Le ministère des transports, de l’aviation civile et de la météorologie nationale organisé le 2ème atelier national de présentation des résultats de l’observatoire régional des pratiques anormales sur les principaux corridors de l’Afrique Centrale.
C’est l’inspecteur général de ce ministère M. Akouya Tchalet qui a représenté la ministre Fatimé Goukouni Weddeye à cette cérémonie. Il a affirmé que la libre circulation des personnes et des biens est une condition importante pour la circulation sous régionale. Les difficultés à cette libre circulation limitent les taux d’échanges intracommunautaires qui se situent à 3% à peine et place la région Afrique Centrale parmi les moins intégrés au monde. Toujours selon lui, ce 2ème atelier permettra donc de présenter les derniers résultats des recherches sur le terrain, faire le suivi des recommandations du 1er atelier, évaluer les progrès réalisés, et rédiger les nouvelles recommandations en fonction des avancées.
Le Directeur de la recherche appliquée et de la coopération Dr Ignace Kamga Tchwaket a soutenu qu’au-delà des lois, les États doivent disposer des mécanismes efficaces et de dispositifs incitatifs pour atteindre les objectifs de cette facilitation des échanges et la mise en place de l’observatoire régional des pratiques anormales sur les principaux corridors de l’Afrique Centrale. « L’observatoire est un instrument spécialisé capable de suivre et d’analyser en continu la nature, le volume et le fonctionnement des échanges économiques transfrontaliers », dit-il. Selon les intervenants, les études qui ont été menées par l’observatoire ont permis d’identifier les contraintes de dédouanement au port de Douala et les difficultés au poste de contrôle surtout aux frontières.
Pour l’inspecteur général Akouya Tchalet, les corridors de l’Afrique Centrale ne sont pas que de simples voies de circulation. « Ils représentent des artères qui irriguent les économies, renforcent les liens de solidarité des peuples et les infrastructures et conditionnent la compétitivité des États ». Il affirme que la contraction des échanges, la hausse des couts logistiques, la fragilisation des chaines d’approvisionnement, la perte d’attractivité économique et l’affaiblissement de la souveraineté économique constituent des défis que l’observatoire des pratiques anormales doit relever. C’est pour répondre à ces défis que les études conduites dans les corridors Douala-Bangui, Douala-N’Djamena et Yaoundé-Libreville ont permis la constitution d’une base d’indicateurs harmonisés et reconnus parmi lesquelles la mise en place de la brigade mixte CEMAC et l’amélioration progressive de la transparence des contrôles.
M. Tchalet demande aux participants de s’atteler à formuler des recommandations précises, pragmatiques, ambitieuses et aptes à éclairer les décisions.
Mireille Kouladoum Modestine