vendredi 27 janvier 2023

Reportage

Reportage (1218)

Un mois après l'Assemblée Générale de l'Association des Victimes des Crimes du Régime de Hissein Habré (AVCRHH) le 06 décembre dernier, le président de l'association Dam Pierre a animé une conférence de presse hier Jeudi 05 janvier à 10h dans le siège de l'association situé au quartier Chagoua dans la commune de 7ème arrondissement de la ville de N'Djamena. M. Dam Pierre dit porter plainte contre Clément Abaïfouta pour troubles à l'ordre public, escroquerie à outrance et malversation financière. De son côté Clément Abaïfouta ne reconnaît toujours pas ce nouveau bureau. Reportage.

La conférence de presse s'est tenue en présence des membres de l'AVCRHH et de plusieurs journalistes de différents médias. Pour le président de l'association Dam pierre, l'origine de ce grand schisme est due à la mauvaise gestion de l'ancien président de l’AVCRHH Clément Abaïfouta. Ce dernier avait organisé une Assemblée Générale extraordinaire accompagné de ses acolytes au CEFOD pour mettre le point, a-t-il déclaré. Dam Pierre affirme que l’huissier de justice a suspendu cette AG ce qui a poussé le président M. Clément Abaïfouta à poser un acte de rébellion contre l’huissier, a-t-il martelé. Le président affirme que la présence de l’huissier de justice et les membres de l'Union Africaine ont paniqué Clément et ses acolytes. Il ajoute ensuite que l'association a déposé une plainte contre ce dernier pour menaces envers les membres, violation du siège, trouble à l'ordre public, coups et blessures volontaires, malversation et escroquerie. Selon Dam Pierre, lors de la déclaration faite à l'Assemblée Générale au CEFOD, Clément Abaïfouta avait déclaré que « les autres sont des fausses victimes et les membres de l'autre camp sont des vraies victimes ». Il ajoute que les cartes d'adhésions des victimes sont faites à 5000 à Ndjamena et sont vendus à 10000 voire même 15000 FCFA en province par l'ancien président.

Le président Dam pierre affirme qu'ils sont des légalistes, des démocrates, des défenseurs des droits humains et que leur objectif est de défendre les intérêts de tous les victimes.

Contacté par la rédaction, le Président Clément Abaïfouta qui à travers cette Assemblée Générale organisée au CEFOD, a rappelé la cartographie des activités qu'ils avaient ensemble mené le rôle capital qu'ont joué les victimes. Il affirme que c'est dommage que cela puisse arriver au sein de l'association. Il ajoute que c'est un élan d'appétit de responsabilité et d'avidité d'argent qui est la vraie source de ce trouble entre les victimes. Il poursuit que la venue de la mission de l'union africaine est le résultat du travail qu'ils avaient mené aux côtés de leurs braves avocats dont il se réjouis en étant membre du conseil d'administration.

En ce qui concerne l'envoi d'un huissier par l'autre camp, M. Abaïfouta affirme qu'ils ont refusé de suivre ses injonctions et ils ont conduit les travaux jusqu'à l'élection du Bureau. Donc l’huissier n'a pas pu arrêter les travaux. Clément Abaïfouta reproche des dérives à l'autre camp et relève que tout ce qui est dit sur lui est non fondé.

 Noël Adoum

Après la province de l'Ennedi Ouest, c'est au tour de la province du Kamen d’étaler ses œuvres culinaires et ses objets d'art ce jeudi 5 janvier au palais des Arts et de la Culture. Reportage.

Le Festival Dary continue son bonhomme de chemin riche en couleurs avec les merveilles du royaume Kanem Bornou dans sa splendeur avec ses « gada » naturelles. Koula Mouta Alfei dit, « nous avons exposé les produits des nos aïeux comme Tanaya, Loco, Hiné Kamen, café de grain dattier, la farine dattier, etc. C’est tout cela qui donne la couleur des différentes ethnies qui compose la province ».

Mme Achta Adoum Djibrine montre « cette pierre à l'époque est le moulin traditionnel qui nous fabrique la farine à manger. Cette boule naturelle est gardée dans son « gada » (Thermos naturel) qui est de deux qualités, le plus gros est pour le Chef traditionnel et l'autre pour le Chef de famille ».

Selon les ressortissants de cette province, le Kanem regorge de plusieurs potentialités comme les ouadis, les palmiers dattiers, les sites touristiques et le sultanat du Kanem qui est joyau architectural de l'époque dans la ville de Mao, etc. Ces richesses constituent une grande chaîne de valeur pour le Tchad, disent-ils. Ce soir 3 danses vont être présentées qui reflète la culture tchadienne.

Ousmane Bello Daoudou

Après la province du Mandoul, c'est au tour de l'Ennedi Ouest de présenter ses différentes œuvres artistiques et culinaires ce 4 janvier au palais des Arts et de la Culture. Reportage.

Le festival Dary continue de marquer les esprits par ses couleurs culturelles diverses et variées. La province de l'Ennedi Ouest est à l'honneur ce mercredi. Des objets traditionnels et alimentaires sont exposés. Selon la responsable du stand de cette province, Gourdé Djaon, c’est un héritage historique de nos aïeux qui nous sont légués. Pour Madame Gourdé, le peuple de l'Ennedi Ouest est à la fois éleveur et nomade, « comparativement aux autres qui sont sédentaires, la population de l'Ennedi Ouest est un peuple à grande partie nomade, éleveur et dispose d'une mode de vie particulier », a-t-elle expliqué. Elle affirme que l'habitation est provisoire et faite à base du bambou, en langue gorane «za'a» et des nattes à base du rônier et du dattier. « Les habitations sont en forme de tente, elles peuvent être dépliées à tout moment », a-t-elle dit. En plus de la construction de cette habitation, elle explique qu'il y a une phase d'embellissement. « Nous mettons des objets en cuire de chameau communément appelés « Onougou, onouga, mala-mala etc.. », on accroche des tasses aussi, le tout donne une sensation paradisiaque pour notre habitation ». L’Ennedi est aussi connu pour son amour pour l'élevage de dromadaire, le peuple de l'Ennedi Ouest à un traitement spécial pour le dromadaire, dit-elle. « Au-delà d'un simple animal, le dromadaire est un moyen de déplacement », précise-t-elle. Toujours selon elle, une chaise en bois embellie en cuire appelée en langue gourane « tirké » est fabriquée pour le confort de l'éleveur lors des longs voyages, dit-elle.

Après les objets artisanaux, la présentatrice explique les produits locaux de l'Ennedi Ouest. Mme Gourdé a d'abord montré le sel rouge réputé dans la zone. Il est appelé « Gliné marou » en langue locale, dit-elle. Ensuite, elle a présenté le thé ancestral, « le baki », « avant l'arrivée en masse du thé que nous consommons aujourd'hui, nos grands-parents utilisaient le baki sous forme de thé », explique Mme Gourdé. Les merveilles de l'Ennedi Ouest ne s'arrête pas là. Elle nous fait découvrir le cosmétique de cette province, « à partir des plantes du désert nous extrayons du « chébé » et mélangeons avec de l'huile de dromadaire pour en faire un produit enrichissant pour la fertilisation des cheveux des filles, ce qui le rend belle et charmante », a-t-elle confié. Elle ajoute, « pour parfumer nos tentes, on utilise la gomme arabique et l'écorce d'un arbre appelé « Digui ». Le tout on met au feu dans une tasse ou calebasse en argile. La fumée qui dégage parfum la tente, le lit et tout ce qui s'y trouve à l'intérieur », explique-t-elle.

Abderamane Moussa Amadaye

Une semaine après l'intégration des fonctionnaires au corps de la police qui a fait couler de l'encre et de salive. Ce matin, la rédaction a tendu le micro à quelques responsables parlementaires et de la société civile notamment le Conseiller national de la Transition Néné Ehémir et le vice-président de l'Union de Syndicat du Tchad Younouss Mahadjir. Lors de la fête des armées, le président de transition a reconnu que cette liste est injuste. Et que le gouvernement s’attellera à la corriger. Reportage.

L'intégration au corps de la police a engendré des débats houleux, la majorité des citoyens a jugé cette liste est régionaliste et discriminatoire. Pour le Conseiller national de Transition Néné Ehémir, il faut faire un point sur ce dossier, réunir les éléments les uns des autres et exiger l'annulation de cette liste. « Les conseillers iront voir le ministre et vérifier si cette liste est régionaliste », dit-il. Pour certains conseillers, cet arrêté ne couvre qu'une seule partie du Tchad, pas tout le Tchad. M. Ehémir pense que les conseillers pouvaient interpeller le ministre de la Sécurité publique et le ministre des Finances par écrit ou bien les inviter à l'Assemblée nationale (AN) pour que la commission défense et sécurité les entende. Il ajoute que ces deux personnes sont mieux placées pour répondre, « même devant les tribunaux, on écoute d'abord une personne avant de la condamnée », dit le conseiller.

Pour le vice-président de l'Union des Syndicats du Tchad (UST), Younouss Mahadjir, il n'y a rien de surprenant, ces pratiques existaient déjà à l'époque. Les gens se sont sélectionnés pour recruter les policiers, car c'est les trois provinces du Nord qui accaparaient tout. Pour 1500 policiers recrutés, les 1200 appartiennent des trois régions du Nord dont la population de zone ne fait pas 4000 habitants, a-t-il affirmé. Il se dit étonné des dirigeants qui veulent que les Tchadiens se réconcilient pour qu'ils puissent parler d'un seul pays uni. Il affirme que c'est regrettable de voir que des individus ne peuvent pas être capables que de s'affranchir de leur ego puis tout simplement de croire qu'ils sont supérieurs aux autres. « C’est honteux pour les tenants du pouvoir notamment le jeune président qui ne maîtrise absolument rien, ce n’est pas étonnant qu'on l'oblige à faire ça ». Il affirme que le chef est censé examiner et vérifier les documents avant de les signer. Il ajoute que si Mahamat Idriss Deby est venu pour refonder le Tchad, ce n'est pas de cette manière que le pays doit être refondé. « Je suis convaincu que l'arrivée de ce nouveau président tout son père avant lui qui a gouverné durant 32 ans, ont détruit le pays ».

Pour lui, le président a commis une faute grave. Et concernant le réajustement de la liste, M. Mahadjir, qualifie la promesse du président de transition de rectifier la liste de mensonge. « Le président va réajuster la liste sur quel aspect? Par rapport à la démographie ou bien continuer à flatter les gens? ». Le syndicaliste a aussi fustigé l'inauguration d'aéroport International d'Amdjarass qu'il considère comme une folie, car un jour l'histoire dira que l'argent du pétrole n'a servi qu'à construire le hameau du défunt président.

Le syndicaliste évoque également l'élévation de grade dans l'armée qui est la preuve de l'immaturité du président de transition, « au lieu de suspendre le grade des généraux en cette période de transition. Il en distribue ». Selon M. Mahadjir, sur les 400 ou 500 généraux, 90% viennent d'une seule région. Il appelle le président à envoyer ces faux généraux à la retraite afin de reconstruire le pays.

Noël Adoum

Le festival culturel Dary se poursuit au palais des Arts et de la Culture à Diguel dans le 8e arrondissement. Ce 3 janvier la province du Mandoul est à l'honneur. Des sculptures en bois et des produits sont exposés au public. Reportage.

Après Tibesti, aujourd'hui c'est au tour de la province du Mandoul de présenter ses variétés culturelles aux Tchadiens. Selon Djobaye Madjoumgaye, le Mandoul est une province qui produit des artistes depuis la nuit des temps. Elle est une région artistique par excellence, a-t-il expliqué. Aussi, il affirme que sa province dispose aussi des produits locaux consommables divers et variés, dit-il.

Selon M. Djobaye, le nom Mandoul en langue locale signifie « le coin des artistes ». Il explique que les objets d'arts et plus précisément la sculpture en bois sont faits depuis leurs aïeux et ce savoir est transmis de génération en génération, a-t-il renchéri. « Dans le temps ancien, on utilisait le bois pour le transformer en des divinités, des tam-tams, etc. Et aujourd'hui nous en fabriquons d'objets d'arts pour exprimer notre talent ou décrire un fait », a-t-il confié. Sur la question de la valorisation de ces objets, il affirme qu'il y a des difficultés parmi lesquelles, «la vente locale de nos objets sont un véritable problème, plusieurs personnes ignorent leur valeur et en plus, au Tchad nous n'avons pas des expositions culturelles pour l'art afin d'attirer les touristes », a-t-il exprimé. Il estime que le pays pourra créer des emplois en valorisant la sculpture de bois et attirer plus de touristes, « ce ne sont pas les ressources humaines qui en manquent », dit-il.

De plus, M. Djonabaye a parlé aussi des produits locaux, « nos richesses culinaires », dit-il. Parmi lesquels le poids de terre très souvent transformé en farine pour la bouillie, le couscous, etc. Selon lui, ce produit est l'une des spécialités de la région. Il soutient que le poids de terre est riche en vitamine A, en calcium en en sélénium. Il cite également le riz, le beurre de karité et le miel, « ce sont tous des produits consommés dans le Mandoul et dans tout le pays. Ils font notre fierté et celui du Tchad », dit-il.

Le Festival Dary se poursuit jusqu'au 21 janvier au palais du 15 janvier. Des activités artistiques, culturelles diverses et variées sont produits chaque jour.

Abderamane Moussa Amadaye

Au festival Dary, le Mayo Kebbi Est (MKE) est en haut de l’affiche en ce début de soirée du 30 décembre 2022 au palais des Arts et de la culture avec ses différentes cuisines et danses de la région. Quatre danses sur scène et deux repas traditionnels dans les assiettes. Reportage.

C’est dans une soirée haute en couleur que des filles et des fils du terroir ont démarré la cérémonie dans un enclos bien limité par garde fous que les ressortissants de ce coin du pays et des festivaliers sont venus applaudir les des MKE. L’entrée en scène des danseurs au rythme des danses du pays Massa a fait chavirer les participants.

Selon Abdelrassoul Harakail Bara le MKE a présenté aujourd'hui 5 danses. Il y a ADÉLË, une danse féminine exécutée en période de fin de récolte pour célébrer l'abondance. Après cette danse, c’est la danse Doumraï. Elle est dansée pendant la saison pluvieuse en cas de rareté pour faire appel à la pluie pour obtenir des bonnes récoltes. Il a aussi la danse Inawa, elle est pratiquée au moment des mariages pour ovationner de joie le couple. Il ajoute la danse Dagala, qui toujours selon M. Harakail Bara est une danse de deuil pour immortaliser la mémoire d’un mort, surtout un vieillard et suspendre les activités festives. Elle marque la fin de deuil. Enfin, il y a la danse Algaïta qui symbolise le pouvoir de chef de canton pour exprimer son pouvoir.

En plus des danses du Mayo Kebbi Est, il y a la case, elle est unique en son genre à travers le monde. Elle est appelée « LÉLEUK Case Mousgoum ». C’est une case pour scruter l'ennemi de loin quand lorsqu’on est au sommet. Selon M. Lassou Léonard Lifond, dans le Mayo Kebbi tout est patrimoine.  « Nous avons les objets d'art pour la pêche, pour la chasse, mais aussi pour la guerre et les minerais », dit-il. De plus, il y a un petit tronc d'arbre appelé prison si une personne commet une faute, on attache ses pieds à ce tronc pour le punir.

Pour finir, le Mayo Kebbi a présenté sa boule rouge appelée « Djigari » avec la sauce des poissons secs qui est  « Doufouni  », plus le Garlaka qui est préparé avec la farine du riz écrasé à la pierre. « Marta » sauce qui n’a ni cube Maggi ou condiments. Bref, la soirée était très riche en couleurs avec la présence des cadres de la région dans la diversité ethnique de cette province.

Ousmane Bello Daoudou

La province de Dar Sila a présenté ce jeudi 29 décembre en après-midi son menu du jour et ses danses du terroir au palais des Arts et de la Culture dans le 5e arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena. reportage

Il est 17h passé lorsque des danseurs dans leurs tenues traditionnelles, boubous blancs ont formé un cercle autour d’un tam-tam et la danse a commencé dans une ambiance de tonnerre entouré par le public est venu pour la circonstance, enfants, jeunes femmes et hommes dans une mixité sociale de toutes les provinces. Pour joindre l'utile à l'agréable, nous avons fait parler les plus anciens.

Le premier participant, Abcoba Ibrahim Abdallah soixante ans révolu explique les différents produits exposés.  « Nous les avons cultivés au Dar Sila  », il y a le leya, arachides mascri, le miel, etc. À l'époque, dit-il, nos grands-parents utilisaient comme sucre pour faire le thé. De plus, il y a le adass, ce produit contribue à l'augmentation de globules rouges qui joue le rôle de fer dans l'organisme. Il y également le Kebkébé qui est un produit qu'on utilise durant le mois de ramadan. Pour finir, il y a le piment appelé « roudjale choutono », (traduction libre : les hommes sont devenus fous » qui a le vertu de rendre les guerriers braves lors des guerres.

Le deuxième à parler, s’appelle Mahamat Abdoulaye Moussa. Il cite les différentes formes de danses. Il y a dit-il,  le Rachad, Nougara, Douwet, Assirni mandouya, Masalite, Cangan et Tambal.

Il soutient que la danse Rachad est unique au Tchad. « Cette danse est la plus ancienne, elle a 200 ans avant la colonisation. Elle est dansée pendant les moments des fêtes », dit-il. Il affirme que cette danse est exécutée pour montrer au grand public qu’elle n’existe nulle part.

Enfin, Fatime Ahmat Souleymane a préparé la sauce des os mélangés aux haricots et ces ingrédients comme ouché barra, irré, loké et la viande de téné appelé encore dans le Dar sila le Damkour.

Ousmane Bello Daoudou

Suite à son arrestation à domicile au quartier Paris Congo ce 26 décembre dernier par les services de renseignements, le Parti Front Populaire pour le Redressement (FPR) exige la libération de son président Abdelkadre Mahamat alias Baba Ladé dans un communiqué publié rendu public hier. La rédaction a rencontré le coordinateur général (CG) du parti Dr Kimitene Ezept Valmo. Reportage.

Dans un communiqué rendu public hier, le FPR s'est indigné par l'arrestation de son président et exige sa libération immédiate sans condition. Le CG du FPR déplore cette arrestation, il était surpris. Cette arrestation, dit-il, a stupéfait les militants. Ils ne s'attendaient pas à l'arrestation de leur leader. Les conditions de son arrestation les ont outrés parce qu’elle ne respecte aucune procédure de droit, a martelé le coordonnateur. Il aurait aimé qu'il ait une procédure dans les règles de l’art notamment avec un mandat d'arrêt sur laquelle il peut répondre et comparaître. Il considère cette arrestation d'arbitraire parce qu'elle bafoue le droit et les procédures judiciaires.

Le coordonnateur et les militants ignorent, disent-ils, les raisons de l'arrestation de leur chef, ils attendent que les autorités expliquent les raisons qui ont fondé cette arrestation. Il ajoute enfin qu'ils ont eu les nouvelles de leur président au premier jour de son arrestation, mais depuis lors, ils n'ont reçu aucune nouvelle de lui parce que les autorités ont rompu les contacts. Ils demandent la libération de leur leader le plus rapidement possible. Une demande qu’il adresse directement au président de transition en soutenant qu’il doit consolider la réconciliation et  s'impliquer personnellement pour libérer le leader du FPR Abdelkadre Baba Ladé afin qu’il regagne sa famille biologique et politique.

Noël Adoum

Au début du mois de décembre, le prix de la tomate a flambé dans les différents marchés de la capitale tchadienne, N’Djamena. Au moment de publier cet article, le prix a baissé. Ce légume saisonnier a ses bienfaits. Tomate ou Solanum lycopésicum, elle est souvent considérée comme un légume pourtant c'est un fruit d'un point de vue botanique. Elle est généralement cultivée dans les zones humides partout au Tchad.  Ialtchad Presse a fait un tour dans les marchés pour vous entretenir de la tomate. Reportage.

Adoum Abdelkerim cultivateur de la tomate explique, « nous transportons la tomate depuis le Lac Tchad, Nous aménageons le terrain puis le tracteur vient labourer ensuite nous semons les graines, après la semi, nous mettons de l'engrais, le temps mis est de deux mois et 10 jours, parfois 3 mois, mais nous manquons d'engrais. Nous les achetons au Cameroun ou au Nigeria. Ils nous coûtent cher. Pour un champ, il faut plusieurs sacs d'engrais. Et un sac varie entre 40 000 à 45 000 FCFA », dit-il.

Ibrahim Issac cultivateur du même produit rencontré dans un marché de la place, il affirme qu’il cultive aussi dans la zone du lac-Tchad. Il transporte ses produits à N'Djamena pour les vendre aux grossistes par caisses. Sur place dans la zone cultivée personne n’achète la tomate, dit-il. « Après la récolte et la vente, je fais le calcul de toutes les dépenses pour faire sortir les bénéfices. D'après lui cela dépend de temps et varie de la situation »,affirme le producteur. Il souligne le même problème l’accès aux engrais est compliqué et cher. « Nous demandons aux autorités de faciliter l'accès et l'achat de ces produits pour augmenter la production ».

Fatimé Adoum est vendeuse de tomate,  « cela fait 12 ans que je vends ce fruit. Lorsqu'elle est chère nous achetons une caisse à 20 000 F voire même plus, mais pour le moment le prix est abordable. Je vends une caisse par jour et je fais un bénéfice de 3 000 F.

Pour la vendeuse Noudji Denise, cela dépend de l'engouement du marché. « Je suis une vendeuse ambulante. Je vais de quartier en quartier pour vendre une caisse, mais la police municipale ne nous laisse pas respirer », dit-elle.

Une autre vendeuse Khadidja Daïrou soutient,  « je suis entrée dans cette activité il y a 5 ans. Je vends 3 à 4 caisses par jour. Grâce à cette activité, je nourris mes orphelins. Nous payons la location de la chambre et satisfaisons à nos besoins naturels ».

L’industrie de la tomate crée du travail. C’est des conducteurs des mototaxis appelés « cladomens ». Ils s’occupent du transport des produits. Il disent être satisfaits de leur travail. Selon eux, chacun fait de 5 à 10 tours par jour. Et  le prix du transport varie par rapport à la distance. C’est entre 500 à 1000 F CFA.  « Nous gagnons notre vie avec la tomate ».

Enfin, les acheteurs trouvent que les prix ont chuté. Avant, il n'y avait pas le tas de 250 F CFA sauf celui de 500 F CFA. Pour le moment la tomate est partout et à la bourse des ménages pauvres. La tomate est un fruit riche en fibres, en vitamine, et en minéraux comme le fer, le calcium, le zinc ou encore magnésium. Elle est aussi une star des sauces, des jus et des salades. Elle a beaucoup des bienfaits sur la santé. Elle permet de lutter contre le cancer, le diabète, l'hypertension artérielle. Elle est une arme et un alliée de la minceur. Aussi, elle protège la peau, facilite la digestion, elle est aussi un puissant antioxydant contre le vieillissement. En plus de ces bienfaits, les apports nutritionnels de la tomate sont excellents. Et en consommer une fois par jour ou plusieurs fois par semaine est bénéfique pour le bon fonctionnement de l'organisme.

Ousmane Bello Daouda

Deux mois après la manifestation du jeudi 20 octobre dernier appelé souvent « jeudi noir » par les militants de la société civile et des partis politiques. Des militants du Collectif des Actions Citoyennes Wakit Tamma réapparaissent ce 27 décembre par une déclaration afin de continuer avec des actions de grandes envergures dans les jours à venir. Reportage.

C'est après-midi quelques membres du Collectif des Actions Citoyennes Wakit Tamma à sa tête l'un des leaders Ordjeï Abderahim Chaha sont sortis de leur silence pour faire une déclaration sur la politique française au Tchad et la succession dynastique du pouvoir. Il déclare qu'ils ont perdu des militants, des frères et des amis à qu’ils leur rendent hommage à tous les combattants de la liberté, ceux qui ont combattu pour la cause de leur pays afin de renaître la démocratie au Tchad. Pour M. Ordjeï, il faut que le peuple se prépare pour manifester afin de changer le pays, le peuple tchadien est privé de tout s'exclame t'il. Ainsi, il appelle les jeunes à les rejoindre afin de lancer des nouvelles actions des grandes envergures pour le changement au pays. Car sans le changement, il n'y a pas d'espoir et sans le changement notre vie quotidienne et sociale ne changera pas parce que les autres ont pris ce pays en otage.                 

Selon M. Ordjeï, les détenteurs du pouvoir sont là grâce à la France. Il rapporte que l'ambassade de France au Tchad a affirmé que, « même s'il y aura 1000 morts, la France souttiendra le pouvoir en place », et le 20 octobre la France a passé à l'acte. Il ajoute que les forces de l'ordre par la bénédiction de la France ont tué plusieurs manifestants. Il poursuit ensuite, « notre malheur c'est la France. Car cette dernière a mis un pouvoir dynastique au Tchad ». Selon lui toujours, au Tchad, c'est la France qui choisit le président, le premier ministre et même la formation du gouvernement. Il faut que le peuple se libère car tous les tchadiens sont victimes de cette injustice. Il explique que la France à travers ce régime cherche à tout faire pour soumettre le peuple tchadien dans cette succession dynastique. Il n'a pas manqué de donner l'exemple de certains pays qui se sont libérés de la France notamment la République Centrafricaine, le Mali et le Burkina Faso. Pour Ordjeï, il faut que la jeunesse tchadienne ose afin de se libérer du néocolonialisme français. Dans un pays pétrolier comme le Tchad, nous n'avons pas l'électricité, aucune industrie. C’est la volonté de la France de maintenir le peuple tchadien dans la pauvreté et monter les uns contre les autres. M. Ordjeï Abderahim Chaha lance un appel au peuple tchadien à sortir massivement au jour J pour déguerpir la France du Tchad comme l’ont fait la Centrafrique, le Mali et le Burkina Faso. C'est à nous de mettre un terme à la politique française en Afrique a-t-il conclu.

Noël Adoum

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