vendredi 27 janvier 2023

Reportage

Reportage (1218)

Produit pour les engins vendu exclusivement à la station,  la vente au détail d’essence à N’Djamena est de plus en plus informelle dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Nouveau phénomène ce secteur informel est détenu à plus de  60 % par des femmes qui proviennent de milieu défavorisé ou précaire. Beaucoup d'entre elles s'estiment heureuses de bien gagner leur vie à travers cette activité à risque. Ialtchad Presse s'est rendu ce mardi 13 novembre dans quelques quartiers de la N'Djamena pour constater ce phénomène. Reportage.

La vente d'essence informelle devient un véritable business pour des milliers des femmes à N'Djamena, précisément aux bords des grands axes où les engins à deux ou quatre roues les empreintes. De Walia en passant par Chagoua ou encore Sabangali, chaque 40 à 50 mètres il y des bouteilles de demi ou un litre d'essence exposées par terre ou sur une table et où des femmes en sont à majorité vendeuse. Très réactives, le regard est toujours fixé sur ceux qui passent, guettant le moindre geste d'un motocycliste ou d'un chauffeur de voiture, elles se jettent pour livrer leur produit et empocher quelques pièces ou billets pour subvenir à leur besoin. 

Koumayta Flore, 27 ans mère de 4 enfants est vendeuse d'essence. Elle a commencé à faire cette activité depuis bientôt 3 ans. Flore affirme que son mari est titulaire d'un master en psychologie de l’Université de Maroua, ville camerounaise, mais est toujours sans emploi. Elle s'est lancée dans cette activité pour soulager les charges familiales du père de ses enfants, qui exerce le métier de mototaxi communément appelé « clandoman ». Et qui a de la peine à joindre les fins du mois. « Je suis obligée de vendre du carburant pour s'occuper des petits besoins », dit la jeune maman. Mme Flore souligne qu'elle achète l'essence à la pompe puis le revend. « 1 litre et demi, je l'achète à 750F et je le revends à 850 F », a-t-elle indiqué. En ce qui concerne la vente journalière, la maman de 4 enfants souligne, « entre 30 à 40 bouteilles d'½  sont vendues », affirme-t-elle. Leurs clients, dit-elle, sont la plupart des conducteurs de moto et quelques rares automobilistes. Selon elle, cette activité leur permet d'assurer les besoins de sa famille. A la question du risque et des conséquences de l'essence, elle soutient prendre ses dispositions pour éviter tout malheur.

Mme Saada Haoussou, une autre vendeuse de carburant, dit être diplômée en santé, Agente technique de Santé (ATS), divorcée et accoucheuse, mais elle est sans emploi. Elle affirme s’être lancée depuis 2017 pour s'occuper d'elle et de ses enfants. « Je me débrouille pour subvenir à mes besoins et inscrire mes enfants à l'école. Dieu merci, je m'en sors bien » a-t-elle confié. À la question de traque des agents de la mairie, Saada révèle, « avant les agents municipaux passaient de temps en temps, mais depuis février nous vendons sans tracasserie », dit-elle.

Si la vente d'essence informelle est devenue une source de revenus pour plusieurs personnes notamment les femmes, Dr Tidjani Abounassib,  médecin-chef à l'Hôpital  affirme que la vente de carburant exposée à des impacts sur la santé. Selon lui, l'essence contient des substances chimiques qui sont très nuisibles. Parmi ces effets néfastes, «l'irritation de la peau, la démangeaison, l'inflammation jusqu'à causer du cancer de la peau », dit-il. Le médecin ajoute que l'essence peut être à l'origine de la nausée, de maux de tête, de vue ou encore la perte de connaissance. Toujours selon Dr Tidjani, l'essence peut entraîner même la mort. Il affirme que le carburant contient une substance appelée le benzène. Elle est cancérigène, a-t-il déclaré. Il affirme que le fait de tirer l'essence à travers un tuyau est nocif pour la santé, « par accident la personne peut avaler et cela va entraîner l'inflammation au niveau des poumons».

Abderamane Moussa Amadaye

Lors d'une Assemblée générale tenue le dimanche,11 décembre à l'école primaire de Chagoua FDAR, la Plateforme des Diplômés en instance d' Intégration à la Fonction publique accorde un délai de 72 au gouvernement de transition de trouver une issue à leur préoccupation. Au cas échéant, les actions de grande envergure seront menées. Reportage.

Interrogé par la rédaction d'Ialtchad, Adissou Dibam, coordonnateur de la plateforme des diplômes en instance d'intégration à la fonction publique dénonce la sourde oreille du gouvernement de transition sur la question de l'intégration des jeunes diplômés depuis plusieurs années. Il affirme que les diplômés sans emploi sont marginalisés par le gouvernement. «  Ce qui se passe à la fonction publique relève de la mafia », dit-il. Il déclare qu’un délai de 72 heures est accordé au gouvernement pour trouver une solution définitive. Si rien n'est fait, les diplômés sans emploi entendent marcher dans les rues de la ville de N'Djamena jusqu'à leur satisfaction totale. Il ajoute que le président de transition Mahamat Idriss Deby a donné des instructions à son Directeur de Cabinet pour que les diplômés sans emploi soient impliqués dans la commission de l'intégration à la fonction publique. Mais rien n'a été fait au moment où le gouvernement a commencé à intégrer les 5000 jeunes, car l'ancien ministre de la Fonction publique n'a pas pris en compte leur doléance a-t-il martelé. «Ils veulent être absolument dans la commission pour la question de transparence après avoir s’être  rendu compte que l'intégration se fait par corruption. Il faut monnayer. Prix : 1 à 2 millions pour être intégré ». C'est, selon eux, ce que le Premier ministre de transition Saleh Kebzabo leur a confirmé lors de leur audience avec lui. «Il y a des gens qui donnent de l'argent pour leur intégration »  a-t-il dit. Cette fois-ci s’il y en a, il faudrait les signaler, car lui-même en question en tant qu'autorité administrative doit donner des leçons aux autres.

M. Adissou Dibam ajoute que si les diplômés en instance d'intégration sont impliqués dans la commission, il y aura des chances pour les autres dont les jeunes sont au chômage depuis 10 à 15 ans. Il poursuit que sur les deux derniers vagues d'intégration, les dossiers qui sont dans les archives n'ont pas été touchés, même les critères d'ancienneté. Après avoir été gelée depuis 5 ans, l'intégration a repris avec la promesse du maréchal du Tchad. Sur les 20.000 personnes, ils ont seulement intégré 7.000. Le collectif dit qu'il en a marre de cette situation et qu'il faudra que les choses changent. Le coordonnateur affirme que les fils des pauvres qui sont dans des provinces doivent également bénéficier de cette intégration, mais lorsqu'elle se fait par des liens familiaux, amicaux ou bien par la corruption, tous ces jeunes des parents pauvres n’ont aucune chance. Il appelle les jeunes à se mobiliser pour arracher ce qui leur revient de droit. Le collectif a accordé un délai de 72 heures au gouvernement de transition. Passé les 72 heures, ils seront prêts à mener des actions de grande envergure en descendant dans les rues. Selon lui, le président a affirmé qu'il faut au moins insérer deux représentants des diplômés sans emploi et deux membres des organisations syndicales dans la commission. Il est surpris de voir la mise sur pied de la commission sans la présence de leur collectif. Ils attendent que le gouvernement revienne à des meilleurs sentiments. Il met en garde « les affairistes » qui vendent l'intégration aux autres. Il ne reste que 1813 parmi le quota d'intégration de 5000 jeunes en 2022. M. Adissou interpelle le chef de l'État en affirmant que des jeunes sont marginalisés, il faut que le président prenne l'affaire en main pour faire entrer les diplômés sans emploi dans cette commission. Il conclut que les administrateurs en charge du métier intègrent les gens qui ont des faux diplômes. Dans sa confidence, il ajoute que «tous les diplômés sans emploi sont déjà mobilisés pour des actions dans les rues en utilisant les moyens légaux». Ils disent attendre la réaction du gouvernement.

Noël Adoum

Le Comité Olympique et Sportive Tchadien (COST) a clôturé hier après-midi à 15h30 mn la semaine d'excellence sportive édition 2022 sous le thème « paix et cohésion sociale » dans l'esplanade du lycée Félix Eboué situé au quartier Ardebdjoumal dans la commune de 3ème arrondissement de la ville de N'Djamena. C’était en présence du Président de COST le général Idriss Dokony Adiker et le Ministre de la Jeunesse des sports et de l'entrepreneuriat Patalet Géo. Reportage.

Dans le cadre de la semaine sportive notamment appelé « la semaine des champions du COST » lancée dans un climat ambiant et électrique avec une foule plein à craquer que le match de basket-ball a fait l'ouverture de cet événement. Durant cette semaine sportive qui a débuté depuis le 05 décembre dernier, 15 fédérations nationales sportives en compétition parmi lesquels figurent l'athlétisme, la boxe, le judo, le karaté, le taekwondo, la pétanque, le tir à l'arc, le tennis, le triathlon, la natation, le cyclisme, la lutte, le basketball, le handball et le volley-ball.

Le Président du COST le général Idriss Dokony Adiker a salué cette grande manifestation sportive. Cette journée doit-être primée en lettre d'or. Il se dit satisfait de la semaine d'excellence sportive et motive les jeunes talents à l'engouement et l'amélioration de leur performance afin de relever le défi aux prochaines échéances Internationales. Il y’aura les jeux africains prévus en avril 2023 au Congo Brazzaville, les jeux africains en août 2023 à Accra au Ghana et les jeux de la francophonie en août à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Il a ensuite encouragé le Ministre de la jeunesse des sports et de l'entrepreneuriat Patalet Géo à mettre les moyens intellectuels, physiques et financiers pour que les jeunes sportifs tchadiens puissent participer aux jeux internationaux afin de gagner des médailles. La semaine sportive consiste à détecter les jeunes talents en vue des préparations pour les jeux olympiques de Paris qui se pointent à l'horizon dit-il. Il appelle le gouvernement à définir une politique nationale de sport car le sport est le vecteur de la paix qui regroupe plus de 250 ethnies que représentent le Tchad.

Quant au Ministre de la jeunesse des sports et de l'entrepreneuriat Patalet Géo, il affirme que la semaine d'excellence sportive est la communion fraternelle, l'acceptation de la différence dans une très bonne ambiance car le sport véhicule la cohésion sociale et un vecteur pour construire des jeunes pleinement citoyens entre les tchadiens. Il a enfin motivé les jeunes d'aller plus loin dans cette discipline afin de gagner des médailles. Il affirme que le sport national est malade et que le ministère en charge de sport permet de diagnostiquer cette maladie. Il poursuit que le chef de l'État leur a accordé 30 milliards de FCFA pour construire le stade et ensuite une enveloppe de 10 milliards pour soutenir l'entrepreneuriat dans le milieu jeune en 2023.

Rappelons que la semaine d'excellence sportive a été clôturée avec un match serré et intense de basket-ball qui a réuni deux équipes à savoir DD Magic et Espoir. L'équipe de Espoir a remporté le match sur le score de 42 sur 40 sur son adversaire DD Magic.

Noël Adoum

La Coordination des Associations de la Société Civile et de Défense des Droits de l'Homme a commémoré ce samedi 10 décembre à 9h 00 la cérémonie commémorative du 23ème Édition de la journée Internationale des Droits de l'Homme et le 74ème anniversaire de Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH) sous le thème « Dignité, Liberté et Justice pour tous » dans la salle de conférence à Novotel la tchadienne situé dans le 1er arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.

La commémoration de la 23ème édition de la journée Internationale des Droits de l'Homme, s'est passé dans une salle remplie des invités et des journalistes. Pour Mahamat Digadimbaye, coordonnateur de CASCIDHO, le thème « Dignité, Liberté et Justice pour tous » interpelle les États au respect strict des valeurs universelles des Droits de l'Homme. Ce sont des principes fondamentaux, inviolable pour tout peuple qui aspire à la paix, à la démocratie et au bien-être social. Il poursuit que toute politique ou toute gouvernance qui conteste les valeurs des droits humains est d'avance vouée à l'échec. Car de nos jours les droits de l'homme sont irréversibles et s'imposent à tous a-t-il dit. Il fait le constate que la paix au monde est menacée, les droits de l'homme sont bafoués, les libertés fondamentales et les démocraties sont complètement en périls, les peuples sont soumis à des pauvretés et à des injustices sociales, les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes sont menacés et persécutés, les droits fondamentaux des femmes et des filles ne sont pas respectés, les groupes vulnérables sont souvent laissés à leur triste sort. Il qualifie cela comme un bilan très triste et regrettable. En tant que défenseur des droits humains, il appelle à un monde plus humain et respectueux des droits humains.

M.Mahamat Digadimbaye n'a pas laissé de côté la situation qu'à traverser le Tchad en 2022. Pour lui, c'est une année préoccupante en matière des droits de l'homme. Il relève au Tchad : des nombreux conflits intercommunautaires, les évènements de 20 octobre et les pertes en vies humaines et matérielles, la montée en puissance sur les réseaux sociaux des campagnes de haine et de division ethnique et confessionnelle. Il appelle les tchadiens à prendre leurs responsabilités pour tourner ces pages tristes et sombres de l'histoire tumultueuse du Tchad pour qu'il n'y est plus jamais cela. Il interpelle les tchadiens à promouvoir et respecter les valeurs des Droits de l'Homme, lutter contre l'impunité, imposé la justice pour tous afin d'instaurer l'autorité de l'État. Enfin, le coordonnateur a rendu hommage à tous les défenseurs des Droits Humains qui se battent chaque jour au quotidien pour la défense et le respect des Droits de l'Homme souvent au péril de leur liberté et de leur vie.

Noël Adoum

Une partie de membres l’Association des Victimes du Régime de Hissein Habré (AVCRHH) dirigé par M. Clément Abaïfouta a animé une conférence de presse ce samedi 08 décembre à 15h dans la salle de conférence de la radio FM Liberté situé au quartier Chagoua. Abaïfouta Clément qualifie le nouveau de bureau de mascarade. Reportage.

La guéguerre entre les représentants des victimes de Hissein Habré bat son plein. Un schisme s'est installé entre les membres de l'AVCRHH. Les uns disent avoir éjecté leur président dans leur point de presse hier, les autres connaissent toujours le statut de leur président M. Clément Abaïfouta comme leur représentant. M. Clément Abaïfouta affirme, pendant que le mécanisme pour les indemnisations s'apprête à s'installer dans le mois qui arrive, la crise vient de s'installer au sein du bureau national de l'AVCRHH. M. Clément Abaïfouta dit avoir sacrifié toute sa vie, son parcours universitaire et sa famille pour de nombreux voyages afin de plaider le sort des victimes. Il ajoute, « qu'il n'est pas en train de labourer le tarot de sa mère ni dans un champ de fonio ou encore du riz ». Pour lui, le sérieux mobile du retour curieux des anciens membres du bureau qui « ont quitté la pirogue et revenu 10 ans après pour se prévaloir être des victimes ou des responsables » est tout sauf sain.  M. Abaïfouta qualifie leur retour après plusieurs années d'absences comme un manque de foi, manque d'objectivité et manque de sincérité parce que les victimes sont censées lire et gérer les douleurs qui les rongent depuis 30 ans. Dans cette association, il ne regarde pas les fibres ethniques mais plutôt l'aspect national de tout couleur car tout le monde est victime frères et sœurs. Il ajoute que ses anciens camarades courent après le besoin du ventre. Pour lui, l'autre côté l'accuse d'avoir détourné l'argent de l'association, alors qu'il avait déposé cette somme dans un compte bancaire notamment à l'ecobank dont il faut au moins trois (3) signataires pour retirer l'argent. L'invitation envoyée à la veille par les membres pour qu'il vienne à l'Assemblée Générale est considérée pour lui comme une insulte. Car il ne voulait pas cautionner une mascarade.

Pour Clément Abaïfouta, l'Assemblée Générale organisée par ses individus est comme vide. Il a déclaré avoir laisser l'une de ses clés pour la vice-présidente de l'association alors qu'il était occupé. Cette dernière interpelle les autres pour leur dire « il a déjà cédé la clé car il ne peut plus travailler ». M. Clément Abaïfouta a clôturé cette conférence par la suspension des nouveaux membres qui ont créé leur bureau à part suite au 3ème congrès de l'Association des Victimes de Crime du Régime de Hissein Habré alors qu'aucun statut ne leur permet d'organiser cette Assemblée Générale.

Noël Adoum

Le Président du Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST), général Idriss Dokony Adiker a effectué une visite de motivation ce 9 décembre dans plusieurs structures sportives de la capitale tchadienne où se tiennent la semaine de l'excellence sportive  Reportage.

Lancé le 5 décembre dernier par le COST, absent lors de la cérémonie inaugurale due à sa charge administrative, le Président du COST et ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration a fait le déplacement dans les sites où se tient la semaine dédiée à l'excellence sportive.

La visite a commencé à 15h, d'abord aux deux terrains basketball (masculin et féminin) du lycée Félix Éboué. Ensuite, le volley-ball et le Handball, l'un à l'Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) et l'autre à l'École Normale des Institutions Bilingues (ENIB) et enfin au stade de Paris Congo et celui de Diguel pour le karaté, judo, la lutte, etc.

Interrogé sur la visite du Général Idriss Dokony Adiker, le Secrétaire général de la Fédération tchadienne de Volleyball (FTVB), Kianhykbo Baibamne dit satisfait, « Lorsqu'on organise une activité de telle nature et voir la visite de notre hiérarchie, ça fait du bien », a-t-il confié. Par la même occasion, le Secrétaire général de la FTVB, se plaint des conditions de travail. « Nous ne disposons pas de plateau de travail, les conditions ne sont pas réunies. J'espère bien que le comité a fait le constat et pourra nous trouver une solution», a-t-il déclaré.

Pour le Président du COST, Général Idriss Dokony Adiker, depuis quelques années le sport tchadien fait du recul. Il souligne que cette situation a déplu à la direction qu'il dirige. Toujours selon lui, cette semaine de l'excellence est lancée suite à l'année 2022 déclarée par le Président de la transition, Mahamat Idriss Deby Itno comme une année de sport. Il affirme que cette compétition vise à préparer les jeunes pour les Jeux olympiques, paris 2024. « À travers ce genre de compétition, nous pouvons détecter les meilleurs athlètes et leur accorder une bourse olympique pour au mieux nous préparer pour Paris 2024», a-t-il justifié.

Rappelons que cette compétition réunit 12 fédérations et plus de 1000 sportifs. Elle va durer une semaine et les meilleurs seront primés lors d'une cérémonie de Gala prévue le 17 de ce mois.

Abderamane Moussa Amadaye

Au lendemain du 3e Congrès de l'Association des Victimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH) le 6 décembre dernier, après avoir éjecté son président et créée un autre bureau exécutif, l'association a animé une conférence de presse ce lundi 5 décembre à 10h dans son siège situé au quartier Chagoua dans le 7e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.

Le point de presse s'est tenu en présence des membres de l’association et de plusieurs journalistes de différents médias. Après avoir dressé l'historique de l'AVCRHH, le président entrant de l'association a fait un historique de la crise qu'a traversée l'association en 2013, la reconduction de Clément Abaïfouta à la tête de l'association est un regret qui a rendu la situation dramatique, dit-il. Il a ajouté que le texte statutaire du règlement intérieur de l'article 6 dit, « le Bureau Exécutif (BE) convoque l'Assemblée Générale (AG) tous les 3 ans », car de 2013 à 2022, il n'y a eu aucun AG. Selon lui, le quorum de séance à cette assemblée est de ⅔. Les membres ont écrit une pétition pour dépasser ce quorum. Il ajoute qu'en 2013, le BE a fonctionné dans l'illégalité, car aucune demande n'a été envoyée au ministère pour l'autorisation. Il reproche à l'ancien président de malversation et de mauvaise gouvernance.

M. Abaïfouta, après avoir remis la clé à sa vice-présidente lors de sa nomination au Conseil National de Transition (CNT), les membres de l’association considèrent cet acte comme une délégation de pouvoir et la vacance de poste. Car la crise est profonde parmi laquelle figure la crise de confiance et la mauvaise gouvernance, disent ceux qui s’opposent à l’administration Abaïfouta. Ils affirment que les victimes avaient reçu 100 millions de FCFA dont 60 millions utilisés et le président a empoché 12 millions pour acheter une voiture.

Quant à Clément Abaïfouta, il déplore le comportement peu orthodoxe du nouveau BE. Pour lui, on ne peut l'inviter à la veille comme une presse, car il ne peut pas accepter une réunion où il se sent étranger. Il dit se baser sur le texte statutaire de l'association qui dit que le président lui-même convoque l'AG. Il ajoute que lui et ses membres du bureau exécutif n'ont pas pris part à cette réunion qu'il juge biaisée. Il poursuit que toute association à un mandat, et l'Assemblé Générale se prépare dans une durée d'un mois. Dans le texte, c'est en absence du président que la vice-présidente doit lancer l'AG et non organiser cette Assemblée en coulisse. L'AG exige deux choses: d'abord la présentation de rapport et ensuite le bilan de travail. Pour lui, le groupuscule de personne est venu juste lire une liste et allé le présenter dans le quorum. Ils ont créé une semblable crise afin que l'ATPDH (Association tchadienne pour la Défense des Droits de l'Homme) propose une médiation afin de proposer des pistes de solutions. Clément Abaïfouta qualifie la décision de mascarade. On lui reproche d'avoir détourné l'argent, alors que Me Abaïfouta quant à lui, aurait créé une commission pour laisser la somme de 100 millions à cette dernière. Il conclut que l'AG organisée par la vice-présidente accompagnée de quelques membres s'est déroulée en l'absence des cellules de province.

Noël Adoum

Le ministère de la Santé publique a lancé officiellement la semaine mondiale de l’allaitement maternel édition 2022 ce jeudi 8 décembre dans les locaux de la commune du 2e arrondissement de la ville de N’Djamena. Reportage.

L’objectif général est de sensibiliser et de mobiliser la société, de faire la promotion de l’allaitement maternel au sein de la communauté et de renforcer la mobilisation sociale. La semaine mondiale de l’allaitement matériel s’est déroulée en trois phases. D’abord, les discours. Ensuite, la présentation d’un sketch sur l’allaitement. Enfin la remise des cadeaux à quelques femmes qui ont respecté l’allaitement exclusif dès la naissance jusqu’à  6 mois.

Le maire de la commune du 2e arrondissement Youssouf Mahamat Yaro, dit que l’allaitement maternel  est l’aliment le plus adapté à la croissance et au développement des nourrissons. Il soutient que les faits et statistiques montrent que cette pratique qui semble si accessible et si facile à adopter fait face à de nombreux défis. Tout en soulignant les progrès notés depuis la dernière enquête en 2021, les résultats montrent que les femmes qui allaitent exclusivement au sein pendant les six premiers mois sont de 11,4%. Le Tchad est en dessous par rapport aux objectifs communs de l’Assemblée mondiale exclusive de 50% d’ici à l’horizon 2025.

Le maire ajoute que la célébration de cette semaine est une occasion pour renforcer la mobilisation et le soutien à l’allaitement qui suscitent au-delà de cette semaine la nécessité de porter la promotion de la pratique de l’allaitement maternel dans toutes leurs activités et qu’elle soit une pratique courante dans tous les foyers  tchadiens afin de garantir un meilleur départ aux jeunes générations.

Le chef de service Alimentaire du nourrisson et du jeune enfant à la direction de la nutrition et de la technologie alimentaire Mahamat Oumar dit que beaucoup d’enfants qui naissent ne sont pas allaités aux heures qui suivent l’accouchement.  Cela veut dire que « nous devons impulser le changement de comportement dans nos formations sanitaires et dans les communautés afin que tout concoure à favoriser et faciliter la pratique de l’allaitement », souligne-t-il.

Parmi les interventions à haut impact en nutrition, l’allaitement maternel vient en première position. « Les études scientifiques nous rappellent que l’allaitement au dans les 6 premiers mois de la vie, réduit de 22% la mortalité. C’est une invitation moins coûteuse et ses bienfaits sont multiples pour l’enfant, la mère , la famille la communauté », dit-il. Pour cette semaine le ministère de la Santé recommande que l’allaitement maternel soit accessible de la naissance jusqu’à 6 mois et continue ensuite jusqu’à 2 ans.

Les activités prévues cette semaine sont : les conférences-débats à la faculté de médecine de N’Djamena, les causeries éducatives, les sensibilités et promotions dans 5 provinces (Lac, Guerra, Ouaddaï, Chari-Baguirmi et le Logone occidental).

La cérémonie a pris fin par la remise des cadeaux à quelques femmes qui ont respecté l’allaitement exclusif dès la naissance jusqu’à 6 mois.

Haoua Adoum Ibeth

Après plusieurs années d'attente les agents de l'ex-Ondr, de la Sodelac, PNSA et l'Anader retrouvent le sourire. La commission diligentée par l’Inspection générale d'État (IGE) a été mise sur pied pour le paiement intégral des arriérés des salaires d'environs à 1000 agents. Beaucoup peines à recouvrer leurs droits après trois semaines d'enroulement. Reportage.

Il est 11h passé au ministère de la production Agricole et de l'Irrigation, les ex-agents assis sur l'ombre des miniers par des petits groupes remplissent l'enceinte du ministère. Les uns ont des visages, frustrés d’attendre. D'autres avec un léger sourire, patiente dans une ambiance très calme la commission d'enroulement.

Kebdika Sobserba de l'antenne sud-est (Sarh), « je suis ici depuis 3 semaines, je ne comprends pas le système. Quand je suis arrivé, ils procédaient à l'enroulement et à la vérification. Une fois les dossiers vérifiés, ils te demandent d'attendre 2 jours  » mais à la grande surprise de plusieurs ce n'est pas le cas.  « Nous sommes arrivés depuis le 23 et ont été enroulés du 23 au 05 décembre, on n'a pas perçu notre dû mais ceux qui sont enroulés le 2 ont perçu leurs chèques ». C'est ce qui est à l'origine du débordement. Cela a causé la suspension de la commission. La situation est compliquée, disent les ex-agents

A la question « vous êtes optimistes ou pessimistes pour toucher votre chèque". Il répond, « je ne sais pas  ». Mais il finit par dire qu’il reste optimiste. Ses amis qui ont eu leurs chèques ont déjà perçu leurs sommes. « Je ne sais pas ce qui adviendra dans l'avenir. Nous avons toujours espoir de rentrer dans nos droits ». Il affirme être inquiet, « nos antennes sont vdésertées puisque nous sommes tous ici ».

Les ex-agents veulent que la procédure soit accélérée pour qu'ils repartent à leurs lieux de travail pour faire le bilan de la fin de la campagne agricole. Il exhorte l’administration d'alléger les procédures « ça pourra mieux nous arranger pour avancer ».

Gaspard Dissou, délégué du personnel, rattaché à la commission rassure les uns et les autres. « Quelles que soient la  durée, les deux semaines qu'on a mis ici à N'Djamena est pour une  bonne cause ». Pour lui, la commission mise sur pied par le ministère de Finances ne maîtrise pas les arcanes du ministère de l'Agriculture. Cette commission essaie de tout vérifier parce qu'il s'agit d'argent. Même si les collègues sont impatients, il faut comprendre que c'est un problème technique, la commission ne signe pas le chèque. D'après M. Dissou tous ceux qui sont enroulés, leurs chèques sont établis et attendent la signature du Trésorier payeur général.  « Je dis haut et fort, il faut être optimiste. Si nous sommes restés pendant 7 ans à attendre, ce n'est pas les 2 semaines qui vont nous dépasser. Tout le monde aura son dû, c'est un acquis ».

Manemon Mapouki est lui aussi délégué de personnel de l'Anader, il est chargé de la communication. Pour lui, depuis le 21 novembre l'Inspection générale d'État a démarré l'enroulement des personnels pour procéder au paiement des arriérés de salaires de 2016/ 2017/ 2018. C'est un travail technique. Il est important de vérifier les pièces des ayants-droits. Il faut la présence physique de la personne avant de donner le feu vert. Il explique qu’on fait l'enroulement, on vérifie l’identité de la personne, après l'équipe envoie tous les dossiers au niveau de Trésor qui va être consigné par une seconde personne. Donc la procédure est lente. Et c’est dur pour nos amis venues de provinces, c'est un nouvel environnement pour eux. Il pense que le travail est en train d'être terminé. « Le travail progresse, tout le monde va percevoir ses droits pour toutes les années », di-il.

Ousmane Bello Daoudou

Au lendemain de la sortie médiatique du procureur de la République près de Tribunal de Grande Instance (TGI) de N’Djamena, Moussa Wadé Djibrine sur le bilan du procès de Koro-Toro. Le président national des Droits de l'Homme sans Frontières (DHSF) Layibé Tourdjoumane s'est exprimé sur le micro de la rédaction. Reportage.

Suite à la sortie médiatique du procureur de la République près de grande instance de N'Djamena Moussa Wadé Djibrine qui affirme avoir jugé 401 personnes, le président national des Droits de l'Homme sans Frontières Layibé Tourdjoumane met l'accent sur le sujet. Il déplore la déportation des manifestants à la prison de haute sécurité de Korotoro, pour lui la prison de Korotoro est réservée pour les personnes condamnées à des lourdes peines et non aux manifestants qui ne sont pas encore jugés. Il ajoute qu'il n'y a un travail professionnel sur les chiffres des manifestants arrêtés le 20 octobre dernier. Car le gouvernement a donné des chiffres différents que ceux du procureur qui affirme avoir jugé 401 personnes. La justice, elle, n'a pas sorti une liste de manifestants arrêtés et déportés à Korotoro.

Pour M. Tourdjoumane, les 401 détenus ne peuvent être jugés en2 jours. Il ajoute que le chiffre de la société civile est plus grand que celui du gouvernement et de procureur. Pour creuser plus loin, il soulève une interrogation épineuse, «si la justice a jugé seulement 401 manifestants, les autres sont partis où?». D'après lui, il faut que le gouvernement et la justice donnent le chiffre exact des détenus. Il poursuit que les manifestants ont été arrêtés à N'djamena et c'est le tribunal de grande instance de N'Djamena qui doit les jugé sur le lieu d'arrestations et non ailleurs. Il affirme que les détenus n'ont pas eu des avocats de la défense pour plaider sur leur sort. Parmi les détenus condamnés, de 2 à 3 ans feront de prison ferme, il y a des innocents, car le jugement a été biaisé, anormal et inexact, a-t-il dit. Pour lui, le juge peut condamner qui, il veut à sa guise.

M.Tourdjoumane affirme que les forces de l'ordre qui ont utilisé des armes létales pour tirer et tuer les manifestants n'ont pas été arrêtés par la justice. Il demande à celle-ci de juger également les forces de l'ordre qui ont tiré sur les manifestants le 20 octobre dernier. Il conclut enfin que le nombre des personnes arrêtées et disparues est de plus de 800 personnes.

Noël Adoum

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