mercredi 7 décembre 2022

Reportage

Reportage (1150)

Lors d’un point de presse animé samedi 15 octobre à la maison des médias du Tchad, quelques militants et sympathisants de l'un des anciens partis de l'opposition, du disparu Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh, le Parti pour la Liberté et le Développement (PLD) ont tenu a exprimé leur ras-le-bol vis-à-vis de l'exécutif du parti tout en appelant à la tenue d'un Congrès Extraordinaire afin de décider de l'avenir politique du parti. Reportage.

C’est en présence de plus d'une cinquantaine des militants du PLD et des médias locaux que le point de presse a été animé par l'ancien membre du bureau, chargé de la jeunesse, M. Adam Mahamat accompagné de quelques autres personnes parmi lesquelles Hicham Ibni Oumar, fils de Pr Ibni. Pour M. Adoum Mahamat, cela fait bientôt deux ans que les militants de base du PLD ainsi que certains membres du comité exécutif et du conseil politique interpellent leur chef sur la situation et la gestion individuelle du Parti. Il souligne que depuis 2020, plusieurs alertes ont été faites dans ce sens, mais elles sont restées sans suite. Il relève que le Secrétaire Général, M. Mahamat Ahmat Alhabo n'a jamais accepté les critiques internes et sanctionne tous ceux qui le rappellent à l'ordre.

C’est pourquoi disent les militants, ils ont fait une lecture de la situation lors de la première phase de transition et le début de la seconde. Pour eux, il y a un manque d'implication dans les prises de décisions lors du DNIS. « Nous nous retrouvons donc avec un Parti qui agit par l'entremise d'une seule personne et non de manière collective et concertée » affirme M. Adam Mahamat. Il estime que rien n'est planifié dans l'intérêt du PLD, « tout est fait pour satisfaire les desiderata d'une personne ». Pour lui, ce point de presse vise à demander solennellement à l'exécutif du PLD de prendre les mesures suivantes pour renforcer la visibilité et fixer les objectifs lors de cette seconde phase de la transition.

Pour les militants et sympathisants, il est impératif d'organiser la commémoration de l'anniversaire de la disparition du Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh, d'arrêter la particularisation et l'individualisation du parti, la convocation d'un Congrès Extraordinaire conformément aux articles 16 du Règlement intérieur pour fixer l'avenir du parti etc. Pour eux, le temps de la récréation est terminé. « Nous retirerons la tenue d'un Congrès Extraordinaire pour permettre inexorablement à notre parti de se renforcer, de définir des objectifs clairs et transparents...en vue des échanges prochains », a conclu M. Adam Mahamat.

Abderamane Moussa Amadaye

Le ministère de la santé dans son programme National de lutte contre le Cancer dénommée octobre Rose a organisé une conférence débat sur la lutte contre le cancer ce samedi octobre 2022 à l’université HEC-Tchad quartier Ndjari dans la commune du 8ème arrondissement de la ville de N’Djamena. Reportage.

Créer en 2014 le programme national de lutte contre le cancer a pour mission de mener des activités, mettre en place des stratégies pour diminuer le nombre de cancer au Tchad.

Dr Fatimé Ahmat Abdramane Haggar coordinatrice du programme de lutte contre le cancer souligne ce mois d’octobre est dédié au cancer féminin « le cancer du sein et du cancer de l’utérus sont les cancers les plus répandus au monde et en Afrique. En Afrique on a un problème de diagnostic précoce ce qui fait que là plus part de nos cas viennent à l’estrade très tardif. Et quand le cancer est diagnostiqué tardivement, la prise en charge devient couteux et moins efficace et surtout dans le contexte du Tchad où on n’a pas un plateaux technique adéquat » explique-t-elle. Le projet a commencé l’année passée d’ici trois, quatre ans un hôpital sera installé et cela va éviter le voyage qu’on appelle tourisme médical que la plupart des tchadienne fait, surtout le cancer du sein ou tous les patient fond à l’extérieur pour se faire soigner ajoute-t-elle.

Dr Fatime d’ajouter que l’objet d’octobre Rose est de sensibiliser les gens sur l’existence du cancer en général et le cancer du sein et de l’utérus, les informer du symptôme pour que les femmes et les autres qui ne sont pas concerner sache les signes d’alertes de cette maladie pour qu’elles partent se faire diagnostiquer tôt pour que la prise en charge se fait le plutôt possible souligne-t-elle

 Dr Apollinaire expert en santé de reproduction lors de sa présentation dit que les femmes sont les mères de l’humanité c’est le pourquoi cette journée s’exprime pour les protéger. « Si nous ne protégeons pas les mères, la reproduction n’aura pas de sens et pour protéger ces mères il faut les informer ce qui se passe dans le monde martèle-t-il ». Il affirme que toute femme en présence d’une sensation de douleur au mamelle, une femme qui ressent une douleur, une brulure   niveau du sein ça veut dire que y a un problème. Si elle ressent que y a une petite masse au niveau du sein ça veut dire que c’est anormal et le seul recourt c’est d’aller à l’hôpital voire un personnel de la santé. « Tu te lèves le matin, tu vois sur ton sein une coloration qui n’est pas habituelle, tu as un écoulement inhabituel, une petite blessure ou un petit bouton au niveau de ton sein ça veut dire tu as un problème et il faut prendre la route de l’hôpital pour n’est pas fermer la route de la reproduction » confie-t-il.

Kaltouma Ramadan Sage-femme de son état révèle que pour éviter il faut : « Manger des fruits tous les jours, éviter de manger la viande rouge, pratiquer souvent le sport, n’est pas fumer de la cigarette, shisha et autres, n’est pas consommer l’alcool, éviter de s’exposer au soleil etc. » ajoute-t-elle.

 Les signes d’alerte en général sont « Le toux pour les fumeurs, difficultés à avaler chez les consommateurs d’alcool, les difficultés pour uriner, chez les hommes âgés, la perte de poids, les fatigues sans cause, la perte du sang au niveau vaginal en dehors des règles ou après la ménopause. Le sang dans les urines ou crachats » explique-t-elle.

Les participants n’ont pas manqué de poser des questions d’éclaircissements sur cette maladie.

Haoua Adoum Ibeth

La crue des eaux des fleuves Logone et Chari a causé d'énormes dégâts à N'Djamena, particulièrement dans le 9e arrondissement. Plusieurs personnes touchées se sont réfugiées, certains chez leur famille, d'autres par contre dans des églises, etc. L'équipe d'Ialtchad s’est rendue sur lieu pour faire le constat. Reportage.

Il est 14h passé quand notre équipe a débarqué sur le site de l'église catholique Saint Isidore de Bakandja après un reportage sur le lieu inondé, Walia Djanga. À l'entrée de cette paroisse des petits enfants, sourire aux lèvres jouent au ballon. D'autres courent par-ci, par-là. Un accueil chaleureux nous a été réservé par le Curé de Walia, Abé Modou. Dans l'arrière-cour de l'église, plusieurs sinistrés aux regards vides, d'autres sont désespérés et fatigués sont assis sous les ombres des arbres avec leurs matelas, objets de cuisine, nattes, etc. Une situation qui ne laisse personne indifférent. Parmi ces sinistrés, il y a des personnes malades et alitées dans un indescriptible désordre

Yessita Hortense, mère de 5 enfants, lèvre sèche confie à notre micro qu'elle habite à Walia Djanga et le débordement des eaux des fleuves Logone et Chari a tout emporté chez elle hier, a-t-elle expliqué. Elle ajoute que ni elle ni son mari n’a pas un centime pour louer une chambre. Elle affirme que c'est grâce de leur Curé Abbé Madou qui leur a ouvert la porte de la paroisse qu'elle a trouvée, elle et ses enfants refuges au sec. Malgré cette rude épreuve, une autre s'ajoute à la famille de Hortense. Elle souligne qu'elle n’a rien mangé depuis bientôt 24h. Elle lance un appel à l'endroit de l'État et des personnes de bonne volonté de venir à leur secours.

Kouladoum Ngarebeye, un autre sinistré, soutient qu'il est militaire et locataire. Sa chambre, dit-il, a été inondée par les eaux. Sans aucun moyen, il s’est réfugié dans cette église. M. Ngarebeye interpelle, lui aussi à son tour, le gouvernement à secourir les sinistrés et de trouver des solutions avant que les eaux ne puissent pas faire encore de victimes, a-t-il dit.

Selon le Curé Abbé Madou, depuis l'arrivée des sinistrés, un appel a été lancé à l'endroit des personnes de bonnes volontés et aux gouvernants. « Cet appel a eu des échos et la réaction est unanime », a-t-il expliqué. Il poursuit que les gestes concrets sont venus du côté de l'Union européenne, du Programme alimentaire mondial (PAM), de la Croix-Rouge du Tchad et de la Mairie centrale, etc. Il affirme qu'ils ont déjà reçu 12 moustiquaires imprégnées de la part d'une association de sportifs et beaucoup des promesses sont faites. Du côté de l'État, le Curé accorde un bénéfice de doute, « on n’est pas sûr de quelque chose, mais on attend toujours »,  a-t-il lâché. M. Abbé dit que les eaux sont toujours menaçantes, mais comparativement à hier, aujourd'hui c'est encore mieux », dit-il. « Si dans les 72h avenirs, l'eau reste à cette hauteur, on peut dire qu'on est sauvé » a-t-il martelé. Il attire l'attention du gouvernement, selon lui, 12 digues sont à risques, si jamais on ne fait rien, les eaux risquent de déferler sur la ville et causer d'énormes dégâts. Il estime que le gouvernement doit engager pleinement sa responsabilité pour résoudre ce fléau afin d'éviter le pire, a-t-il conseillé.

Abderamane Moussa Amadaye

Le ministère de l’hydraulique urbaine et rurale du Tchad en partenariat avec l’autorité du bassin du Niger et la Banque africaine de Développement (BAD) ont organisé un atelier de national de consultation des acteurs du Tchad et de plaidoyer sur l’opérationnalisation du FRACC/PSE dans le cadre de la mise en œuvre du programme intègre de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger ce vendredi 14   octobre  à l’hôtel amitié. Reportage.

Cet atelier qui a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la résilience des écosystèmes du fleuve Niger et des populations par une gestion durable des ressources naturelles, de préserver les écosystèmes du Bassin à travers la réduction du processus d’ensablement du fleuve Niger a vu la présence des représentants des partenaires au développement durable et des organisations internationales.

Selon Nassour Saleh Terda coordonnateur de la structure focale nationale de l’autorité du bassin du Niger, cet atelier de lancement du fonds d’adaptation aux changements climatiques et le mécanisme pour le paiement pour les services environnementaux au Tchad aideront les acteurs à inverser la tendance à la dégradation des ressources naturelles liées aux effets des changements climatiques. « Et donc il est nécessaire et impérieux de trouver de financement innovant et durable pour les investissements dans le bassin du fleuve Niger » souligne-t-il. « Rassuré que nous allions avec vous, réaliser de grands desseins dans le domaine qui nous réunit aujourd’hui, celui du lancement du fonds régional d’adaptation et le mécanisme pour le paiement et pour les services environnementaux dans notre pays. Je compte sur votre engagement pour relever les défis qui nous entravent le développement de nos pays » martèle-t-il.

Abdrahim Brimé secrétaire Exécutif de l’autorité du bassin du Niger révèle que le chemin parcouru pour parvenir à cette étape du lancement n’a pas été un long fleuve tranquille. Ce chemin a été long et difficile, car en rappel, il est important de signaler que l’ABN avait déjà réalisé et validé une étude sur le financement autonome et durable qui a abouti à la définition de cinq mécanismes de financement adoptés par les hautes autorités de la charte de l’Eau du Bassin du Niger et de ses annexes et le FRACC/PCE s’inscrit parfaitement dans cette logique, dit-il.

La mise en place du FRACC/PSE dans le bassin du Niger figure parmi les résultats majeurs attendus du programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger, ajoute-t-il.

Le responsable de la BAD au Tchad Ali Lamine Zene affirme son organisation soutient la mise en place de ce fonds qui répond au 4e des principes universels de la gestion intégrée des ressources en Eau adoptée à Dublin en 1992 et pour lequel « L’eau a une valeur économique dans tous ses usages concurrents et devrait être reconnue aussi bien comme un bien économique que social », souligne-t-il.

Selon le Secrétaire General du ministère de l’hydraulique Urbaine et Rurale Du Tchad à l’instar des autres bassins fluviaux, celui du fleuve du Niger est aussi confronté à plusieurs difficultés majeures notamment la dégradation de son écosystème du fait de la variabilité du climat et des effets néfastes du changement climatique combinés aux activités et pressions anthropiques de plus en plus fortes. « C’est dans ce contexte que le gouvernement du bassin du Niger, soucieux du devenir des populations de notre espace commun, a demandé à la BAD et la Banque Mondiale d’appuyer l’ABN pour la mise en place d’un Fonds Régional d’adaptation au changement climatique (FRACC) », explique-t-il.

Haoua Adoum Ibeth

Par une conférence presse animée au siège social de son parti, le PSF (Parti Socialiste Sans Frontières), Yaya Dillo Djérou Betchi invite les Tchadiens d’ici et de la diaspora à sortir massivement le 20 octobre prochain pour dire non à la confiscation du pouvoir par les militaires et à la communauté internationale de durcir les sanctions contre la transition. Reportage.

Connu pour son opposition à la junte, Yaya Dillo n’a changé d’un iota, même après la fin des travaux du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS). Il a refusé de prendre part à ses assisses dont les conclusions sont entre autres, la prorogation de la transition pour 2 ans supplémentaires et l’éligibilité des membres du CMT, notamment du désormais président de transition. 

M. Dillo a animé ce 13 octobre une conférence durant laquelle, il affirme que le Tchad traverse une situation politique de haut risque du fait de la volonté de la junte de se maintenir au pouvoir, estime-t-il. Il souligne que le dialogue qui s’est tenu n'est qu'un monologue qui a réussi à berner tout le monde, « la preuve est que nous venons de vivre des assises aux couleurs monologues où plusieurs diktats suivis d’aucune approche démocratique ont permis de formuler des résolutions et des recommandations conformes aux desiderata de la junte », a-t-il martelé. Selon lui, l’éligibilité du Chef de la junte a confirmé la violation flagrante de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, notamment les dispositifs de l’article 25, aliéna 4 qui précisent que, « les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur État », a-t-il appuyé. De même le Président Yaya Dillo félicite la communauté internationale, notamment l’UA, l’UE, le Canada, etc. pour leur prise de position conforme aux principes énoncés par la charte africaine de la démocratie.

Pour lui, cette prise de position n’est pas suffisante, il faut la traduire en acte avec des sanctions rigoureuses et efficaces. Il estime que seules les sanctions peuvent forcer la junte à changer de trajectoire. Sa formation politique, le PSF formule 7 formes de sanctions, qu’elle pense être un catalyseur de changement démocratique au Tchad. L’interdiction de voyage des dignitaires civiles et  militaires de la junte, la saisie des avoirs des personnalités clés, l’arrêt de toutes les aides publiques et privées à l'exception des aides humanitaires, l’embargo sur l’achat des armes, a-t-il proposé. M. Dillo appelle les Tchadiens où qu’ils se trouvent à sortir massivement le 20 octobre prochain pour dire non à la confiscation de son pouvoir par un petit groupe. Dillo n’a pas oublié d’aborder la question sociale de l’ère, l’inondation de ces derniers jours suite au débordement du fleuve Chari et Logone. Il invite les autorités publiques à prendre leurs responsabilités et les personnes de bonne volonté d’être bienveillant avec sinistrées.

A la question d’un journaliste sur la nomination de Saleh Kebzabo à la tête du Gouvernement d’Union Nationale, M. Dillo répond qu’il n’y a rien de rassurant. Il ne croit pas à un changement malgré le respect et l’estime qu’il a pour Saleh Kebzabo, ancien opposant à Deby père. Il affirme que tous les pouvoirs sont détenus par le Général Mahamat Idriss Deby Itno et c’est lui seul qui va décider de tout.

Abderamane Moussa Amadaye

Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable en partenariat avec le secrétariat de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l’association des peuples autochtones ont organisé une rencontre birégionale Afrique-Asie des peuples autochtones ce jeudi 13 octobre à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena, capitale tchadienne. Reportage.

Organisée pour la première fois au Tchad cette conférence bi régional  qui a pour objectif de réunir les autochtones  de deux continents Afrique-Asie pour échanger sur les savoirs et connaissances traditionnels sur le changement climatique, a débuté avec une danse traditionnelle accompagnée de musique folklorique. 

Hindou Oumarou coordinatrice de l’association des femmes peules au Tchad révèle que les communautés vivent depuis longtemps avec leur environnement. « On a développé les savoirs traditionnels en observant la nature. Par exemple si ma grande mère te dit qu’il va pleuvoir dans il 2h il va aussi pleuvoir. Elle peut juste observer la nature et dire que l’année prochaine va être très bonne année de pluies », confie-t-elle. Elle ajoute que les peuples autochtones à travers le monde détiennent des savoirs qui ne sont pas enseignés à l’école. « Raison pour laquelle nous avons jugé utile de donner notre apport afin de pallier aux impacts du changement climatique » a-t-elle martelée. Hindou Oumarou ajoute  que cette Union a été décidée dans l’accord  de Paris dans  la décision 135  qui a créé la plateforme d’échange  de connaissances et de savoirs traditionnels.

Oualbadet Magomna secrétaire général au ministère de l’Environnement  se dit satisfait des partenaires organisateurs de cet événement tout en souhaitant la bienvenue aux participants du Tchad et d’ailleurs. Il souligne que le Tchad à l’instar  des autres pays du monde, a signé la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique de 1992 et l’a ratifié en 1994.

« Conscient des enjeux et de l’ampleur  des changements climatiques, les autorités tchadiennes fidèles à la démarche politique qui consiste à traduire dans les actions les instruments juridiques internationaux que le Tchad à ratifiés , ont trouvé dans », affirme-t-il. « Je ne peux me réjouir des efforts accomplis par le Tchad dans la lutte contre les changements climatiques dans la mesure où la menace qu’ils constituent n’est pas orientée vers un seul pays, mais affecte notre planète, et interpelle l’humanité . Notre époque est tristement décrite par les visages des sinistrés de changement climatique», dit-il.

Il martel que 80% des Tchadiens sont constitués de communautés rurales d’où l’agriculture, l’élève et la pêche est leurs sources principales de production économique, le pasteur nomade ou semi-nomade et l’agriculteur ou l’agro- pêcheur sont contraints d’inscrire  leur mode de vie dans l’harmonie  environnementale, dans la faune ou dans la flore. 

Cette rencontre birégionale a vu la présence des 64 personnes venues du monde entier. Asie, Allemagne, un représentant de l’ONU, le directeur général de l’UNESCO, États-Unis, de la France et de l’Afrique.

Haoua Adoum Ibeth

Les activités marquant la 2e édition du salon de carrières sont lancées ce mardi 11 octobre  à l’hôtel Radisson Blu. Le thème abordé  est la technologie de forage de CNPCIC société nationale chinoise du pétrole. Reportage.

Ecolemadji Ngarta assistant drilling engineer, opération département lors de sa prestation dit que le forage est un processus qui consiste a foré un puits au sous-sol dans le but d’exploiter une zone de pétrole ou des hydrocarbures. Il ajoute que pour réaliser un forage il faut un appareil de forage, cet appareil est classé par sa capacité à forer.« Dans cette classification nous avons un appareil léger qui peut forer de 1500 à 2000 mètres,  l’appareil moyen peut foré de 2000 à 3500 mètres, l’appareil  lourd peut foré de 3500 à 6000 mètres et l’appareil  super lourd peut forer au-delà  de 6000 mètres de profondeur ».

Cet appareil peut être classé par son mode d’entraînement : appareil mécanique et aléthique. Il peut aussi être classé selon la zone moyenne et son mode d’utilisation, dit-il. Ecolemadji d’ajouter que cet appareil de forage est composé d’un système d’alimentation en énergie, un système de rotation, un système de circulation et un système web contrôle. « En ce qui concerne le système d’alimentation,  nous avons les générateurs et c’est ce système d’alimentation  qui nous fournis l’énergie nécessaire pour bien faire tourner notre appareil de forage et nous permet de bien mener notre opération de forage», explique-t-il. Il affirme que le système de rotation de transfert fournis l’énergie aux garnitures de forage pour le faire tourner, ce mouvement de rotation permet à l’outil qui se trouve au fond de forer dit-il. « Le système de rotation comprend la tête de l’injection, la table de rotation et la tige carrée », martèle-t-il.

Haoua Adoum Ibeth

Dans la nuit du vendredi au samedi dernier, les eaux des fleuves Logone et Chari ont débordé la digue de Walia Ngoumna dans la commune du 9e arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena. Une partie du quartier a été inondée, des maisons écroulées, des personnes déplacées et plusieurs autres dégâts matériels et financiers enregistrés. L’équipe d’Ialtchad s’est rendue pour constater. Reportage.

Pendant que certains préparaient la cérémonie de clôture du Dialogue National Inclusif et souverain, la population de Walia Ngoumna s’est réveillée sous l’eau. Elle provient des débordements des fleuves Logone et Chari. La digue construite par les Chinois n’aurait pas tenu face à la pression des eaux et s’est cassée. C’était dans la nuit du vendredi 7 au samedi 9 octobre 2022 que cette catastrophe a eu lieu. Si la population est sortie indemne, les dégâts matériels sont énorme

Walé Viviane, une sinistrée raconte que vers 2h du matin, la digue a commencé à déborder et l’eau déversait du côté des habitations. Aussitôt, ils avaient avisé les voisins, mais ils n’ont pas voulu écouter cette alerte, « ils nous ont dit qu’ils sont fatigués, ils ne peuvent pas travailler ». Elle ajoute, « c’est à 4h du matin que les eaux a débordé pour des vraies ». Mme Viviane passionnée de l’aviculture, dispose d’une munie ferme chez elle. Elle déplore la perte de plusieurs poules pigeons, canards, emportés par les eaux. Elle indique aussi l’écroulement des toutes les chambres de leur concession. « Aucune chambre ne peut-être habitable, elles ont écroulé, actuellement nous logeons chez ma tante », a-t-il affirmé.

À quelques mètres habite Bouba Moussa. Jeune robuste qui d’arrache-pied sous une petite quantité d’eau, la manche de son pantalon pliée. À l’aide de ses deux muni motopompe, il déverse le peu d’eau stagnante de l’autre côté de la digue. Interrogé, il confie, « nous sommes en train d’aider la population de notre quartier volontiers sans un rond en retour et avec nos motopompes », dit-il. M. Bouba ajoute, nous avons déposé une demande auprès de la mairie afin de nous appuyer avec des matériels, mais jusqu’ici, ils sont restés sans suite. Il relève qu’ils ont reçu d’un appui financier du prêtre de l’église catholique de Walia Ngoumna qui s’élève à 50 000 F. Pour lui, cette somme leur aiderait à mettre du carburant pour le fonctionnement de la motopompe. Bouba a signifié également qu’ils sont au nombre de 32 à aider volontiers la population depuis le début de cette catastrophe.

Pour Gamdéré John, ces eaux ont durablement touché. Sa boutique a été à moitié détruite et la concession famille est presque à terre. Il interpelle le gouvernement à leur venir en aide. Pour lui la solution n'est pas la mise des sacs de terre, mais plutôt la construction des canaux d’eau et des vannes pour empêcher le débordement. Selon lui cette solution est idoine afin de sauver la population, dit-il.

Signalons que depuis le débordement de ses eaux dont l’origine reste l’affaiblissement d’une partie de la digue, la mairie en collaboration avec la population a travaillé pour le refermer.

Abderamane Moussa Amadaye

Le ministère de l’Enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation en accord avec le ministère de l’Éducation nationale et de la promotion civique ont organisé une cérémonie de remise de prix aux meilleurs bacheliers  2022 16 édition ce mardi 11 octobre  à l’amphithéâtre de l’Université de N’Djaména faculté de médecine au quartier Gardolé dans la commune du 2e arrondissement . Reportage.

Au total 100 meilleurs Bacheliers de toutes séries confondues dont 29 filles parmi lesquels trois meilleurs qui sont Mahamat Issa Abakar du lycée de Dinguessou sérié A4 avec une moyenne de 16,89 mentions très bien, Adoum Ouangnamou Emmanuel du lycée Élite de Pala avec une moyenne de 16,75 mention très bien et Ouneissa  Mahamat Abakar du lycée koweïtien de N’Djaména avec une moyenne de 16,56 mention très bien ont été primés ce matin. C’était  dans une ambiance grandiose que ces trois meilleurs lauréats accompagné de leurs parents, amis ont reçus leurs attestations de satisfecit, ordinateurs portable et des bourses d’études à l’extérieur du pays.

Le professeur Reounoudji Frédéric, président du comité d’organisation  dans son mot d’ouverture dit que cette cérémonie est rééditée chaque année depuis exactement 16 ans. Il a souhaité la bienvenue à l’ensemble des personnalités présentes à cette  cérémonie qui couronne l’excellence  scolaire tchadienne. Il a aussi remercié ceux qui malgré leur calendrier chargé ont accepté d’y prendre part. Il ajoute que les critères de sélection ont pris en compte la politique du gouvernement en matière du genre l’excellence  féminine et aussi l’orientation  scientifique dans les formations universitaires.

Selon M. Mog-Nan Djimounta, ministre de l’Éducation nationale et de la promotion civique, cette cérémonie de remise de prix aux meilleurs bacheliers perpétue la tradition instituée depuis 2008 en vue de promouvoir l’excellence. Pour lui, l’excellence doit constituer une valeur de référence sans cesse exaltée. Il affirme, « les lauréats qui sont à l’honneur aujourd’hui représentent les citoyens du Tchad qui même dans  des moments difficiles se distinguent », a-t-il martelé. Tout de même, il relève, comparativement aux années précédentes, cette année le succès est de taille, qui avoisine les 60%. Il souligne que cela n’a été possible que grâce aux plus hautes autorités , a-t-il confié.

En effet, selon Ali Weïdou, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, représentant le Président de la Transition, les enseignants et les parents sont les véritables sources de réussite de leur progéniture, « ils sont les meilleurs lauréats, car la réussite des élèves dépend de leur contribution à tous les niveaux », a-t-il signifié.

Par la même occasion, M. Ali Weïdou invite les meilleurs lauréats à doubler d’efforts pour les études supérieures et de maintenir le cap. Il estime que le Tchad à besoin de chacun d’eux pour son développement.

Cette cérémonie a vu la présence des membres du gouvernement, les présidents des grandes institutions de la République, les ambassadeurs membres du corps diplomatique accrédité au Tchad, les représentants des organisations internationales accrédités au Tchad, les conseillers nationaux de transition, Mme la déléguée du gouvernement auprès de la ville, le Maire de la ville de N’Djaména,  M. le recteur d’académie, les secrétaires généraux des départements ministériels les parents amis des lauréats et lauréates et bien d’autres  invités de marque.

Haoua Adoum Ibeth

Le consortium des architectes et urbanistes (CAU) a organisé ce 6 octobre  au hall du palais de 15 janvier une exposition. Elle est placée sous le thème, « Vision 2030: le Tchad dont nous rêvons ». Cette exposition vise à inciter les acteurs de la société à préparer le développement des 23 provinces du pays et à créer des opportunités d'habitat pour tous. Reportage.

Classé parmi les pays  sous-développés, sur le plan architectural et d'urbanisme, l’habitat au Tchad laisse à désirer. Pour pallier à ce problème, au sortir du Dialogue Nationale Inclusif et Souverain (DNIS), le Consortium des Architectes et Urbanistes a jugé utile et urgent de créer une plateforme regroupant des experts afin d'apporter leur contribution avec des projets architecturaux et urbanistiques pouvant apporter un réel changement. Senoussi Ahmat Senoussi, architecte-urbaniste affirme que cet espace d'échange a été créé pour inciter les acteurs du développement de la ville et les autorités nationales à prendre dès à présent les mesures pour préparer le développement à venir des toutes les provinces du Tchad et aussi de créer des opportunités d'habitat pour tous. Selon lui, cette réflexion urbaine s’est traduite par cette exposition au hall du palais. « À travers nos cabinets et nos agences, nous souhaiterions proposer plusieurs projets à nos décideurs et aussi au partenariat public-privé pour investir dans nos villes », a-t-il expliqué. Il ajoute que cette exposition va présenter les 23 provinces du Tchad avec leurs atouts tout en proposant plusieurs projets qui pourront changer la capitale tchadienne, a-t-il indiqué.

Signalons que cette exposition lancée ce 6 octobre prendra 4 jours afin de permettre aux différentes délégations venant de l'intérieur du pays d'apprécier le potentiel du Tchad. Il est aussi envisagé une exposition à la place de la nation pour permettre au grand public d'avoir accès au contenu de l'exposition.

Abderamane Moussa Amadaye

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