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Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) par la voix de M. Max Kemkoye a rendu public, ce 1er mars 2026, un communiqué au ton acerbe suite à l'interdiction de la tenue de sa conférence de presse le samedi, 28 février 2026 où il dénonce l’usage de la force brutale pour museler l’opposition et appelle la communauté internationale à réagir.
Dans son communiqué, le GCAP fustige l'intervention policière survenue le 28 février dernier. Selon le collectif, les forces de l'ordre ont empêché la tenue d'une rencontre d'évaluation politique qui devait également commémorer la mémoire de Yaya Dillo Betchi, figure de l'opposition tuée un an auparavant.
Pour le GCAP, cet acte marque la fin de toute prétention démocratique dans le pays. Pour le collectif, seules les activités du parti au pouvoir MPS et les cérémonies privées telles que mariages, obsèques, etc. restent autorisées. Le mouvement dénonce un "état d'urgence permanent" instauré depuis août 2023, facilitant, selon ses termes, les arrestations extrajudiciaires, les enlèvements et les assassinats ciblés d'opposants.
"En politique, seules les idées combattent les idées. Pourquoi, dans notre pays, est-ce l'argument de la force qui doit prévaloir sur tout ? » s'interroge le GCAP.
Face à ce qu’il qualifie de "dictature déclarée" régissant le pays depuis le 20 avril 2021, le GCAP lance un appel solennel. Rappelant le soutien international qui avait permis le renversement du régime précédent en 1990, le groupe demande aujourd'hui aux partenaires étrangers et aux "patriotes tchadiens" de soutenir les efforts pour restaurer la démocratie et les libertés fondamentales.







