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Santé : hygiène alimentaire

Déc 18, 2025

Le ministère de la santé publique et de la prévention en collaboration avec L'organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture FAO organise dans un hôtel de la place deux jours de l'atelier national de validation du manuel de bonnes pratiques d'hygiène, de bonnes pratiques de fabrication et du système HACCP pour les aliments de la rue et les boulangeries. C’est la directrice de la santé publique Dr Narassem Mbaïdoum qui lancé les activités de cet atelier.

Cet atelier de jours regroupe tous les acteurs intégrés dans la sécurité des aliments dans différents départements ministériels. L'élaboration et la vulgarisation du manuel de bonnes pratiques de fabrication, de bonnes pratiques d'hygiène est destiné aux vendeurs de la rue et aux boulangers. Ce manuel servira donc à réduire le risque de maladie d'origine alimentaire, d'harmoniser les pratiques avec les normes internationales du code alimentaire, renforcer les capacités des manipulateurs d'aliments et enfin garantir une alimentation saine et sûre pour les consommateurs. Le représentant intérimaire de la FAO Alain Constant situe l'objectif de cet atelier qui selon lui est de garantir que ce manuel soit techniquement solide, réaliste et applicable en tenant compte de l'expérience des acteurs de terrain. Après la validation du manuel, il sera diffusé partout. Le représentant intérimaire de la FAO rassure enfin le gouvernement du Tchad de la disponibilité de son institution à accompagner le gouvernement dans cette phase opérationnelle afin de contribuer à l'amélioration de sécurité sanitaire des aliments.

Lançant officiellement les travaux de l'atelier, la Directrice de la santé publique Dr Narassem Mbaïdoum indique pour sa part que la sécurité sanitaire des aliments demeure un enjeu majeur de santé publique au Tchad. Les aliments vendus dans les rues et les produits des boulangeries constituent une panne importante de la consommation urbaine notamment dans la ville de N'Djamena. Elle rappelle le caractère multisectoriel de l'atelier qui constitue selon elle une opportunité. Car assurer la sécurité sanitaire des aliments ne relève pas uniquement des prérogatives du ministère de la santé publique et de prévention. Elle implique aussi les services des secteurs comme la douane, la gendarmerie, la police, l'environnement, les services vétérinaires, les transporteurs ainsi que les autorités administratives locales. La directrice appelle enfin à une synergie d'action coordonnée et de complémentarité pour assurer une sécurité sanitaire de l'alimentation des tchadiens.

Kouladoum Mireille Modestine

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