vendredi 27 janvier 2023

Reportage

Reportage (1218)

L'Association la Plume pour la Culture et le Développement (APCD) a volé au secours des sinistrés ce jeudi, 03 novembre au quartier Walia dans le 9e arrondissement de la ville de N'Djamena. Cette association est venue aider les sinistrés en construisant l'école maternelle, primaire pour sauver l'année académique 2022-2023 et un mini centre de santé afin de prendre soin d'eux. L'équipe d'ialtchad Presse s'est rendue sur les lieux pour faire le constat. Reportage.

Depuis quelques semaines, les sinistrés se retrouvent dans des conditions difficiles. Ce matin l'Association la Plume pour la culture et le Développement est venu s'occuper d'eux surtout de l'éducation des enfants afin de sauver l'année académique qui a mal débuté suite à la catastrophique naturelle avec le débordement des fleuves Chari et Logone. Sur place, on constate la construction d'un petit marché, d'un salon de coiffure, d'un centre de santé et d'une école primaire dénommée «Al Ghalam Solidarité» dans ce site de Walia, appelé encore Forêt. Le président de l'association Dr. Daïrou Youssouf Sidiki, souligne que leur mission est d'aider les enfants des sinistrés en difficulté afin de ne pas blanchir l'année en cours. Selon lui, l'œuvre réalisée par son association est de secourir pour l'éducation. Il précise que l'école a ouvert ses portes aujourd'hui avec des enfants qui se sont inscrits depuis quelques jours grâce à leurs bulletins de notes de l'année dernière. Il ajoute qu'ils sont sur les lieux pour sauver l'année scolaire de ces enfants jusqu'en juin. Il renchérit qu'il a eu la présence de quelques enseignants sinistrés qui se sont portés volontaires pour enseigner ces élèves de la section maternelle jusqu'au primaire. Il dit être confiant qu'il va sauver l'année académique de ces élèves sans abris. Dr. Daïrou n'a pas manqué de souligner le recrutement des couturiers et couturières sinistrés afin de préparer l'uniforme des élèves selon les règles du ministère de l'Éducation nationale et de la Promotion civique.

Pour le Secrétaire général du ministère de l'Éducation nationale représentant son ministre, il dit être ému par l'initiative de Plume pour la culture et le Développement. Il estime qu'elle a fait de son mieux pour non seulement aider les sinistrés, mais aussi et surtout sauvé l'année scolaire de beaucoup d'élèves. Il félicite l'organisation pour le travail abattu et promet un soutien dans les prochains jours.

Noël Adoum

Le ministère de la Santé publique dans son programme d’éradication du ver de Guinée a organisé une réunion transfrontalière pour renforcer la surveillance de la dracunculose dans les zones transfrontalières et parmi les populations réfugiées des 3 pays : Cameroun, Centrafrique et Tchad. Ces assises de 2 jours se tiennent du 03 au 04 novembre dans un hôtel de la capitale tchadienne, N’Djamena. Reportage.

Cette réunion internationale transfrontalière est une opportunité indispensable pour éradiquer les virus, les bactéries, les parasites y compris la dracunculose medinicis agent causal du ver de Guinée et le renforcement de la surveillance de celle-ci dans les zones transfrontalières.

Dr Ibrahim Djeombaro, chargé de programme MNT (maladies tropicales négligées) représentant l’OMS a dans son discours affirme que le ver de Guinée continue de sévir dans le monde. Et ses derniers bastions sont en Afrique centrale, dit-il. Il ajoute qu’au niveau mondial en 2021, sur les 5 pays ayant rapporté des cas humains ou infections animales au ver de Guinée, deux sont en Afrique centrale. Il s’agit du Cameroun et du Tchad.

« Il faut noter que le Tchad a à lui seul rapporté plus de 50% des cas humains, soit 8 cas sur 15 et 97% des infections soit 832 sur 862 » explique-t-il. Les mouvements des populations le long des frontières de 3 pays, qui ont souvent les mêmes habitudes et compte tenu aussi de la situation d’insécurité qui prévaut à certain niveau, le risque de transmission transfrontalière et grand, dit-il. « Depuis 2019, le Cameroun rapporte chaque année des cas d’infections au ver de Guinée alors qu’il  est certifié depuis 2007 ». La RCA est dans l’œil du cyclone, affirme-t-il. Elle doit particulièrement intensifier sa surveillance pour s’assurer qu’il n’y a pas d’infection. C’est dans ce contexte épidémiologique régional que « l’OMS  salue et appuie cette importante initiative à travers cette réunion dont l’objectif  est de renforcer la surveillance transfrontalière », dit-il.

Dr Toralta Joséphine conseillère au ministère de la Santé, représentante du gouvernement rappelle que tous les pays limitrophes du Tchad sont déjà certifiés, mais la recrudescence de cas de cette maladie au Tchad en 2010 suivi des infections animales en 2012 et le mouvement transfrontalière permanent des populations y compris des animaux risque de compromettre les efforts du gouvernement tchadien, a-t-elle affirmé.

Durant ces 2 jours les participants vont pays par pays, parler des activités spécifiques menées au cours de la saison de transmission pour renforcer la surveillance de la dracunculose en général, notamment la surveillance transfrontalière, identifier les faiblesses et défis liés à la réalisation des activités frontalière, et identifier les opportunités de renforcement de la surveillance transfrontalière dit Mme Toralta.

« Les résultats obtenus de cette réunion nous permettront de mettre sur pied une surveillance épidémiologique transfrontalière au profit de tous les pays voisins », dit-elle. Le gouvernement tchadien s’est engagé pour les accompagner dans ce programme d’éradication et renforcer les interventions sur le terrain, a-t-elle assuré.

Afin d’accélérer l’interruption de la transmission dans un meilleur délai afin de prétendre à une certification comme les autres pays du monde il faut avouer que« le renforcement de la surveillance transfrontalière permettrait au Tchad de préserver ses acquis en matière de l’arrêt  de la transmission de cette malade» conclut-elle.

Cette réunion de 2 jours regroupe les partenaires techniques et financiers du ministère de la Santé, les experts nationaux et internationaux, les participants du Cameroun de la Centrafrique, les directeurs généraux, directeurs techniques, délégués sanitaires, les  chefs de services  et bien d’autres  invités de marque.

Haoua Adoum Ibeth

Le gouvernement d'union nationale a présenté sa déclaration politique générale ce jour 03 novembre 2022 au palais de la démocratie à Gassi dans le 7e arrondissement. Reportage.

Au cours d'une séance présidée par le président du Conseil national de transition (CNT) Dr Haroun Kabadi, le gouvernement d'union nationale du Premier ministre de transition (PMT) Saleh Kebzabo dans une voie pleine d'émotion a présenté sa déclaration politique générale selon l'article 61 de la charte de transition révisée.

Selon Saleh Kebzabo pour réussir ce pari de la Refondation, il faut la mise en œuvre du cahier des charges assigné par le dialogue national inclusif et souverain (DNIS) les actions urgentes, les plus percutantes et le retour le plus vite possible à l'ordre constitutionnel. Pour lui la sécurité intérieure occupera une place de choix dans l'action de son gouvernement pour mettre fin aux conflits intercommunautaires et aux troubles à l'ordre public qui continuent d'endeuiller les familles tchadiennes. Toutefois il rappelle que l’appareil judiciaire doit être au rendez-vous de sa vocation première et remplir pleinement sa mission de rendre justice. Il affirme toute la force de la loi doit être exercée dans l'application effective des sanctions prévues par cette loi. Il ajoute son gouvernement s'attellera à relever les défis d'accès à l'eau potable, à l'énergie, aux soins de santé de base, à une éducation de qualité. À cela s'ajoutent des emplois décents, la sécurité alimentaire et la disponibilité d'infrastructure routière. Il relève au titre de la décentralisation, l'effectivité de transfert des compétences et des ressources au profit des collectivités autonomes en vue de permettre l'éclosion d'une véritable démocratie à la base. Dans la même lancée, il confirme la révision des lois sur les libertés publiques, le régime de la presse et les médias électroniques. Il n’a pas non oublié les médias publics qu’il voudra reformer les programmes pour les rendre plus performants et libres face à la presse privée. Il veut l'application effective les textes protégeant les journalistes dans l'exercice de leur profession et garantir les sources et l'accès aux informations à tous les médias. Les services sociaux, la justice et organiser les élections transparentes, libres, inclusives, crédibles et sincères, a-t-il martelé.

Au sujet de l'économie, le gouvernement Kebzabo s'engage à maintenir et amplifier dans une dynamique pro-business, facilité l'octroi d’aides au bénéfice de l'entrepreneuriat des jeunes et des femmes, puis des énergies renouvelables, des Technologies de l’Information et de Communication, de l'agro-industrie, de l'agriculture et de l'élevage. Concernant la nouvelle constitution, il affirme qu’elle sera adoptée par la voie référendaire et le code électoral puis la mise en place d'un nouvel organe des gestions des élections et le recensement électoral. Le Premier ministre dit « pour bâtir une nation forte et solide nous avons besoin de vision dans l'unité et rassembler dans le travail d'engagement et de sacrifice. Aucune nation ne s'est construite dans le renoncement, la passivité sans le sentiment de lassitude pour un Tchad uni, réconcilié et prospère ».

Face à cette déclaration, certains conseillers ont réagi lors de la prise de parole pour poser des questions et exprimer leurs avis. Un conseiller affirme « l’erreur c’est de considérer que les médias publics doivent être au service du pouvoir alors qu’il doit être au servi du public comme son nom l'indique ». Ces médias publics sont utilisés comme un tambour géant pour faire l'éloge de ceux qui gouvernent, « un média public ne signifie pas un média du pouvoir », a-t-il insisté de dire. Il faut que les médias publics deviennent normaux. Un autre conseiller a choisi de parler des inondations qui ont fait des milliers de déplacés, il suggère une mesure préventive pour les années à venir, A cela s'ajoute la cherté de vie et autres difficultés auxquelles font face les populations.

Ousmane Bello Daoudou

Lors d'un point de presse animé hier dans un hôtel de la capitale tchadienne, N'Djamena, l'ex-vice-président du parti Les Transformateurs, Moustapha Masri accompagné de quelques membres de l'ancienne formation politique à laquelle il appartient ont annoncé la création d'un nouveau parti politique. Reportage.

Contrairement à l'heure fixée 15h 30 min, le point de presse a démarré avec un léger retard d'une dizaine de minutes. Prévue au départ comme une conférence de presse, elle a été aussitôt changée sans explication. Plus d'une dizaine de personnes se réclamant du parti Les Transformateurs accompagné de l'ancien vice-président Masri ont fait leur entrée. Tout d'abord, ils ont tenu à remercier tous ceux qui ont été à leurs côtés dans leur choix de démissionner. Et les ont soutenu dans leur vision de sauver et de protéger les acquis du Parti dans le but de persévérer leur la cohésion sociale du pays. Il affirme qu'après leur démission, ils ont reçu le soutien de la diaspora tchadienne et de plusieurs pays. Il ajoute  qu'ils ont également reçu la main tendue du président de la transition Mahamat Idriss Deby à l'annonce de leur démission.                     

Dans la deuxième partie, M. Masri a réitéré son appel envers le président de la transition et au Gouvernement d'Union Nationale d'amnistier et de libérer tous les prisonniers arrêtés lors des événements douloureux du 20 octobre. Il poursuit que des jeunes ont été endoctrinés, manipulés et jetés en pâture. Il déclare, «Libérez-les! Libérez-les au nom de la paix au nom de l'avenir et pansons nos plaies», s'est-il exclamé. Il affirme que l'État doit soutenir psychologiquement les familles endeuillées, a-t-il précisé.                             

Dans la dernière partie, M. Masri a annoncé, la mise sur pied d’un comité après concertation avec ses militants et militantes engagés dans un idéal pour la justice, l'égalité et l'équité par la voix pacifique et participative dans les jours à venir, la création d'un parti politique dont la vision sera la paix et la cohésion sociale sur la base et la recherche permanente de la justice de l'égalité et de l'équité. Selon lui, ils seront à côté de  tous les acteurs engagés dans la recherche de la paix et de l'unité.    

Signalons qu'il y a de cela une semaine que l'ancien vice-président du parti Les Transformateurs  a démissionné de ses fonctions et aussi de sa formation politique. Aujourd'hui, beaucoup des Tchadiens s'interrogent sur la sincérité. Plusieurs sources affirment que le désormais ex-numéro 2 des Transformateurs est téléguidé par certains responsables de l'ancien parti au pouvoir, le Mouvement patriotique du Salut (MPS). D’autres sources affirment que ce sont les caciques du MPS qui organisent tout y compris les points de presse de M. Masri.

Noël Adoum

La cérémonie du lancement de la 6ème édition du mois livre et de la lecture a eu lieu ce mercredi 02 novembre 2022 à la bibliothèque nationale du Tchad dans le 5ème arrondissement sous le thème  « Tous, lisons pour transcender nos différences ». Reportage.

C'est par des pas de danse  traditionnelle que le ballet national a accueilli les invités venus nombreux pour la cérémonie d'ouverture du mois du livre. Plusieurs expositions de livres de  différents auteurs ont également marqué les temps forts de cette cérémonie. Quelques participants ont livré leurs impressions sur l'importance de la lecture à la fin de cérémonie.

Ahmat Taboye dit c'est un tremplin de rencontre de tous les êtres humains, de pouvoir s'approprier de livres, c'est le seul véhicule qui autorise de partir de « chez toi à chez moi », même si je ne te connais pas, mais avec mon histoire, je voyage dans ton cœur, tu peux aimer ou détester. Donc le livre est le seul moyen de nous rassembler dans le cadre du vivre ensemble. Il relève que les diversités culturelles que nous avons ne sont pas une maladie, tous les êtres humains de tous les pays sont créés de la même manière, quel que soit l'endroit. À partir de là, le livre nous permet dans notre diversité de nous comprendre. Il conclut qu’en lisant on s'enrichit. « Ce que toi tu as dans la tête je ne l'ai pas, mais je trouverais ça dans la lecture ».

Selon les deux grandes participantes à la cérémonie Mme Mekaïye Kemdou et Mme Achta, la lecture est très importante. Elle permet de découvrir le monde, les nouveaux mots et se cultiver. Elles ajoutent qu’il faut consacrer un moment pour la lecture.

Ensuite Mme Dakouma affirme « je ne lis pas beaucoup sans mentir, parfois même pas ». Mais elle reconnaît l'importance de la lecture qui permet selon elle de voyager à travers le livre. Elle termine en conseillant à tous de lire.

Enfin, l'écrivain ATTIE Abdelnabi  se réjouit du lancement du mois du livre, avant de lancer un appel à faire davantage des activités pour la lecture et le livre. Il conclut que le but est d’inciter les gens à la lecture afin de donner une place au livre.

Ousmane Bello Daoudou
Donatienne Rakindang

Après la montée des eaux du fleuve Chari et du Logone au début du mois d'octobre qui ont fait d'énormes dégâts matériels dans certains quartiers de la ville de N'Djamena, le fleuve chari replie lentement dans son lit. La rédaction était sur place ce 1er novembre pour constater les faits. Reportage.

Dans le 9e arrondissement de la ville de N'Djamena au quartier Gassi, les eaux du fleuve chari commencent à régresser. Par contre pour celles du fleuve Logone, le volume ne cesse d'augmenter mettant les habitants de cette localité dans l'inquiétude.

Au quartier Gassi, certains habitants se réjouissent de la diminution de l'eau. Issakha Mahamat Yacoub est l’un deux. Il affirme que, le lit du fleuve avait débordé le vase il y a quelques semaines mais il y a 5 jours, ça commencé à diminuer lentement. Selon lui, l'eau qui était intacte et claire a non seulement changé de couleur et attirer les moustiques, mais également commence à dégager une odeur nauséabonde qui provoque la maladie aux enfants. Il demande à l'État de leur venir en aide afin de trouver une solution à cette situation.                                       

Adama Akoïna, elle à l'espoir que l'eau va descendre d'ici quelques jours, elle précise qu'en moins d'une semaine, l'eau régresse lentement. Et ajoute « il y a un grand changement » ces derniers jours.

Dans le quartier Walia, Digangali, Kabé en passant par le campus de Toukra, les eaux du fleuve Logone continuent toujours d'augmenter. Les ruelles sont devenues inaccessibles. Alladoum Charly, habitant de Walia Digangali déclare que le niveau d’eau est intacte. Elle cherche même à déborder sur la voie bitumée du grand axe entre Nguéli et Walia. Il explique que l'eau a fait 4 jours sans faire de mouvement. Il signale qu’il fait froid au petit matin et le paludisme fait des ravages.

Noël Adoum

Le ministre de la Santé en partenariat avec la ligue tchadienne de lutte contre le cancer a lancé officiellement le  « novembre bleu»  mois dédié pour la lutte contre le cancer de prostate ce mardi 1er novembre 2022. Reportage.

Après octobre rose, mois de la lutte contre le cancer féminin vient le tour de novembre bleu dédié à la lutte contre le Cancer de prostate.

Dr Manikasse Palouma président de la Ligue tchadienne de lutte contre le cancer souligne que novembre Bleu est un mois dédié à la sensibilisation contre le cancer de la prostate dans le monde.« Le cancer de la prostate est le premier cancer masculin qui se développe à partir de 40 ans chez les hommes » plus on avance en âge, plus le cancer de la prostate se développe, dit-il.

 « La  statistique montre que le cancer de la prostate est un problème de santé publique pour les personnes âgées. Plus de 70% des hommes auront le cancer de la prostate et si on ne détecte pas très tôt, le traitement devient difficile au prix d’un  sacrifice très lourd » révèle-t-il. C’est pour cette raison que la communauté internationale fait des manifestations pour sensibiliser les hommes sur les facteurs des risques d’apparition du cancer, a-t-il confié.

Selon Dr Manikasse, les facteurs de risques sont plus souvent des problèmes héréditaires. « Si l’un de vos parents a le cancer de la prostate, l’enfant  garçon de la famille est exposé. Il peut développer le cancer de la prostate avec le temps », affirme-t-il. Lorsqu’une personne fume la cigarette qui contient des substances cancéreuses, l’alcoolisme, l’obésité, la sédentarité  sont aussi  des facteurs de risques, ajoute-t-il.  Dr Manikasse dit « beaucoup d’études  montre que la pratique du rapport sexuel fréquente réduit le risque d’avoir le cancer. Pour lui le rapport est un exercice physique terrible, car chaque éjaculation vaut une marche de 7kilometre à pied ».

Les signes de cancer de prostate ne sont pas visibles au début. « Quand l’homme commence à sentir la douleur ce que le cancer a déjà évolué depuis plus de 10 ans.  Le cancer de la prostate bloque la sortie de l’urine  c’est  qui entraîne que l’homme  urine avec du sang à partir de 40 ans. Il  y a donc une forte probabilité du cancer de prostate » explique-t-il. Il ajoute que cette maladie n’est  pas contagieuse.

Afin d’éviter  le cancer le Dr, conseil aux hommes de manger beaucoup fruits, légumes. Éviter la viande rouge, pratiquer le sport afin d’élimer les graisses.  « Les hommes de 40 ans doivent se faire diagnostiquer régulièrement pour détecter et soigner à temps le cancer de la prostate », conclut-il.

Haoua Adoum Ibeth
Donatienne Rakindang

Comme chaque année, Abéché, la capitale de l'Est du tchadien continue à souffrir du manque d'eau potable. Cette fois-ci pourrait être le pire. Quelques semaines après la saison pluvieuse, les robinets sont secs et le prix de pousse-pousse d’eau flambe. Une situation qui laisse la population en détresse. Ialtchad Presse a contacté quelques habitants pour le constater. Reportage.

Malgré le lancement du projet « Biteha 2 » en juin 2019 par feu Maréchal Idriss Deby Itno pour la construction du grand château d’eau qui devrait ravitailler la population d'Abéché, le manque d’eau reste qu'un cauchemar pour de nombreux abéchois. Trois ans plus tard, la population vit toujours le calvaire, le manque cruel d'eau potable. La particularité de cette fois-ci ce que le problème c’est la précocité de cette rareté d’eau quelques semaines après la fin de la saison pluvieuse. Une situation confuse pour la population de cette ville presque à l'abandon.

Monsieur Bilal Abdelrahim, habitant au quartier Ahmat Albadawi affirme qu'il y a presque 3 semaines qu'il voit rarement l'eau coulée de son robinet. « Ce dernier temps, notre robinet coule une seule fois par semaine », a-t-il affirmé. Face à ce déficit, M. Bilal souligne qu'ils sont obligés d'acheter chez les pousse-pousse. « Depuis quelques semaines, nous sommes obligés  d’acheter 10 bidons de 20 litres à 1.000F et pour une famille comme la mienne, il faut 20 bidons. C'est tout un budget », a-t-il confié. Il estime que le problème d'eau est créé par le gouvernement. « Les autorités savent très bien le fond du problème, mais ils ne veulent pas résoudre », a-t-il lâché.

Chantal Pahimi, étudiante depuis bientôt 3 ans et résidante au quartier Salamat, derrière le stade municipal de la ville d'Abéché, explique qu'elle n'a pas de robinet chez elle, mais elle achète de l’eau chez les pousse-pousse. Elle affirme, « le prix a connu une  flambée depuis 2 semaines et il est difficile d'en trouver ». Elle interpelle les autorités à prendre leur responsabilité. « L'accès à l'eau est un droit de chaque citoyen. Ça ne doit pas être un luxe. Il est du devoir des gouvernants de faciliter l'accès », a-t-elle dit. Selon Hassan Moussa, citoyen résidant au quartier Chitiyé, à l'Est de la ville, l'eau potable est quasi inexistante. Elle est acheminée par les tricycles. Il soutient que depuis les deux dernières semaines, celle qui était vendue au paravent à 750 ou 1000 F chez eux a augmenté de 50 à 100%. « A l'heure actuelle, l'équivalent de pousse-pousse est vendu ici à 1500F et cela risquerait d'augmenter si jamais le problème n'est pas résolu », a-t-il martelé.

Signalons que le problème d'eau potable à Abéché pays n'est pas nouveau. La population en souffre chaque année. Cela s'explique aussi par le boom démographique de la ville. La demande en approvisionnement d’eau reste un défi et le manque de volonté politique aussi, disent les Abéchois. Des multiples actions sont annoncées chaque fois, mais avec zéro résultat sur le terrain.

Abderamane Moussa Amadaye

Instauré au lendemain des évènements du 20 octobre dernier qui ont occasionné la mort de plusieurs et blessés dans la ville de Ndjamena et dans d'autres provinces du Tchad, le deuil national a expiré mardi 1er novembre 2022. Ialtchad Presse a fait réagir quelques citoyens au lendemain de la levée du deuil national. Vox pop.

Pour M. Sylvestre après la manifestation, il y a avait des cas d'arrestations voire même des enlèvements, en tant que citoyen ce processus l'inquiète.  Il félicite l'acte du président de transition, car c'est son devoir. Il ajoute, « même un seul individu contribue au développement socio-économique de la nation ». Pour lui, ce deuil n'est pas mauvais, car il y avait eu plusieurs pertes de vies humaines, c'est un manque à gagner pour le pays. Il estime que le deuil national décrété durant une semaine est tout à fait logique et de bon sens.

Selon lui, il est anormal que l' État qui est garant de la sécurité des biens et des personnes enlève la nuit des paisibles citoyens. « Ce n'est pas un acte responsable », peste-t-il. Il ajoute qu’il faut que l'État prenne conscience de la situation actuelle. Qu'il cesse d'enlever les gens et qu'il libère les détenus. Il affirme que le Tchad avait a trop des problèmes au lendemain de la sortie du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), il faudrait que la réconciliation soit continuelle. Selon M. Sylvestre, la lutte est déjà suffisante, car ceux qui sont tombés ont déjà envoyé un message : le désir du changement. Il faudrait une prise de conscience nationale. « La liberté de manifester est le maillon de la démocratie. C'est aussi un moment de dénonciation, de contestation de ce qui ne marche pas » a-t-il conclu.

Ensuite, pour M. Singam Brahim. Cette manifestation réprimée a fait mal. Le Tchad a perdu plusieurs êtres humains, ceux sur qui on a tiré, ceux qu’on a noyés dans le fleuve et ceux qui sont arrêtés. M. Singam est à la recherche de son cadet arrêté par les forces de l'ordre qu'il n'a pas trouvé jusqu'à maintenant. Pour lui, il faut que l'État libère ces jeunes arrêtés parmi lesquels figurent des mineurs. Il ajoute que la manifestation était catastrophique, c'est pour la première fois qu'il voit ça. Il appelle, les manifestants à cesser avec les marches qui coûtent des vies humaines.

Enfin, M. Allasra Gédéon dit être content que les manifestants aient exprimé leur ras-le-bol de l'injustice, de l'inégalité et de la succession dynastique du pouvoir. Il ajoute que le deuil national est bien mérité et plus qu'obligatoire pour le respect des martyrs qui sont morts en marchant pour la justice et l'égalité. Pour lui, l'être humain n'a pas de prix. Il est plus cher que les objets matériels dont s'exclament les hommes politiques. Selon lui, « la lutte pour la justice et l'égalité est le seul moyen pour que le Tchad soit un pays de justice et pour qu'il n'y ait pas une dévolution monarchique du pouvoir sinon il trouveront le peuple à la croisée du chemin ».

Noël Adoum

Au Tchad en général et à Moundou en particulier, le chômage est devenu un phénomène social. La solution à cela n’est pas pour lendemain. À Moundou gagner son pain quotidien est un parcours de combattant. Les plus désœuvrés s’adonnent à toutes les activités génératrices de revenus.

Au marché central de Moundou, ils sont des milliers à braver les intempéries, le froid, la poussière, la soif à s’investir pour chercher de quoi subsister. Parmi ces jeunes désœuvrés, il y a les vendeurs ambulants des friperies, les vendeurs de sachets d’eau, les cireurs, les transporteurs ou dockers, etc.

Mbaississem Bruno connu sous le nom de Toc-toc est cordonnier. Il a environ 27 ans. Il est marié et père d’un enfant assis devant sa table sur laquelle sont étalés des chaussures, des cirages, des files et des brosses. Faute de soutien M’baississem Bruno a quitté tôt les bancs de l’école en classe de CM2 pour se lancer dans cette activité qu’il exerce depuis plus de 15 ans. En plus de la cordonnerie M. Mbaississem Bruno nettoie la place réserver aux étales, transporte les bagages, « si l’occasion se présente je deviens même blanchisseur . À la tombée de la nuit, je gagne un revenu journalier entre 1500 à 2000 Fr », a-t-il ajouté.

Retombées

« L’argent que je gagne quotidiennement me permet d’assurer mes besoins de première nécessité, s’occuper de mon enfant et assurer les frais de mon loyer », dit-il. Il poursuit en disant que grâce à cette activité il est indépendant. Pour lui les jeunes doivent combattre la honte qui les empêche d’exercer certaines activités. « Pour n’avoir pas pousser loin mes études, je me retrouve au marché ou tout le monde pensent interprète mon activité, mais j’ai la conscience tranquille ». Il lance un appel aux jeunes qui dépendent de leurs parents de ne plus croiser les bras et attendre les parents. Même les diplômés sans emploi doivent se battre, il n’y a pas un sot un métier pourvu que ça rapporte, car le diplôme n’a jamais rendu un homme heureux, seul le travail rend heureux, dit-il. Certains jeunes se lance dans l’alcoolisme par manque d’emploi, Mbaississem Bruno Alias Toctoc soutient indiqué l’alcool n’est pas la solution.

« Je demande à tous les jeunes de mon âge qui sont soutenus par leurs proches de bien étudier pour ne pas le regretter comme moi. Si j’ai un diplôme, je ne me retrouverai pas dans cette situation », déplore-t-il.

Au Gouvernement M. Mbaississem demande de soutenir les jeunes désœuvrés en les appuyant avec de différents ateliers de formations pour les rendre professionnelles, leur offrir un métier, afin de soulager leur souffrance.

Mbaiwanodji Adrien

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