jeudi 19 mai 2022
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Journal (264)

Après une Assemblée Générale (AG) tenue ce 21 juillet, au sein d’Exxon Mobil, le personnel d’Esso Tchad décide de lever leur mot d’ordre de grève pour reprendre le travail demain 22 juillet afin de poursuivre avec les négociations. Ialtchad presse revient sur la rencontre avec le Premier ministre de transition.

Fin temporaire de la grève des employés d’Esso Tchad enclenchée depuis le 25 juin. Ce mercredi 21 juillet, l’assemblée générale tenue par les employés a accepté la proposition faite par la direction d’Esso Tchad lors de la rencontre avec le Premier ministre de transition le 19 juillet. D’après la porte-parole du personnel d’Esso Tchad, Dahassael Dekoudou, il a été proposé la suspension de la grève avant toute négociation. « C’est ce que le personnel a accepté lors de l’AG », déclare-t-elle. Le travail reprend dès le 22 juillet pour les grévistes. Et ce, jusqu’à nouvelle décision de l’AG.

La rencontre avec les membres du gouvernement

C’est une deuxième rencontre entre le Premier ministre de transition, Pahimi Padacké Albert. Cette fois-ci c’était en présence de la présidente directrice générale d’Esso Tchad, des délégués du personnel d’Esso Tchad que la réunion a eu lieu ce 19 juillet, à la primature.

Selon la porte-parole de la délégation d’Esso Tchad, Dahasseal Dekoudou, la rencontre du 19 juillet a lieu en présence du Premier ministre de transition (PMT), du ministre de la Fonction publique, celui du pétrole, des conseillers à la présidence de la République et des délégués du personnel d’Esso Tchad. D’après elle, le motif de cette rencontre était que le PMT voulait savoir où se trouve le blocus puisque c’est depuis le 25 juin que les employés d’Exxon Mobil sont en grève suite un certain nombre de revendications relatives à la vente des actifs d’Esso Tchad à une autre compagnie. « On a fait comprendre au PMT  que le blocus n’est pas du côté des employés parce que nous avons eu une première rencontre avec le Premier ministre de transition le 28 juin 2021. Et depuis cette rencontre nous n’avons pas rencontré la direction générale en face pour commencer avec les négociations », raconte Dahasseal Dekoudou. Pour elle, le Premier ministre a compris que le passé reste passé et qu’il faudra s’asseoir pour négocier. Malheureusement, la négociation était conditionnée par la reprise du travail, déplore-t-il. « On n’arrive pas à comprendre pourquoi la direction générale d’Esso Tchad ne veut pas négocier avec les employés pendant la période de grève alors que notre code de travail stipule que pendant la période de grève, les négociations doivent fonctionner », dit-elle.

La porte-parole de la délégation d’Esso Tchad affirme que le syndicat dit repartir vers la base pour leur demander de reprendre avec le travail, le temps d’attendre les propositions de la direction générale d’Esso Tchad. « La présidente directrice générale nous a fait comprendre qu’elle a montré sa bonne foi en remettant une enveloppe scellée au gouvernement, notamment au ministre de la Fonction publique et du dialogue social. Cette enveloppe paraît mystérieuse pour nous parce que cela fait un laps de temps pendant qu’elle était en congé qu’on entendait parler de cette enveloppe, mais personne ne nous a divulgué le contenu. Pourquoi tant de mystère autour de cette enveloppe ? », se demande-t-elle.

Dahasseal Dekoudou rajoute qu’ils leur ont clairement fait comprendre qu’ils vont repartir avec ce message vers la base pour discuter. C’est à la base de donner un mandat dans des conditions bien prescrites, bien décrites. « Nous allons avoir une Assemblée générale aujourd’hui, 21 juillet 2021, pour repartir au niveau du ministère du Pétrole pour faire le compte rendu. À la rencontre du 19 juillet, le contenu de l’enveloppe n’a toujours pas été dévoilé. On leur a clairement dit que notre compte épargne, c’est notre argent que nous avons cotisé chez eux, donc, si Esso Tchad veut plier bagage, il doit nous restituer cet argent », souligne-t-elle.  Pour la porte-parole de la délégation d’Esso Tchad, la majorité des employés d’Esso Tchad a plus de 15 ans d’expérience. La compagnie s’est fait beaucoup de bénéfice en nationalisant les postes à 98% moins cher par rapport aux expatriés. « Au début, la direction générale d’Esso Tchad ne voulait pas négocier, mais la convocation a eu lieu grâce au PMT. Il s’est saisi du dossier. Pour l’heure, la grève n’est encore levée. C’est l’AG d’aujourd’hui 21 juillet qui déterminera si la grève sera suspendue ou pas », conclut Dahasseal Dekoudou.

Allarassem Djimrangar

Les fidèles musulmans du monde et en particulier, ceux du Tchad, ont commémoré hier, mardi 20 juillet la fête de Tabaski ou Aïd el-Kébir qui veut dire grande fête de sacrifice. Ce grand moment fait partie des piliers de l’Islam, le Secrétaire Général (SG) du Conseil Supérieur des affaires islamiques (CSAI) du Tchad, Cheikh Abdaldayim Abdoulaye Ousmane explique ici le sens de la Tabaski.

Hier mardi 20 juillet, c’était la fête de la Tabaski ou le sacrifice d’Ibrahim (ou Abraham). Des centaines de millions des musulmans qui sont nantis ou peuvent le faire immolent qui un mouton, un chèvre, un bœuf et un chameau. C’est aussi la grande fête musulmane marquant la fin du hadj, pèlerinage à la Mecque. Pour le SG du CSAI du Tchad, M. Cheikh Abdaldayim Abdoulaye Ousmane, toute communauté religieuse a une fête. Et la communauté musulmane en a deux fêtes : la fête de ramadan (Eïd al adha) et la fête de Tabaski (Eïd el kebir).  Le Cheikh souligne que c’est l’occasion d’exprimer sa joie et de remercier Allah le Tout Puissant pour ses biens faits. « La Tabaski est une tradition du prophète Abraham qui a vu dans le rêve qu’il doit sacrifier son fils Ismaël, c’est un ordre divin, il a honoré le rêve, mais Allah lui a envoyé l’ange Gabriel avec un mouton à la place de son fils », explique-t-il. Au sujet du sacrifice du mouton, le SG, précise que le sacrifice n’est pas obligatoire. C’est semi-obligatoire appelé en arabe sunna qui veut dire selon votre moyen, avant d’ajouter que si l’on n’a pas de moyens, on n’est pas obligé. « Beaucoup de musulmans disent que si on commence le sacrifice, on n’arrête pas. Ce n’est vrai. Vous pouvez faire de sacrifices pendant 20 ans et que cette année, vous n’avez pas de moyens, vous n’êtes pas obligé de le faire », dit-il. M. Abdaldayim note toutefois que les musulmans pauvres qui n’ont pas de moyens ne sont pas obligés.

Sur la question de la taille de l’animal qu’il faut immoler, le Cheikh souligne que c’est selon les bêtes. « Pour le mouton, il faut qu’il atteigne une année. Pour la chèvre, il faut une année et plus. Pour le bœuf, il faut 4 années et pour le chameau, c’est 6 ans », précise-t-il.  À propos du comportement des fidèles musulmans pendant la fête, il affirme que les fidèles musulmans doivent exprimer leur joie tout en étant solidaires avec les pauvres qui n’ont pas les moyens d’être dans la joie comme eux. Il lance un appel à ceux qui sont nantis d’aider les pauvres. Il recommande aux jeunes qui profitent de cette occasion d’aller dans les bars, de ne pas le faire, avant de souligner que c’est des lieux souillés. « C’est un jour de pardon et de partage. C’est à cette occasion qu’on demande pardon à son voisin ou à son frère. C’est aussi un moment de prière et d’adoration », affirme Cheikh Abdaldayim Abdoulaye Ousmane. Pour le rite de la fête, il ajoute qu’il n’y a pas de rite, il faut juste respecter ce qui est écrit. Selon lui, le jour de la fête, il faut aller à la prière du matin avant de venir immoler son animal. Il ajoute que, celui qui immole son animal avant la prière, ce n’est pas considéré comme un sacrifice.

Cette fête religieuse tire son origine du sacrifice d’un mouton que Abraham a fait sur un autel à Allah, en remplacement de son fils Isaac. D’où l’appellation « fête du sacrifice », communément appelé « fête du mouton ».

Jules Doukoundjé

La plupart des jeunes tchadiens accros à l’Internet et aux Réseaux sociaux (RS). Certains s’en servent pour se distraire, mais d’autres pour se former. C’est le cas du jeune Komengdi Richard qui s’est inspiré d’une vidéo sur YouTube pour devenir un fabricant des sacs en pagne. Reportage.

Quartier Atrone dans le 7e arrondissement de N’Djamena capitale tchadienne. Il est 16h, ce vendredi 16 juillet. Sous une fine pluie, on se renseigne et nous voilà enfin arrivés chez Richi Dior de son vrai nom Komengdi Richard. Il est étudiant en sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (STIC). Il suit aussi une formation de Mannequinat a l’agence APHODITE-Tchad Management.  Un petit bonjour suffit pour émousser la convivialité.  Curieux, nous rencontrons le jeune fabricant en pleine action. Au tour de lui, ses matériels de travail sont bien disposés. Il s’agit entre autres, des tissus de pagnes, des éponges, une bande de caoutchouc, ciseaux, l’aiguille, la dentelle, etc. Mais que fabriquez-vous?  Richi Dior répond, « des sacs à base de pagne. »

Différents modèles sont proposés et confectionnés selon la commande. Contrairement à certains jeunes pour qui l’Internet et les réseaux sociaux constituent un moyen de distraction, Komengdi Richard s’en est servi comme une source d’inspiration. « Je regardais les vidéos sur YouTube je suis tombé sur une vidéo qui montrait comment fabriquer un sac à base de pagne. Toute de suite cela m’a plu et je m’en suis inspirée pour créer mes propres modèles », confie-t-il.

Pour fabriquer ses sacs, Richi Dior consacre 1 à 2 heures de temps. Malgré son temps partagé entre ses études universitaires et sa formation de Mannequinat, il s’arrange à disposer ce petit temps à son activité. Ce qui lui permet de fabriquer au moins un sac par jour. Beaucoup plus développer en Afrique de l’Ouest, la mode de sac en pagne est aussi visible désormais au Tchad. Les femmes et les jeunes filles, toutes s’arrachent ses modèles de sac. Pour lui le Tchad doit cesser d’importer les objets extérieurs et plutôt valoriser l’œuvre de ses artistes afin de développer les modes « Made in Tchad ».

Les pagnes attachés bout à bout pour cueillir ou ramasser les fruits sauvages couper les légumes à défaut de sacs dans la nuit de temps ne sont dorénavant que des souvenirs lointains, dit-il.

Les prix des sacs du jeune entrepreneur varient entre 2000 et 4000 FCFA selon les modèles. Pour la clientèle, le port massif de ces objets en pagne s’explique par le goût à la mode, la valorisation de l’art africain et plus spécifiquement tchadien. Selon toujours les clients, les sacs sont très jolis et le prix est abordable. « Quand c’est un ensemble avec les chaussures, les bracelets, les colliers ou avec l’habille et les boucles d’oreilles, cela va très bien », affirment-ils.

Les sacs en pagne made in Tchad fabriqué par Richi Dior n’aiguisent pas seulement le goût féminin, mais les hommes aussi. La demande semble supérieure à l’offre à moins d’une année d’activité. Richi Dior compte développer ses activités après ses études. Mais pour l’instant le métier nourrit son homme.

Koumassen Juste

Le secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (CTDDH), Mahamat Nour Ibedou, a été entendu hier par la Police judiciaire sur plainte déposée par le ministère de la Sécurité publique.

C’est pour la énième fois que le secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (CTDDH), Mahamat Nour Ibedou fait face à des ennuis judiciaires. Dans la journée du jeudi 15 juillet, il a été auditionné pendant de longues heures par la coordination de la Police judiciaire. Motif, diffamation. Et c’est le ministère de la Sécurité publique qui s’en est plaint.

Ce vendredi 16 juillet, c’est un Mahamat Nour Ibedou, posé et confiant qui nous reçoit. D’après lui, l’origine de ce énième ennui dont il fait face remonte à un entretien qu’il a accordé à la chaîne de télévision Tchad24 début juin. « Nous avions dénoncé les conditions de détention des prisonniers à la maison d’arrêt de Klessoum et nous avions mis l’accent sur celles des rebelles du FACT », a-t-il fait savoir. Mais les propos qui lui portent préjudice sont ceux qui évoquent la mort de deux chefs rebelles. « Nous avions établi formellement que cinq chefs rebelles ont été exfiltrés du groupe pour être gardés dans le secret. Et deux d’eux sont morts », rapporte le défenseur des droits de l’Homme. À l’audition, il lui a été demandé d’apporter les preuves. « Je leur ai dit non, je ne peux pas dévoiler mes sources. Si le ministère concerné pense que j’ai menti, il n’a qu’à prouver qu’ils soient vivants », répond-il.

Après l’audition, le secrétaire général de la CTDDH est reparti libre chez lui. L’affaire sera transmise au parquet. Quitte au procureur de la République d’en décider de la suite à donner. Mais pour Mahamat Nour Ibedou, c’est un acharnement contre sa personne. « C’est clair que c’est un acharnement. Si le lundi je suis placé sous mandat de dépôt, cela sera pour la 11e fois. Alors que voulez-vous que je dise ? », s’interroge-t-il. Pour lui, c’est une manière de casser la dynamique des futures marches. « C’est pour nous éviter de nous préparer pour organiser une autre marche qu’ils ont sorti ce dossier. Ils sont des spécialistes en matière de casser la dynamique », accuse-t-il. Mais Mahamat Nour Ibedou affirme que tout cela ne va pas affecter sa détermination à dénoncer les violations des droits de l’homme.

Christian Allahadjim

Réunis en Assemblée générale (AG) ce vendredi, les opérateurs économiques menacent de paralyser la ville de N’Djamena à partir du 27 au 29 juillet. Ils protestent contre les nouvelles règles que la direction de la Douane a établies.

Leur AG prévue ce vendredi 16 juillet n’allait pas avoir lieu. En cause, la Police a investi les lieux et empêché systématiquement les membres des différentes corporations des opérateurs économiques. Finalement, ils ont été autorisés à se réunir vers la fin de la soirée.

À l’ordre du jour de cette rencontre, l’évaluation des 3 jours de préavis de grève et d’autres points de revendication. D’après le porte-parole de la plateforme des différents syndicats des opérateurs économiques, Moustapha Wano, rien n’a bougé quant à leurs revendications. « Au lieu de négocier, les autorités préfèrent nous intimider. Le président de la Chambre de commerce a, lui par exemple, décidé d’entrer en guerre contre nous », a fait-il savoir. Mais les opérateurs économiques n’entendent pas se laisser faire. « C’est nous les vrais patrons. C’est nous qui contribuons énormément aux recettes de l’État », commente le porte-parole de la plateforme. Comme résolution, les opérateurs économiques menacent de paralyser la ville de N’Djamena. « Nous accordons une semaine aux autorités pour accéder à nos doléances. Sinon nous allons appeler à une ville morte du 27 au 29 juillet », prévient Moustapha Wano.  Le porte-parole de suggérer même à ses collègues de quitter le pays si les conditions d’un bon climat d’affaires ne sont pas garanties par les autorités.

Depuis le début juillet, un bras de fer oppose la direction de la Douane aux opérateurs économiques. En cause, de nouvelles règles prises par les autorités pour réglementer l’accès aux entrepôts de la Douane de Ngueli. Il est exigé des badges pour des commissionnaires agréés en Douane pour éviter des encombrements dans les locaux de la Douane. Selon le directeur général de la Douane, Abdélkerim Charfadine, cette mesure est conforme aux exigences de la CEMAC. Mais les opérateurs économiques n’entendent pas de cette oreille et accusent le directeur de la douane de pratiques tendant à faire traîner les affaires. « Le DG nous bloque dans la procédure de dédouanement en nous sortant les histoires de badge », crie la plateforme.

Déjà avec ce blocus qui perdure aux entrepôts de la douane à Ngueli, la population paye les pots cassés. Les prix ont grimpé d’un cran. Et les ménages commencent par crier « cherté de vie ». Si cette crise doit perdurer, les ménages seront d’ici peu à bout.

Les épreuves du Brevet d’étude fondamental (BEF) ont été lancées le 12 juillet, sur l’ensemble du territoire national. Plus de 34.000 candidats composent depuis 48 heures les épreuves orales avant d’entamer les épreuves écrites puis physiques et sportives (EPS). Ialtchad presse a sillonné ce 13 juillet, quelques centres de composition de N’Djamena, capitale tchadienne. Reportage !

Le climat est très favorable ce mardi 13 juillet 2021 à N’Djamena, capitale politique du Tchad. Lycée Félix Eboué, l’un des plus grands établissements scolaires de la place, il est 11 heures. Dans la cour, certains candidats trainent encore les pas, d’autres se bousculent dans les rangs pour rencontrer les examinateurs. D’autres encore, peut-être pas pressés se reposent tranquillement à l’ombre des arbres. Les salles de composition sont numérotées et l’accès se fait par la présentation d’une pièce d’identité du candidat.

Moremem Sandrine est une élève du CEG n°1 du lycée Eboué. Elle a composé l’épreuve des sciences de la vie et de la terre (SVT). « Les épreuves orales du Brevet d’étude fondamental (BEF) se déroulent bien. Les questionnaires sont abordables pour un élève qui a bien étudié ses leçons. Hier, nous avons commencé avec la mathématique et le Français. Aujourd’hui, c’est les sciences de la vie et de la terre (SVT) et la culture générale », raconte-t-elle. Nelem Chancéline, une autre candidate, assise devant une salle de composition estime que le nombre d’examinateurs est insignifiant. « Dans l’ensemble, les questionnaires sont abordables. Ce que j’ai eu à constater, certains enseignants programmés n’ont pas répondu présent. Ce qui fait que certains candidats sont obligés d’attendre sous les arbres », confie-t-elle. 

Certains enseignants rencontrés dénoncent la mauvaise organisation des épreuves orales. « L’organisation du BEF de cette année n’est pas parfaite puisque certains enseignants programmés ne sont pas là. La liste qu’on nous a remise ne contient pas assez de candidats pour les interrogations », déplore Koffi Emmanuel, enseignant de Physique-chimie.  Mbaihondoum Mardochée assure l’épreuve de français. Pour lui, la plupart des candidats semblent ne pas être à jour. « Quand tu poses une question à un candidat, il hésite sur sa réponse et ça fait perdre énormément de temps. Il faut que les élèves se mettent véritablement au travail pour mieux affronter les épreuves écrites », conseille-t-il.

Selon Madame Sylvie Noumassei, présidente du centre du lycée Eboué, ce sont au total 499 candidats qui passent les épreuves orales. Le centre regroupe les deux collèges du lycée Eboué et le collège d’Assemblée chrétienne du Tchad.

Un autre centre de composition c’est le lycée Sacré-Cœur. Ce centre accueille 270 candidats venus du lycée collège Etoile Brillant, du lycée et collège Source de progrès et du lycée Sacré-Cœur.  Connu par sa rigueur et ses règles disciplinaires, tout semble être en ordre ici au lycée Sacré-Cœur. Interrogés, certains candidats se disent être sereins et tout se passe bien sans un incident majeur. « Nous avons commencé depuis hier les épreuves orales. Nous n’avons pas encore rencontré de difficultés. Les sujets sont quand même abordables », affirme Moussa Maindoh, candidat. Béral Roger est aussi candidat, il indique les épreuves sont à la portée du niveau d’un qui a réellement étudié ses leçons. « Les questions posées sont des questions liées au cours », renchérit-il.

Allarassem Djimrangar

La plateforme citoyenne « Wakit Tama » boude la date et l’itinéraire retenus par le gouvernement pour la marche qu’elle voudrait organiser. La coordination a finalement annulé l’événement.

La marche pacifique de la coordination des actions citoyennes, Wakit Tama, prévue pour le 14 juillet n’aura pas lieu. C’est la décision qu’a prise lors de l’assemblée générale de la plateforme qui a eu lieu mardi 13 juillet. En cause, la coordination de Wakit Tama, dirigée par Me Max Loalngar, avance deux raisons.

Premièrement, la modification de la date et de l’itinéraire. Selon Me Max, la plateforme a souhaité organiser cette grande manifestation pacifique le 14 et sur trois itinéraires : la place Fest’africa de Moursal, le rond-point Adoum Tchiéré et Farcha avec pour point de convergence, la Place de la nation. Mais dans le communiqué du ministère de la Sécurité publique qui autorise la marche, la date est décalée au 16 juillet et les itinéraires sont modifiés pour se résumer seulement sur un site : du rond-point Hamama au Palais de Justice. « Nous n'allons pas tomber dans le piège du Conseil militaire de transition (CMT). Mais nous voudrions qu'ils comprennent que ce n'est pas la peine de jouer aux dilatoires », dit Me Max Loalngar.

Deuxièmement, l’unilatéralisme du gouvernement. D’après les membres de la coordination de Wakit Tama, après le dépôt de leur demande d’autorisation, ils ont été reçus par le secrétaire général du ministère de la Sécurité. A l’ordre du jour, discussion sur les modalités. Une deuxième rencontre devrait avoir lieu, selon les dires des leaders de Wakit Tama. « Mais curieusement on apprend sur les réseaux sociaux que la marche est autorisée et avec des itinéraires et la date modifiés », déclare Me Max. Ce que la coordination de la plateforme citoyenne a du mal à cautionner. « Même si la date que nous avons proposée (14 juillet) est jugée inappropriée, le gouvernement devrait nous convoquer pour échanger avec nous. Mais décider de manière unilatérale de nous imposer la date du 16 juillet est inadmissible », affirme le coordonnateur.

La plateforme décide alors de reporter la marche. « Parce que non seulement la date du 16 juillet n’est pas celle qu’on a proposée, mais parce que ce n’est pas la marche que nous voulons organiser », soutient Me Max Loalngar. Pour lui, le choix de la Place de la nation comme point d’arrivée de la marche est symbolique. « Nous voulons passer un message aux autorités. Et donc il fallait venir jusqu’en face d’elles », indique-t-il.

Reste à savoir, si le ministère de la Sécurité va réagir à la suite de cette décision.

Les diplômés des écoles professionnelles ont organisé ce lundi une manifestation spontanée qu’ils appellent « un mouvement d’humeur » dans l’enceinte du ministère de l'Éducation nationale au quartier Moursal. Une trentaine de mécontents ont été interpellés par la Police.

Après la tentative d’exil, la grève de la faim, les lauréats des écoles professionnelles en instance d’intégration à la Fonction publique font encore parler d’eux. Ce lundi, 12 juillet, ils ont envahi le ministère de l’Éducation nationale.

Coups de sifflet,  youyous, les lauréats des écoles professionnelles ont réussi à pénétrer dans le hall du ministère dans l’enceinte du building de Moursal. Les agents de sécurité postés n’ont pas pu les en empêcher. Sans violence, ils ont exprimé leur mécontentement. « Tuez-nous, mais ne tuez pas l’éducation », « la Fonction publique n’est pas saturée », « Trop c’est trop » « nous réclamons notre intégration », ont repris en chœur les manifestants barricadés dans le hall. Coïncidence, le ministre de l’Éducation, Kosmadji Merci arrive au même moment. Son véhicule a fait automatiquement demi-tour, vu l’ambiance.

La Police arrive. Les négociations commencent. Mais les manifestants ne veulent rien entendre. « Tuez- nous, ici », réclament-ils en se barricadant. Les policiers gardent leur sang-froid jusqu’à ce qu’un policier décide d’engager un tir de grenade lacrymogène à l’intérieur. Débandade. Les manifestants se replient dans les niveaux supérieurs de l’immeuble et se dispersent dans les couloirs. Quatre manifestants sont montés volontiers dans un véhicule de la Police. Ils sont transférés aussitôt au commissariat central.

Selon Neuzilka Emmanuel ce mouvement d’humeur de ce jour est le premier d’une série d’actions qui seront menées. Il a été prévu pour cette première action de perturber le bon déroulement des épreuves orales du Brevet de l’enseignement fondamental (BEF) qui débutent ce lundi 12 juillet. « Mais comme le lycée Félix Éboué que nous avons ciblé a été quadrillé par les forces de l’ordre, nous nous sommes rués au ministère de l’Éducation », explique Neuzilka Emmanuel. Selon le porte-parole 35 manifestants ont été arrêtés par la Police lors de leur délogement du ministère. Ils sont aussi transférés au commissariat central.

Le collectif des lauréats des écoles professionnelles d’indiquer rejoindre dorénavant la plateforme citoyenne « Wakit tama ». « Nous serons présents à toutes les actions que mènera cette plateforme à partir d’aujourd’hui », affirme Neuzilka Emmanuel.

La plateforme des diplômés en instance d’intégration reporte l’opération brûle diplôme prévue pour ce samedi.

« L’opération brûle diplôme » annoncée tambour battant par la plateforme des diplômés en instance d’intégration à la Fonction publique n’a pas eu lieu samedi 10 juillet. La Bourse de travail, lieu choisi pour le déroulement de cette opération, est bien désert en cette matinée. Pas un diplômé ne s’est présenté.

Contacté, Ndingadinan Thomas, un des leaders de la plateforme, annonce le report de cette opération. « C’est repoussé »,dit-il sans toutefois être précis sur la prochaine date. La cause du décalage : le lieu et la date. « La Bourse de travail n’est pas trop emblématique. Et aujourd’hui c’est un week-end, ça ne va pas avoir trop d’impact », avance Ndingadinan Thomas. D’après lui, il faut un lieu très symbolique et un jour ouvrable pour que l’opération soit retentissante. « Un lundi ou un jeudi dans une institution étatique, ça vaut le coup », détaille-t-il.

L’opération brûle diplôme consiste à brûler publiquement les diplômes des membres de la plateforme. Selon Ndingadinan Thomas, cette action est de nature à exprimer des années de frustration, de négligence de la part des autorités. « Nos gouvernants nous traitent de bandits, de voyous. Alors qu’on réclame juste notre insertion socioprofessionnelle », dit-il. Toujours selon lui, vaut mieux se débarrasser de son diplôme que de le garder et se faire traiter de délinquant. « C’est frustrant. C’est maintenant qu’on va faire le vrai banditisme », indique-t-il.  Les diplômes sont le fruit de plusieurs années d’études, quelquefois dans des conditions dures. Ndigandina Thomas dit en avoir conscience. Mais il estime qu’il « ne sert à rien de garder un diplôme qui ne sert à rien. La déclaration du ministre de la Fonction publique d’hier vient nous réconforter dans notre position. Lorsqu’il dit qu’il y a saturation dans ce département, c’est que l’espoir est perdu », fait-il savoir.

Ce leader de la plateforme annonce qu’après l’opération brûle diplôme, d’autres grandes actions seront menées. « Cette fois conjointement avec le collectif des lauréats des écoles professionnelles ». Toutefois Ndingadinan Thierry soutient que la plateforme reste toujours ouverte au dialogue. « Si les autorités nous donnent des garanties avec des dates,  nous sommes prêts à suspendre toutes actions ». La plateforme dit réclamer l’intégration de 13 000 diplômés sans emploi. C’est le restant de la promesse de 20 000 places faite par le défunt président Idriss Deby. Sur les 20 000 seulement 7 000 sont déjà intégrés.

Christian Allahadjim

Les chefs d’États des pays membres du G5 Sahel se sont réunis ce 9 juillet 2021, par visioconférence pour évaluer la situation sécuritaire au sahel. C’est aussi l’occasion de faire un suivi des recommandations du sommet qui a eu lieu le 15 février dernier ici à N’Djamena, capitale tchadienne et de désigner un nouveau secrétaire exécutif de ladite institution.

Les chefs d’Etats Mauritanien, Malien, Burkinabé, Nigérien et Tchadien tiennent ce vendredi leur 5e session extraordinaire avec le président français Emmanuel Macron en visioconférence. Cette session extraordinaire a pour thème « la stabilité régionale ». Cette réunion a lieu sur l’invitation du Président du Conseil Militaire de la Transition  Mahamat Idriss Deby. Le président a participé par visioconférence depuis l’Élysée à ses côtés le président nigérien Mohamed Bazoum.

Selon le communiqué, la situation sécuritaire dans la région inquiète par la recrudescence de l’activisme terroriste au sahel et des menaces pesant sur les pays de la sous-région. Les chefs d’État ont salué l’adoption de la résolution du conseil de sécurité des Nations Unies du 16 avril dernier, demandant à toutes les parties au conflit en Libye de veiller à l’application intégrale de l’accord de cessez-le-feu du 23 octobre 2020. Toutefois, ils ont relevé qu’une réunion du conseil de sécurité des Nations Unies sur les risques d’une dispersion dans les pays de la région des mercenaires présents en Libye qui s’est tenue le 27 avril dernier à la demande des membres africains du Conseil de Sécurité. Ces derniers ont décidé de renforcer la coopération avec les pays du golfe de Guinée en matière de lutte contre le terrorisme et de renforcement des capacités des forces de défenses et de sécurité pour contrecarrer l’expansion du terrorisme vers le sud.

Au sujet de l’adaptation du dispositif militaire français au sahel, les chefs d’État du G5 sahel ont pris note de la décision du président français de transformer le dispositif militaire français déployé au sahel s’inscrit dans le cadre des discussions conduites depuis le sommet de Pau en France, en janvier 2020 et poursuivi lors du sommet de N’Djamena en février dernier. Sur le suivi des engagements de N’Djamena, les chefs d’État ont souligné l’importance de poursuivre les efforts collectifs engagés dans le cadre de la coalition pour le sahel, conformément à la feuille de route adoptée le 19 mars dernier en matière de déploiement des services de l’État sur l’ensemble des territoires nationaux.

Pour la situation au Mali et au Tchad, ces derniers ont pris acte de la volonté du CMT de respecter ses engagements internationaux en matière de lutte contre le terrorisme et de son engagement à respecter la période de transition de 18 mois. A propos de la situation économique, les présidents du G5 sahel appellent leurs partenaires à soutenir la déclaration des chefs d’État du G5 sahel pour une restructuration de la dette des pays du G5 sahel. Dans le communiqué final de la 5e session extraordinaire de la conférence des chefs d’État du G5 sahel reçu à la rédaction du journal Ialtchad, les chefs d’État ont entériné la nomination de M. TIARE Yemdaogo Eric comme secrétaire exécutif du G5 sahel. Ils ont aussi adopté le principe de mandat unique et de rotation entre les pays pour le poste de Secrétaire exécutif.   

Jules Doukoundjé

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