jeudi 19 mai 2022
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Journal (264)

Le leader du parti Alliance nationale pour la Démocratie et le Développement (AND), Salibou Garba, a échangé avec la presse ce 05 aout 2021 à la Maison des médias du Tchad. Au menu, le processus de transition.

Le processus de la transition au Tchad suscite chaque jour des interrogations et des échanges entre différents acteurs. Ce jeudi 05 aout , Monsieur Salibou Garba, président de l’Alliance nationale pour la Démocratie et le Développement (AND), au cours d’une conférence de presse a qualifié de coup d’État la prise de pouvoir par la junte au Tchad. Selon lui personne ne dira le contraire à moins que, les concepts de droit et de la démocratie soient tropicalisés. Il rajoute par ailleurs que, le Tchad c’est la République du Gondwana, le pays du président fondateur, citant ainsi le chroniqueur de la Radio France Internationale (RFI), Mamane.

Le député Salibou Garba, indique que devant l’impossibilité, d’organiser une élection présidentielle, deux possibilités sont envisageables. Il cite l’intérim tel que prévu par la constitution dirigée par le président de l’Assemblée nationale ou son vice-président. Cette phase declare-t-il, outre la gestion des affaires courantes doit se consacrer à préparer après-intérim. Secundo, le président national de l’AND note la transition. Il explique que seules les forces vives peuvent conférer la légitimité bien évidemment à travers une rencontre suffisamment représentative. Pour déplorer le processus de la transition au Tchad, Salibou Garba souligne que la loi est mise à côté et la charrue est mise avant les bœufs. D’après lui, au Tchad, tout se fait à l’envers. Il précise en outre qu’une transition apaisée implique l’équilibre et la participation de tous, et renchérit ensuite que, la transition consensuelle intègre les avis de tous dans toute décision. Le président de l’AND souhaite que cette rencontre soit similaire à la conférence nationale souveraine.

Salibou Garba indique que, les points des sujets à débats et controverses sont : la révision de la charte de transition, la mise en place du Conseil national de transition(CNT) et le comité d’organisation du Dialogue national inclusif(DNI). Selon lui, la charte comporte assez de lacunes et précisément au niveau du préambule, il n’est pas fait mention de l’autorité qui l’a approuvée et adoptée. En plus, dit-il, la charte revêt un caractère dilatoire, l’objet de bras de fer engagé avec le Conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine. Le président de l’AND plaide auprès de toutes les sensibilités qu’elles soient nationales ou internationales de saisir cette situation inattendue en opportunité pour arrêter le délitement sous toute forme contre les institutions étatiques. D’après lui, cela est possible si les uns et les autres cessent de penser uniquement aux avantages souvent illicites du pouvoir.

Les journalistes ont demandé à monsieur Garba s’il croit à la tenue des élections en 2022 ? Sa réponse est non ! Pour une bonne élection affirme-t-il, il faut un nouveau recensement général de la population, une révision de code électoral, une révision du fichier électoral électronique et réviser la charte des partis politiques.

Moyalbaye Nadjasna

Le conseil des ministres du jeudi 29 juillet a adopté la feuille de route du gouvernement de transition. 129 actions sont prévues pour un coût global chiffré à hauteur de 841 milliards 29 millions de francs CFA. Me Théophile Bongoro, président du parti PRET analyse.

Axée sur trois points : le renforcement de la sécurité, l’organisation du dialogue national inclusif et le renforcement de l’administration, la feuille de route de l’équipe de Pahimi Padacké Albert présentée en conseil des ministres a été adoptée. Pour Me Théophile Bongoro, président du parti pour la République et l’équité au Tchad, l’ordre de passage de ces trois axes pose problème. « Il n’a pas été précisé quel point est prioritaire. Là je suis un peu déçu », lâche-t-il. Selon lui, le dialogue inclusif doit être la priorité du gouvernement de transition. Car, affirme-t-il, de ce dialogue découleront les deux autres points. Pour étayer son argumentation, le président du PRET explique que le dialogue va aboutir sur la réconciliation des forces armées. « Ce qui devait donner lieu à la compression des dépenses liées à la sécurité. Tout ça c’est pour parler de ces ressources que je trouve énormes, les 841 milliards. Parce que si la paix a été déjà obtenue, il n’est plus question d’investir dans le maintien de la sécurité », analyse-t-il. Poursuivant son raisonnement, Me Théophile Bongoro soutient que du dialogue découlera la mise en place de nouvelles institutions de l’Etat. « Il nous faut une commission qui devait réfléchir sur une nouvelle Constitution avec de nouvelles institutions afin que la démocratie puisse être vitale », souhaite-t-il.

Sur la tenue du dialogue inclusif, Me Théophile Bongoro affirme que sa réussite sera tributaire de sa bonne organisation. Raison pour laquelle il insiste sur les préalables. Dans la feuille de route, la période de novembre à décembre 2021 est consacrée au déroulement de ces assises. « Mais jusque-là le comité n’est pas encore constitué », rappelle le président du PRET. Ce qui, pour lui, risquerait de faire trainer les préparatifs. « Là nous sommes en hiver et les ruraux sont occupés avec les travaux champêtres. Alors qu’il est question de prendre les préoccupations de toutes les couches pour les convertir en projet de recommandation pour les assises », fait-il la remarque. Autre inquiétude qu’a exprimée Me Théophile Bongoro est l’imposition du gouvernement. « J’aurai voulu qu’on laisse au comité d’organisation la proposition du calendrier », souhaite-t-il. Peu importe. D’après lui, le tout c’est de donner la chance aux Tchadiens de se parler pour que définitivement il en résulte quelque chose de commun pour leur permettre de se sentir concerné par la chose publique.

Sur le respect de la durée de la période de transition qui est de 18 mois, Me Théophile dit ne pas se situer jusque-là sur le début de cette période exceptionnelle. « Le curseur des 18 mois de la transition prend effet quand : le 20 avril dès la mise en place du CMT ; du 2 mai à la mise en place du gouvernement ou c’est au sortir du dialogue ? », s’interroge-t-il. En attendant des réponses, le président du PRET estime  « qu’il faut laisser les gens s’organiser tout en leur disant que nous sommes tenus par un délai pour éviter que les choses soient bâclées. »

Christian Allahadjim

La Chambre nationale des notaires du Tchad a tenu son assemblée générale élective ce samedi à N’Djamena. Me Djomia Germain a été reconduit au poste de président de la Chambre.

C’est sous la pluie que les notaires du Tchad ont tenu ce 31 juillet 2021 leur assemblée générale élective. Celle-ci devait se tenir en avril, mais compte tenu de la situation politico-militaire, elle a été ajournée, a signifié Me Djomia Germain, président sortant de la Chambre des notaires.

Présentant le bilan des activités de son équipe, Me Djomia Germain s’est félicité de bien de réalisations durant les deux ans de mandat. Il cite entre autres l’atelier de formation et de relecture ou de validation des textes liés à la fonction du notaire, l’organisation de la 1re université du notariat tchadien, l’atelier d’harmonisation des textes notariés, l’institution de la carte professionnelle de notaire, l’arrêté portant réglementation des transferts de charge notariale, l’arrêté portant modalités de concours d’entrée dans le notariat, etc.  Il est pour lui d’indiquer que son équipe a été bien ambitieuse, mais la pandémie de la Covid-19 et les événements d’avril 2021 n’ont pas permis d’exécuter convenablement leurs programmes d’actions. « Qu’à cela ne tienne, nous félicitons de ces réalisations en si peu de temps », a-t-il exprimé.

La fin de mandat du bureau exécutif donne lieu à de nouvelles élections. Quatre postes sont à pourvoir. Candidat à sa propre succession, Me Djomia Germain a été réélu par acclamation. Me Mbaiaye Mesmin hérite du syndic ; Me Maxwell Toudjoum est désigné rapporteur et Me Zouadai Adamou s’occupera de la trésorerie.

Livrant ses premières impressions, Me Djomia Germain a déclaré que la priorité de la nouvelle équipe s’inscrit dans la continuité. « Nous allons continuer dans la même logique. Nous avons commencé avec des chantiers qui ne sont pas achevés donc nous allons nous atteler à les finaliser », promet-il. Me Djomia de promettre également de maintenir l’unité et la cohésion au sein du corps notarial.

Christian Allahadjim

La coordination du mouvement a fait le bilan de sa marche du 29 juillet qu’il juge satisfaisant malgré les entraves policières.

C’est sa première marche pacifique autorisée sous l’ère du Conseil militaire de transition (CMT). Le jeudi 29 juillet, le gouvernement a autorisé le mouvement citoyen Wakit Tama a marché pacifiquement pour dénoncer la confiscation du pouvoir par la junte militaire. Une première depuis la prise de pouvoir par le CMT le 20 avril 2021.

Ce lundi 2 août, par un point-presse, la coordination de Wakit Tama, a dressé le bilan de la marche qu’elle juge satisfaisant.

Au-delà de la satisfaction, la coordination de Wakit Tama note toutefois des difficultés. « Malgré l’expression de notre bonne foi et les gages de responsabilité offerts au ministère de la Sécurité en acceptant son tracé, la Police a perturbé la marche de bout en bout », a signifié Me Max Loalngar, coordinateur du mouvement.

Tout d’abord, relève le coordinateur de Wakit Tama, le dispositif des forces de l’ordre et de sécurité mis en place dès les premières heures de la matinée était destiné à dissuader les marcheurs. Ensuite, fait remarquer Me Max, certains marcheurs ont été empêchés d’embarquer dans des bus loués pour leur transport au point d’embarquement. Enfin, le coordinateur de Wakit Tama signale que ces mêmes difficultés ont été enregistrées dans les provinces à l’exemple de celle de Koumra où des marcheurs ont été dispersés.

Le mouvement citoyen d’informer qu’une autre marche est pour le 7 août. « Nous disons très clairement ici que tant que le gouvernement n’accédera pas aux réclamations légitimes du peuple, les marches continueront », a déclaré Me Max Loalngar.

C’est une première que le gouvernement autorise une marche contre la junte militaire. Depuis la prise de pouvoir par le CMT à la mort du président Deby, une dizaine de marches a été autorisée.

L’Office national pour la promotion de l’Emploi (Onape) a ouvert un bureau annexe à Goudji, dans le 4e arrondissement de la ville de N’Djamena. Le quatrième du genre.

Goudji dans le 4e arrondissement de la ville de N’Djamena. Non loin de l’échangeur de Diguel, l’Office national pour la promotion de l’emploi (Onape) a implanté son bureau annexe. Le quatrième du genre à être ouvert dans la capitale tchadienne. L’inauguration officielle de cette nouvelle agence a été faite ce vendredi 30 juillet par le représentant du ministre de la Fonction publique et du Travail en présence du président d’administration et du directeur général de l’Onape.

Dans son mot de circonstance, le directeur général de l’Onape, Sadick Brahim Dicko a rappelé la place et le rôle que joue son institution dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de l’emploi. La création de cette nouvelle agence est, pour lui, une volonté de son entité de se rapprocher plus des partenaires et des demandeurs d’emploi. « La stratégie adoptée est de rendre un service de proximité aux demandeurs d’emploi et intervenir en synergie avec nos partenaires de développement afin de lutter efficacement contre le chômage, le sous-emploi et la pauvreté en milieu jeune », a-t-il expliqué.

En inaugurant la nouvelle agence, le représentant du ministre de tutelle, Abdoulaye Saleh Limane a indiqué qu’elle va contribuer à trouver une solution idoine à la question du chômage des jeunes à travers des mécanismes d’accompagnement. Il exhorte les jeunes de cet arrondissement à se mettre à l’ouvrage pour saisir les opportunités que leur offre l’ONAPE.

L’ONAPE est un établissement public à caractère administratif doté de l’autonomie de gestion et de la personnalité morale. Il est créé en 1999 et placé sous tutelle du ministère de la Fonction publique. Il a pour principale mission la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’emploi.

Christian Allahadjim

La direction générale de la Gendarmerie nationale a présenté des présumés fauteurs de trouble. Selon la direction, ce résultat est le fruit du numéro vert.

Les éléments de la gendarmerie nationale ont encore fait leurs preuves. Ce jeudi, 29 juillet, vingt-six présumés fauteurs de troubles ont été présentés à la presse dans les locaux de la direction de la Gendarmerie.

Parmi eux, il y a un groupe de voleurs des bonbonnes de gaz butane, des motos, de fabricants de fausses plaques d’immatriculation au nom de la Gendarmerie, un fabricant de faux billets, un trafiquant de drogue. Le fabricant de faux documents, par exemple, détient la carte de presse, estampillée Hama, et aussi celle de l’ONAMA. Le fabricant de faux billets n’est qu’en réalité un escroc. Il a pris 300 000F avec ses victimes pour leur produire 5 milliards. En lieu et place de l’argent, il leur a remis une caisse remplie d’éponge et de sable avec quelques billets de franc CFA et de dollars étalés à la surface.

Selon le porte-parole de la Gendarmerie, Abakar Abdraman Haggar, ces présumés fauteurs de troubles ont été appréhendés grâce au numéro vert qu’a mis en place la direction de la Gendarmerie. « Le résultat des opérations que nous présentons est le fruit du numéro vert, 114, que nous avons lancé la semaine dernière », a annoncé colonel Abakar. D’après lui, si ce n’est grâce à ce numéro et à la collaboration de la population, certains de ces présumés « troubleurs » de l’ordre seront encore en liberté. Il se félicite de la collaboration de la population et l’invite à faire davantage confiance aux forces de l’ordre. « Appelez-nous s’il y a un climat suspect autour de chez vous », invite-t-il. Le porte-parole de la Gendarmerie de reconnaître qu’une frange de la population est encore hésitante quand il est question d’appeler le numéro vert. « Nous n’allons pas vous punir si l’information n’est pas fiable. Il revient à nous de continuer à mener des investigations », rassure-t-il.

Le conseil militaire de transition a atteint la barre de 100 jours passés à la tête du Tchad. L’occasion pour le président de l’UNDR, Saleh Kebzabo d’évaluer les actions de la junte militaire.

Tout d’abord, Saleh Kebzabo est revenu sur la décision de son parti, l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), de soutenir la transition.  Il est pour lui de souligner que cette décision reste encore incomprise de certains Tchadiens. Cependant, Saleh reconnaît que cette décision du bureau exécutif de son parti est certes difficile, mais salutaire. Car, estime-t-il, si la transition se réalisait, elle marquerait le premier moment du transfèrement pacifique du pouvoir politique dans l’histoire moderne du Tchad. « En mon âme et conscience, j’en suis satisfait et j’estime qu’elle a le mérite d’avoir permis de sauvegarder l’unité et la souveraineté du Tchad », affirme-t-il.

Sur le bilan des 100 jours de gouvernance de la junte militaire, le président de l’UNDR relève que la gestion est nonchalante. « … donnant le sentiment que le CMT et le gouvernement tardent à satisfaire les attentes légitimes du peuple », a noté Saleh Kebzabo.

Au premier titre de ces attentes, souligne le président de l’UNDR, demeure la question cruciale de l’organisation du dialogue national inclusif. Pour lui, ce dialogue est l’occasion pour rassembler tous les Tchadiens, par-delà leurs convictions religieuses, leurs différences politiques et leurs appartenances ethniques et sociales, autour d’une seule et même table pour discuter de notre avenir commun. Ainsi, SK dit réaffirmer son attachement au caractère inclusif de ce dialogue.  « J'appelle à un dialogue véritablement inclusif qui permettra aux Tchadiens de tourner résolument le dos aux démons de la haine et de la division, pour jeter les bases d’une communauté politique soudée et fière de sa diversité sociologique. C’est possible et le CMT doit s’y engager avec ardeur et conviction », lance-t-il.

Sur la mise en place des organes de transition, le président de l’UNDR relève aussi qu’il y a de la lenteur. Il évoque notamment la mise en place du Conseil national de transition (CNT), organe législatif. SK d’avertir que sa composition doit être faite de manière consensuelle et refléter la diversité des tendances politiques qui existent au sein de la nation. « La junte doit éviter la tentation de coopter des personnalités uniquement acquises à sa cause », met-il en garde.

Sur le plan administratif, SK se dit aussi écœuré par les nominations controversées faites par la junte au pouvoir. « Il ne devrait plus y avoir de clientélisme et de népotisme quand il s’agit d’occuper de hautes responsabilités d’État », fait-il la remarque.  Les seuls critères valables sont la compétence, une solide expérience et une probité à toute épreuve, souligne SK. Pour lui, la géopolitique doit être prise en compte. Sinon, prévient-il, l’on retomberait dans les dérives de l’ancien système tant décriées.

Sur la question de l’emploi, le président de L’UNDR souhaite qu’elle soit une priorité durant cette période de transition. D’après lui, les spectacles de désolation qu’offrent souvent les diplômés sans emploi doivent interpeller les consciences. La solution ne réside pas uniquement dans l’intégration à la Fonction publique, dit-il. « L’État dispose de nombreuses manettes pour occuper les jeunes et leur assurer une certaine autonomie pour préserver leur fierté et leur dignité », croit-il.

Sur la question de la sécurité des personnes et des biens, le président SK s’inquiète de la recrudescence de l’insécurité dans la ville de N’Djamena et d’autres provinces. Mais aussi, il n’a pas passé sous silence le phénomène de conflit agriculteurs-éleveurs.

Sur le volet économique et financier, SK dit inviter le gouvernement de transition à apurer la dette intérieure pour permettre la relance économique. Selon lui le gouvernement de transition ne doit pas s’embarrasser d’ambitions qui ne relèvent pas de son programme.


Pour conclure, le président de l'UNDR insiste sur la nécessité d’organiser des élections couplées (présidentielle et législatives) à la fin de cette transition. D’après SK, il apparaît judicieux que le gouvernement présente une feuille de route pour situer clairement les prochaines étapes importantes de la transition. « Toute autre manœuvre dilatoire ne rencontrera pas notre adhésion. Nous avons opté pour une transition de 18 mois, gardons le cap », rappelle SK.

Enfin, le président de l'UNDR de féliciter la junte au pouvoir pour le maintien de la paix et de la stabilité après le décès brutal du président de la République Idriss Deby Itno le 20 avril.


« 100 jours après, l’on peut considérer qu’une paix relative est assurée dans le pays », affirme-t-il. Toutefois, il invite les Tchadiens à demeurer vigilants pour l’aboutissement de ce processus et la consolidation de la paix. « C’est un acquis évident et nous nous y consacrerons », promet SK.

Le ministère de la Sécurité publique autorise de nouveau le mouvement citoyen Wakit tamma à manifester dans les rues de la capitale, N’Djamena.

La marche contre la confiscation du pouvoir par le Conseil militaire de transition (CMT) prévue par le mouvement citoyen Wakit tamma aura lieu. Dans un communiqué publié ce 28 juillet, le ministère de la Sécurité a autorisé les membres de ce mouvement à marcher pacifiquement le jeudi 29 juillet.

Cette marche a été prévue pour le 14 juillet. Mais le ministère de la Sécurité a modifié la date et les itinéraires. Ce qui a mécontenté les leaders du mouvement citoyen qui ont fini par ajourner la marche.

Pour la marche de ce jeudi, les itinéraires proposés par la coordination de Wakit tamma sont rejetés par le ministère de la Sécurité. C’est sur l’unique itinéraire, rond-point Hamama-palais du 15 janvier, que la marche est autorisée.

Réunis en urgence, les leaders de Wakit tamma ont accepté de respecter l’esprit du communiqué. « C’est pour montrer notre bonne foi », a avancé Me Max Loalngar, coordinateur du mouvement.

La coordination du mouvement citoyen entend, au cours de cette manifestation pacifique, dénoncer « la politique de la confiscation du pouvoir du CMT et exiger la révision de la Charte de transition et l’organisation d’une conférence nationale souveraine, inclusive et globale. »

C’est la deuxième marche autorisée du mouvement citoyen sous l’ère du CMT. La première, non autorisée, a été réprimée dans le sang le 27 avril.

Christian Allahadjim

Le samedi dernier, la réunion des leaders des associations des jeunes, convoquée par le CNJT, a viré au cauchemar. Des candidats boutés ont déchiré tous les documents afférents au processus de désignation. 

C’est un spectacle honteux que des leaders des associations des jeunes ont offert le samedi 24 juillet à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. Ce jour, le Conseil national de la Jeunesse du Tchad (CNJT) a convoqué ses leaders pour la désignation des représentants de la jeunesse au sein du comité d’organisation du dialogue national inclusif en vue. Mais très vite, la réunion s’est transformée en cauchemar. Des candidats qui ont vu leurs dossiers rejetés ont boudé et se sont mis à déchirer tous les autres dossiers se trouvant sur la table du présidium. Des images et des vidéos de cette scène ont fait le tour des réseaux sociaux.

D'après Mbairamadji Désiré, président de l’AJASSA, tout est parti de la mauvaise volonté du président du CNJT, Abakar Dangaya. « Nous avions tenu une réunion à la veille avec le ministre en charge de la Réconciliation pour retenir un schéma. Mais le jour J, Abakar a sorti une autre feuille de route de  son chapeau », fait-il savoir. Le schéma, selon ce qui est retenu avec le ministre de la Réconciliation, accorde une place au CNJT, une autre aux provinces et trois autres places aux jeunes de N’Djamena. « Le jour de la rencontre décisive, le président du CNJT a réparti les places avec des connotations divisionnistes. Il a parlé des nordistes, des sudistes, des francophones, des arabophones et la gent féminines », rapporte le président de l’AJASSA. Les contestations ont commencé à partir de là. Malgré tout, les leaders des jeunes ont accepté que le vote se passe. Là encore le CNJT est pointé du doigt d’avoir ourdi un plan. « Abakar s’est imposé en président du présidium. C’était cautionné. Ensuite certains candidats ont déposé séance tenante leurs dossiers. Enfin, le CNJT a validé 14 candidatures sur les 39 déposées sur la base de quoi on ne sait », décrit Mbairamadji Désiré.

Toujours selon lui, la goutte d’eau qui a débordé le vase est l’absence d’une candidature féminine parmi celles retenues. « Pourtant le CNJT a accordé une place à la gent féminine. Et il y avait dix candidatures féminines », se désole-t-il. Des voix féminines ont commencé par s’élever pour dénoncer ce coup. Le présidium, sous pression, a fini par retenir une candidate. Cela n’a pas pu calmer les tensions. Les autres candidats, boutés, se sont rués sur le présidium pour arracher. « C’était la pagaille. Les gens ont commencé par s’invectiver, mais ils ne sont pas des coups de poing », affirme le président de l’AJASSA. Pour Mbairamadji Désiré, le spectacle qui a été offert est un plan du CNJT. « C’est un boycott planifié par le CNJT qui veut faire passer son plan machiavélique qui consiste à proposer des personnes à son niveau », croit-il.

Finalement le processus de désignation des représentants de la jeunesse a été suspendu. En soirée, le CNJT publie un communiqué pour déplorer l’incident et se dédouaner de toute accusation. L’organe représentatif de la jeunesse d’indiquer les cinq représentatifs au comité d’organisation du dialogue national inclusif seront désignés de concert avec le ministère en charge de la Réconciliation parmi les 15 candidats retenus.

Christian Allahadjim

Le Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) demande au gouvernement de dissoudre immédiatement le CNDT, la CENI et le BPE qui sont désormais obsolètes, budgétivores et inopportuns.

Selon le communiqué de presse signé par le Secrétaire à l’information, à la sensibilisation et à la mobilisation, Djassiri Ngar, il faut mettre en place une nouvelle forme de gouvernance électorale pour l’organisation des échéances électorales futures. Selon lui, le CNDP et la CENI étaient des organes paritaires (opposition et majorité), mis en place pour gérer les élections.

Il estime que la situation politique actuelle est caractérisée par une gouvernance de transition gérée le CMT et un gouvernement où participent tous les partis politiques qui ne se définissent plus en opposition ou en majorité pour assurer la continuité des services réguliers de l’État.

Toutefois, le secrétaire à l’information, à la sensibilisation et à la mobilisation du PLD, ajoute que les principales missions du gouvernement sont l’organisation d’un dialogue national inclusif et la préparation des élections libres, démocratiques et transparentes.

 

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