vendredi 27 janvier 2023

Reportage

Reportage (1218)

Par une décision rendue publique samedi 03 décembre dernier par la Haute Autorité des Médias et de l'Audiovisuel (HAMA) a suspendu le journal SALAM Info et son «Directeur général» Martin Inoua Doulguet. La HAMA reproche, la non-conformité du journal avec le texte régissant la presse au Tchad, la posture de défiance et de dénigrement continu par M. Inoua Douglet vis-à-vis de l'institution régulatrice des médias au Tchad et enfin le Directeur général de Salam Info ne dispose pas d'une carte professionnelle de journaliste, selon la HAMA. Cette suspension fait couler beaucoup d’encre. Le coordonnateur de Mouvement Citoyen pour la Préservation de la Liberté (MCPL) M. Sosthène Mbernodji réagit. Reportage.

Le journal Salam info et son Directeur de Publication Martin Inoua Doulguet ont été suspendus par la HAMA de toute parution (papier et numérique) jusqu'à l'obtention d'une nouvelle déclaration de parution auprès du Procureur de la République, près du Tribunal de Grande instance de N'Djamena et ensuite la suspension de Martin Inoua Douguet de toute activité journalistique jusqu'à l'acquisition de la qualité de journaliste.

Après la suspension du journal, le coordonnateur du MCPL M. Sosthène Mbernodji estime que cette décision est cynique et qualifie cette suspension de deux poids deux mesures. Pour lui, la HAMA est en train de surpasser ses prérogatives. « Elle ferme hermétiquement les yeux sur tout ce qui se passe dans les médias publics », dit-il. Il soutient que lors de la manifestation du 20 octobre dernier, aucun média public n'a parlé de la répression. Il est surpris qu’un après-midi, ces mêmes médias publics parlent de point de presse du Premier ministre. Pour lui, du point de vue professionnel, qu'il y a un problème.

M. Sosthène Mbernodji n'a pas manqué de dénoncer la suspension ou mise en demeure des certains médias privés notamment la radio paysan à Doba, la radio Terre nouvelle à Bongor et tout récemment le journal Salam info de N'Djamena. Pour lui, certains journalistes des médias publics ont rangé de côté l'éthique et la déontologie qu'ils ont apprise durant leur formation universitaire et se contenter du griotisme pour plaire aux rois. Il souligne qu'un média d'État fonctionne grâce à l’argent du contribuable, mais n'est pas le média d'un régime. Pour lui, la décision intervenue au lendemain de la journée et de la démocratie (1er  décembre) remet en cause ces valeurs. Il estime que la question de la conformité juridique du journal Salam info est un prétexte parce que l'autorisation et la déclaration de parution ont été attribuées par le Tribunal de Bongor. La ville de Bongor fait partie de la République du Tchad. Et donc, « le journal Salam info n'a pas besoin pour s'implanter et paraître dans d'autres villes du pays d’une autre autorisation», dit-il. Il affirme que la HAMA s'est érigée en tribunal et sanctionne tout organe de presse qui critique sa gestion.

Noël Adoum

 

Bet-Al-Nadjah  a lancé officiellement le marché des produits locaux  du Tchad ce vendredi 02 décembre dans les locaux de l’Institut Français du Tchad (IFT). A cette occasion, Ialtchad Presse s’est approché des producteurs pour recueillir leurs avis sur la transformation de leurs produits.

Pour Assane Sigui Sandrine, Directrice de « Star Up zass Bio », qui fait dans la transformation de gingembre granulé, poudre de moringa et bien d’autres, ses produits transformés sont naturels et sont destinés aux Tchadiens et a tout le monde « quand on produit, c’est d’abord pour la population locale et ensuite, les autres vont en profiter ». Au sujet de la cherté de ces produits transformes au Tchad, elle affirme qu’ils ne sont pas chers. Et que les prix sont fixés en fonction des dépenses évaluées « les produits bruts sur le marché sont très chers. En plus de cela, il y a le problème d’emballages qui s’ajoute. Parfois ce sont des emballages qu’on ne peut pas trouver ici au Tchad. Il faut faire la commande ailleurs, tout cela coûte cher », explique-t-elle. Selon elle, beaucoup des producteurs n’arrivent pas à faire valider leurs produits transformés par le CECOCDAT, puisque pour qu’un produit soit validé, il faut payer une grosse somme « pour un entrepreneur qui vient de se lancer, ce n’est pas facile, parce que, pour valider ou confirmer, il faut payer très cher, et comme s’il est à son début, c’est compliqué. C’est ce qui fait que beaucoup des produits ne sont pas validés. En tout cas, pour l’instant, nous les transformons et les vendons dans l’informel en attendant »

Djiraimadji Fulgence, responsable commercial de l’établissement douceur méridionale, qui fait dans la transformation d’huile de kournaka et de karité,dit que ses produits sont chers à cause de la rareté des produits bruts sur le marches, toute de meme, ils s’arrangent pour que leurs produits soient a la portés de la majorité des Tchadiens. Il confirme qu’il y a de l’échentillon au niveau de CECOCDAT et qu’ils attendent le résultat pour avoir plus de connaissance sur la composition chimique et la certification de CECOCDAT. Djiraimadji Fulgence interpelle la population tchadienne de valoriser les produits locaux du Tchad afin que les autres s’intéressent également à nos produits comme ça se passe ailleurs.

Agalebago Barnabas, producteur de thé Kinkileba, confirme que  les produits transformés au Tchad sont chers. « C’est normal parce que les taxes fixées  sont très élevées. Il confirme par la suite que ses produits sont vérifiés par le CECOCDAT « j’ai amené mes produis chez CECOCDAT pour validation. Ils ont été retenus pendant 6 mois avant que je ne puisse les retirer. Et les mettre en vente ». Il conclut que ses produits sont des produits naturels qui sont à la portée de tous les Tchadiens et également les étrangers.

Narhinguem Anastasie

Jeudi 1er  décembre a été lancé le marché des produits locaux du Tchad au sein de l'Institut Français du Tchad au quartier Ardebdjoumal dans le 3e arrondissement de la ville de N'Djamena. Plusieurs jeunes et moins jeunes ont choisi eux-mêmes de devenir entrepreneurs et s’occuper de la marque de leurs produits. Reportage.

Depuis quelques années, des jeunes émergent dans le monde entrepreneurial tchadien et se distinguent départ leurs fabrications originales. Ces entrepreneurs sont de plus en plus nombreux à s'investir et fonder leurs business. De la transformation à la modernisation des produits locaux et artisanaux, la conservation des aliments, la mode et la valorisation des produits artisanaux et locaux ou encore la parfumerie, ces jeunes révolutionnent la culture d’entrepreneuriat au Tchad.

En marge du marché des produits locaux du Tchad qui se déroule du 1er au 4 décembre, les produits présentés par les jeunes occupent une bonne place. Parmi les noms de leurs petites entreprises figure, 2i cosmétique, Dodo Kari d'or, Tchad craie et plusieurs objets artisanaux, etc.

Abakar Mahamat Adam artisan, affirme qu'il fabrique ses objets à base de cuivre et d'argent. Pour lui, ses produits c'est pour faire honneur du pays. Il appelle les Tchadiens à s'intéresser aux produits locaux.

Djedanem Mbaïndoum, commerçant de l'entreprise Tchad craie,  affirme qu'ils ont créé cette marque afin de réduire le taux de chômage. Il poursuit qu'ils ont emporté les matières premières de l'extérieur tels que les calcaires et le plâtre. Cette entreprise a été en 2020. Ils appellent la population à consommer la craie locale fabriquée au Tchad.

Agueleabo Barnabass produit du Kinkéliba, il s'est lancé dans l'entrepreneuriat il y a 2 ans, il fait la commande de ses produits depuis Abéché et Moundou. Il soutient que ses produits ont été analysés et vérifiés au laboratoire, il détient son certificat depuis 2020. Il fait la livraison partout dans certains quartiers de N'Djamena.

Noël Adoum

Un imposant défilé militaire pédestre commémorant le 32e anniversaire de la journée de la Liberté et de la Démocratie a eu lieu ce jeudi 1er décembre à la place de la Nation en présence du Président de transition (PT) Mahamat Idriss Déby, du Premier ministre de transition (PMT) Saleh Kebzabo et certains membres du gouvernement d’union nationale (Gun). Reportage.

Tout a commencé par le dépôt d’une gerbe de fleurs par le PT Mahamat Idriss Deby Itno. Il s’est incliné au pied du mémorial érigé à la mémoire des martyrs accompagné de l'hymne nationale tchadienne. Il a, à travers ce geste symbolique, immortalisé tous ceux qui se sont sacrifiés pour la défense de la patrie et des institutions républicaines.

Sur la tribune officielle, l’on a remarqué la présence du PMT Saleh Kebzabo, des membres du gouvernement, des conseillers nationaux de transition (CNT), des diplomates accrédités au Tchad et de plusieurs autres invités de marque venus d'autres cieux. Aussi, il y a eu la présence de plusieurs militants de Mouvement Patriotique du Salut (MPS), ex-parti au pouvoir avec leurs pancartes et banderoles habillés des t-shirts de leur parti sur lesquels on peut lire, «la jeunesse tchadienne a pris conscience que la violence ne résout pas le problème du Tchad sauf la paix chèrement acquise».

Ensuite, le défilé a duré environ une heure. Ce défilé est suivi aussitôt par celui de différents détachements de l’Armée nationale tchadienne, dont les éléments de la Direction générale des Services de Sécurité, des instituions de l’État (DGSSIE), de la Garde nationale nomade du Tchad (GNNT), de la Police nationale et municipale, etc. Ces corps ont particulièrement forcé l’admiration de l’assistance par leur défilé appelé communément « commando ou cadence».

Les forces de défense et de sécurité ont impressionné la foule. Des tonnerres d’applaudissements et des youyous ont accompagné cet exploit des militaires. C’est une véritable fête multicolore qui a lieu ce 1er décembre, à la place de Nation. Elle a drainé une foule impressionnante, surtout les jeunes venus de différents arrondissements de la ville de la capitale tchadienne, N'Djamena et des provinces du pays.

Noël Adoum

Le 29 novembre s'est tenue une conférence-débat dans l’auditorium de Centre culturel Al Mouna placée sous le thème, « Lire c'est boire et manger. L'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas », disait Victor Hugo. Cette rencontre a été animée par M. Bakhit Ahmat Abdelhakim et l'écrivain Alifa Abakar Sokoto. Reportage.

C’était en présence de plusieurs élèves, étudiants, enseignants, diplômés sans emploi et entrepreneurs que la conférence a démarrés à 14h00 dans la salle auditorium du Centre culturel Al Mouna.

Le premier conférencier Bakhit Ahmat Abdelhakim a souligné la nécessité de la lecture dans la société tout en rappelant aux participants d'aimer la lecture afin de s'armer intellectuellement et la découverte des nouveaux mots grâce à la lecture. Pour lui, lire c'est comme se libérer de la soif et de la nourriture, car le goût de la lecture se trouve dans la volonté et la faculté de comprendre le contenu. M. Abdelhakim s'est inspiré de la citation de Victor Hugo pour décortiquer son thème. Selon lui, la lecture est bénéfique dans la société, c'est le seul moyen de renforcer sa capacité intellectuelle. Il n'a pas manqué de souligner les avantages et les inconvénients de la lecture dans notre quotidien.

Toujours selon lui, la lecture encourage la sobriété et aide à la concentrer sans oublier l’apprentissage de la prise des notes, des mots difficiles dans un agenda ou dans un bout de papier. Il a soulevé le manque de volonté et la paresse des jeunes à lire. Pour M. Abdelhakim, les jeunes doivent embrasser la lecture tout en s'abonnant aux bibliothèques afin de lire les différents ouvrages de tous genres.

Le second conférencier, l'écrivain Alifa Abakar Sokoto, les jeunes doivent lire afin de voyager en esprit et acquérir des connaissances. Pour lui, tout le monde possède un génie en soi, certains enfants sont doués et ont plus des connaissances que leurs aînés. « L'enfant est le père de l'homme », a-t-il déclaré. Selon lui, non seulement la lecture joue un rôle capital et bénéfique dans la société, mais elle contribue également à la prise de conscience, à la prise de parole en public. Il demande aux jeunes à creuser plus profond pour comprendre les documents qu'ils lisent. Il les appelle à rester éveillés grâce à la lecture.

Rappelons que cette conférence-débat a pour but de conscientiser les jeunes afin de s'intéresser à la lecture, sans la lecture, on ne progresse point disent les conférenciers.

Noël Adoum

La grande mosquée Roi Fayçal de N’Djamena est en plein chantier. Un débat rampant et des interrogations surgissent çà et là. Certains affirment que la belle grande mosquée est sur le point de perdre son authenticité, son image d’origine. Et que les responsables de la mosquée sont en train de défigurer un patrimoine national. D’autres disent plutôt qu’il s’agit des travaux de réfection. Et qu’il est tout à fait normal après tant d’années d'entamer des travaux de réfection.  Ialtchad Presse s’est rapproché des architectes et des responsables de la mosquée pour en savoir plus. Qui a tort ? Qui a raison ? Chacun se fera son idée. Reportage.

Pour Senoussi Ahmat Senoussi, architecte urbaniste, la mosquée, la cathédrale et autres représentent une identité, et si on veut le transformer, l’avis du protecteur, de l’architecte est nécessaire, mais pour la rénovation de cette mosquée, ce n’est pas le cas, souligne-t-il. « On ne doit pas se lever un matin et transformer un bien public, un patrimoine culturel de la sorte. On doit au moins consulter les gardiens de ce bien ».

Il est bien et normal de rénover, d'embellir cette mosquée, mais changer son plan, changer même la peinture, ce n’est pas faisable puisqu’elle représente un patrimoine culturel, après presque 50 ans d’existence, martèle Senoussi. « En tant qu’architecte, j’ai parlé même de cela avec le Conseil islamique. Eux même ne sont pas d’accord, ils sont d’accord pour embellir la mosquée, mais ne pas la changer, défigurer son image d’origine ». Il ajoute qu’en termes d’image ou d’identité, il n’y a pas mieux que de garder l' identité d’origine. C’est ce qui se passe partout. Donc, on ne peut pas peindre en rouge la mosquée, par exemple.

Selon nos sources, c’est un bienfaiteur haut placé qui finance ce travail de défiguration. Les architectes à leur niveau ne peuvent pas empêcher ce soi-disant bienfaiteur de le faire comme c’est un lieu de culte. « L’intention de se porter volontaire pour rénover la mosquée est bonne, mais c’est important de garder l’identité historique », disent plusieurs architectes contactés par la rédaction.

M. Senoussi souligne aussi le problème des constructions voisines de la mosquée qui barrent la vue de loin de la mosquée est un autre problème qui s’ajoute à celui des réfections à l’emporte-pièce dont est victime ce patrimoine culturel et religieux qui est la grande mosquée, une identité de la ville de N’Djamena et du Tchad en général. Normalement les constructions dans une ville doivent obéir à des règles d’urbanisme malheureusement cela n’existe pas au Tchad. Cette absence laisse n’importe qui construit n’importe comment et n’importe où selon ses humeurs, ses moyens et son désir.

Senoussie Ahmat Senoussi interpelle le ministère de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire et la Mairie d'introduire et d'appliquer la loi de la construction pour sauvegarder l’image des villes tchadiennes.

Cheikh Abdadayim Abdoulaye Ousmane, Vice-président et Secrétaire général du Conseil supérieur des affaires islamiques (CSAI), reconnaît qu’il y a des « petits changements » dans le réfectionnèrent en cours de la grande mosquée. Il trouve cela normal. « Pour qu’une chose dure longtemps et garde sa forme, il faut l’entretenir. Les grands bâtiments construits avant l’indépendance doivent être réfonctionnés Et c’est le cas de notre mosquée », explique-t-il.  Ce petit changement constaté, il cite, les décorations, l’augmentation des murs les portes et autres, ne sont pas graves. « La grande partie de la mosquée n’a pas été changée et ne doit pas l’être. Nous en tant que premiers responsables ne permettrons pas la défiguration de la mosquée. Nous avons le devoir de la protéger ». Il conclut que ce travail de réfection est en train d’être fait avec leur autorisation.

Haoua Adoum Ibeth
Narhinguem Anastasie

 

Dans le cadre des activités de la 5e édition de « 16 jours d’activismes pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles », une campagne de sensibilisation est organisée ce mardi 29 novembre 2022 au rond-point trésor au quartier Farcha par l’ONG la voix de la femme. Reportage.

Lancées le 25 novembre dernier sous le thème : Tous unis : activisme pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et filles, les activités de 16 jours d’activisme pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles organisées par l’ONG voix de la femme en partenariat avec le ministère de Genre et de la Solidarité nationale se poursuivent en différé.

Pour Amina Tidjani Yaya, coordonnatrice nationale de l’ONG la voix de la femme, cette lutte  est une lutte nationale, tout le monde doit s’impliquer « ce n’est pas seulement l’ONG la voix de la femme qui est appelée à lutter bien qu’elle fait partie des toutes premières associations qui milite contre la violence faite aux femmes ». Elle ajoute que la lutte contre violences faites aux femmes est une question mondiale.  Partout dans le monde, tous les activismes s’organisent pour éradiquer définitivement les Violences Basées sur le Genre (VBG).  Elle affirme que la VBG ne concerne pas seulement les femmes, mais également les hommes. Il y a aussi des hommes qui subissent certaines violences, « il est tant d’impliquer les hommes, cette année le concept continental « la masculinité positive » lancé par des chefs d’État africains, nous édifie sur les engagements des hommes sur la VBG, maintenant on se base plus sur ce concept  et l’engagement de nos États sur la question de l’éducation de l’éradication de ces violences »,  dit Mme  Amina Tidjani. Elle appelle le gouvernement à multiplier les efforts pour mettre fin aux VBG.

 Evelyne Yadang Banda, présidente d’organisation de cet évènement, indique que chaque novembre, elles décident de consacrer 16 jours pour lutter efficacement contre la VBG « désormais nous ne voulons pas qu’une femme ou fille se fasse violer, violenter ou marginaliser ».

Pour cette édition, plusieurs activités sont programmées à N’Djamena, à Mongo dans le Guerra, notamment, les caravanes de sensibilisation, des émissions radiophoniques et télévisées, des ateliers de renforcement de capacité des femmes, les causeries débats, etc.

Narhinguem Anastasie
Donatienne Rakindang

Suite à l'annonce du Procureur de la République de l'ouverture des audiences foraines des manifestants arrêtés le jeudi noir qui s’ouvrira ce mardi 29 novembre 2022 à Korotoro, l'Ordre des Avocats du Tchad a animé un point de presse cet après-midi 28 novembre dans la salle de cet ordre à l'intérieur du Ministère de la Justice et des Droits Humains dans le 8e  arrondissement de la ville de N'Djamena. Selon l’Ordre, c’est une parodie de justice que le Tribunal de Grande Instance de N'Djamena s’apprête à ouvrir. Reportage.

Le point de presse s'est tenu en présence des avocats du barreau du Tchad et quelques organes de presse . L'ordre des avocats du Tchad affirme qu'après les évènements douloureux du 20 octobre 2022, les forces de l'ordre ont procédé à une vague d'arrestation tant de nuit que de jours frisant des enlèvements et les personnes victimes de ces actes ont été déportées dans la prison de haute sécurité de Korotoro pour y être arbitrairement détenues. Pour l'ordre des avocats du Tchad, le Tribunal de Grande Instance de N'Djamena a accepté de se rendre à Korotoro suivant un ordre de Justice afin de procéder aux auditions des personnes enlevées puis déportées à cette prison de haute sécurité, c'est en violation de toutes les règles régissant les limites des ressorts territoriaux des juridictions fixées. L'ordre des avocats du Tchad oppose un refus catégorique de plaider devant une juridiction de N'Djamena siégeant en dehors de son ressort territorial à Korotoro dans une prison sans accès à la population aux prétendues audience foraine que dans les ressorts juridictionnels des juridictions et non en dehors de son ressort.

L'ordre des avocats soutient que les faits que les forces de l'ordre ne relevant pas des autorités judiciaires arrêtent, enlèvent puis déportent des personnes pour les détenir arbitrairement à Korotoro avant que le Tribunal de Grande Instance de N'Djamena et le parquet d'instance près du tribunal puissent se déplacer suivant un ordre de mission ministériel afin de procéder à l'audition sur le procès-verbal d'enquête préliminaire dans ces lieux, car c'est en violation des règles de procédures prévoyant une assistance ou une personne du choix du mis en cause.

Enfin, l'ordre des avocats attaché au respect des droits humains a décidé de cesser toutes les activités sur toute l'étendue du territoire pendant la période de la tenue de cette audience dite foraine à Korotoro et exige que les personnes détenues arbitrairement dans ces lieux puissent être libérées et ramenées purement et simplement à N’Djamena auprès de leurs familles respectives. Il rappelle le gouvernement tchadien à ses engagements internationaux qui l'obligent à prendre cette décision afin d'être considéré parmi les États de Droit qui se respectent.

Noël Adoum

Ce jeudi 24 novembre 2022, a eu lieu la cérémonie de présentation du livre “«Re» prenez votre vie en main pour devenir la meilleure version de vous-même” de Halimé Ali Abbas à 16h00 dans la salle bleue de l'Office Nationale des Médias Audiovisuels (ONAMA). Reportage.

C'est dans une ambiance chaleureuse remplie d'un monde tout couleur, responsables administratifs, politiques, étudiants, élèves, et famille ont répondu présent à la cérémonie de dédicace du livre de Halimé Ali Abbas. Le livre intitulé "« Re» prenez votre vie en main pour devenir la meilleure version de vous-même” est divisé en trois parties, 5 chapitres et 195 pages.

Dans la première partie, l'auteure évoque la prise de conscience et le développement personnel. Pour elle, on a qu'une seule vie qui peut s'arrêter à tout moment. Elle affirme qu'il faut jouir de notre vie afin de développer notre potentiel sans passer à côté de notre vie.

Dans la deuxième partie, elle souligne la connaissance, la confiance et la prise de responsabilité. Le livre présente des techniques et des méthodes avec une question qui sommes-nous ? Le livre invite à avoir une idée de nos forces et faiblesses. L’auteure rapporte, travailler sur soit c'est apprendre à gérer ses émotions afin de mieux vivre avec les autres. Elle s'interroge sur comment bâtir son avenir à travers les échecs ? Pour elle, il faut nécessairement passer par la prise de conscience et la responsabilité face à tout aléa. Mme Halimé décrit à ces lecteurs les techniques de maîtrise des émotions pour booster sa confiance et atteindre ses objectifs. Car pour elle, notre qualité de vie est le reflet de nos émotions. Dans le dernier chapitre, elle appelle ses lecteurs à prendre une décision cruciale peu importe les circonstances tout en définissant ses désirs et fixer des objectifs puis travailler sur soi et de tenir bon au quotidien.

Enfin, l'auteure dit que la raison pour argumenter ce livre vient de longues années d'études et d'expériences cumulées. Elle a voyagé à travers le monde pour apprendre cette connaissance, « Comment s'en sortir, comment faire pour vivre ».  Ensuite, elle insiste sur le devoir de responsabilité vis à vis de notre comportement. Car reprendre sa vie en main c'est avoir la confiance.

Noël Adoum

Les prix des différents légumes explosent sur les marchés de la capitale tchadienne, N’Djamena. Cette hausse est dans toutes les causeries des marchés et des ménages. Ialtchad Presse est allé constater cela sur les marchés. Reportage

Selon maman Angel vendeuse au marché  à mil, les légumes étaient cultivés à N’Djamena au bord du fleuve Chari, mais ces derniers temps avec les inondations ont submergé l’espace réservé à cette culture.  La plupart des légumes verts proviennent du Cameroun, sauf les carottes qui viennent du lac Tchad. C’est la principale raison de l’augmentation vertigineuse des prix. Pour maman Angel, si elle continue ce commerce c’est parce qu’elle n’a pas trouvé mieux. « Je ne sais pas faire autre chose. Je préfère faire cela que de rester à la maison ».

Une autre vendeuse de légumes Mme Madame Mounyom  Denise vendeuse , « un sac de légumes ( oseille, gombo, épinards, etc. ), coûtait avant les inondations environ 2 000 F, mais depuis quelques semaines le prix d’un sac de légumes peut aller jusqu’à 9 000 à 10 000 F. Mais, même à ce prix, il faut sortir très tôt le matin pour pouvoir en trouver. Quelques rares légumes arrivent de Mandalia et d’autres de Kousserie, ville camerounaise à la frontière ». Toujours selon Mme Denise depuis quelques jours elle re vend à perte, « je n’arrive pas vendre et à récupérer mes dépenses. Les légumes coûtent cher, les clients n’achètent pas aux prix fixés. Moi je ne peux pas vendre sans faire une petite marge de profit. Ce n’est pas possible »

Sur les places des différents marchés, par exemple les prix du « coro » d’oignons et de l’ail variaient entre 1500 à 2000 F. Actuellement, le « coro » d’oignons est entre 3 000 à 3 500f, celui d’ail est monté juste qu’à 7 000 F. Le vendeur des oignons Brahim dit « en ce moment les oignons sont chers, simplement parce les cultivateurs travail encore sur le mil, la récolte des oignons est prévue plus tard en décembre.

Enfin,  la ménagère Rosalie  dit que la hausse de prix des légumes au marché n’aide pas les ménages qui en consomment beaucoup. « Quand j’arrive au marché, je ne sais pas quoi acheter pour faire la cuisine tellement c’est dispendieux, cela m’énerve alors que les légumes sont très importants dans la cuisine. J’ai hâte que ces eaux baissent afin qu’on retourne à nos gombos », a-t-elle conclut.

Donatienne Rakindang

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