mercredi 7 décembre 2022

Reportage

Reportage (1150)

Dans le cadre du cinquantième anniversaire de la Banque des États de l'Afrique Centrale (B.E.A.C), un championnat est organisé entre les différentes banques de la place à N'Djamena. Ce soir 18 novembre un match a opposé Orabank FC à la Banque Commercial Chari (BCC) au muni stade derrière le Lycée Technique Commercial (LTC), soldé par la victoire des verts (Orabank FC). Reportage. 

Lancé dans un climat ambiant et électrique à 16h15, le match a été dynamique en raison de l'intensité et de l'agressivité de deux formations. A la 16e min. Issa Fodeibou a ouvert le score par une frappe cadrée à la suite d'une erreur défensive des bleus. Après le but, BCC a tenté de revenir dans le match mais sans succès. Le match devient intense, le Capitaine Marius d'Orabank Fc sort sur blessure après un tacle. C'est sous ce score que l'arbitre a renvoyé les deux formations à la pause.

5min après leur retour des vestiaires, le numéro 4 des verts, Djerané, profite d'une faute défensive et marque le second but pour son équipe. 6min plus tard, BCC revient dans la danse en inscrivant son unique but de la rencontre grâce à son milieu Hassan Mahamat Moussa. A la dernière minute les bleus marquent contre leur camp. Et l'arbitre siffle la fin du match sur le score de 3 buts à 1 en faveur d'Orabank Fc.

Goffa, capitaine de l'équipe perdante se dit déçu du score mais reconnaît les faiblesses affichées par ses coéquipiers sur le terrain, « le rythme n'a pas été au bon fixe, il n'y avait pas assez de la communication entre les joueurs et c'est dommage », s'exclame-t-il. Pour,

Djibrine Abdoulaye, défenseur des verts dit content pour cette belle victoire de son équipe, « nous sommes venus avec l'esprit de gagner et chacun de nous a donné le meilleur de lui-même, nous sommes fiers », a-t-il déclaré à notre micro.

Signalons que cette victoire permet aux verts (Orabank FC) de se qualifier pour le tour suivant, la demi-finale qui sera jouée cette même nuit.

Abderamane Moussa Amadaye

Les inscriptions à l'université de N'Djamena se poursuivent dans des situations extrêmement difficiles. Les bacheliers ont du mal à s'inscrire pour leur grand nombre. La rédaction s'est rendue sur le lieu pour constater les faits et interroger quelques étudiants. Reportage.

Le jour du dépôt a commencé depuis 15 novembre, plusieurs facultés parmi lesquelles, la Faculté des Sciences Humaines et Sociales (FSHS), la Faculté des Sciences juridiques et Politiques (FSJP), la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FSEG), la Facultés des Sciences Exactes et Appliquées (FSEA), etc. Les universitaires sont venus de toutes les contrées du pays pour déposer leurs dossiers à la présidence de l'université de N'Djamena. Arrivé sur le lieu, cet espace est débordé d'étudiants, ces derniers ont bloqué la circulation, l'accès à la rentrée et certains coins de la zone.

Pour Moussa Ibni Moussa Mahamat, il a fait son dépôt, à payer ses droits universitaires. Il affirme que, « je suis arrivé depuis 4h du matin, mais les étudiants étaient déjà là, l'accès était difficile jusqu'à l'attente des administrateurs puisque tous les universitaires se pressent pour aller déposer leurs dossiers ». Pour Hassan Mahamat Ahmat habitant au quartier Diguel Dinguessou affirme être venu à 5h du matin sur le lieu, il avait fait le dépôt depuis la veille en suite il est allé verser ses droits universitaires à la banque CBT (Commercial Bank Tchad). Il poursuit que les étudiants étaient nombreux sur place très tôt le matin. Son ambition est de faire le Droit, a-t-il dit.

Pour Mlle Djikouadjé Claudile, les étudiants n'étaient pas en ordre pour le dépôt du dossier, ils ne respectaient pas la queue, ce qui a poussé les policiers à appliquer la force pour mettre de l'ordre. Elle affirme avoir reçu également les coups de chicotte. Elle ajoute qu'elle a déposé ses dossiers à temps pour la Faculté des Sciences exactes et Appliquées. Rappelons que ce regroupement des étudiants a créé plusieurs emplois dont des femmes vendeuses de jus d'oseille, des mototaxis et des vendeurs des enveloppes et chemises cartonnées.

Noël Adoum

Dans le cadre du mois du livre et de la lecture, une conférence débat s'est tenue ce jeudi 17 novembre à la bibliothèque nationale placée sous le thème « la lecture comme unique possibilité de réussite pour les jeunes », elle est animée par M. Djimrassem Thalès. Reportage.

En présence de plus d'une vingtaine des jeunes que la conférence a démarré cet après-midi à la grande salle de conférence de la bibliothèque nationale du Tchad. Dans son introduction, le conférencier a souligné l'importance de la lecture dans la société tout en rappelant aux jeunes d'embrasser la lecture pour découvrir les nouveaux mots, les vocabulaires, les nouvelles expressions et elle permet de cultiver l'esprit puis la prise de parole en public. Selon lui, l'environnement joue un rôle fondamental pour les lecteurs car ces derniers ne peuvent pas lire dans un endroit bruyant. Le conférencier dit aux participants de faire la lecture tout en prenant note et d'élaborer une fiche de lecture et des citations pour mieux s'orienter. Toujours selon, l'unique façon d'aimer la lecture, c'est de lire de manière perpétuelle et avec de la volonté.

Pour Monsieur Mahamat Adoum, participant à cet échange, cet exercice lui a permis de savoir davantage la nécessité de la lecture et de faire connaissance avec des nouvelles personnes amoureuses comme lui, de la lecture. Il confie qu'il est arabophone de base mais grâce à la lecture, sa volonté d'apprendre et surmonter les défis, il lit, écrit et parle couramment français. Il estime que la lecture est l'unique moyen d'apprentissage et d'ouverture vers le monde extérieur, la culture etc. « J'encourage la jeunesse de se donner à cet exercice », a-t-il déclaré. M. Natacha, élève en classe de terminale qui a aussi pris part à cet échange, affirme que ça été un moment important pour elle, surtout qu'elle est en classe d'examen. Elle souligne que grâce à cette conférence, elle a compris l'importance de la lecture au-delà des études, c'est un moyen qui permet à une personne d'avoir une place en société, d'être respectée et se défendre, a-t-elle laissé entendre.

Noël Adoum

Suite au communiqué officiel publié en date du 16 novembre, par le ministre de l'Administration, du Territoire, de la Décentralisation et de la Bonne Gouvernance M. Limane Mahamat, relatif au régime des partis politiques et des associations de la société civile les rappelant à l'ordre et au respect des textes en vigueur. Ialtchad Presse est allé rencontrer le Directeur des Affaires Politiques et l'État civil, M. Ngartoloum Bimian pour détails et explications sur ce sujet délicat. Reportage.

Tout regroupement ou coalition entre les partis politiques et les associations civiles à caractère apolitique ne poursuivant pas les mêmes objectifs est strictement interdit, affirme le ministre de l'Administration du territoire, de la Décentralisation et de la Bonne gouvernance M. Limane Mahamat dans son communiqué publié en hier 16 novembre. Selon lui, l'infraction aux dispositions légales constitue une faute grave qui expose ses auteurs à des sanctions. Interrogé par la rédaction, le Directeur des Affaires Politiques et de l'État Civil, M. Ngartoloum Bimian explique. Selon lui, les partis politiques sont régis par la loi n°32 portant charte des partis politiques en République du Tchad. Il affirme que dans l'article 45 de cette loi, dispose que, « les partis politiques peuvent contracter librement des alliances, se regrouper ou fusionner». Une alliance de partis ne peut avoir une personnalité juridique propre. Il souligne que dans un État de droit, les alliances et les regroupements doivent être rendus publics sans délai et les instruments consacrant ces alliances ou ces regroupements doivent être déposés au ministère en charge de l'administration du territoire dans un délai de 15 jours sous peine de nullité. En cas de non-respect selon le même article, «la nullité est prononcée par la Cour Suprême saisie à la requête du ministère en charge de l'administration du territoire».

Pour les associations, M. Bimian précise que, l'article 29 de l'ordonnance N°23 dispose que les associations d'une même nationalité ont la faculté soit de s'unir en groupements ou fédérations, soit de créer des sections ayant un siège distinct. Il poursuit que le regroupement ou la fédération d'association est ténu à l'autorisation selon les règles de la présente ordonnance. Toute association qui adhère à un regroupement ou fédération doit inclure une disposition ad hoc dans ses statuts, éventuellement par modification statutaire prise dans les formes et faisant l'objet d'une autorisation. Ne peuvent se grouper où se fédérer que les associations ayant des buts analogues et une activité axée sur les problèmes identiques. Ils soutient que « les associations ne sauraient se regrouper entre elles que si elles poursuivent les mêmes objectifs et que leurs textes statutaires les y autorisent», a-t-il conclu.

Depuis que le communiqué a été publié, plusieurs s’interrogent si les principaux acteurs des évènements du 20 octobre, particulièrement Wakit Tamma en coalition avec certains partis politiques notamment les Transformateurs, le Parti Socialiste sans Frontière sont dans la mire du gouvernement.

Noël Adoum

Ce lundi 14 novembre a eu lieu, la cérémonie d'installation des 104 membres additifs de Conseil National de Transition (CNT) par le président de CNT Haroun Kabadi à l'hémicycle du palais de la démocratie au quartier Gassi dans la commune de 7e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena. Reportage.

Contrairement à l'heure prévue qui était à 10h, la séance a débuté avec un retard de 44 minutes. Au début de la cérémonie, une dispute a opposé les membres de sécurité aux journalistes de différents médias présents pour la couverture médiatique. La sécurité leur demande de libérer le couloir qui leur a été réservé et de rejoindre le balcon. Refus catégorique des journalistes qui a provoqué une légère tension.

Au commencement, le Président de CNT, Haroun Kabadi a évoqué l'ordre du jour de la séance en deux parties. D'abord la présentation des nouveaux conseillers nommés et ensuite l'adoption de la commission ad hoc. Ensuite, M. Kabadi a rappelé aux conseillers nationaux que le Tchad vient de tourner une nouvelle page de son histoire politique, il a profité pour féliciter les nouveaux conseillers nationaux nommés tout en ajoutant les principales règles de conduite à tenir dans leurs fonctions régaliennes. Il affirme que «vous êtes les conseillers nationaux du Tchad. Vous n’êtes pas les conseillers nationaux de vos provinces, départements, villages ou ferricks. Vous êtes là pour servir notre pays le Tchad» déclare-t-il. Selon lui, les conseillers nationaux doivent s’inscrire dans les différentes commissions qui serviront d'attache de transmission entre l’administration et eux pour faciliter le travail.

Dans la foulée, le conseiller de la transition Takilal Ndolassem Hilaire a profité de cette occasion pour évoquer les cas particuliers des politico-militaires logés dans des hôtels. Il déclare, « nous sommes 45 politico-militaires au CNT. Nous n'avons pas de voiture et on nous demande de quitter l'hôtel dans 20 jours. A notre âge, avec  nos femmes et nos enfants, on ne peut aller vivre en famille. C'est une honte pour le CNT », a-t-il lâché. Sans retenue, le Président du CNT Haroun Kabadi rétorque, «ce n'est pas le CNT qui t'a emmené, c'est le gouvernement. Adresse-toi à lui», a-t-il déclaré.

Le président du CNT a demandé la relecture du projet de résolution portant création d’une commission ad hoc chargée de la révision du Règlement intérieur. Les conseillers nationaux ont approuvé le projet avec succès accompagné de tonnerre d'applaudissements après des observations.

Noël Adoum

Lors d'un point de presse animé ce 12 novembre, la plateforme mouvement citoyenne «Halte! Ça suffit » a officiellement lancé ses activités à la salle du 27 novembre 2020 de la Radio FM Liberté, à Chagoua dans le 7e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.

Trois semaines après les événements tragiques qui ont occasionné la mort de plusieurs personnes, des blessés, des arrestations et d'enlèvements, une nouvelle plateforme de lutte pacifique voit le jour. Elle a pour slogan « agir pour le changement ». Pour le Coordonnateur de cette plateforme, son mouvement regroupe à son sein plusieurs associations, des plateformes de la société civile, des défenseurs des droits de l'homme, des artistes engagés, etc. «Nous avons brisé le silence et sortie des ténèbres pour dénoncer énergiquement les violations de droit de l'homme dont sont victimes les Tchadiens », a-t-il déclaré. Toujours selon lui, «Halte! ça suffit » pour porter haut et fort la voix des victimes du 20 octobre.

Dans la même lancée, M. Khagair dénonce les arrestations arbitraires, les disparitions des manifestants pacifiques du jeudi noir. Malgré le contexte complexe et délicat, le Coordonnateur dit, « rien ne pourra endiguer notre volonté de changer la donne politique et de chasser à jamais le régime de la junte », a-t-il confié. Il rappelle aux autorités de la transition de retenir une chose, «en voulant faire taire la voix des autres, d'autres voix naissent, celle de citoyens debout et soucieux à la conquête de leurs droits et de la liberté pour tous », a-t-dit. Pour lui, le droit de manifester et la liberté de la presse constitue le maillon d'une démocratie participative, leur absence rend impossible une civilisation démocratique. Il estime qu'avec la complicité réengagée de la communauté internationale, Mahamat Idriss Deby Itno tire le diable par la queue en bafouant les libertés et les droits des Tchadiens. Face à cela, cette nouvelle plateforme dit « Halte! Ça suffit », martèle le Coordonnateur. Pour lui, le peuple ne doit plus rien attendre des gouvernants qui sont connus comme peu respectueux des engagements souscrits avec les partenaires locaux et internationaux. « C'est au peuple de prendre son destin en main, la fin de l'oppression à l'encontre des actions citoyennes est pour bientôt. Et la victoire de la justice du peuple est proche ». Le Coordonnateur lance un appel à toutes les corporations et à la jeunesse tchadienne à demeurer vigilant face à la chasse à l'homme et de lutter pour la justice et l'équité afin qu'elles ne soient pas un vain mot, mais une aspiration pour la refondation du Tchad.

Abderamane Moussa Amadaye

La plateforme culturelle valorisons la musique tchadienne avec fierté a lancé officiellement la 2e édition du festival des personnes vivant avec le handicap dénommé « Fes-hand » édition 2022 ce 11 novembre 2022 à la bibliothèque nationale. Ce festival placé sous le thème « la place des personnes handicapées dans le développement social et économique» se déroule du 11 au 13 novembre. Reportage.

Cette cérémonie officielle comporte plusieurs activités. Pour le premier jour il y a entre autres, la démonstration de manipulations des téléphones Android et ordinateurs par les non-voyants, la manipulation des outils électriques et expositions des produits réalisés par les personnes vivantes avec le handicap,  visite guidée à la bibliothèque et au musée national. Ce festival a pour objectif de valoriser et faire découvrir le talent caché des personnes handicapées.

Selon le promoteur et Directeur artistique, Héritier Évariste, vu le talent diversifié des personnes handicapées et soucieuses de faire extérioriser ces talents aux yeux du monde que le VMTF a osé initié le festival des personnes vivantes avec le handicap par amour et par humanisme pour accompagner objectivement cette couche vulnérable de la société. C’est  un festival inclusif, car, les participants de ce festival sont issus de toutes les catégories, notamment, les déficients visuels, les déficients auditifs, les handicapés moteurs, les muets, etc. Il ajoute que  ces personnes ont du talent à tous les niveaux de la société. Ils méritent qu’on leur accorde de l’attention, qu’on les implique dans toutes les instances de la société.

Youssouf Azalo, chargé de relations de l’association souligne que des personnes en situation de handicap sont toujours marginalisées par d’autres personnes qui croient ne jamais vivre avec cette situation, « mais hélas, l'handicap en question n’est pas une fatalité et tout homme est susceptible de l’être. Et si cela dépend de ceux qui le porte, personne ne le portera, mais  comme c’est fut le cas, bien chacun l’accepte étant donné que c’est le destin ». Cette couche que je n’aime pas appelée vulnérable, dit-il, a des véritables talents à travers les différentes rubriques. Il affirme aussi que ces personnes apportent leurs contributions dans le développement socio-économique du pays. Le Tchad a ratifié beaucoup de textes en faveur des personnes handicapées, mais l’application fait défaut. «Nous avons la loi N007 et son décret 1521 qui jusqu’aujourd’hui n’a pas vu jour, nous avons la convention des Nations unies relatifs au droit des personnes en situation de handicap que le Tchad est d’accord signataire, mais elle est restée non exécutée. M. Azalo rajoute,  « beaucoup des résolutions et des recommandations ont été dégagées lors du Dialogue qui attendent leur exécution ». Il interpelle les personnes handicapées d’être unies et solidaires dans leurs activités pour avoir leur place dans la société.

À part le Fes-hand, la 4e  édition du Festival Dary est lancée ce 10 novembre. Il se tiendra du 24 décembre 2022 au 21 janvier 2023 au Palais des arts et de la culture. L’annonce a été faite par le ministère des Affaires culturelles, du Patrimoine historique, du Tourisme de l’artisanat Mahamat Abakar Rozzi Teguil.

Haoua Adoum Ibeth
Narhinguem Anastasie

Suite à la manifestation des partis politiques et de la société civile du 20 octobre dernier, la rédaction de Ialtchad Presse s'est entretenue avec le vice-président de l'Union des syndicats du Tchad (UST) Younous Mahadjir ce 11 novembre. Reportage.

Lors de son intervention suite aux événements du 20 octobre le vice-président Younous Mahadjir déclare que ce qui s’est passé le 20 octobre dernier est grave « on ne peut pas comme cela massacrer les gens. C’est inacceptable. En temps qu’être humain et en tant qu’organisations de défense de droit de l’homme, nous sommes avec ceux qui veulent juger objectivement cette question. Qui a tué les manifestants? Comment ? Et qui a donné l’ordre ? ».

Pour lui, le président du parti Les Transformateurs Succès Masra en temps qu’acteur politique est la personne ciblée. « Il a bien fait de porter plainte auprès de la cour pénale internationale ». M. Mahadjir souhaite vivement que la plaine aboutisse afin que les auteurs directes et indirectes de ces crimes soient arrêtées et jugées même si cela va prendre du temps. En attendant, la société civile va faire le nécessaire pour collecter les preuves et le reverser dans le dossier.

Au sujet des personnes arrêtées et déportées à Korotoro, M. Mahadjir soutient que c’est une grave erreur de déporter les gens qu’on n’a pas encore jugés et qu’on les jette en prison. Aussi les tortues sont interdites, aucune loi ne le permet. Il ajoute que la base de la marche du 20 était pacifique. Donc, il n’y a pas des raisons d’utiliser les armes pour massacrer les manifestants. Il déplore cette méthode du gouvernement qui n’encourage pas le vivre ensemble. Ce vivre ensemble exige un comportement irréprochable.

Pour les sanctions qui peuvent tomber sur le pays, le vice-président dit « c’est le rôle de l’Union africaine (UA) parce qu’elle a donné des conditions qui n’ont pas été respectées. De ce fait l’UA doit également déposer plainte à la CPI  contre le gouvernement de transition pour négligence des textes internationaux et pour non-respect de la parole donnée. »

Il ajoute que si la Communauté des économiques des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et UA ne sont pas sur la même ligne concernant la situation du Tchad c’est simplement parce que la CEEAC est considérée comme un syndicat des chefs d’État. Elle est comme l’avocat qui plaide toujours pour défendre leur situation parce que la plupart sont des dictateurs qui ont fait plus de mal aux peuples.

Enfin, le syndicaliste affirme que c’est depuis 32 ans que les syndicats luttent contre ce système, car ils ont compris que ce n’est pas pour développer le pays, mais plutôt pour piller le pays. Il propose au gouvernement d’accepter ses torts, de faire juger les coupables et d’indemniser les victimes.

Donatienne Rakindang
Ousmane Bello Daoudou

Le collectif des associations de défense des droits de l’homme et ses partenaires ont organisé un atelier de renforcement de capacité des responsables de la société civile sur le mécanisme de l’examen périodiques universels et les techniques de rédaction des rapports alternatifs sur l’état de mise en œuvre des instruments de protections de droits de l’homme. Cet atelier de formation s’est tenu ce mercredi 9 novembre au quartier Diguel dans la commune du 8e arrondissement de la ville de N’Djamena.

Mise en œuvre dans quelques arrondissements de la ville de N’Djamena et dans le sud du pays, cet atelier a pour objectif la maîtrise du mécanisme de l’examen périodique par les leaders de la société civile, la capacité de comprendre les cinq (5) raisons de l’EPU et l’importance de la participation des leaders des organisations de la société civile (Osc).

Doumla Hibba Laurent expert en opérations électorales lors de sa présentation affirme que le EPU est un mécanisme créé par la résolution 60/251 de l’ONU pour permettre aux États membres d’examiner  la situation de droits de l’homme . C’est  aussi un mécanisme de dialogue mis en place par le Conseil de droit de l’homme  de l’ONU souligne-t-il. « Cet organe intergouvernemental est composé de 47 États membres qui organisent 3 sessions ordinaires par an. Chaque session ordinaire a une durée de 3 semaines », dit-il. En 2017 il y a eu la création d’un Conseil consultatif de droits de l’homme composé de 18 experts qui sont statués dans plusieurs thématiques, a-t-il souligné. « Le droit civil et politique, c’est  le droit du vote », confie-t-il. 

M. Doumla ajoute que l’EPU a une périodicité de 4 ans et demi et la durée de sa session est de 3h et demi. « Dans les 3h et demi le gouvernement a juste 1h 30 min pour présenter son rapport,  répondre aux questions, voir les points essentiels, et présenter ses observations finales et les autres États participants à l’examen disposent de 140 min pour poser des questions, faire des commentaires, formuler des recommandations à l’État examiné », explique -t-il.

Un groupe de trois membres du conseil des droits de l’homme  appelé ( troïka) est constitué de manière aléatoire pour chaque examen « Ce groupe transmet les questions écrites envoyées en avance à l’État examiné et assiste le secrétariat dans la rédaction du rapport du groupe de travail », martèle-t-il. Les ONG ne participent pas à l’examen, mais elles peuvent soumettre des informations et des recommandations sous forme écrite avant l’examen, a-t-il certifié. Tous les 4 ans et demi, les réalisations de chacun des 192 États membres de l’ONU, dans le domaine de droits de l’homme, sont examinés par les autres États se base sur trois rapports : le rapport national de l’État, concerné qui est de 20 pages au maximum, la compilation d’information  de l’ONU sur l’État concerné préparé par le bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme affirme-t-il.

L’examen du respect par chaque État des obligations et ses engagements l’EPU a comme objectif : l’universalité de l’action, égalité de tous les États, un mécanisme de coopération qui tient compte des besoins de ses capacités, un examen qui complète le travail des organes conventionnels sans faire double emploi. Il n’a pas manqué de souligner les principes que le conseil réfère.

Haoua Adoum Ibeth

L'association des femmes gestionnaires et comptable du Tchad a organisé une formation sur les violences faites aux filles en milieu scolaire ce mercredi 09 novembre à la Maison de la Femme.

Pour Mme Odile Yamtourbaye présidente de l'association des femmes gestionnaires et comptables du Tchad cette formation a pour objectif global de contribuer à l'éradication des violences faites aux filles et adolescentes en milieu scolaire. Mais spécifiquement, l'association s'engage à former 30 paires éducatrices de trois établissements ciblés à l'école primaire associée de Walia, à celle de Toukra et au CEG de Walia dans le 9e arrondissement sur les instruments juridiques de lutte contre les violences basées sur le Genre (VBG) et les techniques de communication. Elle ajoute que ces participantes seront des actrices de premier plan pour la lutte contre les VBG. L’objectif est d’appuyer vivement les élèves filles et adolescentes dans leurs études en les inscrivant dans les bibliothèques, en les appuyant avec du matériel didactique, en leur apportant un appui-conseil par rapport aux maladies sexuellement transmissibles, en santé de reproduction, leurs droits et devoirs. Elle souligne que ce projet devait être lancé depuis le mois d'août, mais retardé suite aux inondations dans quelques communes de N’Djamena plus particulièrement celle du 9e arrondissement. Elle conclut que malgré les actions entreprises depuis quelques années, les filles et adolescentes continuent d'être victimes de toute sorte telles que violence physique et morale, violence sexuelle.

Pour les participantes de cette formation, c'est une occasion pour elles de découvrir les différentes sortes de violences et avoir certaines informations « ce que nous avons appris lors de cette formation est très intéressante. Nous allons transmettre aux filles de différents établissements de la capitale ». Selon ces filles, plusieurs sujets ont été touchés notamment le respect des parents, le respect de soi, prendre l'étude au sérieux, éviter le vagabondage. Cette formation les aidera à prendre conscience de la vie sociale, active et professionnelle et qu'elles sont fières des organisateurs.

Ousmane Bello Daoudou
Narhinguem Anastasie

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