L'UDD dénonce la nationalisation de SONACIM

Mai 28, 2023

Le président du parti Union des Démocrates pour le Développement (UDD) Dikbo Hubert a animé un point de presse ce samedi 27 mai 2023 dans la maison des médias au quartier Moursal dans la commune de 6e arrondissement de la capitale tchadienne. Une déclaration dans laquelle, il  dénonce la privatisation de la société nationale du ciment implantée au Mayo Kebbi ouest et tueries perpétrées au sud du pays.

Le président de l'UDD Dikbo Hubert, après avoir attiré l'attention des autorités de transition au mois de janvier dernier sur le projet de privatisation de SONASIM alors qu'elle traversait une crise, aujourd'hui il dénonce le projet machiavélique et diabolique orchestré sur le dos de la province par un groupuscule est en marche. Car l'État a décidé officiellement ce 24 mai 2023 de ce 70% de ses actions aux privés au terme de l'appel d'offres international. Pour lui, cet appel d'offres n'est rien autre chose qu'une caution et publicité pour blanchir les rapaces qui ont longtemps manoeuvrés pour ce projet.

M. Hubert ajoute que le contexte économique international actuel ne prête pas aux initiatives tendant à déclencher des actions de privatisation. De manière empirique, le Programme d'Ajustement Structurel (PAS) a montré ses limites, a-t-il martelé. Il poursuit, «nous avons eu pour résultats que la mise en chômage des millions d'employés dans tous les pays africains qui ont accepté à tort ce plan qui a aidé les grandes puissances à opérer des ponctions financières des revenus déjà faibles des pays sous-développés». L'UDD remercie et soutient l'État tchadien pour son action et sa responsabilité vis-à-vis de la société ESSO dont les actifs ont été rachetés et devient une société nationale. Malheureusement, à l'annonce de la privatisation de la SONACIM, elle assiste à la politique de deux poids deux mesures, a-t-il dit. Il s'interroge, pourquoi privatiser la SONACIM alors que ESSO été nationalisée ?

Le parti UDD demande que justice soit rendue à la province du Mayo Kebbi Ouest pour les préjudices subis. Il prend à témoin l'opinion nationale que, les 5% de revenus destinés à la zone productrice n'ont jamais existés notamment les promesses pour les investissements sociaux à la base, l'eau potable, les infrastructures sanitaires et scolaires, les voies de communication n'ont pas été tenues après 11 ans d'exploitation, la destruction massive de l'environnement en violant allégrement les textes et lois en vigueur, le pillage et détournement des revenus de la SONACIM par un groupuscule, les champs détruits et occupés qui n'ont pas été indemnisés etc.

Selon lui, face à cette manœuvre de mépris et de sabotage a l'égard d'une province meurtrie par des mains invisibles et sous la bénédiction des cadres ressortissants à travers des sociétés-écran, il exige l'institution sans condition des 5% des revenus pour la population du Mayo-Kebbi Ouest, la mise sur pied d'une commission tripartite pour statuer sur les clauses, tenants et aboutissants de cette action. Il invite toutes les forces vives et la population à un sursaut d'orgueil, car l'âme de la province tend à périr et seule la synergie d'action peut aider à inverser la donne.

Le parti exprime son indignation sur la situation sécuritaire au pays. Pour lui, depuis le début de la transition, ils ont l'impression que les démons et vampires du sang ont érigé domicile au Tchad. Le péché originel est de retour. Mais en tout état de cause, le Président de la République ne doit pas trahir le serment pour lequel, il a pris le pouvoir. Celui de garantir la sécurité et la paix sur le territoire national. L'UDD fondé sur des valeurs cardinales de paix et de justice n'acceptera jamais que des royaumes politiques soient bâtis sur les cadavres des innocentes populations, a-t-il déploré. Des pires ennemis tapis dans l'ombre pour assoupir leur sale besogne égoïste activent les clivages religieux ou nord-sud au seul but d'instrumentaliser l'opinion nationale contre une catégorie des Tchadiens. Du coup, tous les gouverneurs, préfets et responsables sécuritaires nommés ces derniers mois à la tête de certaines provinces se donnent des missions spéciales d'incriminer, de réprimer et d'étouffer les voix de liberté et d'expression. Il poursuit, « le Tchad réconcilié où il fait beau vivre que nous voulons refonder n'est ni le nord ni le sud ni Jésus ni Mohammed, mais c'est la justice sociale et le respect de la dignité humaine».

Le président Dikbo Hubert dit, non à la centrafricanisation vécue en 2013-2014 ou la somalisation d'une partie du sud, vu les actes de terrorisme et les massacres perpétrés sur des paisibles citoyens sans défense et sous l'œil impuissant du gouvernement. Il conclut, « l'injustice sociale vécue par nos parents et aujourd'hui par nous même au point de nous rendre esclaves dans notre propre pays doit s'arrêter. Car le Tchad est à tous les Tchadiens et les jeunes compétents doivent tous sans discrimination contribuer à la gestion de ce pays».

Noël Adoum

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