Soixante-quatorze ans après les faits, le collectif "Justice pour Bébalem" a tenu une conférence de presse ce samedi, 18 avril 2026 à la radio FM Liberté pour exiger la lumière sur le massacre survenu le 16 avril 1952 dans la localité de Bébalem, au Sud du Tchad.
Selon le Porte-parole du collectif, M. Laldjim Narcisse, ce drame, perpétré par l'armée coloniale française dans un climat de répression politique contre le parti anticolonialiste PPT, a causé la mort de plusieurs centaines de civils. Alors que le bilan officiel de l'époque faisait état de 24 victimes, le Porte-parole du collectif a indiqué des témoignages oculaires évoquent jusqu'à 375 morts.
Face à ce qu'il qualifie de massacres inhumains, M. Laldjim Narcisse a formulé trois exigences fermes à l'endroit de l'État français, notamment une reconnaissance publique de ces faits, l'ouverture totale des archives militaires et administratives liées à l'événement, ainsi que l'engagement d'un processus de réparation mémorielle et matérielle pour les descendants et les communautés touchées.
Karbo Crépin