours de laquelle, elle dénonce la politique française, la mise en place de la Cour constitutionnelle et de l'Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE). Reportage.

Pour le porte-parole de Wakit Tama Soumaïne Adoum, en adoubant Mahamat Idriss Déby Itno, au lendemain de la mort de son père, sous prétexte de garantir la stabilité du Tchad, la communauté internationale et la France ont pris le parti d'une dévolution dynastique du pouvoir au mépris entier des règles démocratiques dont ils prétendent être les défenseurs. Il poursuit, le rapprochement de la transition de Moscou ne sert pas moins cette même cause dynastique, puisque redoutant une levée de boucliers contre son évident désir de se présenter aux prochaines présidentielles, MIDI fils recherche des soutiens moins regardants pour consolider son régime.

Wakit Tama estime que les relations avec la France est un secret de polichinelle. Car la France, a toujours fait et défait, à sa guise, les différents régimes depuis Ngarta Tombalbaye jusqu'à Deby-Père, qu'elle a sans vergogne remplacé par le fils. La coordination ajoute que la France est totalement impliquée dans la gestion du pouvoir politique et accompagne la junte dans les différentes étapes de la transition, notamment les accords de dupes de Doha à Kinshasa, l'organisation frauduleuse du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), le soutien au referendum constitutionnel biaisé du 17 décembre dernier sans oublier le dérèglement des institutions chargées de gérer le processus électoral.

Selon elle, la France s'obstine à prêter main forte tout en fermant les yeux sur les procédures judiciaires enclenchés à la Cours Pénale International (CPI) contre ce régime. Car elle reste hostile à l'idée de tout changement réclamée par le peuple. « La France et son armée ont aidé les prédateurs à désosser le Tchad dont la situation socioéconomique se dégrade continuellement, faisant des milliers des pauvres et des vulnérables », a-t-elle déploré.

Lors de son dialogue avec l'Union Européenne, Wakit Tama souligne qu'une attention particulière a été proposée pour le retrait progressif des troupes françaises de leurs bases au Tchad, y compris celles venant du Niger. « Aucun progrès significatif n'a été obtenu en direction de la paix, et les troupes françaises se renforcent chaque jour au point où leur nombre est estimé aujourd'hui à environ 12.000 soldats dispersés dans le territoire tchadien », dit-elle.

La coordination appelle le président de transition Mahamat Idriss Deby à respecter les résolutions de l'Union Africaine, renoncer à son investiture par le Mouvement Patriotique du Pays (MPS), respecter sa parole d'officier qui a promis de rendre le pouvoir à un civil élu par le peuple et considérer que le départ des troupes françaises du Tchad est une exigence nationale et qu'elle n'est pas négociable, etc.

Noël Adoum

Au cours d'un point de presse animé ce vendredi 2 février 2024 à son siège, le président du Parti Socialiste sans Frontière (PSF) Yaya Dillo Djerou Betchi dénonce la composition des membres de l'Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE) et le voyage du président de transition en Russie. Reportage.

Le président du PSF Yaya Dillo Djerou Betchi relève que parmi les personnalités qui viennent d’être désignées pour faire partie du Conseil Constitutionnel, il y figure de personnages de moralité douteuse, des repris de justice, etc. Il a pris l’exemple de M. Jean Bernard Padaré qui selon lui est un repris de justice condamné en 2014 pour des faits d’escroquerie et de détournements des fonds. « Un tel personnage n’a pas qualité de faire partie de cette institution garante du droit constitutionnel républicain », dit Yaya Dilo.

Concernant l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE) instituée à l’article 237 de la Constitution, la nomination de M. Ahmat Batchiret pose deux problèmes parmi lesquels il est un proche du Directeur de cabinet civil du président de transition et le principal concepteur de la présente Constitution taillée sur la mesure de Mahamat Idriss. Il ajoute, par son statut de magistrat à la Cour de Justice Communautaire de la CEMAC, sa nomination viole le droit communautaire et ne doit pas assumer cette charge. M. Batchiret a parjuré en acceptant les nouvelles charges proposées par la transition en place. « Par conséquent, nous réclamons sa révocation pure et simple », indiqué Dillo.

Le Parti Socialiste sans Frontière souligne, qu'après la visite du président de transition en Russie, les cellules de propagande du régime s’activent ces derniers temps dans la perspective d’organiser des actions de duperie ayant pour objet d’amener le peuple tchadien à croire que la junte mène une lutte anti-impérialiste à l’instar de certains pays du continent. Il poursuit, « une réunion chez le Dircab du président de transition et une autre chez M. Ahmat Batchiret impliquant le Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT) et de CASAC ont permis de dégager un agenda clair et précis des actions de mobilisation des tchadiens contre la France ».

Le PSF estime que la junte, profitant du vent révolutionnaire panafricaniste en cours en Afrique de l’Ouest, se jette dans les bras des Russes afin de pouvoir se soustraire de ces mesures continentales et d’échapper ainsi à toute forme de sanction de la Communauté Internationale.

Le Parti Socialiste sans Frontières invite le peuple tchadien à une prise de conscience collective afin de faire la part des choses entre le remplacement numérique des parrains de la transition et la salvatrice lutte panafricaine pour la conquête de la démocratie. Ce rapprochement entre la Russie et la transition tchadienne est fait suite au passage de quatre (4) experts russes dans la zone aurifère de Tibesti où déjà la junte exploite l’or via une dizaine d’entreprises-écrans dans des conditions obscures et illégales, a indiqué le PSF.

Par ailleurs, le PSF informe ses militants et sympathisants que la session ordinaire du Conseil National Socialiste (CNS) couplée d’un congrès extraordinaire se tiendra du 20 au 21 février 2024.

Noël Adoum

L’Agence Nationale de Volontariat au Tchad (ANVOL-T) a organisé un atelier d’échanges avec les structures d’accueil des volontaires nationaux ce mercredi 24 janvier 2024 à l’hôtel Radisson Blu dans la commune municipale de 3ème arrondissement de N’Djamena. Reportage.

Pour le Directeur Général de l'ANVOL-T Ismaïl, la mission assignée à l’ANVOL-T est d’améliorer durablement les conditions de vie des communautés du Tchad, à travers une participation citoyenne active des jeunes et des femmes. Il relève que l’engagement volontaire des jeunes à travers les initiatives civiques et d’intérêt général dans tous les secteurs de développement laisse percevoir une volonté accrue dans la recherche de solutions aux difficultés de leur quotidien et de la nation. Les jeunes ont ainsi eu le sentiment que « leur temps et leur énergie ont profité à leurs communautés respectives » a-t-il déclaré. Il affirme que la seconde cohorte qui vient d'être lancée est d'atteindre le seuil de 1000 volontaires sur le terrain.

Le Secrétaire Générale du ministère de la jeunesse et des sports, loisirs et leadership entrepreneurial Passalet Lazaki souligne que les structures d'accueil constituent des cadres notamment des services publics et privés, ONG, afin que les prochains volontaires remplissent plus convenablement, leurs missions de volontariat et ce, de manière concrète. À travers ces structures d'accueils, les jeunes auront la possibilité de mettre en pratique, leurs connaissances et compétences acquises durant leurs cursus scolaire et académique, au service et profit de ces structures et partant, de toutes les communautés bénéficiaires, a-t-il indiqué.

Selon lui, cet atelier d'imprégnation, de sensibilisation et d'appropriation par les structures d'accueil des modules porte entre autres sur ce que c'est le volontariat, les missions des volontaires et les relations conventionnelles qui doivent exister entre le commanditaire l'ANVOL-T, ses partenaires et opérateurs de mise en œuvre. Car, « le volontariat est un outil précieux pour favoriser d'une part, une citoyenneté active et accomplie chez les jeunes et d'autre part, renforcer leur employabilité », a-t-il conclu.

Noël Adoum

Notre article publié il y a quelques mois sur la dégradation des bâtiments du lycée champ de fil, a retenu l’attention des autorités. Elles ont réfectionné l’établissement. Reportage.

Au lycée champ de fil situé dans la commune du 5e arrondissement de la ville de N’Djamena, les élèves ont repris les cours dans des bâtiments réfectionnés. Ils sont en pleine activité éducative avec leurs enseignants pour rattraper le temps perdu. L'administration et les élèves disent merci au bienfaiteur qui leur a offert un cadre idéal de travail. « Un grand merci au président de transition et au ministre directeur de cabinet civil à la présidence de la République d'avoir investi sur notre établissement, contribuant ainsi au développement du pays ».

Les bureaux, les salles de classe, les bâtiments A et B sont beaux et neufs, mais la réfection ne reflète pas le budget engagé pour les travaux. Selon nos sources, les anciens matériaux sont réutilisés (plafonds, toits), à l'intérieur des salles et des bureaux les fissures sont encore visibles à cause du mauvais compactage avec peu de ciment et beaucoup de sable. « Les hangars sont reconstruits par le même matériel et à main levée. Il suffit qu'un vent fort et tout sera par terre. Le jardin est oublié, pourtant de l’argent était prévu pour cela », disent nos sources.

Il semblerait que l’entreprise exécutante n'a pas respecté les engagements. L’administration du lycée demande aux autorités de rappeler l’entreprise à respecter le cahier de charge et les contrats de travail pour des infrastructures durables. Elle appelle aussi le Bureau de contrôle à diligenter une enquête et sanctionner les contrevenants s’il y a lieu et les interpeller devant les juridictions compétentes.

Ousmane Bello Daoudou

Après 2 mois de grève, ce lundi 8 janvier marque la reprise des cours 2 mois après la grève organisée par le Comité de crise et le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET). Ialtchad Presse s'est rendu dans quelques lycées publics. Reportage.

Les élèves ont repris le chemin de l'école dès 7h. Une reprise timide. Sur les cours des écoles, certains élèves étaient heureux de se retrouver dans les classes, d'autres se baladaient sous les arbres. Le nouveau ministre de l'Éducation nationale et de la Promotion civique, MM. Ndolembaï Sadé Njesada, et son secrétaire d'État Mahamat Ibet Bekla, se sont rendus  aux lycée de Gassi, lycée Félix Eboué, lycée Technique commercial, etc. Objectif : constater la reprise effective des cours en demandant aux élèves de se remettre au travail.

Le proviseur du lycée Félix Eboué littéraire Chamsadine Mahamat Dahab estime qu’enseignants et élèves ont répondu présents. Il souligne qu'il y a des enseignants qui fonctionnaient normalement avec les cours même pendant les jours de grève. « L'essentiel est que les cours ont repris sans perturbation», a-t-il dit. Pour lui, tout problème à une solution.

Epaphrase Taossou est professeur de Philosophie au lycée Félix Éboué. Il affirme éprouvé un sentiment de satisfaction, « les enseignants vont renouer les contacts avec leurs élèves. C’est une responsabilité que nous a été confiée par la République, celle d'éduquer les enfants ».

M. Taossou explique que la lutte syndicale a toujours des conséquences. « Le dialogue est important afin d'avancer. Les autorités vont proposer un planning afin d'accompagner les élèves en classe d'examen. Elles sauront ce qu’ il faut faire pour finir le programme».

Noël Adoum  

Comme à l'accoutumée tous les chrétiens du Tchad célèbrent la fête de la nativité (naissance de Jésus-Christ) ce lundi 25 décembre. Durant ces moments de réjouissances, les adultes offrent des cadeaux aux enfants et partagent de bons moments dans la joie qui est celle d'accueillir le Christ (nouveau-né, le divin enfant). La rédaction d'Ialtchad a interrogé le prêtre de l'archidiocèse de Ndjamena et administrateur de la paroisse Saint-Joseph Nandimangar Réné. Reportage.

Noël vient du mot Natalis, en latin, qui signifie « Naissance ». A l'époque, Il existe déjà une fête appelée « Natalis Dominis » c'est à dire la fête du seigneur. Le prêtre de l'archidiocèse de N’Djamena Nandimangar Réné relève que la fête de Noël est une grande fête qui marque la naissance du sauveur Jésus-Christ et se célèbre chaque 25 décembre de l'année, « Dieu a pris la condition humaine et est venu habité parmi nous et avait parlé par la bouche des prophètes, Saint Jean dit qu'il a prit chair de l’homme », a évoqué le curé.

Prêchant son homélie, il explique, « la fête de Noël est une nouvelle naissance dans notre vie, notre société, la naissance de Jésus-Christ en redonnant la chance à notre vie c'est la raison pour laquelle les chrétiens fêtent Noël ». Il ajoute, elle est la période par excellence pour faire des invitations et échanger des dons avec la famille, les voisins, etc. Et le plus beau cadeau doit être le pardon, une caresse offerte à la famille, un sourire échangé, la simplicité de la vie entre les chrétiens, dit-il. C'est une grâce, « Un enfant nous est né, un fils nous a été donné », a-t-il conclu son homélie. 

Selon lui, contrairement à l'année passée célébrée dans un contexte difficile notamment les inondations et les événements de 20 octobre 2022, la fête de Noël de cette année, les chrétiens ont pensé aux moments sombres de leurs vies, notamment la question de la grève des enseignants dont les élèves sont à la maison et la non satisfaction du résultat de référendum, « on marche dans les ténèbres et la parole de Dieu nous aide toujours à surmonter les difficultés » qui selon lui, « Jésus Christ est la lumière qui éclaire le monde », dit l'administrateur de la paroisse Saint-Joseph. Il explique, Noël est une bonne nouvelle pour les peuples qui marchaient dans les ténèbres de la pauvreté, violence, l'exclusion dans notre époque. Et c'est des hommes et des femmes qui sont allés dénoncés et lutter contre les injustices.

Soulevant la question de Message des évêques du Tchad de Noël 2023, sur le thème, « Marchons ensemble dans la justice », le prêtre déclare que la justice est l'âme de l'évangile pour le fait que tous les prophètes ont parlé de la justice. Il poursuit, les évêques sont partis de la bible pour dire que la situation que les prophètes ont dénoncé dans le passé existe encore dans la société actuelle raison pour laquelle les évêques du Tchad appellent les gouvernants à être juste car, « la justice est une vertu et une force qui peut aider tout le monde ». Le prêtre conclu « qu'il ne suffit pas seulement de parler de la justice mais il faut vivre la justice ».

Noël Adoum

Le Directeur de la compagnie artistique Mandargué Issakha Digadimbaye a animé un point de presse ce samedi, 23 décembre 2023 à la maison de la culture Baba Moustapha. Point de presse au cours duquel, il a annoncé le lancement des préparatifs à 72h des arts et de la culture tchadienne prévue à Paris en 2024. Reportage.

Le point de presse s'est déroulé en présence des plusieurs journalistes de différents médias ainsi que des artistes comédiens. Pour le Directeur de la compagnie artistique Mandargué Issakha Digadimbaye, cette grande messe culturelle a pour objectif de relancer la culture tchadienne au-delà des frontières nationales notamment en Europe et plus précisément en France. La compagnie artistique Mandargué a pris son bâton de pèlerin pour se rendre deux fois de suite en France à la recherche des ouvertures de promotion et de diffusion ; en vue de faire connaitre les artistes tchadiens et leurs permettre de faire un échange culturel pour le bénéfice de la pratique artistique dans notre pays, a souligné M. Issakha Digadimbaye.

La compagnie artistique a affirmé que la tenue de cette semaine culturelle à Paris est le fruit de multiples voyages de la compagnie artistique Mandargué et des rencontres faites avec l'ambassadeur du Tchad à Paris, Ahmat Makaïllah et des promoteurs culturels de cette ville. « Dans cette rencontre est née l'idée d'organiser du 09 au 11 Mai 2024, les 72H des arts et de la culture tchadienne en France avec six disciplines notamment le théâtre, la danse traditionnelle, le cinéma dont la peinture et l'art culinaire, a indiqué M. Digadimbaye.

La compagnie artistique a prévu d'organiser un casting préparatoire sur le roman de Baba Moustapha qui a été édité à titre posthume en France. Il s'agit du « Souffle de l’Harmattan » qui sera joué dans les deux langues officielles (Français et Arabe) », dit-il. M. Digadimbaye alias Mandargué relève que ce roman soulève la question du pardon, qui est la condition première pour une paix durable au Tchad. Et une tournée sera faite dans 15 villes du pays avant sa participation à cet événement à Paris, a-t-il indiqué. Enfin, il invite l'État et les partenaires à se joindre à eux pour donner une couleur positive à la culture tchadienne.

Noël Adoum

A Travers le traditionnel message de Noël comme à l'accoutumée, les évêques, membres de la Conférence Épiscopale du Tchad ont publié le 15 décembre dernier leur message de Noël 2023 sur le thème, « Marchons ensemble dans la justice ». Cette marche exige aussi une culture de l’égalité pour tous et du respect des droits humains. Reportage.

Souhaitant joyeuses fêtes à tous les tchadiens, les évêques du Tchad ont relevé que, la paix véritable ne peut pas se construire sans la justice, la vérité, l’amour et la liberté. « La justice marche avec la paix. Elle est en relation constante et dynamique avec elle ». Dans le cas contraire, les injustices engendreront la violence, le non-respect des droits humains, la haine, le mépris et la révolte, ont-ils précisé.

Selon eux, sur le plan social dans notre pays, une grande majorité de concitoyens vivent dans la pauvreté. « Cette situation est en grande partie causée par des injustices au niveau de l’éducation, de la santé et de la sécurité ». Ils relèvent dans le domaine de l’éducation, plusieurs enfants n’ont pas accès à l’instruction scolaire. Certains enseignants ne regagnent pas leurs postes d’affectation, les grèves paralysent d’année en année notre système éducatif. Comme conséquences, certains enfants sont réduits à être des bouviers ou des domestiques. Des milliers de jeunes sont exposés au marché de la traite humaine ou constituent des proies pour les extrémismes, ont-ils déploré.

Dans le domaine de la santé, les évêques du Tchad ont relevé la création de certains districts sans une structure adéquate et sans personnel qualifié. Touchant la sécurité, les évêques estiment que les paysans de certaines parties du pays continuent à être victimes des enlèvements contre rançon, des vols de bétail, des massacres et des intimidations. « Ces injustices sont parfois commises au vu et au su de ceux qui ont la charge de veiller sur la sécurité des personnes et de leurs biens », disent-ils.

Toujours selon les évêques, le système économique du Tchad crée des richesses pour une minorité et appauvrit davantage la majorité. Ils ont évoqué l'augmentation du prix des denrées de première nécessité dont celui du carburant et le chômage des jeunes.

Les évêques du Tchad estiment que certains leaders politiques qui osent s’organiser et s’exprimer autrement sur la situation politique sont muselés, traités de rebelles, poussés à l’exil et menacés de mort. Et d’autres, par peur de représailles et par manque de moyens de survie, sont obligés de se compromettre. Après avoir dénoncé l'exclusion des compétences sur l’administration, les évêques ont ajouté que la justice devient parfois un cauchemar tant pour les justiciables que pour le corps judiciaire. En plus de ces dysfonctionnements, la grève des magistrats paralyse l’appareil judiciaire et pénalise les personnes dont les dossiers sont en instance d’évacuation.

Enfin, les évêques du Tchad invitent les autorités à respecter l’indépendance des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Surtout, leurs compétences respectives, afin que les institutions de l’État ne soient pas seulement des instruments pour « éviter les mauvaises pratiques, mais pour encourager les bonnes pratiques, pour stimuler la créativité qui cherche de nouvelles voies et pour faciliter des initiatives personnelles et collectives ».

Noël Adoum

La 3e édition du colloque international sur les humanités en hommage au Pr. Khalil Alio a été clôturé ce Mardi 19 décembre 2023 dans la grande salle du musée national du Tchad dans la commune municipale du 5e arrondissement de la capitale tchadienne. Reportage.

Ce colloque a été organisé en hommage au regretté Pr.Khalil Alio qui était le président du comité scientifique de la 2e édition l'année dernière. Cette 3ème édition est placée sous le thème, « Transdisciplinarité et développement dans le bassin tchadien : enjeux et défis ». Cette assise scientifique a réuni plusieurs enseignants chercheurs nationaux et internationaux, des participants des sciences humaines notamment de l'Histoire, la Géographie, la Sociologie, l'Anthropologie, etc.

Pour Mariam Issa Nassour doctorante au département d'Histoire à l'Université de N’Djamena participante, explique que le colloque des humanités est axé sur le développement du bassin tchadien particulièrement sur la pluridisciplinarité. Elle se dit satisfaite de ce colloque avec l'intervention des enseignants chercheurs des universités du Tchad et d'ailleurs dont du Sénégal, du Cameroun etc. « La thématique la plus importante est la langue qui est un marqueur et facteur pour le développement et la cohésion sociale », dit-elle. Elle déclare avoir découvert la valeur des différentes langues tchadiennes et leur instrumentalisation dans ce colloque sans oublié les langues officiels, l'arabe et le français importées d'ailleurs mais qui peuvent bien animer la cohésion sociale entre les tchadiens. Car « la langue est un moteur et un instrument de tolérance entre les tchadiens et les africains d'une manière générale ». 

Yaya Abianga Richard, doctorant au département d'histoire à l'université de N’Gaoundéré déclare que le colloque a pour objectif de faire rayonner la science. Car lorsque les universitaires se réunissent, c'est pour se mettre à table et discuter sur les idées scientifiques. « Ces derniers ne peuvent être écoutés que lorsqu'il y a des pareils événements ». Ils sont venus dans l'optique d'apprendre pour sortir édifier et clarifier sur certains éléments scientifiques. Il relève que 3 axes ont été présentés notamment les questions linguistiques et littéraires, qui selon lui, « les uns ont abordé la langue comme le socle du développement, les autres comme un aspect de développement et les derniers ont parlé de la cohésion de l'importance de la langue qui est le marqueur le plus important du patrimoine, de l'identité ». Car pour décrire une communauté, un individu, il faut parler la langue.

Toujours selon M. Richard, ces 3 thématiques ont mis en exergue les différentes langues parlées dans la province du Guera. Sur d'autres axes, « les thématiques étaient variées sur la migration et les conflits. Car toutes les langues sont importantes et il est important de valoriser nos langues locales afin de sortir des éléments sémantiques et morphologiques », a-t-il conclu.

Noël Adoum

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