jeudi 22 octobre 2026

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Il a commencé le leadership dans le milieu jeune dès son entrée à l'université de N'Djaména. Il a été membre de la Chambre des délégués, puis secrétaire général de l'Unet. En 2014, Abakar Dangaya a été élu président national de cette organisation faîtière des étudiants. Avec son master 2 en Psychologie, le jeune Abakar a été élu le 4 décembre dernier, président du Conseil national des jeunes du Tchad (CNJT). Dans une interview exclusive accordée à Ialtchad Presse, il revient sur son programme pour la redynamisation de ce conseil et aborde les questions liées à la jeunesse.

Après votre élection comme président du bureau exécutif du Conseil national des jeunes du Tchad, quel est votre sentiment ?

C'est un sentiment de satisfaction, de reconnaissance et de gratitude à l'égard de tous ceux qui m'ont porté à la tête de cette organisation. Je voudrais profiter pour leur réitérer encore une fois de plus mes remerciements.

Après plusieurs tractations, pour une fois, votre élection a fait l'unanimité. Qu'est-ce qui est à l'origine selon vous ?

Pour moi, c'est tout d'abord ce sentiment de désarroi de toute la jeunesse tchadienne qui était en manque de repère. Il était question de trouver une personne qui peut inspirer et aspirer un petit peu de confiance pour le futur. C'est pourquoi nous étions plusieurs candidats en lice. Je pense que ce n'est pas la personne de Abakar Dangaya qui a convaincu l'électorat, mais c'est le plan d'action que Abakar Dangaya a proposé. C'est donc cette quête perpétuelle de confiance, d'une issue pour la jeunesse qui nous a porté à cette responsabilité.

Le CNCJ a longtemps souffert d'une léthargie qui n'a pas permis son épanouissement. Selon vous quels ont été les réels problèmes de cette organisation ?

C’était un problème d'organisation du fait des dirigeants. Le fait de demeurer longtemps à la tête de cette structure la rend obsolète dans la mesure où ce sont les mêmes personnes avec les mêmes idées qui finissent parfois de devenir un peu contre-productives. Ce qui fait que les jeunes avaient perdu confiance en ce conseil. Comme vous le savez, le bureau sortant à fait plus de sept ans à la tête du conseil alors que le mandat est de trois ans. En matière de leadership à la tête des organisations, parfois ça crée des soucis quand un dirigeant met assez de temps. C'est ce qui a fait que le conseil a perdu ses valeurs et un peu ses prérogatives. La jeunesse a perdu confiance en lui. Mais aujourd'hui, avec la lueur d'espoir qui a prévalu lors de ce dernier congrès, nous nous disons que la jeunesse attend beaucoup de nous et nous nous devons d'être vraiment prudents, organisés pour pouvoir relever ce défi.

Sur quoi repose votre plan d'action ?

Nous avons proposé un plan d'action axé sur 14 piliers avec un accent particulier sur l'unité de la Jeunesse. Nous disons que sans l'unité, rien n'est possible dans la mesure où les jeunes aujourd'hui ont beaucoup de talents, d'énergie et de qualités, mais ils sont en manque de soutien, d'orientations. Ils n’ont pas de parrainage alors que, avec un conseil digne et crédible, nous pouvons parrainer, orienter, appuyer ces jeunes-là. Pour nous il nous faut d'abord l'unité. En dehors de l'unité, il y a des problèmes qui concernent la jeunesse telle: l'emploi, la perte de confiance entre nous les jeunes et les décideurs publics, le volontariat, l'éducation, la citoyenneté et tant d'autres.

La politisation du CNCJ a longtemps été décriée. Que comptez-vous faire pour dissocier la politique des actions de votre organisation ?

Il faut reconnaître que le conseil est un intermédiaire entre le pouvoir public et l'ensemble de la Jeunesse. Il est au-dessus de toutes les organisations politiques. Le conseil représente toute la jeunesse. Il n'y a pas une jeunesse de l'opposition, il n'y a pas une jeunesse de la majorité, il n'y a pas une jeunesse de la société civile.  Ce que les gens ignorent, c'est qu'ils ont tendance seulement à limiter simplement le Conseil comme une organisation de la société civile. Maintenant, ce que doivent faire les membres du conseil c'est de ne pas prendre parti dans le cadre des positions politiques et autres.

En ce qui concerne la politisation, je pense qu'il y a une question des hommes. Ils n'ont peut-être pas compris les missions du Conseil. Celles-ci sont claires. En tant que représentants, on doit être dans la ligne même de ces missions.  Le défi est grand. Sortir de cette bannière de la "politisation" dépend de toute la jeunesse. Il faut que la jeunesse soit simplement unie en dehors de toute opinion politique. Ça nous déchargerait nous tous de toute critique et ça nous aiderait plus à réaliser des projets en faveur de la Jeunesse.

Quelles sont les actions prioritaires que vous comptez mener pour la redynamisation du Conseil national des jeunes du Tchad ?

J'ai toujours mis l'accent sur l'unité de la Jeunesse. Cette unité ne saurait se faire sans une redynamisation. Il y a prioritairement l'installation de toutes les coordinations provinciales du Conseil. Car on a 22 Provinces plus N'Djamena. Cela nous rapprocherait de toute la jeunesse, urbaine tout comme rurale.

Quel message avez-vous, au nom du Conseil national des jeunes à l'endroit de la jeunesse tchadienne ?

Nous ne sommes pas un appât pour quelqu'un. Nous ne sommes pas une marionnette pour quelqu'un. Aujourd'hui la jeunesse est divisée parce que tout simplement les hommes politiques utilisent cette jeunesse à leur guise. Dans tous les discours on dit la jeunesse est le fer-de-lance. La jeunesse est fer de lance que lorsque ces hommes politiques ont besoin d'elle. La jeunesse devient un problème lorsque ces hommes politiques arrivent à atteindre leurs objectifs. Pour moi, il est grand temps que chaque jeune se dit : « je dois me construire, je dois construire mon pays », au lieu d'accepter aveuglément de suivre des gens qui ne vont jamais nous rendre la vie facile.

Propos recueillis par Maurice Ngon Lokar

Le président national de l'UNDR (Union nationale pour le développement et le renouveau), Saleh Kebzabo est testé positif au nouveau Coronavirus. Il l'a annoncé lui-même ce samedi 02 janvier 2021.

« De retour d’un voyage à l’étranger, mon épouse et moi avons subi un test volontaire au Covid-19 qui s’est avéré positif. Confinés à domicile, le protocole médical nous sera appliqué dès demain », a déclaré l'opposant politique tchadien via son compte Twitter. Selon nos informations, c'est depuis Cotonou que l'épouse de Saleh Kebzabo aurait été testée positive. L'opposant tchadien aurait donc fait pression pour embarquer avec sa femme afin de regagner le pays.

Dans une autre publication sur Facebook, il appelle la population à rester vigilante, car la maladie est d'actualité. Entre temps, certains militants de son parti qui avouent l'avoir côtoyé à son retour du voyage affirment ne pas être au courant de son état de santé. M. et Mme Kebzabo ont réussi à se faufiler avant de se déclarer positifs. « Les autorités sanitaires font les dures, mais sont laxistes. Kebzabo commet là presque un crime en se comportant de la sorte. Cela a commencé depuis Cotonou au Bénin. Il a fait pression pour embarquer son épouse et était la cause du retard du vol », affirme un passager du vol sous l’anonymat.

Ce cas intervient alors que le gouvernement durcit le ton quant aux mesures pour limiter la propagation de la pandémie. La capitale N'Djamena est mise sous confinement total.

Le chef de l'État, Idriss Déby Itno, a adressé un message à la nation ce jeudi 31 décembre 2020. Entre bilan et perspectives, les vœux du président de la République pour l'année 2021 sont déclarés. Un accent est mis sur la pandémie du nouveau Coronavirus.

« Je forme le vœu ardent que la nouvelle année consolide davantage la solidarité nationale et la cohésion fraternelle entre les filles et fils du Tchad ». C'est par ces mots que le président Deby Itno a entamé son discours. Pour lui, 2020 a été particulièrement éprouvante pour le pays. « Au choc pétrolier et aux contingences sécuritaires liées à la menace terroriste qui ont mis le pays à rude épreuve, ces dernières années, s’est ajouté un autre défi, tout aussi d’envergure considérable » dit-il.  En effet, la pandémie de Covid-19 fait du ravage dans le monde. Elle n’a pas épargné le Tchad.

Le pays continue à enregistrer régulièrement de nouveaux cas de contamination. « La situation s’est même empirée depuis quelques jours notamment à N’Djamena », selon le président. Cette reprise épidémique peut entraîner des conséquences et des dommages incalculables si l’on n’y prend garde, selon lui.  Dans ce sens, le Gouvernement est instruit à l’effet de prendre les mesures fortes qui s’imposent en vue de stopper la propagation de la pandémie.

Pour y parvenir, Idriss Deby Itno estime que la cohésion, la solidarité, et le civisme doivent en permanence dicter les attitudes individuelles. C'est pour bâtir une réponse collective efficace et durable dans cette lutte contre le coronavirus. « Je voudrais, à cet égard, insister sur le respect des mesures barrières. Elles sont indubitablement la première arme contre cette terrible maladie », insiste le chef de l'État.

Maurice N’gonn Lokaar

L’Association Tabital Pulaaka Tchad pour la promotion de la culture peule a, lors d’un point de presse tenu ce 31 décembre, réagi aux propos du député Saleh Kebzabo. Elle se dit indignée et qualifie ces propos d’incitation à la haine.

Selon Dr Sali Bakari, Secrétaire général de l’Association Tabital Pulaaka Tchad, les propos de Saleh Kebzabo tenus dans le Mayo-Kebbi et la Tandjilé sont hors de la République. Il qualifie ce discours d’un appel à l’extermination systématique des éleveurs, des propos incitant au massacre en appelant les jeunes et en leur conférant la responsabilité de sécurité au détriment de l’État, affirme le SG. Or, le député Saleh Kebzabo fait semblant d’oublier, indique-t-il, que seul l’État dispose la mission régalienne de sécurité des personnes et des biens. Pour Tabital Pulaaku, c’est un mode opératoire qui a déclenché morts, arbitraires et désolations partout à travers le monde.

En adoptant les mots Nord/Sud dans le contexte tchadien, nordistes / sudistes des mots chargés d’amertumes et des stigmates de la guerre civile passée est indigne de M. Kebzabo. Le débat Nord/Sud est colonial, dépassé et vénéneux. Cela ne doit pas être un credo de certains hommes politiques. Pour le SG de Tabital Pulaaka Tchad, le désarmement que le pays a connu s’est effectué sur l’ensemble du territoire national. Et les mesures relatives à l’interdiction de port d’armes s’appliquent aussi dans tout le Tchad, ajoute-t-il.

L’Association Tabital Pulaaka Tchad dit trouver irrationnel et hétérodoxe le raisonnement du président de l’UNDR. Pour lui, attribuer exclusivement les bœufs des éleveurs aux officiers de forces de l’ordre, aux administrateurs civils au sud du pays au-delà de la mauvaise foi, est un mensonge grossier. Dr Sali Bakari se dit désolé du fait que le député se fait une représentation imaginaire de profession éleveurs-agriculteurs. Il présente, dit-il, les éleveurs comme nordistes, détenteurs de pouvoir, bourreaux des sudistes dont la plupart sont agriculteurs.

Pour le SG, de tels propos ne sont pas dignes de Saleh Kebzabo, député et chevronné de la politique tchadienne, qui a pourtant toujours prôné l’unité nationale. « Kebzabo en tant que député, a un mandat national donc député des agriculteurs et des éleveurs », relève Dr Bakari. Il rappelle que dans cette région, les agriculteurs et les éleveurs ont toujours cohabité en harmonie depuis la nuit des temps. Ils se sont même mariés et par conséquent, condamnés à vivre ensemble, signifie-t-il.

Le SG appelle les jeunes de la région et au-delà, de ne pas céder à l’instrumentalisation par des esprits haineux et divisionnistes, « quel que soit le problème, ensemble, la solution est possible ».

Pour lui, l’Association Tabital Pulaaka Tchad pour la promotion de la culture peule condamne les propos haineux et d’incitation à la révolte du député Saleh Kebzabo qui compromet le vivre ensemble des Tchadiens.

Moyalbaye Nadjasna

La capitale tchadienne, N’Djamena, est confinée à partir du 1er janvier 2021 pour cause d’explosion des cas de coronavirus.

La nouvelle année commence mal. Les N’Djamenois ne peuvent pas fêter avec comme à l’accoutumée. Le gouvernement, à travers un décret rendu public ce soir du 31 décembre, a décidé du confinement de la ville de N’Djamena à partir de ce 1er janvier 2021, et ce pour une semaine renouvelable.

Selon les termes du décret, la ville de N’Djamena est confinée pour une semaine à partir du 1er janvier 2021. Des mesures prises dans ce sens vont de la fermeture des frontières terrestres de la ville N’Djamena, des établissements scolaires, des lieux de culte, des bars et restaurants, de l’arrêt du transport interurbain et urbain et des attroupements de plus de 10 personnes.

Par dérogation, sont autorisés à fonctionner les centres de santé, les hôpitaux, les boulangeries, les pharmacies, les services des pompiers, les hôtels, les services d’eau et d’électricité, les vols cargo et le transport des produits alimentaires.

Les stations-service, les compagnies de téléphonie mobile, les banques et les services publics et privés essentiels sont autorisés à fonctionner avec un service minimum.

Autre nouveauté, le couvre-feu est instauré à partir de 18 heures à 5 heures du matin au lieu de 20 heures.

Pour rappel, N’Djamena a été placé en quarantaine le 6 mai avant que la mesure ne soit levée par la suite. C’est pour la deuxième fois que la capitale tchadienne se retrouve isolée. Il faut souligner qu’il y a 277 malades sous traitement.

Christian Allahadjim

Le député Saleh Kebzabo est visé par une action publique. Le ministère de la Justice lui reproche des délits d’atteinte à la paix et à la tranquillité publique. 

La note date du 28 décembre. Elle émane du Garde des Sceaux, ministre de la Justice M. Djimet Arabi. Dans cette correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale M. Haroun Kabadi, le Garde des Sceaux a exprimé son souhait de voir le député Saleh Kebzabo répondre de ses actes devant la Justice. Autrement, il demande de lever l’immunité parlementaire de M. Kebzabo.

Selon la note du ministère, il est reproché au député Saleh Kebzabo des propos incendiaires constitutifs des délits d’atteinte à la paix et à la tranquillité publique. Faits prévus et punis par les articles 181 à 183 du Code pénal tchadien, indique le ministère. Le document précise que les faits reprochés à l’élu de Léré remontent au 22 décembre lors de son déplacement au sud du pays, précisément dans la région du Mayo-Kebbi Est.

La procédure

Le député Saleh Kebzabo bénéficie actuellement de l’immunité parlementaire. Et selon l’article 109.1 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il ne peut être ni poursuivi ni arrêté en matière criminelle ou correctionnelle sans l’aval du parlement ; sauf cas de flagrant délit.

La demande du ministère de la Justice est sur la table du président de l’Assemblée nationale. Il ne reste que la composition d’une commission ad hoc de 21 membres. Les conclusions de cette commission présentées sous forme de proposition de Résolution doit recueillir la majorité des deux tiers (2/3) des membres de l’Assemblée pour son adoption. Si la commission conclut à un rejet de la demande, celui est considéré comme adopté, dit le point 8 de l’article 110.

Il n’y a pas un délai pour que l’Assemblée donne suite. Toutefois, le règlement intérieur indique que si la demande est intervenue en pleine session, la question sera débattue en plénière. Au cas contraire, donc hors session, ce n’est que le Bureau de l’Assemblée qui se prononce. Actuellement les députés sont en session. Ils seront en vacances le 5 janvier 2021. La question sera-t-elle débattue en plénière ou à huis clos ?

Enfin, les membres de l’Association Tabital Pulaaku Tchad qui regroupe les Peuls tchadiens disent être indignés par les propos du député Kebzabo qui vise leur communauté et au-delà tous les Hommes épris de paix. Selon eux, les propos proférés ne sont rien d’autre que de l’incitation à la haine envers les Peuls, une communauté déjà stigmatisée. Et dont les membres dans la zone en question sont en majorité des pasteurs (éleveurs). « Nous organiserons une conférence de presse très bientôt pour répondre à M. Saleh Kebzabo. Et nous examinons les possibilités d’intenter des poursuites judiciaires », dit le président de Tabital Pulaaku M. Ousmanou Ahmadou Bakary très remonté contre celui que les Peuls considèrent comme un de leur, rajoute-il.

Christian Allahdjim

Le président Idriss Deby Itno a inauguré le nouveau siège de l’Office national des médias audiovisuels (ONAMA), ce mardi 29 décembre. Un nouveau siège pour un nouveau départ.

L’Office national des médias audiovisuels (ONAMA) dispose désormais d’un nouveau siège. Le Président Idriss Deby Itno a inauguré le nouveau bâtiment.

C’est un joyau architectural constitué de sous-sol, de rez-de-chaussée et de 12 étages, étendu sur une superficie de 14000 m ² et d’une hauteur de 70 m. Il a 4 ascenseurs dont l’un est panoramique. Le bâtiment contient, la Direction générale, une Comptabilité, une salle technique centrale, de serveur, de maintenance, la régie, une salle de nouvelles, salle de conférence télévisée, des salles de réunions, un restaurant pour le personnel etc. Dénommé l’immeuble de la renaissance, l’édifice a été construit par le Groupe Al-Manna. Les travaux ont duré 6 ans.

Pour Cherif Mahamat Zène, ministre de la Communication, le 21e siècle exige un outil de communication adapté au contexte. Selon lui, cette infrastructure ultramoderne est un motif de fierté nationale. C’est une référence en matière de modernisation des médias du service public, dit-il. Pour lui, ce bâtiment est un défi majeur pour les journalistes et les techniciens de l’ONAMA. « Avec ces équipements de qualité, l’ONAMA doit rester plus près des attentes du public. L’heure est à l’amélioration et la diversification du contenu des programmes »

Le ministre a attiré l’attention du personnel de l’ONAMA sur le fait que l’espace médiatique est soumis à une rude concurrence des réseaux sociaux. Il appelle le personnel à la rigueur dans le travail et à une bonne gestion des ressources humaines, matérielles et financières. « ONAMA doit être un lieu de référence pour la culture de l’excellence, de mérite et surtout de travail bien fait. Il ne s’agit pas d’un vœu, mais d’un impératif pour atteindre des objectifs. Il faut aussi le changement de mentalités du personnel à tous les niveaux », a martelé le ministre Cherif Mahamat Zène.

Pas le droit de décevoir

Le président Idriss Deby Itno a affirmé que les journalistes de l’ONAMA ne doivent pas décevoir les Tchadiens. Le nouveau siège a tout ce qu’il faut comme nouveaux équipements. Il a exhorté le personnel à travailler fort pour amener les Tchadiens à suivre le quotidien du pays. « Il faut promouvoir la culture de non-violence, le vivre-ensemble et l’unité nationale et surtout être jaloux de la souveraineté nationale », indique-t-il. Le Président demande aux journalistes d’aller chercher l’information, la vraie.

Moyalbaye Nadjasna

La musique et elle sont nées ensemble. Mais c’est en 2011, qu’elle se lance vraiment. Son plus grand projet est d’exporter la musique tchadienne. Entrevue avec Sandra Topona. Entrevue.

Comment vous présenter ?

Simplement Sandra Topona, artiste musicienne, auteure-compositrice et comédienne.

Votre nom d’artiste ?

J’ai préféré garder mon nom parce que je l’aime bien. Plus le nom de famille. Donc Sandra Topona me vaut amplement. Je suis comme ça. C’est plus vrai, plus authentique. J’aime aussi être différente.

Comment êtes-vous arrivée à la musique ?

La musique est un art qui est en moi. Je l’ai juste fait grandir. J’ai choisi ce métier parce que je me sens bien dans le domaine de la création. La musique et moi, nous sommes nées ensemble.

Comment ont été vos débuts ?

J’ai fait mes débuts en 2011. Bien avant j’étais dans le monde artistique en global. J’ai commencé en 2009 par le cinéma. En 2010, je suis allée au Bénin pour les études et c’est là-bas que j’ai fait mes premiers pas dans la musique. De façon professionnelle, c’est en 2011 que j’ai enregistré mon premier single.

Quel genre de musique faites-vous ?

De la musique world, urbaine. Je suis dans la nouvelle forte tendance, l’afro bit. C’est dansant dans une ambiance agréablement festive.

Quel est l’actif musical de Sandra ?

Je n’ai pas fait de la musique à plein temps. J’étais à cheval entre les études et la musique. C’est en 2017 lorsque j’ai fini avec mes études universitaires que j’ai commencé à travailler sur mon premier album Halali qui est paru le 23 octobre 2020.

Pourquoi le titre Halali ?

Halali, en arabe local tchadien veut dire ce qui m’appartient, ma sueur. J’ai titré cet album Halali parce que j’ai mis mes tripes, mon talent, mon courage, mes ambitions, ma volonté d’avancer dans ce monde. Bref, un sacrifice.

Est-ce que Sandra Topona vit de son art ?

L’artiste tchadien ne vit pas malheureusement à 100% de son art. Parce qu’on est encore très loin de la réalité du show-biz. Donc je ne vis vraiment pas de mon art.

Quels sont vos projets ?

D’abord, faire la promotion de mon album qui vient de sortir. Ensuite, j’ai envie de conquérir l’international si la pandémie du Covid-19 est contenue. Donc, exporter la musique tchadienne.

La vie après le micro ?

Je suis au chômage (rire). J’ai deux diplômes : une licence en communication et marketing et une Maîtrise en management des projets. Je suis à la recherche d’emploi.

Un mot pour le public

J’appelle le public tchadien à découvrir les artistes locaux et les soutenir lors des productions. Et moi particulièrement j’ai vraiment besoin de ce soutien puisque j’ai énormément travaillé sur ce projet. L’autre message que j’ai, porte sur les violences faites aux femmes. Il va falloir attirer l’attention des gens et du pouvoir public pour que ce phénomène cesse.

Propos recueillis par Christian Allahadjim

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